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Les réseaux sociaux
A la UnePolitique

Ébullition politique sur les réseaux sociaux : le Procureur général de la Cour d’Appel menace et prévient 

by Sidi Modibo Coulibaly 9 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Depuis quelques jours, on assiste à une flambée d’invectives et d’injures sur les réseaux sociaux au Mali. Le motif de ces comportements était lié à l’ébullition politique relative à la question de l’avenir des partis politiques. Face à cette situation déshonorante pour le Mali, le Procureur général de la Cour d’Appel, garant a décidé d’agir, à travers un communiqué.

Le mercredi 30 avril 2025, le conseil des ministres dans sa session ordinaire, a décidé de l’abrogation de la loi portant charte des partis politiques. Cette annonce a fait monter d’un cran la tension qui était déjà vive dans le landerneau politique. 

En effet, avant cette annonce de l’abrogation de la charte, des partis politiques de l’IPAC (Initiative des partis politiques sur la charte) sous la houlette de Mountaga Tall avaient déjà tenu deux points de presse pour non seulement affirmer qu’ils ne participeront pas à la consultation des forces vives de la nation sur la relecture de la charte, mais aussi qu’ils ne reconnaîtront pas les recommandations issues de cette concertation. 

Et puis, pour manifester leur mécontentement à l’abrogation de la loi qui les régit, ils ont décidé d’organiser des meetings de protestation, le samedi 03 mai 2025, au Palais de la Culture. Parallèlement, un groupe dit jeunes leaders partageant les mêmes aspirations que ces partis avaient, eux aussi, prévu une conférence de presse le dimanche 04 mai 2025 à la maison de la presse. 

Subite enflammement des réseaux sociaux

Aussitôt après ces différentes annonces déjà virales sur les plateformes digitales, les réseaux sociaux se sont enflammés par des messages contradictoires entre les organisateurs de ces événements et ceux qui s’y opposent. Chaque camp donnait ses arguments. Ces agitations ont pris une autre tournure lorsque les organisateurs se sont vus empêchés de tenir le meeting et la conférence de presse. 

Ainsi, on assiste à toutes sortes d’injures, d’invectives, de menaces, d’intimidations, etc. En tout cas, les différents messages sortaient totalement du cadre légal, voire normal. Bref, le climat social était devenu très tendu et la cohésion sociale sérieusement entamée. Face à cette situation, le Procureur général près de la Cour d’Appel de Bamako, supérieur hiérarchique de tous les procureurs de la République des tribunaux du ressort judiciaire de Bamako, est entré dans la danse en publiant un communiqué.

« La justice sévira avec la dernière rigueur »

Telle est la substance du communiqué du Procureur général en date du 06 mai 2025. En effet, Hamadoun dit Balobo Guindo dit avoir pris connaissance que « depuis quelques jours, des individus mal intentionnés se livrent à des appels à la haine, à des manifestations occasionnant de graves troubles à l’ordre public et tiennent des propos désobligeants à l’égard des autorités administratives et judiciaires. » Le haut magistrat poursuivant souligne que ces propos et agissements sont de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres. Ce qui selon lui, constitue « un terreau favorable pour les criminels y compris les terroristes, dans le but d’ébranler la paix, la quiétude et la tranquillité sociales. » 

Le garant de la préservation de l’ordre public dit avoir ordonné à tous les Procureurs de la République de son ressort de veiller scrupuleusement à la préservation de l’ordre public et de ne tolérer aucune violation de la loi, quel qu’en soit l’auteur. « La justice sévira avec la dernière rigueur contre de tels agissements et se fera le devoir d’identifier, localiser et interpeler les auteurs de ces faits, conformément à la Loi », a rappelé Hamadoun dit Balobo Guindo.

Cette mise en garde du patron des magistrats poursuivants du ressort judiciaire de Bamako est arrivée quelques jours après celle du procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité. C’était dans un communiqué daté du 29 avril 2025, signé par Dr Adama Coulibaly.  Dr Coulibaly s’insurgeait contre certaines activités obscènes qui se passent sur les réseaux sociaux.

Sidi Modibo Coulibaly

9 mai 2025 0 comments
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Phase nationale des consultations des forces vives de la nation
A la UneAnalyses

Politique : pourquoi la suspension des partis est une décision salutaire pour le Mali

by Sahel Tribune 9 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À l’heure où le Mali mène une bataille décisive pour sa souveraineté et sa stabilité, la suspension des partis politiques apparaît comme une mesure nécessaire pour barrer la route aux manœuvres de déstabilisation. Entre tentatives de sabotage interne et complicités externes, une certaine classe politique malienne s’illustre par son refus d’accompagner les réformes historiques engagées par la Transition. Le moment est venu de choisir entre le chaos des intérêts partisans et l’unité nationale.

Il fallait du courage. Le gouvernement de la transition en a eu. En suspendant les activités des partis politiques sur l’ensemble du territoire national, le mercredi 7 mai 2025, Bamako a pris ses responsabilités devant l’histoire. Car le danger était réel, la menace palpable. À l’heure où le Mali joue son destin dans la guerre contre le terrorisme, dans le rétablissement de sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire et dans l’affirmation d’une diplomatie de rupture avec l’ancien ordre néocolonial, une partie de la classe politique s’est crue autorisée à rejouer les vieux scénarios de la manipulation, du chaos et du désordre.

Pourquoi les partis politiques s’agitent-ils autant ? 

Depuis plusieurs semaines, les actions de provocation se multipliaient. Au lieu d’accompagner les efforts de refondation, certains leaders politiques, aveuglés par la peur de perdre leurs privilèges, n’ont rien trouvé de mieux que d’attiser les tensions, d’appeler à des mobilisations qui ne visaient qu’à fragiliser l’État. Pire encore, certains sont allés jusqu’à chercher le soutien d’intérêts étrangers, comme ce déplacement clandestin de responsables politiques maliens en Algérie, en pleine crise diplomatique entre Bamako et Alger.

Une posture irresponsable et dangereuse, au moment même où le président de la Transition, le général Assimi Goïta, porte à bout de bras l’ambition d’un Mali souverain, uni et maître de son destin. La refondation est en marche : nouvelle Constitution adoptée par référendum, reconquête militaire de Kidal, réforme du code minier, généralisation des œuvres sociales dans tous les secteurs stratégiques – santé, eau, énergie, éducation – et consolidation de l’alliance des États du sahel (AES) avec le Burkina Faso et le Niger.

Dans ces deux pays frères, les partis politiques ont compris l’enjeu historique. Ils ont suspendu leurs ambitions partisanes pour donner toutes les chances de succès aux transitions. Pourquoi pas au Mali ? La réponse est simple : parce que certains de ces partis, discrédités par des décennies de compromissions, tentent désespérément de sauver ce qui peut l’être de leur ancien système de rente et d’impunité.

Une décision salutaire de la justice 

La peur du changement s’est d’autant plus installée chez eux qu’un audit des financements publics des partis et du chef de file de l’opposition a été lancé. La justice, elle aussi, commence à leur demander des comptes. Résultat : ils tentent de manipuler l’opinion, surfant sur les frustrations sociales, attisant la haine sur les réseaux sociaux, incitant à la division, comme en témoigne la tentative avortée d’organiser un meeting le 9 mai pour semer la discorde dans la capitale, après les mobilisations échouées du 3 et du 4 mai dernier.

Face à cette dérive, la justice malienne a réagi avec fermeté. Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako a averti : aucun trouble à l’ordre public, aucun appel à la haine, aucun acte de sabotage ne sera toléré. Le gouvernement, sur rapport du ministre de l’Administration territoriale, a décidé la suspension immédiate des activités des partis politiques. Une décision forte, courageuse et salutaire.

Il ne s’agit pas d’interdire l’opposition, encore moins d’en finir avec le pluralisme. Il s’agit de mettre fin à des pratiques destructrices dans une période où le Mali a besoin de cohésion, de discipline et de responsabilité. Les transitions ne peuvent réussir si elles sont constamment sabotées par des manœuvres politiciennes sans lendemain.

La refondation ne se fera pas avec ceux qui veulent faire tourner le pays en rond

Que les partis politiques, au lieu de crier à la dictature, se regardent dans le miroir : que proposent-ils pour la sécurité du pays ? Que proposent-ils pour l’emploi des jeunes ? Que proposent-ils pour la souveraineté économique et énergétique du Mali ? Rien, si ce n’est leur nostalgie d’un système déchu.

Le peuple malien est lucide. Il a vu les fruits de la transition : des réformes courageuses, une armée qui reprend du terrain, une diplomatie qui s’affirme, des œuvres sociales qui changent la vie des populations les plus vulnérables, l’or qui brille pour les Maliens, un Mali respecté à l’échelle mondiale. Le chemin est encore long, semé d’embûches. Mais une chose est certaine, la refondation ne se fera pas avec ceux qui veulent faire tourner le pays en rond.

Suspension aujourd’hui, refondation demain. Le Mali mérite mieux qu’un retour aux vieilles querelles politiciennes. Le Mali mérite l’unité, le courage et l’audace de ceux qui pensent avant tout à l’intérêt supérieur de la Nation.

A.D

9 mai 2025 0 comments
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Energie solaire
A la UneÉconomie

Énergie solaire au Mali : Un énorme potentiel qui peut relever le déficit énergétique

by Sidi Modibo Coulibaly 8 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Depuis quelques années, le Mali vit une crise énergétique sans précédent. À partir du mois sacré musulman de ramadan (1er mars 2025), une amélioration de la fourniture de l’électricité aux populations a été constatée. Cette électricité est majoritairement produite à partir de centrales thermiques, alors que le pays dispose d’un important potentiel en énergie solaire.

Cette bonne information a été révélée par le média en ligne russe Sputnik Afrique dans une publication en date du 10-09-2024. D’après ce média, qui se fonde sur une conclusion réalisée par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en collaboration avec l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-MALI), les chercheurs ont été très surpris en découvrant l’énorme potentiel du Mali.

Un potentiel dépassant largement les prévisions du Mali

D’après cette étude, le potentiel du pays est estimé à 398,7 gigawatts (GW) pour les projets solaires photovoltaïques à grande échelle et à 1,25 GW pour ceux concernant les éoliens terrestres. C’est 197 fois plus que le plan fixé à 2,016 MW à atteindre en 2030. L’étude a identifié et cartographié les zones les plus prometteuses pour le déploiement de centrales électriques. 

Ces régions stratégiques sont situées le long des réseaux routiers et des lignes de transmission. Elles sont concentrées dans la partie sud du pays pour le solaire photovoltaïque et dans la partie sud-ouest à la frontière avec la Mauritanie pour l’éolien terrestre. 

C’est une immense opportunité pour le Mali de relever le défi énergétique, car l’énergie solaire est une énergie renouvelable, c’est-à-dire inépuisable, exploitée par des puissances mondiales comme la France et les États -Unis d’Amérique.

Le soleil, une mine inépuisable d’énergie

Excellent pour le moral et source de vitamine D, le soleil est une mine inépuisable d’énergie. Chaque année, l’astre produit plus de 20 fois les besoins énergétiques mondiaux. L’énergie solaire ne représente encore aujourd’hui que 1 % des capacités de production électrique mondiale, mais elle semble promise à un avenir radieux. « C’est une énergie en pleine croissance autant au niveau mondial qu’en France où elle croît le plus vite », témoigne William Arkwright, Directeur général d’ENGIE Green. 

En France, le solaire représente aujourd’hui 15 GW installés, pour l’essentiel, sur les toits de bâtiments tertiaires, sur des ombrières de parkings et dans des friches industrielles ou ferroviaires. La récente loi d’accélération des énergies renouvelables entend bien démultiplier cette capacité de production d’énergie solaire pour dépasser les 100 gigawatts (GW) en 2050. On l’utilise pour fabriquer de l’électricité ou de la chaleur à partir de deux grands types de technologies : le photovoltaïque et le thermique. 

En d’autres termes, les infrastructures solaires évoluent vite, très vite. De plus en plus grandes et performantes (la méga centrale espagnole Nunez en est le parfait exemple), elles sont aussi de plus en plus complexes. La France verra bientôt se développer une immense ferme solaire flottante, la plus grande du continent. Un projet porté par l’entreprise allemande QEnergy. 

Une première production de l’électricité à partir des panneaux solaires via une station solaire en orbite

Cette future ferme flottante sera construite au nord de Dijon, sur une ancienne carrière de pierres qui s’étend sur une surface généreuse de 127 hectares. Initialement, la centrale devait avoir une capacité de production de 66 MW, mais celle-ci a été augmentée à 74,3 MW. Cette ferme sera composée de 134 649 panneaux solaires, répartis sur six îles flottantes. Avec une mise en service au début de cette année 2025, les îlots Blandin vont alimenter au moins de 37 000 foyers. 

En juin 2023, des scientifiques du California Institute of Technology (Caltech) des États-Unis d’Amérique ont annoncé la réussite d’un test de transmission d’énergie solaire vers la terre. Une première mondiale. Pour la toute première fois, une station solaire en orbite a transmis sur terre de l’électricité produite à partir de ses panneaux solaires. Le « Caltech » a conduit cette expérimentation dans le cadre du projet « Space Solar Power Demonstrator » (SSPD). 

Il s’agit d’une sonde spatiale qui a décollé début janvier 2023. A son bord, plusieurs prototypes destinés à tester la viabilité de technologies de collecte et de transmission de l’énergie solaire vers notre planète : DOLCE (Deployable on-Orbit ultraLight Composite Experiment), une structure pour tester les mécanismes de déploiement des panneaux solaires spatiaux ; ALBA qui évalue 22 types de cellules photovoltaïques confrontées à l’environnement extrême de l’espace ; MAPLE (Microwave Array for Power-transfer Low-orbit Experiment), un réseau d’émetteurs micro-ondes qui convertit et transmet l’énergie solaire. 

Installation solaire dans des structures sanitaires au Mali

Rien qu’avec ces deux cas, on peut affirmer que l’énergie solaire est une formidable opportunité pour résoudre le déficit énergétique mondial, surtout dans les pays fortement ensoleillés comme le Mali. La volonté politique récente des autorités maliennes de construire des centrales solaires est à saluer. Il en est de même pour la série d’installation solaire au niveau des structures sanitaires débutée en ce second trimestre de l’année 2025. Toutefois, elles peuvent aller loin dans cette politique en dotant de panneaux solaires le maximum de foyers, à travers des subventions. Certes, ce n’est pas facile, mais ce n’est point impossible.

Il faut rappeler que l’énergie solaire est une énergie renouvelable. Et une énergie renouvelable est une énergie dont les réserves sont inépuisables et qui n’ont aucun impact négatif sur l’environnement. 

Sidi Modibo Coulibaly

8 mai 2025 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
ActuÉconomie

Confédération AES : Première pierre d’une indépendance énergétique solidaire

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Les régulateurs du secteur de l’énergie des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), Burkina Faso, Mali et Niger, se sont réunis pour la première fois à Bamako, le mardi 6 mai 2025. Présidée par le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, la cérémonie d’ouverture a marqué une étape importante vers l’harmonisation des politiques énergétiques régionales. L’objectif affiché de bâtir une souveraineté énergétique partagée, fondée sur la solidarité, la complémentarité et l’exploitation optimale des ressources naturelles abondantes de l’espace confédéral.

« Que les populations d’Agadez, de Tenkodogo ou de Taoudéni sentent qu’elles ont la même énergie, à travers une vision commune et solidaire », a déclaré avec conviction le Premier ministre malien, donnant ainsi le ton à cette rencontre stratégique qui marque un tournant décisif dans la coopération énergétique des pays de l’AES.

Un cadre de régulation harmonisé pour une souveraineté énergétique

Depuis la création de la Confédération AES, en septembre 2023, les Chefs d’État, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani du Niger et le Général d’Armée Assimi Goïta du Mali ont placé le développement socioéconomique au cœur de leur action commune. La tenue de cette première réunion des régulateurs du secteur de l’énergie s’inscrit dans cette dynamique, avec comme objectif la mise en place d’un cadre harmonisé de régulation du secteur énergétique.

Rencontre des régulateurs de l’énergie de l’AES
Rencontre des régulateurs de l’énergie de l’AES, le 6 mai 2025, à Bamako. Primature.

Cette harmonisation vise à faciliter l’intégration régionale dans le domaine de l’énergie, à renforcer la sécurité énergétique et à poser les jalons d’une transition énergétique axée sur les ressources locales et renouvelables. Elle permettra également une meilleure efficacité du marché, une réduction significative des coûts, et une plus grande résilience face aux défis géopolitiques et climatiques.

Une richesse énergétique à valoriser

Le Premier ministre a mis en exergue l’immense potentiel énergétique des pays membres de la Confédération. Il a notamment cité le soleil abondant, les vents puissants, les ressources hydrauliques, l’uranium, le charbon, le pétrole et la biomasse comme autant d’opportunités à exploiter de manière rationnelle et souveraine.

Pour Abdoulaye Maïga, l’énergie ne doit plus être considérée comme une simple ressource commerciale. « L’énergie est une arme de défense », a-t-il insisté, soulignant le lien entre indépendance énergétique et souveraineté nationale.

Des défis majeurs à relever

Malgré ce potentiel indéniable, les défis restent nombreux. Le Chef du gouvernement malien a rappelé les principaux obstacles auxquels les pays de l’AES sont confrontés : un faible taux d’accès à l’électricité, une capacité de production encore insuffisante, des échanges énergétiques régionaux très limités, des pertes techniques et commerciales élevées, des infrastructures inadaptées, une faible compétitivité du secteur privé, et un niveau peu développé des échanges commerciaux dans le secteur.

Cette rencontre constitue donc un cadre idéal pour réfléchir aux solutions communes, échanger les bonnes pratiques et planifier des actions coordonnées, à la hauteur des ambitions portées par l’AES.

Un engagement national salué

Le Premier ministre a également tenu à adresser ses félicitations au ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ainsi qu’à l’Énergie du Mali (EDM SA), pour les efforts déployés dans l’amélioration de l’accès et de la qualité de la fourniture d’électricité au Mali.

En somme, cette première rencontre des régulateurs de l’énergie de la Confédération des États du Sahel marque le début d’une nouvelle ère : celle de l’unité énergétique dans un espace commun, solidaire et souverain. Un signal fort envoyé par les pays de l’AES, résolument tournés vers une intégration concrète, porteuse d’espoir pour des millions de citoyens.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 mai 2025 0 comments
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Drapeau de l'AES
ActuPolitique

Bamako accueille des experts pour la création de l’hymne officiel de l’AES

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Un nouveau jalon vient d’être posé dans la construction de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, depuis septembre 2023. Ce mercredi 7 mai 2025, dans la salle Fodé Kouyaté du Centre International de Conférences de Bamako (CICB), s’est ouverte la rencontre des experts culturels des trois pays membres pour la création de l’hymne officiel de l’AES. Cette initiative est pilotée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme du Mali, en étroite collaboration avec ses homologues burkinabè et nigérien.

La cérémonie d’ouverture a été coprésidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop en présence des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger. Une quinzaine d’experts des trois pays dont cinq par État sont réunis à Bamako pour deux jours de travaux consacrés à l’élaboration de cet hymne symbolique.

Une œuvre commune porteuse de sens

Selon le ministre Mamou Daffé, cette démarche s’inscrit dans la dynamique de construction d’une identité commune. « Aujourd’hui, nous sommes très heureux de participer au lancement de la co-création de notre hymne, après le logo et le drapeau. C’est un tournant historique pour nos États, et c’est une fierté d’accueillir les délégations du Niger et du Burkina Faso à Bamako pour cette étape majeure », a-t-il déclaré. Le ministre a salué la vision des chefs d’État de l’AES qui, à travers cette initiative, traduisent leur volonté de bâtir une Afrique souveraine, unie et enracinée dans ses valeurs culturelles.

Création de l'hymne de l'AES
Le ministre malien de la Culture, Mamou Daffé, en compagnie des experts des trois pays, le 7 mai 2025, pour la création de l’hymne de l’AES. I.K.D/ Sahel Tribune.

L’hymne en gestation sera bâti autour de la devise de l’AES : Un Espace – Un Peuple — Un Destin. Il devra refléter la diversité culturelle des trois nations tout en incarnant l’unité, la paix, la solidarité et l’identité commune de la Confédération.

Une méthodologie rigoureuse et participative

Salia Mallé, membre du comité d’experts, a confié que les travaux ont démarré à 9 heures ce mardi. « Chaque pays avait déjà proposé un projet de texte et une version musicale. Nous avons passé en revue ces propositions, en les analysant selon une grille d’évaluation définie ensemble. Les critères incluent l’authenticité, l’originalité, la clarté du texte, sa pertinence culturelle, et son ancrage dans le patrimoine musical des trois pays », a-t-il expliqué.

Il a précisé que les participants sont au nombre de quinze, répartis équitablement entre les trois États membres. Les travaux doivent se conclure dès le lendemain avec une proposition commune. Ce travail collaboratif constitue une étape importante vers l’expression artistique d’un idéal partagé.

Un symbole fort de souveraineté et d’unité

Du côté diplomatique, l’ambassadeur du Niger au Mali, Abdou Adamou, a souligné la portée hautement symbolique de cet hymne : « C’est un acte fort, qui incarne la régénération et la détermination de nos dirigeants à faire aboutir le projet de Confédération. L’hymne doit porter la grandeur de cette vision ».

Même son de cloche du côté de l’ambassade du Burkina Faso. Julienne Sanon Dembélé, cheffe de la mission diplomatique à Bamako, a salué cette initiative de mutualisation culturelle. « Le choix de l’hymne est un tournant important. Il marquera notre fierté commune lorsque nous serons réunis pour des événements de l’AES. Je remercie les ministres, les experts et surtout nos présidents pour leur engagement sans relâche », a-t-elle déclaré.

Un triptyque identitaire en construction

Après l’adoption du drapeau et du logo, l’hymne viendra donc compléter le triptyque identitaire de la Confédération. Au terme des travaux de Bamako, une version commune sera proposée, synthèse des propositions des trois pays, en attendant son adoption officielle par les autorités de l’AES.

La Confédération des États du Sahel continue ainsi de franchir, étape par étape, les fondations d’un espace solidaire et souverain, au cœur d’une Afrique en pleine recomposition.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
A la UneBillet d'humeurClimat et environnement

Billet – Bamako, le ventre encombré de la ville

by Chiencoro 8 mai 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Alors que les inondations de 2024 ont révélé l’extrême vulnérabilité de Bamako face aux intempéries, le gouvernement malien mise sur un vaste programme de curage des caniveaux pour 2025. Une opération de salubrité publique aux allures de chantier politique.

Il y a les pluies, et puis il y a ce qu’on en fait. En 2024, Bamako a reçu des trombes d’eau, les plus violentes depuis que l’on mesure ce genre de choses – c’est-à-dire depuis 1967. Résultat : 88 000 ménages sinistrés, des routes éventrées, des quartiers submergés, des récoltes perdues. Mais derrière les caprices du ciel, c’est bien l’inaction humaine qui alourdit la note.

Les caniveaux bouchés, les collecteurs oubliés, les drains détournés. A Bamako, le ventre de la ville est encombré. Et l’eau, faute de trouver son chemin, prend celui de la violence. Face à cela, il y a eu l’urgence, le réflexe : un état de catastrophe nationale, 43 milliards de francs CFA débloqués pour réparer, pour colmater. C’était nécessaire, vital même. Mais pas suffisant.

Alors cette fois, le gouvernement veut jouer la carte de la prévention. Annoncé ce 7 mai en Conseil des ministres, le programme 2025 de curage s’annonce comme le plus ambitieux de ces dernières années : plus de 130 kilomètres de collecteurs, plus de 230 kilomètres de caniveaux. Une opération à 2,66 milliards de francs CFA, lancée dès le 15 mai à Bamako.

Ce n’est pas un miracle. Ce n’est même pas spectaculaire. Mais c’est ce genre de chantier silencieux qui évite les drames. Et si l’on veut que la ville respire à nouveau, il faut commencer par déboucher ses artères. L’assainissement, ce n’est pas qu’un mot technique dans un rapport ministériel – c’est une forme de dignité retrouvée.

Chiencoro Diarra 

8 mai 2025 0 comments
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Point de presse des partis politiques
A la UnePolitique

Partis politiques au Mali : suspension avant dissolution ? 

by Sahel Tribune 7 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Alors que Bamako bruissait de rumeurs de nouvelles manifestations ce 9 mai, les autorités de la transition ont suspendu l’activité des partis politiques. Une décision assumée par un pouvoir qui entend réformer en profondeur un système politique à bout de souffle. 

Ils s’étaient réunis en conclave, certains dans des salons feutrés, d’autres dans des arrière-salles de partis désuets. Le ton se voulait presque solennel, presque conquérant. « Nous marcherons le 9 mai, et ils ne pourront rien contre nous. » Dans les couloirs, les plus zélés parlaient déjà de « Printemps malien », comme si quelques centaines de manifestants suffisaient à renverser une transition soutenue par une large frange de la population lassée du désordre.

L’intention n’était pas d’instaurer un silence permanent

Mais le pouvoir, lui, n’a pas tremblé. Le 7 mai 2025, à 48 heures des rassemblements annoncés, les autorités de la transition ont suspendu, une fois encore, les activités de tous les partis politiques et associations à caractère politique. Un coup d’arrêt net, légal et assumé, face à ceux qui, sous couvert de pluralisme, préparaient un affrontement.

Les manifestations des 3 et 4 mai ont donné un avant-goût de ce que certains appellent un « réveil démocratique » mais qui, vu de Koulouba, s’apparente davantage à une tentative de contrecarrer une refondation nationale par des méthodes de pression et de clivage. Face à cela, le pouvoir ne pouvait rester inerte. Il fallait trancher, protéger l’essentiel : la stabilité.

Ce n’est pas la première fois que le Mali suspend l’activité de ses partis. En avril 2024, une mesure similaire avait été prise, dans un contexte de tensions croissantes alimentées par des appels à des élections anticipées. Là encore, l’État avait été accusé de museler l’opposition. Pourtant, à peine trois mois plus tard, la suspension était levée, preuve que l’intention n’était pas d’instaurer un silence permanent, mais de garantir un climat propice au Dialogue inter-Maliens.

Les autorités de la transition ont raison de vouloir assainir le jeu politique

Aujourd’hui, c’est dans un contexte similaire mais plus tendu encore que cette mesure revient. L’opposition, vent debout contre l’abrogation de la charte des partis en avril, refuse tout dialogue. Elle rejette en bloc les conclusions d’une consultation nationale dont elle a choisi de s’exclure. Elle organise des manifestations, brandit des menaces de recours judiciaires, tout en espérant faire plier une transition qu’elle considère illégitime — et qui pourtant bénéficie d’un réel ancrage populaire.

Soyons clairs : les partis politiques maliens, pour nombre d’entre eux, ont cessé d’être des vecteurs d’expression démocratique. Ils sont devenus des outils de blocage, des machines clientélistes, des relais d’influences étrangères parfois opaques. Dans ce contexte, les autorités de la transition ont raison de vouloir assainir le jeu politique. Cela passe par une réforme en profondeur, par une remise à plat du cadre légal, et par une réintroduction de l’éthique et de la responsabilité dans l’engagement politique.

Le dialogue reste possible

Le Mali, comme ses voisins du Sahel, explore un modèle de gouvernance de transition. Il ne s’agit pas de fuir la démocratie, mais de la réinventer. Le pluralisme ne peut être une fin en soi, s’il sert de masque à la fragmentation et à l’instabilité. Le temps n’est pas à l’agitation, mais à la consolidation.

La décision du 7 mai, loin d’être une fuite en avant autoritaire, est un acte de courage politique. Elle marque un tournant : celui d’un État qui refuse désormais que la rue dicte sa feuille de route. Le dialogue reste possible, la réintégration des forces politiques dans le processus de refondation également. Mais pas sous la menace, ni sous l’invective, ni sur la base des actes de déstabilisation et de dislocation du tissu social.

Le Mali est à la croisée des chemins. La transition choisit l’ordre, la souveraineté, la reconstruction et l’unité nationale. Il est temps que ses partenaires et ses citoyens comprennent que ce pari, risqué mais assumé, peut être celui de l’avenir.

A.D

7 mai 2025 0 comments
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