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Des étudiants dans un amphithéâtre. Image d'illustration.
A la UneÉducation

Ramadan et études : comment les élèves et étudiants gèrent-ils les longues journées de jeûne ?

by Cheickna Coulibaly 12 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 6 minutes read

Le mois de Ramadan est une période marquée par la spiritualité et la dévotion, mais il représente également un véritable défi pour les élèves et étudiants, qui doivent jongler entre le jeûne et leurs obligations académiques. Entre la fatigue, la baisse de concentration et l’adaptation des emplois du temps, chacun tente de trouver un équilibre pour réussir à concilier études et pratique religieuse.

Pour les étudiants, l’adaptation de l’emploi du temps est souvent cruciale. Mahamar Attaher Touré, responsable de classe, témoigne de sa démarche proactive pour mieux gérer son emploi du temps pendant le Ramadan : « J’ai négocié avec mes professeurs pour décaler les cours à 11 h. Cela permet aux étudiants de se reposer et de réviser entre 6 h et 10 h, ce qui m’aide à mieux suivre en classe. » Une organisation qui semble porter ses fruits, car elle lui permet de rester attentif et de mieux assimiler les cours.

Cependant, d’autres étudiants adoptent des stratégies différentes pour tirer parti de la nuit. Ibrahim Yalcouyé préfère réviser après 21 h, lorsque son énergie revient. Francis Koné, lui, choisit de réviser tard dans la nuit, utilisant son téléphone pour enregistrer les cours et les réécouter plus tard. Ces méthodes permettent à chacun de mieux se concentrer lorsque la fatigue du jour commence à se faire sentir.

La fatigue et la concentration en classe

La difficulté principale du Ramadan reste la baisse de concentration. Mamadou Traoré, citant un proverbe bambara « Bôrô langôlo tè djô » autrement dit, un sac vide ne se tient pas debout, confirme que l’attention devient plus difficile à partir de midi : « De 8 h à 12 h, on peut se débrouiller, mais après, c’est très dur. »

Un constat partagé par Moussa Traoré, lycéen, qui affirme que jeûner et suivre les cours n’est pas facile. « Je jeûne et je vais à l’école. Le matin ça va, mais l’après-midi, je suis souvent épuisé et j’ai du mal à suivre. Parfois, je m’endors en classe, surtout quand il fait chaud », affirme-t-il. En ce qui concerne son emploi du temps à l’école, il explique : « À l’école, on a des cours du soir d’habitude, mais pendant le Ramadan, on finit la journée à 14 h. Ça nous aide un peu car on peut rentrer tôt et se reposer avant de réviser. Je révise mes leçons après la rupture du jeûne ou tôt le matin avant de manger. Ce n’est pas facile, mais on s’adapte car le jeûne est tout aussi important ».

Pour certains, la difficulté réside non seulement dans la fatigue physique, mais aussi dans l’impact du jeûne sur l’énergie. Mariam Diarra confie : « Mon plus grand défi, c’est de ne pas pouvoir manger suffisamment après la rupture. Ça affecte directement ma concentration. Comme on dit : “Ventre affamé n’a point d’oreilles.” »

Des stratégies pour mieux gérer

Pour aider les élèves à mieux gérer leur journée, certaines écoles réorganisent les emplois du temps pendant le Ramadan, en particulier pendant la saison chaude. Ainsi, des cours du soir sont suspendus pour offrir un temps de repos aux élèves et à leurs encadreurs. M. Aliou Konaté, enseignant en secondaire, témoigne : « Nous essayons de programmer les matières les plus complexes le matin, lorsque les élèves sont encore frais. Nous évitons aussi les activités physiques intenses et suspendons les cours du soir pour leur permettre de se reposer. »

Mari Souleymane Diarra, étudiant, parle également de l’effort supplémentaire demandé pendant ce mois : « Il faut redoubler d’efforts, surtout avec les trajets entre l’université et la maison. C’est compliqué. Si on n’étudie pas sérieusement, ça devient vraiment difficile. Même si le jeûne et les études ne font pas toujours bon ménage avec notre emploi du temps chargé, on trouve des solutions. » Une résilience partagée par de nombreux étudiants qui s’habituent progressivement aux difficultés imposées par cette période.

Francis Koné explique de son côté : « En classe, la concentration est souvent affectée par le jeûne, mais on gère ça avec foi et courage. Je commence mes révisions vers 23 h, quand mon corps a eu un peu de repos. Parfois, lorsque je suis fatigué en classe, j’enregistre les cours avec mon téléphone pour les réécouter chez moi. »

Le défi des examens pendant le Ramadan

La période du Ramadan coïncide souvent avec la saison des examens, ce qui complique encore davantage l’organisation des élèves et étudiants. Mahamar Attaher Touré raconte : « Mon cas est particulier. Le week-end, je travaille à la boutique et, parfois, dès le lundi, j’ai des devoirs ou examens. La semaine prochaine, j’ai quatre examens et un devoir. Ce n’est pas simple, mais je révise dès que je peux, après la rupture ou tôt le matin. C’est dur, mais on s’adapte. »

Mariam Diarra doit également jongler entre révisions et jeûne : « Je prépare mes examens après la rupture ou avant l’aube. Certains enseignants comprennent cette situation et adaptent leurs cours pour nous aider. »

Une détermination sans faille

Malgré les défis, les élèves et étudiants relèvent le défi du Ramadan avec une grande détermination. Pour eux, il s’agit de trouver un équilibre entre leur spiritualité et leurs obligations académiques. Comme le dit Mari Souleymane Diarra : « Le jeûne est une obligation, tout comme la prière, et nous parvenons à concilier nos études et le Ramadan. La difficulté de ce mois est temporaire. Oui, parfois cela affecte notre concentration en classe, mais nous faisons de notre mieux pour gérer la situation. »

Avec organisation, résilience et volonté, les élèves et étudiants maliens parviennent à réussir à la fois leurs études et à observer ce mois particulier, une véritable preuve de leur engagement et de leur persévérance.

Cheickna Coulibaly                                                                                                                                                    Djénéba Yalcouyé, stagiaire 

12 mars 2025 0 comments
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Formation des agents de l'AIGE
ActuPolitique

Modernisation du processus électoral : l’AIGE outille ses agents pour une mise à jour efficace du fichier électoral

by Sahel Tribune 12 mars 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’AIGE renforce les capacités de ses agents en lançant une formation sur l’application « Elector », un outil numérique destiné à optimiser la mise à jour du fichier électoral et à garantir la transparence du processus électoral.

L’Autorité indépendante de Gestion des Élections (AIGE) a franchi une nouvelle étape dans l’amélioration du processus électoral. Ce mardi 11 mars 2025, son Vice-président, Ousmane Traoré, a procédé au lancement officiel d’une session de formation à l’intention de quarante agents chargés de la mise à jour du fichier électoral. L’objectif : maîtriser l’application « Elector », un outil numérique destiné à optimiser la gestion et l’actualisation des données électorales.

Un enjeu crucial pour des élections fiables

Dans un contexte où la fiabilité du fichier électoral demeure un défi majeur pour la transparence du processus électoral, cette initiative de renforcement des capacités des agents de l’AIGE marque une avancée notable. La formation, qui se déroule au Département du Fichier électoral et de l’Informatique, vise à garantir une mise à jour rigoureuse et sécurisée des listes électorales, conformément aux dispositions de la Loi électorale.

L’événement a réuni plusieurs hauts responsables de l’AIGE. Ce qui dénote de l’importance de cette réforme. Parmi les personnalités présentes, on comptait le Commissaire superviseur du Fichier électoral, M. Komon Sanou, le Secrétaire général de l’AIGE, le Colonel Boussourou Dramé, ainsi que le Chef du Département du Fichier électoral et de l’Informatique, le Colonel Abdoulaye Sagara. Le Chef du Département des Opérations électorales, M. Léopold Konaté, a également pris part à la cérémonie. Cela témoigne ainsi de la coordination nécessaire entre les différentes branches de l’institution.

L’application « Elector », un outil au service de la modernisation

Loin d’être une simple mise à jour technique, l’introduction de l’application « Elector » répond à une volonté d’adaptation aux exigences de transparence et d’efficacité électorale. Cette plateforme numérique permettra d’améliorer la gestion des listes électorales en réduisant les erreurs et en accélérant le traitement des données, garantissant ainsi une meilleure crédibilité des scrutins à venir.

En rappel, la confection, la gestion, la mise à jour et la conservation du fichier électoral figurent parmi les principales prérogatives de l’AIGE, conformément aux dispositions de la Loi électorale. À travers cette formation, l’organe de gestion des élections réaffirme son engagement à garantir un processus électoral fiable et moderne.

Avec cette initiative, le Mali fait un pas supplémentaire vers des élections mieux organisées, sécurisées et inclusives, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans le système électoral national.

Oumarou Fomba 

12 mars 2025 0 comments
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Le CICR et la Croix-rouge malienne réunis
ActuSanté

Bilan 2024 : le CICR et la Croix-Rouge malienne renforcent leur engagement humanitaire

by Cheickna Coulibaly 12 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Le siège de la Croix-Rouge malienne (CRM) a accueilli, le 4 mars 2025, un café de presse coorganisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la CRM. Cet événement, réunissant une vingtaine de journalistes, visait à informer sur l’impact des activités humanitaires menées en 2024, tout en présentant les perspectives pour 2025.

Lors de son intervention, Emmanuel Lippolis, chef des Programmes du CICR, a détaillé les activités menées par la structure au courant de l’année écoulé dans plusieurs domaines notamment la santé, la réhabilitation physique et réintégration sociale, l’assistance d’urgence en vivres et biens ménagers essentiels, l’accès à l’eau potable, la Visite aux personnes privées de liberté, le rétablissement des liens familiaux, la promotion du droit des conflits armées et des principes humanitaires, etc. il a mis l’accent sur la continuité des efforts du CICR pour l’année 2025.    

Accompagnement des victimes et sensibilisation des communautés

En partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social, le CICR a apporté un soutien essentiel aux hôpitaux régionaux de Gao et Mopti, ainsi qu’aux centres de santé de Kidal et Ménaka. Grâce à la fourniture d’équipements médicaux, de médicaments et au renforcement du personnel, plus de 31 214 patients ont été pris en charge en 2024, dont 12 397 blessés.

Dans les zones touchées par le conflit, une trentaine de centres de santé communautaires ont bénéficié d’un appui logistique et médical, incluant la fourniture de médicaments et d’équipements ainsi que le financement de primes au personnel. En parallèle, 3 structures de santé ont été réhabilitées pour améliorer l’accès aux soins 2024.

Face aux conséquences psychologiques, des violences, 46 assistants psychosociaux, dont 6 issus de la Croix-Rouge malienne, ont été déployées pour accompagner les victimes et sensibiliser les communautés aux impacts des conflits.

Le CICR et la CRM ont également offert des formations en premiers secours aux Forces de défenses et de sécurité et autres portants d’armes. Ainsi ce sont 996 personnes dont 88 femmes et 610 porteurs d’armes ont été formés à la stabilisation des blessés avant leur transfert vers une structure médicale en 2024.

Les activités de 2024 du CR Mali

En 2024, la Croix-Rouge malienne a mené plusieurs actions humanitaires notables pour soutenir les populations vulnérables à travers le pays. Voici un aperçu de leurs principales activités :

1. Lancement d’un plan de réponse d’urgence

Le 2 décembre 2024, la Croix-Rouge malienne a lancé un appel d’urgence de 5,6 milliards FCFA visant à assister plus de 200 000 personnes affectées par l’insécurité alimentaire, les inondations et les déplacements internes. Ce plan, prévu sur 12 mois, cible les régions de Koulikoro, Kayes, Ségou, Sikasso, Gao, Tombouctou, Mopti et le district de Bamako. 

2. Mobilisation de fonds pour les déplacés internes de Kamaneguela

En mars 2024, la Croix-Rouge malienne a organisé une campagne de collecte de fonds pour soutenir plus de 500 déplacés internes à Kamaneguela, dans la commune rurale de Tiakadougou-Niamakoro. Grâce à diverses initiatives, dont une soirée de bienfaisance et un téléthon, plus de 71 millions de FCFA ont été mobilisés, représentant plus de 70 % de l’objectif fixé. 

3. Partenariat avec le Croissant-Rouge qatari pour le développement durable

En juillet 2024, la Croix-Rouge malienne a renforcé sa collaboration avec le Croissant-Rouge qatari pour améliorer l’accès à l’eau potable et aux soins maternels dans les zones rurales. Ce partenariat vise à promouvoir un développement durable au bénéfice des communautés locales. 

4. Initiatives en santé et nutrition

En mai 2024, la Croix-Rouge malienne a lancé un programme visant à améliorer la santé des enfants en promouvant l’utilisation de farine enrichie. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts pour lutter contre la malnutrition infantile et assurer une croissance saine aux jeunes enfants. 

5. Soutien aux périmètres maraîchers avec systèmes photovoltaïques

En mars 2024, quatre sites maraîchers ont été présélectionnés pour bénéficier de systèmes photovoltaïques. Cette initiative vise à améliorer la productivité agricole et à promouvoir des pratiques durables parmi les communautés rurales. 

Perspectives et défis à venir

Malgré ces efforts, le CICR et la Croix-Rouge malienne alertent sur la persistance des défis humanitaires, notamment l’accès à certaines zones en raison de l’insécurité et le besoin croissant en ressources médicales. Les organisations appellent à un renforcement de la coopération avec les autorités et les partenaires internationaux pour garantir une réponse efficace et durable aux besoins des populations.

M. Mouhoum Maïga, a annoncé une augmentation du portefeuille d’assistance humanitaire, passant de 10 milliards FCFA en 2024 à plus de 11 milliards FCFA en 2025. Cette hausse, selon lui souligne l’engagement continu de la Croix-Rouge malienne pour répondre aux besoins des populations vulnérables, notamment dans les zones où l’État est absent.

Cheickna Coulibaly

12 mars 2025 0 comments
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Balles de coton brulées
ActuÉconomie

Incendie à l’usine CMDT de Bamako : plus de 1 000 balles de coton détruites

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du 08 au 09 mars 2025 sur l’aire de stockage de l’usine CMDT de Bamako, détruisant plus de 1 000 balles de coton et causant des pertes estimées à 250 millions de francs CFA. Malgré une intervention rapide des équipes de sécurité et des pompiers, les flammes ont ravagé une grande partie du stock. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine du sinistre, tandis que la direction de l’usine prévoit déjà un renforcement des mesures de sécurité pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise.

L’alerte a été donnée par le chef de garde, permettant une mobilisation immédiate des équipes de sécurité incendie. L’usine de Bamako, dotée d’un atelier de sécurité incendie bien équipé, possède une réserve d’eau de 260 m³ et plusieurs poteaux d’incendie. Son personnel est formé aux situations d’urgence, ce qui a permis une intervention immédiate.

Malgré ces moyens, l’incendie s’est propagé rapidement, attisé par la nature inflammable du coton stocké sur le site. Une pile de 860 balles a été entièrement consumée, et 166 balles supplémentaires, situées à proximité, ont également été détruites. Les pompiers, déployés en urgence, ont lutté plusieurs heures avant de maitriser le feu.

Des pertes considérables, mais assurées

L’incendie qui a ravagé l’aire de stockage de l’usine de la compagnie malienne des textiles (CMDT) de Bamako a causé des pertes matérielles considérables, estimées à environ 250 millions de francs CFA. Toutefois, la direction a tenu à rassurer ses partenaires et employés en confirmant que toutes les balles de coton détruites étaient intégralement couvertes par une assurance. Cette protection financière permettra ainsi de limiter l’impact économique de cet incident et d’assurer une reprise rapide des activités.

Dans un communiqué officiel, la compagnie a exprimé sa reconnaissance envers toutes les personnes et institutions ayant contribué aux efforts pour maitriser le feu. Elle a particulièrement salué la réactivité de ses équipes internes ainsi que l’intervention des services de protection civile, qui ont tout mis en œuvre pour limiter la propagation de l’incendie. Cet élan de solidarité a été essentiel pour éviter des dommages encore plus graves.

Une enquête en cours pour déterminer l’origine du sinistre

L’origine exacte de l’incendie qui a ravagé l’aire de stockage de l’usine de Bamako reste pour l’instant inconnue. Afin d’éclaircir les circonstances de cet événement, une enquête a été ouverte par les autorités compétentes. Des experts en sécurité incendie ont été mandatés pour examiner l’ensemble des installations et identifier tout élément susceptible d’avoir déclenché le sinistre.

Plusieurs pistes sont actuellement étudiées. Parmi les hypothèses envisagées figurent un court-circuit électrique, une source de chaleur accidentelle ou encore un problème lié aux conditions de stockage du coton, une matière hautement inflammable. Les enquêteurs procéderont à l’analyse des images de vidéosurveillance et interrogeront les employés présents au moment des faits pour reconstituer précisément le déroulement de l’incident.

L’incendie survenu à l’usine CMDT de Bamako met en lumière l’importance des dispositifs de prévention et de lutte contre les incendies dans les sites industriels à haut risque. Consciente de cet enjeu, la direction de l’usine prévoit déjà un renforcement de ses mesures de sécurité afin d’éviter qu’un tel sinistre ne se reproduise. 

Ibrahim K Djitteye 

12 mars 2025 0 comments
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Téléphone mobile
A la UneSécurité

L’écran, nouvelle arme des groupes terroristes

by Chiencoro 12 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Les groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande, transformant la radicalisation en un phénomène numérique insaisissable.

Si le terrorisme au Sahel repose sur des causes profondes — pauvreté, conflits ethniques, effondrement des États —, il s’adapte aussi aux évolutions technologiques. Les djihadistes d’aujourd’hui n’ont plus besoin de recruter dans les mosquées ou les camps d’entrainement. Un smartphone et une connexion internet suffisent. Le dernier Indice mondial du terrorisme 2025 met en lumière une mutation profonde du processus de radicalisation, alimentée par l’intelligence artificielle, les cryptomonnaies et les plateformes numériques.

L’algorithme, nouvelle arme du terrorisme

La radicalisation n’a jamais été aussi rapide. Selon le rapport, « la majorité des attentats en Occident sont désormais perpétrés par des individus sans affiliation formelle à un groupe, qui se radicalisent via les réseaux sociaux, les plateformes de jeux et les applications de messagerie cryptées. » Le passage à une radicalisation en ligne permet aux terroristes potentiels d’accéder à des contenus extrémistes et de s’organiser avec un minimum de contacts physiques.

Ce phénomène s’observe aussi bien en Europe qu’en Afrique de l’Ouest, où des jeunes sont ciblés par des contenus extrémistes adaptés à leur réalité locale. « L’ISK a considérablement développé son arsenal numérique, produisant des contenus vidéos améliorés par l’IA et des magazines en ligne sophistiqués en plusieurs langues. »

Les groupes djihadistes exploitent les recommandations automatiques des réseaux sociaux, où chaque clic sur une vidéo radicale en entraîne une autre, toujours plus extrême. L’objectif ? Créer un effet d’enfermement idéologique, où l’utilisateur est progressivement exposé à une vision du monde où la violence devient légitime.

Cryptomonnaies et financement occulte du djihadisme

Autre outil technologique au service des terroristes : les cryptomonnaies. Les canaux traditionnels de financement devenant de plus en plus surveillés, les groupes djihadistes se tournent vers des transactions anonymes en Bitcoin et autres monnaies virtuelles.

Le rapport souligne ainsi que « les organisations terroristes utilisent les cryptomonnaies pour collecter des fonds, tout en exploitant l’IA pour créer une propagande localisée visant des cibles étrangères. »

Au Sahel, où les systèmes bancaires sont peu développés, ces nouvelles méthodes permettent aux groupes terroristes de contourner les sanctions et d’échapper à la surveillance financière internationale.

Messageries cryptées, la guerre de l’ombre

L’une des batailles les plus difficiles à mener contre la radicalisation se joue sur les applications de messagerie sécurisées, comme Telegram ou Signal. Ces outils, conçus à l’origine pour protéger la vie privée des utilisateurs, sont devenus des refuges pour les groupes extrémistes.

Selon l’Indice mondial du terrorisme 2025, « les extrémistes exploitent de plus en plus les applications cryptées et les forums du dark web pour se radicaliser et planifier leurs opérations. »

Là où les anciens réseaux terroristes nécessitaient des contacts physiques, des déplacements et une logistique lourde, aujourd’hui, il suffit d’un groupe de discussion secret et d’une connexion internet pour organiser des attentats coordonnés à des milliers de kilomètres.

Un combat technologique à mener

Face à cette montée en puissance du terrorisme numérique, les États peinent à réagir. Les services de renseignement doivent désormais traquer non seulement les cellules terroristes physiques, mais aussi des milliers de profils anonymes disséminés sur la toile.

Le rapport précise que « l’IA permet également aux services de renseignement d’analyser de grandes quantités d’informations et de détecter la radicalisation plus tôt. » Mais encore faut-il que les gouvernements disposent des outils et des moyens pour mener cette lutte efficacement.

Les défis sont immenses : réguler les contenus extrémistes sans basculer dans une surveillance généralisée, encadrer l’usage des cryptomonnaies sans freiner l’innovation financière, infiltrer les messageries cryptées sans violer la vie privée des citoyens.

Une chose est certaine. Le terrorisme a changé d’ère. Il ne se limite plus aux champs de bataille du Sahel ou du Moyen-Orient. Il se joue aussi sur les écrans, dans l’anonymat du cyberespace, où un clic peut suffire à transformer un individu en bombe humaine.

Chiencoro Diarra

12 mars 2025 0 comments
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OPAM
A la UneÉconomie

Fraude, stocks fantômes et insécurité alimentaire : un cocktail explosif pour l’OPAM

by Sahel Tribune 11 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le rapport du Vérificateur général sur la gestion de l’OPAM entre 2020 et 2022 révèle de graves irrégularités financières et administratives, compromettant la transparence des marchés publics et la sécurité alimentaire du Mali.

L’Office des Produits agricoles du Mali (OPAM), cette structure censée garantir la régulation du marché céréalier et la sécurité alimentaire des populations, est aujourd’hui dans la tourmente. Le dernier rapport du Vérificateur général dresse un constat accablant : mauvaise gestion, paiements injustifiés, irrégularités administratives… Une faillite silencieuse qui met en péril l’un des piliers essentiels du pays.

Une gestion des stocks qui frôle le scandale

L’OPAM est censé gérer avec rigueur les stocks stratégiques de céréales, garants de la résilience du pays face aux crises alimentaires. Pourtant, le rapport révèle des dysfonctionnements criants dans la gestion des ressources. « L’Office n’a pas respecté les procédures de passation des marchés, entraînant des contrats irréguliers et un manque de contrôle sur les prestations exécutées », souligne le rapport du BVG.

Pire encore, des fournisseurs ont été payés sans preuve de services rendus. Le Vérificateur met ainsi en lumière des « paiements effectués en l’absence de pièces justificatives suffisantes », une pratique qui interroge sur la transparence de la gestion financière de l’institution.

Le rapport pointe également du doigt l’opacité dans la gestion des céréales. En principe, l’OPAM est chargé d’assurer « le suivi rigoureux des entrées et sorties des stocks », mais les auditeurs ont découvert des écarts inexplicables entre les quantités déclarées et les stocks réellement disponibles.

Dans un pays où l’insécurité alimentaire frappe régulièrement des milliers de foyers, de telles irrégularités ne relèvent pas de la simple négligence, mais d’une mise en danger manifeste de la population.

Un impact direct sur les populations vulnérables

Le rôle de l’OPAM ne se limite pas à une simple gestion administrative des céréales. Il est censé être le rempart contre la faim, particulièrement pour les populations les plus exposées aux crises alimentaires. Or, le rapport souligne « l’incapacité de l’Office à assurer un approvisionnement régulier des stocks stratégiques », une situation qui aggrave la précarité alimentaire dans plusieurs régions.

Comment comprendre qu’en pleine période de crise, des stocks censés être disponibles se volatilisent sans explication crédible ? Comment justifier des paiements à des fournisseurs alors que les denrées ne sont pas livrées en temps voulu ?

L’urgence d’une réforme en profondeur

Le Vérificateur général ne se contente pas de pointer les manquements, il appelle aussi à des mesures correctives immédiates. Il recommande notamment « le renforcement des contrôles internes, la mise en conformité des procédures d’achats et une gestion plus rigoureuse des stocks. »

Si des réformes ne sont pas rapidement engagées, le Mali court le risque de voir son dispositif de sécurité alimentaire totalement fragilisé, au moment où le pays a plus que jamais besoin d’une gestion transparente et efficace de ses ressources stratégiques.

L’OPAM survivra-t-il à ce scandale ? Une chose est sûre, l’opinion publique ne pourra plus détourner le regard. L’heure des comptes a sonné.

A.D

11 mars 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Quand la rupture du jeûne rime avec rationnement et débrouille

by Sahel Tribune 11 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un Sahel ravagé par l’insécurité et la faim, le Ramadan devient à la fois une épreuve de survie et un révélateur des fractures d’une région en quête d’avenir.

Le Sahel traverse l’un des moments les plus critiques de son histoire, depuis des décennies. Guerres, insécurité alimentaire, déplacements massifs, autant de fléaux qui transforment ce mois de jeûne en une épreuve d’une rare intensité. Pourtant, là où l’État se délite, là où l’économie vacille, la religion demeure. Elle structure le temps, elle donne un sens aux privations, elle permet d’organiser la survie.

Le Ramadan, dans cette région du monde, n’est pas qu’un rituel religieux, il est une boussole sociale, un test de résilience, un révélateur des failles et des espoirs d’une civilisation en mutation.

Un Sahel en rupture

Depuis plus d’une décennie, le Sahel est devenu le laboratoire des crises du XXIᵉ siècle. Crise climatique, crise sécuritaire, crise politique, crise alimentaire. Tout s’y cumule, tout s’y entrechoque. En 2023, les violences djihadistes ont causé plus de 12 000 morts, les États se sont effondrés les uns après les autres, et des millions de personnes ont été déplacées.

Dans ce chaos, les structures traditionnelles se recomposent. L’État se fait rare ? Les chefs de village reprennent du pouvoir. L’économie est asphyxiée ? Le troc et les solidarités informelles refont surface.

Et le Ramadan, lui, continue. Parce qu’il est une discipline avant d’être une célébration. Parce qu’il impose un ordre dans un monde qui se délite.

Entre pénurie et contrôle des ressources

Mais comment jeûner quand la faim n’est plus une option spirituelle, mais une réalité quotidienne ?

Les marchés sont fermés ou contrôlés par des groupes armés, les routes sont devenues des corridors de l’insécurité, les champs sont impraticables faute de sécurité. Dans certaines zones, « l’OPAM n’est plus en mesure d’assurer un approvisionnement régulier des stocks stratégiques », et des millions de personnes souffrent de malnutrition sévère.

Là où la rareté s’installe, de nouveaux pouvoirs émergent. Les groupes djihadistes qui contrôlent certaines régions permettent la pratique religieuse, mais imposent leur lecture rigoriste de la charia. La prière est obligatoire, mais surveillée. L’aumône est exigée, mais réquisitionnée. Les lois de la guerre redessinent les lois de la foi.

Un futur à inventer

Que restera-t-il de cette période ? Une région encore plus fracturée ? Une société en quête de nouveaux repères ?

Le Sahel est aujourd’hui un avant-poste du monde à venir. Le dérèglement climatique y préfigure celui de la planète entière. Les guerres hybrides, entre États et groupes armés, annoncent les conflits du futur. L’effondrement des économies locales anticipe ce qui attend d’autres territoires.

Si les États veulent éviter un siècle de chaos, ils devront repenser entièrement leur mode de gouvernance, redonner du pouvoir aux communautés locales, investir dans l’éducation et l’agriculture, créer un système économique adapté à ces nouvelles réalités.

Le Ramadan, chaque année, rappelle aux populations du Sahel leur capacité à surmonter l’épreuve. Mais il ne peut être un refuge éternel.

Si rien ne change, ce n’est plus un mois de privation qui attend le Sahel, mais une génération entière de survie sous contrainte.

A.D

11 mars 2025 0 comments
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