Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) a tenu le 6 mars sa 49ᵉ session ordinaire de conseil d’administration. Réunis dans les locaux de l’institution, les administrateurs ont examiné le programme d’activités ainsi que le projet de budget pour l’exercice 2026, fixé à un peu plus d’un milliard de francs CFA.
La séance s’est déroulée sous la présidence de Sirimaha Habibatou Diawara, conseillère technique représentant le ministre malien de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, président du conseil d’administration de l’établissement.
Le budget prévisionnel pour 2026 a été arrêté à 1 009 701 464 francs CFA, équilibré en recettes et en dépenses. Il affiche une légère hausse de 0,47 % par rapport à l’exercice précédent. Selon les responsables de l’institution, cette enveloppe doit permettre de financer les activités liées à la gestion et à la protection des droits d’auteur et des droits voisins au Mali, ainsi que les actions de soutien au secteur culturel.
Outre l’examen du budget, les administrateurs ont évalué le niveau de mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la 48ᵉ session ordinaire du conseil d’administration. Ce suivi vise à mesurer les progrès réalisés dans la gestion de l’organisme et dans l’application des décisions prises lors des sessions antérieures.
Un enjeu central pour le secteur culturel
Les participants ont également étudié le schéma de répartition des droits voisins, ainsi que les états de répartition correspondants. Ces mécanismes déterminent la manière dont les revenus collectés auprès des utilisateurs d’œuvres – diffuseurs, organisateurs d’événements ou plateformes – sont redistribués aux artistes, interprètes et producteurs concernés.
Créé pour défendre et gérer les intérêts des créateurs, le Bureau malien du droit d’auteur joue un rôle clé dans l’écosystème culturel du pays. L’organisme est chargé de percevoir et de redistribuer les droits liés à l’exploitation des œuvres musicales, audiovisuelles ou littéraires.
Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’essor des nouveaux modes de diffusion culturelle, la question de la collecte et de la répartition des droits demeure un enjeu central pour les artistes maliens.
Les décisions issues de cette 49ᵉ session devraient ainsi orienter l’action du BUMDA pour l’année 2026, notamment en matière de gestion financière, de protection des œuvres et de redistribution des revenus aux ayants droit.
La rédaction



