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circulation route amboutillage voiture
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Circulation routière anarchique à Bamako : à quoi sert l’Arrêté interministériel fixant les contraventions en la matière ?

by Sidi Modibo Coulibaly 7 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Les lois sont faites pour être appliquées, dit-on. Alors, pourquoi de plus en plus, il se passe des comportements qui jurent avec l’incivisme sur les axes routiers de la capitale malienne ? Pourtant, il existe un texte qui sanctionne ces comportements.

Pour connaître le degré d’incivisme d’une population, il faut, tout simplement, jeter un regard sur le comportement des citoyens dans la circulation routière. Klaxonnement intempestif, dépassement anarchique, stationnement illégal, non-respect des feux de signalisation et du passage des piétons, etc. Telles sont quelques infractions quotidiennes liées à la circulation routière à Bamako. 

Des infractions commises, le plus souvent, au nez et à la barbe des agents de police chargés de faire respecter le Code de la route. Malgré que ceux-ci sanctionnent quelques fois, le phénomène persiste. L’Arrêté interministériel N° 2024-2477/MTI-MJDH-MSPC-MEF-SG du 25 juillet 2024 en la matière est clair. Il classe les contraventions routières en trois catégories, ainsi que les sanctions y afférentes : les contraventions de 1re classe, celles de seconde classe et de troisième classe. 

Les contraventions de 1re classe

Elles sont relatives à deux types d’infractions. Le premier type est constitué par les infractions relatives aux règles, les cycles, les cyclomoteurs, les vélomoteurs, les motocyclettes, les tricycles, les quadricycles et leurs équipements. Ce sont entre autres le pneumatique en mauvais état, le dispositif de freinage, l’avertissement sonore, le système d’éclairage.

Le second type est constitué d’infractions relatives aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux et les conditions administratives des véhicules et leurs conducteurs. Parmi ces infractions, on peut citer le chevauchement d’une ligne continue, la rupture d’une colonne ou d’un cortège en marche, l’encombrement du poste de conduite du véhicule, etc. 

Les amendes forfaitaires prévues en cas de commission de contraventions de première classe coûtent 500 F CFA pour les cycles et cyclomoteurs et 1000 F CFA pour les autres véhicules. 

Les contraventions de 2e classe

Elles sont constituées elles aussi de deux types d’infractions. Le premier concerne les véhicules eux-mêmes et leur équipement. Il s’agit entre autres du pneumatique en mauvais état, l’absence ou la défectuosité d’essuie-glace, l’émission excessive de fumées, gaz toxique, corrosif ou odorant, le véhicule transformé non soumis à une réception. 

Pour le second type d’infractions, ce sont des infractions aux règles concernant la conduite des véhicules, des animaux et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Il s’agit par exemple du non-respect du sens imposé à la circulation, du refus de serrer à droite lors d’un dépassement, de la conduite sans casque de protection pour les cyclomoteurs, les vélomoteurs, les tricycles, les quadricycles, le non-respect des règles de priorité, le transport des enfants de moins de 10 ans aux places avant de tous les véhicules, la vitesse excessive, etc. 

Les amendes forfaitaires prévues pour les contraventions de deuxième classe sont de 5000 F CFA pour les vélomoteurs, les motocyclettes, les tricycles et les quadricycles ; 6000 F CFA pour les véhicules légers et 6500 F CFA pour les véhicules poids lourds. 

Les contraventions de 3e classe

Ce sont des infrastructures concernant la conduite des véhicules et les conditions administratives de circulation des véhicules et leurs conducteurs. Ce sont, entre autres, l’usage d’autorisation ou de pièces administratives exigées pour la circulation d’un véhicule à moteur ou remorqués périmées ou annulées, l’absence de plaques d’immatriculation, l’usage du téléphone en conduite, la surcharge des véhicules de transport public de personnes. Pour cette troisième classe de contraventions, les amendes sont de 15 000 F CFA pour les véhicules légers et 18 000 F CFA pour les véhicules poids lourds.

L’application stricte de cet Arrêté doit être une préoccupation permanente des agents de police chargés de la gestion de la circulation routière. Leur tâche a été facilitée avec la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État dont le lancement officiel a été effectué au palais de Koulouba, le vendredi 19 juillet 2024, par le Chef de l’État. 

Cette digitalisation permet, désormais, aux citoyens de payer directement via leur téléphone mobile pour des services tels que la carte d’identité, les contraventions de police et les actes d’État civil. D’ailleurs, moins d’un mois après ce lancement, il nous est revenu d’apprendre lors d’une visite de quelques grands axes routiers de Bamako par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qu’à la date du jeudi 08 aout 2024, un seul poste de police de la circulation routière a pu encaisser la somme de 3 595 000 F CFA en une semaine.

Sidi Modibo Coulibaly

7 mai 2025 0 comments
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liberté de la presse
ActuTaabolow ani Tabiaw

32e édition de la journée internationale de la liberté de la presse : une célébration symbolique et fraternelle  

by Fatoumata Togo 7 mai 2025
written by Fatoumata Togo 2 minutes read

Le samedi 3 mai 2025, la 32e édition de la Journée internationale de la liberté de la presse couplée à la Semaine nationale de la liberté de la presse s’est tenue à la Maison de la presse. Placée sous le thème : « Le journaliste malien face aux défis de l’intelligence artificielle : information et désinformation en période de crise multidimensionnelle », cette cérémonie solennelle a été présidée par M. Bandiougou Danté, président de la Maison de la presse, en présence du représentant résident de l’UNESCO, du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration.

La cérémonie a débuté par un discours du président de la Maison de la presse, M. Danté, qui a salué l’ensemble des journalistes présents, tout en rendant hommage aux confrères disparus, notamment ceux portés disparus dans l’exercice de leur métier.

Soutiens institutionnels et reconnaissance

Il a été suivi par M. Sambou Biagui, directeur de la Maison de la presse du Sénégal, qui a souligné dans son intervention les liens de fraternité et de solidarité qui unissent le Mali et le Sénégal, notamment dans le domaine de la presse et de la liberté d’expression.

Le représentant de l’UNESCO et le secrétaire du ministre de la Communication ont également exprimé, à travers leurs allocutions, leur gratitude et leur soutien aux journalistes à l’occasion de cette journée de commémoration.

L’intelligence artificielle au cœur des réflexions

La cérémonie a ensuite été marquée par une conférence inaugurale suivie d’une projection audiovisuelle en lien avec le thème de l’année. Celle-ci a permis de clarifier plusieurs aspects, notamment : le rôle et les missions du journaliste, les qualités requises pour exercer ce métier, l’évolution des pratiques journalistiques, les spécificités de l’audiovisuel en Afrique, ainsi que les principes d’éthique et de déontologie qui encadrent la profession.

Un accent particulier a été mis sur l’usage de l’intelligence artificielle dans les médias. Les intervenants ont invité les journalistes, professionnels comme débutants, à faire preuve de discernement dans l’utilisation des outils d’IA. « C’est l’intelligence humaine qui rend l’intelligence artificielle plus intelligente », a-t-on rappelé. Ces outils, bien que puissants, peuvent aussi induire en erreur s’ils sont mal maîtrisés. Leurs avantages et inconvénients ont été exposés lors d’une séance d’échanges avec le public.

Lancement du Salon des Médias au Mali

La cérémonie d’ouverture a été clôturée par le lancement officiel du Salon des Médias au Mali (SAM Mali), édition 2025. Dans son discours, le président du comité d’organisation, M. Issa Kaba Sidibé, a annoncé que ce rendez-vous sera désormais baptisé Salon des Médias au Mali, ouvert à l’international.

Ainsi, cette journée a été riche en échanges, en apprentissages et en fraternité, marquant une nouvelle étape dans la réflexion sur l’avenir du journalisme face aux mutations technologiques.

Fatoumata Togo, stagiaire 

7 mai 2025 0 comments
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15ème session du Conseil supérieur de l'Agriculture
A la UneÉconomie

15e session du CSA : le Mali fixe les priorités agricoles pour 2025 et annonce les nouveaux prix des intrants 

by Chiencoro 6 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

À Koulouba, le 6 mai 2025, la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture s’est tenue sous la haute présidence du général Assimi Goïta. Derrière les bilans de campagne et les chiffres budgétaires, c’est une véritable profession de foi souverainiste qui s’est exprimée, avec en toile de fond l’ambition d’un Mali autosuffisant, enraciné dans la terre et tourné vers l’horizon AES.

Ce mardi 6 mai, le Palais présidentiel de Koulouba a repris des airs de plénière rurale. Pourtant, ici, pas de fourche ni de charrue, mais des rapports budgétaires, des projections de production, des feuilles de route techniques, et surtout un homme : le général d’armée Assimi Goïta. Entouré de son Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, du président de l’APCAM, et des grands acteurs du monde agricole, le président conseil supérieur de l’agriculture a dirigé, d’une main ferme et d’un ton calme, la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA). Une grand-messe où le verbe politique s’est mêlé au jargon technique, et où le monde rural, habituellement relégué aux rapports d’experts, s’est imposé comme le cœur battant du projet de souveraineté nationale.

L’agriculture comme socle d’une indépendance assumée

D’emblée, Goïta a donné le ton : « Le monde rural, pilier vital de l’économie nationale, doit redevenir le moteur de notre souveraineté. » Le décor est planté. L’agriculture n’est plus un simple secteur économique, mais un enjeu stratégique, presque géopolitique, dans la vision AES (Alliance des États du Sahel) dont le Mali veut être l’épicentre. En témoignent les 10 % du budget national qui lui sont désormais consacrés, les subventions aux engrais et semences, les soutiens directs aux producteurs. Si l’autosuffisance alimentaire est aujourd’hui brandie comme un mantra, elle n’en est pas moins portée par une volonté politique ferme.

Le bilan de la campagne agricole 2024, dressé par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Keleman, a rappelé les difficultés : inondations, insécurité, pertes humaines et matérielles, cheptels décimés dans certaines régions. Mais aussi des motifs d’espoir : plus de 11 millions de tonnes de céréales récoltées, près de 650 000 tonnes de coton-graine, plus de 110 000 tonnes de poisson. Des résultats jugés « encourageants » par le chef de l’État, au regard d’un contexte climatique et sécuritaire particulièrement hostile.

Une agriculture malienne en quête d’émergence

De son côté, Sanoussy Bouya Sylla, président de l’APCAM, a livré un plaidoyer passionné. Il a salué les « efforts constants du chef de l’État pour le monde rural », tout en énumérant les obstacles structurels : faiblesse de la mécanisation, accès limité au financement, empiétement des acteurs miniers sur les terres agricoles, précarité de la pisciculture, pollution des eaux, retard dans la distribution des engrais et dans les paiements des campagnes écoulées. Des défis, mais aussi des pistes : mutualisation des équipements agricoles, fixation concertée des prix des denrées, recensement fiable des exploitants.

La question de la souveraineté alimentaire a été abordée sous un angle nouveau : non plus simplement produire, mais transformer, valoriser, exporter. Goïta a insisté sur la nécessité d’« émerger de véritables entreprises agricoles tournées vers le marché » et sur l’importance d’« innover sans cesse tout en capitalisant sur nos savoir-faire traditionnels ». Une vision assumée, qui croise l’agenda 2063 de l’Union africaine et la stratégie nationale de développement 2024-2034.

Du diagnostic aux engagements concrets

Au-delà des discours, le CSA s’est aussi voulu un temps d’engagement chiffré. Les prix des intrants pour la campagne 2025 ont été fixés : 14 000 FCFA pour le sac de 50 kg d’engrais minéraux, 3 000 FCFA pour les engrais organiques, 1 500 FCFA le kg de semences de maïs hybride. Le coton-graine premier choix, quant à lui, sera acheté à 300 FCFA/kg.

Dans les couloirs de Koulouba, le mot « confiance » revenait souvent. Confiance en une volonté politique qui semble s’affirmer ; confiance conditionnée à la résolution des problèmes récurrents du monde rural ; confiance enfin dans une feuille de route qui se veut inclusive, en particulier envers les jeunes et les femmes, dont l’accès au foncier et au crédit reste à améliorer.

Koulouba, nouveau front du combat rural

La 15e session du CSA ne s’est pas contentée d’énumérer les objectifs, elle a redéfini le rôle politique de l’agriculture. À travers son discours, Assimi Goïta a tracé les contours d’un Mali rural réhabilité, d’un monde agricole au centre d’une souveraineté consolidée. À rebours des logiques d’importation à outrance et de dépendance aux aides extérieures, la Transition trace un chemin de résilience qui mêle volontarisme d’État, mobilisation des communautés rurales et foi en la terre.

Comme un retour aux fondamentaux. Comme une réponse silencieuse mais ferme à ceux qui, dans certaines capitales occidentales, doutent encore de la capacité des États sahéliens à se relever par eux-mêmes.

Chiencoro Diarra 

6 mai 2025 0 comments
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Mamadou Oulalé, ancien secrétaire général de la présidence.
ActuPolitique

Mamadou Oulalé, la discrétion d’un homme d’État

by Sahel Tribune 6 mai 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Ancien secrétaire général de la présidence malienne, Mamadou Oulalé s’est éteint le 6 mai 2025 à Bamako. Figure discrète mais influente de l’administration publique, ce professeur de formation aura incarné jusqu’au bout une certaine idée du service d’État, dans la fidélité au président Assimi Goïta.

C’est avec gravité et émotion que la Présidence de la République du Mali a annoncé, mardi 6 mai 2025, la disparition de l’un de ses hauts commis, Mamadou Oulalé. L’ancien secrétaire général de la Présidence, qui fut en poste de juin 2021 à septembre 2023, s’est éteint à son domicile, des suites d’une longue maladie. Il avait 72 ans.

Dans les arcanes du pouvoir malien, rares sont ceux qui laissent derrière eux l’empreinte d’une intégrité tranquille, d’un patriotisme austère, d’une fidélité sans ostentation à l’État. Mamadou Oulalé était de cette trempe. Jusqu’à son dernier souffle, il occupait les fonctions de conseiller spécial du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, qu’il servait avec une loyauté sans faille, et une rigueur administrative devenue, avec le temps, sa signature.

Le Président Goïta salue « un grand serviteur de la Nation »

Né à Ségou en 1952, formé aux Lettres modernes à l’École normale supérieure de Bamako, Oulalé appartient à cette génération de pédagogues enracinés dans les valeurs de la République et du service public. Enseignant, puis cadre de l’État, il a gravi les échelons dans la discrétion, jusqu’à accéder aux cercles les plus élevés de la gouvernance. À la présidence, où il a officié comme secrétaire général jusqu’en septembre 2023, il aura piloté, entre autres, la dotation en matériel informatique des administrations, dans un souci constant d’efficacité et de modernisation.

Son départ suscite une onde de chagrin dans les cercles du pouvoir comme parmi les anonymes de la République. En ces heures de deuil, le Président Goïta a tenu à saluer « un grand serviteur de la Nation », exprimant sa « compassion à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’au peuple malien ».

Les obsèques de Mamadou Oulalé auront lieu ce mercredi 7 mai à 15h au Palais des Sports de Bamako. Une cérémonie à la mesure de la trajectoire d’un homme dont la fidélité à l’État n’aura jamais cédé aux sirènes de la politique spectacle. Qu’il repose en paix.

La rédaction 

6 mai 2025 0 comments
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Mine Yatela
ActuÉconomie

Exploitation minière au Mali : comment les populations peuvent-elles bénéficier des retombées ?

by Sidi Modibo Coulibaly 6 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Différentes études ont démontré que le sous-sol du Mali est très riche en différents types de minerais (or, lithium, diamant, pétrole, gaz, etc). Malgré l’existence de cet énorme potentiel en exploitation, les populations, surtout riveraines des installations minières, demeurent dans une précarité. Pourtant, l’application du nouveau code minier, adopté en 2023, permet aux populations de bien profiter de l’exploitation des ressources minières. C’est ce qui est appelé le contenu local.

Les articles 1ers du nouveau Code minier et de la nouvelle loi relative au Contenu local dans le secteur minier définissent le contenu local comme « l’ensemble des dispositions et mesures qui exigent des entreprises minières qu’elles donnent la priorité aux nationaux, aux communautés locales, aux entreprises nationales et aux matériaux produits localement dans l’exécution de leurs activités ».

Cette définition met en évidence quatre voire cinq éléments permettant de mieux appréhender la notion du contenu local : les Communautés locales, les Ressortissants du pays ou Nationaux, les Entreprises nationales ou locales et les Matériaux ou Produits locaux, auxquels l’on ajouterait l’Économie nationale, ce qui nous donnerait en sigle « CREME ».

Les conditions de vie des communautés locales améliorées 

Ces trois concepts de développement mentionnés aux points 19, 20 et 21 de l’article 1er du nouveau Code minier permettent de donner la priorité aux communautés locales : le développement communautaire, le développement durable et le développement local. Pour les ressortissants ou Nationaux, c’est ici l’obligation pour les entreprises minières étrangères d’accorder une priorité aux ressortissants du pays dont les ressources sont exploitées. 

Cette notion couvre plusieurs éléments : recrutement, formation des personnels, gestion des ressources humaines, développement de la main d’œuvre locale, création d’emplois locaux, etc. Aux Entreprises nationales ou locales, c’est le soutien multiforme que les compagnies minières peuvent apporter au tissu économique ou industriel local. Ce soutien peut englober les éléments suivants : contrats d’approvisionnement en biens et services avec les entreprises locales, sous-traitance locale, transfert de technologie, apport au développement des capacités locales, etc. 

Les entreprises locales privilégiées 

Les articles 8.2 et 8.3 de la nouvelle loi sur le Contenu local disposent que les opérateurs miniers doivent soumettre pour approbation un plan d’approvisionnement des biens et services auprès du « Secrétariat Permanent du Contenu Local ». C’est une loi qui augmente de façon substantielle les taux (pourcentages) minima concédés aux entreprises locales dans la fourniture des biens et services aux sociétés minières, en fonction des 4 phases d’exploration, de développement/construction, d’exploitation/production et de réhabilitation/fermeture. 

De manière globale, la part accordée aux entreprises locales est de 100 % pour 20 des 61 catégories de services et biens décrits par la loi. Cette part est supérieure ou égale à 50 % pour 35 des 61 catégories, et elle est de moins de 50 % pour seulement 6 des 61 catégories.

L’offre locale priorisée

Le nouveau Code minier pose l’exigence pour les sociétés minières de prioriser l’offre locale, mais l’assortit de certaines exceptions. Ainsi, le Code prévoit ainsi que les sociétés d’exploitation, leurs fournisseurs et sous-traitants « utilisent autant que possible des services et matières d’origine malienne, des produits fabriqués ou vendus au Mali dans la mesure où ces services et produits sont disponibles au Mali ». 

En plus, le nouveau Code minier impose aux sociétés d’exploitation de s’engager à consulter les entreprises maliennes pour leurs achats d’équipements, fournitures de biens ou prestations de services, mais les autorise à comparer les propositions de ces entreprises avec celles des entreprises étrangères. Ainsi, « lorsque pour les mêmes conditions de qualité, de délai et de sécurité, les prix proposés par les entreprises maliennes sont supérieurs de plus de dix pour cent (10 %) aux prix des équipements, biens et services d’origine étrangère, la société peut s’adresser aux entreprises étrangères. »

Dans le même sens, la loi sur le Contenu local dispose que « les biens et services liés aux activités minières sont fournis par les entreprises maliennes ». Cependant, les sociétés minières peuvent recourir à des entreprises étrangères lorsqu’il n’existe pas d’entreprises maliennes capables de fournir ces biens et services « dans des conditions de coûts et de planning comparable et selon les standards internationaux applicables à l’industrie minière. » 

Les ressources humaines locales et nationales valorisées 

Par rapport au recrutement et contrairement à l’ancien texte, la nouvelle loi sur le Contenu local simplifie les règles en matière de recrutement et de formation de Maliens pour remplacer les employés étrangers. Elle semble opérer non plus par « catégorie de travailleurs », mais « toute catégorie confondue ». 

Son article 6 dispose que le pourcentage du personnel étranger au sein des sociétés minières ne doit pas dépasser 10 % du nombre total du personnel malien pendant les 3 premières années suivant le début des opérations minières. Après la 3e année, ce pourcentage est de 5 %, et après la 6e année, il est réduit en vue d’atteindre la pleine participation malienne. 

En outre, la loi sur le Contenu local établit une nouvelle exigence liée à la masse salariale des sociétés minières. En effet, le pourcentage de la masse salariale du personnel étranger par rapport à la masse salariale globale de la société d’exploitation ne doit pas excéder 30 % pendant les 3 premières années suivant le début de l’exploitation minière.

Le plafonnement des coûts salariaux des étrangers

Ce pourcentage est réduit à 20 % après la 3e année et il l’est davantage après la 6e année pour atteindre la pleine participation malienne. La loi précise d’ailleurs que l’un des objectifs du contenu local est d’assurer le plafonnement des coûts salariaux des étrangers. Cette nouvelle obligation vise à garantir une meilleure redistribution des salaires au sein des sociétés minières et à permettre au personnel malien de tirer davantage profit de l’exploitation des minerais du pays. 

En respectant scrupuleusement ces textes, les Maliens pourront, enfin, bénéficier largement des retombées de l’exploitation des ressources minières.

Sidi Modibo Coulibaly

6 mai 2025 0 comments
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Festival Lassal Tarrey
A la UneSeko ni Donko

1ère édition du Festival Lassal Tarrey : Tombouctou fait battre le cœur de la culture malienne

by Chiencoro 6 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Tombouctou, la mythique cité des 333 saints, a vibré au rythme de la culture et de la fraternité, le samedi 3 mai 2025, à l’occasion du lancement officiel de la première édition du Festival Lassal Tarrey. Placé sous le thème de la Culture et la Cohésion sociale, cet événement d’envergure s’inscrit dans une dynamique de renouveau culturel et de paix dans cette région emblématique du nord du Mali.

C’est à la place de l’Indépendance, parée pour l’occasion aux couleurs de la diversité malienne, que la cérémonie d’ouverture s’est tenue dans une ambiance festive et chargée d’émotions. L’événement a été marqué par la présence remarquable de deux membres du gouvernement : le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, et la ministre de l’Emploi, de l’Entreprenariat et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, marraine de la manifestation.

Un fort engagement gouvernemental pour la paix par la culture

Devant une foule enthousiaste composée d’artistes, d’artisans, de notables, de chefs traditionnels et de délégations venues des 13 cercles de la région, le ministre Ismaël Wagué a salué l’organisation du festival et réaffirmé le soutien des autorités de la Transition aux initiatives culturelles. « La culture est un puissant vecteur de paix et de cohésion sociale », a-t-il martelé, soulignant l’importance de telles manifestations dans la reconstruction du tissu social malien mis à mal par des années de crises.

La marraine du festival, Mme Oumou Sall Seck, a, quant à elle, livré un discours vibrant en faveur de la résilience culturelle de Tombouctou et de tout le Mali. Elle a rappelé que cette première édition s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui a proclamé l’année 2025 Année de la Culture au Mali.

Tombouctou, berceau d’un renouveau culturel

« Ce festival n’est pas une simple vitrine artistique. Il est un acte de résistance culturelle, un hymne au vivre-ensemble, un cri de renaissance lancé depuis les sables du Sahara », a-t-elle déclaré, sous les acclamations du public. La ministre a également mis l’accent sur la richesse du patrimoine immatériel malien : musique, danse, poésie, artisanat, traditions… autant d’éléments qui, selon elle, permettent de raviver un héritage précieux et de semer les graines d’un avenir plus apaisé, enraciné dans les valeurs maliennes.

Dans un ton solennel et poétique, elle a lancé un message fort : « Tombouctou est debout. Tombouctou est vivante. Tombouctou est une terre de paix, de culture et de fierté. Que résonnent les tam-tams de la fraternité, que s’élèvent les voix des griots, les chants des Touaregs, des Peulhs, des Soninkés, des Dogons, des Arabes, des Bambaras, des Songhaïs, unis dans une même symphonie, celle de l’unité dans la diversité ».

Prestation artistique et diversité culturelle au rendez-vous

La cérémonie de lancement a été magnifiée par des prestations artistiques de qualité, mettant en avant la diversité culturelle de la région. Le défilé des délégations des cercles administratifs, ainsi que des communautés dogon et bérabich, a particulièrement ému l’assistance, témoignant de la volonté partagée de faire de la culture un véritable outil de rapprochement des peuples.

En marge de cette cérémonie, la délégation ministérielle a effectué une visite symbolique aux notables de la ville, réunis dans l’enceinte historique de la bibliothèque familiale de l’imam de la mosquée Djingarey Ber, un haut lieu du savoir et de la spiritualité.

Vers une biennale culturelle sous le signe de la renaissance

Le Festival Lassal Tarrey intervient dans un contexte marqué par un regain d’initiatives culturelles à Tombouctou. La ville se prépare également à accueillir, en décembre prochain, la biennale artistique et culturelle nationale, autre temps fort de l’agenda culturel malien.

À travers cette mobilisation, les autorités et les populations locales entendent redonner à la culture sa place centrale dans le processus de paix et de refondation du pays. Ainsi, en choisissant de célébrer l’unité dans la diversité, Tombouctou rappelle qu’elle reste, envers et contre tout, une terre d’hospitalité, de savoir et de culture, au service de la paix durable.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Aboubakar Cissé, musulman assassiné en France
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Laïcité et islamophobie : un cercueil, deux patries, une blessure

by Chiencoro 6 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Assassiné en pleine prière, dans une mosquée du sud de la France, Aboubakar Cissé n’est pas seulement une victime. Il est devenu le symbole d’un climat islamophobe qui ne se cache plus, d’un déséquilibre dans les hommages républicains, et d’un malaise français que les chiffres, comme les silences, ne peuvent plus camoufler.

Il y a des morts qui ne laissent pas les consciences indemnes. Des morts qui, loin du fait divers, réveillent l’Histoire, bousculent les principes, révèlent ce que la République a du mal à regarder : ses angles morts. Celle d’Aboubakar Cissé, poignardé dans une mosquée du Gard le 25 avril 2025, est de celles qui parlent davantage du climat d’un pays que de son agresseur. Car ce qui s’est joué dans la mosquée Khadidja de La Grand-Combe n’est pas seulement le drame d’un homme : c’est un échec collectif.

Aboubakar avait 22 ans. Malien, musulman, croyant tranquille, il priait seul dans un lieu de culte, sanctuaire par essence, lorsque la haine est venue le chercher, sous la forme d’un jeune homme français, armé d’un couteau et d’un mépris glaçant. Poignardé à plusieurs dizaines de reprises, filmé, insulté, ciblé pour ce qu’il était, pas pour ce qu’il avait fait. L’enquête, ouverte pour meurtre aggravé à raison de la religion ou de la race, fait déjà écho à une autre demande, plus profonde, portée par sa famille : la reconnaissance de l’acte terroriste. Car frapper un musulman dans une mosquée, au nom de son appartenance religieuse, c’est frapper au cœur même de ce qu’une société prétend garantir : la liberté de croire sans crainte.

Une République sous tension

En France, la laïcité est une fierté ancienne, une conquête historique. Mais elle devient parfois un alibi, un outil à géométrie variable, utilisé tantôt pour protéger, tantôt pour exclure. Dans son esprit originel, la laïcité garantit la neutralité de l’État et protège toutes les confessions. Mais dans sa dérive contemporaine, elle est parfois invoquée non pas pour libérer l’espace public, mais pour y désigner des présences religieuses comme suspectes.

La mosquée, lieu de recueillement, devient alors un lieu d’exposition. Le croyant, un citoyen à défendre sur le papier, mais à suspecter dans les urnes, à marginaliser dans les débats. Et l’agression d’Aboubakar s’inscrit dans cette atmosphère saturée de discours sécuritaires, où des responsables publics, des éditorialistes, des lois mêmes, finissent par installer l’idée qu’il y aurait une religion moins compatible, plus problématique, plus surveillée que les autres.

Une haine normalisée

Entre janvier et mars 2025, 79 actes antimusulmans ont été recensés en France, soit une hausse de 72 % en un an. Mais les chiffres ne disent pas tout. La parole islamophobe s’est banalisée. Les stigmatisations vestimentaires — hijab, abaya, barbe — deviennent des marqueurs politiques. Les lieux de culte musulmans sont régulièrement vandalisés. Et l’opinion publique s’habitue. À force d’entendre que la laïcité est en danger, on en vient à percevoir la foi visible comme une menace.

Pourtant, la vraie laïcité, celle de la loi de 1905, n’est pas là pour contrôler les croyants, mais pour garantir qu’ils puissent pratiquer — ou non — dans la paix. Elle ne trie pas entre les religions. Elle ne hiérarchise pas les douleurs. Et c’est en cela que le traitement du meurtre d’Aboubakar Cissé interroge : pas de minute de silence à l’Assemblée nationale sans polémique, peu d’élans officiels, une gêne palpable dans les mots. Comme si reconnaître le drame risquait de déranger un équilibre fragile entre sécurité et intégration.

L’Afrique, témoin inquiet

Au Mali, la dépouille d’Aboubakar sera rapatriée. À Paris, la Grande Mosquée lui a rendu hommage. Partout, des prières ont été dites. Mais l’émotion ne suffit plus. Dans les quartiers de France, au sein de la diaspora, chez les binationaux et les croyants, une question flotte : « À qui le tour ? » Et dans les capitales africaines, on observe. On prend acte. Car ce drame réveille l’inquiétude grandissante sur le traitement réservé aux enfants issus de l’immigration, surtout quand ils portent un prénom musulman, surtout quand ils croient.

La mort d’Aboubakar Cissé ne pose pas seulement la question du racisme ou de l’islamophobie. Elle renvoie à la crise d’un modèle d’intégration qui n’a pas su, ou pas voulu, faire toute sa place à ceux qu’il prétendait inclure. Ce n’est pas la foi qui menace la République. C’est la République qui se trahit quand elle devient sourde à la souffrance d’une partie de ses enfants.

Aboubakar est mort en citoyen silencieux. Il ne revendiquait rien, sinon le droit de prier. Il est tombé sur un tapis de prière, dans un pays qui prétend garantir la liberté de conscience. Et ce sang-là, versé en temps de paix, au nom d’une haine devenue structurelle, oblige. Il oblige la justice, il oblige les politiques, il oblige les consciences.

Car quand une foi devient une cible, c’est la République elle-même qui devient vulnérable.

Chiencoro Diarra 

6 mai 2025 0 comments
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