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Crise sécuritaire : les pays côtiers de plus en plus menacés par les violences terroristes

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Dans une infographie, publiée le 10 février 2023, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique constate une augmentation de près de 50 % des décès liés à la violence des « islamistes militants » en Afrique. L’année écoulée s’est distinguée par l’extension de la violence djihadiste vers les pays côtiers d’Afrique.

Sur les douze (12) derniers mois, les violences djihadistes se sont accrues en Afrique. Avec 22 % d’augmentation, l’année 2022 a été une année particulièrement meurtrière avec 6 859 incidents attribués aux groupes djihadistes évoluant dans ce continent. Ces violences ont essentiellement eu lieu au Sahel, en Somalie, dans le bassin du Lac Tchad, au Mozambique et en Afrique du Nord.

« 40 % de toute l’activité des groupes islamistes militants »

Avec 77 % d’incidents, le Sahel et la Somalie sont les deux zones les touchées par les violences d’hommes armés, en 2022, selon le Centre d’études stratégiques de l’Afrique. Sur un total de 19 109 décès, 74 % ont eu lié dans ces deux régions, qui enregistrent une augmentation de 48 % par rapport à 2021.  

Le Sahel, à lui seul, a enregistré 7 899 décès attribués aux groupes islamistes en 2022, soit une augmentation de 63 % des décès. Selon les experts du centre d’études stratégique de l’Afrique, cette augmentation coïncide « avec la prise de pouvoir en août 2020 » au Mali. Un coup d’État justifié comme réponse à la menace sécuritaire. « Or, au lieu de diminuer, la tendance de la violence n’a fait que s’accélérer », déplore-t-on tout en indiquant que « 40 % de toute l’activité des groupes islamistes militants, plus que toute autre région d’Afrique, se produit maintenant au Sahel ».

Durant l’année écoulée, le Burkina Faso aussi a connu une augmentation de 69 % des décès, atteignant 3 600 morts imputables aux islamistes militants. Pourtant, le Niger, qui n’a pas enregistré de coup d’État durant l’année écoulée, connait aussi une augmentation de 43 % d’évènements violents.

Les civils, principales cibles

« La coalition Jama’at Nusrat al Islam wal Muslimin(JNIM), notamment le Front de libération du Macina (FLM), Ansaroul Islam et Ansar Dine, sont liés à environ 77 % de la violence militante et à 67 % des décès au Sahel. L’État islamique au Grand Sahara (EIGS) est responsable du reste », précise cette Infographie. On estime que l’arrivée du groupe Wagner dans ce théâtre a aggravé la violence contre les civils au Sahel.

 « Ce pic dans les décès liés aux militants islamistes s’est caractérisé par une augmentation de 68 % des décès de civils et de violence à distance (cette dernière visant souvent les civils) », déplore le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, qui souligne que l’ouest du sahel (Burkina Faso, Mali et ouest du Niger) a enregistré 2 737 incidents djihadistes. Cette région a ainsi subi, l’année dernière, « la plus importante augmentation d’évènements violents impliquant des islamistes violents de toute la région d’Afrique ». 

La particularité de l’année écoulée a été l’extension de la crise sécuritaire vers les pays côtiers. « Ces derniers sont ainsi passés de 5 à 37 au Bénin et de 1 à 17 au Togo », précise l’infographie des experts du Centre d’étude stratégique de l’Afrique.

C.D

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