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ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
A la UneÉconomie

Secteur minier au Mali : Connecter les professionnelles aux jeunes étudiantes 

by Sidi Modibo Coulibaly 15 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Le Mali dispose d’un important potentiel en ressources minières. Malheureusement, ce potentiel ne profite pas assez aux populations, surtout à la gent féminine. C’est conscient de cette situation que les autorités ont pris des initiatives de grande envergure comme la mise ne place du projet mentorat-mines.

L’information a été donnée par le communiqué du conseil des ministres du mercredi 09 avril 2025. En effet, le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, a, au chapitre des communications, informé le Conseil des ministres du lancement du Projet « Mentorat — Mines » pour le 10 avril 2025.

Mentorat-mines, un projet d’accompagnement

Mentorat — Mines est un projet d’accompagnement conçu pour les jeunes étudiantes en fin de cycle de l’École Nationale d’Ingénieurs, de la Faculté des Sciences techniques et de l’École Normale d’Enseignement technique et professionnel du Mali. Il vise à renforcer leurs capacités dans les disciplines liées au secteur extractif afin de contribuer, entre autres, à l’augmentation du taux de femmes dans le milieu professionnel minier. Mentorat — Mines mettra en relation les professionnelles des sociétés minières, des entreprises sous-traitantes et de l’administration avec les jeunes étudiantes choisies. 

Autrement dit, le Projet « Mentorat Mines » est un programme de coaching, sur une année, par les professionnelles des entreprises minières, des entreprises sous-traitantes et de l’Administration minière qui visent à renforcer les capacités des jeunes étudiantes des universités et grandes écoles publiques du Mali dans les disciplines liées au secteur extractif.  

D’après le communiqué du conseil des ministres, le Projet est structuré autour de 3 points principaux : le suivi du parcours des étudiantes au niveau de leur établissement d’enseignement jusqu’à la finalisation de leur mémoire d’études ; l’appui à l’obtention d’un stage et à l’élaboration du rapport de stage de l’étudiante ; l’accompagnement technique à travers la mise à disposition de documents et le partage d’expériences. Le communiqué précise aussi que c’’est une réponse à l’insuffisance des jeunes filles dans les filières scientifiques et de leur accès à des stages de fin d’études.

Mentorat-mines né d’un plaidoyer

Il est né des recommandations issues de la journée de plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes du Secteur minier, tenue le 30 mars 2024 à Bamako. C’était à l’initiative du comité sectoriel d’institutionnalisation de la politique nationale genre du ministère des Mines, en partenariat avec le Programme d’Appui à la Gouvernance du Secteur minier (PGSM). 

En d’autres termes, il s’agissait de sensibiliser les autorités et les acteurs du secteur minier sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail et de vie des femmes. Malgré leur contribution importante au secteur minier, les femmes continuent de souffrir de discrimination et de précarité. Elles sont souvent victimes de harcèlement sexuel et de violence, et n’ont pas accès aux mêmes opportunités de formation et de promotion que les hommes. C’est pourquoi l’amélioration des conditions de travail et de vie des femmes dans le secteur minier est non seulement un impératif de justice sociale, mais aussi une condition essentielle pour le développement durable du secteur. 

Ainsi, le gouvernement a pris conscience de la nécessité d’améliorer la situation des femmes dans le secteur minier. « Pour apporter une réponse aux conditions de travail difficiles des femmes dans les mines au Mali, le ministère des Mines, conformément à la vision du président de la transition, Chef de l’État, entend mettre en œuvre une vision holistique de la question de l’artisanat minier en vue d’assurer des conditions de travail décentes aux femmes et aux hommes de ce sous-secteur. De même, les réflexions sont en cours pour que l’orpaillage et l’artisanat minier ne soient pas les parents pauvres de la grande dynamique de réformes du secteur », avait indiqué le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta. 

Quant au ministre de la Promotion de la femme de l’époque, Dr Coulibaly Mariam Maïga, elle s’est félicitée de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la promotion du travail des femmes dans le secteur minier et participe de la volonté de son département à veiller à l’épanouissement de femme. À l’issue de la journée, d’importantes recommandations ont été faites dont celle relative au projet « Mentorat — mines » qui vise spécifiquement les jeunes filles. Une façon de préparer un avenir radieux pour cette frange de la population. 

Il faut noter que le secteur minier au Mali, longtemps considéré comme un domaine exclusivement masculin, est en train de se transformer. De plus en plus de femmes s’impliquent dans les différentes activités minières, de l’orpaillage à l’exploitation industrielle. Selon des études, elles représentent jusqu’à 50 % de la main-d’œuvre dans les zones d’orpaillage au Mali. Elles sont souvent invisibles et marginalisées, effectuant les tâches les plus pénibles et les moins rémunérées.

Sidi Modibo Coulibaly

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15 avril 2025 0 comments
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Tour cyclisme du Mali
A la UneSport

Tour cycliste du Mali : quand le sport défie l’insécurité

by Chiencoro 14 avril 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que le Mali s’efforce de reprendre pied sur la scène sportive et internationale, un incident armé est venu troubler, sans le faire chavirer, la deuxième étape du Tour cycliste national. À douze kilomètres de l’arrivée, des coups de feu rappellent qu’ici, le sport n’échappe jamais tout à fait au tumulte. Mais sur la route de Nièna, dans la région de Sikasso, c’est aussi une leçon de résilience que les coureurs ont donnée.

Ce devait être une simple étape de course, une célébration sportive traversant les terres rouges du sud du Mali. Ce lundi 14 avril, la deuxième étape du Tour cycliste national, entre Sikasso et Nièna, a pourtant failli virer au drame. À 12 kilomètres de l’arrivée, des tirs éclatent en bordure de route. Panique, stupeur, mais aucune victime. L’armée malienne, présente sur le parcours, intervient avec célérité. Un suspect est interpellé. L’incident, aussi bref que symbolique, souligne une fois de plus la coexistence troublée entre l’élan de la normalité et les soubresauts d’un pays en guerre larvée.

Un Mali qui tient debout, qui accueille, qui résiste par les symboles

La Fédération malienne de cyclisme, dans un communiqué au ton rassurant, a évoqué un « incident sans victime » et affirmé que « toutes les mesures de sécurité nécessaires » avaient été prises. L’étape s’est poursuivie, comme si rien ne s’était passé, fidèle à cette résilience que les Maliens pratiquent désormais quotidiennement : continuer malgré tout. Mais que faut-il lire entre les lignes ?

Il faut, d’abord, mesurer la portée du symbole. A l’instant où des cyclistes venus de plusieurs pays franchissent les villages du sud malien, un groupe armé tente de faire irruption dans l’espace public. Non pas pour tuer, cette fois – ou pas encore –, mais pour troubler, interrompre, perturber. Comme une manière d’affirmer que le bruit des balles ne cède jamais tout à fait sa place à celui des roues.

Ensuite, il faut s’interroger sur ce que cet acte dit de l’état du territoire. Sikasso, Nièna, ces noms renvoient à une zone réputée plus calme que le centre ou le nord du pays. Et pourtant, c’est là, sur une route supposément sécurisée, qu’un incident éclate. L’espace du sport devient, par la force des choses, un champ d’affirmation de l’autorité de l’État. En sécurisant l’étape, l’armée malienne n’a pas seulement protégé une course cycliste. Elle a protégé un récit, celui d’un Mali qui tient debout, qui accueille, qui résiste par les symboles.

Le peloton a résisté

Un détail en dit long, la compétition a continué. Les coureurs ont franchi la ligne d’arrivée, les journalistes ont relaté la performance, et la Fédération a diffusé ses messages d’apaisement. Comme si, dans cette persistance du rituel sportif, résidait une part de l’orgueil national. Oui, des hommes armés ont tiré. Non, ils n’ont pas arrêté le Tour. L’incident, maîtrisé, devient alors le revers – furtif, contenu – d’une médaille plus grande : celle d’un pays qui tente, envers et contre tout, de rester lui-même.

Dans un Mali qui cherche des repères entre transitions, tensions et aspirations collectives, le Tour cycliste n’est pas qu’un événement sportif. Il est, désormais, une ligne de front symbolique. Entre ce qui menace et ce qui rassemble. Entre ce qui effraie et ce qui fait tenir. Ce jour-là, entre Sikasso et Nièna, le peloton n’a pas seulement avancé. Il a résisté.

Chiencoro Diarra

14 avril 2025 0 comments
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ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher
A la UnePolitique

Le forum Tounkan blon : une passerelle renforcée entre le Mali et sa diaspora

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 avril 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Samedi 12 avril 2025, dans la salle de visioconférence du ministère de la Communication à Bamako, les regards sont tournés vers les écrans. D’un côté, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher ; de l’autre, des visages familiers mais éloignés géographiquement : ceux de Maliens établis au Nigeria, en Guinée, en France, en Allemagne, en Espagne, en Belgique, en Italie ou encore en Türkiye. Tous réunis autour d’un même espace virtuel : TOUNKAN BLON, littéralement « le Vestibule de la Migration ».

Ce forum, inauguré le 31 janvier dernier, n’en est qu’à sa deuxième session, mais il est déjà devenu une institution. Porté par le ministère en charge de la diaspora, TOUNKAN BLON est pensé comme un espace de dialogue stratégique et permanent entre le gouvernement malien et ses ressortissants vivant à l’étranger. Un cadre inédit, fondé sur l’écoute, la co-construction et la confiance mutuelle.

Un espace de dialogue ancré dans la culture malienne

En choisissant l’appellation TOUNKAN BLON, le ministère fait référence à un lieu traditionnel de palabre dans la culture mandingue. Un endroit sacré où les anciens et les membres de la communauté discutent, débattent et prennent des décisions collectives. En transposant cette symbolique au contexte migratoire, le gouvernement malien entend offrir à sa diaspora bien plus qu’un canal de communication : un véritable levier d’action pour le développement du pays.

« Ce forum est certes un moment de communication descendante, mais il constitue surtout un espace de concertation, où vos préoccupations seront placées au cœur de nos priorités », a déclaré Mossa Ag Attaher dans son mot d’ouverture. Un ton solennel, mais empreint de proximité. Car ici, l’ambition est claire : instaurer une relation nouvelle entre l’État malien et sa diaspora, trop longtemps cantonnée à un rôle de bailleur silencieux.

Une volonté d’inclusion et de co-construction

« Je compte sur vous pour faire de TOUNKAN BLON non seulement un espace de parole, mais surtout un levier d’action, d’unité et de transformation pour le Mali de nos rêves », a poursuivi le ministre. Des paroles fortes, qui résonnent d’autant plus que la diaspora malienne représente aujourd’hui une force vive essentielle – à la fois économiquement, culturellement et socialement.

Ce dialogue renouvelé s’inscrit par ailleurs dans les orientations fixées par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Dans sa lettre de cadrage, le chef de l’État a mis un accent particulier sur la nécessité de renforcer la protection des Maliens vivant à l’étranger et de favoriser leur implication active dans la vie nationale. Le forum TOUNKAN BLON répond précisément à cette mission, en donnant la parole aux expatriés tout en recueillant leurs idées pour bâtir ensemble le Mali de demain.

Une tribune de solidarité nationale

Mais cette deuxième session s’est tenue dans un contexte particulier, marqué par des tensions diplomatiques. Le ministre Mossa Ag Attaher n’a pas manqué de l’évoquer : « Cette rencontre se tient également à un moment où notre pays fait l’objet d’une agression de la part de son voisin algérien, qui n’a pas hésité à abattre un de nos drones sur notre territoire. Partout, les Maliens s’organisent et se mobilisent contre ce terrorisme d’État. »

Une déclaration qui a renforcé la dimension patriotique de l’événement. Car au-delà des sujets migratoires, TOUNKAN BLON est aussi un espace de mobilisation pour la souveraineté nationale et la défense des intérêts du pays. Une plateforme où les Maliens de l’extérieur peuvent exprimer leur solidarité, leur attachement à la patrie et leur volonté d’agir.

Vers une gouvernance plus participative

À terme, l’ambition du ministère est claire : faire de ce forum une instance régulière de dialogue, mais aussi un canal d’impulsion pour les politiques publiques. En mobilisant l’intelligence collective de la diaspora, en écoutant ses attentes, en intégrant ses suggestions, le Mali cherche à écrire une nouvelle page de son histoire, plus inclusive, plus participative, et surtout plus unie.

TOUNKAN BLON n’est donc pas un simple rendez-vous virtuel. C’est une avancée majeure dans la gouvernance migratoire, un symbole de reconnaissance et de respect, et un outil puissant de refondation nationale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

14 avril 2025 0 comments
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Consulat du Mali au Ghana
A la UneÉconomie

Diplomatie en porte-à-faux : À Accra, la vitrine du Mali fissurée par la mauvaise gestion

by Sahel Tribune 14 avril 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Censée incarner le sérieux de l’État malien à l’international, l’ambassade du Mali à Accra s’est révélée, à la faveur d’un audit, comme un condensé de dysfonctionnements administratifs, de gestions opaques et d’impunités budgétaires. À travers cette représentation diplomatique décriée, c’est toute une idée de l’État républicain qui vacille, entre négligence institutionnelle et faillite morale.

Dans le langage diplomatique, tout est mesure, pondération, codes. Mais à Accra, la représentation du Mali semble avoir oublié jusqu’au sens de la responsabilité républicaine. Un rapport du Vérificateur Général, couvrant les exercices 2021 à 2024, enfonce la porte d’une ambassade où les dérives budgétaires, les errements administratifs et les négligences comptables tiennent lieu de gouvernance.

Il y a un paradoxe saisissant à voir l’une des vitrines les plus symboliques de l’État malien à l’extérieur devenir le décor d’une dérive silencieuse. Car à l’Ambassade du Mali au Ghana, rien — ou presque — ne fonctionne comme il se doit. Selon le rapport, 36,6 millions de FCFA de dysfonctionnements financiers sont recensés : salaires indûment perçus, dépenses injustifiées, reliquats non reversés au Trésor. À cela s’ajoute un hallucinant florilège de pratiques irrégulières : comptes bancaires ouverts sans autorisation, frais médicaux couverts deux fois, encaissements de chancellerie non traçables, et une comptabilité-matières aussi opaque qu’inexistante.

Une crise de rigueur dans une tradition d’austérité

Mais l’élément le plus glaçant n’est pas tant la somme des anomalies que le sentiment d’impunité qui en ressort. À Accra, un diplomate démis de ses fonctions continue de percevoir son salaire. Des agents admis à la retraite sont maintenus dans les fichiers de paie. L’ambassadeur, quant à lui, agit comme s’il était maître et comptable à la fois — violant ainsi le principe fondamental de la séparation des fonctions.

Dans une région d’Afrique de l’Ouest où les ambassades ont souvent servi de relais actifs pour défendre la souveraineté politique et culturelle de leurs pays, le cas du Mali à Accra fait tache. Il contraste brutalement avec le souvenir de ces diplomates maliennes des années 1970, imprégnés de la rigueur modibiste, à la parole rare mais au sens de l’État aigu.

Aujourd’hui, c’est un autre visage que ce poste avancé donne à voir. Celui d’une bureaucratie relâchée, d’un État qui peine à se faire respecter même par ses représentants. Un comble pour un pays engagé dans un processus de refondation.

Le miroir de ce que nous sommes devenus

À la vérité, cette ambassade n’est pas une exception. Elle est un symptôme. Ce que le Mali exporte ici, ce n’est pas une diplomatie, mais une forme d’anomie administrative. Le fait que le Ministère des Affaires étrangères ait laissé perdurer de telles pratiques, sans audit préalable ni sanction claire, pose la question du contrôle institutionnel réel au sommet.

La réaction du Vérificateur Général est sans équivoque : transmission aux juridictions compétentes. Mais suffira-t-elle ? Car ce qui se joue à Accra dépasse les frontières du Ghana. C’est la crédibilité internationale du Mali qui est en jeu — dans une période où la diplomatie se doit d’être offensive, structurée, et au-dessus de tout soupçon.

Reste une question que François Soudan poserait sans détour : comment un État peut-il se projeter à l’extérieur s’il ne parvient même plus à se discipliner à l’intérieur ? À Accra, le Mali ne s’est pas seulement montré négligent. Il s’est trahi.

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A.D

14 avril 2025 0 comments
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Pr. Boureima Kansaye, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
A la UneÉducation

Enseignement supérieur au Mali : avancée dans la création de l’Université de Kayes

by Sidi Modibo Coulibaly 14 avril 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Lors de sa mémorable visite à Kayes, le dimanche 23 juillet 2023, le président de la transition a annoncé la création d’universités dans plusieurs capitales régionales du pays. Par la même occasion, le Général d’armée Assimi Goïta a, officiellement, indiqué que la ville de Kayes sera dotée, elle aussi, de son université. Ce qui a commencé à être une réalité.

En tout cas, c’est ce qui ressort du communiqué de la session du conseil des ministres du mercredi, 09 avril 2025. Ainsi, au chapitre des mesures législatives et règlementaires, la session hebdomadaire du gouvernement a, sur rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Kayes.

Des textes constituant une avancée 

Auparavant, une mission universitaire pour Kayes avait été créée par le décret n° 2024 -0206/PM-RM du 2 avril 2024 en vue de préparer la création et l’ouverture d’universités dans la région de Kayes. Dans son rapport remis le vendredi 09 août 2024, au ministre chargé de l’Enseignement supérieur, la mission dirigée par le Pr à la retraite Arouna Coulibaly a mis en évidence la nécessité de créer une université avec des filières de formation orientées sur les potentialités locales. 

« Les projets de texte, adoptés, créent l’Université de Kayes avec pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la Politique nationale en matière d’Enseignement supérieur et de Recherche scientifique », a précisé le communiqué du conseil des ministres. Entre temps, le projet Université de Sikasso est en train d’être mis en œuvre.

Université de Sikasso déjà fonctionnelle

Bâtie sur une superficie de 400 ha, l’université de Sikasso est située dans la Commune de Gongasso, à 40 kilomètres de la ville de Sikasso. Sa première pierre a été officiellement posée, samedi 22 juin 2024 par le chef de l’État, Général d’armée Assimi Goïta lors de sa première visite officielle dans la capitale du Kénédougou, 3è région administrative du Mali. 

L’université polyvalente est composée de 8 Facultés et 5 instituts, d’un campus pédagogique moderne numériser, d’un service de documentation commun, d’un restaurant moderne pour chaque faculté et institut, des logements pour 700 professeurs, d’un internat pour 20 000 étudiants, d’une maison des hôtes pour les partenaires, d’un centre de santé, des centres de loisirs, d’un complexe sportif équipé, etc. Le coût de sa réalisation s’élève à 133,24 milliards FCFA. Le démarrage des cours a été fixé, en janvier 2024, avec le lancement des activités de l’Institut universitaire de développement rural (IUDR) qui est situé dans la ville de Sikasso pour un début. Auparavant, un appel à candidatures avait été lancé pour les filières disponibles que sont notamment l’ingénierie rurale, la mécanisation agricole, la construction métallique et la transformation des produits agricoles.

Il faut signaler dans le but d’améliorer le système éducatif malien, le Chef de l’État a prévu la construction, en plus des universités, de 13 lycées publics, dont 2 lycées d’excellence respectivement à Kati et à Ségou. Les 11 autres le seront à Beleko, Moribabougou, Sénou, Molobana, Farako, Kouralé, Kiyan, Sanando, Nigari, Douentza et Konna. 

Sidi Modibo Coulibaly

14 avril 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

Édito. Le choc des empires se rejoue à Kiev.

by Bakary FOMBA 14 avril 2025
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans un monde où les certitudes s’effritent, l’Ukraine émerge comme un acteur central d’une refonte géopolitique inédite.

Dans un monde où les repères géopolitiques s’effacent, l’Ukraine n’est plus seulement un pays meurtri par la guerre. Elle est devenue le carrefour de toutes les tensions, de toutes les projections de puissance, de toutes les incertitudes du XXIe siècle. Une scène ouverte où les grands empires — anciens, nouveaux, vacillants — rejouent leur destin.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump ne cache pas son intention de rebattre les cartes. En plaçant l’Ukraine au cœur de sa stratégie internationale, il sape les équilibres patiemment construits depuis la guerre froide. Son choix de tendre la main à Moscou plutôt que de la sanctionner, sa défiance envers l’OTAN et son mépris des mécanismes multilatéraux ne sont pas des écarts de langage. Ils traduisent une volonté assumée : réorienter la politique étrangère américaine vers une logique transactionnelle, unilatérale, décomplexée.

Ce pivot stratégique inquiète les alliés traditionnels des États-Unis. L’Europe, prise en étau entre la fidélité transatlantique et l’urgence d’une autonomie stratégique, peine à trouver sa voix. La France et l’Allemagne, pourtant piliers de l’Union, oscillent entre prudence diplomatique et prise de conscience. Car l’enjeu est clair : si l’Ukraine devient la variable d’ajustement d’un nouveau « deal » américano-russe, c’est tout l’édifice européen de sécurité qui vacillera.

Kiev redevient ce qu’elle fut dans l’histoire

Sur le plan économique, la guerre commerciale engagée par Trump, combinée au rapprochement sino-russe, redessine les lignes de force. La Chine, stratégique et patiente, tisse ses réseaux. Washington brouille les siens. Et l’Europe, elle, regarde les plaques tectoniques se déplacer sans toujours oser affirmer sa propre gravité.

L’histoire retiendra peut-être que Kiev n’aura pas seulement été l’épicentre d’un conflit militaire, mais aussi le point de bascule vers un monde multipolaire. Encore faut-il que cette transition ne se fasse ni dans la confusion ni dans la compromission. Si la stratégie de Trump produit une désescalade durable, elle pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans les relations internationales. Mais si elle échoue, elle risque d’accélérer un effondrement des alliances, un isolement américain, et une consolidation sino-russe.

Alors, une question demeure : l’Europe est-elle prête à sortir de sa position périphérique pour devenir un acteur autonome et crédible ? Le sort de l’Ukraine pourrait bien conditionner celui de tout l’Occident.

Car à l’heure où les empires se jaugent, se contournent et s’opposent, Kiev redevient ce qu’elle fut dans l’histoire : un point de fracture… et un point de départ.

Bakary Fomba

14 avril 2025 0 comments
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Brice Oligui Nguema, président de la Transition du Gabon.
ActuPolitique

Gabon : Brice Oligui Nguema élu président avec 90,35 % des voix, un scrutin à forte portée symbolique

by Sahel Tribune 13 avril 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Brice Oligui Nguema a été élu président du Gabon avec plus de 90 % des voix, selon les résultats provisoire officiels. Ce scrutin, premier depuis la chute du régime Bongo, s’est déroulé dans le calme, avec une participation élevée. Au-delà du plébiscite, cette élection marque une étape décisive pour la transition politique du pays, et interroge plus largement sur la forme que prend la démocratie dans un contexte post-coup d’État.

Sans surprise, Brice Oligui Nguema a été élu président du Gabon dimanche 13 avril, avec 90,35 % des suffrages exprimés. Cet ancien chef de la garde républicaine, à la tête de la transition depuis le renversement d’Ali Bongo en août 2023, entame ainsi un mandat de sept ans. Il devient le premier président gabonais, depuis 1967, à ne pas porter le nom de Bongo Ondimba.

Avec une participation annoncée à 70,4 %, le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans incidents majeurs. Contrairement aux élections précédentes marquées par des contestations violentes, le vote du 12 avril s’est tenu dans une atmosphère sereine, avec maintien des réseaux de communication et accès autorisé aux médias lors du dépouillement.

Annoncé comme son principal rival, Alain Claude Billie-By-Nze, ancien Premier ministre d’Ali Bongo, n’a recueilli que 3,02 % des voix. Les six autres candidats n’ont pas franchi la barre des 1 %. Ce résultat, sans équivoque, reflète autant l’ancrage populaire d’Oligui Nguema que le rejet massif de l’ancien régime.

Une transition désormais incarnée

Porté au pouvoir par un coup d’État qui avait mis fin à 55 ans de règne familial, Brice Oligui Nguema bénéficie d’une forte popularité, notamment parmi les jeunes. Son élection formelle vient clore la séquence transitoire. Mais elle ouvre une autre interrogation, celle de la capacité d’un pouvoir issu d’un coup d’Etat à s’ancrer dans un cadre institutionnel démocratique.

L’ouverture du processus électoral à l’observation, la participation élevée et l’absence de violence ont été saluées, y compris par des observateurs internationaux. Des éléments qui contrastent avec la défiance persistante autour de certains scrutins dans la région. En cela, le Gabon projette une image stabilisatrice – encore fragile – dans un espace sahélien marqué par les transitions militaires.

Un signal pour l’Afrique et au-delà

L’élection gabonaise intervient dans un contexte continental où les modèles démocratiques peinent à se renouveler. Si le retour au vote est à souligner, le score obtenu interroge sur la pluralité réelle de l’offre politique. La faiblesse de l’opposition et l’absence d’alternance effective posent la question de la construction d’une démocratie durable.

À l’échelle régionale, cette élection pourrait néanmoins servir de repère : celui d’un passage, même imparfait, d’une transition militaire à un pouvoir civil. Pour nombre de pays africains confrontés aux turbulences institutionnelles, le cas gabonais sera observé de près – à la fois comme espoir, et comme mise en garde.

A.D

13 avril 2025 0 comments
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