Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
dimanche,14 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Des migrants
ActuBillet d'humeur

Billet. Migrants refoulés : le syndrome de la porte fermée

by Chiencoro 13 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Expulsés sans ménagement, refoulés comme de simples indésirables, plus de 500 Maliens et des centaines de Sénégalais ont été renvoyés de Mauritanie ces derniers jours. Officiellement, il s’agit de lutter contre l’immigration irrégulière. Officieusement, c’est une autre histoire : tracasseries, rafles, et humiliations en cascade. Entre exigences sécuritaires et réalités humaines, l’Afrique de l’Ouest semble avoir du mal à accorder ses violons sur la libre circulation.

La scène est presque banale, tristement ordinaire. Un énième convoi de Maliens débarqués sans ménagement à Gogui, rejetés par la Mauritanie comme des indésirables. L’histoire, hélas, n’a rien d’inédit. Des centaines d’âmes en quête d’un avenir meilleur, renvoyées sans cérémonie, sur le simple fondement d’un papier manquant, d’un titre de séjour expiré.

L’essentiel est ailleurs

Et comme à chaque vague de refoulement, les mêmes discours, les mêmes justifications. « Chaque pays est souverain », répète-t-on à Nouakchott. « Nous n’avons fait qu’appliquer la loi », renchérissent les autorités mauritaniennes, soucieuses de rappeler que la migration clandestine est une menace pour l’ordre public et la sécurité nationale. Car, voyez-vous, derrière ces Maliens expulsés, il y aurait – sous-entendu à peine voilé – les ombres du crime organisé, du trafic d’êtres humains et, bien sûr, du terrorisme.

La ficelle est grosse, mais elle a le mérite d’être efficace. La Mauritanie, terre de transit devenue gardienne du temple européen, joue son rôle de gendarme sous les applaudissements discrets de ses partenaires occidentaux. Qu’importe si des ONG, comme l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), dénoncent des rafles arbitraires et des expulsions aveugles. Qu’importe si, parmi les refoulés, certains avaient bel et bien leurs papiers en règle. L’essentiel est ailleurs. Montrer que l’État contrôle ses frontières, que la « pression migratoire » est sous contrôle.

L’hospitalité, un luxe et la solidarité, une simple chimère

Mais au-delà du cas mauritanien, cette énième expulsion met en lumière une réalité bien plus cruelle. L’Afrique de l’Ouest n’est pas cette belle communauté intégrée qu’on nous vend depuis des décennies. L’idéal panafricain de la libre circulation, inscrit dans les textes de la CEDEAO, se heurte ici à la froide réalité des expulsions massives. Hier, c’était l’Algérie qui renvoyait ses migrants subsahariens dans le désert. Aujourd’hui, c’est la Mauritanie qui ferme la porte. Et demain ?

Pendant ce temps, à Dakar, le gouvernement sénégalais hausse timidement le ton. La ministre des Affaires étrangères, Yacine Fall, parle de « traitements inhumains », promet des discussions avec Nouakchott, mais sans grand espoir d’un revirement immédiat. Que valent quelques protestations diplomatiques face à la logique implacable de la fermeture des frontières ?

Ainsi va le monde des sans-papiers africains, ballotés au gré des calculs géopolitiques, traités comme de simples chiffres dans des statistiques sécuritaires. Chassés d’un pays, rejetés par un autre, ils errent sans fin, pris au piège d’un continent où l’hospitalité est devenue un luxe et la solidarité, une simple chimère.

Chiencoro Diarra

13 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Vaccination des enfants
ActuSanté

Lutte contre le paludisme : le Mali reçoit près d’un million de doses du premier vaccin

by Sahel Tribune 13 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Près d’un million de doses du premier vaccin contre le paludisme sont arrivées au Mali, marquant une avancée majeure pour la santé des enfants. Déployé dès avril 2025, ce vaccin s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre cette maladie, qui reste l’une des principales causes de mortalité infantile dans le pays.

Malgré les efforts déployés ces dernières années, le paludisme demeure un problème de santé publique majeur au Mali. Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme de 2021, la prévalence nationale est de 19 %, avec des taux alarmants dans les régions de Mopti (27 %), Sikasso (26 %), Ségou (26 %), Koulikoro (23 %) et Kayes (12 %). En 2024, la maladie représentait 38 % des cas de morbidité, avec plus de 3,4 millions de cas confirmés, dont 1,1 million de cas graves et près de 1 500 décès.

Un engagement fort du gouvernement et de ses partenaires

L’arrivée du vaccin contre le paludisme au Mali illustre l’engagement des autorités maliennes dans la lutte contre cette maladie qui reste l’une des principales causes de mortalité infantile. Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, considère cette avancée comme une étape décisive pour améliorer la santé des enfants et réduire l’impact du paludisme dans le pays.

Le ministre de la Santé et du Développement social, Medecin-Colonel Assa Badiallo Touré, a salué cette initiative en soulignant les efforts constants des plus hautes autorités maliennes pour combattre le paludisme. « Ce vaccin arrive à un point nommé et démontre une fois de plus les efforts des plus hautes autorités du Mali dans la lutte contre le paludisme, qui est l’une des premières causes de mortalité et de morbidité des enfants dans notre pays », déclare-t-elle.

En outre, le gouvernement malien bénéficie du soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre de ce programme de vaccination. GAVI, l’UNICEF et l’OMS jouent un rôle essentiel dans l’acheminement des doses et l’accompagnement des autorités sanitaires maliennes. Ce partenariat international reflète l’importance d’une collaboration étroite pour garantir le succès du déploiement du vaccin et assurer une couverture vaccinale efficace dans les régions les plus touchées.

Un déploiement progressif et ciblé

Le déploiement du vaccin contre le paludisme au Mali débutera en avril 2025 et ciblera 19 districts prioritaires répartis dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti, où la prévalence de la maladie est particulièrement élevée. Destiné aux enfants âgés de 5 à 36 mois, le vaccin sera administré en cinq doses : trois premières à quatre semaines d’intervalle, suivies de deux rappels annuels en mai ou juin, avant la période de transmission la plus intense. Ce calendrier vise à assurer une protection optimale contre le paludisme chez les jeunes enfants, les plus vulnérables face à cette maladie.

L’UNICEF considère cette arrivée comme une avancée majeure dans la lutte contre le paludisme au Mali. Le Dr Pierre Ngom, représentant de l’UNICEF dans le pays, a souligné l’importance historique de ce moment, rappelant que ce vaccin est l’aboutissement de 35 ans de recherche scientifique. « L’arrivée de ce vaccin est un tournant pour les enfants maliens. Nous attendions ce jour avec impatience. Ce vaccin est l’aboutissement de 35 ans de recherche et va permettre de sauver des vies ».

Un vaccin, mais pas une solution unique

Bien que le vaccin contre le paludisme représente une avancée majeure, il ne constitue pas une solution unique pour éradiquer la maladie. L’UNICEF et l’OMS insistent sur la nécessité de poursuivre les stratégies de prévention déjà en place. L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, la chimioprophylaxie saisonnière, le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes et la pulvérisation intra-domiciliaire restent des mesures essentielles pour limiter la transmission du paludisme et protéger les populations les plus vulnérables.

Le Dr Kabore Patrick, représentant de l’OMS au Mali, rappelle que le vaccin doit être intégré dans une approche globale de lutte contre la maladie. « Les vaccins sont un outil clé pour sauver des vies d’enfants, mais nous devons continuer à utiliser toutes les stratégies disponibles pour lutter efficacement contre le paludisme. ».

L’UNICEF, en tant que principal acheteur mondial de vaccins, s’engage à garantir un approvisionnement régulier pour les enfants vivant dans les zones endémiques. Alors que le Mali se prépare à ce programme de vaccination, les autorités sanitaires et leurs partenaires espèrent que cette initiative marquera une avancée durable dans la lutte contre le paludisme et la protection de la santé des enfants.

Ibrahim K Djitteye

13 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des leaders politiques réunis pour la relecture de la charte des partis politiques
A la UneAnalyses

Partis politiques au Mali : l’heure du grand ménage a-t-elle sonné ?

by Sahel Tribune 13 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La classe politique malienne se trouve à un tournant décisif. Dans un effort de rationalisation et de moralisation de la vie publique, les partis réunis au sein du Forum des Partis et Mouvements politiques (FPMP) et de l’Initiative des Partis politiques pour la Charte (IPAC), ont présenté au gouvernement un document de propositions pour la relecture de la Charte des partis politiques. Réduction de leur nombre, lutte contre le nomadisme politique et encadrement du financement public figurent parmi les mesures phares, dans un contexte où la défiance des citoyens envers les formations politiques ne cesse de croître.

Avec plus de 200 partis politiques, le Mali souffre d’une fragmentation excessive qui nuit à la clarté du jeu démocratique. Le gouvernement de transition, à travers le ministère chargé des réformes politiques, a donc sollicité les formations politiques pour proposer des solutions de rationalisation. Les réponses n’ont pas tardé.

Vers une restructuration radicale du multipartisme

Dans un document commun, les signataires prônent une réduction du nombre de partis par des mesures incitatives, la fin du nomadisme politique — pratique qui permet à un élu de changer de camp en cours de mandat — et l’interdiction des alliances entre l’opposition et la majorité. « Un parti d’opposition ne peut en aucun cas s’allier avec un parti de la majorité », stipule clairement le texte.

Loin d’être un simple toilettage administratif, cette réforme ambitionne aussi de mettre un terme à certaines pratiques dénoncées de longue date. Parmi elles, la corruption électorale, jugée endémique, et l’achat de conscience lors des scrutins. « Ces dérives constituent des freins à l’expression d’une véritable démocratie », clament les signataires, qui réclament un contrôle strict du financement public des partis par la Cour des comptes.

Autre mesure phare : l’institutionnalisation du statut du Chef de file de l’opposition, qui bénéficierait désormais d’un cadre légal renforcé et de certains avantages administratifs, comme l’attribution d’un passeport de service à condition que son parti dispose d’au moins 400 élus municipaux ou 5 députés.

Une classe politique sous pression

Cette volonté de réforme intervient dans un contexte où les partis politiques sont de plus en plus contestés. Accusés d’être déconnectés des réalités populaires, d’incarner un système de clientélisme et de se livrer à des querelles intestines, les formations politiques peinent à regagner la confiance des citoyens.

Les derniers scrutins ont été marqués par des taux de participation historiquement bas, et la population exprime une indifférence croissante vis-à-vis du jeu politique. Les partis politiques sont perçus comme des instruments au service des élites plutôt que des espaces d’expression du peuple, note un observateur.

Malgré les déclarations d’intention, plusieurs formations restent réticentes à ces réformes. Deux grands partis — la CODEM et le RPM — n’ont pas signé le document final. Pourquoi ? Certains y voient une manœuvre d’éviction des partis traditionnels, d’autres dénoncent une tentative de musellement sous couvert de rationalisation.

En coulisses, les débats sont vifs. Faut-il aller vers un bipartisme imposé ? Qui sera arbitre des nouvelles règles du jeu ? Quel sera l’avenir des petits partis ? Autant de questions qui agitent la classe politique.

L’État arbitre, mais jusqu’où ?

Si le gouvernement se félicite de l’esprit de concertation, la tentation d’un encadrement plus strict du champ politique est bien réelle. L’État veut désormais un suivi renforcé des partis, notamment via un contrôle rigoureux de leurs finances et une présence administrative aux assemblées générales constitutives des nouvelles formations.

À terme, une nouvelle question pourrait émerger : la relecture de la Charte des partis politiques vise-t-elle à renforcer la démocratie ou à mieux contrôler le pluralisme ?

Derrière la réforme se cache un autre enjeu : celui du rapport entre les forces politiques et le pouvoir en place. Entre volonté de refondation et velléités de contrôle, le Mali cherche encore son équilibre démocratique.

A.D

13 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Insécurité entre avril et juin 2020 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali
ActuSécurité

Le Sahel, entre terrorisme et guerre d’influence entre grandes puissances 

by Sahel Tribune 12 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Sahel demeure l’épicentre du terrorisme mondial, où conflits, rivalités géopolitiques et exploitation des ressources alimentent une violence sans fin, mettant en péril la stabilité de toute la région.

L’Indice mondial du terrorisme 2025 dresse un tableau alarmant. Le Sahel demeure la région la plus touchée par le terrorisme, concentrant plus de la moitié des décès liés aux attaques djihadistes dans le monde. Le Burkina Faso, bien qu’ayant enregistré une légère baisse du nombre d’attaques, reste le pays le plus meurtrier en matière de terrorisme, représentant un cinquième des décès globaux. Pendant ce temps, le Niger subit une explosion de la violence terroriste, avec une hausse de 94 % des morts en une seule année.

Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus complexe : un choc des influences où se croisent luttes de pouvoir, réorientations géopolitiques et exploitation des ressources naturelles. La France, longtemps puissance dominante dans la région, replie ses troupes, laissant un vide rapidement comblé par la Russie et la Chine, qui cherchent à redéfinir le rapport de force au Sahel.

Un terrain miné par la guerre et l’instabilité politique

Depuis plus d’une décennie, le Sahel est devenu le théâtre d’une guerre asymétrique, où s’opposent groupes djihadistes, forces armées nationales et des formateurs étrangers étrangers. L’État islamique au Sahel (EIS), autrefois affaibli, se réorganise et étend son emprise, tandis que le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, poursuit son offensive contre les États fragiles de la région.

Les militaires au pouvoir à Bamako, Ouagadougou et Niamey ont fait de la lutte antiterroriste une priorité, rompant avec les Anciennes Alliances et misant sur de nouveaux partenariats. L’arrivée des forces russes marque une rupture stratégique majeure, notamment avec le départ des troupes françaises, en 2022 et de la mission onusienne MINUSMA du Mali, en décembre 2023.

Cependant, les résultats de ces nouveaux choix restent mitigés. Si le nombre d’attaques au Burkina Faso a légèrement diminué, les groupes terroristes se déplacent et renforcent leur présence dans d’autres pays, notamment au Niger et au Togo, qui a connu sa pire année en matière de terrorisme depuis la création de l’indice mondial du terrorisme.

L’or et l’uranium, carburants du terrorisme au Sahel

Le terrorisme au Sahel n’est pas uniquement motivé par une idéologie religieuse radicale. Les ressources naturelles de la région sont devenues un enjeu stratégique majeur, alimentant le chaos et attirant toutes sortes d’acteurs, des États aux groupes armés en passant par les multinationales.

L’or du Mali et du Burkina Faso, l’uranium du Niger sont au cœur des convoitises. Les groupes djihadistes contrôlent plusieurs sites miniers artisanaux, générant des millions de dollars de revenus grâce aux taxes illégales imposées aux travailleurs. Cette manne financière leur permet d’acheter des armes, de recruter et de financer leur expansion.

À cela s’ajoute le réalignement des puissances étrangères : la Russie consolide sa présence militaire, tandis que la Chine investit dans l’exploitation minière et les infrastructures, posant ainsi les bases d’une influence durable dans la région.

Quel avenir pour le Sahel ?

L’échec des stratégies militaires conventionnelles dans la région prouve que la guerre contre le terrorisme ne peut être uniquement une affaire de bombes et de fusils. L’instabilité politique, la pauvreté, l’absence d’accès aux services de base et l’exploitation des ressources naturelles par des acteurs extérieurs continuent de nourrir le cycle de la violence.

Tant que les États sahéliens resteront structurellement fragiles, incapables de répondre aux besoins de leurs populations, les groupes djihadistes auront toujours un terrain fertile pour recruter et se renforcer. Le départ de la France et l’arrivée d’autres acteurs ne changent pas la donne si les causes profondes du terrorisme ne sont pas adressées.

Le Sahel brûle, et le monde regarde. Mais combien de temps encore avant que les flammes ne se propagent bien au-delà de la région ?

A.D

12 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des étudiants dans un amphithéâtre. Image d'illustration.
A la UneÉducation

Ramadan et études : comment les élèves et étudiants gèrent-ils les longues journées de jeûne ?

by Cheickna Coulibaly 12 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 6 minutes read

Le mois de Ramadan est une période marquée par la spiritualité et la dévotion, mais il représente également un véritable défi pour les élèves et étudiants, qui doivent jongler entre le jeûne et leurs obligations académiques. Entre la fatigue, la baisse de concentration et l’adaptation des emplois du temps, chacun tente de trouver un équilibre pour réussir à concilier études et pratique religieuse.

Pour les étudiants, l’adaptation de l’emploi du temps est souvent cruciale. Mahamar Attaher Touré, responsable de classe, témoigne de sa démarche proactive pour mieux gérer son emploi du temps pendant le Ramadan : « J’ai négocié avec mes professeurs pour décaler les cours à 11 h. Cela permet aux étudiants de se reposer et de réviser entre 6 h et 10 h, ce qui m’aide à mieux suivre en classe. » Une organisation qui semble porter ses fruits, car elle lui permet de rester attentif et de mieux assimiler les cours.

Cependant, d’autres étudiants adoptent des stratégies différentes pour tirer parti de la nuit. Ibrahim Yalcouyé préfère réviser après 21 h, lorsque son énergie revient. Francis Koné, lui, choisit de réviser tard dans la nuit, utilisant son téléphone pour enregistrer les cours et les réécouter plus tard. Ces méthodes permettent à chacun de mieux se concentrer lorsque la fatigue du jour commence à se faire sentir.

La fatigue et la concentration en classe

La difficulté principale du Ramadan reste la baisse de concentration. Mamadou Traoré, citant un proverbe bambara « Bôrô langôlo tè djô » autrement dit, un sac vide ne se tient pas debout, confirme que l’attention devient plus difficile à partir de midi : « De 8 h à 12 h, on peut se débrouiller, mais après, c’est très dur. »

Un constat partagé par Moussa Traoré, lycéen, qui affirme que jeûner et suivre les cours n’est pas facile. « Je jeûne et je vais à l’école. Le matin ça va, mais l’après-midi, je suis souvent épuisé et j’ai du mal à suivre. Parfois, je m’endors en classe, surtout quand il fait chaud », affirme-t-il. En ce qui concerne son emploi du temps à l’école, il explique : « À l’école, on a des cours du soir d’habitude, mais pendant le Ramadan, on finit la journée à 14 h. Ça nous aide un peu car on peut rentrer tôt et se reposer avant de réviser. Je révise mes leçons après la rupture du jeûne ou tôt le matin avant de manger. Ce n’est pas facile, mais on s’adapte car le jeûne est tout aussi important ».

Pour certains, la difficulté réside non seulement dans la fatigue physique, mais aussi dans l’impact du jeûne sur l’énergie. Mariam Diarra confie : « Mon plus grand défi, c’est de ne pas pouvoir manger suffisamment après la rupture. Ça affecte directement ma concentration. Comme on dit : “Ventre affamé n’a point d’oreilles.” »

Des stratégies pour mieux gérer

Pour aider les élèves à mieux gérer leur journée, certaines écoles réorganisent les emplois du temps pendant le Ramadan, en particulier pendant la saison chaude. Ainsi, des cours du soir sont suspendus pour offrir un temps de repos aux élèves et à leurs encadreurs. M. Aliou Konaté, enseignant en secondaire, témoigne : « Nous essayons de programmer les matières les plus complexes le matin, lorsque les élèves sont encore frais. Nous évitons aussi les activités physiques intenses et suspendons les cours du soir pour leur permettre de se reposer. »

Mari Souleymane Diarra, étudiant, parle également de l’effort supplémentaire demandé pendant ce mois : « Il faut redoubler d’efforts, surtout avec les trajets entre l’université et la maison. C’est compliqué. Si on n’étudie pas sérieusement, ça devient vraiment difficile. Même si le jeûne et les études ne font pas toujours bon ménage avec notre emploi du temps chargé, on trouve des solutions. » Une résilience partagée par de nombreux étudiants qui s’habituent progressivement aux difficultés imposées par cette période.

Francis Koné explique de son côté : « En classe, la concentration est souvent affectée par le jeûne, mais on gère ça avec foi et courage. Je commence mes révisions vers 23 h, quand mon corps a eu un peu de repos. Parfois, lorsque je suis fatigué en classe, j’enregistre les cours avec mon téléphone pour les réécouter chez moi. »

Le défi des examens pendant le Ramadan

La période du Ramadan coïncide souvent avec la saison des examens, ce qui complique encore davantage l’organisation des élèves et étudiants. Mahamar Attaher Touré raconte : « Mon cas est particulier. Le week-end, je travaille à la boutique et, parfois, dès le lundi, j’ai des devoirs ou examens. La semaine prochaine, j’ai quatre examens et un devoir. Ce n’est pas simple, mais je révise dès que je peux, après la rupture ou tôt le matin. C’est dur, mais on s’adapte. »

Mariam Diarra doit également jongler entre révisions et jeûne : « Je prépare mes examens après la rupture ou avant l’aube. Certains enseignants comprennent cette situation et adaptent leurs cours pour nous aider. »

Une détermination sans faille

Malgré les défis, les élèves et étudiants relèvent le défi du Ramadan avec une grande détermination. Pour eux, il s’agit de trouver un équilibre entre leur spiritualité et leurs obligations académiques. Comme le dit Mari Souleymane Diarra : « Le jeûne est une obligation, tout comme la prière, et nous parvenons à concilier nos études et le Ramadan. La difficulté de ce mois est temporaire. Oui, parfois cela affecte notre concentration en classe, mais nous faisons de notre mieux pour gérer la situation. »

Avec organisation, résilience et volonté, les élèves et étudiants maliens parviennent à réussir à la fois leurs études et à observer ce mois particulier, une véritable preuve de leur engagement et de leur persévérance.

Cheickna Coulibaly                                                                                                                                                    Djénéba Yalcouyé, stagiaire 

12 mars 2025 0 comments
2 FacebookTwitterPinterestEmail
Formation des agents de l'AIGE
ActuPolitique

Modernisation du processus électoral : l’AIGE outille ses agents pour une mise à jour efficace du fichier électoral

by Sahel Tribune 12 mars 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’AIGE renforce les capacités de ses agents en lançant une formation sur l’application « Elector », un outil numérique destiné à optimiser la mise à jour du fichier électoral et à garantir la transparence du processus électoral.

L’Autorité indépendante de Gestion des Élections (AIGE) a franchi une nouvelle étape dans l’amélioration du processus électoral. Ce mardi 11 mars 2025, son Vice-président, Ousmane Traoré, a procédé au lancement officiel d’une session de formation à l’intention de quarante agents chargés de la mise à jour du fichier électoral. L’objectif : maîtriser l’application « Elector », un outil numérique destiné à optimiser la gestion et l’actualisation des données électorales.

Un enjeu crucial pour des élections fiables

Dans un contexte où la fiabilité du fichier électoral demeure un défi majeur pour la transparence du processus électoral, cette initiative de renforcement des capacités des agents de l’AIGE marque une avancée notable. La formation, qui se déroule au Département du Fichier électoral et de l’Informatique, vise à garantir une mise à jour rigoureuse et sécurisée des listes électorales, conformément aux dispositions de la Loi électorale.

L’événement a réuni plusieurs hauts responsables de l’AIGE. Ce qui dénote de l’importance de cette réforme. Parmi les personnalités présentes, on comptait le Commissaire superviseur du Fichier électoral, M. Komon Sanou, le Secrétaire général de l’AIGE, le Colonel Boussourou Dramé, ainsi que le Chef du Département du Fichier électoral et de l’Informatique, le Colonel Abdoulaye Sagara. Le Chef du Département des Opérations électorales, M. Léopold Konaté, a également pris part à la cérémonie. Cela témoigne ainsi de la coordination nécessaire entre les différentes branches de l’institution.

L’application « Elector », un outil au service de la modernisation

Loin d’être une simple mise à jour technique, l’introduction de l’application « Elector » répond à une volonté d’adaptation aux exigences de transparence et d’efficacité électorale. Cette plateforme numérique permettra d’améliorer la gestion des listes électorales en réduisant les erreurs et en accélérant le traitement des données, garantissant ainsi une meilleure crédibilité des scrutins à venir.

En rappel, la confection, la gestion, la mise à jour et la conservation du fichier électoral figurent parmi les principales prérogatives de l’AIGE, conformément aux dispositions de la Loi électorale. À travers cette formation, l’organe de gestion des élections réaffirme son engagement à garantir un processus électoral fiable et moderne.

Avec cette initiative, le Mali fait un pas supplémentaire vers des élections mieux organisées, sécurisées et inclusives, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans le système électoral national.

Oumarou Fomba 

12 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le CICR et la Croix-rouge malienne réunis
ActuSanté

Bilan 2024 : le CICR et la Croix-Rouge malienne renforcent leur engagement humanitaire

by Cheickna Coulibaly 12 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Le siège de la Croix-Rouge malienne (CRM) a accueilli, le 4 mars 2025, un café de presse coorganisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la CRM. Cet événement, réunissant une vingtaine de journalistes, visait à informer sur l’impact des activités humanitaires menées en 2024, tout en présentant les perspectives pour 2025.

Lors de son intervention, Emmanuel Lippolis, chef des Programmes du CICR, a détaillé les activités menées par la structure au courant de l’année écoulé dans plusieurs domaines notamment la santé, la réhabilitation physique et réintégration sociale, l’assistance d’urgence en vivres et biens ménagers essentiels, l’accès à l’eau potable, la Visite aux personnes privées de liberté, le rétablissement des liens familiaux, la promotion du droit des conflits armées et des principes humanitaires, etc. il a mis l’accent sur la continuité des efforts du CICR pour l’année 2025.    

Accompagnement des victimes et sensibilisation des communautés

En partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social, le CICR a apporté un soutien essentiel aux hôpitaux régionaux de Gao et Mopti, ainsi qu’aux centres de santé de Kidal et Ménaka. Grâce à la fourniture d’équipements médicaux, de médicaments et au renforcement du personnel, plus de 31 214 patients ont été pris en charge en 2024, dont 12 397 blessés.

Dans les zones touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires ont bénéficié d’un appui logistique et médical, incluant la fourniture de médicaments et d’équipements ainsi que le financement de primes au personnel. En parallèle, 3 structures de santé ont été réhabilitées pour améliorer l’accès aux soins 2024.

Face aux conséquences psychologiques, des violences, 46 assistants psychosociaux, dont 6 issus de la Croix-Rouge malienne, ont été déployées pour accompagner les victimes et sensibiliser les communautés aux impacts des conflits.

Le CICR et la CRM ont également offert des formations en premiers secours aux Forces de défenses et de sécurité et autres portants d’armes. Ainsi ce sont 996 personnes dont 88 femmes et 610 porteurs d’armes ont été formés à la stabilisation des blessés avant leur transfert vers une structure médicale en 2024.

Les activités de 2024 du CR Mali

En 2024, la Croix-Rouge malienne a mené plusieurs actions humanitaires notables pour soutenir les populations vulnérables à travers le pays. Voici un aperçu de leurs principales activités :

1. Lancement d’un plan de réponse d’urgence

Le 2 décembre 2024, la Croix-Rouge malienne a lancé un appel d’urgence de 5,6 milliards FCFA visant à assister plus de 200 000 personnes affectées par l’insécurité alimentaire, les inondations et les déplacements internes. Ce plan, prévu sur 12 mois, cible les régions de Koulikoro, Kayes, Ségou, Sikasso, Gao, Tombouctou, Mopti et le district de Bamako. 

2. Mobilisation de fonds pour les déplacés internes de Kamaneguela

En mars 2024, la Croix-Rouge malienne a organisé une campagne de collecte de fonds pour soutenir plus de 500 déplacés internes à Kamaneguela, dans la commune rurale de Tiakadougou-Niamakoro. Grâce à diverses initiatives, dont une soirée de bienfaisance et un téléthon, plus de 71 millions de FCFA ont été mobilisés, représentant plus de 70 % de l’objectif fixé. 

3. Partenariat avec le Croissant-Rouge qatari pour le développement durable

En juillet 2024, la Croix-Rouge malienne a renforcé sa collaboration avec le Croissant-Rouge qatari pour améliorer l’accès à l’eau potable et aux soins maternels dans les zones rurales. Ce partenariat vise à promouvoir un développement durable au bénéfice des communautés locales. 

4. Initiatives en santé et nutrition

En mai 2024, la Croix-Rouge malienne a lancé un programme visant à améliorer la santé des enfants en promouvant l’utilisation de farine enrichie. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts pour lutter contre la malnutrition infantile et assurer une croissance saine aux jeunes enfants. 

5. Soutien aux périmètres maraîchers avec systèmes photovoltaïques

En mars 2024, quatre sites maraîchers ont été présélectionnés pour bénéficier de systèmes photovoltaïques. Cette initiative vise à améliorer la productivité agricole et à promouvoir des pratiques durables parmi les communautés rurales. 

Perspectives et défis à venir

Malgré ces efforts, le CICR et la Croix-Rouge malienne alertent sur la persistance des défis humanitaires, notamment l’accès à certaines zones en raison de l’insécurité et le besoin croissant en ressources médicales. Les organisations appellent à un renforcement de la coopération avec les autorités et les partenaires internationaux pour garantir une réponse efficace et durable aux besoins des populations.

M. Mouhoum Maïga, a annoncé une augmentation du portefeuille d’assistance humanitaire, passant de 10 milliards FCFA en 2024 à plus de 11 milliards FCFA en 2025. Cette hausse, selon lui souligne l’engagement continu de la Croix-Rouge malienne pour répondre aux besoins des populations vulnérables, notamment dans les zones où l’État est absent.

Cheickna Coulibaly

12 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : une frappe de drone élimine un coordinateur terroriste de premier rang du...
Coupe du Monde 2026 : Le Maroc lance l’Afrique avec un nul de prestige...
PNEV au Mali : comment le Programme national d’éducation aux valeurs incarne la souveraineté...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close