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Festival Lassal Tarrey
A la UneSeko ni Donko

1ère édition du Festival Lassal Tarrey : Tombouctou fait battre le cœur de la culture malienne

by Chiencoro 6 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Tombouctou, la mythique cité des 333 saints, a vibré au rythme de la culture et de la fraternité, le samedi 3 mai 2025, à l’occasion du lancement officiel de la première édition du Festival Lassal Tarrey. Placé sous le thème de la Culture et la Cohésion sociale, cet événement d’envergure s’inscrit dans une dynamique de renouveau culturel et de paix dans cette région emblématique du nord du Mali.

C’est à la place de l’Indépendance, parée pour l’occasion aux couleurs de la diversité malienne, que la cérémonie d’ouverture s’est tenue dans une ambiance festive et chargée d’émotions. L’événement a été marqué par la présence remarquable de deux membres du gouvernement : le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, et la ministre de l’Emploi, de l’Entreprenariat et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, marraine de la manifestation.

Un fort engagement gouvernemental pour la paix par la culture

Devant une foule enthousiaste composée d’artistes, d’artisans, de notables, de chefs traditionnels et de délégations venues des 13 cercles de la région, le ministre Ismaël Wagué a salué l’organisation du festival et réaffirmé le soutien des autorités de la Transition aux initiatives culturelles. « La culture est un puissant vecteur de paix et de cohésion sociale », a-t-il martelé, soulignant l’importance de telles manifestations dans la reconstruction du tissu social malien mis à mal par des années de crises.

La marraine du festival, Mme Oumou Sall Seck, a, quant à elle, livré un discours vibrant en faveur de la résilience culturelle de Tombouctou et de tout le Mali. Elle a rappelé que cette première édition s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui a proclamé l’année 2025 Année de la Culture au Mali.

Tombouctou, berceau d’un renouveau culturel

« Ce festival n’est pas une simple vitrine artistique. Il est un acte de résistance culturelle, un hymne au vivre-ensemble, un cri de renaissance lancé depuis les sables du Sahara », a-t-elle déclaré, sous les acclamations du public. La ministre a également mis l’accent sur la richesse du patrimoine immatériel malien : musique, danse, poésie, artisanat, traditions… autant d’éléments qui, selon elle, permettent de raviver un héritage précieux et de semer les graines d’un avenir plus apaisé, enraciné dans les valeurs maliennes.

Dans un ton solennel et poétique, elle a lancé un message fort : « Tombouctou est debout. Tombouctou est vivante. Tombouctou est une terre de paix, de culture et de fierté. Que résonnent les tam-tams de la fraternité, que s’élèvent les voix des griots, les chants des Touaregs, des Peulhs, des Soninkés, des Dogons, des Arabes, des Bambaras, des Songhaïs, unis dans une même symphonie, celle de l’unité dans la diversité ».

Prestation artistique et diversité culturelle au rendez-vous

La cérémonie de lancement a été magnifiée par des prestations artistiques de qualité, mettant en avant la diversité culturelle de la région. Le défilé des délégations des cercles administratifs, ainsi que des communautés dogon et bérabich, a particulièrement ému l’assistance, témoignant de la volonté partagée de faire de la culture un véritable outil de rapprochement des peuples.

En marge de cette cérémonie, la délégation ministérielle a effectué une visite symbolique aux notables de la ville, réunis dans l’enceinte historique de la bibliothèque familiale de l’imam de la mosquée Djingarey Ber, un haut lieu du savoir et de la spiritualité.

Vers une biennale culturelle sous le signe de la renaissance

Le Festival Lassal Tarrey intervient dans un contexte marqué par un regain d’initiatives culturelles à Tombouctou. La ville se prépare également à accueillir, en décembre prochain, la biennale artistique et culturelle nationale, autre temps fort de l’agenda culturel malien.

À travers cette mobilisation, les autorités et les populations locales entendent redonner à la culture sa place centrale dans le processus de paix et de refondation du pays. Ainsi, en choisissant de célébrer l’unité dans la diversité, Tombouctou rappelle qu’elle reste, envers et contre tout, une terre d’hospitalité, de savoir et de culture, au service de la paix durable.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

6 mai 2025 0 comments
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Aboubakar Cissé, musulman assassiné en France
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Laïcité et islamophobie : un cercueil, deux patries, une blessure

by Chiencoro 6 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Assassiné en pleine prière, dans une mosquée du sud de la France, Aboubakar Cissé n’est pas seulement une victime. Il est devenu le symbole d’un climat islamophobe qui ne se cache plus, d’un déséquilibre dans les hommages républicains, et d’un malaise français que les chiffres, comme les silences, ne peuvent plus camoufler.

Il y a des morts qui ne laissent pas les consciences indemnes. Des morts qui, loin du fait divers, réveillent l’Histoire, bousculent les principes, révèlent ce que la République a du mal à regarder : ses angles morts. Celle d’Aboubakar Cissé, poignardé dans une mosquée du Gard le 25 avril 2025, est de celles qui parlent davantage du climat d’un pays que de son agresseur. Car ce qui s’est joué dans la mosquée Khadidja de La Grand-Combe n’est pas seulement le drame d’un homme : c’est un échec collectif.

Aboubakar avait 22 ans. Malien, musulman, croyant tranquille, il priait seul dans un lieu de culte, sanctuaire par essence, lorsque la haine est venue le chercher, sous la forme d’un jeune homme français, armé d’un couteau et d’un mépris glaçant. Poignardé à plusieurs dizaines de reprises, filmé, insulté, ciblé pour ce qu’il était, pas pour ce qu’il avait fait. L’enquête, ouverte pour meurtre aggravé à raison de la religion ou de la race, fait déjà écho à une autre demande, plus profonde, portée par sa famille : la reconnaissance de l’acte terroriste. Car frapper un musulman dans une mosquée, au nom de son appartenance religieuse, c’est frapper au cœur même de ce qu’une société prétend garantir : la liberté de croire sans crainte.

Une République sous tension

En France, la laïcité est une fierté ancienne, une conquête historique. Mais elle devient parfois un alibi, un outil à géométrie variable, utilisé tantôt pour protéger, tantôt pour exclure. Dans son esprit originel, la laïcité garantit la neutralité de l’État et protège toutes les confessions. Mais dans sa dérive contemporaine, elle est parfois invoquée non pas pour libérer l’espace public, mais pour y désigner des présences religieuses comme suspectes.

La mosquée, lieu de recueillement, devient alors un lieu d’exposition. Le croyant, un citoyen à défendre sur le papier, mais à suspecter dans les urnes, à marginaliser dans les débats. Et l’agression d’Aboubakar s’inscrit dans cette atmosphère saturée de discours sécuritaires, où des responsables publics, des éditorialistes, des lois mêmes, finissent par installer l’idée qu’il y aurait une religion moins compatible, plus problématique, plus surveillée que les autres.

Une haine normalisée

Entre janvier et mars 2025, 79 actes antimusulmans ont été recensés en France, soit une hausse de 72 % en un an. Mais les chiffres ne disent pas tout. La parole islamophobe s’est banalisée. Les stigmatisations vestimentaires — hijab, abaya, barbe — deviennent des marqueurs politiques. Les lieux de culte musulmans sont régulièrement vandalisés. Et l’opinion publique s’habitue. À force d’entendre que la laïcité est en danger, on en vient à percevoir la foi visible comme une menace.

Pourtant, la vraie laïcité, celle de la loi de 1905, n’est pas là pour contrôler les croyants, mais pour garantir qu’ils puissent pratiquer — ou non — dans la paix. Elle ne trie pas entre les religions. Elle ne hiérarchise pas les douleurs. Et c’est en cela que le traitement du meurtre d’Aboubakar Cissé interroge : pas de minute de silence à l’Assemblée nationale sans polémique, peu d’élans officiels, une gêne palpable dans les mots. Comme si reconnaître le drame risquait de déranger un équilibre fragile entre sécurité et intégration.

L’Afrique, témoin inquiet

Au Mali, la dépouille d’Aboubakar sera rapatriée. À Paris, la Grande Mosquée lui a rendu hommage. Partout, des prières ont été dites. Mais l’émotion ne suffit plus. Dans les quartiers de France, au sein de la diaspora, chez les binationaux et les croyants, une question flotte : « À qui le tour ? » Et dans les capitales africaines, on observe. On prend acte. Car ce drame réveille l’inquiétude grandissante sur le traitement réservé aux enfants issus de l’immigration, surtout quand ils portent un prénom musulman, surtout quand ils croient.

La mort d’Aboubakar Cissé ne pose pas seulement la question du racisme ou de l’islamophobie. Elle renvoie à la crise d’un modèle d’intégration qui n’a pas su, ou pas voulu, faire toute sa place à ceux qu’il prétendait inclure. Ce n’est pas la foi qui menace la République. C’est la République qui se trahit quand elle devient sourde à la souffrance d’une partie de ses enfants.

Aboubakar est mort en citoyen silencieux. Il ne revendiquait rien, sinon le droit de prier. Il est tombé sur un tapis de prière, dans un pays qui prétend garantir la liberté de conscience. Et ce sang-là, versé en temps de paix, au nom d’une haine devenue structurelle, oblige. Il oblige la justice, il oblige les politiques, il oblige les consciences.

Car quand une foi devient une cible, c’est la République elle-même qui devient vulnérable.

Chiencoro Diarra 

6 mai 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Chronique – Mali : ce que la transition est… et ce qu’elle n’est pas

by Chiencoro 6 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Alors que certains dénoncent un glissement autoritaire, la transition malienne sous le général Assimi Goïta tente de reconstruire, dans la contrainte, les fondations d’un État souverain et stable. Une chronique sur le difficile arbitrage entre légitimité, sécurité et refondation.

Il est des moments de l’Histoire où l’impatience démocratique se heurte à l’impératif de reconstruction. Le Mali vit aujourd’hui l’un de ces instants-charnières, où la forme politique prend temporairement le pas sur les procédures, où la légitimité se cherche ailleurs que dans l’urne, et où la stabilité devient, dans l’urgence, une condition de la liberté à venir.

Restaurer les fondations d’un État effondré par une trentaine d’années de démocratie 

Il est devenu courant, en Occident, de juger à l’aune de ses propres référents toute expérience politique qui ne correspond pas aux canons électoraux du modèle libéral classique. Ainsi, on se plaît à désigner le Mali comme une dictature. Une manière commode – et paresseuse – de classer ce qui échappe au cadre, sans prendre le temps d’observer ce qui se joue réellement.

Et pourtant, le Mali, sous la direction du président de la Transition, le général Assimi Goïta, est en train d’expérimenter, à tâtons, sous pression, un autre chemin vers la légitimité politique, dans un contexte que peu de démocraties occidentales seraient en mesure de supporter : crise sécuritaire, adversité régionale, désengagement international, crise économique, et chaos géopolitique au Sahel.

Depuis l’arrivée au pouvoir du colonel, puis général, Assimi Goïta, en 2020, le Mali est entré dans une phase que d’aucuns qualifient hâtivement de régression autoritaire. C’est aller un peu vite en besogne. Ce n’est pas un régime d’oppression systématique, mais une tentative, encore fragile, de restaurer les fondations d’un État effondré.

La démocratie ne se réduit pas à une mécanique électorale

Face à une insécurité chronique, à un effondrement du tissu institutionnel, à une crise régionale et à une recomposition des alliances géopolitiques, la transition malienne a choisi la fermeté comme méthode et la refondation comme objectif. La nouvelle Constitution adoptée en 2023, les Assises nationales en 2021, la création d’une Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) sont autant de signaux marquants qu’il serait hasardeux d’ignorer.

Il ne s’agit pas ici de nier les dérives possibles : la suspension des partis politiques, les restrictions imposées à certaines voix critiques et le manque d’inclusivité de certaines concertations doivent interroger. Mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à qualifier ce régime de dictature. Le Mali n’est pas l’Érythrée, ni la Biélorussie. Il demeure un espace en tension, mais pas encore clos.

Il est devenu courant, dans les chancelleries occidentales, de faire de l’élection un absolu, une fin en soi. Pourtant, l’histoire nous apprend que la démocratie ne se réduit pas à une mécanique électorale. Elle est d’abord un pacte de confiance, une infrastructure de justice, un espace de liberté fondé sur des institutions solides. Or, c’est précisément ce que le Mali tente de reconstruire. Dans un désordre régional croissant, ce pays cherche à inventer une forme de souveraineté compatible avec l’exigence populaire et les réalités du terrain.

Ne plus confondre démocratie et dépendance extérieure

Il ne s’agit pas de défendre une militarisation du pouvoir, mais de comprendre qu’un État sans colonne vertébrale ne peut durablement garantir ni la liberté ni la paix. Ce que fait aujourd’hui le Mali, c’est suspendre la forme pour mieux retrouver le fond. Imparfaitement, douloureusement parfois, mais avec une intention claire : ne plus confondre démocratie et dépendance extérieure, pluralisme et chaos organisé.

Le retour à l’ordre constitutionnel est une nécessité. Il le sera d’autant plus solide qu’il sera précédé d’un travail patient sur l’institution, la souveraineté, la paix.

Le Mali ne mérite ni indulgence aveugle ni condamnation automatique. Il mérite d’être observé, compris, et accompagné avec lucidité. Car dans cette transition âpre et controversée, s’ébauche une démocratie qui ne serait plus importée, mais enfin enracinée.

Ce n’est donc pas un recul, mais un détour. Pas une régression, mais une suspension. Pas une dictature, mais une transition ferme dans un monde qui ne l’est plus. Il faut souhaiter que ce cheminement débouche sur une démocratie réelle, fondée non sur le fétichisme des élections périodiques, mais sur la confiance retrouvée entre gouvernants et gouvernés.

La démocratie ne se décrète pas. Elle se mérite. Et parfois, elle commence par le courage d’imposer un cap avant de consulter une boussole.

Chiencoro Diarra

6 mai 2025 0 comments
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commerce des véhicules en Afrique de l'ouest
A la UneSécurité

Afrique de l’Ouest : sous les capots, le crime organisé

by Chiencoro 5 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Derrière les carrosseries rutilantes et les plaques maquillées, INTERPOL a mis à nu un pan entier du crime organisé en Afrique de l’Ouest. En deux semaines, l’opération Safe Wheels a permis la détection de véhicules volés, l’ouverture d’enquêtes criminelles, et la révélation de réseaux tentaculaires reliant Lagos à Montréal, en passant par Abidjan, Ouagadougou et Niamey.

Ce ne sont ni des kalachnikovs ni des ballots de cocaïne. Ce sont des carrosseries lustrées, des moteurs japonais, des châssis français ou allemands. Et pourtant, derrière les carrosseries rutilantes, ce sont les rouages invisibles du crime organisé mondial qui apparaissent. Du 17 au 30 mars 2025, l’opération Safe Wheels, coordonnée par INTERPOL et conduite dans douze pays d’Afrique de l’Ouest, a permis de saisir plus de 75 véhicules volés et de détecter près de 150 voitures signalées comme telles dans la base de données mondiale SMV (Stolen Motor Vehicles).

Loin de n’être qu’une affaire de douanes ou de plaques d’immatriculation falsifiées, cette opération révèle une géographie parallèle du crime, où les Toyota canadiennes croisent les Peugeot françaises dans les ports nigérians, où les Lexus volées à Toronto réapparaissent dans des conteneurs à Lagos. En deux semaines seulement, ce sont 12 600 véhicules qui ont été inspectés, donnant lieu à 18 nouvelles enquêtes, et à l’identification de deux réseaux criminels internationaux. Le tout dans un dispositif régional mobilisant les services de sécurité du Mali, du Nigeria, du Ghana, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Togo et d’autres États frontaliers.

Quand la route du crime traverse les frontières

À Lagos, les agents des douanes nigérianes ont intercepté six véhicules dissimulés dans des conteneurs prétendument venus du Canada. Quatre montraient des signes manifestes d’effraction. Grâce à l’interconnexion avec la base de données d’INTERPOL, l’origine canadienne du vol a été confirmée. De là, une collaboration a été immédiatement engagée avec le Bureau central d’INTERPOL à Ottawa, dans le cadre d’une chaîne d’échange d’informations en temps réel. C’est cela aussi, le monde contemporain du crime : décentralisé, transfrontalier, fluide comme une marchandise.

Derrière chaque véhicule volé, ce sont souvent des logiques de blanchiment, de troc illégal, de financement d’activités illicites, voire, dans certains cas, de terrorisme qui se cachent. Le vol est l’amorce. La destination finale : une nébuleuse d’intérêts où convergent contrebandiers, groupes criminels et poches d’instabilité.

La criminalité roulante, une menace émergente

« Chaque année, des centaines de milliers de véhicules sont volés dans le monde, mais le vol n’est que le début du voyage », résume David Caunter, directeur de la criminalité organisée et émergente à INTERPOL. Pour lui, les véhicules deviennent une monnaie d’échange, un actif mobile et discret dans l’économie souterraine mondiale. Et l’Afrique de l’Ouest, avec ses ports poreux, ses réseaux logistiques informels et ses tensions sécuritaires, devient un hub stratégique de transit.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de « Drive Out », un programme soutenu par le gouvernement canadien, qui finance cette initiative conjointe contre le vol et le trafic de pièces automobiles. Plus que de simples infractions douanières, ce commerce alimente une architecture criminelle globale, souvent invisible, mais d’une efficacité redoutable.

L’enjeu sécuritaire régional

Le fait que le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Niger aient également participé à l’opération témoigne d’un tournant dans la coopération sécuritaire régionale. Dans un espace sahélien en recomposition, frappé par l’hydre du terrorisme et de l’instabilité institutionnelle, le trafic automobile n’est pas une affaire marginale. Il est parfois un chaînon logistique entre la criminalité urbaine et les conflits ruraux.

En d’autres termes, lutte contre l’insécurité ne rime pas seulement avec contre-insurrection. Elle passe aussi par l’assainissement des ports, le filtrage des routes, le contrôle des flux matériels. Et dans cet exercice, l’outil SMV d’INTERPOL — utilisé en 2024 pour identifier 270 000 véhicules volés dans le monde — devient un levier stratégique.

Un trafic global, une réponse transnationale

Safe Wheels n’est peut-être qu’une opération ponctuelle, mais elle rappelle une évidence : le crime organisé ne connaît pas de frontières, et la réponse ne peut être que multilatérale. Chaque plaque retrouvée, chaque châssis scanné, chaque dossier croisé entre continents, c’est une pièce en moins dans le puzzle de l’impunité.

En Afrique de l’Ouest, sous les capots des berlines trafiquées, ce sont les nouvelles routes du crime qui se dessinent. Et les États, un à un, apprennent à reprendre le contrôle du volant.

Chiencoro Diarra 

5 mai 2025 0 comments
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4ème édition du Grand prix hippique Assimi Goïta
A la UneSport

Ségou : La 4ème édition du Grand Prix hippique Assimi Goïta, vitrine du sport et de la cohésion nationale

by Sahel Tribune 5 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Placée sous le patronage du ministre Abdoul Kassim Fomba, la quatrième édition du Grand Prix hippique général d’Armée Assimi Goïta a réuni, le samedi 3 mai 2025, à Ségou, chevaux et cavaliers autour d’un idéal commun : faire de la tradition équestre un levier d’unité nationale et de cohésion sociale. Une compétition qui transcende le sport pour devenir symbole d’engagement républicain.

Alors qu’à Bamako, la tension était électrique en raison d’une mobilisation politique contestant la possible dissolution des partis politique, à Ségou, sous le ciel de mai et la ferveur populaire, la quatrième édition du Grand Prix hippique général d’Armée Assimi Goïta a livré ses champions et son message. Dans la tradition équestre, le Mali puise une part de son âme, de sa fierté, et du souffle que la transition souhaite insuffler à la jeunesse.

Grand prix hippique Assimi Goïta
Les officiels installés lors de la 4ème édition du grand prix hippique Assimi Goïta à Ségou, le 3 mai 2025. D.O/ Sahel Tribune.

Sur la piste poussiéreuse du champ hippique Mahamadou N’Diagne, dit Madou Fing, les sabots ont parlé. Ils ont dansé, fendu l’air, soulevé la terre. Et dans ce ballet de crinières et de muscles tendus, le cheval d’Esther s’est imposé, remportant le Grand Prix du Président de la Transition, devant Keletiki (2e), Deltaforso (3e), Union (4e) et Seragnouman (5e), clôturant le quinté gagnant.

La jeunesse malienne, grande gagnante

Mais au-delà de la compétition — répartie en quatre catégories : petits chevaux, demi-cracks, supercracks et cracks — c’est toute une vision du Mali qui s’est exprimée. Le cheval, ici, n’est pas qu’un animal de course. Il est symbole. Symbole de puissance, de noblesse, de liberté, mais aussi de transmission. Il incarne cet esprit de résilience dont le pays fait son drapeau. Un esprit que le président de la Transition, le général Assimi Goïta, n’a cessé de promouvoir depuis 2021.

Présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, la cérémonie a été ponctuée d’hommages et de rappels symboliques. Devant une assistance nombreuse et fervente, il a salué la discipline des cavaliers et la qualité de l’organisation, avant de déclarer : « Il n’y a ni vainqueur ni vaincu ; c’est la jeunesse malienne qui triomphe. »

Un propos fédérateur qui trouve écho dans le climat actuel. Dans un Mali en quête de repères, le sport équestre devient le théâtre d’une réappropriation culturelle, d’un enracinement dans l’identité collective.

Le sport, miroir de la République

Grand prix hippique Assimi Goïta
La remise des trophées lors de la 4ème édition du grand prix hippique Assimi Goïta à Ségou, le 3 mai 2025. D.O/ Sahel Tribune.

Car ce Grand Prix n’était pas qu’un rendez-vous hippique. Il était un manifeste politique. Un appel à l’unité nationale, à la transmission des valeurs patriotiques, à la construction d’un avenir enraciné dans les traditions tout en étant tourné vers la modernité.

« Cet événement incarne notre détermination à bâtir un Mali uni, prospère et fier de ses traditions », a affirmé un organisateur. Les discours ont martelé les mots d’engagement, de cohésion sociale, de fierté nationale.

Une cinquième édition déjà en perspective

Avec plus d’une cinquantaine de chevaux engagés, l’événement devient l’un des plus suivis de la région et la deuxième plus grande activité sportive de Ségou après le Festival sur le Niger. Le pari de la régularité est en passe d’être gagné, et les autorités l’ont bien compris. Elles y voient un levier pour faire rayonner l’esprit de la transition dans les communes et les cercles.

La cinquième édition, déjà évoquée dans les remerciements officiels, portera sans doute la même ambition : allier la tradition et la République, le sport et la citoyenneté, dans une dynamique de rassemblement.

Envoyé spécial à Ségou

5 mai 2025 0 comments
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Intelligence artificielle et journalisme
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Intelligence artificielle et journalisme : une formidable opportunité de production de l’information 

by Sidi Modibo Coulibaly 5 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Chaque année, la journée internationale de la presse est célébrée le 3 mai. C’est une occasion pour les acteurs des médias de faire le point sur l’évolution de la profession. Le thème de cette année est consacré au rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans le journalisme.

« Si nous mettons les outils de l’IA au service de notre travail, nous allons exceller dans le métier du journalisme. »martelait, le 24 novembre 2024, Marouane Kabbaj, Journaliste, éditorialiste et formateur. C’était à l’occasion d’un atelier de formation de quatre jours destiné à 50 journalistes et qui portait sur les nouvelles tendances technologiques émergentes de l’IA et ses défis éthiques dans le secteur journalistique au Maroc. 

Cette appréciation d’un doyen africain du secteur des médias a tout son sens. En effet, dans un monde où l’information devient de plus en plus surabondante et dont le traitement demande beaucoup plus de temps. L’utilisation des technologies d’intelligence artificielle permet de réduire considérablement le temps de traitement des informations et d’enrichir les capacités d’analyse et d’investigation des journalistes grâce à des outils sophistiqués.

Avec l’IA, le traitement de l’information devient plus rapide

« Le temps, c’est de l’argent », dit-on. Dans le secteur des médias, l’IA permet aux rédactions de traiter rapidement les informations et, du coup, de gagner du temps. En automatisant les tâches répétitives, les rédactions des médias peuvent analyser rapidement de grandes quantités de données et améliorer la production de contenu. 

L’automatisation des tâches répétitives permet, aussi, aux professionnels de l’information de se concentrer sur des aspects plus créatifs comme l’investigation et l’analyse, sans pour autant remplacer leur expertise et leur jugement critique. Du classement automatique des e-mails à la programmation des publications sur les réseaux sociaux, ces technologies libèrent un temps précieux pour les journalistes. 

La transcription des interviews représente un excellent exemple de gain de temps. Ce qui prenait auparavant plusieurs heures s’effectue maintenant en quelques minutes grâce aux outils de reconnaissance vocale. En outre, les outils de traduction multilingue révolutionnent la couverture internationale des médias. Les rédactions adoptent massivement des solutions comme DeepL pour traduire des interviews et des conférences de presse en quelques minutes.

L’IA a également la capacité à produire des sous-titres automatiques pour les contenus vidéo. Cette fonctionnalité rend l’actualité accessible à un public international et aux personnes malentendantes. Les journalistes vérifient et ajustent chaque transcription avant publication. Si l’IA est la bienvenue dans les médias, elle est, cependant, confrontée à de sérieux défis.

Face à l’IA, plusieurs défis à relever 

L’introduction des technologies de l’IA dans le journalisme n’est pas sans défis. Les principaux défis auxquels la profession de l’information est confrontée sont divers. L’observateur européen du journalisme (EJO), dans une publication de Nicolas Becquet en date du 11 mars 2024, a identifié sept défis majeurs. 

Il s’agit de sortir de la sidération et démystifier l’IA ; de baliser les usages de l’IA et former les équipes ; d’identifier les opportunités de gains de productivité, sans tabou ; de se préparer à l’émergence des assistants IA ; d’anticiper le déclin de l’économie du lien ; d’éviter les pièges de la dépendance technologique ; de s’armer face au péril du désordre informationnel généralisé.

Quid du cas du Mali ?

Au Mali, l’IA a pénétré le journalisme de façon superficielle. Au niveau des rédactions des médias, les tâches répétitives sont quasiment traitées sans elle. Cependant, il y eu une flopée de médias numériques avec des liens. C’est surtout dans le domaine publicitaire que l’IA s’est révélée. Pour la promotion de produits, l’on n’hésite pas à prêter la voix et le visage de personnes influentes. Il est de plus en plus courant de voir sur les réseaux sociaux le visage et la voix de présentateurs vedettes du journal télévisé de la chaîne nationale faisant la promotion de divers produits, alors qu’il n’en est rien.  

En somme, l’IA est à ses balbutiements dans le secteur médiatique. Les organisations faîtières de la presse devraient s’investir pour la formation des journalistes aux technologies de l’IA. Et aux acteurs des médias aussi de se former afin que la presse nationale soit au diapason de l’ère de l’IA.

Sidi Modibo Coulibaly 

5 mai 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Démocrates d’hier, saboteurs d’aujourd’hui

by Sahel Tribune 4 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Alors que les peuples de l’AES se mobilisent pour leur souveraineté, certains leaders politiques maliens descendent dans la rue… pour préserver leurs privilèges. Leurs cris pour la démocratie masquent mal leur silence face aux drames nationaux, et trahissent une réalité crue. Au Mali, la transition dérange moins pour ce qu’elle fait que pour ce qu’elle défait.

Alors que, de Niamey à Ouagadougou, les peuples de l’AES se rassemblent pour défendre leur souveraineté face aux injonctions de la CEDEAO et aux regards condescendants des vieilles puissances, le Mali fait exception. Ici, les mobilisations ne se font pas pour la nation, mais pour le système. Pas pour le pays, mais pour la pérennité d’un confort politique compromis.

Les 3 et 4 mai 2025, une partie de la classe politique malienne s’est donné rendez-vous au Palais de la culture et à la Maison de la presse. Non pour dénoncer un attentat, une agression extérieure, ou un massacre de civils. Non. Pour protester contre deux décisions stratégiques portées par la transition : la possible dissolution des partis politiques et l’élévation du président de la transition au rang de président de la République, pour un mandat de cinq ans renouvelables.

Ce n’est plus un combat pour la démocratie. C’est une bataille pour la survie des appareils.

L’indignation sélective d’une classe épuisée

Il faut relire, pour s’en convaincre, le calendrier sanglant de ces dernières années. L’attaque du bateau Le Tombouctou. L’abattage d’un drone malien par l’Algérie. Les massacres de civils à Bankass, Sévaré, Bamako. Les pertes militaires à Tinzawaten. La reconquête de Kidal. Autant de drames, de moments décisifs pour la souveraineté du Mali, qui n’ont suscité ni marche, ni communiqué ferme, ni manifestation.

Mais lorsque leur statut politique est menacé, les partis réapparaissent, vindicatifs, bruyants, soudain épris de “valeurs républicaines”.

Où étaient ces “pères de la démocratie”, ces anciens ministres à l’indignation sélective, quand le pays sombrait sous leur propre gouvernance ? Vieillesse d’où sagesse, dit-on. Mais ici, la vieillesse semble surtout rimer avec l’amnésie des fautes passées et l’aversion pour toute réforme qu’ils ne dirigent pas.

Une stratégie de sabotage bien orchestrée

Ces mobilisations ne sont pas neutres. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus vaste : celle d’un sabotage intérieur au service d’intérêts extérieurs. Depuis des mois, dans ces mêmes colonnes, nous avons alerté sur les manœuvres visant à fracturer l’AES avant juillet 2025, échéance charnière pour cette organisation naissante.

La dissolution des partis dérange. Non parce qu’elle serait illégitime – le peuple malien a montré sa défiance à leur égard depuis longtemps –, mais parce qu’elle prive certains relais politiques d’un levier d’influence. Une influence qui arrange, à la fois, la CEDEAO, la France, les États-Unis, tous désireux de faire échouer ce que la transition a construit, pierre après pierre.

Le legs empoisonné du multipartisme malien

Que laisse le système partisan né en 1991 ? Une démocratie de façade, 300 partis sans ancrage, une classe politique discréditée, des élites qui ont échoué à représenter les Maliens, et un pays régulièrement déchiré par des crises politiques initiées ou amplifiées par ces mêmes partis.

Multiplication incontrôlée des formations, transhumances électorales, clientélisme, violences dans les rues, désillusions dans les urnes. La démocratie a été confisquée par ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, s’érigent en ses ultimes défenseurs.

Des exilés en guerre contre leur propre patrie

Et puis il y a cette autre catégorie, tout aussi active : les activistes de l’extérieur. Installés à Paris, Bruxelles ou ailleurs, souvent entretenus par des circuits peu transparents, ils dénoncent sur les réseaux ce qu’ils ne vivent plus dans les rues de Bamako. La posture est commode. On invoque le peuple tout en vivant loin de lui, on critique la précarité tout en y échappant, on se dit exilé tout en profitant du confort des métropoles.

Qui les soutient ? Qui les finance ? Qui les relaie ? La réponse est moins patriotique qu’ils ne veulent le faire croire.

Une nouvelle page à écrire

La démocratie ne se résume pas à la préservation d’un ordre partisan. Elle suppose une capacité à incarner l’intérêt collectif, à défendre la souveraineté, à construire des institutions fortes, même sous contrainte. La transition, avec toutes ses limites, offre cette possibilité de refondation. Et le peuple malien semble en avoir saisi l’urgence.

Il est temps d’arrêter d’idéaliser les formations qui ont tant échoué. Il est temps de poser la vraie question : que vaut une démocratie dont les instruments n’ont jamais servi le peuple ?

Au Mali, ce n’est pas la transition qui est à défendre. C’est le Mali lui-même. Et il serait bon que les partis politiques s’en souviennent.

À.D.

4 mai 2025 0 comments
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