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FESPACO 2025
ActuSeko ni Donko

FESPACO 2025 : une 29e édition sous le signe de l’identité culturelle africaine

by Ibrahim Kalifa Djitteye 23 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a officiellement ouvert ses portes pour sa 29e édition le samedi 22 février 2025. Cette année, la biennale du 7e art africain est placée sous le thème « Cinéma d’Afrique et identités culturelles », une thématique qui invite à une réflexion sur l’ancrage culturel et l’expression des réalités africaines à travers le cinéma.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans l’emblématique palais des sports de Ouagadougou, en présence du Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et du Président de la République du Tchad, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dont le pays est l’invité d’honneur de cette édition.

Ce choix du Tchad comme invité d’honneur marque une opportunité pour son secteur cinématographique en quête de reconnaissance et d’expansion. En marge du lancement officiel, le Président tchadien a réitéré son engagement à soutenir les cinéastes de son pays et du continent, les assurant qu’ils ne sont pas seuls sur la scène internationale.

Après cette cérémonie, marquant aussi la première visite d’amitié et de travail de Mahamat Déby au Burkina Faso, il a été raccompagné par son homologue burkinabè, scellant ainsi l’excellence des relations bilatérales entre les deux nations.

Un vibrant hommage à Souleymane Cissé

Un moment fort de cette ouverture a été l’hommage rendu à Souleymane Cissé, figure emblématique du cinéma malien, décédé à Bamako à l’âge de 84 ans, quelques jours avant l’événement. Le réalisateur, qui devait présider le jury de cette 29e édition, laisse derrière lui des œuvres qui ont fortement influencé le cinéma africain. Son engagement en faveur d’un cinéma enraciné dans les réalités africaines et son apport à l’essor du 7e art sur le continent ont été unanimement salués.

Considéré comme l’un des plus grands cinéastes africains, Souleymane Cissé a notamment marqué l’histoire avec « Yeelen », récompensé au Festival de Cannes en 1987. Double vainqueur de l’Étalon de Yennenga, son parcours et son héritage ont été évoqués par plusieurs professionnels du secteur, soulignant l’importance de son travail dans la construction d’un cinéma africain authentique et indépendant. 

Une compétition relevée et des projections prestigieuses

Pour cette édition, plus de 200 films ont été sélectionnés en compétition officielle, répartis en plusieurs catégories : courts-métrages, documentaires, séries télévisées et films d’animation. Parmi eux, 17 longs-métrages sont en lice pour la prestigieuse récompense, l’Étalon d’or de Yennenga.

Le Burkina Faso, pays hôte, est représenté par « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté et « Les Invertueuses » de Chloé Aïcha Boro. Ces films rivaliseront avec d’autres œuvres venues de tout le continent, reflétant la diversité et la richesse du cinéma africain.

En ouverture, le film hors compétition « Black Tea » du Mauritanien Abderrahmane Sissako a été projeté. Un choix symbolique, Sissako étant l’un des cinéastes africains les plus reconnus sur la scène internationale, avec notamment son César du meilleur film en 2015 pour « Timbuktu ».

Un festival au service de la souveraineté culturelle africaine

Dans son discours d’ouverture, le ministre burkinabè de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a souligné que le cinéma est un « miroir de la société et un vecteur puissant d’appropriation de notre culture, de nos valeurs et de nos luttes ». Il a rappelé que le FESPACO, au-delà d’être une fête du cinéma, est un engagement politique collectif pour la culture panafricaine.

De son côté, le ministre tchadien du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, a exprimé sa fierté de voir son pays à l’honneur, soulignant que « la souveraineté culturelle africaine passe avant tout par la valorisation de nos arts et traditions ».

Depuis sa création en 1969, le FESPACO est devenu l’un des plus grands festivals de cinéma en Afrique et une vitrine incontournable pour les cinéastes du continent. Cette 29e édition promet d’être un moment de célébration, de réflexion et d’engagement en faveur d’un cinéma authentiquement africain.

L’événement se poursuivra jusqu’au 1er mars 2025, date à laquelle seront dévoilés les lauréats des différentes catégories, avec en point d’orgue l’attribution tant convoitée de l’Étalon d’or de Yennenga.

Ibrahim K Djitteye 

23 février 2025 0 comments
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Mali-RDC
A la UnePolitique

Face au M23, Kinshasa cherche-t-il un soutien au Mali ?

by Sahel Tribune 23 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En pleine recomposition des équilibres régionaux, le Mali s’invite dans la crise congolaise. Le vendredi 21 février 2025, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a reçu un émissaire spécial de Kinshasa, porteur d’un message du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette visite diplomatique ne doit rien au hasard, alors que RDC est en proie à une nouvelle flambée de violence dans le Nord-Kivu, théâtre du bras de fer entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23, soutenue par Kigali selon Kinshasa.

À la tête de la délégation congolaise, Constant Mutamba Tungunga, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, accompagné de Christophe Muzunga, Ambassadeur de la RDC au Mali (avec résidence à Dakar), et de Talubulu Tshis Osibowa Godfrey, Conseiller. Côté malien, Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, observait avec attention. L’audience fut brève, les discussions feutrées, mais le message clair : la situation à l’Est de la RDC inquiète et appelle à une implication accrue des alliés du continent.

Pourquoi Bamako ?

Que vient chercher Kinshasa dans la capitale malienne ? Une médiation ? Une alliance ? Un soutien symbolique ? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, le Mali n’a jamais eu de prétentions de grand médiateur africain. Ce n’est ni l’Algérie, ni l’Angola, encore moins le Rwanda, dont la machine diplomatique est autrement plus affûtée. Pourtant, la sollicitation congolaise pourrait témoigner d’un changement subtil dans les dynamiques régionales.

Si Bamako n’a pas d’expérience en matière de résolution de conflits internationaux, il peut compter sur plusieurs atouts :

🔹 Une légitimité régionale grandissante, notamment depuis son rapprochement avec le Niger et le Burkina Faso sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES), structure, affranchie des tutelles occidentales et capable de peser sur les grandes questions africaines.

🔹 Une solide expérience du dialogue avec les groupes armés, issue de plusieurs décennies de gestion de rébellions dans le Nord du Mali.

🔹 Une société civile active et un savoir-faire en matière de consolidation de la paix, qui pourraient être mis à contribution dans un processus de réconciliation élargi en RDC.

Un rôle limité mais stratégique

Le Mali peut-il réellement peser dans la crise congolaise ? Peu probable. Il est clair que Bamako ne dispose ni des leviers financiers, ni de l’influence diplomatique d’un poids lourd africain. De même, son armée, déjà mobilisée sur plusieurs fronts internes, n’a ni les moyens ni l’intérêt stratégique d’un engagement militaire en RDC.

Qu’à cela ne tienne, le Mali peut bien se positionner comme un interlocuteur crédible, loin des influences traditionnelles qui polarisent le dossier congolais. Son indépendance vis-à-vis des puissances occidentales et des acteurs sous-régionaux habituels en fait un allié potentiel pour Kinshasa, soucieux de diversifier ses appuis dans un contexte où l’Union africaine et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) peinent à imposer un règlement durable au conflit.

Toutefois, Bamako devra avancer avec prudence. Jouer le médiateur implique une neutralité difficile à tenir dans une crise où les alliances et les inimitiés se tissent en coulisses. Un faux pas, et le Mali pourrait se retrouver pris dans un jeu géopolitique qui le dépasse.

Ce rapprochement entre Bamako et Kinshasa s’inscrit dans une Afrique en mutation. Les alliances traditionnelles vacillent, les puissances émergentes cherchent à redéfinir les équilibres régionaux. Dans ce contexte, voir le Mali s’affirmer — même timidement — comme un acteur de la diplomatie continentale témoigne d’un changement de paradigme.

Le pari malien en RDC sera-t-il gagnant ? Trop tôt pour le dire. Mais une chose est sûre : Bamako n’entend plus rester spectateur des grandes manœuvres africaines.

A.D

23 février 2025 0 comments
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Patrouille conjointe Mali-Sénégal
A la UneSécurité

Mali-Sénégal : une patrouille conjointe pour protéger les populations et les ressources

by Chiencoro 22 février 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Une nouvelle dynamique de coopération se développe à la frontière naturelle entre le Mali et le Sénégal. Depuis le 20 février, les forces armées maliennes et sénégalaises mènent des patrouilles conjointes pour lutter contre le terrorisme, le banditisme transfrontalier, le vol de bétail et le trafic de drogue. Une initiative qui vise également la sauvegarde du fleuve Falémé, menacé par l’exploitation illégale de l’or.

Dans la commune rurale de Falémé, cette collaboration militaire est accueillie avec enthousiasme. « Avec cette patrouille commune, nous sommes beaucoup plus rassurés », confie un habitant. La population, consciente des enjeux sécuritaires et environnementaux, prie pour le succès de cette mission qui garantit la paix et la stabilité de part et d’autre de la frontière.

Des liens historiques et culturels solides

Lors de la cérémonie de lancement, les commandants des zones militaires n° 4 du Mali et du Sénégal ont rappelé les profonds liens historiques qui unissent les deux nations.

« Nous avons appartenu à la même fédération, la Fédération du Mali. Une partie du Sénégal faisait également partie de l’Empire du Mali. Nos peuples partagent les mêmes cultures, les mêmes traditions et les mêmes mets. Des Bambaras, Soninkés, Peuls et Wolofs vivent des deux côtés de la frontière », a souligné colonel Ongoïba.

Au-delà des similitudes culturelles, la devise commune aux deux pays, « Un Peuple-Un But-Une Foi », résonne comme un appel à une coopération renforcée pour assurer la sécurité des populations.

Une mission où la population joue un rôle clé

Si ces patrouilles sont une avancée stratégique, leur efficacité dépendra en grande partie de la collaboration entre les forces armées et la population.

« La sécurité repose avant tout sur le renseignement. Celui qui n’est pas renseigné ne peut pas mener le combat. Et ces renseignements viennent de vous, la population », a déclaré le colonel Ongoïba.

Il a également mis en garde contre la méfiance qui pourrait freiner la mission : « Si la population considère les forces armées comme des ennemis, alors même avec des équipements sophistiqués, nous n’irons nulle part. »

Les patrouilles communes s’étendront jusqu’à la fin de l’année 2025 et incluront également le cercle de Kéniéba, une zone clé pour la sécurité transfrontalière.

Avant le début des opérations, le colonel Ongoïba et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux autorités coutumières de Diboli, un geste symbolique pour renforcer la confiance et le dialogue avec la communauté locale.

La cérémonie de lancement s’est clôturée par un échange de cadeaux entre les deux commandants maliens et sénégalais, scellant ainsi cette collaboration militaire prometteuse qui ambitionne de garantir une paix durable dans la région.

Chiencoro Diarra

22 février 2025 0 comments
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Drapeau de l'AES
A la UnePolitique

Le drapeau de l’AES flotte désormais sur le Sahel

by Sahel Tribune 22 février 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Sous la présidence du Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre malien, les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES) ont procédé, ce samedi 22 février 2025, au lancement officiel du drapeau de l’AES. Cette initiative est une nouvelle ère pour cette alliance stratégique entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

D’un vert profond, « couleur de l’espoir et de la prospérité », le drapeau arbore en son centre le logo de l’AES, signe d’un engagement ferme des trois États à construire ensemble un avenir commun, affranchi des influences extérieures. Cette bannière n’est pas qu’un simple ornement, elle est l’incarnation d’un idéal, celui d’un espace sahélien qui prend son destin en main.

L’AES, une affirmation de souveraineté

Initialement conçu comme un pacte de défense signé le 16 septembre 2023, l’AES s’est rapidement muée en une confédération, en juillet 2024. Cette mutation a élargi son champ d’action bien au-delà du militaire. Économie, culture, gouvernance : un projet de société est en marche. Ce tournant a été acté lors du sommet de Niamey, où les chefs d’État ont scellé l’avenir de l’AES à travers un traité fondateur.

Derrière ce drapeau, des réformes ambitieuses se dessinent. Un passeport biométrique commun est entrée en vigueur le 29 janvier 2025 pour fluidifier les déplacements entre les pays membres. Une banque confédérale sera mise en place pour financer les projets de développement communs. Une chaîne télévisée dédiée verra le jour afin de renforcer la communication et l’unité culturelle. De plus, la suppression des frais d’itinérance téléphonique vise à faciliter les échanges et à renforcer l’intégration numérique.

La devise de l’AES, « Un espace —Un peuple — Un destin », résonne désormais bien au-delà des frontières sahéliennes. Sous l’ombre protectrice du baobab, sous la lumière éclatante du soleil, les étoiles dorées de l’AES brillent désormais sur un drapeau qui flotte haut et fort. Une affirmation de souveraineté, une promesse d’avenir.

Le Sahel ne se contente plus de subir l’histoire. Il la façonne.

La rédaction 

22 février 2025 0 comments
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Le Général Abdourahamane Tiani
A la UnePolitique

Assises nationales du Niger : une période de 5 ans, renouvelable pour garantir la souveraineté

by Ibrahim Kalifa Djitteye 22 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Les Assises nationales de la refondation, tenues du 15 au 20 février 2025 à Niamey, ont réuni 714 délégués pour définir les grandes lignes de la transition politique et institutionnelle du Niger. Organisées autour de cinq axes majeurs : paix et sécurité, refondation politique et institutionnelle, économie et développement durable, géopolitique et environnement international, ces assises ont permis d’élaborer des recommandations clés pour renforcer la souveraineté nationale, avec une période de cinq ans renouvelables, visant à garantir une gouvernance stable et pérenne pour le pays.

Présenté par Tsalha Haladou, président de la sous-commission économie et développement durable, le rapport économique met l’accent sur la souveraineté nationale dans la gestion des ressources. Ce document, qui sera soumis à la Commission nationale, s’articule autour de quatre dimensions. Il s’agit des dimensions économique, environnementale, sociale et gouvernance.

Parmi les recommandations phares, les assises ont demandé la réforme du système monétaire actuel, afin de favoriser la croissance économique dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). De plus, la souveraineté alimentaire et nutritionnelle est placée au cœur des préoccupations, avec une proposition de développement de chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales.

Dans cette optique, les participants ont préconisé une gestion rationnelle et durable des terres et des eaux, la création de pôles agro-industriels pour valoriser les produits locaux tels que la viande, le lait, le cuir et la peau, ainsi que l’accélération du projet du barrage de Kandadji, crucial pour l’autonomie énergétique et l’irrigation.

Une diplomatie tournée vers l’AES

Autre point clé, la sous-commission recommande l’élaboration d’une cartographie complète des ressources minières du pays, la création d’une centrale nucléaire civile dans l’espace AES et la réhabilitation de certaines sociétés publiques. Enfin, elle insiste sur la priorisation des infrastructures d’intégration des pays membres de l’Alliance.

Sur le plan géopolitique, les assises préconisent une réorientation de la diplomatie nigérienne, avec un alignement clair sur la Confédération des États du Sahel, étape vers une éventuelle fédération. Cette orientation répond aux mises en garde du général Tiani contre les « manœuvres sournoises de déstabilisation » et traduit la volonté du Niger de renforcer son autonomie et ses alliances stratégiques au sein de l’AES.

Réformes institutionnelles et nouvelle charte de refondation

Les discussions sur la refondation politique et institutionnelle ont porté sur la durée de la transition. La recommandation finale des délégués est une période de cinq ans renouvelable, pouvant évoluer en fonction du contexte politico-sécuritaire. Cette période prolongée est jugée nécessaire pour poser les bases solides d’une souveraineté nationale durable, tant sur le plan économique que politique et social.

Dans cette optique, les assises ont également proposé une nouvelle terminologie, notamment la « Charte de la refondation » au lieu de « Charte de la transition ». Ce document, en cours d’élaboration, définira les organes de la refondation ainsi que les principes et missions qui guideront cette période historique.

Les Assises nationales de la refondation ont rassemblé 714 délégués pour définir les grandes orientations du Niger. Structurés autour de cinq axes majeurs, paix et sécurité, refondation politique et institutionnelle, économie et développement durable, géopolitique et environnement international, les travaux ont permis d’élaborer des recommandations visant à renforcer la souveraineté nationale et à poser les bases d’une gouvernance stable et inclusive.

Justice et droits humains

Le président de la Commission nationale des consultations, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a insisté sur le fait que ces assises marquent le début d’un processus de reconstruction du pays, initié après le changement politique de juillet 2023. L’objectif principal reste de relever les défis sécuritaires et politiques qui pèsent sur le Niger, tout en garantissant une indépendance accrue dans tous les secteurs.

Les recommandations adoptées lors de ces assises posent ainsi les bases d’une nouvelle gouvernance au Niger, axée sur la souveraineté, le développement durable et l’intégration régionale. La validation de ces propositions par les autorités marquera une étape décisive dans la mise en œuvre des réformes envisagées.

Ibrahim K Djitteye 

22 février 2025 0 comments
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Fonds monétaire international (FMI)
ActuÉconomie

Défis économiques et perspectives de coopération : le FMI et le Mali renforcement leurs liens

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans le cadre des négociations pour l’octroi d’une Facilité de Crédit rapide (FCR), le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu ce jeudi 20 février 2025 une délégation du Fonds Monétaire international (FMI), conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou. Les discussions ont porté sur les défis économiques du pays et les perspectives de coopération. 

Lors de cette rencontre, M. Montie Mlachila, adjoint au Département Afrique du FMI et Chef de la délégation, a réaffirmé le soutien de son institution à la stabilité économique et à la croissance durable du Mali. Il a mis en avant les réformes économiques et financières entreprises par le pays et a souligné que cette mission s’inscrivait dans une série d’actions en cours pour consolider la confiance du FMI envers le Mali.

L’objectif principal de cette visite était de discuter des modalités d’octroi de la Facilité de Crédit rapide, un instrument destiné à répondre aux besoins de financement urgents, notamment face aux crises exogènes. Le Chef de la délégation a salué les discussions productives menées avec les équipes techniques maliennes, qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l’aboutissement des négociations.

Une coopération basée sur la souveraineté du Mali

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution des discussions et a rappelé l’importance du FMI en tant que partenaire stratégique du Mali. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une prise en compte des spécificités du pays dans les décisions internationales.

« Le FMI est un partenaire privilégié », a affirmé le Chef du gouvernement, tout en dressant un état des lieux de la situation socio-politique du pays. Il a rappelé que le Mali avait perdu 70 % de son territoire avant la prise de responsabilités par les autorités de la Transition, et a insisté sur le fait que cette réalité devait être intégrée dans les analyses des partenaires internationaux.

Le Général de Division Abdoulaye Maïga, a également mis en avant la dynamique impulsée par la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a souligné que l’action publique du Mali repose sur trois principes fondamentaux : le respect de sa souveraineté, le respect des choix stratégiques opérés par le pays, et la défense des intérêts du peuple malien dans toutes les décisions. Ces éléments, a-t-il insisté, doivent être pris en compte par les partenaires internationaux afin de garantir une coopération équitable et respectueuse des réalités maliennes.

Vers un renforcement du partenariat

En réaffirmant l’engagement du FMI auprès du Mali, la délégation a exprimé son souhait de poursuivre la collaboration afin de soutenir les réformes structurelles en cours et de renforcer les capacités économiques du pays.

Cette visite marque ainsi une étape clé dans les discussions entre le gouvernement malien et le FMI. Si les négociations aboutissent favorablement, la Facilité de Crédit rapide pourrait permettre au Mali de mieux faire face aux défis économiques actuels, tout en consolidant sa trajectoire de croissance.

Le gouvernement de transition, à travers cette rencontre, réaffirme sa volonté d’inscrire la coopération internationale dans une logique de respect mutuel et de prise en compte des réalités du Mali, tout en défendant fermement la souveraineté nationale.

Ibrahim K Djitteye 

21 février 2025 0 comments
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Mahmoud Dicko
Actu

Mahmoud Dicko : entre foi, politique et influence populaire

by Bakary FOMBA 21 février 2025
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le report du retour de l’Imam Mahmoud Dicko, initialement prévu pour le 14 février, n’est pas un événement anodin. Il met en lumière les fractures profondes qui traversent la société malienne, alimentées par des rivalités politiques et des enjeux identitaires complexes.

Figure charismatique et leader religieux influent, l’Imam Dicko incarne une voix puissante et rassembleuse. Son rôle clé dans les manifestations de 2020, qui ont conduit à la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, témoigne de son influence sur la population malienne. Cependant, son retour manqué, perçu par certains comme une menace pour la stabilité du pays, a suscité des craintes et alimenté des tensions.

Les tensions au Mali ne se limitent pas à un simple affrontement entre le pouvoir et l’opposition. Elles s’enracinent dans des enjeux plus profonds liés aux identités ethniques et religieuses. La mosaïque culturelle et religieuse du Mali, bien que riche, est souvent source de conflits. D’un côté, les élites politiques, souvent perçues comme éloignées des préoccupations du peuple, tentent de maintenir leur pouvoir. De l’autre, des figures comme l’Imam Dicko représentent un courant populaire qui fait entendre une voix alternative, souvent au nom de la morale religieuse.

En effet, les groupes religieux, historiquement puissants au Mali, ont vu leur rôle évoluer, ouvrant la voie à un militantisme religieux de plus en plus intégré au débat politique. L’Imam Dicko, figure emblématique de ce phénomène, incarne à la fois l’espoir d’un changement radical et la crainte d’une instrumentalisation de la religion à des fins politiques.

Adopter des mesures préventives pour éviter une nouvelle crise

Sa posture publique le place au cœur des préoccupations politiques, rendant la frontière entre politique et foi de plus en plus floue. Ses relations avec le pouvoir oscillent entre convergence et antagonisme. Si ses premiers pas sur la scène politique ont été perçus comme un soutien aux mouvements contestataires, son positionnement ultérieur a suscité des doutes sur ses véritables intentions.

Le report du retour de l’ « autorité morale du M5-RFP » atteste d’une radicalisation des positions et d’un climat d’instabilité qui pourrait pousser le pays vers une crise encore plus profonde. Cet événement risque d’exacerber les tensions politiques et sociales et pourrait entraîner des vagues de violence, s’il est mal géré par les autorités ou mal interprété par la population.

Il est toutefois important de surveiller de près la situation et d’adopter des mesures préventives pour éviter une nouvelle crise.

Bakary Fomba

21 février 2025 0 comments
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