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Alousséni Sanou
ActuÉconomie

Coopération Mali-Qatar : un appui de 50 millions de dollars pour le développement

by Ibrahim Kalifa Djitteye 9 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

 Lors du Conseil des ministres du 5 mars 2025, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop a présenté un projet de texte relatif à la ratification d’une convention d’appui budgétaire, signé à Bamako le 26 février 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds du Qatar pour le Développement. Ce projet a été adopté par le Conseil, ouvrant ainsi la voie à une injection financière significative dans l’économie malienne.

La convention signée entre le Mali et le Fonds du Qatar pour le Développement prévoit un appui budgétaire de 50 millions de dollars américains, soit environ 31,4 milliards de F CFA. Ce financement est composé d’un prêt de 45 millions de dollars (soit environ 28,3 milliards de F CFA), destiné à renforcer plusieurs secteurs clés du pays.

L’objectif principal de cet appui budgétaire est de soutenir des domaines stratégiques pour le développement du Mali, notamment l’aide humanitaire, le développement économique et la santé. Ce financement arrive à un moment où le pays cherche à renforcer ses capacités institutionnelles et à améliorer les conditions de vie de ses citoyens.

Des priorités ciblées pour un impact direct sur les populations

Grâce à cet apport financier, plusieurs actions concrètes seront mises en place pour améliorer les conditions de vie des populations maliennes. Une partie des fonds sera consacrée à la fourniture de denrées alimentaires, afin de lutter contre l’insécurité alimentaire qui touche de nombreuses régions du pays. Cet appui permettra d’assurer un meilleur accès aux produits de première nécessité pour les populations vulnérables.

 Par ailleurs, la réalisation de points d’eau sera une priorité, notamment dans les zones rurales et semi-urbaines, où l’accès à l’eau potable reste un défi majeur. La mise en place de ces infrastructures contribuera à améliorer l’hygiène et à réduire la propagation des maladies hydriques.

En outre, le programme financera la réhabilitation et la construction d’infrastructures publiques, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des services sociaux. Cette modernisation vise à renforcer l’accès aux soins et à améliorer les conditions d’apprentissage pour les jeunes. Parallèlement, le renforcement des moyens d’action de l’Administration et des Collectivités territoriales sera un axe essentiel de cet appui budgétaire. Il s’agira d’améliorer les capacités des institutions publiques pour une gestion plus efficace des ressources et un développement local plus dynamique. Cet investissement s’inscrit dans une volonté de renforcer la résilience du pays et d’accélérer son développement économique et social.

Une coopération renforcée entre le Mali et le Qatar

Cette convention illustre le dynamisme de la coopération entre le Mali et le Qatar. Le Fonds du Qatar pour le Développement joue un rôle clé dans le soutien aux pays en développement, à travers des initiatives visant à améliorer les conditions de vie et à promouvoir la stabilité économique.

Pour le Mali, cet appui budgétaire est une opportunité de consolider ses efforts de développement et de répondre aux défis socio-économiques du pays. En mobilisant ces ressources, le gouvernement malien pourra mettre en œuvre des politiques publiques plus efficaces et accélérer la mise en place de programmes destinés aux populations vulnérables.

Un levier pour le développement durable et la stabilité

Dans un contexte marqué par des défis économiques et sécuritaires, cet appui budgétaire constitue un levier important pour renforcer la résilience du pays. En investissant dans des secteurs essentiels, le gouvernement malien vise à stimuler la croissance économique, améliorer les services sociaux et favoriser une répartition plus équitable des ressources.

L’aide du Qatar vient ainsi s’ajouter aux efforts nationaux et internationaux pour accompagner le développement du Mali. En mettant l’accent sur des actions concrètes et ciblées, ce financement contribuera à renforcer la stabilité et à créer des opportunités pour les populations locales.

Avec cette convention, le Mali confirme une fois de plus son engagement à renforcer ses relations diplomatiques et économiques avec ses partenaires internationaux, tout en travaillant activement à l’amélioration des conditions de vie de sa population.

Ibrahim K. Djitteye 

9 mars 2025 0 comments
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Alousseni Sanou
A la UneÉconomie

Réforme fiscale : de nouvelles taxes sur les produits miniers

by Ibrahim Kalifa Djitteye 9 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans le cadre de l’harmonisation du cadre fiscal avec la nouvelle réglementation minière, le Conseil des ministres du Mali a adopté, sur proposition du ministre de l’Économie et des Finances, un projet d’ordonnance modifiant la Loi n° 06-067 du 29 décembre 2006 portant Code général des Impôts. Cette réforme vise à adapter la fiscalité minière au nouveau Code minier, adopté en août 2023, afin d’optimiser les revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles du pays.

Le gouvernement a adopté, le 29 août 2023 la Loi n° 2023-040 portant Code minier, avec pour objectif d’accroître les retombées économiques du secteur extractif. Ce nouveau cadre réglementaire introduit plusieurs réformes majeures, notamment la mise en place de conventions distinctes pour les phases de recherche et d’exploitation, la réduction de la période de stabilité fiscale afin de permettre à l’État d’adapter plus rapidement la fiscalité minière, ainsi que l’instauration d’une redevance sur la surproduction et d’une taxation des superprofits réalisés par les sociétés minières.

D’autres mesures visent à renforcer la participation de l’État dans le capital des entreprises minières, à supprimer les exonérations douanières en phase d’exploitation pour maximiser les recettes fiscales, et à introduire un taux progressif pour la taxe ad valorem. Par ailleurs, le gouvernement pourra désormais conclure des protocoles d’accord avec les sociétés minières, dans l’optique d’une meilleure redistribution des richesses issues de l’exploitation des ressources naturelles, en particulier l’or, principal produit d’exportation du Mali.

Adaptation du Code général des Impôts au nouveau cadre fiscal minier

Pour accompagner les réformes du Code minier, le gouvernement a adopté une modification des articles 240 et 425 du Code général des Impôts. Cette adaptation élargit le champ d’application de l’Impôt Spécial sur Certains Produits (ISCP), qui concerne désormais les marbres, les lingots d’or et d’autres produits miniers. Cette mesure vise à accroître les recettes fiscales issues du secteur extractif en captant une part plus importante de la valeur générée par l’exploitation des ressources naturelles.

Par ailleurs, pour maintenir un environnement fiscal attractif pour les investisseurs, le taux minimal de l’ISCP a été réduit de 5 % à 3 % sur ces mêmes produits. Cette baisse pourrait encourager la production et les exportations minières, tout en assurant une rentabilité accrue pour l’État. De plus, l’extension du droit de timbre sur les intentions d’exportation à tous les produits miniers permettra un meilleur suivi des flux de minerais sortant du territoire, renforçant ainsi le contrôle fiscal et la traçabilité des exportations. Ces ajustements s’inscrivent dans une stratégie visant à maximiser les revenus de l’État tout en assurant un cadre stable et compétitif pour le secteur minier.

Un équilibre entre attractivité et rentabilité pour l’État

Avec ces nouvelles dispositions, le gouvernement cherche à concilier l’attractivité du secteur minier pour les investisseurs et l’optimisation des revenus pour l’État. La réduction du taux de l’ISCP pourrait stimuler l’investissement et la production, tandis que l’extension du droit de timbre et l’élargissement du champ d’application de certaines taxes garantiront une meilleure captation des revenus issus des activités minières.

En intégrant ces réformes dans son cadre fiscal, le Mali poursuit son objectif d’un secteur minier plus transparent, plus rentable et mieux encadré. L’adoption de ces mesures marque une nouvelle étape dans la gestion des ressources naturelles du pays, avec une attention particulière portée à la redistribution des richesses issues de l’exploitation minière.

Ibrahim K. Djitteye 

9 mars 2025 0 comments
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John Dramani Mahama et Assimi Goïta
A la UnePolitique

AES-CEDEAO : le Ghana prend ses distances avec la ligne dure d’Abuja 

by Chiencoro 8 mars 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans un contexte de tensions entre l’AES et la CEDEAO, la visite du président ghanéen John Dramani Mahama au Mali, ce samedi 8 mars 2025, constitue une tentative de rapprochement stratégique, entre dialogue diplomatique et pragmatisme économique.

Il y a des visites officielles qui relèvent du protocole. D’autres, plus rares, s’inscrivent dans une dynamique politique dont les répercussions dépassent les convenances diplomatiques. La venue au Mali, ce 8 mars 2025, du président ghanéen John Dramani Mahama appartient à la seconde catégorie. Plus qu’un simple déplacement d’amitié et de travail, cette visite scelle un tournant diplomatique majeur, un réajustement des équilibres sous-régionaux dans une CEDEAO en pleine crise existentielle, face à la montée en puissance de la confédération des États du Sahel (AES), née de l’union du Mali, du Burkina Faso et du Niger, en juillet 2024.

Un accueil millimétré, un enjeu stratégique

À 11 h 15 précises, sous un épai brouillard, l’avion présidentiel ghanéen touche le sol malien. Sur le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou, John Dramani Mahama descend les marches, le regard serein, mais conscient de l’enjeu de sa visite. Face à lui, le général d’armée Assimi Goïta, impassible, l’accueille avec la fermeté habituelle d’un chef militaire qui n’a plus rien à prouver.

Hymnes nationaux, salut aux troupes, accolades officielles. Le cérémonial est bien rodé. Mais derrière les poignées de main et les sourires d’usage, c’est un jeu d’équilibre diplomatique qui se joue. Car si le Ghana et le Mali partagent des relations historiques, la réalité politique d’aujourd’hui impose un dialogue plus subtil.

Dans la salle feutrée du Palais de Koulouba, loin des caméras, les discussions prennent une tournure plus directe. Deux visions du futur s’opposent-elles ? Ou bien l’heure est-elle enfin venue de repenser les alliances dans un espace ouest-africain en recomposition ?

Aes-cedeao : l’heure de vérité

Loin des discours lisses d’antan, John Mahama parle franc. Contrairement aux caciques d’Abuja, il refuse d’aborder la rupture entre la CEDEAO et l’AES comme une guerre froide intra-africaine.

« Le manque de confiance doit être corrigé afin qu’un respect mutuel puisse exister entre les leaders de chacun de ces regroupements », plaide-t-il. « Nous devons œuvrer à instaurer des relations dignes de ce nom entre l’AES, qui est une réalité irrévocable, et la CEDEAO. »

Un aveu implicite que le rapport de force a changé ? Sans doute. Mais surtout, la reconnaissance que l’AES n’est plus un accident diplomatique, mais une alternative qui s’installe. Le Ghana, lui, ne veut pas être réduit au rôle de spectateur dans cette recomposition du jeu sous-régional.

Une coopération reconstruite sur des bases nouvelles

Mais si la géopolitique domine les débats, le pragmatisme économique reprend vite ses droits. Bamako et Accra, malgré la complexité institutionnelle actuelle, restent liés par des intérêts stratégiques.

Sur la table, le corridor sud, axe névralgique du commerce malien, est au cœur des préoccupations. Goïta et Mahama tombent d’accord sur l’urgence de moderniser les infrastructures, d’assouplir les formalités douanières et de renforcer les échanges commerciaux.

Autre dossier prioritaire : la lutte contre le terrorisme. Le Ghana, encore relativement épargné, sait qu’il n’est qu’à un souffle d’être pris dans la tourmente sécuritaire qui frappe le Sahel. Mahama ne cache pas son intérêt pour une coopération renforcée avec Bamako, fort de son expérience militaire et de sa nouvelle autonomie stratégique.

Dans cette optique, les deux États s’engagent à réactiver la grande commission mixte de coopération, dont la dernière session remonte à 2011. Un signal fort, mais surtout un engagement de terrain, loin des discours purement symboliques.

Mahama, le chaînon manquant entre Abuja et Bamako ?

En quittant Koulouba, John Mahama laisse derrière lui une question ouverte : le Ghana peut-il être ce pont entre une CEDEAO à bout de souffle et une AES en pleine affirmation ?

Si Abuja prône la confrontation, Accra choisit la diplomatie de l’équilibre. Ni dans la rupture brutale, ni dans l’alignement aveugle, Mahama joue la carte de la réconciliation par le dialogue, sans occulter la nécessité d’un nouveau cadre de coopération adapté aux réalités actuelles.

Reste à savoir si Assimi Goïta saisira la main tendue. Car une chose est sûre : l’AES avance, et ceux qui refusent de le voir s’exposent à un réveil brutal.

Chiencoro Diarra

8 mars 2025 0 comments
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Bâtiment siégeant la CANAM
ActuSanté

Assurance maladie : de nouvelles mesures pour une meilleure prise en charge sanitaire 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Lors du dernier Conseil des ministres, le ministre de la Santé et du Développement social, Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, a présenté un rapport ayant conduit à l’adoption de trois décrets pour améliorer le Régime d’Assurance Maladie universelle (RAMU). Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour garantir une meilleure couverture santé à l’ensemble de la population malienne.

Le premier décret adopté fixe les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie (CANAM) et les prestataires de santé. Depuis 2003, le gouvernement malien a entrepris des réformes pour mettre en place un système de protection sociale contre le risque maladie. Après l’instauration du Régime d’Assurance Maladie obligatoire (RAMO) et du Régime d’Assistance médicale (RAMED), la Loi n° 2018-074 du 31 décembre 2018 a officialisé le RAMU.

Cependant, le décret précédent, le n° 10-577/P-RM du 26 octobre 2010, s’avérait insuffisant dans le cadre du RAMU, notamment pour élargir la prise en charge à toutes les catégories de travailleurs. Le nouveau décret vient combler ces lacunes en définissant un cadre plus adapté, garantissant ainsi une collaboration efficace entre la CANAM et les prestataires de soins de santé.

Une délégation de gestion mieux encadrée

Le second décret adopté concerne l’approbation des conventions types de délégation de gestion dans le cadre du RAMU. La Loi n° 2018-074 permet à la CANAM de déléguer certaines missions à des organismes gestionnaires délégués, sous son contrôle. Elle prévoit également la possibilité d’impliquer des sociétés commerciales disposant d’une expertise reconnue dans la gestion du risque maladie.

L’adoption de ce décret vise à organiser un partage des responsabilités entre la CANAM et les gestionnaires délégués, garantissant ainsi une meilleure gestion des prestations offertes aux assurés. Ce mécanisme permettra d’améliorer l’efficacité du système tout en renforçant le suivi et le contrôle des services rendus aux bénéficiaires.

Une tarification plus accessible et des taux de couverture définis

Enfin, le troisième décret adopté porte sur la fixation des principes de tarification préférentielle et des taux de couverture des soins de santé dans le cadre du RAMU. L’objectif est d’optimiser la mise en commun des ressources financières et d’améliorer l’achat stratégique des services de santé.

Ce décret apporte une clarification essentielle sur la tarification des actes médicaux et des médicaments. Il définit également les modalités de remboursement des prestations pour tous les bénéficiaires du RAMU. Avec cette mesure, le gouvernement entend rendre les soins plus accessibles à l’ensemble de la population en garantissant des coûts raisonnables et une couverture optimale.

Vers une meilleure accessibilité aux soins pour tous

Ces trois décrets marquent une avancée significative dans la mise en œuvre du RAMU. Ils permettent de mieux structurer les relations entre la CANAM et les prestataires de santé, d’encadrer la délégation de gestion et d’assurer une tarification adaptée aux besoins de la population.

Avec ces réformes, le gouvernement malien confirme sa volonté de garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les citoyens, en renforçant les mécanismes de protection sociale et en améliorant l’efficacité du système d’assurance maladie universelle.

Ibrahim K. Djitteye 

8 mars 2025 0 comments
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champs-agriculture
ActuÉconomie

Rapport du BVG : comment l’agriculture malienne nourrit ses dysfonctionnements

by Sahel Tribune 8 mars 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Malgré des investissements massifs dans l’agriculture, un rapport accablant du Vérificateur Général, sur la période 2023-2014, révèle une gestion opaque, des détournements et des dysfonctionnements qui compromettent la souveraineté alimentaire du Mali.

L’agriculture malienne, ce « grenier » souvent vanté, n’est pas seulement le moteur économique du pays, elle est aussi un théâtre d’ombres où se jouent des batailles bureaucratiques, financières et politiques. Le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général, portant sur la gestion du ministère de l’Agriculture entre juillet 2023 et juillet 2024, en apporte une preuve éclatante. Entre irrégularités administratives, anomalies financières et opacité dans la gestion des subventions, le document dessine un tableau sans concession d’un secteur vital, mais rongé par des failles structurelles.

Un secteur essentiel, une gestion bancale

Le rapport rappelle un fait incontestable : 80 % de la population malienne dépend de l’agriculture, qui pèse pour plus de 35 % du PIB national. Pourtant, malgré des engagements répétés – et coûteux – en faveur de la modernisation du secteur, l’autosuffisance alimentaire demeure un mirage. Les subventions aux intrants agricoles, la gestion des engrais et la distribution des ressources continuent d’être marquées par des pratiques douteuses, des fraudes et des inefficiences bureaucratiques.

L’État malien, conformément aux engagements pris à Maputo en 2003, injecte plus de 10 % de son budget national dans l’agriculture. En 2023, 62 milliards de FCFA ont été alloués au ministère, contre 93 milliards en 2024. Des sommes colossales qui, selon le rapport du BVG, ne se traduisent pas systématiquement par des résultats concrets, en raison d’une gestion souvent approximative et parfois opaque.

Irrégularités et abus, une liste accablante

Le rapport met en lumière plusieurs dysfonctionnements majeurs :

• Absence de suivi des établissements publics sous tutelle : Le ministre de l’Agriculture n’a pas transmis au gouvernement le rapport général sur les établissements publics industriels et commerciaux placés sous sa responsabilité, empêchant toute évaluation sérieuse de leur performance.

• Gestion chaotique des engrais : le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) a attribué des marchés à des prestataires non agréés pour la distribution d’engrais, tandis que des fournisseurs n’ont pas respecté les obligations de traçabilité des produits distribués.

• Dérives dans l’importation des pesticides : Le ministère a demandé des dérogations spéciales pour importer des pesticides non homologués, une décision qui va à l’encontre des normes sanitaires et environnementales.

• Comités fantômes : Le Comité National de Gestion des Pesticides (CNGP) et le Comité National des Engrais (CNE), censés encadrer la régulation des intrants agricoles, n’existent que sur le papier. Aucune réunion, aucun rapport, aucune activité : ils sont purement décoratifs.

Des milliards gaspillés dans un système inefficace

L’élément le plus frappant du rapport réside dans les dérives financières. La Direction des Finances et du Matériel (DFM) du ministère a procédé à des réceptions non conformes de matériels et d’équipements, tandis que l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) n’a pas justifié les quantités de blé manquantes dans le cadre d’un programme de distribution de 25 000 tonnes issues d’un don. Pire, certains opérateurs privés ayant bénéficié d’importantes quantités d’urée n’ont jamais réglé les montants dus à l’État, sans qu’aucune sanction ne soit prise à leur encontre.

On pourrait en rire si ce n’était pas aussi tragique. Des centaines de milliards de francs CFA sont investis dans l’agriculture chaque année, mais l’impact réel sur la sécurité alimentaire et le développement du secteur reste limité.

Le grand gâchis d’une souveraineté alimentaire annoncée

Dans un pays où la souveraineté est devenue un mantra politique, la question agricole est plus que jamais un enjeu stratégique. Pourtant, ce rapport met en évidence un paradoxe troublant : l’ambition de souveraineté alimentaire affichée par les autorités se heurte à des pratiques de gestion qui frisent l’amateurisme, voire la négligence coupable.

Pendant que les Maliens peinent à se nourrir et que l’État multiplie les discours sur la résilience, des décisions douteuses et des abus financiers viennent parasiter les efforts de réforme. Les fonds investis pour garantir l’autonomie agricole du pays sont souvent mal orientés, voire dilapidés, entre passations de marchés opaques, fraudes et absence de contrôle efficace.

Le rapport du Vérificateur Général ne fait que confirmer ce que tout le monde sait : sans une refonte profonde de la gouvernance agricole, la souveraineté alimentaire restera un slogan creux. Il ne suffit pas d’investir des milliards, encore faut-il s’assurer que ces fonds soient bien utilisés.

Un sursaut nécessaire

Les conclusions du BVG devraient logiquement déclencher une onde de choc. Des têtes tomberont-elles ? Des réformes structurelles suivront-elles ? Rien n’est moins sûr. Au Mali, les rapports s’accumulent, les scandales éclatent, et pourtant, le système résiste toujours.

Si l’État malien veut réellement sortir de l’ornière et atteindre ses objectifs d’autonomie alimentaire, il devra aller bien au-delà des déclarations d’intention. Des audits doivent être suivis de sanctions, des réformes, et surtout d’une tolérance zéro face aux abus. Car une agriculture qui nourrit ses prédateurs plus que son peuple ne peut être la base d’un avenir prospère.

A.D

8 mars 2025 0 comments
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Remise du chèque géant du président de la transition à l'APJ
A la UneÉconomie

2 500 stages pour les jeunes : un levier contre le chômage au Mali

by Sahel Tribune 8 mars 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le gouvernement poursuit ses efforts pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes. Lors du Conseil des ministres du 5 mars 2025, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck a annoncé le lancement du 14ᵉ contingent du programme de stage de formation professionnelle, destiné aux jeunes diplômés sans emploi. Elle a également présenté le bilan de sa mission de terrain dans la région de Gao, où plusieurs initiatives ont été mises en place pour accompagner l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes.

Dans le cadre du Programme Emploi Jeunes, l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) a lancé un appel à candidature le 13 février 2025 pour le recrutement de 2 500 jeunes diplômés sans emploi. Cet appel a rencontré un grand succès, avec 15 021 candidatures enregistrées avant la clôture des dépôts le 22 février 2025.

La répartition des candidatures montre une forte participation féminine, avec 8 230 dossiers déposés par des femmes (54,78%), contre 6 791 candidatures masculines (45,22%). Une fois la sélection terminée, les 2 500 stagiaires retenus seront affectés à diverses structures, notamment les Institutions de la République, les départements ministériels, les collectivités territoriales, les organisations consulaires et faîtières ainsi que les ONG.

Ce programme vise à faciliter l’entrée des jeunes dans le monde du travail en leur permettant d’acquérir une première expérience professionnelle et d’accroître leur employabilité. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le chômage et de promotion de l’insertion professionnelle.

Le président de la tr  ansition, le général d’armée Assimi Goïta, avait remis un chèque au 13ème contingent, d’une valeur de 1 130 867 423 FCFA. C’est à la fin de la remise de ce financement que le Président de la transition avait annoncé ce nouveau programme de recrutement de 2 500 jeunes diplômés en 2025, dont les résultats ont été proclamés le vendredi 7 mars 2025. 

Une mission ministérielle à Gao pour soutenir l’emploi et la formation

Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a effectué une mission à Gao du 27 février au 1ᵉʳ mars 2025 pour exprimer le soutien du gouvernement aux populations locales et identifier leurs besoins en matière de formation et d’emploi. Cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, tout en tenant compte des réalités du marché du travail.

Plusieurs initiatives ont été mises en place, dont l’inauguration d’un bâtiment pour la Direction régionale de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que l’ouverture de trois Espaces d’Orientation Jeunesse destinés à accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle. Le ministre a également lancé une opération « permis de conduire », facilitant l’accès à ce document essentiel pour de nombreux métiers, et remis des kits d’insertion aux bénéficiaires de formations dans divers secteurs tels que l’agroalimentaire, la couture, l’électricité photovoltaïque et la maintenance d’engins lourds.

Lors des échanges, les acteurs locaux ont insisté sur plusieurs priorités, notamment  l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail, un meilleur accompagnement des jeunes et des femmes et la poursuite des initiatives en faveur de la paix et de la sécurité. Cette mission illustre l’engagement du gouvernement à soutenir les populations locales et à renforcer les opportunités d’emploi dans la région.

Les attentes des acteurs locaux

Lors de sa mission à Gao, le ministre Oumou SALL SECK a tenu des échanges avec les acteurs locaux afin de mieux cerner les défis liés à l’emploi et à la formation. Parmi les principales préoccupations exprimées figurent l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail, afin d’accroître l’employabilité des jeunes. Il a été souligné que certaines formations ne correspondent pas toujours aux attentes des entreprises, ce qui limite les opportunités d’embauche pour les diplômés.

Les discussions ont également mis en avant la nécessité d’un accompagnement spécifique des jeunes et des femmes, à travers des formations ciblées et des dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat. La mise en place de programmes de financement et d’accompagnement pour les porteurs de projets a été évoquée comme une solution clé pour favoriser leur insertion économique. De plus, la poursuite des initiatives pour la paix et la sécurité a été identifiée comme un levier indispensable au développement économique et à la création d’emplois. Ces échanges ont permis au gouvernement d’identifier des axes d’amélioration concrets et de renforcer son engagement en faveur de solutions adaptées aux réalités locales.

Un engagement fort pour l’insertion des jeunes

Avec le programme de stage pour 2 500 jeunes et les initiatives mises en place à Gao, le gouvernement réaffirme sa volonté de lutter contre le chômage et de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Ces actions visent à offrir aux jeunes des opportunités concrètes de formation et d’emploi, en mettant l’accent sur l’acquisition de compétences et l’expérience professionnelle.

En combinant des dispositifs nationaux comme le Programme Emploi Jeunes et des initiatives locales ciblées, l’exécutif met en place une stratégie globale pour soutenir l’emploi des jeunes et des femmes. À travers ces efforts, il cherche à renforcer l’autonomie des jeunes et à dynamiser le marché du travail, contribuant ainsi au développement économique et social du pays.

Ibrahim K. Djitteye 

8 mars 2025 0 comments
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John Dramani Mahama du Ghana
ActuPolitique

Visite du président John Mahama au Mali : le Ghana en quête d’équilibre entre la CEDEAO et l’AES

by Chiencoro 7 mars 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

 Entre pragmatisme et réalignement stratégique, la visite du président ghanéen John Dramani Mahama à Bamako, le mars 2025, marque un tournant dans les relations entre le Ghana et le Mali, dans un contexte de recomposition géopolitique ouest-africaine.

Le balancier diplomatique ouest-africain suit un mouvement lent mais inexorable, et les trajectoires parfois divergentes des capitales sahéliennes et côtières ne suffisent pas toujours à masquer les réalités d’intérêts convergents. Entre Bamako et Accra, le froid des dernières années semble désormais chassé par un vent de rapprochement. John Dramani Mahama, tout juste revenu au pouvoir à Accra, en janvier dernier, entend redessiner la carte de ses alliances, et dans cette nouvelle donne, le Mali d’Assimi Goïta figure en bonne place.

Demain samedi, l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako verra atterrir un avion aux couleurs du Ghana, marquant la première visite officielle de Mahama en terre malienne depuis son retour au pouvoir. Ce déplacement, scruté avec attention dans les capitales ouest-africaines, scelle un tournant dans les relations entre les deux pays, longtemps affectées par les turbulences politiques maliennes et les divergences sur la gestion de la crise sécuritaire sahélienne.

Le signal fort d’Accra

Tout avait commencé par une invitation symbolique, mais ô combien significative. Celle adressée par Mahama au général Assimi Goïta pour son investiture le 7 janvier 2025. Si le chef de l’État malien, pris par les urgences nationales, n’a pu s’y rendre, il a cependant envoyé une délégation de haut niveau, menée par son Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, qui, quelques jours plus tard, effectuait une visite officielle de 48 heures à Accra. Le message était clair. Un dialogue stratégique entre les deux pays était en cours de réactivation.

En prélude à cette dynamique, Alfred Mahama, frère du président ghanéen et émissaire spécial, s’était déjà rendu à Bamako, peu avant l’investiture. Mission ? Remettre l’invitation officielle à l’investiture mais aussi préparer le terrain, amorcer des discussions sur la coopération bilatérale et les défis sécuritaires.

Le retour de Mahama au pouvoir a marqué une inflexion dans la posture d’Accra, qui se pose désormais en acteur pragmatique face à la recomposition politique sahélienne. Fini le temps des condamnations unanimes des transitions militaires, place à une approche plus nuancée, dictée par les réalités du terrain et la nécessité d’une stabilisation régionale.

L’or, la sécurité et l’AES, les nouveaux équilibres

Le rapprochement entre le Ghana et le Mali ne se limite pas à de la courtoisie diplomatique. L’or, pivot stratégique pour les deux économies, s’est imposé comme un levier clé dans les discussions. Accra et Bamako sont aujourd’hui deux acteurs majeurs de la filière aurifère ouest-africaine, et les enjeux liés à l’exploitation minière, aux circuits de commercialisation et à la lutte contre la contrebande constituent un point d’intersection fondamental.

Mais au-delà des ressources naturelles, le spectre de la sécurité pèse sur les négociations. Avec une situation sahélienne toujours volatile, le Ghana ne peut se permettre d’ignorer les réalités de ses voisins enclavés. Accra s’est ainsi montré ouvert à une coopération renforcée avec le Mali et l’Alliance des États du Sahel (AES), nouvelle entité née du divorce entre Bamako, Ouagadougou, Niamey et la CEDEAO.

Pour Mahama, ce rapprochement ne signifie pas un renoncement à la CEDEAO, bien au contraire. Accra veut jouer les médiateurs entre les deux blocs et prône une solution négociée plutôt qu’un affrontement frontal. « Il vaut mieux être un groupe de 15 qu’un groupe de trois », a-t-il récemment déclaré en Côte d’Ivoire, dans une allusion à peine voilée au départ du Mali, du Burkina et du Niger de l’organisation régionale.

Mais Bamako, lui, ne voit pas les choses sous le même angle. Pour le gouvernement malien, le retrait de la CEDEAO est irréversible et toute coopération se fera sous ses propres conditions. Mahama est donc venu en terrain délicat, cherchant à trouver un équilibre entre rapprochement et prudence diplomatique.

Une recomposition régionale en marche

L’image de Mahama et Goïta côte à côte au palais de Koulouba sera lourde de symboles. Si elle marquera le retour d’un dialogue politique dense entre Bamako et Accra, elle sera aussi le reflet des recompositions géopolitiques profondes en cours en Afrique de l’Ouest.

D’un côté, les pays côtiers, alignés sur une CEDEAO cherchant à maintenir son emprise sur l’espace sous-régional. De l’autre, les États sahéliens, en rupture avec cette organisation et engagés dans une quête d’autonomie stratégique et économique.

Mahama a voulu tendre la main sans froisser. Goïta, lui, a réaffirmé les nouvelles lignes rouges maliennes. Entre pragmatisme et réajustements diplomatiques, une chose est certaine: Accra et Bamako se parlent à nouveau, et dans la tempête sahélienne, ce simple fait suffit déjà à redéfinir les équilibres.

Chiencoro Diarra

7 mars 2025 0 comments
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