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Des militaires français en déplacement
ActuSécurité

Sahel : Un humanitaire allemand détenu au Sahel, depuis quatre ans, enfin libre

by Mohamed Camara 11 décembre 2022
written by Mohamed Camara 1 minutes read

Jörg Lange, âgé de 63 ans, est un humanitaire allemand, détenu au Sahel comme otage depuis avril 2018. Sa libération a été facilitée par la médiation du Maroc, selon la presse allemande.

Jörg Lange fut enlevé le 11 avril 2018, à l’ouest du Niger, dans la frontière malienne, par des hommes armés circulant à moto. D’après la presse allemande, il aurait ensuite été revendu au groupe État islamique dans le Grand Sahara.

Après sa libération, Jörg Lange a été rapatrié en Allemagne à bord d’un avion de l’armée. Selon le magazine Der Spiegel, l’humanitaire de 63 ans « se porte bien, compte tenu des circonstances ».

« Nous remercions vivement toutes les personnes qui ont contribué à cette libération ou qui l’ont soutenue, en particulier la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères, la police criminelle et les autorités et amis au Mali, au Niger et dans les pays voisins », a commenté l’ONG Help, pour laquelle il travaillait, le samedi dernier.

La presse assure que le Maroc a joué un rôle majeur dans les négociations ayant abouti à sa libération. Pour obtenir la libération de l’humanitaire sexagénaire, Berlin aurait planifié une intervention militaire, avant d’y renoncer, en raison du danger que comportait cette opération.

Au moins quatre otages occidentaux sont encore détenus au Sahel, dont le journaliste français Olivier Dubois. Depuis fin novembre dernier, le prêtre allemand, Hans Joachim Lohre, victime d’un rapt vraisemblablement dans la capitale malienne, est jusque là introuvable.

Mohamed Camara

11 décembre 2022 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré
ActuPolitique

Capitaine Ibrahim Traoré : « Le combat pour l’indépendance totale a commencé »

by Sahel Tribune 11 décembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À l’occasion de la commémoration de l’accession du Burkina Faso, à sa souveraineté nationale et internationale, le président de la transition, capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé aux burkinabè, le 11 décembre, en livrant des messages d’espoir. Il rassure que le combat pour l’indépendance totale du pays des hommes intègres à commencer.

Le Burkina Faso n’a pas encore accédé à l’indépendance. Le combat pour une « indépendance totale » a commencé et va se poursuivre jusqu’à la victoire finale. C’est en tout cas ce qui ressort de l’adresse à la nation du capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion de la commémoration de l’accession du pays à l’indépendance.

Le redressement de l’économie

Dans son treillis militaire, le chef d’État de la transition burkinabè, habité par le slogan de feu Thomas Sankara, « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! », estime que « l’heure n’est pas à la fête ». Pour cause, le pays de Thomas Sankara est en quête d’indépendance, « parce que nos terres sont occupées. Notre économie est balbutiante et nos mains sont liées », a-t-il indiqué dans son allocution lue à la télévision publique burkinabè (RTB).

Auteur du coup d’état du 30 septembre contre le colonel Paul-Henry Sandaogo Damiba, le capitaine président, qui a été acclamé et adulé par des milliers de burkinabè comme l’homme de la situation, rassure que la révolution suit son cours normal et « le combat pour l’indépendance totale a commencé ».

Le président burkinabè de la transition précise que ce combat « passe nécessairement par les armes, mais aussi par nos valeurs, nos comportements, le redressement de notre économie. La bataille contre l’ennemi, qui occupe nos terres est entrain de commencer. Cette bataille est à son préambule ».

« Notre espoir est encore plus grand »

L’espoir pour la victoire finale est permis, rassure le chef de l’État, en raison des nombreux chantiers de réformes enclenchés, parmi lesquels la lutte contre la corruption en vue d’assurer une stabilité économique. « Notre espoir est encore plus grand. Nous ne doutons aucunement de ce qui va se passer et de l’avenir de cette bataille », a-t-il indiqué.

Le locateur du palais de Kosyam explique qu’aucun des combats engagés ne s’arrêtera que lorsque « tous les enfants du Burkina Faso mangeront à leur faim et dormiront tranquillement dans leur pays ». Et de poursuivre : « Nous irons jusqu’au bout de ce combat pour l’indépendance totale ».

Le capitaine Ibrahim Traoré finit par exhorter les Burkinabè à l’union sacrée afin de relever les défis qui assaillent le pays.

Mohamed Camara  

11 décembre 2022 0 comments
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Des kilogrammes de sucre
Actu

Cherté de la vie : reprise de la subvention du sucre

by Mohamed Camara 10 décembre 2022
written by Mohamed Camara 1 minutes read

Dans un message public, le directeur général du Commerce et de la Consommation, Boukadary Doumbouya, a une fois de plus rassuré les Maliens sur le prix des produits de première nécessité. Il a indiqué que bientôt le sucre local malien sera sur le marché.

« Nous avons été dynamiques depuis le début de cette crise d’inflation. Nos contrôleurs de prix sont restés engagés pour observer les commerçants quant aux prix fixés par le comité de prix », a expliqué M. Doumbouya dans ses propos. Ces agents contrôleurs étaient composés de quatre équipes pour faire respecter les prix, dans les marchés, chez les importateurs, les grossistes et les semi-grossistes.

Le gouvernement a facilité l’importation des produits aux commerçants, en signant un protocole d’accord avec eux afin de fixer conjointement le prix de certains produits subventionnés, indique-t-on dans le message du DGCC.

Depuis un certain moment la subvention de certains produits s’est arrêtée, comme le riz et l’huile, précise le DGCC, qui précise que la subvention du sucre a repris pendant cette semaine. « Même sans la subvention, nos agents restent sur place pour faire des contrôles et recenser les difficultés des commerçants et d’empêcher que les prix galopent sur certaines marchandises de façon solitaire », a-t-il martelé.

Pour lui, les commerçants doivent tenir compte de la difficulté que le pays traverse. Selon ses précisions, « ce n’est pas le moment de faire de mauvais commerces et pouvoir à tout prix gagner un grand bénéfice ».

Mohamed Camara

10 décembre 2022 0 comments
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Comité de défense de la défense nationale
ActuSécurité

Sécurisation du pays : le président Goïta dénonce des actions de « manipulation » et de « diabolisation »

by Chiencoro 9 décembre 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de faire le point du processus de sécurisation du pays, les chefs d’états-majors et directeurs de services des armées, ont été reçus, ce jeudi 8 décembre 2022, à Koulouba. Cette session du Comité de défense de la défense nationale était présidée par le chef suprême des armées, Colonel Assimi Goïta.

Depuis son investiture, le 7 juin 2021, le chef suprême des armées maliennes s’est fixé comme priorité absolue la sécurisation du territoire national. Sa conviction est qu’il ne saurait y avoir de développement sans sécurité. « Cette priorité est justifiée par l’état de l’outil de défense, la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, ainsi que la prise en compte des préoccupations fondamentales et des aspirations légitimes de nos populations », a expliqué le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Colonel Sadio Camara.

Un constat partagé par le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées, qui explique qu’ « en septembre 2020, lorsque la hiérarchie militaire présente, arrivait aux commandes des forces armées maliennes, la situation du pays était difficile, avec un environnement complexe, ambigu et volatile, ayant ébranlé les fondements de la Nation et sa souveraineté au plan interne et international ».

Des manipulations

L’armée malienne ne cesse en effet de monter en puissance grâce à de  nouvelles acquisitions d’équipements sophistiqués. Ces matériels « ont rapidement permis aux forces de défense et de sécurité maliennes d’obtenir des résultats positifs malgré les contraintes et l’action néfaste de certaines puissances extrarégionales prêtes à tout pour nous isoler et exacerber les tensions avec certaines organisations de la région qu’ils instrumentalisent », déplore le ministre Camara.  

Dans son discours de clôture, après des heures d’échange avec les chefs d’états-majors et directeurs de services des armées, le président de la transition a fait un tour d’horizon des problèmes auxquels le Mali est confronté. Au cœur de ces problèmes, des campagnes de manipulation de la part de certains anciens partenaires mécontents de la dynamique enclenchée dans la stabilisation et le développement du pays.

Le chef suprême des armées estime que ces campagnes visent à saper le moral des troupes et remonter les populations contre leur outil de défense. Selon ses mots, des « communications de nos détracteurs font malheureusement le jeu [des] groupes criminels dans le but de ternir l’image des Forces de Défense et de Sécurité auprès de la population ».

« Le respect des Droits de l’Homme est un impératif »

Des détracteurs auxquels les démarches actuelles des autorités de la transition ne plaisent nullement. « Notre démarche pour la préservation de nos intérêts n’est pas forcément appréciée par d’anciens partenaires qui s’étaient habitués à la conduite d’une relation de coopération à sens unique au détriment des intérêts vitaux de notre pays », a souligné le président Goïta.

En même temps, le locataire de Koulouba indique qu’en permanence, dans les rapports et interventions, « des manipulations liées à la question des Droits de l’Homme, des actions de diabolisation de nos partenariats, des entraves dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger sans compter les initiatives insidieuses pour éroder la confiance du peuple dans la marche de la Transition » sont relevés.

Le chef de l’Etat invite l’armée malienne à résister à ces « tentatives regrettables et nous concentrer davantage sur nos objectifs de sécurisation, de pacification et de développement du Mali pour le bien des populations ». Il exhorte les FDS à « être essentiellement à l’écoute de notre peuple et être sensibles aux attentes de nos populations ». Le président Goïta estime que le respect des Droits de l’Homme est un impératif. 

Chiencoro Diarra

9 décembre 2022 0 comments
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Salif Sacko
ExclusifOpinion

Salif Sacko, enseignant-chercheur : « Le conflit est une négation des droits de l’homme »

by Hawa Diaby 8 décembre 2022
written by Hawa Diaby 4 minutes read

Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord par des groupes armés. La population continue d’être victimes « d’exactions et de préjudices », malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Ager, en 2015.

Salif Sacko, enseignant-chercheur, consultant et président du collectif pour la promotion de l’état de droit, répond en exclusivité aux questions de Sahel Tribune, sur la situation des droits de l’homme au Mali.

Sahel Tribune : à quand remonte la notion des droits de l’homme au Mali ?

Salif Sacko : elle remonte à l’année des indépendances. Les exquises de droit de l’homme sont nées sous la première Constitution de la République du Mali. À partir de 1992, avec la constitution de la 3e république, nous avons pu constater la consécration juridique des droits de l’homme à travers le premier Titre de la Loi fondamentale intitulée « Droit et devoir de la personne humaine », qui garantit les droits de l’homme au Mali.

De nos jours, quelle est la situation de ces droits dans notre pays ?

La situation des droits de l’homme dans notre pays est alarmante et délétère depuis plus de 10 ans. En 2012, nous avons connu un conflit armé. Une guerre qui, au départ, ne concernait que le nord du pays, mais qui a vite embrasé le centre et le sud.

Cette insécurité grandissante remet considérablement en cause les droits de l’homme au Mali. Les droits fondamentaux, notamment les droits à la sécurité, à la vie, à la dignité, à l’éducation, sont bafouillés.

En période de conflit, comment parler de respect des droits de l’homme ?

C’est difficile d’en parler. Le conflit est une négation des droits de l’homme. En temps de conflit, la violation des droits de l’homme est très fréquente, car les personnes civiles sont massacrées, elles sont violées, torturées, leur dignité est bafouillée. Elles sont également privées de leur liberté de manière abusive. Les militaires aussi sont généralement victimes de violation des droits de l’homme en temps de conflit.

Quelles sont les formes de violations des droits humains que nous rencontrons généralement au Mali ?

L’insécurité en elle-même constitue une violation des droits de l’homme. Il faut ajouter à cela, les massacres, le viol, des privations abusives de liberté.

Au Mali, peut-on dire que le droit est garanti pour toutes les couches socio-professionnelles ?

Non. Aujourd’hui, nous ne pouvions pas affirmer cela. Certaines couches socio-professionnelles font objet de violation de leur droit fondamental. Je prends exemple sur la liberté d’expression au Mali. Il est très difficile de tenir certains propos à l’endroit de nos autorités sans s’attirer certains mauvais regards.

Au niveau des médias, certaines chaînes de télévision ont récemment été fermées sans véritable motif. Tous ceux-ci prouvent que les droits de l’homme ne sont pas garantis pour toutes les couches socio-professionnelles.  

En quoi la mise à mort des voleurs est-elle une violation des droits humains ?

Naturellement, cela constitue une violation des droits de l’homme. Car nul ne doit se rendre justice soi-même. De ce point de vue, mettre à mort un voleur constitue une violation flagrante des droits de l’homme.

Un voleur est avant tout un être humain et les droits de l’homme ont pour objectif de protéger toutes les catégories de personne, qu’il soit voleur ou pas.

Lorsqu’un voleur vole, il doit être mis à la disposition de la justice qui va le juger et condamner, en fonction de ces actes. Tué un voleur n’est donc pas une alternative et constitue une violation flagrante des droits de l’homme.

À quoi faut-il s’attendre en cas de non-respect des droits de l’homme ?

Bien évidemment, l’individu s’expose à des sanctions. C’est ce qui fait la beauté des droits de l’homme. Ils sont garantis constitutionnellement et sur le plan international.

Il convient de noter surtout que le non-respect des droits de l’homme peut entrainer aussi un manque de confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Les gouvernants doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour que les citoyens puissent être en sécurité, recouvrer les droit fondamentaux.

Propos recueillis par Hawa Diaby

8 décembre 2022 0 comments
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Analyse clinique sur le traitement du paludisme
EnquêteSanté

Lutte contre le paludisme : un candidat-médicament bientôt en test au Mali et dans d’autres pays africains

by Fousseni TOGOLA 7 décembre 2022
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

En vue d’éliminer rapidement l’infection paludéenne, y compris les souches résistantes et bloquer la transmission du parasite, des instituts de recherche se sont donné la main pour développer un candidat-médicament. Après la réussite de la deuxième phase clinique, ils s’apprêtent à engager la troisième phase, début 2023, au Mali et dans d’autres pays africains.  

En 2020, près de 241 millions de cas de paludisme ont été recensés dans le monde, avec 627 000 décès enregistrés, selon le dernier Rapport mondial sur le paludisme, publié en décembre 2021. Ce qui représente près de 14 millions de cas supplémentaires en 2020 par rapport à 2019, et 69 000 décès de plus. Selon l’institut Novartis, près des deux « tiers de ces décès supplémentaires (47 000) étaient liés à des perturbations dans la fourniture d’interventions de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme causées par la pandémie de Covid-19 ». 

Plus de six milliards FCFA sur cinq ans

L’écrasante majorité des cas et des décès surviennent en Afrique. Dans cette région, la résistance aux médicaments notamment à l’artémisinine est de plus en plus accrue. D’où l’urgence de faire recours à de nouveaux traitements. « La résistance au traitement représente la plus grande menace pour les progrès incroyables qui ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme au cours des 20 dernières années. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre ; c’est pourquoi nous nous engageons à faire progresser la recherche et le développement de traitements de nouvelle génération », a déclaré Vas Narasimhan, PDG de l’Institut Novartis.

Pour ce faire, le Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (EDCTP) a accordé un financement de 10 millions d’euros, soit plus de 6 milliards de FCFA, sur cinq ans en vue de soutenir les essais cliniques de stade avancé d’une combinaison antipaludique de nouvelle génération comprenant KAF156 (ganaplacide), peut-on lire dans ce communiqué, daté de 2019.

Le Mali, le Burkina Faso, le Gabon et le Niger ont été sélectionnés pour accueillir les essais cliniques, phase 3, de ce nouvel antipaludéen sans artémisinine, lit-on dans un communiqué de l’Agence africaine des médias (AMA), parvenu à Sahel Tribune.

En plus de ces quatre pays, d’autres pays d’Afrique subsaharienne pourraient être inclus dans l’avenir. Le nouvel antipaludéen (ganaplacide/ luméfantrine) est « une nouvelle association non artémisinine à large spectre d’activité qui a jusqu’à présent démontré sa sécurité et son efficacité chez les enfants et les adultes souffrant de paludisme aigu non compliqué », précise AMA.

Augmenter le nombre d’options disponibles

La deuxième phase de l’étude avait concerné 524 adultes et enfants atteints de paludisme aigu non compliqué. Cette troisième phase, plus large, permettra de mieux évaluer l’efficacité du traitement. « Si l’essai de phase 3 est concluant, cette nouvelle combinaison augmentera le nombre d’options disponibles pour les pays et contribuera à sauver la vie des enfants exposés à cette maladie dévastatrice », estime Dr Timothy Wells, conseiller scientifique principal, à Medicines for Malaria Venture(MMV).  

Le ganaplacide/luméfantrine est doté d’un nouveau mécanisme d’action, associé à une nouvelle formulation de luméfantrine optimisée pour une prise quotidienne unique. Selon les précisions du Dr Sujata Vaidyanathan, Chef de l’unité développement de la santé mondiale, à Novartis, « plus tôt nous disposons de nouveaux médicaments et plus vite le monde les adopte, plus nous avons de chances de vaincre la résistance. »

Des investigateurs du Burkina Faso, du Gabon, du Mali et du Niger sont impliqués dans l’exécution de cet essai, précise notre source au sein de l’Agence africaine des médias. Tous ces pays sont membres du consortium WANECAM2 (West African Network for clinical trials of antimalarial drugs, deuxième édition).

Cette nouvelle combinaison est le fruit d’une collaboration entre ce consortium, Medicines for Malaria Venture (MMV) et le Singapore Economic Development Board, avec l’Institut Novartis pour les maladies tropicales, l’Institut de génomique de la Fondation de recherche Novartis et l’Institut suisse de santé publique et tropicale Novartis, grâce au soutien de Wellcome Trust.  

« Besoin urgent de nouveaux médicaments antipaludéens »

Dr Bakary Fofana, investigateur d’études cliniques au centre de formation et de recherche sur le paludisme de Bougoula – Hameau, indiquait déjà en 2017 que « le paludisme est un problème de santé publique majeur au Mali – en particulier pour les enfants. Nous avons un besoin urgent de nouveaux médicaments antipaludéens ».

C’est pourquoi celui-ci se réjouissait de ce nouveau développement : « Étant donné qu’il s’agit d’une nouvelle molécule ayant le potentiel de traiter le paludisme, y compris les souches résistantes aux antipaludéens actuellement utilisés, nous sommes particulièrement motivés pour conduire l’étude clinique pour KAF156 sur notre site au Mali. »

Ce traitement a l’avantage non seulement d’éliminer l’infection palustre, mais aussi des souches résistantes à l’artémisinine, ainsi que de bloquer la transmission du parasite du paludisme.

Démarrage pour début 2023

Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT), notamment l’artéméther-luméfantrine, ont toujours montré leur efficacité dans le traitement du paludisme. La première combinaison ACT à dose fixe a été introduite par Novartis en 1993. Depuis, plus d’un milliard de traitements antipaludiques ont été fournis. « En collaboration avec MMV, Novartis a mis au point une formulation dispersible au goût masqué de Coartem pour les enfants, qui a été utilisée pour traiter plus de 450 millions d’enfants, principalement en Afrique », a indiqué Novartis sur le site Capsud infos.

Cet essai de la troisième phase de développement du ganaplacide/luméfantrine débutera en 2023. Cette annonce fait suite à la publication récente de la toute première stratégie de l’OMS en matière de résistance aux antimicrobiens pour le paludisme, qui souligne le besoin urgent de nouvelles classes d’antipaludiques, « afin d’éviter un retour aux niveaux élevés de mortalité infantile observés dans les années 1990 ».

Fousseni Togola

7 décembre 2022 0 comments
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Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
ActuÉducation

Mali : la synergie régionale de Sikasso ferme les classes de la région pour 72 H

by Bakary FOMBA 7 décembre 2022
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 de la région de Sikasso ont déclenché, le mardi 6 décembre 2022, une grève de 3 jours sur toute l’étendue de la région.

Dans la 3e région administrative du Mali, les classes resteront fermées pendant au moins trois (3) jours. Ce mouvement de grève intervient suite à des « irrégularités » perpétrées dans le processus des mutations locales et des nominations de directeurs d’école entre les communes du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kadiolo et les communes du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Fourou, localité située dans la région de Sikasso.

« Le Dcap de Kadiolo s’est mis dans une posture de faire des mutations irrégulières entre les communes du Cap de Kadiolo et/ou les communes du Cap de Fourou », indique la synergie régionale de Sikasso dans un document de communication daté du 5 décembre dernier. Il s’agit de procéder à des mutations « sans commission de mutation locale » et à des nominations de directeurs d’école en « violation » du décret portant Plan de carrière du personnel enseignant.

Selon les syndicalistes de la région de Sikasso, cette situation rend difficile le fonctionnement des écoles desdites localités et « viole » tout l’arrêté N° 2011-3282 déterminant les conditions de mobilité et de mise en congé du personnel enseignant.

La rencontre entre la synergie et le directeur de l’Académie d’enseignement et celle avec le gouverneur de la région n’ont pas pu calmer le jeu.

Toutefois, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 de la région de Sikasso exigent « l’application des textes chèrement acquis » et qui régissent la corporation enseignante.

La Rédaction

7 décembre 2022 0 comments
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