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Inondation au Mali
ActuClimat et environnement

Salubrité urbaine : un concours pour prévenir les inondations avant la saison des pluies

by Chiencoro 20 mars 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Former des experts en développement durable et mobiliser les citoyens pour un environnement plus sain. Deux initiatives majeures pour préparer l’avenir du Mali.

L’histoire retiendra que l’humanité n’a jamais cessé d’apprendre ni d’expérimenter. Dans un monde où la crise environnementale redessine les frontières du possible et de l’urgent, il est essentiel d’agir à la fois sur la formation des esprits et sur l’amélioration des conditions de vie. Deux initiatives récemment annoncées par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable du Mali illustrent parfaitement cette double exigence. Il s’agit de former des experts capables d’anticiper l’avenir et engager les citoyens dans des actions immédiates et concrètes.

Former les cerveaux de la transition écologique

Toute transformation durable passe par l’éducation. La décision de lancer un appel à candidatures pour sélectionner des institutions d’enseignement supérieur chargées de dispenser un Master en Ingénierie de Développement durable et Management de l’Environnement s’inscrit dans cette logique. Il ne s’agit pas d’un simple programme académique de plus, mais bien d’un levier stratégique pour outiller une nouvelle génération de décideurs et de praticiens.

Nous vivons un temps où la gestion des ressources naturelles, la résilience face aux dérèglements climatiques et la restauration des terres dégradées ne peuvent plus être laissées à l’improvisation. La connaissance devient un outil de survie. La sélection rigoureuse de deux institutions permettra d’assurer une formation alignée sur les standards internationaux et d’intégrer les avancées scientifiques les plus récentes dans la réflexion et l’action publique. Car ce n’est qu’en maitrisant les mécanismes du vivant et de l’économie circulaire que l’on pourra éviter la catastrophe annoncée.

Mais une formation, si brillante soit-elle, ne suffit pas. Encore faut-il que ses enseignements se traduisent en comportements et en engagements.

Une compétition pour changer les pratiques urbaines

À Bamako et Kati, les inondations ne sont pas qu’un phénomène météorologique ; elles sont aussi le symptôme d’un urbanisme mal maîtrisé et d’une gestion approximative des déchets. Chaque saison des pluies, le même scénario se répète : caniveaux bouchés, quartiers submergés, infrastructures endommagées. Pourtant, chacun sait que l’on peut prévenir plutôt que subir.

C’est dans cet esprit que le ministère de l’Environnement, en partenariat avec les autorités locales, a décidé d’organiser un concours inter-quartiers de salubrité. « Salubrité et engagement citoyen : agissons avant les pluies », tel est le mot d’ordre de cette initiative qui invite chaque habitant à devenir acteur de la transformation de son environnement immédiat. L’objectif est simple : réduire les déchets solides avant que la première goutte de pluie ne vienne en faire un désastre.

Derrière l’apparente légèreté d’une compétition, c’est une question civilisationnelle qui se pose. Comment réconcilier les citoyens avec leur propre espace de vie ? Comment faire comprendre que l’environnement n’est pas un problème lointain, mais une affaire intime, quotidienne, presque domestique ? L’incitation, ici, passe par un système de récompenses destiné aux quartiers les plus exemplaires. Mais au-delà des prix, c’est l’instauration d’une culture du respect et de la responsabilité qui est en jeu.

Former et transformer 

Il n’y a pas de hasard. Les nations qui prospèrent sont celles qui anticipent, celles qui forment leurs élites tout en mobilisant leur population. Loin d’être anecdotiques, ces deux initiatives maliennes participent d’un même mouvement. Il s’agit de structurer un savoir durable et ancrer les bons comportements dans le quotidien. Car la transition écologique ne se décrète pas, elle s’incarne.

Et peut-être qu’un jour, dans une Bamako débarrassée de ses torrents de boue et de ses montagnes de plastique, un ancien étudiant de ce Master en ingénierie environnementale marchera dans une rue propre, fier d’avoir appris et d’avoir agi.

Le destin des nations ne se joue pas seulement dans les sommets internationaux ou dans les grandes théories économiques. Il se joue aussi dans le choix des matières enseignées à l’université et dans la manière dont une ville gère ses déchets. Car le progrès n’est rien d’autre qu’une addition de décisions justes. Celles-ci en font peut-être partie.

Chiencoro Diarra 

20 mars 2025 0 comments
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commerce en ligne.
A la UneÉconomie

Taxes sur les télécommunications : les commerçants en ligne au bord de l’asphyxie

by Ibrahim Kalifa Djitteye 20 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Depuis l’entrée en vigueur des nouvelles taxes sur les télécommunications au Mali, de nombreux commerçants en ligne peinent à joindre les deux bouts. Les frais supplémentaires sur les transactions via Orange Money et Moov Money, ainsi que l’imposition sur les achats de crédits téléphoniques et les forfaits internet, pèsent lourdement sur leurs activités.

Le gouvernement a récemment instauré plusieurs taxes qui affectent directement les consommateurs et les acteurs du commerce digital, créant ainsi un impact considérable sur l’économie numérique. Parmi les principales mesures, on note une taxe de 10 % sur les recharges téléphoniques, qui réduit directement le montant crédité aux utilisateurs. Par exemple, une recharge de 1 000 F CFA ne crédite plus que 900 F CFA, ce qui pénalise les utilisateurs réguliers de services mobiles. De plus, une taxe de 1 % sur les retraits via mobile money a été introduite, rendant les transactions financières plus coûteuses pour les commerçants et les consommateurs.

En outre, l’augmentation de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications Ouvert au Public (TARTOP), passant de 5 % à 7 %, a pour objectif de générer 16,38 milliards de F CFA pour le budget national. Ces mesures ont provoqué une vague de mécontentement parmi les commerçants en ligne, qui dépendent grandement des transactions numériques pour leurs ventes. Cette fiscalité supplémentaire alourdit les coûts opérationnels et freine la croissance de l’économie numérique, déjà fragile pour certains petits commerçants.

Des vendeurs en ligne en difficulté

Le commerce en ligne, qui repose largement sur les paiements via mobile money, est directement impacté par les nouvelles taxes sur les télécommunications. Ces frais supplémentaires compliquent non seulement les transactions financières, mais ralentissent aussi le chiffre d’affaires des commerçants. A. Ouattara, vendeuse de tissus en ligne, a adopté un autre modèle de paiement pour contourner les frais. Elle explique que son activité ne repose pas uniquement sur le mobile money, mais plutôt sur un paiement à la livraison dans la majorité des cas. « C’est après la livraison de la marchandise que le client donne l’argent au livreur ainsi que son frais de déplacement », précise-t-elle. Cependant, elle note que cette méthode est moins pratique pour les clients vivant loin, car ceux-ci doivent gérer les frais supplémentaires liés au mobile money, ce qui complique les transactions.

Le même constat est partagé par M. Cissé, qui vend des téléphones et des accessoires en ligne. Selon lui, avant l’introduction des taxes, il pouvait dégager une marge correcte, mais maintenant, la situation a changé. « Maintenant, avec la taxe de 10 % sur les recharges et la hausse des frais mobile money, mes clients hésitent davantage à commander. Beaucoup préfèrent payer en espèces, mais cela complique la gestion des ventes. Je pense aussi que je vais cesser de faire mes opérations avec Orange Money et Moov Money. Désormais, je vais les faire avec Wave », indique-t-il.

La gestion des transactions beaucoup plus difficile 

Les vendeurs de vêtements et d’accessoires de mode ressentent également la pression de ces nouvelles impositions. F. Togo, qui vend des tissus, des robes et des chaussures en ligne, témoigne des difficultés rencontrées. « Depuis le 5 mars jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas eu de marché. Mais quand même, je m’attends à une nouvelle phase vu les plaintes des autres », dit-elle. En tant qu’étudiante, elle doit aussi faire face à la hausse des forfaits internet. « Je prends du forfait chaque semaine. Donc, à chaque fois que je veux en acheter, je suis obligée d’ajouter un peu plus à cause des frais. C’est un peu triste, parce que je suis étudiante. D’un autre côté, je me réjouis parce que c’est une contribution pour notre patrie », ajoute-t-elle.

Par ailleurs, H. Tandina, également vendeur de tissus pour hommes en ligne, note que les clients hésitent de plus en plus à effectuer des paiements via mobile money, préférant souvent l’option paiement en espèces à la livraison. Cela entraîne des retards dans les paiements et une gestion difficile des commandes. « Cette situation ralentit nos ventes et rend la gestion des transactions beaucoup plus difficile », déclare-t-il. Comme d’autres, il voit la gestion des paiements numériques comme un frein à la croissance des petites entreprises locales.

Aussi, M. Coulibaly, qui vend des accessoires de mode en ligne tout en poursuivant ses études, déplore la hausse des coûts de la connexion internet et des taxes sur les recharges de crédit. « Déjà que la connexion internet est chère, maintenant même les recharges de crédit sont taxées ! On paie plus, mais on reçoit moins. Avec Orange, quand tu fais une recharge, ils prélèvent 10 %. Et si on veut transformer le crédit en forfait internet, Ne Taa ou Sewa prélèvent encore 10 % », explique-t-elle.

Quel avenir pour les entrepreneurs du digital ?

Selon les vendeurs en ligne, alors que la digitalisation semblait être une opportunité pour de nombreux jeunes commerçants maliens, ces nouvelles taxes viennent freiner cet élan. Ceux qui dépendaient fortement du mobile money pour leurs transactions risquent de voir leur clientèle se réduire.

Ils estiment que si ces taxes ne sont pas accompagnées de mesures d’allègement ou de soutien, elles pourraient pénaliser durablement le commerce en ligne et l’inclusion financière. En attendant, vendeurs et consommateurs espèrent que le gouvernement prendra en compte leurs préoccupations, avant que le poids de la fiscalité ne freine davantage la dynamique économique du pays.

Par ailleurs, il faut noter que la plupart des commerçants en ligne opèrent sans statut formel d’entreprise. Beaucoup tirent profit du commerce numérique sans être enregistré et sans contribuer aux caisses de l’État à travers l’impôt. Cette mesure fiscale pourrait ainsi être perçue comme un moyen de combler ce vide et d’élargir l’assiette fiscale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

20 mars 2025 0 comments
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Des avions de combats
ActuSécurité

Lutte contre le terrorisme : un dépôt logistique ciblé et détruit par l’armée malienne

by Chiencoro 20 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En s’appuyant sur le renseignement et la mobilisation citoyenne, l’armée malienne frappe au cœur des réseaux terroristes, mais la victoire ne se jouera que sur le long terme.

Le futur appartient à ceux qui savent anticiper. À l’heure où le terrorisme redessine les équilibres stratégiques au Sahel, la bataille ne se joue plus seulement sur le terrain, mais aussi dans l’exploitation des renseignements, l’analyse des flux logistiques et l’usage intelligent des technologies de surveillance.

Le 19 mars 2025, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont franchi une nouvelle étape dans cette guerre de l’ombre. Grâce à la coordination entre les moyens aériens et les unités de renseignement, un centre logistique majeur, servant de point de transit pour les groupes armés terroristes, a été localisé et détruit dans la région de Tombouctou. Plus précisément, une patrouille de surveillance a intercepté une transaction de carburant à Sanfatou, à 25 km à l’est de Gourma Rharous, confirmant ainsi les flux logistiques qui alimentent l’insécurité dans la région.

Quand le renseignement devient une arme

Il n’y a jamais eu de guerre gagnée sans supériorité informationnelle. Les grandes batailles de l’histoire, de Napoléon à la Seconde Guerre mondiale, ont démontré que la maîtrise des renseignements conditionne l’issue des conflits. Aujourd’hui, dans un contexte où les groupes armés terroristes opèrent en réseaux, la donnée est la première ligne de défense.

La destruction d’une centaine de fûts de carburant et de plusieurs véhicules lors de cette opération témoigne d’un tournant. L’armée malienne ne se contente plus de réagir, elle anticipe, elle traque, elle neutralise à la source. Cette approche est essentielle, car dans une guerre asymétrique, il ne s’agit pas seulement d’affronter un ennemi visible, mais de démanteler son écosystème.

La guerre du futur se joue aussi dans la mobilisation des citoyens

Au-delà de la technologie et des moyens militaires, cette opération met en lumière un autre facteur clé : l’implication des populations. Le renseignement humain demeure un pilier essentiel de la lutte contre le terrorisme. L’État-Major des Armées a d’ailleurs tenu à remercier les citoyens pour leur rôle crucial dans la transmission d’informations stratégiques. Car aucune armée ne peut vaincre seule. L’histoire l’a prouvé. Des guerres napoléoniennes à la Résistance en France, c’est toujours la coopération entre les forces régulières et les populations locales qui a permis d’inverser le cours des batailles.

Mais cette mobilisation ne peut être efficace sans un cadre clair. La lutte contre le terrorisme ne doit pas être seulement militaire; elle doit être économique, sociale et éducative. Car derrière chaque flux logistique terroriste, il y a un financement, des complicités, et parfois même des États qui ferment les yeux. L’État malien met donc en garde une fois de plus les soutiens de l’ombre, ceux qui alimentent, financent et facilitent ces réseaux.

La guerre contre le terrorisme ne se gagnera pas en une nuit. Il ne suffit pas de frapper un centre logistique pour éradiquer une menace enracinée depuis plus d’une décennie. Il faut voir plus loin, investir dans l’éducation, dans l’emploi, dans la réhabilitation des zones touchées par l’insécurité. Une victoire militaire ne vaut que si elle s’accompagne d’une paix durable.

Chiencoro Diarra 

20 mars 2025 0 comments
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L'Emir du Qatar, Félix Tshisekedi et Paul Kagamé.
A la UneAnalyses

Doha : la paix en trompe-l’œil entre Kinshasa et Kigali ?

by Sahel Tribune 20 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À Doha, le Qatar s’impose en médiateur entre Kinshasa et Kigali, mais derrière les promesses diplomatiques, la paix dans l’Est congolais reste un mirage.

Officiellement, c’était un sommet « historique ». Un rendez-vous trilatéral inédit entre Félix Tshisekedi, Paul Kagame et l’émir du Qatar. Une rencontre organisée sous les dorures de Doha pour apaiser les tensions dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Officieusement, c’était un exercice de style, une énième tentative de dialogue entre deux adversaires que tout oppose, sauf l’impérieuse nécessité de sauver la face.

Derrière le sourire de rigueur et les poignées de main fermes, la méfiance restait palpable. Pour un familier des négociations de Luanda et de Nairobi, on doit savoir que cette rencontre n’est qu’une mise en scène diplomatique bien huilée, mais au fond, personne n’est dupe. Et pour cause : en une décennie, combien d’accords, de cessez-le-feu et de « feuilles de route » ont été signés, avant d’être réduits en cendres par le fracas des armes dans le Kivu ?

Le Qatar, nouveau faiseur de paix ou simple figurant ?

Le choix de Doha comme cadre de discussion intrigue. Que vient faire le Qatar, habitué aux médiations au Darfour et aux tractations entre talibans et Occidentaux, dans un conflit enraciné depuis plus de 25 ans dans les Grands Lacs ? Tout observateur averti de la scène diplomatique dans cette région devra voir derrière cette tentative la volonté pour l’émirat de s’imposer comme un acteur global, capable de peser autant en Afghanistan qu’en Afrique centrale. Doha a l’argent, la neutralité apparente, et surtout l’oreille de Kagamé, qui a su habilement tisser des liens avec le Golfe ces dernières années. 

Cette opération est doublement stratégique. Elle renforce son influence en Afrique tout en offrant à son allié rwandais une tribune pour négocier sans passer par les circuits traditionnels, tenus par l’Occident.

Kagamé sous pression, Tshisekedi en quête de crédibilité

Paul Kagamé, lui, joue une partition plus délicate. Longtemps perçu comme l’homme fort intouchable de l’Afrique de l’Est, il fait face à une pression internationale croissante sur son soutien présumé au M23. Washington, qui fermait autrefois les yeux sur ses manœuvres régionales, a haussé le ton. Même Paris, pourtant longtemps conciliant, a envoyé des signaux d’agacement.

Le Rwanda est à un tournant. S’il continue de jouer avec le feu dans l’Est du Congo, il risque de s’isoler diplomatiquement, mais s’il lâche le M23, il perd un levier stratégique. Kagame, fidèle à sa méthode, tente donc de manœuvrer sans rien céder, tout en maintenant une posture de chef d’État rationnel, soucieux de stabilité régionale.

De son côté, Félix Tshisekedi sait que le temps joue contre lui. Réélu après un scrutin contesté, il doit prouver qu’il peut sécuriser l’Est du pays, là où Kabila avant lui a échoué. Son pari : montrer que la diplomatie peut encore l’emporter sur les armes. Mais dans les couloirs feutrés de la présidence congolaise, l’incertitude domine. L’on estime que ce n’est pas la première fois que Kigali promet un cessez-le-feu, et chaque fois, ils reviennent par une autre porte.

Un cessez-le-feu, et après ?

À Doha, les trois dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux processus de Luanda et de Nairobi, désormais fusionnés, et promis un cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel ». En théorie, cela signifie la fin des hostilités. En pratique, personne ne mise sur une désescalade rapide.

Sur le terrain, les rebelles du M23 continuent d’occuper des positions stratégiques, tandis que l’armée congolaise, épaulée par des troupes burundaises, se prépare à une reprise des combats. Les chefs d’État peuvent donc bien signer tous les accords du monde, mais sans rapport de forces crédible, ça ne changera rien.

Alors, Doha a-t-il accouché d’une vraie dynamique de paix, ou simplement d’un sursis diplomatique ? La question reste ouverte. Le Qatar a démontré son influence croissante, Kagamé a joué la montre, Tshisekedi a obtenu un répit politique. Mais au-delà des salons climatisés de l’émirat, la vraie réponse viendra des collines du Kivu, où la guerre, elle, n’a pas attendu les accords de Doha pour poursuivre sa route.

A.D

20 mars 2025 0 comments
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Macron et Tebboune
ActuPolitique

France-Algérie : un bras de fer diplomatique qui ravive les tensions historiques

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La relation franco-algérienne connaît un nouvel épisode de crispation diplomatique, cette fois autour de la question migratoire. La décision d’Alger de rejeter une liste de soixante ressortissants algériens frappés d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) a entraîné une réaction immédiate du gouvernement français. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a annoncé une « riposte graduée », incluant la suspension de l’accord de 2007 sur les passeports diplomatiques et le rappel de l’ambassadeur français en Algérie. Une escalade qui soulève plusieurs enjeux, à la fois politiques, diplomatiques et historiques.

Le rejet par l’Algérie de cette liste d’expulsés repose sur des arguments à la fois de forme et de fond. D’une part, Alger considère que la France a outrepassé le canal diplomatique habituel, qui passe par les préfectures et les consulats. D’autre part, les autorités algériennes invoquent les accords bilatéraux de 1974 et 1994 pour encadrer le traitement des demandes d’éloignement.

Face à ce refus, Paris a durci le ton. En plus de la remise en cause des accords de 2007, Gérald Darmanin a évoqué une possible révision des accords de 1968, qui accordent aux Algériens un statut migratoire particulier en France. Ce traité est régulièrement critiqué par la droite et l’extrême droite françaises, qui plaident pour sa suppression.

Des enjeux politiques internes en France

Le durcissement de la position française intervient dans un contexte politique marqué par des débats intenses sur l’immigration et la sécurité. La droite républicaine, à travers Bruno Retailleau, cherche à imposer une ligne ferme sur ces questions, tandis que le gouvernement Macron oscille entre fermeté et volonté d’apaisement. L’attentat de Mulhouse en février dernier, impliquant un Algérien sous OQTF, a également alimenté le débat public et accru la pression sur l’exécutif français.

Par ailleurs, cette crise intervient à quelques mois des élections européennes, où la question migratoire est un enjeu central. Marine Le Pen, en réaction au refus algérien, a appelé à des mesures encore plus radicales, notamment un gel des visas, la suspension des aides publiques au développement et la fin des transferts de fonds privés vers l’Algérie.

Une relation franco-algérienne sous tension permanente

La crise actuelle s’inscrit dans une série de tensions récurrentes entre Paris et Alger. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, les relations entre les deux pays oscillent entre tentatives de rapprochement et crispations. La question mémorielle, les restrictions de visas en 2021, l’affaire Boualem Sansal ou encore le rappel de l’ambassadeur algérien en juillet 2024 ont jalonné une relation déjà fragile.

Si le président français a récemment prôné une renégociation plutôt qu’une dénonciation des accords de 1968, la pression politique interne pourrait l’obliger à adopter une posture plus ferme. Alger, de son côté, refuse toute concession perçue comme une ingérence et rejette toute forme de pression.

Vers une crise durable ?

Le bras de fer actuel entre Paris et Alger semble loin d’être résolu. Si la France met effectivement en œuvre ses mesures de rétorsion, une riposte algérienne est à prévoir, avec notamment un possible durcissement des conditions d’octroi de visas pour les Français ou une remise en cause de coopérations bilatérales dans d’autres domaines.

La relation franco-algérienne reste marquée par une histoire complexe et des intérêts divergents. La gestion de cette crise sera un test majeur pour les deux gouvernements, qui devront choisir entre l’escalade et la recherche d’un compromis.

Ibrahim Kalifa Djitteye

19 mars 2025 0 comments
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Des colons frappent un indigène
A la UneAnalyses

Syndrome de Stockholm post-colonial : pourquoi l’Afrique peine à rompre avec son passé 

by Fousseni TOGOLA 19 mars 2025
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

L’Afrique, éternelle captive de son passé colonial, doit trancher : rester sous tutelle ou imposer enfin son propre destin.

Évoquer l’histoire de l’Afrique sans parler de la colonisation, c’est comme raconter l’histoire de l’Atlantique sans évoquer l’esclavage. Tout, absolument tout – des structures économiques à la politique, en passant par l’éducation et même le retard technologique – plonge ses racines dans ce moment de bascule où le continent s’est vu dépossédé de son destin.

La colonisation n’a pas seulement été une spoliation matérielle, elle a été un projet de domination totale : économique, culturelle, spirituelle. Elle a brisé des générations entières, vidé l’Afrique de ses forces vives et laissé derrière elle une élite fragmentée, formée dans le moule de l’Occident, souvent incapable de rompre le cordon ombilical avec l’ancienne métropole.

La colonisation fut d’abord une entreprise économique. Une machine implacable de captation des ressources et d’exploitation des corps. La main-d’œuvre africaine fut déportée par millions, tandis que les matières premières alimentaient l’industrialisation européenne. Les écoles et les institutions administratives créées par le colon ne visaient qu’un objectif : fabriquer une classe d’intermédiaires indigènes, fidèles relais de l’occupant, jamais des architectes d’un avenir souverain.

La colonisation spirituelle, poison lent et persistant

Et pour justifier cette prédation, un récit fut construit. Un récit dans lequel l’Afrique n’était qu’une terre vierge, peuplée d’hommes sans histoire, bons à être guidés. Hegel le disait déjà : « L’Afrique n’est pas entrée dans l’histoire ». Nicolas Sarkozy, bien plus tard, à Dakar, reprit l’antienne, expliquant doctement que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Le mépris comme héritage, le paternalisme comme projet.

Mais si la colonisation physique a pris fin, la colonisation mentale, elle, perdure. Le plus grand drame de l’Afrique n’est pas tant d’avoir été pillée que d’avoir été conditionnée à se voir à travers le prisme de son colonisateur. 

L’Égypte ancienne, qui enseigna à la Grèce ses premières leçons de mathématiques et de philosophie, fut méthodiquement coupée de son africanité. Pythagore et Aristote furent les élèves des temples égyptiens, mais dans les manuels d’histoire, on préfère raconter que la lumière vint uniquement d’Athènes. Dissimulation, détournement, relecture opportuniste. Le vol du passé est peut-être le crime le plus parfait de la colonisation.

Un paradoxe colonial ; civiliser ceux dont on est issu

Et pourtant, ironie du sort, c’est de l’Afrique que tout est parti. La science, la philosophie, l’architecture, la spiritualité. Tout converge vers une évidence que les esprits les plus honnêtes admettent aujourd’hui. L’Homme est né en Afrique. L’ADN en témoigne. Le premier cerveau pensant, la première main façonnant des outils, la première parole articulée sont africains.

Alors, comment expliquer ce paradoxe où les descendants de l’Afrique en sont venus à mépriser ceux qui leur ont donné la vie ? Un enfant peut-il déclarer que son père est un sauvage sans s’interroger sur son propre héritage ?

La colonisation n’a pas seulement dépouillé l’Afrique de ses ressources, elle a inoculé un virus bien plus redoutable : celui du doute sur soi-même. L’Africain moderne vit encore sous l’ombre portée du syndrome de Stockholm. Il aime son bourreau, cherche son approbation, redoute son émancipation.

Quand l’intellectuel africain trahit son propre continent

Le plus grand crime colonial ne fut pas commis par les colons, mais par ces élites africaines qui, au fil des générations, ont fait leur la matrice de pensée de leurs anciens maîtres. Senghor, immense poète mais piètre stratège, osait affirmer que « la raison est hellène et l’émotion est nègre ». Comme si la capacité d’analyser et de structurer une pensée appartenait à un continent et la sensibilité à un autre !

Pourtant, c’est bien l’émotion qui pousse à l’action, qui fait naître les révolutions, qui nourrit la créativité. L’Europe ne s’est-elle pas construite sur des siècles de passions ?

Aujourd’hui encore, combien de dirigeants africains réclament la tutelle bienveillante de l’Occident, combien d’intellectuels ressassent les mêmes discours fatalistes, combien de pays acceptent que leurs richesses soient gérées de l’extérieur ?

L’émancipation totale reste un combat inachevé. Il ne s’agit pas seulement de déboulonner les statues des colons ou de renommer les avenues. Il s’agit d’une réappropriation totale du récit africain, d’un refus catégorique de toute dépendance intellectuelle, économique et politique.

L’Afrique face à son destin 

Rien ne condamne l’Afrique à l’échec, sinon elle-même. L’Occident n’est plus omnipotent, ses modèles vacillent, ses certitudes s’effritent. Mais pendant ce temps, l’Afrique reste hésitante, oscillant entre révolte et soumission, entre renaissance et résignation.

Les nations qui émergent aujourd’hui ne sont pas celles qui quémandent, mais celles qui imposent leurs règles du jeu. La Chine ne s’est pas développée en demandant la permission. L’Inde n’a pas explosé en restant un laboratoire d’expérimentation économique.

L’Afrique a-t-elle le courage de rompre ? De dire non aux aides conditionnées, non aux accords léonins, non à cette éternelle infantilisation qui veut qu’elle attende qu’on lui dise comment se développer ?

L’heure de la rupture est venue. Non pas dans un esprit de rancune ou de revanche, mais dans une logique de dignité. Personne ne respectera jamais un continent qui ne se respecte pas lui-même.

L’Afrique doit choisir entre continuer à marcher dans les pas de son passé colonial ou bifurquer, sans regarder en arrière, vers son propre destin.

F. Togola 

19 mars 2025 0 comments
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Coton malien
A la UneÉconomie

CMDT : quand l’« or blanc » du Mali vire au gris

by Sahel Tribune 19 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cœur d’un scandale financier retentissant, la CMDT, pilier de l’économie malienne, vacille sous le poids d’une gestion opaque et de dérives aux allures de naufrage annoncé.

Au Mali, on aime à rappeler que le coton est une affaire d’État, et que la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) en est le temple. Créée en 1974 dans la grande tradition des sociétés d’économie mixte héritées du socialisme pragmatique des indépendances, la CMDT est à la fois le cœur battant d’un secteur stratégique et le miroir des errements d’un État qui peine à réformer ses piliers économiques.

Cette fois, pourtant, le miroir s’est fissuré. Un rapport explosif du Bureau du Vérificateur Général (BVG), couvrant les exercices 2020-2024, vient de jeter une lumière crue sur la gestion opaque de l’entreprise. Montant du préjudice ? Plus de 6,2 milliards de FCFA en irrégularités financières. Marchés attribués à des fournisseurs fantômes, prêts accordés sans garantie de remboursement, achats d’engrais et de pesticides dans des conditions dignes d’un scénario de série noire… la CMDT, cette vieille dame en apparence indéboulonnable, vacille sous le poids de sa propre gabegie.

Une économie sous perfusion, un État actionnaire aveugle

Le coton, cet « or blanc » qui fut, au début des années 2000, l’un des rares motifs de fierté d’une économie malienne en perpétuelle quête de diversification, représente encore aujourd’hui 15 % du PIB national. Il nourrit plus de quatre millions de personnes et demeure un levier essentiel dans la balance commerciale du pays.

Mais depuis des années, la CMDT, censée incarner la rigueur d’un modèle où l’État joue les chefs d’orchestre, navigue à vue. La privatisation avortée de 2012, après des années de tergiversations, a laissé place à un immobilisme coupable. L’État malien, actionnaire à 99,49 %, observe, impassible, l’accumulation des dérives. Pourtant, ce n’est pas faute d’alertes. Depuis plus d’une décennie, les audits successifs relèvent les mêmes tares : absence de transparence dans l’attribution des marchés, passation de contrats en violation des règles de concurrence, gestion des stocks anarchique et, plus grave encore, un laxisme généralisé dans le contrôle des finances.

Le dernier rapport du BVG enfonce le clou. Dans un ballet d’incompétence et de laxisme, les dirigeants de la CMDT ont continué à appliquer une taxe abrogée depuis 2019, alourdissant artificiellement les charges de l’entreprise. Quant au PDG, il ne s’est pas contenté de fermer les yeux : il s’est attribué des indemnités indues tout en distribuant des « appuis financiers » dont la justification relève du mystère d’État.

Pesticides interdits et complicités en haut lieu

Là où l’affaire prend une tournure encore plus scandaleuse, c’est dans l’importation illégale de pesticides. Au mépris des règles sanitaires et environnementales, la CMDT a procédé à l’achat de produits interdits, destinés à la lutte contre les jassides, un fléau pour les plantations. La manœuvre, facilitée par des complicités au sein de la Direction Générale du Commerce, montre à quel point certaines pratiques restent profondément enracinées dans les rouages de l’administration malienne.

Les conséquences pourraient être désastreuses. Car dans un pays où l’agriculture dépend de la qualité des intrants et où la moindre suspicion de contamination peut faire chuter les exportations, la légèreté avec laquelle cette affaire a été menée en dit long sur l’état de la gouvernance économique.

CMDT, la fin d’un mythe ?

Cette énième alerte restera-t-elle, comme tant d’autres, sans effet ? Depuis 2012, chaque rapport du BVG fait l’effet d’un feu de paille médiatique avant de s’éteindre dans les sables mouvants de la bureaucratie. On enterre les conclusions dans des commissions d’enquête sans lendemain, on remplace quelques cadres sans toucher aux fondements du système, et le cycle continue.

Mais cette fois, l’État malien peut-il encore se permettre de regarder ailleurs ? À l’heure où le pays cherche à redorer son image économique, où les bailleurs de fonds scrutent avec méfiance la gestion des entreprises publiques, et où les producteurs de coton eux-mêmes commencent à douter de la pérennité du modèle, un tournant est inévitable.

La CMDT, longtemps considérée comme un intouchable bastion, est aujourd’hui face à son destin. Sera-t-elle le symbole d’un Mali qui change, qui impose enfin des règles à ses mastodontes économiques, ou restera-t-elle ce qu’elle est depuis trop longtemps : une forteresse imprenable où l’argent public se dilue dans les méandres de la mauvaise gestion ?

Le choix appartient à ceux qui, à Bamako, ont les clés du pouvoir. Mais le temps, lui, commence à manquer.

A.D

19 mars 2025 0 comments
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