Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
jeudi,7 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Dirigeants africains
A la UneAnalyses

Tribune. Assimi Goïta, Ibrahim Traoré, Bassirou Faye… cette nouvelle génération de dirigeants qui bousculent l’ordre établi

by Sahel Tribune 19 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un vent de souveraineté souffle sur l’Afrique. De Bamako à Dakar, une nouvelle génération de dirigeants africains impose sa marque. Ils rejettent la soumission aux puissances étrangères et réaffirment la souveraineté du continent. Entre rupture avec le passé, réformes profondes et alliances stratégiques, ces dirigeants tracent la voie d’une Afrique qui se veut enfin maîtresse de son destin.

L’Afrique, cette terre de grandes civilisations, de richesses incommensurables et d’une résilience à toute épreuve, est restée trop longtemps sous le joug des influences extérieures. Depuis les indépendances, la souveraineté politique et économique du continent n’a été qu’une illusion. Derrière les symboles et les discours, l’ombre des anciennes puissances coloniales n’a cessé de dicter sa loi. Elles ont façonné des élites dociles et conditionnées à gouverner selon les intérêts étrangers. Un conditionnement aldousien, savamment orchestré pour que l’Afrique ne s’appartienne jamais totalement.

« L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même… »

Mais l’histoire n’est pas figée. Depuis 2020, un vent nouveau souffle sur le continent. Un vent de rupture, de reconquête et de réaffirmation de soi. Ce vent, c’est celui d’une nouvelle génération de dirigeants, plus jeunes, plus audacieux, qui osent défier les dogmes établis et redessiner l’avenir de leurs nations. Au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, au Sénégal et même en Côte d’Ivoire (en quelque sorte), une ère nouvelle s’ouvre, portée par des hommes qui refusent la soumission et revendiquent la souveraineté.

Le Mali, sous la houlette du Général Assimi Goïta, a donné le ton. Dénonciation des accords de défense avec la France, refonte du code minier, révision de la Constitution. Tout a été entrepris pour redonner au peuple malien le contrôle de son destin. Cette audace a inspiré d’autres nations. Le Burkina Faso du Capitaine Ibrahim Traoré et le Niger du Général Abdourahamane Tiani ont suivi la voie tracée, en créant avec le Mali la Confédération des États du Sahel (AES) en juillet 2024. Une alliance inédite, fondée sur une vision panafricaine assumée et sur la volonté de bâtir une défense commune, sans interférences extérieures.

Mais le mouvement ne s’arrête pas là. Le Sénégal, avec l’arrivée au pouvoir du duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, affiche clairement ses ambitions souverainistes. « L’Afrique doit compter d’abord sur elle-même pour son développement », a martelé le Président Faye lors de la 42e session du Comité d’Orientation de l’AUDA-NEPAD. L’enjeu est de former une jeunesse prête à affronter les défis technologiques et économiques du futur sans tendre éternellement la main aux anciens maîtres.

La révolte des « esclaves »

D’autres États observent cette dynamique et semblent prêts à s’y engager. Le Tchad de Mahamat Idriss Déby, la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara (une autre génération qui pourra difficilement suivre cette nouvelle génération), bien que plus mesurés, sentent eux aussi que l’Afrique est à la croisée des chemins. L’heure de la révolte des « esclaves » aurait-elle sonné ? Assiste-t-on à la « dialectique du maître et de l’esclave », version africaine ?

Une chose est sûre. Cette génération de dirigeants incarne une promesse de rupture avec le passé, une chance inespérée de réussite et de progrès pour l’Afrique. Désormais, la souveraineté n’est plus un slogan creux, mais un combat politique, économique et militaire de chaque instant. L’histoire jugera, mais le chemin est tracé.

F. Togola 

19 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Des plaques de véhicules disposées sur le sol dans le cadre de la nouvelle immatriculation des véhicules.
A la UneÉconomie

Immatriculation des véhicules : pourquoi les Maliens ne récupèrent-ils pas leurs plaques ?

by Sahel Tribune 18 février 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Alors que le Mali modernise son système d’immatriculation, plus de 11 000 plaques attendent toujours d’être retirées. Entre inertie administrative et manque d’engagement des citoyens, ce retard pose la question plus large de l’adhésion aux réformes. Pourquoi ce blocage et quelles solutions envisagées ?

Il y a quelque chose d’étonnant, voire de paradoxal, dans les réformes administratives en Afrique. L’État modernise, les infrastructures évoluent, mais les habitudes restent figées.

Au Mali, plus de 11 000 plaques d’immatriculation attendent aujourd’hui d’être retirées, selon le département en charge des Transports et des Infrastructures. Elles s’entassent dans les locaux de la Direction régionale des Transports du District de Bamako, fruit d’un effort bureaucratique colossal, mais visiblement peu suivi d’effets.

Le Directeur général des Transports, Mamadou Tierno Sow, s’en étonne lui-même, sur les antennes de la télévision publique d’État. « Les machines tournent à plein régime, la production suit, mais les retraits restent timides », affirme-t-il lors d’une visite à l’unité de confection des plaques. Autrement dit, tout a été mis en place pour que le processus soit fluide, mais les citoyens ne suivent pas.

Une réforme ambitieuse, un manque d’adhésion

Loin d’être une improvisation, cette réforme de l’immatriculation des véhicules a été soigneusement pensée. Par un communiqué du 30 septembre 2024, le ministère des Transports et des Infrastructures informait la population du lancement des nouvelles immatriculations, en application de l’Arrêté n° 2023-5150/MTI-SG du 29 décembre 2023.

Ce document fixe « les détails des règles générales d’immatriculation des véhicules » au Mali. Il impose notamment à tout véhicule motorisé de disposer d’un certificat d’immatriculation valable cinq ans, plus connu sous le nom de « carte grise », délivré par la Direction générale des Transports. Cette carte est désormais un document sécurisé, disponible en format papier ou plastifié. C’est le 22 septembre 2024, date symbolique de l’indépendance du Mali, que cette réforme était officiellement lancée. Par ailleurs, les plaques d’immatriculation doivent être « fixées de manière inamovible » et correspondant à des codes couleurs précis : pour l’administration, blanc pour les véhicules personnels, rouge pour les véhicules commerciaux, et vert pour les missions diplomatiques.

L’arrêté renforce également le cadre légal des mutations de propriété. « Tout acquéreur d’un véhicule déjà immatriculé doit demander l’établissement d’une carte grise à son nom avant toute nouvelle cession », précise le texte. De même, tout véhicule retiré de la circulation pour des raisons de destruction ou de vol doit être déclaré aux autorités. 

En imposant un contrôle plus strict sur l’immatriculation et la traçabilité des véhicules, cette réforme entend lutter contre la fraude, la circulation des véhicules volés et les usages illicites. Elle marque ainsi une étape clé dans la modernisation du système des transports au Mali.

Le but de cette réforme est d’assurer une meilleure identification des véhicules, renforcer la sécurité routière et lutter contre les fraudes.

Et pourtant, aujourd’hui, les plaques restent sur les étagères, oubliées. Pourquoi ?

L’éternel problème de la bureaucratie et du changement

Ce phénomène est révélateur d’une réalité plus profonde. Partout dans le monde, et plus particulièrement en Afrique, la modernisation des services publics ne suffit pas. Il faut encore que les populations adhèrent au processus et l’intègrent dans leur quotidien.

Pourquoi un tel retard ? Les causes sont multiples. L’information circule-t-elle bien ? Les citoyens sont-ils suffisamment sensibilisés ? La procédure est-elle trop lourde ?

Car le problème ne vient pas uniquement de la population. Il y a aussi l’administration malienne, dont la lenteur légendaire décourage souvent ceux qui voudraient accomplir une démarche simple. Attente interminable, documents manquants, formulaires à remplir, files d’attente sans fin… Il suffit d’un grain de sable dans l’engrenage pour que tout s’arrête.

Mais il y a pire : le manque d’intérêt. Beaucoup de citoyens ne voient tout simplement pas l’urgence de récupérer leurs plaques, ou pensent qu’ils pourront le faire plus tard, sans contrainte.

Vers des solutions ?

Cette situation pose une question essentielle : à quoi bon moderniser l’administration si les mentalités ne suivent pas ?

Un État peut déployer les meilleurs systèmes, les plus beaux projets, les réformes les plus ambitieuses, mais tant que les citoyens ne jouent pas le jeu, le pays reste englué dans une inertie qui freine son développement.

À terme, cette lenteur administrative et ce manque d’adhésion risquent d’avoir des conséquences. Si les immatriculations restent incomplètes, comment garantir une sécurité routière optimale ? Comment lutter contre les fraudes et l’usage de véhicules non déclarés ?

Que faire alors ? Le Directeur général des Transports insiste sur l’urgence de la situation et invite les propriétaires de véhicules à venir retirer leurs plaques sans délai.

Mais une solution plus radicale pourrait être envisagée : imposer une date limite stricte, après quoi des sanctions seraient appliquées. En d’autres termes, forcer l’action là où la volonté manque.

Autre piste : numériser totalement le processus. Aujourd’hui, au lieu de se rendre physiquement sur place, pourquoi ne pas mettre en place un système de retrait plus rapide, un suivi digital des dossiers, voire une livraison des plaques à domicile ?

L’exemple d’autres pays africains, qui ont réussi la transition numérique de l’administration, montre que c’est possible.

Un test pour l’avenir du Mali

L’immatriculation des véhicules peut sembler un sujet anecdotique. Mais elle est en réalité un révélateur puissant de la capacité du Mali à se moderniser. Si une réforme aussi simple peine à s’appliquer, qu’en sera-t-il des grands chantiers qui attendent le pays ?

Le développement passe par la rapidité, l’efficacité et la responsabilisation des citoyens. Ce retard dans les immatriculations n’est pas une simple anecdote administrative. Il est le reflet d’un pays qui hésite encore entre tradition et modernité, entre immobilisme et action.

Le Mali a le choix : accélérer le mouvement ou rester à l’arrêt.

A.D

18 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
COMATEX-SA
A la UneÉconomie

COMATEX-SA : 50 millions FCFA d’anomalies financières révélées par le BVG

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) du Mali a récemment publié un rapport accablant sur la gestion de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX SA). Cette vérification financière et de conformité, couvrant la période du 1er avril 2023 au 16 août 2024, met en évidence de nombreuses irrégularités administratives et financières qui compromettent la relance de cette entreprise publique.

Créée en 1968 et restructurée en 1994 en société anonyme, la COMATEX SA est depuis juin 2023 entièrement détenue par l’État malien. Avec un capital social de 1,5 milliard FCFA et plus de 1 000 employés, l’entreprise joue un rôle clé dans le secteur textile national. Toutefois, malgré un chiffre d’affaires de 1 094 millions FCFA en 2023, elle a enregistré une perte nette de 300 millions FCFA. 

Après un arrêt total de ses activités en 2020 en raison de graves difficultés financières, la COMATEX SA a pu redémarrer en 2023 grâce à un appui financier de 922 millions FCFA de l’État. Cependant, la forte consommation énergétique, représentant plus de 80 % des dépenses décaissables, fragilise encore davantage sa rentabilité.

Un cadre juridique flou et une gouvernance défaillante

Le BVG relève une série d’irrégularités juridiques et administratives qui affectent le fonctionnement de l’entreprise. Une des anomalies majeures est la création, en 2023, d’une nouvelle entité COMATEX SA par le ministre de l’Industrie et du Commerce, sans qu’aucune procédure de liquidation de l’ancienne société n’ait été engagée. Cette situation soulève des questions sur la légalité des décisions prises par cette nouvelle structure.

Par ailleurs, l’absence de comité de gestion, pourtant prévu par les statuts, prive les travailleurs d’une participation aux décisions stratégiques de l’entreprise. Le Conseil d’Administration, lui aussi, fonctionne de manière irrégulière, sans règlement intérieur ni registre officiel des délibérations, ce qui pose un problème de traçabilité des décisions, souligne le bureau du vérificateur général dans son rapport.

Des irrégularités financières préoccupantes

Les dysfonctionnements de la COMATEX SA ne se limitent pas aux aspects administratifs, rapporte le BVG. Sur le plan financier, de graves irrégularités ont été constatées par le Bureau du Vérificateur général (BVG), révélant une gestion déficiente des ressources de l’entreprise. 

Au total, 50 515 557 FCFA d’anomalies financières ont été relevés, incluant le non-reversement de 28 359 797 FCFA issus de la vente de déchets et ferrailles, ainsi que le paiement irrégulier de 4 500 000 FCFA d’indemnités aux administrateurs. À cela s’ajoute l’omission de la retenue de l’Impôt sur les Revenus des Valeurs Mobilières (IRVM) à hauteur de 6 676 000 FCFA et l’absence de prélèvement de l’impôt sur les prestations de services sans NIF, représentant 10 979 760 FCFA.

Ces anomalies financières témoignent d’un manque de rigueur dans la gestion comptable et d’un non-respect des obligations fiscales en vigueur. L’accumulation de telles irrégularités expose l’entreprise à des pertes importantes et à des risques accrus de détournement de fonds. Cette situation met en péril la relance de la COMATEX SA, d’autant plus que ces dysfonctionnements compromettent la transparence et la crédibilité de l’entreprise vis-à-vis des autorités et des partenaires financiers.

Des recommandations pour une refonte en profondeur

Face à ces irrégularités, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a soumis son rapport aux autorités judiciaires compétentes et formulé plusieurs recommandations pour une refonte en profondeur de la gestion de la COMATEX SA. Il appelle le ministère de l’Industrie et du Commerce à régulariser la situation juridique de l’entreprise, tandis que le Conseil d’Administration doit mettre en place un comité de gestion impliquant les travailleurs, adopter un règlement intérieur et tenir un registre officiel des décisions. Ces mesures visent à renforcer la gouvernance et la transparence au sein de la société.

Par ailleurs, la Direction générale est tenue d’assurer un inventaire exhaustif du patrimoine, de renforcer les procédures d’achat et de réception des marchandises, et d’améliorer la comptabilité pour une gestion plus rigoureuse. Sur le plan financier et fiscal, le BVG recommande l’application stricte des obligations fiscales, la rectification des paiements irréguliers ainsi que la mise en place d’un suivi rigoureux des recettes afin d’éviter toute perte ou détournement. Ces actions sont essentielles pour garantir la viabilité et la relance durable de la COMATEX SA.

Ibrahim K. Djitteye 

18 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Me Demba Traoré, nouveau président du parti EDR.
A la UnePolitique

1er Congrès ordinaire de l’EDR : Me Demba Traoré à la tête du Parti 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La salle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, a abrité, les 15 et 16 février 2025, le premier congrès ordinaire du Parti Espoir pour la Démocratie et la République (EDR). L’événement a rassemblé cadres, militants et sympathisants du parti, venus de tout le pays et de l’étranger, ainsi que des représentants de partis politiques amis.

Ce congrès, qui marque un tournant pour cette nouvelle formation politique née d’une scission de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), a abouti à l’élection de Me Demba Traoré à la présidence du parti pour un mandat de cinq ans. Avocat de formation, ancien ministre et homme politique reconnu, il succède au Pr. Salikou Sanogo, qui a dirigé l’EDR jusqu’à la tenue de cette assise fondatrice.

Un congrès sous le signe du rassemblement

La salle Bazoumana Sissoko, pleine à craquer, a accueilli plusieurs figures politiques de premier plan, parmi lesquelles les anciens Premiers ministres Dr Choguel Kokalla Maïga et Modibo Sidibé, ainsi que de nombreux chefs de partis. Dans un discours rassembleur, le Pr. Salikou Sanogo a insisté sur l’unité, la promotion de la démocratie et la nécessité d’une gouvernance vertueuse.

Son successeur, Me Demba Traoré, a poursuivi sur cette lancée en affirmant son engagement à collaborer avec les autorités de la transition pour la réussite du processus de refondation de l’État malien. Il a insisté sur la nécessité d’un climat de sérénité et de confiance mutuelle pour permettre au pays de retrouver durablement la paix, la sécurité et le développement.

« Plus que jamais, l’union est devenue un enjeu crucial pour le Mali. Nous sommes obligés de la réussir ! Donnons-nous la main ! Faisons-nous confiance », a-t-il lancé à l’endroit des militants et des acteurs politiques.

Un appel à la concertation et aux réformes

Dans son premier discours en tant que président de l’EDR, Me Demba Traoré a appelé les autorités de la transition à poursuivre le dialogue et les consultations avec les forces vives de la nation. Il a insisté sur l’importance d’une écoute attentive et d’une analyse objective des propositions et recommandations afin de décrisper le climat socio-politique.

Il a également annoncé que le Bureau Politique National de l’EDR prendra une part active dans les réformes en cours, notamment celles liées à la charte des partis politiques. « Nos experts doivent achever très rapidement nos propositions sur la question, les confronter à celles des autres afin de permettre aux autorités de parvenir à un texte qui puisse renforcer l’exercice démocratique », a-t-il souligné.

Une nouvelle dynamique pour le paysage politique malien

L’élection de Me Demba Traoré à la tête de l’EDR représente une rupture avec la tradition des longues présidences à la tête des partis politiques au Mali. Ce choix symbolise une ouverture pour la jeunesse et une volonté de renouvellement du leadership politique.

Ancien proche collaborateur du défunt chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, Me Demba Traoré voit en cette élection une consécration de son engagement politique. Fidèle à son mentor, il s’inscrit dans la continuité des idéaux portés par ce dernier avant sa disparition tragique. La présidence de l’EDR pourrait également constituer pour lui une rampe de lancement vers des ambitions plus grandes, notamment une candidature à la magistrature suprême.

Ce premier congrès ordinaire du Parti Espoir pour la Démocratie et la République marque ainsi un nouveau chapitre dans la vie politique malienne. Reste à voir comment Me Demba Traoré et son équipe parviendront à concrétiser leurs engagements et à s’imposer comme une force politique incontournable dans les années à venir.

Ibrahim K. Djitteye 

18 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher
ActuTaabolow ani Tabiaw

« Tounkan Blon » : une nouvelle initiative pour mieux accompagner les Maliens de l’extérieur

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a annoncé le lancement de l’initiative « Tounkan Blon », une plateforme virtuelle dédiée aux enjeux migratoires. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par l’État pour renforcer la protection et la mobilisation de ses ressortissants établis à l’étranger.

Avec plusieurs millions de Maliens répartis à travers le monde, la diaspora joue un rôle essentiel dans l’économie nationale. Ses transferts financiers et ses investissements constituent une ressource précieuse pour le développement du pays. Toutefois, elle est confrontée à de nombreux défis, notamment la migration irrégulière, l’intégration dans les pays d’accueil et l’accès aux services consulaires.

Engagement en faveur de la diaspora

Conscient de ces difficultés, le gouvernement malien a fait de la gestion des questions migratoires une priorité. La lettre de cadrage du Président de la Transition met d’ailleurs un accent particulier sur la protection des Maliens de l’extérieur. C’est dans cette dynamique que le ministre en charge de la diaspora a officiellement lancé « Tounkan Blon », une plateforme d’échange interactive qui servira de cadre de dialogue entre les autorités et les Maliens établis à l’étranger.

Le nom « Tounkan Blon », qui signifie « vestibule de la migration », illustre bien son ambition. Il s’agit de créer un espace où les préoccupations des ressortissants maliens à l’étranger seront recensées et analysées. Grâce à des rencontres virtuelles trimestrielles organisées en collaboration avec les missions diplomatiques et les postes consulaires, la plateforme permettra d’échanger sur les défis rencontrés et d’exposer les actions mises en œuvre par l’État pour y répondre.

Une avancée majeure dans la politique migratoire du Mali

Le lancement de « Tounkan Blon » marque une avancée significative dans la politique migratoire du Mali. En établissant un dialogue direct et régulier avec la diaspora, cette initiative vise à renforcer l’inclusion des Maliens de l’extérieur dans les stratégies de développement national.

Au-delà d’un simple cadre d’échange, cette plateforme traduit la volonté du gouvernement de maintenir un lien fort avec ses citoyens à l’étranger. Elle ambitionne également de faciliter une migration plus sûre et mieux encadrée, tout en améliorant la prise en charge des préoccupations des expatriés maliens.

En intégrant la diaspora dans les politiques publiques et en lui offrant un espace d’expression, « Tounkan Blon » pourrait devenir un levier clé pour une gestion plus inclusive et proactive de la migration. Cette initiative, qui s’aligne sur les réformes en cours, témoigne de la détermination des autorités à renforcer l’accompagnement des Maliens établis à l’étranger et à valoriser leur contribution au développement du pays.

Avec « Tounkan Blon », le Mali pose ainsi les bases d’une nouvelle dynamique migratoire, où dialogue, protection et mobilisation de la diaspora deviennent des piliers stratégiques.

Ibrahim K. Djitteye 

17 février 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Général Abdourahamane Tiani
ActuPolitique

Assises nationales : un pas vers la paix et la reconstruction au Niger 

by Bakary FOMBA 17 février 2025
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Après le changement de régime en juillet 2023, Niamey tente de rassembler les Nigériens autour d’un projet commun à travers les Assises nationales.

Près de deux ans après le coup d’état perpétré contre le régime de Mohamed Bazoum, le Niger se trouve à la croisée des chemins. Les Assises nationales, qui se tiennent du 15 au 19 février 2025, représentent une tentative ambitieuse d’apaiser les tensions et de reconstruire une nation fragilisée par des années de conflits et de divisions sociale, politique et militaire.

Fédérer autour d’un projet commun

L’objectif de ce projet est de fédérer les Nigériens autour d’un projet commun. Dans son discours lors de l’ouverture des Assises, le Président du CNSP, chef de l’État du Niger, le général de Brigade Abdourahamane Tiani, lance un appel fort à l’unité nationale et à la cohésion sociale au Niger. « À la différence de ce que les Nigériens ont connu dans le passé, ces assises ne peuvent pas se réduire à une tribune de promotion personnelle, de positionnement politique, de règlement de comptes, de critiques acerbes injustifiées ou de tremplin pour une conquête du pouvoir à venir », averti le général Tiani.

Tout en soulignant, à plusieurs reprises, la nécessité d’un dialogue constructif qui dépasse les clivages politiques et les intérêts personnels, le Président Tiani appelle à une refondation de la République basée sur des valeurs fondamentales comme l’unité nationale, la cohésion sociale et la justice sociale. Cette volonté de rassembler et de réconcilier les Nigériens est essentielle pour reconstruire un pays fragilisé par des années de conflits et de divisions.

Un vaste chantier

À l’instar du Mali et du Burkina Faso, le Niger est confronté à un phénomène d’insécurité qui impacte profondément sa stabilité. Face à cette situation, les autorités nigériennes se lancent dans un vaste chantier d’apaisement et de reconstruction en incluant les voix de tous dans la définition du futur du pays. Cette approche participative représente une rupture avec les pratiques passées et ouvre une perspective positive pour l’avenir du Niger.

À travers son discours, le Président Tiani a mis en lumière les défis auxquels le Niger est confronté depuis plus d’une décennie, notamment l’instabilité politique, la pauvreté, l’insécurité et l’extrémisme violent. Ce discours constitue tout de même un message fort d’espoir et de renouveau, marquant ainsi le début d’un processus de dialogue national crucial pour la transition politique du pays.

Par ailleurs, le succès de ces Assises dépendra de la capacité des participants à dialoguer constructivement, à dépasser les clivages et à se fédérer autour d’un projet commun pour le Niger.

Une plateforme pour élaborer des solutions concrètes

L’engagement du Président Tiani à prendre en compte les propositions issues de ces Assises nationales et à les traduire en actions concrètes est un signal positif pour l’avenir du Niger. Il montre également une réelle volonté politique de mettre en œuvre les décisions prises et de donner une nouvelle impulsion à la nation nigérienne.

Quoi qu’il en soit, cette initiative offre une plateforme pour élaborer des solutions concrètes à ces problèmes et pour construire les bases d’un développement durable et inclusif. Elle représente également un événement majeur pour le pays, offrant une opportunité historique de dialoguer, de se réconcilier et de construire un avenir plus stable, plus juste et plus prospère pour tous les Nigériens.

Le succès des Assises nationales dépendra, sans nul doute, de la capacité des participants à s’engager dans un dialogue sincère et constructif, dépassant les clivages politiques et les intérêts personnels. Si la volonté de paix et de reconstruction est réelle, le Niger pourrait enfin s’engager sur la voie d’un avenir plus stable, plus juste et plus prospère pour tous ses citoyens.

Bakary Fomba

17 février 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Franklin Nyamsi
A la UneSeko ni Donko

« L’impérial -Terrorisme » de Dr Franklin Nyamsi : un plaidoyer pour la souveraineté africaine 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Mémorial Modibo Keïta de Bamako a accueilli, le samedi 15 février 2025, la présentation du dernier ouvrage du philosophe et écrivain Dr Franklin Nyamsi Wa Kamerun Wa Afrika intitulé « L’Impérial-Terrorisme ». Placée sous la présidence du ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Boureima Kansaye, qui signe également la préface du livre, cette cérémonie a rassemblé chercheurs, étudiants et figures influentes du paysage politique et académique malien.

Dans cet ouvrage, Dr Nyamsi s’emploie à démontrer comment l’ingérence étrangère en Afrique, notamment depuis la destruction de la Libye en 2011, a favorisé une instabilité chronique servant des intérêts économiques et stratégiques extérieurs. L’auteur développe la thèse selon laquelle les groupes terroristes opérant sur le continent ne sont pas de simples entités religieuses, mais plutôt des outils au service d’une reconfiguration géopolitique imposée par des puissances impérialistes.

Dans son intervention, il a rappelé que l’Afrique, autrefois portée par des voix fortes comme celles de Modibo Keïta, Ruben Um Nyobè, Patrice Lumumba ou encore Mouammar Kadhafi, se trouve aujourd’hui confrontée à une tentative de musèlement orchestrée par des acteurs étrangers. Toutefois, une nouvelle dynamique émerge, selon lui, incarnée par des dirigeants comme le président malien Assimi Goïta, le capitaine burkinabé Ibrahim Traoré et les nouvelles autorités nigériennes.

« Nous avons trop longtemps été des spectateurs impuissants de notre propre histoire. Aujourd’hui, le vent du changement souffle sur le Sahel. Ce livre est une contribution à cette prise de conscience collective qui doit nous amener à reprendre en main notre destin », a-t-il affirmé.

Une enquête documentée sur les rouages de l’impérialisme moderne

L’Impérial-Terrorisme repose sur une méthodologie rigoureuse, basée sur l’exploitation de documents déclassifiés, d’enquêtes journalistiques et de déclarations officielles. Dr Nyamsi y expose comment certaines puissances, sous couvert de lutte contre le terrorisme, financent et manipulent des groupes armés afin de maintenir l’Afrique dans une situation de dépendance économique et sécuritaire.

Il cite notamment des rapports et articles de presse occidentaux révélant des pratiques troublantes, comme le financement indirect de mouvements djihadistes par le paiement de rançons. De plus, l’auteur met en lumière des documents récemment déclassifiés aux États-Unis et en Europe, attestant de soutiens logistiques et financiers apportés à ces groupes.

« Lorsque le Mali a porté plainte contre la France en 2022 pour son soutien présumé aux groupes terroristes, la réaction occidentale a été de tourner en dérision cette démarche. Aujourd’hui, plusieurs éléments prouvent que cette accusation méritait un examen sérieux », a-t-il souligné.

Un appel à la reconquête de la souveraineté intellectuelle

Le ministre Boureima Kansaye, en tant que préfacier du livre, a salué un travail qui interpelle la conscience africaine et appelle à une remise en question des modèles imposés au continent. Il a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de développer une pensée autonome et critique, sans se laisser influencer par les discours dominants.

« Nous avons trop souvent adopté sans réflexion des concepts extérieurs qui ne correspondent pas à notre réalité. Ce livre nous invite à réévaluer ces notions et à les replacer dans le contexte africain. Il s’agit d’un appel à l’éveil intellectuel et politique », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’histoire a montré que chaque époque a eu son lot de justifications pour l’exploitation de l’Afrique : la traite négrière légitimée par des théories raciales, la colonisation présentée comme une mission civilisatrice, et aujourd’hui, une nouvelle forme de contrôle exercée sous prétexte de démocratie et de lutte contre le terrorisme.

Une invitation à l’unité et à la résistance

À travers cet ouvrage, Dr Franklin Nyamsi exhorte les peuples africains à ne plus être de simples témoins de leur propre destin, mais des acteurs de leur émancipation. Il estime que l’heure est venue pour l’Afrique de parler d’une seule voix et de rejeter les ingérences extérieures qui entravent son développement.

L’Impérial-Terrorisme se veut ainsi un outil de réflexion et d’action pour une Afrique souveraine et maîtresse de son avenir. Son auteur rappelle que la prise de conscience est la première étape vers le changement, et que l’unité des nations africaines est la clé pour contrer les stratégies de domination en place depuis des siècles.

Avec cet ouvrage, Dr Nyamsi met sur la table des éléments de débat essentiels pour la compréhension des enjeux contemporains du continent. Son travail suscite déjà de nombreuses réactions et ouvre la voie à une discussion plus large sur l’avenir politique et stratégique de l’Afrique.

Ibrahim K Djitteye 

17 février 2025 0 comments
2 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : le gouvernement lance un concours inter-écoles pour promouvoir l’hygiène et l’assainissement
Sénégal : stratégie énergétique face à la hausse du pétrole et réforme de la...
Madagascar : la justice face à l’ombre d’Andry Rajoelina

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close