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Intelligence artificielle
A la UneAnalyses

Tribune. Révolution de l’IA : l’Afrique saura-t-elle tirer parti de cette nouvelle ère ?

by Fousseni TOGOLA 21 février 2025
written by Fousseni TOGOLA 6 minutes read

Le monde a connu sa plus grande révolution sur le plan épistémologique au XVIIe siècle, avec la révolution scientifique. Cette période a été caractérisée par d’importantes découvertes et innovations qui ont fondamentalement transformé notre rapport-au-monde et nos croyances anciennes.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, l’humanité a connu sa deuxième révolution : l’industrialisation. Celle-ci a véritablement transformé les sociétés agricoles en sociétés industrielles. Elle se distingue par l’avènement de la machine à vapeur et du métier à tisser mécanique, des innovations technologiques qui ont changé les modes de production et de vie des populations de notre planète.

À ces révolutions épistémologiques, il faut ajouter la révolution darwinienne et la révolution quantique. La première débute à partir de l’ouvrage L’Origine des espèces de Charles Darwin, publié en 1859. Ce texte marque le début d’un véritable progrès dans le domaine des sciences biologiques. La théorie de l’évolution par « sélection naturelle » a considérablement modifié notre compréhension de la biologie et suscité des débats philosophiques et éthiques sur la place de l’homme dans le monde naturel.

La seconde révolution, celle de la physique quantique, émerge au début du XXe siècle. Elle change radicalement notre compréhension de la matière et de l’énergie. Des scientifiques comme Max Planck, Albert Einstein et Niels Bohr ont développé des théories qui défient les notions classiques de déterminisme.

Bouleversement de notre rapport-au-monde

Depuis la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle, l’humanité traverse sa cinquième révolution épistémologique : la révolution numérique. Cette dernière se caractérise par l’avènement d’Internet et des technologies de l’information et de la communication. Avec cette révolution, tout change considérablement : des modes de communication à l’accès à la connaissance. On assiste à une véritable démocratisation du savoir, permise par la diffusion massive et rapide de l’information à l’échelle mondiale, mais aussi à sa manipulation selon divers intérêts. C’est l’ère par excellence de la désinformation et de la mésinformation à outrance. Certes cette pratique a existé bien avant l’avènement du numérique, mais elle n’a véritablement explosé qu’à partir de la présidentielle américaine de 2016, avec Donald Trump, grâce aux facilités de diffusion à grande échelle offertes par la révolution numérique. 

Depuis quelques années déjà, cette révolution est entrée dans une nouvelle phase avec l’explosion de l’intelligence artificielle (IA), qui redéfinit notre interaction avec le savoir. Cette technique de « simulation de l’intelligence humaine » s’empare de tous les domaines et anime de plus en plus les débats, depuis 2022, bien qu’elle soit présente parmi nous depuis près d’une décennie. Siri dans les IPhone, les outils de correcteurs d’orthographes tels que Cordial, antidote, ont toujours accompagné les humains dans leurs tâches quotidiennes.

Récemment, la France a tenu son premier sommet sur l’intelligence artificielle pour marquer son emprunt dans cette révolution du savoir bien vrai que Mistral et Chat sont des IA français. Cette avancée scientifique bouleverse notre rapport-au-monde et place l’Homme face à un nouveau défi : non plus seulement maîtriser des outils, mais cohabiter et interagir avec des machines capables d’apprendre.

Quelle place pour l’Afrique dans cette révolution ?

Dans toutes ces révolutions qui ont marqué l’humanité, quel rôle l’Afrique a-t-elle joué ? Quelle place lui a-t-on réservée ?

Le vieux continent, pourtant connu comme le « berceau de l’humanité », n’a été qu’un terrain d’expérimentation, comme elle l’est aujourd’hui face aux effets du changement climatique qui la frappe durement, alors qu’elle contribue moins à la pollution.

Dès le XVIIe siècle, l’Afrique a été un objet d’étude pour les savants européens. À travers de grandes académies, ces derniers ont commencé à s’intéresser au vieux continent. Mais l’Afrique fut dès lors regardée à travers les récits des voyageurs, souvent truffés de préjugés et repris malheureusement par des intellectuels influents. Tel fut le cas de Hegel, qui affirmait que l’Afrique n’est pas entrée dans l’histoire et la qualifiait de « pays de la sauvagerie, de la barbarie et de la sorcellerie ».

Un discours réitéré par Nicolas Sarkozy en 2007, dans son allocution à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, où il déclarait : « L’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. »

Aimé Césaire a magnifiquement illustré cette situation du continent dans ces vers :

« Ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole ;

Ceux qui n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité ;

Ceux qui n’ont exploré ni les mers ni le ciel ;

Mais ils savent en ses moindres recoins le pays de souffrance. »

Césaire oppose ici le savoir technique et matériel des colonisateurs à la connaissance existentielle et humaine des colonisés. Il souligne que, si ces peuples n’ont pas marqué l’histoire par des inventions, ils portent en eux une mémoire collective de la souffrance et de la résilience.

La révolution IA, une opportunité pour l’Afrique

Pour compenser son retard dans les précédentes révolutions épistémologiques, l’Afrique doit impérativement s’engager dans la révolution numérique et celle de l’intelligence artificielle. Le vieux continent ne doit plus être un simple laboratoire d’expérimentation ou un observateur passif.

Continuer d’expliquer ce retard par les méfaits de la colonisation, notamment des discours négationnistes sur le continent et l’homme africain, qui agissent comme stérilisant, ne suffit plus. Certes, l’histoire a été marquée par l’exploitation, la domination et des discours haineuses souvent rabaissant, mais il est désormais temps d’avancer. L’Afrique doit croire en elle-même et miser sur le développement des compétences numériques, l’amélioration des infrastructures technologiques, le soutien à l’innovation locale, la création de partenariats internationaux équilibrés, et l’inclusion numérique pour tous. Pour y arriver, le continent devra au préalable travailler à la résolution de sa crise énergétique. Car les IA, selon l’avis de plusieurs experts, sont très gourmandes en énergie, parce qu’elle nécessite de grosse data center. 

En adoptant ces stratégies, le continent africain pourra non seulement rattraper son retard, mais aussi devenir un acteur majeur de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle.

L’Afrique a déjà prouvé, avec l’essor du mobile banking et de nombreuses innovations technologiques locales, qu’elle est capable de tirer parti des nouvelles technologies. Le futur se construit maintenant, et ce futur doit compter sur l’Afrique.

F. Togola 

21 février 2025 0 comments
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Mairie de Tombouctou
ActuPolitique

Dissolution des Conseils communaux de Tombouctou, Ber et Gargando : une décision motivée par des dysfonctionnements graves

by Ibrahim Kalifa Djitteye 20 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Le gouvernement a dissous le Conseil communal de la Commune urbaine de Tombouctou ainsi que des Conseils communaux des Communes rurales de Ber et de Gargando, situées dans la région de Tombouctou. 

La dissolution des Conseils communaux de Tombouctou, Ber et Gargando découle de graves dysfonctionnements dans leur gestion administrative et financière. Parmi les manquements relevés figurent l’abandon de poste par plusieurs élus, l’appartenance de certains à des groupes terroristes menaçant la stabilité locale, ainsi que des malversations financières portant atteinte à la transparence. De plus, la non-tenue des sessions obligatoires, la rupture des services sociaux de base et le non-respect des recommandations du Bureau du Vérificateur général et des inspections systématiques ont aggravé la situation, justifiant cette mesure pour restaurer l’ordre et la bonne gouvernance.

Ces manquements ont justifié l’envoi de demandes d’explication aux Conseils communaux concernés, conformément à la procédure prévue par l’article 8 du Code des Collectivités territoriales. Cet article stipule que le Conseil communal doit être admis à fournir des explications écrites, par l’intermédiaire du Maire, au Représentant de l’État dans le Cercle avant toute décision de suspension ou de dissolution.

Une mesure pour restaurer la gouvernance locale

Face à l’ampleur des irrégularités constatées et à l’incapacité des autorités locales à redresser la situation, les Conseils communaux de Tombouctou, Ber et Gargando ont été dissous conformément à l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. Cette disposition confère à l’État le pouvoir de dissoudre un Conseil communal lorsque des fautes graves de gestion administrative et financière sont avérées.

Cette dissolution vise avant tout à mettre fin aux dérives constatées et à restaurer une gouvernance locale efficace au service des populations. Elle marque également la volonté des autorités de transition de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des collectivités territoriales, en veillant à l’application rigoureuse des textes en vigueur.

Quelles perspectives pour ces collectivités ?

À la suite de cette dissolution, l’administration devra mettre en place des délégations spéciales pour assurer la continuité de la gestion des affaires locales jusqu’à l’organisation de nouvelles élections communales. Ces organes transitoires auront pour mission de rétablir l’ordre administratif, de relancer la fourniture des services sociaux de base et d’assainir la gestion financière des collectivités concernées.

Cette mesure intervient dans un contexte sécuritaire délicat pour la région de Tombouctou, où la présence de groupes armés complique la mise en œuvre des actions de développement. L’État devra donc veiller à accompagner ces collectivités dans cette période de transition, en garantissant un suivi rigoureux de la gouvernance locale pour éviter une répétition des erreurs du passé.

Ibrahim K Djitteye 

20 février 2025 0 comments
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Crise énergétique mondiale
ActuÉconomie

Crise énergétique : le « plan unique », l’espoir de tout un peuple  

by Sahel Tribune 20 février 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Mali, en proie à une crise énergétique persistante, cherche des solutions pour stabiliser son approvisionnement. Entre délestages programmés, centrales solaires et ambitions nucléaires, le pays tente de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et de poser les bases d’un modèle énergétique durable.

Le « Plan unique », annoncé le 18 février 2025, vise à garantir 80 % des besoins quotidiens en électricité jusqu’en juin. Si ce programme suscite de l’espoir, il reste accueilli avec prudence par une population habituée aux promesses non tenues.

Le gouvernement mise sur l’énergie solaire pour stabiliser l’approvisionnement. Plusieurs projets sont en cours, dont la centrale solaire de Sanankoroba (200 MW, en partenariat avec Rosatom), celle de Safo (100 MW avec un stockage de 50 MWh, financée à 50 % par le budget national), et les centrales de Tiakadougou-Dialakoro et de Fana. Ces infrastructures doivent réduire la part du thermique, qui représente encore 70 % de l’électricité du pays.

Le Mali explore aussi le nucléaire civil, en coopération avec la Russie, avec un accord signé en octobre 2023. Si cette technologie promet une production stable, elle soulève des questions sur les capacités techniques et la gestion des infrastructures.

Malgré ces initiatives, les défis restent immenses. La dette d’Énergie du Mali (EDM-SA) dépasse 200 milliards FCFA. Ce qui limite les investissements bien vrais que le président de la transition, le général Assimi Goïta, ait indiqué que la liquidation progressive de ces dettes. Les infrastructures vieillissantes et la dépendance aux importations d’énergies fossiles fragilisent le système.

Le Mali joue une partie serrée entre urgence et transition énergétique. Si ces projets aboutissent, le pays pourrait stabiliser son réseau et renforcer sa souveraineté énergétique. Dans le cas contraire, les délestages continueront de paralyser son développement.

La rédaction 

20 février 2025 0 comments
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Souleymane Cissé
A la UneSeko ni Donko

Mali : Souleymane Cissé, une légende du cinéma africain s’éteint à 84 ans

by Ibrahim Kalifa Djitteye 20 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le cinéma africain perd l’un de ses plus illustres ambassadeurs. Souleymane Cissé, réalisateur malien de renommée internationale, est décédé mercredi 19 février 2025 à Bamako, à l’âge de 84 ans. Lauréat de prestigieuses distinctions, dont deux Étalons d’or de Yennenga et un Prix du Jury à Cannes, il a marqué l’histoire du septième art africain. Engagé jusqu’au bout pour la promotion et la structuration du cinéma sur le continent, il laisse derrière lui un héritage inestimable.

Réalisateur de renom et militant infatigable pour la promotion du cinéma africain, Souleymane Cissé laisse derrière lui un immense héritage cinématographique et institutionnel. Il était, jusqu’à son dernier souffle, président du jury Fiction Long Métrage de la 29ᵉ édition du FESPACO, le plus prestigieux festival du cinéma africain.

Un parcours marqué par des récompenses prestigieuses

Double lauréat de l’Étalon d’or de Yennenga au FESPACO avec Baara (1978) et Finyé (1983), Souleymane Cissé a contribué à faire rayonner le cinéma malien et africain sur la scène internationale. En 1987, il entre dans l’histoire en remportant le Prix du Jury au Festival de Cannes avec Yeelen (La Lumière), un chef-d’œuvre salué pour sa profondeur narrative et son esthétique singulière. Ce film reste à ce jour une référence incontournable du cinéma mondial.

En 2023, le réalisateur a été honoré à Cannes avec un Carrosse d’Or, une distinction décernée lors de la Quinzaine des Cinéastes pour récompenser sa contribution exceptionnelle au septième art. Cet hommage témoigne de son influence et de son engagement pour une cinématographie africaine authentique et indépendante.

Un défenseur inlassable du cinéma africain

Au-delà de ses œuvres cinématographiques, Souleymane Cissé a toujours œuvré pour le développement du cinéma sur le continent. Il a longtemps milité au sein de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI) et a joué un rôle majeur dans l’Union des Créateurs et Entrepreneurs du Cinéma et de l’Audiovisuel d’Afrique de l’Ouest (UCECAO), organisation qu’il a contribué à renforcer depuis sa création en 1997.

Son combat ne se limitait pas à la production de films : il militait activement pour la rénovation et la réouverture des salles de cinéma en Afrique, ainsi que pour l’incitation des investisseurs à soutenir le secteur. Il plaidait aussi pour l’organisation d’événements cinématographiques interafricains, permettant ainsi aux jeunes talents d’émerger et de s’exprimer sur la scène internationale.

Un hommage à la hauteur de son parcours

Le FESPACO 2025, qui devait célébrer son engagement en tant que président du jury, rendra un hommage posthume à ce géant du cinéma. Une veillée d’hommage aux cinéastes disparus se tiendra au Ciné Burkina, où son nom sera honoré aux côtés d’autres figures marquantes du cinéma africain.

Avec son décès, l’Afrique perd l’un de ses plus grands cinéastes, un visionnaire qui a su raconter les réalités africaines avec authenticité et poésie. Son héritage demeure, à travers ses films et les combats qu’il a menés, une source d’inspiration pour les générations futures de cinéastes.

Ibrahim K Djitteye 

20 février 2025 0 comments
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Conflit en RDC
A la UneAnalyses

Analyse. Rwanda, M23, puissances occidentales : qui veut vraiment la paix en RDC ?

by Sahel Tribune 19 février 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

L’histoire nous enseigne que l’instabilité d’un territoire est rarement le fruit du hasard. Elle est toujours le symptôme d’un jeu plus vaste, orchestré par des intérêts multiples, locaux et étrangers, visibles et invisibles. Ce qui se joue aujourd’hui dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception.

Le M23, ce groupe armé dont l’écho résonne depuis plus d’une décennie, refait surface avec une brutalité renouvelée. En quelques mois, il s’est emparé de positions stratégiques, rendant l’avenir de cette région plus incertain encore. À Goma, à Bukavu, l’insécurité est devenue la norme. Pourtant, derrière ces prises de territoire, derrière ces centaines de milliers de déplacés supplémentaires, se cache une réalité plus vaste : celle d’une guerre qui dépasse la seule RDC.

Un conflit géopolitique aux ramifications profondes

Le Rwanda est pointé du doigt. Un rapport des Nations unies, publié en janvier 2025, évoque la présence de 4 000 soldats rwandais dans le Kivu, en appui au M23. Kigali, comme toujours, dément ces allégations. Mais les preuves s’accumulent : images satellites, témoignages, vidéos. Alors pourquoi cet appui militaire ? Pourquoi ce soutien persistant au M23 ?

L’histoire récente offre une explication. Pour le Rwanda, l’instabilité de l’est congolais n’est pas un accident. C’est un levier stratégique. En affaiblissant l’État congolais, Kigali s’assure une influence durable sur cette région riche en minerais, enjeu central des rivalités économiques et politiques. Et il n’est pas seul.

L’implication de puissances extérieures n’est pas une hypothèse, mais une certitude. Depuis l’époque coloniale, la RDC est un terrain de jeu des grandes puissances. Aujourd’hui encore, derrière les conflits locaux, se cachent des stratégies globales.

Certaines nations occidentales, tout en condamnant publiquement le conflit, ménagent Kigali. Pourquoi ? Parce que le Rwanda est devenu un partenaire stratégique pour plusieurs États. Des accords comme celui du Royaume-Uni, visant à y envoyer ses demandeurs d’asile, illustrent cette indulgence. Une posture qui laisse à penser que l’instabilité de la RDC profite à certains, qui y voient une opportunité d’accès aux ressources naturelles et un moyen de maintenir le continent africain divisé.

Les dangers d’une escalade incontrôlable

Les conséquences de cette guerre ne se limitent pas à l’est de la RDC. Elles pourraient se propager bien au-delà, menaçant la stabilité de toute la région des Grands Lacs. Trois risques majeurs se dessinent et nécessitent une attention urgente.
La crise congolaise menace de s’étendre aux pays voisins, notamment au Burundi. Si le conflit continue de s’intensifier, il risque de provoquer un effet domino, alimentant des tensions déjà existantes et créant une situation de chaos généralisé. La région des Grands Lacs, déjà marquée par des conflits récurrents, pourrait ainsi sombrer dans une instabilité prolongée, compromettant les efforts de paix et de développement.

Les chiffres sont accablants. Plus de six millions de morts en trois décennies. À cela s’ajoutent des millions de déplacés, contraints de fuir l’insécurité et la violence. Les populations civiles, principales victimes de ce conflit, sont laissées à elles-mêmes, exposées aux violations des droits humains, à la famine et aux maladies. L’indifférence de la communauté internationale ne fait qu’aggraver la tragédie, transformant cette crise en l’une des pires catastrophes humanitaires du XXIᵉ siècle.

Chaque conflit interne en Afrique devient une opportunité pour les puissances extérieures. En exploitant ces divisions, certains acteurs étrangers parviennent à asseoir leur influence et à tirer profit des richesses naturelles du continent. L’histoire l’a montré à maintes reprises : un continent divisé est un continent vulnérable. Tant que l’Afrique restera fragmentée, elle restera une proie facile pour ceux qui cherchent à la piller et à manipuler ses dirigeants.

Face à ces menaces, il est impératif que des solutions durables soient mises en place pour éviter une déstabilisation irréversible de la région et du continent tout entier.

Face à l’urgence, une diplomatie sous pression

Des initiatives émergent. Mardi 18 février 2025, Didier Mazenga Mukanzu, envoyé spécial du Président Tshisekedi, s’est rendu au Tchad pour solliciter une aide militaire. Un signe que Kinshasa cherche des appuis régionaux. Mais ces démarches suffiront-elles ?

Le temps presse. Plus l’incertitude dure, plus le rapport de force se déséquilibre. L’absence d’une réaction forte de la communauté internationale, notamment africaine, pourrait condamner la RDC à une instabilité chronique, où les groupes armés, soutenus ou tolérés par des États étrangers, poursuivront leur entreprise de destruction.

La RDC est un symbole. Un territoire immensément riche, pillé depuis des siècles. Un pays au potentiel extraordinaire, condamné à l’instabilité par ceux qui y trouvent un intérêt.

Face à cette réalité, une seule réponse est possible : une solidarité africaine sans faille. Ni l’ONU, ni les grandes puissances ne viendront régler cette crise. Seuls les Africains peuvent reprendre en main leur destin. Cela passe par un réveil diplomatique, une coordination militaire, une réaffirmation de la souveraineté continentale.

Le M23 ne serait qu’un détail insignifiant si le continent cessait d’être spectateur de sa propre histoire. La question n’est pas de savoir si la RDC peut se relever, mais si l’Afrique est prête à l’y aider.

A.D

19 février 2025 0 comments
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Rentrée littéraire du Mali
ActuSeko ni Donko

La jeunesse africaine prend la plume : top départ pour la Rentrée littéraire du Mali 2025 !

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Rentrée Littéraire du Mali 2025 a débuté le mardi 18 février au Musée Muso Kunda. L’écrivaine suisse Catherine Lovey a échangé avec le public, tandis que l’inauguration de la librairie temporaire a réuni plusieurs acteurs du projet « Correspondance ». Un début prometteur pour cette édition placée sous le signe de la jeunesse et de l’échange culturel.

La Rentrée Littéraire du Mali 2025 s’annonce sous le signe du renouveau et de l’engagement, avec pour thème « L’Afrique des jeunes ». Ce choix reflète une volonté de mettre en avant la place centrale de la jeunesse dans le développement culturel et intellectuel du continent. À travers des rencontres littéraires, des conférences, des master classes et des séances de dédicaces, cet événement entend stimuler la réflexion et d’inspirer les nouvelles générations.

Prévue du 18 au 22 février 2025, cette édition mettra en lumière des auteurs, penseurs et acteurs culturels déterminés à façonner l’avenir du continent à travers la littérature et la pensée critique. Une opportunité unique de célébrer l’expression littéraire et l’effervescence intellectuelle qui animent l’Afrique d’aujourd’hui.

La librairie temporaire, un espace d’échange et de découverte

En prélude à l’ouverture officielle de la Rentrée littéraire, l’espace Muso Kunda a accueilli l’inauguration de la librairie temporaire. Un véritable carrefour entre écrivains et passionnés de lecture. Cet espace a permis au public de découvrir une diversité d’ouvrages, d’assister à des séances de dédicaces et de prendre part à des animations littéraires.

L’inauguration de la librairie temporaire a rassemblé plusieurs acteurs du projet « Correspondance », porté par l’association Genève Africa et la Maison Carpediem de Chab Touré. Parmi les personnalités présentes figuraient Chab Touré, directeur de la Maison Carpediem, Drissa Samaké, son assistant, Alioune Ifra Ndiaye, directeur du Blonba et correspondant de l’écrivaine suisse Catherine Lovey, ainsi que Jeanne Diama, dramaturge malienne et correspondante de l’écrivain suisse Dominique Ziegler. Cette rencontre a permis au Musée Muso Kunda de vibrer au rythme de la littérature, réaffirmant son rôle en tant que carrefour d’échange et de partage culturel.

Un rendez-vous littéraire incontournable au Mali

Avec un programme riche et inspirant, la Rentrée littéraire du Mali 2025 promet d’être un véritable laboratoire d’idées où la jeunesse africaine pourra s’exprimer librement et s’inspirer des grandes figures du monde littéraire. En donnant la parole aux écrivains et en favorisant le dialogue entre générations, cet événement participe à l’émergence d’une Afrique portée par le savoir et l’innovation intellectuelle.

Les passionnés de littérature, les étudiants, les chercheurs et les curieux sont invités à prendre part à cette grande fête du livre, qui met à l’honneur non seulement les auteurs africains mais aussi les écrivains internationaux engagés pour le rayonnement de la culture sur le continent. La littérature malienne et africaine continue ainsi de tracer son chemin vers un avenir prometteur, porté par la jeunesse.

Ibrahim K. Djitteye

19 février 2025 0 comments
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Solution numérique sécurisée pour la diaspora malienne
ActuÉconomie

Diaspora malienne : finis les tracasseries administratives grâce à une nouvelle plateforme numérique !

by Chiencoro 19 février 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

La diaspora malienne dispose désormais d’une plateforme numérique dynamique, interactive et innovante. Cette solution numérique sécurisée, développée par des ingénieurs maliens en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, a été lancée le mardi 18 février 2025, au palais de Koulouba, sous la présidence du Chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta.

C’est devant un parterre d’ambassadeurs, de membres du corps consulaire et de représentants d’organisations internationales accrédités au Mali qu’a eu lieu le lancement de la « solution informatique sécurisée dans les missions diplomatiques et postes consulaires du Mali à l’étranger ».

Cette innovation technologique, « conçue, réalisée, adaptée et maintenue en état de fonctionnement », s’inscrit dans la volonté du Président de la Transition de digitaliser l’administration malienne afin de la rendre plus performante et moderne, tout en la rapprochant davantage des citoyens. Une volonté clairement exprimée le 22 juin 2024, à Sikasso, lors de sa visite dans la capitale du Kénédougou.

Une œuvre 100 % malienne

Cette plateforme numérique, dynamique et innovante, qui a été présentée au Président de la Transition, est le fruit d’une collaboration entre différentes administrations, selon les explications du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

« Cette solution numérique, entièrement malienne, démontre que l’ingéniosité malienne est capable de grandes réalisations lorsque la volonté politique est suivie et mise en œuvre. », a-t-il souligné.

Au cours de leur présentation, les techniciens du ministère des Affaires étrangères ont précisé au Président de la Transition que cette innovation technologique permettra aux Maliens établis à l’extérieur d’avoir un accès sécurisé à des actes d’État civil, à des documents administratifs, des pièces d’identité et de voyage.

Tout cela sera accessible de manière transparente, « conformément à une procédure de prise de rendez-vous conçue pour éviter toute lourdeur bureaucratique ».

Cette plateforme représente donc une avancée considérable dans l’amélioration des services publics destinés à la diaspora malienne.

Facilitation des démarches pour les usagers étrangers

La solution numérique ne bénéficie pas seulement aux citoyens maliens. Elle facilitera également les démarches administratives pour les usagers étrangers souhaitant se rendre au Mali, que ce soit pour des raisons familiales, touristiques ou d’investissement.

Le ministre Abdoulaye Diop a précisé à cet effet que : « Les demandes de visas, entre autres, seront entièrement informatisées et permettront à tous nos services impliqués dans la collecte, l’analyse et le traitement des requêtes, ainsi que dans la délivrance de visas, d’interagir plus rapidement, dans le respect des données personnelles et en garantissant la sécurité du Mali. »

Ce processus optimisé vise à simplifier les démarches administratives et à offrir un service moderne et efficace, tout en assurant un contrôle rigoureux et une protection optimale des informations sensibles.

Un investissement stratégique pour l’administration publique

Au-delà des services immédiats qu’elle offre, cette plateforme possède une dimension proactive. Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que :« Cette plateforme nationale permettra la prise en charge des demandes, mais aussi, plus tard, une harmonisation avec le système de visa confédéral de l’AES, dénommé Visa Liptako, dès son lancement officiel. »

Cette interconnexion future avec les partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) devrait considérablement faciliter les déplacements et renforcer la coopération régionale.

Enfin, cette solution informatique apportera des avantages économiques notables. « Elle permettra de réaliser des économies d’échelle qui […] contribueront à réduire significativement certaines dépenses de l’État et à consacrer ses ressources à des activités en lien avec le bien-être des populations. »

Cette plateforme s’inscrit dans la vision d’une administration publique moderne, performante et accessible, conformément aux principes désormais constitutionnels qui guident l’action publique au Mali.

Chiencoro Diarra

19 février 2025 0 comments
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