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Visite du président Goïta à Sikasso
A la UneÉconomie

Goïta transforme Sikasso

by Chiencoro 22 juin 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, a marqué une étape historique ce samedi 22 juin 2024, en inaugurant plusieurs infrastructures dans la région de Sikasso, notamment la pose de la première pierre de l’Université de Sikasso et le lancement du plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.

À son arrivée à Sikasso, le Président GOÏTA a été accueilli chaleureusement par les habitants de Gongasso et a reçu les honneurs militaires. La pose de la première pierre de l’Université de Sikasso est le premier acte officiel de cette visite très attendue, symbolisant un tournant décisif pour l’éducation supérieure dans la région. Cette cérémonie solennelle s’est déroulée en présence des autorités locales, des membres du gouvernement et des présidents d’institutions, soulignant l’importance de l’éducation pour l’avenir du Mali.

Lors de cette cérémonie, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a pris la parole pour exprimer la vision du gouvernement concernant l’éducation supérieure au Mali. Il a déclaré : « La création de l’Université de Sikasso est une éloquente expression de la forte volonté politique incarnée par Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition. Elle répond à une forte demande des populations de la région de Sikasso. »

Le ministre a également détaillé les structures de formation et de recherche que comprendra cette université, soulignant son importance pour le développement économique et social de la région. 

Infrastructures routières : modernisation et connectivité

En parallèle, Sikasso bénéficie désormais d’un échangeur en forme de trompette au croisement des Routes nationales 7 et 11 et d’un viaduc situé au carrefour de l’OUA. Ces infrastructures faciliteront la circulation des véhicules, réduiront les embouteillages et renforceront la sécurité routière. La grande traversée de Sikasso apportera également des voies optimisées et une meilleure mobilité pour tous.

Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, a également prononcé un discours lors de l’inauguration des nouvelles infrastructures routières. Elle a déclaré : « Cette cérémonie dénote l’engagement constant que vous consentez pour le Mali et l’intérêt primordial que vous portez aux infrastructures routières qui soutiennent le développement économique, social et culturel du pays. »

Elle a souligné que ces nouvelles infrastructures, financées en partie par la Banque ouest-africaines de Développement (BOAD) et le budget national, vont considérablement améliorer la mobilité et la sécurité dans la région de Sikasso.

Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire

Poursuivant sa visite, le Président Goïta a lancé un ambitieux plan de réponse contre l’insécurité alimentaire. Pour l’année 2024, ce plan prévoit des actions de résilience et de renforcement des moyens d’existence, telles que la distribution de 5 000 tonnes d’aliments pour bétail aux éleveurs, la mobilisation de 600 tonnes d’aliments pour poissons et volailles, et la réhabilitation de périmètres maraîchers.

L’aménagement et la restauration de près de 2 800 hectares de terres dégradées comprennent également des périmètres maraîchers pour les associations de femmes. 118 tonnes de céréales seront destinées au cercle de Kadiolo et 353 tonnes pour le cercle de Sikasso. Ce plan exprime la solidarité nationale et a été salué par les chefs communautaires et les représentants des agriculteurs comme une étape cruciale vers l’amélioration des conditions de vie et la promotion du développement durable dans la région.

Inauguration du stade Babemba Traoré

Au cours de cette visite, le Président de la Transition a également procédé à l’inauguration du stade Babemba Traoré, récemment rénové. Les cérémonies se sont déroulées dans ce stade, qui était plein à craquer pour l’occasion. Cette rénovation est un symbole de modernité et de dynamisme pour la région de Sikasso, permettant d’accueillir des événements sportifs et culturels dans des conditions optimales.

La visite du Président de la Transition, marquée par des inaugurations majeures et le lancement de plans ambitieux, symbolise un engagement fort pour le développement de Sikasso et du Mali dans son ensemble. Les habitants de Sikasso peuvent désormais espérer un avenir meilleur grâce à ces initiatives qui favorisent l’éducation, la connectivité et la sécurité alimentaire. Les discours des ministres présents ont renforcé l’importance de ces projets et la détermination du gouvernement à répondre aux besoins de la population malienne.

Chiencoro Diarra 

À suivre ! Des détails à venir. 

22 juin 2024 0 comments
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Un portrait captivant d'Iyad Ag Ghaly, leader du Jnim, dévoilant une perspective inédite depuis son bureau, révélant les coulisses de son influence dans la région du Sahel.
Actu

Iyad Ag Ghaly : une ombre du passé qui rejaillit au présent

by Sahel Tribune 21 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 21 juin 2024 restera marqué par une annonce fracassante : la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a levé les scellés du mandat d’arrêt à l’encontre d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au nord du Mali entre janvier 2012 et janvier 2013. Ce mandat, initialement délivré en juillet 2017, jette une lumière crue sur une période sombre de l’histoire malienne.

Iyad Ag Ghaly, également connu sous le nom d’Abou Fadl, est un personnage bien connu dans la région de Kidal. Leader incontesté d’Ansar Dine, il aurait contrôlé Tombouctou conjointement avec Al Qaida dans le Maghreb Islamique (AQMI) à l’époque des faits. Les accusations portées contre lui sont d’une gravité sans nom : meurtres de soldats hors de combat, viols, esclavage sexuel, mutilations, traitements cruels et tortures, attaques contre des bâtiments religieux, et persécutions pour motifs religieux et sexistes.

Nul ne peut construire un avenir sans justice

Cette annonce suscite une myriade de réactions au Mali et au-delà. Pour les victimes et leurs familles, c’est une lueur d’espoir, la promesse que justice pourrait enfin être rendue. Pour d’autres, c’est un rappel douloureux des horreurs passées, des cicatrices encore ouvertes.

Mais au-delà de l’émotion, il est crucial de se demander pourquoi ce mandat d’arrêt a été maintenu sous scellés pendant si longtemps. Pourquoi maintenant ? Cette question enflamme les débats, tant dans les cercles politiques que dans les discussions quotidiennes. Certains voient dans cette révélation tardive une stratégie politique, une manière de renforcer la légitimité des autorités de transition maliennes en montrant leur engagement à lutter contre l’impunité.

Cette décision de la CPI est une victoire pour la justice et les droits de l’homme. Dans un contexte où le Mali est en quête de stabilité et de réconciliation, cette position ferme est cruciale. Nul ne peut construire un avenir sans justice. Le Mali mérite de tourner la page, mais cela ne peut se faire que si l’on fait face à notre passé.

Reconstruire, panser et prévenir

Cependant, la route vers l’arrestation et le jugement d’Iyad Ag Ghaly est encore longue et semée d’embûches. L’homme, toujours en fuite, bénéficie de soutiens et de refuges potentiels dans une région où les frontières sont poreuses et les alliances complexes. La coopération internationale sera déterminante pour espérer le voir un jour répondre de ses actes devant la justice.

En outre, cette annonce rappelle brutalement la fragilité de la situation sécuritaire au Mali. Les récents événements ont montré que la menace djihadiste est loin d’être éradiquée. La levée de ce mandat d’arrêt doit donc s’accompagner d’un renforcement des efforts pour sécuriser les zones encore instables et protéger les populations vulnérables.

Face à cette annonce, la communauté internationale doit réaffirmer son soutien au Mali. Les crimes d’Iyad Ag Ghaly ne doivent pas rester impunis, mais au-delà de son cas, c’est toute une région qui a besoin d’aide pour se reconstruire, pour panser les plaies et pour prévenir de futures atrocités.

Le Mali se trouve à un tournant de son histoire. La levée des scellés du mandat d’arrêt contre Iyad Ag Ghaly est une étape importante, mais elle ne doit pas être vue comme une fin en soi. C’est un rappel que la justice est un processus long et ardu, nécessitant détermination et persévérance. Les autorités de transition ont montré leur engagement. Il appartient maintenant à tous, Maliens et partenaires internationaux, de soutenir cet effort pour un Mali plus juste, plus sûr et plus stable.

Oumarou Fomba 

21 juin 2024 0 comments
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CAN 2025
Sport

Le décalage de la CAN 2025 : un feuilleton sans fin

by Sahel Tribune 21 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Encore un décalage ! La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, initialement prévue pour l’été de l’hémisphère nord, se jouera finalement du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé ce report vendredi 21 juin 2024, confirmant ainsi les rumeurs qui circulaient depuis des semaines.

Ce report n’est guère surprenant. Après tout, la CAN semble avoir pris l’habitude de se jouer à contretemps. Rappelez-vous, la CAN 2021 au Cameroun, décalée à janvier-février 2022 en raison de la pandémie de Covid-19. Ou encore, la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, déplacée à janvier-février 2024 en raison de la forte pluviométrie estivale. Et maintenant, la CAN 2025 au Maroc, reportée en hiver pour éviter l’embouteillage du calendrier footballistique, marqué par le Mondial des clubs prévu aux États-Unis du 15 juin au 13 juillet 2025.

Chevauchement avec le nouveau format de la Ligue des champions UEFA

La CAF semble jouer à l’art du contrepied permanent. Depuis la CAN 2012, c’est un ballet incessant de changements de dates et de pays hôtes, comme si l’instance dirigeante du football africain prenait plaisir à bouleverser les plans. Cette fois, l’excuse avancée est la surcharge du calendrier estival, avec plusieurs syndicats de footballeurs protestant contre des cadences insupportables.

D’ailleurs, le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, avait préparé le terrain il y a quelques semaines en déclarant à l’AFP que « les discussions sont bien avancées avec les parties prenantes ». Voilà qui est fait, le report est officiel.

La 35e CAN de l’histoire, la seconde au Maroc après celle de 1988, innove donc par son calendrier inédit, se tenant pour la première fois à cheval sur deux années. Le tournoi débutera le 21 décembre 2025 pour s’achever le 18 janvier 2026. Une nouveauté qui permet d’éviter un chevauchement avec le nouveau format de la Ligue des champions UEFA, lequel entre en vigueur dès 2024. Dans ce format, la 6e journée de la phase de groupes se clôture mi-décembre, tandis que la 7e journée démarre autour du 21 janvier.

La CAN, un moment de fierté, d’unité et de célébration pour toute l’Afrique

Cet aménagement est une bouffée d’air frais pour les joueurs évoluant en Europe, leur permettant d’être disponibles pour leurs clubs en Ligue des champions UEFA. Mais au-delà de l’aspect pratique, ce report soulève des questions sur la gestion de la CAF et sa capacité à planifier de manière cohérente les compétitions.

Peut-être que le vrai défi de la CAF n’est pas seulement d’organiser des tournois de qualité, mais aussi de restaurer la confiance des joueurs, des clubs et des fans. Chaque report, chaque changement de plan, érode un peu plus cette confiance. Le football africain mérite mieux que cette valse des calendriers.

Espérons que cette fois-ci, la CAN au Maroc se déroulera sans encombre, et que les autorités sauront tirer parti de cette période pour offrir au continent un spectacle digne de son talent et de sa passion pour le football. Car, après tout, la CAN est plus qu’un simple tournoi : c’est un moment de fierté, d’unité et de célébration pour toute l’Afrique. Alors, rendez-vous en décembre 2025, pour un tournoi qui, nous l’espérons, marquera un tournant positif pour le football africain.

Younouss

21 juin 2024 0 comments
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Inauguration d'infrastructures à Sikasso
A la UneÉconomie

Sikasso : l’éveil d’une ville moderne sous Assimi Goita 

by Cheickna Coulibaly 21 juin 2024
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Demain, samedi 22 juin 2024, Sikasso vivra un moment historique avec l’inauguration de plusieurs infrastructures majeures par le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Ces projets ambitieux marqueront un tournant décisif dans le développement socioéconomique du Mali.

« Le Kénédougou attend donc avec impatience le Président Assimi », « Merci Colonel Assimi Goïta », « Vive Assimi », « Merci à la Transition », sont, entre autres, des messages affichés un peu partout à travers la ville de Sikasso pour accueillir comme il se doit le Chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, qui sera accompagné d’une importante délégation. Au cours de sa visite dans la troisième région administrative du Mali, le Président de la Transition aura un agenda très chargé, notamment avec l’inauguration d’infrastructures flambant neuves, la pose de la première pierre de la nouvelle université de Sikasso, le lancement du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire pour l’année 2024, et bien d’autres activités.

Les infrastructures à inaugurer

L’échangeur et le viaduc 

L’échangeur et le viaduc de Sikasso sont bien plus que des structures en béton. Ils symbolisent la modernité et la connectivité. L’échangeur, qui se présente sous la forme de trompette, au croisement des routes nationales (RN) 7 et 11, avec ses voies d’accès, facilitera grandement la circulation des véhicules à l’intérieur de la ville en réduisant les embouteillages et en renforçant la sécurité routière. Le viaduc, quant à lui, situé au carrefour de l’OUA, offre une vue panoramique sur les environs. Ensemble, ils relieront les quartiers, les commerces et les habitants.

La traversée de la ville et la bretelle Katele-Kadiolo-Zégoua 

La grande traversée de Sikasso apportera 2×2, des carrefours optimisés, et une mobilité retrouvée pour tous. Les habitants pourront désormais se déplacer plus rapidement, les marchandises circuleront efficacement, et la ville respirera. 

La construction et le bitumage de la bretelle Katelé-Kadiolo-Zégoua, ainsi que l’aménagement de voiries urbaines, permettront de préserver la route et de protéger les riverains des inondations. Cette initiative assure également l’aménagement de la voie d’accès à la gare routière de Kadiolo, la reconstruction du monument de Kadiolo, la construction d’une voie bitumée dans la localité de Zégoua, et l’aménagement de carrefours, etc.

La réouverture du stade Babemba Traoré 

Le stade Babemba Traoré de Sikasso a été entièrement rénové et répond désormais aux normes internationales. Les travaux ont permis la construction de plusieurs installations, notamment des salles dédiées à la presse, des vestiaires modernes, des salles VIP, une piste d’athlétisme et une tribune officielle climatisée. C’est un véritable cadeau pour la jeunesse et le monde sportif.

Pose de la première pierre de l’université de Sikasso

Un autre fait marquant est la pose de la première pierre de la future grande université de Sikasso par le président Goïta. L’Université de Sikasso sera bâtie sur une superficie de 400 hectares dans la commune de Gongasso, située à une trentaine de kilomètres de Sikasso. 

Cet établissement comprendra six facultés, quatre grands instituts, un campus pédagogique moderne numérisé, un service de documentation commun, des logements pour professeurs, un internat pour étudiants, une maison des hôtes, un centre de santé et des centres de loisirs.

Lancement officiel du plan national de réponse à l’insécurité alimentaire 2024 

Le président Goïta ne se contentera pas de bâtir des infrastructures. Il nourrira aussi l’espoir d’un Mali sans famine. Le Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire 2024 sera un cri de solidarité envers les plus vulnérables du Mali. Ce plan vise à venir en aide à des millions de compatriotes, notamment par la distribution gratuite de plus de 20 000 tonnes d’aliments. 

Il inclut également la vente de plusieurs tonnes de riz à prix subventionnés, la mise en œuvre de facilités alimentaires au bénéfice des milliers de ménages vulnérables en denrées de première nécessité, la distribution plusieurs tonnes d’aliments pour le bétail, des centaines tonnes d’aliments pour alevins, et des centaines de tonnes d’aliments pour volaille, etc.

À travers ces initiatives de développement socioéconomique, le président Goïta démontre encore une fois son engagement constant envers ses compatriotes de Sikasso et du Mali tout entier. 

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Sikasso

21 juin 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UneAnalyses

L’AES, une croissance lente mais solide

by Chiencoro 21 juin 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Depuis sa création le 16 septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, peine à décoller. Face aux récentes turbulences politiques, cette coalition cherche à s’enraciner pour résister aux défis régionaux et internationaux.

Lorsqu’un arbre veut pousser plus haut et demeurer résistant aux vents violents, il prend le temps pour bien enfoncer ses racines dans le sous-sol. Cette métaphore illustre parfaitement la situation actuelle de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Depuis sa fondation, cette alliance a rencontré plusieurs obstacles, faisant douter certains de sa viabilité et alimentant les soupçons de manipulation politique de la part de ses dirigeants. La récente campagne orchestrée contre le président burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, a renforcé ces doutes et poussé les plus sceptiques à croire que cette coalition ne verrait jamais le jour. Pour eux, la chute de Traoré marquerait le début d’un printemps pour l’Afrique de l’Ouest.

Devoir d’assistance et de secours entre Parties

Cependant, au cœur de cette confusion au Burkina Faso, un signe fort de solidarité entre ces pays a émergé : le déploiement de militaires maliens au pays des hommes intègres pour soutenir le capitaine Ibrahim Traoré. Ce geste est en accord avec la Charte du Liptako-Gourma, qui stipule en son article 6 que « toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou plusieurs Parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres Parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les Parties, de manière individuelle ou collective, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité au sein de l’espace couvert par l’Alliance ».

La création d’une monnaie commune pour l’AES et la sortie des trois pays du Franc CFA est une attente fervente des populations de ces nations. Elles aspirent à se libérer des vestiges de la colonisation et à quitter aussi l’Union monétaire et économique de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), après leur départ de la CEDEAO. Cette décision intervient suite aux menaces incessantes de la CEDEAO de vouloir intervenir de force pour déloger de la présidence du Niger le général Abdrahamane Tchiani, Président de la transition. Les sanctions qualifiées d’« injustes, illégitimes et inhumaines » imposées au Mali et au Burkina Faso après les coups d’État successifs ont envenimé les relations avec cette organisation régionale.

Patience et la résilience

« Burkina, Mali et Niger concluent une alliance. Dans ces trois pays, déjà menacés par les insurrections djihadistes, les militaires ont pris le pouvoir et entendent s’épauler mutuellement pour faire face à l’hostilité de la CEDEAO qui a menacé le Niger d’une intervention militaire », lit-on dans la Charte du Liptako-Gourma. Malgré ces engagements et les nombreuses réunions des ministres des Affaires étrangères, des ministres de l’Économie et des Finances, et des patrons de la Défense nationale de l’AES, les progrès tangibles se font attendre. Le sommet des chefs d’État, censé donner un coup d’accélérateur à la naissance de cette alliance, tarde toujours à se tenir.

Pourtant, il est crucial de noter que les trois pays continuent de s’appuyer militairement, notamment pour protéger leur frontière commune, connue sous le nom de zone des trois frontières. Cette collaboration prouve que l’Alliance des États du Sahel n’est pas un projet mort-né, mais qu’elle prend le temps nécessaire pour fortifier ses bases et résister aux adversités. La patience et la résilience sont les maîtres-mots de cette entreprise.

« Qui veut aller loin ménage sa monture »

Face à l’adversité, la stratégie adoptée par les dirigeants de l’AES ressemble à celle de quiconque souhaite bâtir sur des fondations solides. « Qui veut aller loin ménage sa monture », dit le proverbe. Les dirigeants de l’AES comprennent que pour construire une structure durable, il faut prendre le temps de renforcer ses bases. Les retards et les défis ne sont donc pas des signes de faiblesse, mais plutôt des indications que les bases de cette alliance sont en train d’être solidement établies.

Malgré les doutes et les scepticismes, l’Alliance des États du Sahel se forge lentement mais sûrement. Comme un arbre qui enfonce profondément ses racines pour mieux affronter les tempêtes, l’AES prend le temps de se consolider avant de s’élever. Les défis actuels, bien que nombreux, sont surmontables avec la solidarité et la détermination des peuples et des dirigeants de ces nations. L’AES n’est pas une manipulation politique ou un projet éphémère, mais une réelle ambition de souveraineté et de stabilité pour l’Afrique de l’Ouest.

Chiencoro Diarra 

21 juin 2024 0 comments
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BCEAO RCI
Économie

Paiements 24 h/24 et 7 j/7 : l’UEMOA transforme ses transactions

by Sahel Tribune 20 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé, ce jeudi 20 juin 2024, avec enthousiasme le lancement de la phase pilote de son système de paiement instantané interopérable pour l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Prévu pour démarrer le lundi 22 juillet 2024, ce système marque une avancée majeure dans le secteur financier de la région.

Ce nouveau système de paiement instantané est conçu pour fonctionner en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Selon la BCEAO, cette initiative vise à « mettre en place un système de paiement instantané interopérable », qui pourra gérer des transactions de toute nature, peu importe le type de compte. Cela inclut les comptes bancaires traditionnels, les comptes de monnaie électronique, les institutions de microfinance, et les établissements de paiement connectés au système interopérable.

Promotion de l’inclusion financière

La BCEAO a souligné que cette plateforme permettra d’offrir une variété de services conçus pour « simplifier les transactions quotidiennes des usagers et stimuler l’innovation financière ». Les usagers pourront désormais effectuer des transferts et des paiements instantanés vers des comptes de bénéficiaires, même si ceux-ci sont hébergés dans des institutions financières différentes de celles des expéditeurs. Les fonds seront disponibles immédiatement, ce qui représente une avancée significative par rapport aux délais de traitement traditionnels.

En outre, les commerçants pourront bénéficier de cette nouvelle infrastructure en acceptant les paiements via des QR codes interopérables ou en envoyant des demandes de paiement. Cela promet de « standardiser la fourniture des services financiers aux entreprises », facilitant ainsi les transactions commerciales et réduisant les barrières à l’acceptation des paiements électroniques.

L’une des ambitions déclarées de cette initiative est de promouvoir l’inclusion financière au sein de l’UEMOA. La BCEAO a affirmé que cette nouvelle infrastructure est « conforme aux normes internationales en matière de sécurité des systèmes de paiement ». En fournissant un accès plus large et plus équitable aux services financiers, la BCEAO espère réduire les inégalités économiques et offrir de nouvelles opportunités aux populations non bancarisées ou sous-bancarisées.

Analyse et perspectives

La mise en place de ce système de paiement instantané interopérable s’inscrit dans une tendance mondiale visant à moderniser les infrastructures financières pour répondre aux besoins d’une économie de plus en plus numérisée. En facilitant les paiements rapides et sécurisés, cette initiative pourrait également attirer davantage d’investissements dans la région, en rassurant les entreprises sur la robustesse et l’efficacité des systèmes financiers locaux.

Cependant, la réussite de ce projet dépendra de l’adoption par les institutions financières et les usagers. Il sera crucial pour la BCEAO de mener des campagnes de sensibilisation et de formation pour garantir une utilisation optimale de cette nouvelle plateforme. Les défis technologiques et logistiques devront être surmontés pour assurer une intégration fluide et une interopérabilité complète entre les différents acteurs du marché.

Le lancement de la phase pilote du système de paiement instantané interopérable de l’UEMOA par la BCEAO est une étape décisive vers la modernisation des transactions financières dans la région. En facilitant des paiements rapides, sécurisés et interopérables, cette initiative promet de transformer le paysage financier ouest-africain, en favorisant l’inclusion financière et en stimulant l’innovation. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de cette infrastructure sur l’économie régionale et la vie quotidienne des citoyens.

Oumarou Fomba 

20 juin 2024 0 comments
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Le capitaine Traoré
A la UnePolitique

Le capitaine Traoré répond : « On ne fuit pas. On ne recule pas, on n’abandonne pas. »

by Chiencoro 20 juin 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a décidé de jouer les psychologues en chef ce jeudi matin. Sa destination ? La radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), récemment secouée par un incident de tir à la roquette le 12 juin dernier. On aurait pu croire à une attaque ciblée, mais non, c’était un simple accident — de ceux que seule une mauvaise manipulation d’armes peut engendrer. Mais pourquoi a-t-il attendu une semaine pour venir rassurer ses troupes médiatiques ?

Imaginez la scène : Traoré, d’une voix posée, explique au personnel de la RTB que l’incident est survenu lors d’une relève de garde. Un soldat un peu trop zélé a déclenché par mégarde une roquette, blessant quelques-uns de ses camarades. Heureusement, ils sont maintenant hors de danger. Quant aux employés de la RTB, ils ont eu droit à un suivi psychologique de la part de l’infirmerie présidentielle — un geste rassurant en ces temps de tension. Mais ce retard dans la réaction présidentielle n’a fait qu’alimenter les rumeurs et les spéculations.

« Nous sommes là »

Pourquoi ce délai d’une semaine avant de rendre visite ? Une question que beaucoup se posent. Était-ce un temps nécessaire pour maîtriser parfaitement la situation et préparer une réponse adéquate ? Ou bien est-ce la marque d’une hésitation, d’un doute quant à la manière de gérer cette crise ? Le silence de Traoré a laissé le champ libre à toutes sortes d’interprétations et de fake news. Une communication plus rapide aurait peut-être permis de couper court aux rumeurs dès le départ.

L’épisode aurait pu rester une anecdote, mais voilà, les fake news s’en sont mêlées. Des rumeurs de mutinerie ont couru sur les réseaux sociaux et certains médias. Le Capitaine Traoré, en bon chef d’orchestre, a joué les démentis. « Il n’en est absolument rien », a-t-il martelé. « Nous sommes là. Nous ne fuyons pas. Nous ne reculons pas. Nous n’abandonnons pas. » Autant dire qu’il n’a pas mâché ses mots face aux « ennemis de la nation ». Mais n’aurait-il pas été plus efficace de prendre la parole plus tôt, avant que les rumeurs ne se propagent ?

Appel à la vigilance et à la résistance contre la désinformation

Et que dire des médias occidentaux, ces « manipulateurs » qui, selon Traoré, déforment la réalité ? Le Président les a mis en garde, tout comme les médias nationaux qui se font les échos de ces fausses informations. C’est un appel à la vigilance et à la résistance contre la désinformation qu’il a lancé à la jeunesse burkinabè. Cependant, cette dénonciation des médias étrangers n’est-elle pas une diversion pour détourner l’attention des critiques internes sur la gestion de l’incident ?

Dans cette ambiance de clarification, le Président a aussi levé le voile sur les mouvements d’avions et d’hélicoptères observés après l’incident. Non, il ne s’agissait pas d’une tentative de fuite, mais d’une opération militaire à Mansila, menée pour renforcer les troupes sur place. Six vols d’Ilyushin transportant du matériel des Nations Unies ont également atterri à Ouagadougou, une mission de l’UNMAS en cours d’achèvement. Là encore, on peut se demander pourquoi ces précisions n’ont pas été données plus tôt pour apaiser les esprits.

Le Burkina Faso reste un pays fréquentable

Le message de Traoré aux Burkinabè est clair : restez sereins, ne vous laissez pas manipuler. Aux investisseurs, il lance un appel rassurant : « Le Burkina Faso reste un pays fréquentable. » Et pour ceux qui complotent depuis l’extérieur ? Ils n’ont qu’à bien se tenir. Le Capitaine Traoré promet d’agir « de façon très ferme ». Mais au-delà des promesses et des déclarations de fermeté, c’est la gestion de l’information qui est en jeu. Comment s’assurer que les citoyens reçoivent des informations claires et précises en temps opportun ?

Le Président Ibrahim Traoré ne se contente pas de diriger. Il rassure, il clarifie, il motive. En visitant la RTB, il a montré que face à la confusion et aux rumeurs, le silence n’est pas une option. La communication maîtrisée, proactive, est la clé pour maintenir la confiance et l’unité. Parce qu’au final, un peuple bien informé est un peuple fort et résilient. Cependant, cette situation met en lumière une question essentielle : pourquoi attendre si longtemps avant de communiquer ? Une réponse rapide et transparente est souvent la meilleure stratégie pour éviter les malentendus et les spéculations.

Chiencoro Diarra 

20 juin 2024 0 comments
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