Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
vendredi,15 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Pan de réponse à l'insécurité alimentaire
Économie

Unis contre la faim : le Mali et l’UE lancent un Plan ambitieux pour la sécurité alimentaire

by Sahel Tribune 19 mars 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali, une nation riche en histoire et en culture, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, face à des défis alimentaires et humanitaires qui menacent le tissu même de sa société. 

La 20e session du Conseil national de sécurité alimentaire, tenue le 14 mars 2024, représente un moment critique, mais aussi une lueur d’espoir pour le pays. Sous la houlette du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maiga et avec le soutien de l’Union européenne, le Mali s’engage dans une bataille contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, mettant en avant la solidarité internationale et la détermination locale.

Bilan du Plan national de réponses de 2023

Cette session importante a coïncidé avec le lancement officiel du Plan national de réponse (PNR) à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition pour la période de soudure 2024, selon une communication de la délégation de l’Union européenne au Mali. Doté d’un budget ambitieux de plus de 12 milliards de FCFA, souligne la même source, le plan est un témoignage des efforts considérables déployés par le gouvernement malien, en collaboration avec ses partenaires internationaux, pour combattre un fléau qui touche des millions de Maliens.

La cérémonie d’ouverture, marquée par la présence de Michel de Knoop et Olivier Lefay de l’Union européenne, a servi de plateforme pour la validation des documents relatifs au dispositif national de sécurité alimentaire. Cela souligne l’engagement des autorités maliennes et de l’UE à travailler main dans la main pour adresser efficacement les défis immédiats et à long terme liés à la sécurité alimentaire.

Les populations maliennes ont été durement touchées par des crises alimentaires successives, exacerbées par des conditions climatiques extrêmes, des conflits persistants et des déplacements de populations. Ces crises ont laissé des traces indélébiles sur le pays, en particulier dans les régions du centre et du nord, où l’impact a été le plus marqué. La session a permis de passer en revue le bilan du Plan national de réponses de 2023, d’évaluer la situation alimentaire et nutritionnelle actuelle et de projeter les actions pour 2024.

Plan d’assistance alimentaire massif

Le Premier ministre Maiga a caractérisé la Campagne agricole 2023-2024 comme « moyenne à bonne », malgré l’installation tardive des pluies qui a posé un défi majeur. Cette évaluation met en perspective la complexité de la situation, soulignant la vulnérabilité du Mali aux aléas climatiques. En dépit de ces défis, la détermination du gouvernement à avancer et à trouver des solutions durables est inébranlable.

La session a également mis en lumière la situation critique dans certaines zones du pays, avec des niveaux d’urgence alimentaire atteints dans la région de Ménaka, et une phase de crise dans 12 cercles. Cela représente une détérioration significative par rapport à l’année précédente, reflétant la gravité de la situation sécuritaire, les déplacements inhabituels de populations et les perturbations des activités socio-économiques.

En réponse à cette urgence, les autorités de la Transition ont annoncé un plan d’assistance alimentaire massif, visant à apporter une aide directe à plus d’un million de personnes. La distribution de céréales, la subvention de riz et la mise en place de facilités alimentaires dans le District de Bamako sont autant de mesures prévues pour atténuer l’impact de l’insécurité alimentaire sur les populations les plus vulnérables.

Accès à une alimentation suffisante et nutritive 

Le Premier ministre a réitéré l’engagement du Mali à travailler conjointement avec ses partenaires pour surmonter l’insécurité alimentaire. Il a souligné l’importance de la solidarité et de la coopération dans cette lutte, affirmant que c’est ensemble que la victoire sera durablement remportée. Cette déclaration reflète la reconnaissance que, face à des défis d’une telle envergure, la collaboration et l’unité sont essentielles.

La participation de l’Union européenne à cette session démontre également l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. L’engagement de l’UE envers le Mali, à travers son soutien financier et technique, est un exemple éloquent de solidarité globale face aux crises humanitaires.

La 20e session du Conseil national de sécurité alimentaire du Mali représente un jalon important dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Le Plan national de réponse 2024 est un plan ambitieux qui vise à atténuer les souffrances des millions de Maliens touchés par cette crise. Avec le soutien continu de partenaires internationaux comme l’UE et l’engagement résolu des autorités maliennes, le Mali fait preuve de résilience et d’espoir face à l’adversité, marchant fermement vers un avenir où chaque citoyen a accès à une alimentation suffisante et nutritive.

Oumarou Fomba 

19 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les dirigeants de l'AES félicitent Poutine pour sa réélection.
A la Une

Félicitations unanimes des États de l’Alliance du Sahel à Poutine pour sa réélection

by Chiencoro 19 mars 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Les présidents des États membres de l’Alliance du Sahel (AES) ont exprimé leurs félicitations et leurs vœux de succès à Vladimir Poutine, suite à sa réélection à la tête de la Fédération de Russie le 17 mars 2024. Ces messages soulignent l’importance de la relation stratégique entre les nations de l’Alliance des Etats du Sahel et la Russie, illustrant une volonté commune de renforcer les liens diplomatiques et de coopération.

Dans le grand théâtre mondial où les nations tissent la toile de leur destin, les États de l’Alliance du Sahel et la Fédération de Russie peignent ensemble une fresque audacieuse face aux vents changeants de l’ordre mondial. Cette fresque, loin d’être une simple esquisse, devient un tableau vivant de coopération stratégique, défiant les tempêtes géopolitiques avec la fermeté d’un phare guidant les navires dans la nuit. Ensemble, ils orchestrent une symphonie de résilience, jouant la mélodie de l’autonomie sur les cordes de la solidarité internationale, dans un monde souvent discordant.

L’adhésion du peuple russe au programme de gouvernance de Poutine

Le président malien de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a exprimé ses « vives félicitations » à Poutine, soulignant le partenariat stratégique et sincère entre le Mali et la Russie. « Je lui renouvelle toute notre amitié« , a déclaré Goïta, témoignant de la solidité des relations entre les deux pays.

De son côté, le président burkinabé de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a également félicité Poutine, formulant des vœux de succès pour son nouveau mandat. Traoré a mis l’accent sur l’excellence des relations entre le Burkina Faso et la Russie, souhaitant que ce nouveau mandat contribue davantage à leur renforcement pour le bonheur des peuples burkinabè et russe.

Le président nigérien de la transition, le Général de brigade Abdourahamane Tiani, a salué la « brillante réélection » de Poutine, en la qualifiant d’éclatante victoire qui prouve l’adhésion du peuple russe à son programme de gouvernance. Tiani a mis en avant le combat patriotique du Niger pour la reconquête de sa souveraineté et son développement, soulignant le rôle essentiel de la coopération avec la Russie dans ce processus.

Vers une solidarité internationale et une coopération mutuellement bénéfique

Ces déclarations des dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel mettent en lumière la convergence de vues et d’intérêts entre ces pays africains et la Fédération de Russie. Elles témoignent d’une aspiration commune à renforcer les relations bilatérales dans divers domaines, notamment économiques et politiques, tout en assurant une place honorables à ces nations dans le concert des nations.

L’engagement des États de l’Alliance du Sahel à travailler de concert avec la Russie reflète non seulement la reconnaissance de l’importance de la coopération internationale pour le développement et la souveraineté nationale, mais aussi le désir d’explorer de nouvelles voies de partenariat stratégique dans un monde multipolaire.

Alors que les États de l’Alliance du Sahel poursuivent leurs efforts pour surmonter les défis sécuritaires et de développement, le soutien et l’engagement de partenaires internationaux comme la Russie seront cruciaux pour réaliser leurs ambitions. Ces félicitations marquent ainsi un pas de plus vers un avenir où la solidarité internationale et la coopération mutuellement bénéfique prévalent.

Chiencoro Diarra

19 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
vaccins contre Ebola en Guinee
Actu

Dix ans après Ebola : l’appel de MSF pour un accès équitable aux traitements

by Sahel Tribune 18 mars 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dix ans après la dévastatrice épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, MSF interpelle le monde sur l’urgence de préparer les défenses contre ce fléau. Malgré les avancées, l’accès aux traitements vitaux est entravé, soulignant la nécessité d’un stock d’urgence international.

Dix ans ont passé depuis que la plus meurtrière des épidémies d’Ebola a ébranlé l’Afrique de l’Ouest, emportant avec elle plus de 11 000 vies. Une décennie après ce cataclysme, alors que le monde devrait avoir tiré des leçons et renforcé ses défenses contre de futures attaques du virus, Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme : malgré les avancées médicales, l’accès aux traitements vitaux reste un défi majeur.

Aujourd’hui, deux traitements approuvés contre Ebola existent, mais leur disponibilité est entravée par des enjeux de brevets et de contrôle par les États-Unis, limitant sévèrement leur accès dans les zones où ils sont le plus nécessaires. MSF appelle à la constitution d’un stock international d’urgence pour garantir un accès rapide et équitable aux traitements lors des prochaines épidémies.

L’urgence d’un stock d’urgence international

L’appel de MSF pour la création d’un stock d’urgence de traitements contre Ebola soulève une question fondamentale : pourquoi, malgré les leçons apprises et les outils développés, le monde reste-t-il vulnérable face à ce virus dévastateur ? La réponse réside dans la gestion et la distribution des traitements. Actuellement sous le contrôle de deux sociétés pharmaceutiques américaines, Regeneron et Ridgeback Biotherapeutics, la majorité des traitements disponibles sont stockés pour la sécurité nationale et la biodéfense des États-Unis, laissant peu de place pour une réponse rapide aux épidémies dans d’autres régions du monde.

De la recherche à l’accessibilité : le long chemin des traitements

Le développement des traitements contre Ebola représente un succès de la collaboration internationale et de l’investissement public, avec plus de 800 millions de dollars US mobilisés pour la recherche. Pourtant, cette victoire est assombrie par les obstacles à l’accès aux traitements. Les brevets et les licences conservés par les entreprises privées restreignent la production et la distribution, mettant en péril des vies lors des épidémies.

La proposition de MSF d’un stock d’urgence international, géré par le Groupe international de coordination (GIC) sur la fourniture de vaccins, offre une voie vers la solution. Cette initiative permettrait de s’assurer que les traitements peuvent être rapidement déployés où le besoin se fait sentir, sans entrave bureaucratique ou commerciale. En outre, MSF appelle à la délivrance de licences et au transfert de technologies pour augmenter la production des traitements, assurant ainsi une disponibilité accrue et une réduction des coûts.

La prochaine épidémie d’Ebola : une course contre la montre

Le combat contre Ebola est loin d’être terminé. Alors que l’espèce du virus Zaïre a été ciblée par les traitements actuels, d’autres souches, comme celle qui a causé l’épidémie en Ouganda en 2022, restent une menace. La création d’un stock d’urgence et l’élargissement de l’accès aux traitements ne sont pas seulement des mesures de prévention ; elles sont indispensables pour une riposte efficace à de futures épidémies.

La demande de MSF pour une action immédiate souligne un principe fondamental : dans la lutte contre des virus aussi mortels qu’Ebola, la solidarité internationale et l’équité dans l’accès aux soins sont essentielles. Dix ans après la tragédie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, il est temps de garantir que les progrès scientifiques bénéficient à tous, partout dans le monde.

La création d’un stock d’urgence de traitements contre Ebola n’est pas seulement une question de logistique ou de politique, c’est un impératif moral et une étape cruciale vers la préparation et la résilience globales face à des épidémies futures. En répondant à cet appel, le monde peut se rapprocher un peu plus d’un avenir où les épidémies d’Ebola, bien que redoutées, peuvent être rapidement et efficacement maîtrisées.

Oumarou Fomba

18 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
sidoros Karderinis, journaliste, poète et littéraire, s'exprime sur les BRICS
Économie

Isidoros Karderinis esquisse l’avenir des BRICS+ et de l’ordre mondial

by Sahel Tribune 18 mars 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Dans une analyse perspicace et visionnaire, Isidoros Karderinis, né à Athènes en 1967 et figure éminente du journalisme, de la poésie, et de la littérature, avec une éducation solide en économie, notamment en économie du tourisme, explore l’élargissement impressionnant du groupe BRICS+. Ayant publié de nombreux articles, poèmes et romans reconnus internationalement, Karderinis dresse le tableau d’une transformation géopolitique majeure initiée le 1er janvier 2024 : l’intégration de cinq nouveaux membres dans le consortium BRICS, propulsant ainsi cette alliance transnationale vers un avenir où elle défie le G7 et préfigure un ordre mondial polycentrique et diversifié.

À l’aube de 2024, depuis le 1er janvier, cinq pays supplémentaires sont devenus membres à part entière des BRICS, cette association transnationale qui comprenait jusqu’alors le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, et l’Afrique du Sud, devenant ainsi BRICS+ (BRICS Plus), pour un total de dix pays.

L’Égypte, l’Éthiopie et l’Iran

L’Égypte, située au nord-est de l’Afrique et en partie sur la péninsule du Sinaï, constitue un isthme vers l’Asie du Sud-Ouest, faisant d’elle un pays transcontinental. Elle est reconnue comme une puissance majeure en Afrique du Nord, dans la mer Méditerranée, dans le monde islamique, et dans la mer Rouge. Pays arabe historique et peuplé, avec 104,5 millions d’habitants, l’Égypte jouit d’un héritage culturel riche tout en étant le pays militaire le plus puissant d’Afrique qui contrôle le canal stratégique de Suez. Elle possède également d’énormes réserves de gaz naturel, estimées à 2,180 kilomètres cubes, et exporte son gaz naturel liquéfié vers de nombreux pays.

L’Éthiopie, située dans la Corne de l’Afrique à l’extrémité orientale du continent africain, compte une population de 107,5 millions d’habitants, selon une estimation officielle pour 2023, faisant d’elle l’État sans accès à la mer le plus peuplé du monde. Malgré sa pauvreté, le pays connaît un développement rapide et détient un grand poids géostratégique en Afrique, notamment grâce à sa production agricole qui contribue à 41 % du PIB et aux plus grandes ressources en eau du continent. L’Éthiopie est aussi le plus grand producteur de café d’Afrique et le deuxième producteur de maïs.

L’Iran, pays du Moyen-Orient en Asie du Sud-Ouest, a une population de 88,5 millions d’habitants selon l’estimation moyenne des Nations Unies pour 2022. Considéré comme une puissance régionale majeure, l’Iran occupe une position de premier plan en matière de politique énergétique et d’économie mondiale, grâce à ses importantes réserves de pétrole et de gaz naturel. Il était le huitième pays producteur de pétrole au monde en 2022, avec 3 822 000 barils par jour. L’Iran dispose également de forces armées puissantes et d’un personnel scientifique significatif, présents dans des régions clés telles que la mer d’Oman et le golfe Persique.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis

L’Arabie saoudite, qui occupe la majeure partie de la péninsule arabique (environ 80 %), est bordée par le golfe Persique au nord-est et la mer Rouge à l’ouest. Sa population était estimée à 32,2 millions d’habitants en 2022, dont 30 % de non-saoudiens (estimation 2013). L’économie saoudienne repose sur le pétrole, qui génère environ 75 % des recettes budgétaires et 90 % des exportations. En 2022, l’Arabie saoudite était le deuxième producteur mondial de pétrole, avec une production de 12 136 000 barils par jour, et détient 17 % des réserves prouvées de pétrole mondiales.

Les Émirats arabes unis (EAU), fédération de sept émirats située à la pointe sud-est de la péninsule arabique, sont bordés par le golfe Persique et le golfe d’Oman et limitrophes de l’Arabie saoudite et du sultanat d’Oman. Avec une population de 9,3 millions d’habitants en 2020, le pays est riche en gisements de pétrole et de gaz naturel. Les Émirats arabes unis étaient le septième pays producteur de pétrole au monde en 2022, avec 4 020 000 barils par jour.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, parmi les pays les plus riches en termes de PIB par habitant, ont continué à connaître une croissance économique malgré les incertitudes mondiales, comme les taux d’intérêt élevés, l’inflation et les tensions géopolitiques, tout en se concentrant sur la diversification de leurs économies. Selon le FMI, l’économie saoudienne a connu une croissance de 8,7 % en 2022 — le taux de croissance annuel le plus élevé parmi les 20 plus grandes économies du monde — et seulement 0,8 % pour l’ensemble de 2023. À l’inverse, l’économie des Émirats arabes unis a connu une croissance de 3,4 % en 2023, avec une augmentation des dépenses d’investissement et des performances solides dans le tourisme, l’immobilier, la construction, les transports et l’industrie manufacturière.

Des chiffres qui surpassent ceux du G7

Avec cette intégration, le groupe BRICS, perçu comme la force rivale du G7, s’étend désormais au Moyen-Orient et inclut des pays traditionnellement alliés de l’Occident, désormais en quête d’autonomie et contrôlant une part significative de la production mondiale d’hydrocarbures. Cette expansion renforce la solidité financière du groupe.

Les pays BRICS+ représentent collectivement désormais 45 % de la population mondiale, environ 3,5 milliards d’habitants, un tiers de la surface terrestre, 44 % de la production pétrolière mondiale et près d’un tiers du PIB mondial, s’élevant à environ 29 mille-milliards de dollars. Ces chiffres surpassent, en termes de parité de pouvoir d’achat, ceux du G7, groupe des sept économies les plus puissantes du monde développé.

En outre, au moins trente autres pays en développement ont déjà exprimé leur intérêt à rejoindre le groupe BRICS, parmi lesquels l’Algérie, le Congo, la Bolivie, le Venezuela, l’Indonésie et le Kazakhstan. Ces pays, bien qu’ils ne soient pas riches, possèdent d’importantes richesses minières et aspirent à se libérer de l’influence des multinationales occidentales et du dollar américain.

Formation d’un nouvel ordre mondial intercontinental

Pour renforcer leur indépendance financière, les pays du groupe BRICS ont créé la Nouvelle Banque de Développement (NDB) en 2014 et effectuent une grande partie de leurs échanges en monnaies nationales, plutôt qu’en dollars. Ils avancent également dans les discussions sur la création d’une monnaie commune, bien que ralenties par les objections de l’Inde, et recherchent des alternatives au système de transaction internationale SWIFT. Ces initiatives mènent progressivement à une dédollarisation du système économique mondial.

Le prochain sommet des BRICS+, qui se tiendra en octobre 2024 à Kazan, pourrait voir l’adhésion de nouveaux pays — géants de l’énergie — et renforcer encore le contrôle du groupe sur le marché mondial de l’énergie.

En somme, l’expansion du groupe BRICS provoque des remous dans les pays occidentaux, en particulier aux États-Unis, et marque une étape significative vers la formation d’un nouvel ordre mondial intercontinental : un monde polycentrique où plusieurs puissances régionales coexistent et coopèrent dans un esprit d’autonomie et de respect mutuel.

Isidoros Karderinis

18 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Poteau electrique
Actu

Souveraineté énergétique : comment l’Afrique façonne son destin énergétique

by Chiencoro 18 mars 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Face aux défis énergétiques persistants en Afrique, les gouvernements du Mali, de la Guinée, du Niger et de la Zambie prennent des mesures audacieuses pour transformer leur réalité énergétique. Ces efforts visent non seulement à stabiliser l’accès à l’énergie, mais aussi à ouvrir la voie vers un avenir durable pour leurs nations.

Face aux critiques croissantes concernant les crises énergétiques en Afrique, particulièrement au Mali, en Guinée, au Niger et en Zambie, une analyse approfondie révèle que les autorités au pouvoir dans ces pays déploient des efforts considérables pour surmonter les défis structurels et conjoncturels liés à la fourniture d’énergie. Malgré un contexte géopolitique et économique complexe, ces gouvernements travaillent à la mise en place de solutions durables, en témoigne leur engagement envers des projets d’infrastructure énergétique ambitieux et la recherche active de partenariats stratégiques pour renforcer l’autonomie énergétique régionale.

Une réalité énergétique complexe

Les pays africains font face à une réalité énergétique marquée par une demande croissante, alimentée par une population en hausse et un développement économique soutenu. Cette situation est exacerbée par des infrastructures souvent vétustes et insuffisantes pour répondre aux besoins des populations et des industries. 

Au Mali, en Guinée, au Niger et en Zambie, les autorités s’efforcent de répondre à ces défis avec des moyens limités, tout en tenant compte des impératifs de développement durable et de lutte contre le changement climatique.

Initiatives gouvernementales en faveur de la stabilité énergétique

Au Mali, malgré les défis sécuritaires, le gouvernement a mis en œuvre le Projet d’Électrification rurale, visant à augmenter significativement le taux d’accès à l’électricité dans les zones rurales. Aussi, plusieurs solutions à court, moyen et long termes sont mises en œuvre ou sont en réflexion. L’achat et l’alimentation des groupes électrogènes en carburant est une mesure prise par le gouvernement malien afin d’atténuer les délestages, qui affectent de nombreux ménages. 

En Guinée, l’accent est mis sur le développement du potentiel hydroélectrique du pays avec la construction du barrage de Souapiti, qui devrait non seulement répondre aux besoins locaux mais aussi permettre l’exportation d’énergie vers les pays voisins.

Le Niger, confronté à une dépendance aux importations d’énergie, a lancé des projets d’énergie solaire en partenariat avec des organisations internationales pour diversifier ses sources d’énergie. Quant à la Zambie, elle bénéficie d’un vaste potentiel hydroélectrique et s’engage dans des projets ambitieux comme le barrage de Kariba, tout en explorant l’énergie solaire pour compléter son mix énergétique.

La coopération régionale, clé du succès

La transition vers une énergie propre et durable représente un défi majeur pour ces pays. Cela nécessite des investissements conséquents, une planification rigoureuse et une coopération régionale accrue. Les gouvernements sont conscients de cette nécessité et multiplient les initiatives pour attirer les investissements étrangers et locaux dans le secteur de l’énergie renouvelable, tout en cherchant à renforcer leurs cadres législatifs et règlementaires pour encourager le développement de projets verts.

La coopération régionale est également au cœur des stratégies énergétiques de ces pays. La participation à des projets transfrontaliers tels que le Système d’Échange d’Énergie électrique ouest-africain (EEEOA) permet non seulement de pallier les déficits ponctuels, mais aussi de favoriser une meilleure intégration du marché énergétique régional, essentielle pour la stabilité et le développement économique.

Vers un avenir énergétique durable

Les efforts des gouvernements du Mali, de la Guinée, du Niger et de la Zambie démontrent une volonté politique ferme de surmonter les obstacles historiques à l’accès à l’énergie. Bien que les défis soient immenses, les projets en cours et les initiatives de coopération régionale ouvrent la voie à un avenir plus prometteur en matière d’énergie pour ces nations. En adoptant une approche pragmatique, qui tient compte à la fois des réalités locales et des impératifs de développement durable, ces pays africains avancent progressivement vers l’atteinte de l’autonomie énergétique, tout en contribuant à la lutte globale contre le changement climatique.

Si les problèmes énergétiques en Afrique, et en particulier au Mali, en Guinée, au Niger et en Zambie, restent une préoccupation majeure, il est essentiel de reconnaitre et de valoriser les efforts soutenus des autorités pour améliorer la situation. Par leur engagement envers le développement d’infrastructures énergétiques résilientes et durables, ces gouvernements posent les bases nécessaires pour garantir un avenir énergétique sûr et prospère pour leurs citoyens.

Chiencoro Diarra 

18 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Projet de loi sur la presse.
Actu

Le projet de loi qui inquiète: un coup porté au journalisme d’investigation ivoirien

by Bakary FOMBA 18 mars 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans une ère où l’information est reine, un nouveau projet de loi en Côte d’Ivoire sème l’inquiétude parmi les gardiens de la vérité. Adopté dans un esprit de protection de la vie privée, ce texte menace pourtant de bâillonner le journalisme d’investigation, pilier d’une société transparente et éclairée.

La récente adoption d’un projet de loi en Côte d’Ivoire concernant les communications électroniques a suscité un tollé parmi les professionnels des médias, et à juste titre. Ce texte législatif, portant sur la publication de messages électroniques sans consentement explicite de l’auteur ou du destinataire, semble à première vue protéger la vie privée. Pourtant, sous ce vernis de bonne intention, il cache une potentielle épine dans le pied de la liberté de presse, surtout pour les journalistes d’investigation.

Un outil de censure

Le fait que cette loi ait été unanimement adoptée par une commission mixte de l’Assemblée nationale interroge sur la réelle prise en compte des implications pour le journalisme d’investigation, pilier de toute démocratie vibrante. L’article 214, en particulier, pourrait transformer des actes journalistiques essentiels en délits, soumettant les journalistes à des risques de lourdes peines pour avoir simplement fait leur travail.

Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation justifie ce projet par la volonté de renforcer la protection de la vie privée. Cependant, dans un paysage médiatique où l’accès à l’information est déjà semé d’embûches, ce cadre juridique risque de devenir un outil de censure, empêchant les journalistes de révéler des vérités qui dérangent. En effet, en érigeant des barrières légales à la publication d’informations, le gouvernement pourrait indirectement museler la presse et étouffer les enquêtes révélant des abus ou des corruptions.

L’ONJI-CI a exprimé ses inquiétudes, prévoyant que cette loi dissuadera les journalistes de mener certaines enquêtes ou de divulguer des informations cruciales pour le public. La protection des sources, pierre angulaire du journalisme d’investigation, pourrait se trouver compromise, mettant en péril l’indépendance journalistique et augmentant les risques juridiques liés à la collecte de preuves.

Un dilemme fondamental

Cette situation met en évidence un dilemme fondamental : comment équilibrer la protection de la vie privée avec le droit à l’information et la liberté de presse ? Si la protection de la vie privée est essentielle, elle ne doit pas servir de prétexte pour entraver l’accès à l’information et limiter la capacité des journalistes à informer le public sur des sujets d’intérêt général.

Alors que le vote en séance plénière approche, il est impératif que les législateurs ivoiriens réévaluent les conséquences de ce projet de loi sur la liberté de la presse et le journalisme d’investigation. Une démocratie robuste nécessite un journalisme libre et audacieux, capable de tenir les pouvoirs en place responsables de leurs actes. Restreindre cette capacité sous couvert de protection de la vie privée pourrait à long terme porter préjudice à la société ivoirienne dans son ensemble, en privant ses citoyens d’une presse libre et investigatrice, essentielle pour le maintien d’une gouvernance transparente et responsable.

Bakary Fomba

18 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Technologie au service du ramadan. Un musulman en train de lire le Coran.
A la Une

Technologie au service du Ramadan : guide des meilleures applications pour le mois saint

by Sahel Tribune 18 mars 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans notre ère technologique, le Ramadan embrasse innovation et tradition, offrant aux croyants des moyens modernes d’approfondir leur foi. Ces applications et ressources en ligne transforment le jeûne, la prière et la communauté en une expérience enrichie et spirituellement connectée.

Dans ce monde moderne où la technologie touche presque chaque aspect de notre vie, le mois sacré du Ramadan ne fait pas exception. C’est une période qui appelle à la réflexion, au jeûne, à la prière, et au renforcement des liens communautaires. Heureusement, l’avènement des applications mobiles et des ressources en ligne offre aux croyants des moyens innovants de vivre le Ramadan de manière plus engagée et spirituelle.

Des options Halal et des offres spéciales

Le jeûne et la prière, piliers du Ramadan, sont facilités par des applications telles que MyMosque et Muslim Pro. Ces outils numériques, en fournissant des horaires de prière précis et des rappels pour le Sehr et l’Iftar, assurent une observation rigoureuse des rituels. Muslim Pro se distingue par ses fonctionnalités étendues, offrant direction de la Qibla, accès au Coran et ses traductions, en plus des fonctionnalités de base.

L’étude et la méditation sur le Coran sont enrichies par des applications comme Quran Majeed et iQuran, qui proposent des traductions multilingues, des récitations audio, et des fonctionnalités pour marquer et partager des versets. Ces applications transforment la lecture du Coran en une expérience interactive et immersive.

La cuisine, élément essentiel du Ramadan, bénéficie également de l’apport technologique. Ramadan Recipeset Zomato offrent des solutions pratiques pour la préparation des repas de Sehr et d’Iftar, proposant une variété de recettes et facilitant la recherche de restaurants proposant des options Halal et des offres spéciales pour le mois sacré.

Favoriser une discipline personnelle renforcée

Les plateformes sociales et spirituelles comme Muslim Central et Ummah enrichissent l’expérience du Ramadan. Elles permettent d’approfondir ses connaissances religieuses grâce à un large éventail de conférences et de podcasts, et de partager des expériences et encouragements avec la communauté musulmane élargie.

Enfin, la gestion du temps et la productivité personnelle, cruciales pendant le Ramadan, sont soutenues par des applications telles que Productive Muslim et HabitBull. Ces outils aident à équilibrer les obligations religieuses et les activités quotidiennes, favorisant une discipline personnelle renforcée.

L’intégration de ces technologies dans la pratique du Ramadan ouvre la voie à un mois sacré vécu avec une foi plus profonde et une dévotion renouvelée. Elles ne simplifient pas seulement les aspects pratiques du jeûne et de la prière mais offrent aussi une opportunité d’enrichissement spirituel et de développement personnel. Ainsi, en embrassant ces outils numériques, les fidèles peuvent expérimenter le Ramadan de façon renouvelée et inspirée.

Oumarou Fomba

18 mars 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Aide publique au développement : vers la fin d’un modèle à bout de souffle ?
Exploitation minière au Mali : comment le pays reprend le contrôle de ses ressources...
Macron et le franc CFA : la fin annoncée d’un système postcolonial ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close