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Mahamat Idriss Déby
ActuPolitique

Arrestation de journalistes : un symptôme du basculement tchadien vers l’AES ? 

by Sahel Tribune 11 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’arrestation de deux journalistes tchadiens pour des publications liées à la Russie et à l’AES révèle un basculement silencieux. Le Tchad navigue entre la CEDEAO et le bloc sahélien, cherchant sa place dans un nouvel ordre géopolitique en mutation.

Dans les couloirs feutrés du pouvoir à N’Djamena, un frisson parcourt les élites. Deux journalistes tchadiens arrêtés, une Russie omniprésente en filigrane, et une ligne de fracture qui se dessine entre le Tchad et les poids lourds de la CEDEAO. Loin d’être un simple fait divers, l’interpellation de Mahamat Saleh Alhissein, journaliste de Télé Tchad, et d’Olivier Monodji Mbaindiguim, directeur de l’hebdomadaire Le Pays, sonne comme le révélateur d’une recomposition diplomatique en cours.

Derrière cette affaire aux allures d’imbroglio politico-médiatique, un enjeu de fond se dessine. Le Tchad est-il en train de se rapprocher de la Confédération des États du Sahel (AES), créée en juillet 2024, au risque de s’éloigner des dogmes occidentaux et de la CEDEAO ?

Un séisme médiatique aux accents géopolitiques

Tout commence par l’arrestation d’Olivier Monodji Mbaindiguim, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et directeur du journal Le Pays. Le motif ? La publication d’informations liées à la présence russe au Sahel. Puis vient l’interpellation de Mahamat Saleh Alhissein, journaliste de Télé Tchad, accusé d’avoir traduit des documents relatifs aux opérations des forces russes au Mali et à l’économie sahélienne.

Derrière l’affaire, un malaise s’installe. Que reproche-t-on exactement aux deux journalistes ? D’avoir relayé une réalité géopolitique que plus personne ne peut ignorer. L’influence croissante de Moscou dans l’arc sahélien ? Ou bien faut-il voir dans cette affaire une lutte d’influence où les camps se redéfinissent, où chacun doit désormais choisir son bord ?

Le Tchad en équilibre instable entre la CEDEAO et l’AES

Le président Mahamat Idriss Déby Itno n’ignore rien de ce jeu d’échecs. Depuis le renversement des alliances opéré par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, N’Djamena se retrouve à la croisée des chemins. Rester fidèle à la CEDEAO et aux partenaires occidentaux ou épouser la dynamique de l’AES et de ses soutiens russes ?

Jusqu’ici, le Tchad a tenté une posture d’équilibriste. D’un côté, il reste un allié clé de Paris et Washington dans la lutte antiterroriste. De l’autre, il ne peut ignorer la dynamique de ses voisins sahéliens, qui s’émancipent de l’ordre établi et cherchent à imposer une nouvelle architecture régionale.

L’arrestation de ces journalistes, si elle ne s’explique pas officiellement par des considérations diplomatiques, n’en est pas moins un signal fort. Pourquoi une telle nervosité autour des informations liées à la Russie et à l’AES ? Pourquoi frapper là où le discours officiel ne s’est pas encore clarifié ?

Une Afrique sahélienne en mutation

Loin d’être un épiphénomène, l’affaire Alhissein-Monodji témoigne d’une Afrique sahélienne en pleine mutation. L’influence occidentale vacille, l’ordre sécuritaire et politique hérité des indépendances est en train d’être redéfini par des alliances alternatives. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger l’ont compris et acté en créant l’AES. Le Tchad, lui, hésite encore, mais pour combien de temps ?

Ce qui se joue à N’Djamena dépasse de loin le sort de deux journalistes. Il s’agit d’un test grandeur nature. Jusqu’où le Tchad est-il prêt à aller dans son rapprochement avec l’AES, et à quel prix ?

Dans cette recomposition, un basculement n’est jamais une rupture soudaine, mais une succession de signaux faibles. Et ce que le pouvoir tchadien vient d’envoyer au monde en arrêtant ces deux journalistes n’a rien d’anodin.

A.D

11 mars 2025 0 comments
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John Dramani Mahama du Ghana
A la UneAnalyses

John Mahama en tournée dans l’AES : diplomatie du pragmatisme ou repositionnement stratégique ?

by Chiencoro 11 mars 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

En visitant successivement le Mali, le Niger et le Burkina Faso, le président ghanéen John Dramani Mahama marque un tournant diplomatique majeur, privilégiant le dialogue et la coopération avec l’AES sur les questions économiques et sécuritaires.

Il y a des tournées officielles qui relèvent du simple protocole. Il y en a d’autres, plus rares, qui traduisent une réorientation géopolitique majeure. La visite du président ghanéen John Dramani Mahama dans les trois pays de la Confédération des États du Sahel (AES) appartient incontestablement à la seconde catégorie. Mali, Burkina Faso, Niger, en l’espace de trois jours, Accra a multiplié les gestes de rapprochement avec ses voisins sahéliens, bousculant ainsi les équilibres traditionnels de la CEDEAO et redéfinissant sa propre stratégie d’influence.

Si cette tournée traduit une volonté de décrisper les tensions entre l’AES et la CEDEAO, elle est aussi une manœuvre soigneusement réfléchie. Pourquoi Mahama tend-il aujourd’hui la main à des régimes de transition qui ont claqué la porte de la CEDEAO ? Simple diplomatie ? Pas uniquement. Derrière ce rapprochement se cache une série d’intérêts économiques, stratégiques et énergétiques cruciaux pour le Ghana.

Accra-Koulouba, une relation à renforcer pour garantir l’accès aux corridors commerciaux

C’est à Bamako, le 8 mars, que John Mahama a entamé son périple sahélien. Accueilli avec les honneurs militaires par le Général Assimi Goïta, le chef d’État ghanéen a immédiatement donné le ton. Le temps des postures rigides entre la CEDEAO et l’AES est révolu, place au dialogue et à la coopération concrète.

Au menu des discussions, sécurité et intégration économique. Le président ghanéen n’a pas caché son ambition de fluidifier les échanges entre Accra et Bamako, notamment via le corridor sud, axe vital pour l’approvisionnement du Mali enclavé. Pour le Ghana, un accès facilité aux marchés sahéliens représente un atout économique de taille, à l’heure où la sous-région se redessine autour de nouveaux équilibres commerciaux.

Mais le dossier brûlant, c’est bien celui de la fracture entre l’AES et la CEDEAO. Mahama le sait. Si la rupture est actée politiquement, elle n’est pas irréversible diplomatiquement. D’où son plaidoyer pour un dialogue apaisé entre les blocs, à rebours de l’intransigeance affichée par certains leaders ouest-africains.

« Nous sommes frères et nous sommes appelés à vivre ensemble. Le manque de confiance doit être corrigé afin qu’un respect mutuel puisse exister », a-t-il martelé, en s’engageant à jouer le rôle de médiateur entre l’AES et la CEDEAO.

Mais Accra ne cherche pas seulement à jouer les pacificateurs. Le Ghana veut surtout s’assurer que le Mali, malgré sa rupture avec la CEDEAO, continue à privilégier le port de Tema pour ses exportations et importations, plutôt que de se tourner vers d’autres options comme la Mauritanie ou l’Algérie.

À Niamey, une offensive diplomatique pour la stabilité régionale et l’or

Deuxième escale : Niamey, le 9 mars 2025, où John Mahama a été reçu en grande pompe par le Général Abdourahamane Tiani. Un accueil qui en dit long sur la volonté du Niger d’affirmer sa place dans cette recomposition diplomatique.

Pour Accra, le Niger représente bien plus qu’un simple voisin en crise avec la CEDEAO. C’est un partenaire clé sur le plan minier, riche en ressources naturelles et dont la production d’uranium et d’or intéresse fortement les opérateurs ghanéens.

En renforçant les liens avec Niamey, Mahama cherche à positionner les entreprises ghanéennes sur le marché nigérien, notamment dans les secteurs minier et énergétique. De plus, une relation solide avec le Niger permettrait d’anticiper et de contenir toute expansion du terrorisme vers le sud du Ghana, un scénario que redoutent les autorités d’Accra.

Le message est clair. Le Ghana ne veut pas voir l’AES évoluer en autarcie, et l’AES, de son côté, n’a aucun intérêt à se couper des États ouest-africains pragmatiques. Niamey, qui a déjà tourné la page CEDEAO, sait que les alliances se jouent désormais sur un rapport de force économique et militaire. Et dans ce jeu, Accra reste un partenaire incontournable.

Ouagadougou-Accra, une connexion stratégique pour l’énergie et les infrastructures

Troisième et dernière étape : Ouagadougou, le 10 mars 2025, où Mahama a été reçu par le Capitaine Ibrahim Traoré. Loin des discours feutrés de la diplomatie classique, cette rencontre a donné lieu à des annonces concrètes.

D’abord, un vol direct quotidien entre Ouaga et Accra. L’objectif ? Faciliter la mobilité des hommes d’affaires et des travailleurs, et ancrer un peu plus le Burkina Faso dans la dynamique d’un commerce extraverti vers l’océan Atlantique.

Ensuite, un projet de gazoduc entre le Ghana et le Burkina Faso, destinés à sécuriser l’approvisionnement énergétique d’un pays où l’électricité demeure un enjeu stratégique.

Pourquoi cet intérêt soudain d’Accra pour le Burkina Faso, en pleine rupture avec la CEDEAO ? Parce que Mahama sait que le pays est en quête de nouveaux partenaires énergétiques, après des mois de tensions avec la Côte d’Ivoire et le Ghana sur l’approvisionnement en électricité.

En devenant un fournisseur énergétique clé pour Ouagadougou, Accra s’assure une position dominante sur le marché de l’énergie dans la sous-région et évite que le Burkina ne se tourne vers l’Algérie ou d’autres partenaires pour ses besoins énergétiques.

Mais plus que tout, les questions sécuritaires ont occupé une place centrale. Mahama et Traoré partagent une même lecture du péril djihadiste. Une menace transnationale, qui ne peut être vaincue qu’avec une coordination militaire accrue. « Le terrorisme est un cancer qui exige une réponse commune », a insisté le président ghanéen, en appelant à une mutualisation des efforts entre Accra et Ouagadougou.

Un réalignement en marche ?

En trois jours et trois capitales, John Mahama a redéfini la posture du Ghana face aux bouleversements ouest-africains. Là où Abuja campe sur une ligne dure vis-à-vis de l’AES, Accra privilégie la voie du pragmatisme. Commerce, énergie, sécurité : loin des querelles institutionnelles, le président ghanéen veut ancrer son pays comme un partenaire économique et stratégique incontournable pour les trois États sahéliens.

Une prise de position qui ne manquera pas de susciter des remous au sein de la CEDEAO, où le Ghana, traditionnellement proche du Nigeria, semble aujourd’hui jouer sa propre carte.

Un réajustement tactique ? Un virage stratégique ? Une chose est sûre. Accra regarde désormais autant vers Bamako, Ouagadougou et Niamey que vers Abuja. Et dans cette recomposition régionale, Mahama vient de poser ses premiers jalons.

Chiencoro Diarra 

11 mars 2025 0 comments
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Des militaires maliens, burkinabé et nigériens
ActuSécurité

Opération Yereko 2 : une démonstration de force réussie de l’Alliance des États du Sahel

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans le cadre de l’opération tripartite Yereko 2, la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mené une vaste patrouille militaire dans la zone sensible des trois frontières. Ce qui marque une nouvelle avancée dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Cette offensive coordonnée s’est déroulée du 24 février au 6 mars 2025 et a permis d’affaiblir significativement les capacités des groupes hostiles opérant dans cette région stratégique.

Pilotée depuis le Poste de Commandement Interarmées de Théâtre (PCIAT-EST) de Gao, l’opération Yereko 2 a couvert plusieurs localités clés, notamment Tessit, Téra, Markoy et leurs environs. La présence renforcée des forces alliées dans ces zones témoigne de la détermination des États membres de l’AES à rétablir l’ordre et la sécurité pour leurs populations.

Cette offensive militaire a permis la destruction de plusieurs bases et refuges terroristes, l’arrestation de nombreux suspects, ainsi que la saisie de matériels stratégiques. Parmi les équipements récupérés figurent des motos et pick-up, un stock important de munitions et d’armements, ainsi qu’une grande quantité de produits pharmaceutiques destinés aux groupes terroristes. L’opération a également bénéficié d’un appui aérien conséquent, optimisant ainsi l’efficacité des forces terrestres engagées dans cette mission.

Un message fort contre l’insécurité

L’un des principaux objectifs de cette intervention était de rassurer les populations locales face à la menace persistante des GAT. La force unifiée de l’AES a ainsi multiplié les patrouilles dans plusieurs villages stratégiques, notamment Ourara, Argou, Hourara, Tagalalt, Tofagado, Tinatassen Aroune, Sekreoul, Téméra, Marikanka, Taratakoun, Lemdou, Ouanzerbé, Bankilaré, Gorom Gorom et Seytang, avant de converger vers le Point Triple, zone symbolique où se croisent les frontières des trois pays concernés.

Au-delà de l’aspect militaire, l’opération visait également à réaffirmer l’autorité des États et à envoyer un signal fort aux groupes terroristes. Ainsi, leurs capacités de nuisance sont en train d’être drastiquement réduites. En frappant leurs bases logistiques et en récupérant du matériel essentiel, les forces de l’AES espèrent affaiblir leur emprise et influencer certains combattants à faire défection.

Des autorités militaires satisfaites

Le Lieutenant-colonel Hamidou Karimou, commandant des forces nigériennes, a exprimé sa satisfaction quant au déroulement de l’opération, soulignant que cette initiative conjointe illustre la solidité de la coopération militaire entre les États de l’AES. Selon lui, la force unifiée est désormais une réalité sur le terrain, au-delà des simples engagements politiques. Il a également mis en avant la disponibilité des ressources humaines et matérielles, tout en exhortant ses hommes à redoubler d’efforts face aux défis sécuritaires.

De son côté, le Capitaine Kamrou AG Younouss, chef de mission des Forces Armées Maliennes (FAMa), a salué le bon déroulement des opérations et la démonstration de force réussie des pays de l’AES. Il a insisté sur le fait que l’action militaire conjointe est un gage de sécurité et de stabilité pour l’ensemble de la région.

L’un des moments forts de l’opération Yereko 2 a été la rencontre des différentes unités de la force unifiée au Point Triple, marquant la convergence des efforts de trois nations engagées dans une lutte commune. Ce moment de fraternité, d’échanges et de solidarité a renforcé l’esprit de corps entre les militaires des trois pays, réaffirmant l’idéal de « Un espace — Un peuple — Un destin » cher à l’Alliance des États du Sahel.

Une réussite stratégique pour l’avenir de l’AES

Avec cette deuxième opération conjointe en quelques mois, l’AES démontre qu’elle est capable de planifier et exécuter des offensives militaires d’envergure contre les groupes terroristes qui sévissent dans la région. La mise en œuvre de telles stratégies est cruciale pour l’éradication progressive du terrorisme et la stabilisation des territoires touchés par l’insécurité.

L’opération Yereko 2 est déjà considérée comme un succès, les objectifs fixés ayant été pleinement atteints. Ce type d’initiative pourrait ainsi poser les bases d’une coopération militaire durable au sein de l’AES, renforçant ainsi la souveraineté et la sécurité des États membres face aux défis sécuritaires de la région.

Ibrahim K. Djitteye 

10 mars 2025 0 comments
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Malick Junior Yalcouyé
A la UneSport

Malick Junior Yalcouyé : une indécision qui interroge

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

L’imbroglio autour de la sélection de Malick Junior Yalcouyé illustre parfaitement les dilemmes auxquels sont confrontés les joueurs binationaux. Né en Côte d’Ivoire, mais d’origine malienne, le jeune milieu offensif est éligible pour représenter les deux nations. En septembre 2024, alors qu’il avait été convoqué par le Mali, il a décliné l’appel de la sélection malienne. Depuis, il n’a pas encore officialisé son choix, mais ses déclarations et son attitude laissent penser que le Mali n’a jamais été sa priorité.

En septembre 2024, Malick Junior Yalcouyé reçoit sa première convocation avec le Mali. Une opportunité que d’autres joueurs auraient saisie avec fierté. Pourtant, contre toute attente, il décline l’invitation. Ce refus montre qu’il n’a jamais eu le Mali comme premier choix et que son engagement envers la sélection malienne reste incertain.

Quelques mois plus tard, dans l’émission Nostafoot, le jeune milieu offensif de 18 ans déclare : « On rêve de jouer pour la nation, pour le pays où nous sommes nés », avant d’ajouter qu’il dévoilerait son choix en mars. Une déclaration qui en dit long sur son inclination naturelle vers la Côte d’Ivoire. Certes, il n’a pas encore officiellement tranché, mais tout porte à croire que les Éléphants ont sa préférence.

Une incohérence qui pose problème

Le changement de position de Yalcouyé soulève une incohérence. Peut-on vraiment compter sur un joueur qui hésite autant avant de faire un choix ? Une équipe nationale ne doit pas être une solution de repli ou un calcul d’opportunité, mais un honneur qui se porte avec fierté dès le premier instant.

L’opinion de nombreux observateurs va dans le même sens. « Malick Yalcouyé ne mérite pas la sélection malienne actuellement. » Le Mali possède déjà un milieu de terrain compétitif, avec des joueurs plus talentueux et pleinement engagés. Pourquoi insister sur un élément qui, dès le départ, n’a pas placé le Mali en priorité ?

Le Mali doit-il insister sur un joueur hésitant ?

L’équipe nationale malienne doit se construire avec des joueurs déterminés, qui acceptent l’appel du pays sans hésitation. Un joueur qui prend du temps à réfléchir, qui décline une première convocation et dont le choix reste flou montre clairement que son engagement n’est pas total.

Le cas Malick Junior Yalcouyé doit être une leçon pour la Fédération malienne de football (Femafoot). Il est inutile de se battre pour convaincre un joueur qui ne fait pas du Mali son premier choix. L’équipe nationale doit être composée de joueurs qui veulent défendre ses couleurs sans arrière-pensée.

Pourtant, malgré cette indécision et son refus de septembre dernier, le jeune milieu offensif a reçu une nouvelle convocation pour les prochaines rencontres des Aigles du Mali contre les Comores, le 20 mars, et la Centrafrique, le 24 mars, dans le cadre des 5 ᵉ et 6 ᵉ journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Cette décision de la Femafoot interroge : faut-il réellement donner une nouvelle chance à un joueur dont l’attachement au Mali a toujours été flou ? À lui désormais de prouver qu’il mérite cette sélection et qu’il peut réellement apporter une plus-value aux Aigles.

Ibrahim K. Djitteye 

10 mars 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

Quand les banques s’enrhument, c’est toute l’économie qui tousse

by Bakary FOMBA 10 mars 2025
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

L’arrestation de plusieurs hauts responsables d’Écobank Mali et la fronde du SYNABEF plongent le secteur bancaire dans une crise inédite, menaçant la stabilité financière au moment où le gouvernement mise sur la relance économique.

Le thermomètre du climat des affaires au Mali vient de chuter brutalement. En plaçant sous mandat de dépôt plusieurs hauts responsables d’Écobank Mali, la justice malienne a lancé un pavé dans la mare du secteur bancaire, avec des éclaboussures qui risquent de tacher durablement l’image de l’une des institutions financières les plus influentes du pays. Faux et usage de faux, blanchiment de capitaux, complicité… les chefs d’accusation égrenés par le Pôle économique et financier de Bamako ont de quoi inquiéter. D’autant plus qu’à la barre, ce ne sont pas seulement des cadres de la banque qui comparaissent, mais aussi des promoteurs indiens et des chefs de projet, dans une affaire où se mêlent opérations financières douteuses et messages Swift litigieux.

Transformer les espoirs en mirage

Le SYNABEF (Syndicat National des Banques, Assurances, Établissements Financiers, Microfinances et Commerces du Mali) n’a pas tardé à réagir. Son communiqué du 8 mars 2025, au ton alarmiste, laisse entrevoir une situation potentiellement explosive. Non content de dénoncer les mises en détention, le syndicat a décidé de frapper fort : un sit-in est prévu devant toutes les banques du pays du 10 au 12 mars, avec en prime un gel immédiat des transferts de garanties des entreprises publiques et parapubliques, dont l’incontournable Énergie du Mali (EDM.SA). Une paralysie financière en perspective, qui ne pouvait survenir à un pire moment.

Car voilà que cette tempête bancaire s’abat alors que le gouvernement malien joue une partie décisive sur le front économique. L’Exécutif de Bamako s’est fixé un cap : relancer les usines à l’arrêt, donner un second souffle au secteur minier, accélérer la reconstruction des infrastructures. En un mot, donner un nouveau souffle à l’économie malienne. Une ambition qui, pour se concrétiser, a besoin d’un système bancaire fiable et d’un climat d’investissement apaisé. Or, la crise qui couve autour d’Écobank pourrait bien transformer ces espoirs en mirage, si elle venait à ébranler la confiance des acteurs économiques et financiers.

L’attentisme, l’erreur fatale à éviter 

Dès lors, une question brûle les lèvres : qui pilote ? Si les autorités monétaires et le ministère des Finances n’apportent pas rapidement des clarifications sur cette affaire, la psychose pourrait gagner l’ensemble du secteur. L’attentisme serait une erreur fatale. La Banque Centrale doit prendre position, établir les responsabilités et rassurer tant les employés que les clients et partenaires financiers. Car au-delà du cas spécifique d’Écobank, c’est toute la gouvernance bancaire qui est en jeu.

L’heure est donc à la transparence. Il en va non seulement de la crédibilité de l’institution judiciaire, mais aussi de la stabilité d’un secteur bancaire qui, depuis des décennies, joue un rôle de premier plan dans le développement du pays. Il appartient aux pouvoirs publics de restaurer la confiance sans céder ni à la panique, ni à la complaisance. Car si le feu n’est pas vite maîtrisé, la crise d’Écobank pourrait bien embraser l’ensemble du système financier malien. Et quand les banques s’enrhument, c’est toute l’économie qui tousse.

10 mars 2025 0 comments
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Des lingots d'or
ActuÉconomie

Titres miniers : le gouvernement lève partiellement la suspension après deux ans

by Sahel Tribune 10 mars 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien annonce la levée partielle de la suspension des titres miniers à compter du 15 mars 2025, marquant une nouvelle étape dans l’assainissement et la réforme du secteur.

Après plus de deux ans de gel, le gouvernement malien amorce un tournant stratégique dans la gestion des ressources minières du pays. Par une décision annoncée ce 7 mars, le ministre des Mines, Amadou Keïta, a levé partiellement la suspension du traitement des dossiers liés aux titres miniers. Une décision lourde de sens, qui s’inscrit dans la refonte engagée par la Transition pour assainir un secteur clé de l’économie nationale.

Bamako ne lâche rien sur la gouvernance des ressources naturelles

Depuis le 28 novembre 2022, l’attribution, le renouvellement et la cession des titres miniers étaient mis en pause, le temps pour les autorités de revoir les règles du jeu dans un domaine longtemps marqué par l’opacité et la prédation. Mais à partir du 15 mars prochain, les investisseurs pourront à nouveau introduire des demandes de renouvellement de permis de recherche et d’exploitation, de même que celles concernant la transition entre la phase d’exploration et celle d’exploitation. Les transactions sur les permis d’exploitation, directes ou indirectes, sont également réautorisées.

Si cette levée partielle marque un assouplissement, Bamako ne lâche rien sur la gouvernance des ressources naturelles. Car le verrou reste bien en place sur l’attribution de nouveaux titres et sur la cession des permis de recherche. Un signal clair : l’heure est à la consolidation avant toute nouvelle expansion.

Cette reprise maîtrisée illustre la volonté des autorités maliennes de rétablir la souveraineté sur le secteur minier, pilier économique du pays. Avec le Code minier de 2023 comme boussole, le gouvernement affirme son ambition d’une exploitation plus rigoureuse et bénéfique aux intérêts nationaux. Une approche qui, si elle rassure Bamako, devra encore convaincre les opérateurs et partenaires étrangers, attentifs aux signaux envoyés par la Transition.

L’or malien, longtemps considéré comme une manne dilapidée, sera-t-il enfin la clé de l’indépendance économique ? Le pari est lancé.

A.D

10 mars 2025 0 comments
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Diaspora malienne en Mauritanie
A la UnePolitique

Diaspora malienne : Bamako joue l’apaisement avec Nouakchott

by Chiencoro 10 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Face aux inquiétudes sur la situation des Maliens en Mauritanie, Bamako privilégie une réponse diplomatique et des mesures concrètes pour protéger sa diaspora sans céder à l’escalade.

Depuis quelques jours, une série d’informations relayées par certains médias a mis en exergue la situation préoccupante de plusieurs ressortissants maliens vivant en Mauritanie. À Bamako, la réponse des autorités a été rapide, calibrée et surtout, résolument diplomatique.

La voie du dialogue et de la concertation

Le 2 mars 2025, plusieurs compatriotes maliens ont été signalés à la frontière de Gogui, en provenance de Mauritanie. Un mouvement qui, en d’autres temps, aurait pu être interprété comme un simple flux migratoire saisonnier. Mais dans le climat actuel, chaque mouvement de population est scruté, chaque départ questionné. Très vite, le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, sous l’impulsion du ministre Mossa Ag Attaher, a dépêché une mission de terrain dirigée par le Délégué général des Maliens de l’Extérieur. Objectif : évaluer la situation, organiser une prise en charge humanitaire immédiate et éviter tout emballement médiatique.

Mais derrière ces événements, une réalité plus large se dessine. Le Mali et la Mauritanie, liés par une histoire commune et des relations multiséculaires d’amitié, n’ont jamais laissé ces turbulences conjoncturelles affecter leur partenariat. Les échanges économiques, les flux humains, les liens culturels sont trop profonds pour être fragilisés par des incidents isolés. C’est dans cet esprit que Bamako a privilégié la voie du dialogue et de la concertation.

Une volonté commune d’apaiser et de rassurer

L’intervention personnelle du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, confirme l’enjeu stratégique du dossier. Attaché à la protection de la diaspora malienne, il a donné des instructions claires : agir avec fermeté, mais sans crier au scandale. Dans cette optique, le ministre Mossa Ag Attaher a été mandaté pour porter un message officiel à son homologue mauritanien et au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Résultat immédiat : la mise en place d’une série de mesures concrètes pour sécuriser les Maliens de Mauritanie. Parmi elles, le lancement d’une opération spéciale de délivrance de cartes de résidence avec exemption des frais habituels, un mécanisme de dialogue permanent entre l’ambassade et les services ministériels mauritaniens, et un accompagnement actif dans le cadre du processus de régularisation des étrangers. Des décisions pragmatiques qui traduisent une volonté commune d’apaiser et de rassurer.

Nourrir les sempiternelles tensions migratoires

Bamako sait que sa diaspora est une force vive. Présente sur tous les continents, elle est à la fois un relais d’influence et un levier économique. En Mauritanie, où la communauté malienne est fortement implantée, cette réalité est encore plus marquée. D’où la nécessité, pour les autorités maliennes, d’adopter une approche stratégique : protéger sans exacerber les tensions, revendiquer sans rompre.

L’affaire aurait pu dégénérer, se transformer en polémique stérile, nourrir les sempiternelles tensions migratoires entre voisins ouest-africains. Il n’en sera rien. Car au-delà des discours, c’est bien la diplomatie des faits qui a primé. Une diplomatie qui, aujourd’hui plus que jamais, reste le seul gage de stabilité dans une région en quête de repères. 

Chiencoro Diarra

10 mars 2025 0 comments
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