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Kouloumégué Dembélé, nouveau PDG de la CMDT
A la UneÉconomie

CMDT : Kouloumégué Dembélé, l’expert de Katibougou appelé à sauver l’or blanc malien

by Chiencoro 17 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que la filière coton traverse une nouvelle zone de turbulences, Bamako mise sur Kouloumégué Dembélé, enseignant-chercheur réputé pour sa rigueur, pour redonner souffle et crédibilité à la CMDT. Une nomination stratégique qui confirme la volonté des autorités maliennes de replacer l’expertise et la performance au cœur de l’économie nationale.

Dans le Mali en refondation, il y a les ministres qu’on remplace, les gouverneurs qu’on déplace… et les technocrates qu’on installe discrètement, avec la conviction qu’ils feront le travail. Kouloumégué Dembélé appartient à cette dernière catégorie. Ce 16 mai, par un décret signé dans le silence feutré des salons de Koulouba, cet universitaire respecté a été nommé administrateur de la CMDT, la très stratégique Compagnie Malienne de Développement des Textiles.

Intrants retardés, cotonculteurs impayés

Le coton, on le sait, c’est bien plus qu’une fibre pour le Mali. C’est l’« or blanc » de tout un peuple, une fierté nationale, une manne économique. Un secteur qui, ces dernières années, a vu défiler plus de crises que de récoltes records. C’est à cela que Dembele est appelé : réparer, rassembler, redonner confiance.

Avant lui, deux hommes se sont succédé dans ce fauteuil toujours trop large pour ceux qui s’y sont essayés. Il y eut d’abord Nango Dembélé, que les mauvaises langues disaient meilleur à manier les discours que les bilans. Son mandat, traversé de tensions internes et de ratés économiques, a laissé un goût d’inachevé. Bousculé par les partenaires, lâché par les producteurs, il fut débarqué sans ménagement en 2024, dans la foulée d’un grand coup de balai à la tête de la CMDT. Un premier signal de Bamako : le coton mérite mieux.

Puis vint Mamadou Moustapha Diarra, universitaire lui aussi, passé par la maison CMDT en des temps plus calmes. Diarra tenta l’impossible : fusionner les filiales, mettre fin à une privatisation sans vision, replacer l’État au centre du jeu. Le 5 août 2024, il arrivait avec des mots d’ordre : transparence, dialogue, proximité. Il parcourut les champs de Koutiala, serra des mains, rassura les sceptiques. Mais entre les intentions et la réalité, le chemin s’est vite obscurci. Intrants retardés, cotonculteurs impayés… et voilà que, moins d’un an plus tard, il quitte la scène sans explication officielle. Le Mali est ainsi : on entre par décret, on sort par les couloirs.

Levier stratégique de la relance économique nationale

Kouloumégué Dembélé, lui, arrive au bon moment, dit-on dans l’entourage du chef de l’État. Chercheur respecté, spécialiste des systèmes agricoles, il a la méthode et la rigueur. Son profil tranche avec les jeux d’appareils, et c’est sans doute ce qui a séduit Assimi Goïta, décidé à faire de la CMDT un levier stratégique de la relance économique nationale.

Car l’heure est grave, mais l’espoir est permis. Le coton malien peut redevenir une locomotive, à condition que les producteurs soient mieux accompagnés, que les usines tournent, que les partenaires soient rassurés. La CMDT, sous Dembélé, doit se réinventer, transformer l’or blanc en valeur ajoutée, ici même, au Mali.

Le décret présidentiel, signé aussi par le Premier ministre Abdoulaye Maïga et les ministres de l’Agriculture et des Finances, donne au nouvel homme fort du coton une légitimité sans faille. Le reste dépendra de sa capacité à convaincre… et à durer.

À Bamako, on murmure que cette fois, le choix est le bon. Le régime joue gros, mais le pari semble maîtrisé. Car si le Mali a besoin de sécurité, il a aussi besoin de produire, de transformer, d’exporter. Et qui mieux qu’un homme de science, loin des intrigues et proche des réalités du terrain, pour mener cette bataille ?

La CMDT, ce colosse agricole, attend son relèvement. Le peuple aussi. Le décor est planté, les regards sont braqués. La balle est désormais dans le camp de Kouloumégué Dembélé.

Chiencoro Diarra 

17 mai 2025 0 comments
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Abdoul Aziz Aguissa, nouveau vérificateur général
A la UneÉconomie

Mali : Abdoul Aziz Aguissa, le gardien des deniers publics nommé Vérificateur général

by Chiencoro 17 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président de la Transition du Mali, le général Assimi Goïta, a nommé ce 16 mai 2025 Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général. Reconnu pour sa rigueur administrative et son engagement pour la bonne gouvernance, l’ancien Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général hérite d’une mission clé : contrôler de manière impartiale et efficace la gestion des ressources publiques à tous les niveaux de l’État. Une nomination perçue comme un signal fort en faveur d’une gouvernance plus responsable et d’une lutte accrue contre la corruption.
Dans un Mali où l’opinion publique, lasse des promesses sans lendemain, scrute le moindre signe d’un changement réel dans la gestion des affaires publiques, la nomination du nouveau Vérificateur général n’a rien d’un détail administratif. C’est pourtant sans tambour ni trompette que le général Assimi Goïta, fidèle à sa méthode du coup de plume discret, a signé ce 16 mai 2025 le décret n°2025-0344/PT-RM. Le texte fait d’Abdoul Aziz Aguissa, administrateur civil et membre du Corps préfectoral, le nouvel arbitre des finances publiques maliennes.

Un technicien au profil ciselé pour l’exercice

L’homme n’est pas une figure politique, ni une star médiatique. Et pourtant, dans les arcanes de l’administration, il est réputé pour ce que Bamako, en quête d’hommes neufs, présente comme les qualités cardinales du moment : rigueur, indépendance d’esprit et fidélité aux principes de bonne gouvernance. Abdoul Aziz Aguissa a fait ses armes en coulisses, à un poste stratégique : celui de Secrétaire général du Bureau du Vérificateur général. Un poste où il a appris les codes, maîtrisé les dossiers, et, surtout, observé les limites d’une institution souvent accusée de produire plus de rapports que de résultats.

Décoré au grade d’Officier de l’Ordre national du Mali, Aguissa n’a pourtant rien d’un bureaucrate coupé du terrain. Son engagement à faire du contrôle des finances publiques un levier de la moralisation de la vie publique est connu des initiés, même si, jusqu’ici, il opérait dans l’ombre.

Une mission à haut risque, sous le regard d’un pays désabusé

Désormais, le voici propulsé en première ligne. Le décret est clair : il devra veiller, sans concession ni favoritisme, à contrôler la gestion des ressources de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, et plus généralement de toute entité bénéficiant de fonds publics. Autant dire que le champ d’action est vaste, les tentations nombreuses, et les résistances prévisibles.

Il succède à Samba Alhamdou Baby, dont le mandat a marqué les esprits. En annulant à la fois la nomination de 2018 et l’intérim décrété en avril 2025, Assimi Goïta tourne une page et en ouvre une autre, plus attendue, celle de la refondation en cours.

En confiant cette mission à un profil technique, loin des écuries politiques ou des réseaux d’influence, le chef de la Transition tente de rassurer une population exaspérée par l’impunité des puissants. La corruption, fléau endémique du Mali post-démocratique, a survécu à toutes les alternances et à tous les régimes. Faire de la lutte contre ce cancer une priorité est devenu un refrain que les Maliens connaissent par cœur. Ce qu’ils attendent aujourd’hui, c’est du concret.

Le Mali attend le signal du passage à l’acte

En attendant, Bamako bruisse de commentaires. Certains saluent une décision courageuse et symbolique, d’autres y voient une manœuvre cosmétique de plus. Une certitude cependant : en choisissant un homme discret mais déterminé, Assimi Goïta place le Bureau du Vérificateur général sous les projecteurs d’un peuple qui, plus que jamais, exige des actes.

Rigueur, intégrité, indépendance : trois mots que le nouveau Vérificateur général devra désormais incarner. Pour que, peut-être, le Mali prenne enfin rendez-vous avec une gouvernance à la hauteur de ses ambitions. Le compte à rebours est lancé.

Chiencoro Diarra

17 mai 2025 0 comments
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Ministre des Maliens de l'Extérieur
A la UnePolitique

Forum international de la diaspora : un rendez-vous pour valoriser le potentiel économique des Maliens de l’extérieur

by Ibrahim Kalifa Djitteye 16 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

À deux mois de l’ouverture du Forum international de la diaspora (FID), le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a animé une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB). L’occasion de lever le voile sur les enjeux, les objectifs et les attentes de cet événement majeur, entièrement dédié à la mobilisation de la diaspora malienne autour des priorités de développement national.

Ce forum, prévu du 17 au 19 juillet 2025, constitue, selon le ministre, une première du genre. Il vise à renforcer les liens entre le Mali et ses ressortissants vivant à l’étranger, tout en offrant un cadre structuré pour encourager et soutenir l’investissement productif de la diaspora. « Ce forum est une opportunité unique de montrer à la diaspora les initiatives du gouvernement, souvent méconnues ou mal comprises, en matière de facilitation de l’investissement », a expliqué Mossa Ag Attaher.

Une diaspora à fort potentiel économique

Le ministre a souligné l’importance croissante de la diaspora malienne dans l’économie nationale, tant par les transferts financiers que par la création d’entreprises, le partage d’expertise et la formation de la jeunesse. « Nous savons que notre diaspora possède un potentiel immense encore sous-exploité. Ce forum est là pour faire éclore les initiatives, lever les doutes et rassurer ceux qui hésitent à s’engager davantage », a-t-il affirmé.

À ce titre, plusieurs dispositifs seront présentés lors du forum, notamment des cadres d’échange sur les projets de développement, des ateliers thématiques, et un village de la diaspora mettant en lumière les actions et succès des Maliens de l’extérieur.

Des propositions concrètes en construction

Interrogé sur les mesures spécifiques prévues pour encourager l’investissement productif, le ministre a indiqué qu’un espace dédié sera mis en place dans le cadre du forum. Il a aussi évoqué l’idée en cours de réflexion avec le ministère de l’Économie et des Finances : la création d’une banque d’investissement de la diaspora, qui permettrait de canaliser et de sécuriser les capitaux issus de l’étranger vers des secteurs porteurs au Mali.

Le ministre a aussi appelé les organisations de la diaspora à s’impliquer activement dans la préparation du forum, en soumettant leurs propositions. « Ce forum est aussi le vôtre. N’hésitez pas à venir vers nous pour enrichir le contenu. Nous construisons ensemble cet espace de dialogue et de solutions », a-t-il insisté.

Un forum résolument tourné vers l’économie

Sur le plan géographique, le forum ambitionne une participation large. Mossa Ag Attaher a confirmé la présence attendue des diasporas d’Europe, d’Amérique, mais aussi de la Côte d’Ivoire, qui abrite la plus grande communauté malienne à l’étranger. « La Côte d’Ivoire est essentielle. Nous avons une communauté importante, active et dynamique. Elle sera bien représentée », a-t-il assuré. Il a également mentionné la mobilisation en cours dans les pays de l’Afrique de l’Est, soulignant que malgré les défis, ces régions représentent aussi des espaces d’opportunité pour le Mali.

À la question d’une journaliste sur la spécificité du forum, le ministre a été catégorique. « Ce forum est dédié à la diaspora économique. Ce n’est pas un cadre pour parler de migration irrégulière ou de détresse. Il s’agit ici de faire de la diaspora un acteur central du développement, un producteur de richesse, un créateur d’emplois».

La volonté est claire, il s’agit d’un espace de convergence entre les ambitions de la diaspora et les besoins du pays en matière d’investissements, d’innovation et de compétences.

Une invitation à l’engagement collectif

Par ailleurs, le ministre a lancé un appel solennel à l’ensemble des Maliens de l’extérieur. « Rejoignez-nous. Participez. Apportez vos idées, vos projets. Ce forum, c’est celui du donner et du recevoir. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour notre pays. Vive la diaspora malienne ».

Avec ce forum, le Mali veut changer de paradigme, ne plus considérer sa diaspora uniquement comme une source de transferts financiers, mais comme un partenaire stratégique dans la construction d’un développement inclusif et durable. Rendez-vous est donc pris en juillet à Bamako pour un événement qui s’annonce déjà comme un tournant historique dans les relations entre le Mali et ses enfants de l’extérieur.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

16 mai 2025 0 comments
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Faso Sifinso, conférence inaugurale
A la UneSeko ni Donko

Éduquer par la culture : Faso Sifinso trace la voie d’un nouveau citoyen malien

by Ibrahim Kalifa Djitteye 16 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La conférence inaugurale du programme « Faso Sifinso » s’est tenue ce jeudi 15 mai 2025 à l’École Normale supérieure (ENSUP) de Bamako sous le thème : « Yèrèdon, Repères fondamentaux pour la jeunesse malienne ». Elle était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Bourema Kansaye, et du ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané.

Organisée sous le haut patronage du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, cette conférence inaugurale s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture 2025, décrétée par les autorités de la Transition. L’événement marque le coup d’envoi du programme Faso Sifinso, un espace de débat et d’éducation à la citoyenneté destiné à accompagner la jeunesse malienne dans la redécouverte de ses repères culturels et identitaires.

Initiée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’initiative vise à renforcer la cohésion sociale à travers une revalorisation des valeurs traditionnelles, transmises de génération en génération. À cette occasion, de nombreuses personnalités du monde académique, culturel et éducatif, ainsi que des étudiants, enseignants et membres de la société civile, ont répondu présents.

Conférence inaugurale de Faso Sifinso
Conférence inaugurale de Faso Sifinso, sous la présidence du ministre de la Culture, le 15 mai 2025. I.K.D/ Sahel Tribune.

Un programme ancré dans les valeurs traditionnelles

Au cœur de ce projet national, il s’agit de bâtir une citoyenneté enracinée dans les principes fondamentaux du Maaya, cette philosophie malienne de l’humanité partagée, de la dignité, de la solidarité et de la responsabilité sociale. Faso Sifinso ambitionne de créer une nouvelle dynamique éducative en réhabilitant des pratiques pédagogiques inspirées de la tradition notamment des contes, théâtre, récits, chansonnettes et jeux à caractère formatif.

Le programme prévoit la création de clubs d’adolescents dans toutes les régions du pays, où seront développées des activités artistiques et culturelles à visée éducative. Ces espaces seront autant de lieux d’expression, d’initiation aux valeurs civiques et d’ancrage dans l’histoire et la culture du Mali.

Une synergie entre ministères et acteurs culturels

Le lancement de Faso Sifinso témoigne de la volonté du gouvernement de faire de la culture un levier central de la refondation nationale. À travers l’implication conjointe des ministères en charge de la culture, de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale, le programme se veut transversal et inclusif.

Les interventions des autorités présentes ont mis en lumière l’importance d’un retour aux sources pour construire un avenir fondé sur des bases solides. Elles ont insisté sur la nécessité de conjuguer modernité et tradition, d’impliquer les porteurs de savoirs locaux, traditionalistes, historiens, enseignants et de promouvoir un modèle éducatif adapté aux réalités culturelles nationales.

Refonder par la culture et l’éducation

Pour le ministre Mamou Daffé, Faso Sifinso « est un concept intégral pour inculquer les valeurs sociétales à la jeunesse afin de renforcer leur fibre patriotique. Il vise à former un nouveau type de citoyen malien, le Maliden Kura profondément ancré dans nos valeurs traditionnelles, mais ouvert au monde ». Il a annoncé la création de clubs d’adolescents dans toutes les régions, qui reprendront des méthodes d’éducation inspirées de la tradition : contes, théâtre, chants et spectacles thématiques.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr. Bourema Kansaye, a pour sa part déclaré que « notre culture sera le fil qui va recoudre notre tissu social, et le fil conducteur de toutes les réformes qui seront engagées dans notre pays ». Il a mis l’accent sur la nécessité de bâtir une souveraineté intellectuelle endogène, adossée aux savoirs locaux et aux repères traditionnels.

Quant au ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, il a insisté sur le rôle fondamental de l’école dans cette démarche de refondation : « L’éducation nationale a un rôle déterminant dans la construction de citoyens responsables. En intégrant les savoirs traditionnels et les valeurs de nos sociétés, nous bâtissons une école qui forme à la fois l’intelligence, la conscience et l’âme. »

Une jeunesse au cœur de la refondation

Au-delà de cette conférence inaugurale, Faso Sifinso se déploiera à travers une série de conférences et d’activités dans les écoles et universités du pays. Des équipes de formateurs, experts et personnalités ressources parcourront les régions du Mali pour porter ce message d’espoir, de construction citoyenne et de souveraineté intellectuelle africaine.

À l’heure des grands bouleversements sociaux, politiques et culturels, le Mali mise sur sa jeunesse pour bâtir un futur enraciné dans son identité. À travers Faso Sifinso, le pays engage une démarche collective de transmission, d’éducation et de réconciliation avec son héritage. Le retour aux valeurs n’est plus un choix, c’est une nécessité pour reconstruire le vivre-ensemble et renforcer la nation.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

16 mai 2025 0 comments
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Abdoulaye Maïga présente son PAG aux membres du CNT.
A la UnePolitique

Mali : Le Premier ministre Abdoulaye Maïga dévoile son Plan d’action 2025-2026

by Sahel Tribune 16 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Près de six mois après sa nomination à la tête du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga a franchi, ce vendredi 16 mai, un cap politique majeur : la présentation solennelle de son Plan d’Action Gouvernemental (PAG) devant les membres du Conseil National de Transition. Un texte dense, souverainiste à souhait, socialement ambitieux et économiquement volontariste, dans la droite ligne des orientations du président Assimi Goïta.

Sous les dorures du Centre international de conférence de Bamako, c’est un Premier ministre méthodique, précis et sûr de son cap qui a déroulé durant près d’une heure le programme qui portera le Mali jusqu’à la fin de la Transition. Structuré autour des huit axes de la lettre de cadrage du Chef de l’État, le PAG s’articule comme une feuille de route de rupture, balayant large, du front sécuritaire au chantier social, de la relance économique à la bataille énergétique, sans oublier l’indispensable apaisement politique en vue des prochaines élections.

Bâtir « un homme malien nouveau »

En première ligne, sans équivoque : sécurité et défense, socle de tout le reste. recrutement massif de soldats, modernisation des infrastructures, déploiement militaire sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement promet une montée en puissance continue des FAMA, avec hôpitaux militaires, mémoriaux et équipements à la clé. Le gouvernement promet une montée en puissance continue des FAMA, avec hôpitaux militaires, mémoriaux et équipements à la clé.

S’en suivent, comme un chapelet républicain, les autres priorités : réformes institutionnelles, lutte contre la corruption, relance économique, santé, éducation, climat social, diplomatie souveraine et organisation d’élections « crédibles et apaisées ». En écho, la Confédération des États du Sahel, cette alliance naissante avec Ouagadougou et Niamey, s’affiche comme l’axe Bamako-Niamey-Ouagadougou, ultime rempart face au terrorisme et plateforme d’une intégration régionale assumée.

L’État entend aussi muscler sa gouvernance. Réformes institutionnelles, lutte contre l’enrichissement illicite, modernisation des services administratifs par le digital : l’ambition affichée est de bâtir « un homme malien nouveau ». Le gouvernement mise également sur le secteur agricole, en annonçant des équipements pour les paysans et des importations de riz et de graines de coton. Le défi énergétique est aussi à l’agenda, avec une promesse d’une fourniture portée à 19 heures par jour et à une meilleure gestion de l’eau potable.

Le cap est annoncé.

Routes, mines, habitat, jeunesse, emploi, culture : rien n’est laissé au hasard. Des lycées techniques à créer, des bibliothèques virtuelles, une meilleure couverture sanitaire, la modernisation des lieux de culte, la promotion des arts et de la culture – 2025 étant décrétée année culturelle nationale.

La diaspora n’a pas été oubliée, saluée pour les 700 milliards de FCFA rapatriés. Côté politique, Maïga reste prudent : les élections se tiendront, assure-t-il, une fois les conditions sécuritaires et administratives réunies.

Avant de lever la séance, le Premier ministre exhorte ses ministres à « la cohésion et l’unité » : gage d’une réussite collective qu’il soumettra au débat dès le lundi 19 mai.

Bamako attend. Le peuple observe. Le cap est annoncé. Reste à le tenir.

A.D

16 mai 2025 0 comments
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Panneaux photovolatique transparent
A la UneClimat et environnement

Innovation dans l’énergie solaire : le photovoltaïque transparent à la place des panneaux 

by Sidi Modibo Coulibaly 16 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

L’énergie solaire est une énergie renouvelable dont les réserves sont inépuisables et qui n’a aucun impact négatif sur l’environnement. C’est pourquoi de plus en plus, les chercheurs s’y intéressent afin de la rendre beaucoup plus exploitable. C’est dans ce cadre que des scientifiques européens ont mis au point une innovation qui pourrait révolutionner son exploitation.

D’après une publication en date du 10 mai 2025 de Yohan Demeure sur « Sciencepost », Magazine européen de vulgarisation scientifique, l’innovation se situe, actuellement, entre la phase de validation de concept et celle de prototype. Et que néanmoins, les responsables du projet pensent déjà à sa commercialisation puisque certains industriels semblent être intéressés. Selon toujours cette publication, c’est dans le cadre du projet européen « CitySolar » que des scientifiques ont travaillé sur la conception d’un nouveau type de panneau solaire ayant vocation à remplacer les vitres des façades des immeubles de grande taille. 

Dans les faits, les scientifiques du projet « CitySolar » ont conçu un module solaire transparent intégrant des cellules photovoltaïques spéciales. C’est une innovation qui pourrait contribuer à la décarbonation du secteur du bâtiment. Elle est moins onéreuse, et a une capacité de conversion supérieure aux panneaux classiques qui sont « disgracieux et encombrants ».

Capacité de conversion largement supérieure 

Selon l’auteur de la publication, les scientifiques cherchent à remplacer les panneaux solaires disgracieux et encombrants par des façades vitrées solaires dans les immeubles. Autrement dit, il s’agit de remplacer les grandes façades vitrées des immeubles de bureaux modernes. Ainsi, ces surfaces seraient mises à contribution pour la production d’énergie, et ce, sans avoir recours à d’autres installations ou autres modifications structurelles coûteuses et contraignantes. 

Plus précisément, il est question d’une combinaison de nouvelles cellules solaires en pérovskite et de cellules solaires organiques exemptes de fullerènes (oligomères carbonés). Cette association astucieuse permet d’absorber différentes longueurs d’onde de la lumière solaire et d’atteindre ainsi un rendement de conversion de 12,3 %.

Pour rappel, les panneaux classiques affichent un taux généralement inférieur à 5 %. Ainsi, il s’agit ici d’un résultat très prometteur dans le cadre d’une installation de ce type de panneaux sur des bâtiments. Par ailleurs, les chercheurs promettent un cout de fabrication peu onéreux, grâce à des matériaux bon marché.

Réduction considérable d’émission de gaz carbonique

A en croire la publication de « Sciencepost », le nouveau type de panneau solaire appelé « Le photovoltaïque transparent » possède un énorme potentiel, actuellement, inexploité dans la récupération de l’énergie solaire, où il pourrait facilement être intégré à l’échelle globale à des constructions. Le but est de réduire considérablement les émissions de gaz carbonique (CO2) et soutenir le développement de bâtiments à énergie quasi nulle.

Rappelons qu’une énergie est dite renouvelable parce que sa vitesse de formation est supérieure à sa vitesse d’utilisation. Elle n’engendre pas ou peu d’émissions polluantes et de déchets. Elle contribue à lutter contre les rejets de gaz carbonique et l’effet de serre et favorise la bonne gestion des ressources locales sans compter que son exploitation génère des emplois. 

Les sources d’énergies renouvelables sont le soleil, la chaleur de la terre, le vent, les marées, les chutes d’eau et même la croissance des végétaux. Autrement dit, les types d’énergies renouvelables sont : l’énergie solaire (photovoltaïque et thermique), la biomasse, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, et l’énergie hydraulique. Les énergies renouvelables représenteraient de nos jours 18 % de la production mondiale d’électricité dont les 90 % proviennent essentiellement de l’énergie hydraulique. C’est pour dire que les énergies renouvelables sont peu exploitées dans le monde. 

Sidi Modibo Coulibaly

16 mai 2025 0 comments
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La Tour d'Afrique, Faladié - Bamako
A la UneAnalyses

Mali 2040 : Bamako, capitale tentaculaire ou ville durable ?

by Sahel Tribune 16 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Sous l’effet d’une démographie galopante et d’un exode rural massif, Bamako étouffe sous le poids de ses propres défis : logements précaires, services saturés, congestion chronique, accès limité à l’eau et à l’énergie. Entre risques de chaos urbain et espoir d’une renaissance maîtrisée, la capitale malienne se trouve à la croisée des chemins. Analyse et perspectives.

Dans les rues saturées de Bamako, entre les klaxons assourdissants des taxis-motos, les montagnes d’ordures à ciel ouvert et les files interminables devant les bornes-fontaines, une question s’impose : la capitale malienne peut-elle encore maîtriser sa propre croissance ?

Avec plus de 3,18 millions d’habitants en 2025 et un taux d’expansion urbaine de 3,6 % par an, Bamako s’impose comme l’une des métropoles les plus dynamiques du continent. Une ville qui grossit plus vite qu’elle ne s’organise, qui attire plus qu’elle n’intègre, et qui menace de devenir, faute de vision à long terme, un cauchemar urbain ingérable.

Bamako, capitale du paradoxe malien

Le paradoxe est là, criant. Capitale administrative, poumon économique et vitrine politique du Mali, Bamako concentre à elle seule les espoirs d’un pays en quête de souveraineté économique et de stabilité politique. Mais derrière l’image d’une ville en mouvement se cache une réalité plus amère : un urbanisme anarchique, un foncier spéculatif, une mobilité urbaine asphyxiée et des services sociaux à bout de souffle.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 12 000 habitants au kilomètre carré, des quartiers entiers sans accès régulier à l’eau potable, une gestion des déchets défaillante, des hôpitaux et des écoles débordés par une demande qu’ils ne peuvent plus satisfaire. Les zones périphériques, englouties par l’urbanisation sauvage, s’étendent comme une tache d’huile, sans infrastructures viables ni planification sérieuse.

La ville embouteillée, le temps suspendu

À Bamako, se déplacer est devenu un luxe. Les embouteillages quotidiens paralysent la ville. Des heures perdues dans les bouchons, une pollution record, un stress urbain permanent. La mobilité, pourtant moteur de toute activité économique, est devenue le talon d’Achille d’une capitale en panne d’infrastructures modernes.

Où sont passés les projets de tramway ou de bus rapides ? Les autorités locales promettent depuis des années une refonte du système de transport. Mais sur le terrain, rien ne bouge vraiment. Le tout-moto et les taxis vétustes continuent de régner en maîtres dans une ville qui semble condamnée à marcher au ralenti.

L’eau et le logement, des urgences vitales

L’autre bombe à retardement s’appelle l’eau. Malgré la proximité du fleuve Niger, l’or bleu se fait rare. Des quartiers entiers survivent grâce à quelques forages ou bornes-fontaines souvent en panne. Pendant ce temps, les promoteurs immobiliers continuent de bétonner sans que les réseaux d’eau et d’électricité ne suivent. 

Le logement est devenu un casse-tête. Le développement informel s’étend, faute de programmes massifs de logements sociaux. Des lotissements anarchiques fleurissent sans services publics, sans écoles, sans centres de santé. Résultat : une précarité urbaine qui alimente les frustrations sociales et les inégalités. 

Bamako 2040 : capitale du chaos ou modèle de renaissance ?

Face à ce tableau inquiétant, Bamako est à la croisée des chemins. Soit la capitale bascule définitivement dans l’ingouvernabilité urbaine, avec toutes les conséquences sociales, économiques et sécuritaires que cela implique. Soit elle amorce une révolution silencieuse, fondée sur une planification stratégique, une gouvernance locale renforcée et des investissements massifs dans les infrastructures de base.

Les autorités de la Transition, conscientes du défi, ont amorcé des efforts notables : électrification solaire des centres de santé, construction de forages dans les quartiers défavorisés à travers les œuvres sociales du président Goïta, réformes en cours du foncier urbain. Mais la route reste longue. Le futur de Bamako ne se joue pas seulement dans les conseils des ministres ou les conférences internationales. Il se joue dans les quartiers, sur les marchés, dans les transports, dans l’accès à l’eau, à l’éducation, à la santé. Les œuvres sociales du président de la transition sont alors à ce point de vue une bouffée d’oxygène. 

À l’horizon 2040, Bamako pourrait devenir une capitale résiliente, connectée, verte et inclusive. Ou sombrer dans le chaos urbain, victime de ses propres contradictions. Pour cela, il faut oser une rupture : mettre fin au laisser-faire, engager une vraie planification urbaine, et faire de Bamako non plus une ville qui subit sa croissance, mais une ville qui la maîtrise.

Le temps presse. Le compte à rebours a déjà commencé.

A.D

16 mai 2025 0 comments
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