Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,20 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Le président Assimi Goita au Sommet Russie-Afrique
A la UnePolitique

Sommet Russie-Afrique : face à la « situation économique mondiale inquiétante », des « motifs d’espoir » existent 

by Chiencoro 28 juillet 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le deuxième sommet Russie-Afrique a débuté, le 27 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg. Plusieurs pays africains prennent part à ce rendez-vous intercontinental, dont le Mali. Ce vendredi 28 juillet 2023, le président malien de la transition, le colonel Assimi Goita a pris la parole devant ses pairs pour livrer un message sur la nécessité d’ouverture du monde et la coopération russo-africaine. 

Face à une « situation économique mondiale inquiétante », avec une économie au bord de la récession en 2023, le président Goita estime qu’il existe des motifs d’espoir. « Les pays des BRICS se hissent au premier rang de l’économie mondiale et constituent des réponses fiables pour le continent, sans contrepartie hypothéquant le développement de notre continent et l’épanouissement de nos populations », a-t-il déclaré. 

photo de famille
Les chefs d’Etat africains lors du deuxième sommet Russie-Afrique, le 28 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg. Kremlin

Un monde d’ouverture et de pragmatisme 

Le Mali, tout en soutenant les BRICS, estime que cette initiative constitue « un réel espoir de soustraire nos pays d’un ordre international fondé sur la domination et la marginalisation ». Selon le président Goita, le Mali soutient des initiatives telles que « créer une banque de développement pour le financement des infrastructures ou encore, offrir de nouveaux mécanismes et moyens de paiement internationaux ».

Le président malien de la transition a donc prôné pour l’ouverture du monde en vue de lutter plus efficacement contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique. Le Mali salue à cet effet « l’accord international sur l’exportation des céréales » et appelle les autres parties prenantes à « lever les entraves liées aux exportations de céréales à destination du continent africain ». Ce pays d’Afrique de l’Ouest, se battant depuis deux ans pour sa souveraineté retrouvée, lance un appel aux médiations internationales à « plus d’ouverture et de pragmatisme en vue de poursuivre et renforcer les efforts pour un règlement pacifique de la crise » russo-ukrainienne.

Le président Assimi Goita ne fait aucun doute que le destin des peuples africains et russes est lié. Une interdépendance qui exige surtout une réponse « collective et appropriée aux défis auxquels nous devons faire ensemble face », a affirmé le président malien de la transition. 

Construire un nouvel espace commun 

Depuis des décennies, la région du Sahel, dont fait partie le Mali, est victime d’une crise multidimensionnelle. Résultante de l’intervention de l’OTAN en Libye, a expliqué le chef de l’État avant de souligner la vulnérabilité des populations africaines « confrontées aux effets combinés des facteurs sécuritaires, socio-politiques, économiques, climatiques, environnementaux et récemment sanitaires liés à la pandémie de la COVID 19 ». 

Le sommet Russie-Afrique, qui a lieu le lendemain du forum économique et humanitaire, est l’opportunité de « tracer ensemble les contours d’un espace commun de prospérité, de stabilité et de sécurité ». Un cadre rénové qui sera élaboré sur la base des « principes de respect mutuel, des relations d’égal à égal et des intérêts partagés au bénéfice de nos populations ».

Chiencoro Diarra 

28 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Vladimir Poutine, président de la fédération de Russie
Actu

2e forum économique et humanitaire : les pays africains appellent à une « coexistence pacifique entre la Russie et l’Ukraine »

by Chiencoro 28 juillet 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le deuxième forum économique et humanitaire Russie-Afrique s’est ouvert, le 27 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, en Russie. Plusieurs chefs d’État africains ont effectué le déplacement à ce grand rendez-vous avec l’une des grandes puissances du monde en vue de discuter des perspectives, de l’essence et des principales orientations de la coopération russo-africaine dans le contexte de la transformation de l’ordre mondial. La question ukrainienne s’est invitée dans les discussions. 

La Fédération de Russie est en mesure de remplacer « le grain ukrainien à la fois sur une base commerciale et sous la forme d’une assistance gratuite aux pays les plus nécessiteux d’Afrique », a rassuré le patron du Kremlin lors de la session plénière du Forum. La Russie est prête dans les trois à quatre prochains mois, à « fournir gratuitement au Burkina Faso, au Zimbabwe, au Mali, à la Somalie, à la République centrafricaine, à l’Érythrée 25 000 à 50 000 tonnes de céréales ».

Le paradoxe dans l’accord sur les céréales 

Les chiffres sont assez parlants en termes d’exportation russe et ukrainienne vers l’Afrique. En 2022, précise le président Poutine, l’Ukraine a produit environ 55 millions de tonnes de céréales et ses exportations se sont chiffrées à 47 millions de tonnes, dont 17 millions de tonnes de blé. Alors qu’au même moment, la Russie a produit 156 millions de tonnes de céréales en 2022 et exporté 60 millions de tonnes, dont 48 millions de tonnes de blé. « La part de la Russie sur le marché mondial du blé est de 20 %, l’Ukraine est inférieure à cinq », a indiqué le patron du kremlin. 

Vladimir Poutine a saisi l’occasion pour évoquer le paradoxe dans l’accord céréalier scelléavec la participation du Secrétariat de l’ONU. Un accord qui visait, selon ses précisions, initialement à assurer la sécurité alimentaire mondiale, à réduire les menaces de la faim et à aider les pays les plus pauvres, y compris en Afrique. 

Selon les explications du président Poutine, « les pays occidentaux entravent l’approvisionnement en céréales et en engrais, et d’autre part […] nous accusent hypocritement de la situation de crise actuelle sur le marché mondial de l’alimentation ». 

La résolution de la crise russo-ukrainienne sauvera des vies

Malgré tout, les pays africains estiment que la suspension de la transaction sur le grain peut avoir un certain impact sur la coopération entre la Russie et le continent africain. « La Russie travaille en étroite collaboration avec nous et fait beaucoup [pour résoudre] les problèmes liés aux céréales et au problème alimentaire », a déclaré Azali Assoumani, président de l’Union africaine. Il précise que « plus de 1,9 million de tonnes ont été fournies par la Russie, et le montant des approvisionnements a dépassé trois-milliards de dollars ».

Toutefois, les pays africains précisent que la résolution de la crise russo-ukrainienne « sauvera la vie d’un grand nombre de personnes qui dépendent de l’approvisionnement alimentaire ». Le président de la République des Comores exhorte donc tous les participants au processus avec une grande demande : « faciliter la livraison de céréales ukrainiennes et russes dans nos pays ».

« L’Afrique a le droit de participer […] à la prise de décision »

Pour l’Afrique, il est nécessaire aujourd’hui « de lutter pour une paix durable entre la Russie et l’Ukraine ». L’Union africaine réitère son « appel à la coexistence pacifique entre la Russie et l’Ukraine, entre les peuples fraternels, entre les peuples voisins […] Aujourd’hui, nous nous battons pour un monde multilatéral et multipolaire ». 

Les Africains se disent particulièrement conscients qu’aujourd’hui que « le système international doit être réformé, en particulier le système des Nations Unies. Par conséquent, l’Afrique, bien sûr, a le droit de participer activement à la prise de décision, en particulier parmi les membres permanents du Conseil de sécurité ».  

Chiencoro Diarra 

28 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim
ActuSécurité

Sanctions contre des responsables de l’armée malienne : le gouvernement dénonce « l’approche agressive des États-Unis »

by Bakary FOMBA 28 juillet 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Suite aux sanctions américaines à l’encontre de hauts gradés de l’armée malienne, le gouvernement de la transition a produit un communiqué, le mercredi 26 juillet 2023 dans lequel il dénonce une « allégation inondée » et rappelle les autorités américaines leur rôle dans la « propagation du terrorisme et des armes dans le Sahel ».

Dans un communiqué du 24 juillet dernier, les États-Unis ont adopté des sanctions contre des responsables de l’armée malienne, notamment le colonel Sadio Camara, ministre actuel de la Défense et des anciens Combattants ; le colonel Alou Boi Diarra, chef d’état-major de l’armée de l’air et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. Ces sanctions concernent notamment le gel des avoirs de ces personnalités et l’interdiction de toute transaction avec des personnes ou des entreprises américaines. Le pays de l’oncle Sam justifie ces mesures par leur présumée implication dans le « déploiement et l’expansion des activités de la société militaire privée Wagner au Mali ».

« Contraires au droit international »

Suite à l’adoption de ces mesures « restrictives unilatérales et extraterritoriales », les autorités maliennes ont produit un communiqué le 27 juillet dans lequel elles dénoncent une « allégation infondée ». « Ces nouvelles mesures contraires au droit international que nous condamnons vigoureusement viennent malheureusement rallonger la longue liste des mesures agressives, des actes d’intimidation, de chantage et des campagnes hostiles contre le Mali », indique le communiqué du gouvernement malien. À en croire ce document, les États-Unis « diabolisent nos partenariats et tentent de saper le moral de nos vaillantes Forces de défense et de sécurité » à travers l’adoption de ces « mesures sans effets ».

Par ailleurs, le gouvernement malien de transition invite les autorités américaines à se « remémorer constamment leur responsabilité dans l’aggravation de la situation sécuritaire dans notre pays, qui est consécutive à l’intervention militaire unilatérale de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Libye qui a déstabilisé toute la région ».

Malgré un contexte général difficile « subtilement aggravé pour le Mali à travers la désinformation et la propagande, sur fond de manœuvres géopolitiques exacerbées », les autorités maliennes affirment être à la tâche pour la sécurisation du territoire national et le « retour à l’ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ». Mais, en veillant à la stricte application des trois principes guidant désormais l’action publique au Mali : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions prises.

Bakary Fomba

28 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Palais du Niger
ActuPolitique

Coup d’État au Niger : la Russie appelle à un dialogue pacifique et constructif

by Sahel Tribune 27 juillet 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Suite au coup d’État du mercredi 26 juillet 2023, perpétré par un groupe de militaires nigériens contre le régime de Mohamed Bazoum, la Fédération de Russie, à travers son ambassade au Mali, a fait une déclaration dans laquelle elle appelle les putschistes à une résolution rapide de cette crise.

« Nous appelons les parties au conflit à s’abstenir de recourir à la force et à résoudre toutes les questions litigieuses par un dialogue pacifique et constructif », lit-on dans ce document. Aussi, la Fédération de Russie se dit être impatiente à une « résolution rapide de cette crise politique interne dans l’intérêt du rétablissement de la paix civile au profit » du peuple nigérien. Elle appelle tout de même à la « libération rapide du président Bazoum », détenu par les militaires qui ont mis fin à son régime.

Selon l’ambassade de Russie au Mali, qui supervise parallèlement le Niger, aucun Russe n’a été blessé pendant ce énième coup de force dans ce pays sahélien, profondément affecté par l’insécurité depuis plus d’une décennie.

Ce coup de force au Niger intervient alors que la Russie organise du jeudi 27 au vendredi 28 juillet 2023, son second sommet Russie-Afrique, un évènement qui montre à suffisance que Moscou n’est pas isolée sur la scène internationale depuis l’offensive en Ukraine.

La Rédaction

27 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
ActuPolitique

Coup d’État au Niger : des militaires prennent le pouvoir et suspendent les institutions 

by Bakary FOMBA 27 juillet 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

« Nous, forces de défense et de sécurité, réunie au sein du CNSP, avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez », celui du président Bazoum, a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de certains de ses camarades militaires en tenue. Les nouveaux maitres du palais présidentiel nigérien instruisent la suspension de « Toutes les institutions », tout en annonçant la fermeture des frontières et l’instauration d’un couvre-feu de 22 h à 5 h « jusqu’à nouvel ordre ».

Ces hommes en kaki justifient leur acte comme corolaire de la « dégradation continue de la situation sécuritaire, de la mauvaise gouvernance économique et sociale ». Ils affirment « l’attachement » du CNSP au « respect de tous les engagements souscrits par le Niger », rassurant également « la communauté nationale et internationale par rapport au respect de l’intégrité physique et morale des autorités déchues conformément aux principes des droits humains ».

Des condamnations 

Plusieurs organisations régionales et internationales ont dénoncé cet acte et appellent les responsables impliqués à la libération du président Bazoum, détenu par la garde présidentielle.

Cet évènement fait penser aux coups d’État qui ont eu lieu au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ces dernières années. Des coups d’État qui ont été favorisés par la frustration générée par l’incapacité des gouvernements à endiguer l’insurrection islamique dans la région du Sahel, dont fait partie le Niger.

Ce pays a connu quatre coups d’État dans son histoire récente. Il a également vécu un putsch avorté en 2021 quand des militaires ont tenté de prendre le palais présidentiel quelques jours avant la prise de fonction du président Bazoum.

Le Niger est un pays allié des puissances occidentales dans leur combat contre l’insurrection islamique qui a débuté au Mali en 2012, avant de se propager aux pays voisins.

Chiencoro Diarra et Bakary Fomba

27 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ibrahim Harane Diallo
ActuAnalyses

[Tribune] L’armée et le pouvoir politique en Afrique : les lois ne peuvent plus arrêter la vague kaki 

by Sahel Tribune 27 juillet 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans une déclaration lue à la télévision nationale à Niamey, mercredi soir, au nom d’un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), des militaires ont déclaré avoir renversé le régime du président du Niger Mohamed Bazoum. Ibrahima Harane Diallo est chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute. Dans cette tribune, il nous livre sa lecture sur l’irruption des militaires dans le champ.

Définitivement l’évolution des contextes institutionnels en Afrique occidentale montre que les lois, fussent-elles, constitutionnelles ont montré leurs limites en matière de fixation de rôles et rapports politiques et institutionnels dans de nombreux États. En effet, on tend, de plus en plus, vers une banalisation de coups de force en Afrique qui s’illustre par une certaine facilité en matière d’interruption de l’ordre constitutionnel national de la part des militaires. Ce qui caractérise, paradoxalement, ces différents coups de force de la dernière décennie, c’est qu’ils sont orchestrés contre des régimes, démocratiquement, élus et dans bien nombre de cas à une majorité confortable voire absolue. 

Limites dans les mécanismes juridiques et politiques de contrôle de l’armée

Il est, pourtant, consigné dans, quasiment, toutes les constitutions de ces régimes démocratiques qui ont succédé à la vague de coups d’État contre les régimes autoritaires des années quatre-vingt-dix que les coups d’État constituent un crime imprescriptible contre les peuples. Redoutant ainsi un scénario de retour des militaires dans le jeu politique, les forces démocratiques africaines, d’alors, avaient pris le soin de prévenir toute velléité militaire de confusion des rôles et de rapports institutionnels et politiques. 

Cependant, trente ans après, les réalités du présent montrent que ces données juridiques en des dispositions constitutionnelles et pénales semblent atteindre leurs limites ne constituant plus un mécanisme dissuasif pertinent, comme prévu, à l’irruption des militaires dans le champ politique. A l’analyse des difficultés liées à l’opérationnalité des mécanismes juridiques du contrôle de l’armée par les élites politiques, un certain nombre d’hypothèses sont à explorer. Il s’agit, notamment, du pacte social entre gouvernants et gouvernés ; la culture politique et le contexte géopolitique et stratégique mondial. 

Creuser du côté de la culture politique et institutionnelle

C’est, justement, au regard de ces limites observées dans les mécanismes juridiques et politiques de contrôle de l’armée par les élites politiques que certains dirigeants des organismes régionaux en Afrique avaient tenté, en termes de piste, de théoriser et même d’expérimenter une intervention militaire en vue de la protection et du rétablissement de l’ordre constitutionnel dans des pays où cet ordre serait menacé ou interrompu. Cette option parait, toutefois, moins évidente sur le plan méthodologique et en matière d’efficacité souhaitée. Elle pourrait, en outre, être source d’expansion du désordre et même d’internationalisation de la crise interne. En définitive, les lois ne peuvent plus être des solutions viables et fiables fussent-elles constitutionnelles ou internationales. Il faudrait creuser du côté de la culture, de la culture politique et institutionnelle qui pourraient se traduire par une meilleure formation des militaires sur les valeurs républicaines et la sacralité de ces valeurs démocratiques basées sur le strict respect de rôles et rapports avec les autres organes politiques et orientées vers la défense de l’intégrité territoriale et la protection des hommes et des biens doublée d’une meilleure gouvernance politique et institutionnelle. 

Le célèbre politologue américain Francis Fukuyama avait affirmé, avec justesse, en 1992, « la fin de l’histoire et le dernier homme » dans le contexte du triomphe de la démocratie qui s’est illustré par la chute du mur de Berlin, l’éclatement de l’Union des républiques socialistes soviétiques et la consécration de la superpuissance américaine. Pourtant les réalités politiques et institutionnelles récentes décrivent que l’histoire ne semble pas prendre fin, en tout cas, en Afrique confrontée à des interférences militaires et stratégiques qui bouleversent son cours et le dernier homme encore à la croisée de chemins à la recherche de sa stabilité, de son originalité et de sa gloire. 

Ibrahima Harane Diallo, journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute 

27 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le ministre Sadio Camara
A la UneSécurité

Mali : sanctions américaines contre des responsables de l’armée, dont le ministre Sadio Camara 

by Sahel Tribune 25 juillet 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Un membre du gouvernement et des responsables de l’armée malienne ont été sanctionnés, lundi, par les États-Unis pour leur lien présumé avec le groupe paramilitaire privé « Wagner ». Les autorités maliennes n’ont pas encore réagi, conformément à leur principe de la réciprocité.  

Les États-Unis adoptent des sanctions contre un membre du gouvernement de transition et des responsables de l’armée malienne « pour avoir facilité le déploiement et l’expansion des activités de la société militaire privée “Wagner” (Wagner Group) au Mali », précise le département du Trésor américain dans un communiqué du 24 juillet. Ces sanctions visent notamment trois personnes : le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des anciens Combattants ; le colonel Alou Boi Diarra, chef d’état-major de l’armée de l’air ; et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. 

Selon les États-Unis, sur la base des preuves dont ils disposent, ces responsables maliens ont contribué aux « activités malveillantes du groupe Wagner au Mali ».

Le sous-secrétaire au Trésor pour le terrorisme et le renseignement financier Brian E. Nelson explique que « ces responsables ont rendu leur peuple vulnérable aux activités déstabilisatrices et aux violations des droits de l’homme du Groupe Wagner tout en ouvrant la voie à l’exploitation des ressources souveraines de leur pays au profit des opérations du Groupe Wagner en Ukraine ». 

Selon les précisions des États-Unis, « depuis l’arrivée du groupe Wagner au Mali en décembre 2021, le nombre de victimes civiles dans ce pays a augmenté de 278 %. Bon nombre de ces décès de civils ont été le résultat d’opérations menées par les forces armées maliennes aux côtés de membres du groupe Wagner ».

« Soutenir le peuple malien dans sa quête de paix »

Les États-Unis précisent que ces sanctions ne sont pas « dirigées contre le peuple du Mali » et qu’ils continuent de « soutenir le peuple malien dans sa quête de paix, de prospérité et de démocratie ». Cette sanction implique le gel des avoirs des trois personnes visées. « […] Tous les biens et intérêts des personnes désignées décrites ci-dessus qui se trouvent aux États-Unis ou en possession ou sous le contrôle de personnes américaines sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC », précise le communiqué du département du Trésor américain. 

Notons que les États-Unis ont sanctionné le groupe Wagner et de nombreuses entités et individus dans le monde entier pour leur soutien aux activités déstabilisatrices de ce groupe. 

Au moment où nous mettons sous presse, ni le gouvernement malien ni l’armée malienne n’avait réagi à cette sanction américaine. Toutefois, les autorités maliennes de la transition ont toujours nié la présence du groupe Wagner dans leur pays. Ils admettent plutôt la présence d’instructeurs russes.  

Oumarou 

25 juillet 2023 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Crise pétrolière et électromobilité : pourquoi l’Afrique mise sur les motos électriques
Société malienne : la honte peut-elle encore jouer son rôle de régulateur moral ?
Mali : comment ATT Junior est devenu une référence du stand-up en Afrique

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close