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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
A la UneBillet d'humeur

Billet d’humeur – Le marché aux humains

by Chiencoro 22 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que les sacrifices humains, les violences rituelles et la banalisation de la cruauté gagnent du terrain dans certaines sociétés africaines, au croisement du pouvoir, de la croyance et du capitalisme débridé, une question glaçante s’impose : l’homme moderne a-t-il définitivement renoncé à son humanité ? Entre déshumanisation, irrationalisme et marchandisation du corps, ce billet d’humeur interroge un monde où l’enfant devient monnaie d’ascension et où le progrès technologique côtoie la régression morale.

Le capitalisme a-t-il définitivement perdu la tête ou l’humain a-t-il cessé d’en avoir une ? À force d’objectiver le vivant, de comptabiliser les existences et de rentabiliser les peines, l’homme moderne semble avoir franchi une ligne rouge : celle de sa propre déchéance morale. Ce n’est plus un soupçon, c’est un constat. L’humain est devenu objet de commerce, morceau de viande sur étal politique ou rituel, chiffre sans chair dans une logique de pouvoir.

Pourquoi le marabout ne se sacre-t-il pas lui-même ?

Il fut un temps où l’on sacrifiait des bêtes pour apaiser les dieux. Aujourd’hui, ce sont des fillettes, des albinos, des adolescents ou des bébés, que l’on saigne au nom d’ambitions d’adultes. Ramata Diarra, petite albinos arrachée à sa mère en pleine nuit, retrouvée décapitée, est le nom que ce siècle ne devrait pas oublier. Pas parce qu’il est rare, mais parce qu’il est devenu banal.

Oui, le monde inquiète. Plus aucun jour ne passe sans qu’un fait divers ne vienne nous rappeler que la barbarie a changé de costume. Elle ne porte plus de peau de bête, elle s’habille en complet-cravate. On tue, on viole, on mutile pour séduire un électorat ou obtenir les faveurs d’un marabout — cette figure jadis spirituelle devenue prescripteur de sacrifices politiques. Le pouvoir, ce poison lent, aveugle, dévore, transforme. À ce stade, une question s’impose : si sacrifier un être humain rend président, pourquoi le marabout ne se sacre-t-il pas lui-même ?

L’homme se fabrique désormais des substituts

L’homme ne se demande plus s’il a raison, il agit. Pire, il suit les injonctions d’un irrationalisme devenu doctrine. Dieu ? Une parenthèse. La pitié ? Un mot à archiver. L’homo sapiens a cédé sa place à l’homo prédateur, un être qui sait manier le numérique mais a oublié comment vivre en société. Rousseau, en regardant ce cirque, aurait volontiers signé pour un retour à l’état de nature, cette époque où la pitié liait encore les hommes entre eux.

Et comme si le théâtre du sang ne suffisait pas, l’homme se fabrique désormais des substituts de lui-même. L’intelligence artificielle n’est plus un simple outil, elle devient une extension de sa solitude. Les robots sexuels remplacent les partenaires, les foies artificiels les entrailles humaines. Demain, peut-être, confiera-t-on à une machine le soin de pleurer les enfants sacrifiés ?

On ne se demande plus « où va le monde »

Il est des colères qui naissent du silence. D’autres, comme celle-ci, du trop-plein. Trop de meurtres, trop de sang, trop d’absurde. Le monde semble courir vers un effondrement moral en accéléré, où les progrès technologiques n’ont d’égale que la régression éthique. À ce rythme, on ne se demande plus « où va le monde », mais : qui survivra à ce qu’il devient ?

Ce billet n’est ni une plainte, ni une prédiction. C’est une alerte, un cri d’encre pour rappeler que la civilisation ne se mesure pas aux gratte-ciel ou aux satellites, mais à la manière dont elle protège ses enfants, ses femmes, ses faibles.

Tant que l’on vendra des vies pour des intérêts personnels, il sera indécent de parler d’avenir.

Chiencoro Diarra 

22 mai 2025 0 comments
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champs-agriculture
A la UneEnquête

Souveraineté alimentaire au Mali : entre volonté politique et limites structurelles

by Sahel Tribune 21 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À l’issue de la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture, tenue à Koulouba sous l’égide du président Assimi Goïta, le gouvernement malien affiche des prévisions ambitieuses : plus de 8 millions de tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton et une intensification des filières végétales et animales à l’horizon 2025-2027. Un pari audacieux au regard des défis structurels : aléas climatiques, insécurité persistante, faible mécanisation et dépendance aux intrants importés. Si le bilan 2024 reste encourageant avec 11 millions de tonnes de céréales, la concrétisation des objectifs repose sur une exécution rigoureuse, des moyens financiers accrus et une coordination renforcée entre l’État et les acteurs du monde rural.


C’est dans l’enceinte solennelle du Palais de Koulouba que s’est tenue, ce 6 mai 2025, la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA), sous la présidence directe du général d’armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Président de la Transition. Plus qu’un rituel administratif, cette rencontre annuelle a donné le ton d’une ambition assumée : faire de l’agriculture malienne le moteur stratégique de la souveraineté nationale et du développement économique.

Un bilan solide dans un contexte difficile

L’année 2024 n’a pas été clémente pour le monde rural. Entre inondations dévastatrices, poches de sécheresse au sud, insécurité persistante dans plusieurs localités, flambée du prix des intrants et crises géopolitiques à l’échelle sous-régionale, le secteur agricole malien a été rudement éprouvé. Et pourtant, les chiffres donnent à espérer : 11 010 851 tonnes de céréales récoltées, 640 000 tonnes de coton graine, 234 244 tonnes de pomme de terre, 846 668 tonnes d’oignon et d’échalote, 636 436 tonnes de mangue, 113 218 tonnes de poisson frais et près de 97 000 tonnes de viande contrôlée.

Des performances saluées par le Chef de l’État qui, dans son discours inaugural, a souligné la résilience des producteurs maliens, tout en rappelant que près de 80 % de la population active vit de l’agriculture, secteur qui pèse 40 % du PIB national.

Des prévisions ambitieuses pour 2025–2027

C’est sur le terrain des projections que la session a dévoilé ses ambitions les plus ambitieuses. Le Gouvernement prévoit, pour la campagne 2025, une production de plus de 8 millions de tonnes de céréales, dont 3,2 millions de tonnes de riz, 2,8 millions de tonnes de mil, 1,5 million de tonnes de maïset 1 million de tonnes de sorgho. Du côté des autres cultures, les objectifs sont fixés à 508 806 tonnes d’arachide, 297 601 tonnes de niébé, 206 307 tonnes de soja, 244 122 tonnes de tomate, et 264 112 tonnes d’oignon/échalote.

Pour y parvenir, l’État met sur la table un budget ambitieux. En 2024, ce sont 182,4 milliards de francs CFAqui ont été inscrits au budget en faveur des ministères de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, avec un taux de décaissement satisfaisant de 92,35 %. Pour 2025, la tendance est au renforcement.

Un soutien massif aux producteurs

L’exécutif a d’ores et déjà annoncé les prix subventionnés des intrants agricoles :

  • Engrais minéraux (sac de 50 kg) : 14 000 FCFA
  • Engrais organiques : 3 000 FCFA
  • Semences de maïs hybride : 1 500 FCFA/kg
  • Biostimulant Ovalis : 17 500 FCFA/kg
  • Coton graine (1er choix) : 300 FCFA/kg

Ces subventions, associées à des programmes de mécanisation, de soutien à la pisciculture, à l’élevage, à la valorisation des productions locales et à l’accès facilité au crédit agricole, constituent les piliers d’une stratégie de modernisation et de sécurisation de l’agriculture familiale.

Vers des chaînes de valeur intégrées

Le Président Goïta a appelé à une rupture décisive avec le modèle agricole extractif. Il a plaidé pour une montée en gamme de l’économie agricole, via la transformation locale, la création de valeur ajoutée, et une meilleure structuration des filières, allant du champ à l’assiette. Le développement de plateformes agro-industrielles et de hubs logistiques régionaux est également en discussion.

Les contraintes restent nombreuses : accès inégal aux intrants, enclavement des zones de production, faible taux de mécanisation, aléas climatiques, fragilité de certaines organisations paysannes. Mais le cap est fixé, et il se nomme souveraineté alimentaire, résilience climatique, et essor du monde rural.

La 15e session du CSA n’a pas seulement dressé un bilan, elle a posé un cap. Celui d’un Mali agricole debout, productif, ambitieux. Un Mali qui, pour la première fois depuis longtemps, ne regarde plus son avenir depuis les guichets extérieurs, mais depuis ses champs, ses greniers, et la force tranquille de ses paysans.

A.D

21 mai 2025 0 comments
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Kassogué, ministre de la justice.jpg
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Mamoudou Kassogué porte la voix d’une justice malienne réformée au 13e Forum juridique international

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué, représente actuellement le Mali au 13e Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, en Russie. Il y partage les succès notables du pays dans la lutte contre la criminalité économique, notamment le recouvrement de centaines de milliards de FCFA issus d’activités illicites. Ces avancées sont le fruit de réformes audacieuses, comme la révision des Codes pénal et de procédure pénale, et la création d’institutions clés telles que l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs (ARGA). 

La participation du Mali à ce forum de haut niveau témoigne de son engagement résolu à s’inscrire dans la dynamique du droit international et à partager ses acquis en matière de gouvernance judiciaire et de transparence. Dans un discours remarqué, le ministre Kassogué a mis en lumière les avancées significatives réalisées par le Mali dans la lutte contre la criminalité économique. Un accent particulier a été mis sur le recouvrement des avoirs issus d’activités illicites, un domaine où le Mali a enregistré des succès notables.

Des réformes législatives et institutionnelles ambitieuses

Le ministre Kassogué a détaillé les réformes structurelles et législatives entreprises par son pays pour endiguer ce fléau. Parmi les initiatives phares, il a cité la réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale, des étapes essentielles pour moderniser l’arsenal juridique malien et l’adapter aux réalités de la criminalité transnationale. Ces réformes visent à renforcer l’efficacité des poursuites et à garantir des procédures plus rigoureuses en matière de criminalité économique.

Au-delà des textes de loi, le Mali a également mis en place des institutions spécialisées pour une action plus ciblée et plus efficace. Le ministre Kassogué a ainsi souligné la création de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGA). Cette agence joue un rôle crucial dans la traçabilité et la récupération des biens mal acquis, permettant de priver les criminels de leurs profits illicites.

Des résultats tangibles dans la lutte contre la criminalité économique

De même, la mise en place du Pôle national économique et financier a permis de concentrer les efforts et l’expertise dans la lutte contre la criminalité financière, renforçant ainsi la capacité du Mali à démanteler les réseaux et à traduire leurs auteurs en justice.

Les résultats de ces efforts concertés sont palpables et éloquents. Le ministre Kassogué a fièrement annoncé que ces initiatives ont permis de recouvrer plusieurs centaines de milliards de FCFA. Ce chiffre impressionnant témoigne de la détermination du Mali à assainir son environnement économique et à réinjecter ces fonds dans l’économie légale, au bénéfice de la population. Ce succès est un exemple concret de la manière dont des réformes juridiques audacieuses et des institutions dédiées peuvent transformer la lutte contre la criminalité économique en une réalité tangible.

Renforcement de la coopération juridique internationale

En marge des sessions plénières du forum, la participation du ministre Kassogué a également été marquée par un acte diplomatique significatif. Il a procédé à la signature d’un Mémorandum d’entente avec le Procureur général de la Fédération de Russie. Cette entente bilatérale ouvre de nouvelles perspectives de coopération judiciaire entre les deux pays, notamment en matière d’entraide judiciaire, de lutte contre la criminalité transnationale organisée, et d’échange d’expertises. Ce mémorandum renforce la position du Mali sur la scène internationale et souligne sa volonté d’établir des partenariats solides pour faire face aux défis mondiaux.

La présence du Mali au 13e Forum juridique international de Saint-Pétersbourg est bien plus qu’une simple participation ; c’est une affirmation de sa place en tant qu’acteur engagé dans la construction d’un ordre juridique international plus juste et plus transparent. En partageant son expérience et en renforçant ses alliances, le Mali démontre sa détermination à contribuer activement à la résolution des enjeux juridiques contemporains, tout en consolidant ses propres fondations en matière de bonne gouvernance et de justice.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

21 mai 2025 0 comments
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champ de Sésame
A la UneÉconomie

Promotion du sésame au Mali : un autre moyen d’assurer la souveraineté alimentaire et nutritionnelle

by Sidi Modibo Coulibaly 21 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Depuis quelques années, le Mali a décidé de prendre une autre voie, celle de la souveraineté dans tous les secteurs. La souveraineté alimentaire et nutritionnelle constitue un des piliers essentiels de cette nouvelle voie. C’est dans ce cadre que les autorités ne ménagent aucun effort pour promouvoir les cultures locales telles que le sésame.

La filière sésame au Mali n’est une source de revenus que pour quelques populations situées dans sa zone naturelle de développement, à savoir les régions de Koulikoro et Ségou. En effet, les superficies plantées sont de 50 000 ha avec une production annuelle estimée à 100 000 tonnes. Ainsi, l’activité occupe seulement 200 000 personnes travaillant essentiellement dans l’informel. 

Pourtant, le Mali dispose d’un potentiel important au regard des disponibilités en terres et main d’œuvre agricole pour son expansion et suscite un réel intérêt dans les pays limitrophes et à l’étranger. Au regard de ce potentiel, les autorités de la transition ont décidé de faire du sésame un moyen de contribuer à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. C’est dans ce cadre qu’ont été organisées les journées de promotion de la contractualisation sans la filière Sésame. 

L’objectif de ces journées, qui se sont tenues les 15 et 16 mai 2025 au CICB de Bamako, est de développer et sécuriser la chaîne de filière. Regroupant les acteurs agricoles venus de plusieurs régions et du District de Bamako, ces journées ont été initiées et organisées par interprofession de la Filière Sésame en collaboration avec le Département de l’Agriculture.

Satisfécit du ministre de l’Agriculture 

A la cérémonie d’ouverture des travaux qu’il a présidée, le Ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a indiqué que « La tenue de cette activité majeure cadre parfaitement avec la Politique de Développement Agricole qui confie aux Interprofessions Agricoles, la responsabilité de la promotion de l’agriculture contractuelle et la gestion des marchés, de l’offre et de la demande, des prix, de la qualité et la traçabilité des produits agricoles. »

Il a, aussi, rappelé que l’agriculture contractuelle est envisagée par le Gouvernement comme l’une des options durables de la transformation du secteur Agricole de soutien au développement de l’Agriculture, et nul doute est en cohérence avec la Vision « malikura gnetasira ka ben san 2063 » de la Stratégie Nationale d’Émergence et de Développement Durable 2024-2034, si chère au Président de la Transition. Et de conclure que cette première expérience de la filière sésame devrait nous inspirer à enclencher la dynamique similaire au sein des autres filières reconnues par l’État. Il faut noter que ces journées se sont tenues, tout juste, après l’adoption, le jeudi 24 avril 2025, par le Conseil national de transition d’un projet de loi portant création du projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou.

Institution de la journée nationale du sésame 

Pour promouvoir la culture du sésame, les autorités ont, pour la première fois, institué une journée dédiée au sésame. La première édition a eu lieu le jeudi 15 décembre 2022 au Mémorial Modibo Keita de Bamako. Le thème était : « l’employabilité des jeunes et des femmes, préoccupation pour les acteurs de la filière sésame». L’objectif global était de bien expliquer aux acteurs et décideurs l’importance du sésame dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et son importance dans le développement socio-économique du Mali. 

Au cours de cette journée, les objectifs de l’interprofession de la filière Sésame, créée en 2016 et reconnue par le conseil supérieur de l’agriculture, ont été expliqués. Il avait, aussi, été indiqué que le Mali a produit en 2018, 2019 et 2020 respectivement 29 000, 52 609, et 45 217,01 tonnes de sésame. En sus, il a été signalé que la filière sésame fait travailler plus de 450 000 familles en milieu rural. Les superficies exploitées en 2022, environ 120 000 ha avec un rendement moyen de 530 kg/ha nous permettent d’estimer la production nationale à plus à plus 60 000 tonnes.

Rappelons que le sésame (Sesamum indicum) est une plante annuelle de la famille des Pédaliacées, largement cultivée pour ses graines. Elle aurait été domestiquée dans le sous-continent indien et il est même probable que ce soit la première plante oléagineuse à avoir été cultivée. Le sésame est principalement cultivé dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes d’Afrique et d’Asie. Il connaît un fort développement dans les pays subsahariens du fait de sa culture facile et des faibles coûts de production. 

Les variétés de couleur blanche et blanc-crème sont de plus en plus utilisées en Europe, en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde en pâtisserie (biscuits au sésame) et en boulangerie (pains pour hamburgers, bagels au sésame).  En sus, les graines de sésame riches en lipides sont utilisées crues, broyées ou grillées en cuisine et pâtisserie-boulangerie ou bien servent à produire une huile végétale consommable sans raffinage.

Sidi Modibo Coulibaly

21 mai 2025 0 comments
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Abdramane Coulibaly, les survivants de la foudre
A la UneSeko ni Donko

Les survivants de la foudre : chronique théâtrale d’une crise sociale

by Sahel Tribune 21 mai 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Dans sa pièce de théâtre Les survivants de la foudre, l’auteur malien Abdramane Coulibaly livre un cri du cœur en faveur des enseignants du secteur privé, laissés pour compte durant la pandémie de Covid-19. À travers six actes, il met en scène la précarité, la dignité, mais aussi la solidarité qui anime ces éducateurs oubliés. Une œuvre engagée, poignante, où la fiction se mêle à la réalité sociale pour interpeller les autorités et réveiller les consciences.

Auteur de plusieurs ouvrages, à savoir À la recherche du chemin (2019), Lettres à la jeunesse africaine(collectif, 2021) et De l’humanitude (2022), Abdramane Coulibaly, dans Les survivants de la foudre, pointe du doigt les problèmes des enseignants dans les établissements privés, restés sans secours au moment de la Covid-19. Nous le constatons dans les propos de M. Traoré (enseignant dans les écoles privées) : « Au final, c’est nous, enseignants des établissements privés, qui sommes les victimes. Nous sommes ignorés… » (Coulibaly, 2024, p.19).

Les échanges dans cette pièce de théâtre tournent autour de six actes.

Acte I : La pandémie en débat

Dans le premier acte, la discussion porte sur la nouvelle pandémie : la Covid-19. À travers les personnages de « L’idiot de la rue », « Le vendeur d’essence » et « Le grand lecteur », Abdramane Coulibaly fait part des divergences de point de vue concernant la pandémie. Le grand lecteur remet en cause l’hypothèse des deux premiers en apportant des arguments sur l’existence de la pandémie. Selon lui : « Le coronavirus n’est pas une maladie discriminatoire : c’est une pandémie. Il touche tous les hommes. » (Coulibaly, 2024, pp.12-13).

Il les incite à respecter les mesures de protection. Le couvre-feu en fait partie, comme le rappelle L’insensédans l’Acte II, même s’il reconnaît qu’il s’agit d’un moment difficile. Massa partage ce point de vue, affirmant : « Ce couvre-feu n’est point un mal, c’est plutôt un bien pour tous. » (Coulibaly, 2024, p.27). Il invite donc Abdoulaye et Massa à respecter les mesures barrières. Les mérites du couvre-feu sont également vantés par Kadia, Ami et Ina, qui insistent sur le fait qu’il permet aux hommes de passer du temps avec leur femme et leurs enfants. Mais Ina met l’accent sur les conséquences économiques. Elle déclare : « […] Il faut jeter un clin d’œil sur les conséquences économiques du couvre-feu dans la vie des populations. Cette situation a piétiné les enseignants des écoles privées. » (Coulibaly, 2024, p.39).

Acte III : Une crise dans la crise

Dans l’Acte III, l’auteur approfondit sa réflexion sur les conséquences économiques déjà énoncées à travers le personnage de Ina. La colère de L’idiot de la rue, dont la clientèle a drastiquement baissé à cause du couvre-feu, illustre cette réalité. Le grand lecteur résume la situation en ces termes : « La Covid-19 est une crise qui a enfanté une autre crise dangereuse : la crise économique. » (Coulibaly, 2024, p.50).

Notons que L’idiot de la rue accuse les hommes de science d’être responsables de la pandémie.

Actes IV et V : Hommage aux enseignants oubliés

C’est dans les Actes IV et V que le jeune écrivain, à travers M. Dembélé et Le grand lecteur, rend hommage aux enseignants tout en soulignant les difficultés qu’ils rencontrent. M. Dembélé et L’insensé nous montrent que l’enseignement est un métier noble. L’insensé affirme : « Sans vous, il n’y a rien. Pour être président, ministre, député, médecin, journaliste, économiste, juge, avocat, etc., il faut passer entre les mains de vous, les enseignants. » (Coulibaly, 2024, p.61).

A travers un autre personnage, M. Coulibaly, expose la précarité des enseignants du secteur privé, qui ne vivent que de l’émargement et sans encadrement de l’État. En période de grève, de jours fériés ou de maladie, aucun émargement, donc aucune rémunération. Pendant les vacances, les enseignants du privé « tirent le beurre par le nez ». C’est ce qui pousse M. Traoré à vendre sa moto pour soigner sa mère malade. Il sera ensuite expulsé de son logement « pour non-paiement de loyer » (Coulibaly, 2024, p.82).

Face à cette réalité, le jeune philosophe interpelle les autorités pour une réorganisation et une amélioration des conditions de vie des enseignants du privé. Car, selon lui, enseigner dans le privé ne doit pas être un simple passage, mais une fonction valorisée et viable, puisque des chefs de famille y exercent.

Acte VI : L’appel à la solidarité

L’Acte VI met en avant un aspect essentiel : la solidarité. On l’observe dans l’attitude du vendeur d’essenceenvers les enseignants. Cette dernière partie présente également des propositions de solutions. À travers L’insensé, Coulibaly incite les enseignants du privé à s’unir pour relever les défis. Il souligne : « Il est très difficile pour un enseignant de faire bien son métier dans des conditions précaires — qu’il soit du privé ou du public — où il n’est même pas en mesure d’assurer les nécessaires dans sa famille. » (Coulibaly, 2024, pp.102-103).

Il en appelle à des réformes profondes pour améliorer les conditions de travail des enseignants. Sans cette union, dit-il, la situation restera critique. Ainsi, pour Abdramane Coulibaly, les enseignants du secteur privé sont véritablement « les survivants de la foudre. »

Fousseyni Koïta

21 mai 2025 0 comments
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Tiani et Assimi Goïta
A la UneÉconomie

Mali-Niger : un partenariat énergétique stratégique pour soulager le Nord malien

by Ibrahim Kalifa Djitteye 20 mai 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Mali et le Niger ont signé de nouveaux protocoles d’accord pour assurer un approvisionnement stable en hydrocarbures dans le nord du Mali. Cet engagement, conclu dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), vise à renforcer la coopération énergétique entre les deux pays. Alors que les populations souffrent d’une flambée des prix, cet accord offre un espoir de soulagement. Toutefois, certains restent sceptiques, évoquant le retard d’exécution d’un précédent accord similaire signé en 2024.

Les régions septentrionales du Mali, notamment Gao, Kidal et Tombouctou, font face depuis plusieurs mois à une grave crise énergétique. La flambée des prix du carburant, atteignant jusqu’à 2 000 FCFA le litre d’essence contre 775 FCFA au niveau national, a paralysé de nombreuses activités économiques et sociales. À cette situation déjà critique s’est ajoutée la fermeture de la frontière algérienne, survenue après un incident diplomatique provoqué par la destruction d’un drone malien par l’Algérie. Le nord du pays s’est ainsi retrouvé presque totalement enclavé, sans autre voie d’approvisionnement viable.

C’est dans ce contexte tendu que la signature de ces nouveaux protocoles d’accord entre Bamako et Niamey apparaît comme une véritable bouffée d’oxygène. Le ministre nigérien du Commerce, Abdoulaye Seydou, cité par l’Agence nigérienne de Presse (ANP), a exprimé l’engagement total de son pays : « Le Niger, fidèle à la devise de l’AES, considère le nord du Mali comme une neuvième région et s’engage à l’aider ». Un message fort qui illustre la solidarité régionale prônée par l’AES, nouvelle alliance née, en septembre 2023 à la suite de la signature de la Charte du Liptako-Gourma, d’un désir d’émancipation vis-à-vis des partenaires extérieurs.

Des engagements concrets, mais un passif inquiétant

Les accords signés engagent les deux États à établir un mécanisme de distribution fiable, sécurisé et régulier de carburant vers le nord du Mali, en donnant la priorité à l’essence dans l’immédiat, tandis que des solutions sont à l’étude pour le gasoil. Le ministre Seydou a précisé qu’« une solution a déjà été trouvée pour le super, et des efforts se poursuivent pour le gasoil, en privilégiant l’intérêt des populations maliennes et nigériennes ».

Cependant, l’enthousiasme suscité par ces annonces reste modéré sur les réseaux sociaux maliens, où de nombreux internautes rappellent que ce n’est pas la première fois que de telles promesses sont faites. En 2024, un protocole d’accord similaire prévoyait la livraison de 150 millions de litres de gasoil au Mali pour alimenter la société publique EDM-SA. Or, très peu de ces livraisons ont effectivement été effectuées, provoquant une défiance persistante dans l’opinion publique.

À cela s’ajoute une réalité logistique délicate, le Niger, qui possède une raffinerie à Zinder, peine lui-même à couvrir ses besoins en hydrocarbures, comme l’a montré la récente pénurie ayant touché plusieurs de ses grandes villes. Cela soulève une question cruciale : le Niger est-il réellement en mesure de soutenir durablement son voisin malien dans ce secteur vital ?

Une volonté politique affirmée

Malgré les incertitudes, la signature des protocoles d’accord traduit une volonté politique ferme de part et d’autre. Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, s’est rendu à Niamey à la tête d’une importante délégation pour officialiser l’accord, à l’issue de deux jours de discussions intensives. Ce déplacement souligne l’importance stratégique accordée par Bamako à ce partenariat.

Pour les autorités maliennes, il s’agit non seulement de répondre à une crise immédiate, mais aussi de jeter les bases d’une coopération énergétique durable avec ses voisins. Le renforcement des liens avec le Niger, dans le cadre de l’AES, pourrait à terme permettre au Mali de diversifier ses sources d’approvisionnement et de réduire sa dépendance aux circuits d’importation traditionnels, souvent vulnérables aux tensions géopolitiques.

Une étape cruciale pour l’AES

Au-delà de l’enjeu énergétique, cet accord incarne un tournant dans la mise en œuvre concrète de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. En se positionnant comme une union solidaire et proactive, l’AES montre qu’elle est capable d’apporter des réponses rapides aux défis économiques de ses membres. La vision d’un Sahel intégré, autonome et résilient se dessine ainsi peu à peu, malgré les nombreux obstacles.

Reste maintenant à voir si les engagements pris seront respectés sur le terrain. Car pour les populations du Nord malien, ce protocole d’accord n’aura de valeur que s’il se traduit par un retour effectif du carburant dans les stations-service et une baisse des prix dans les jours à venir.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

20 mai 2025 0 comments
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Directeur général de l’ARGASC, le magistrat Oumar Traoré
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Récupération des avoirs mal acquis : une autre grande avancée dans la lutte contre l’impunité financière 

by Sidi Modibo Coulibaly 20 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Depuis quelques années, le Mali est en train de se doter d’outils efficaces pour lutter contre l’enrichissement illicite à col blanc. C’est dans ce cadre qu’il a initié des réformes judiciaires telles que la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués (ARGASC). Pour se doter de bons outils de travail, celle-ci a organisé un atelier regroupant tous les acteurs de la chaîne pénale.

Il s’agit de l’atelier de validation des outils de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et de réflexion sur la mise en œuvre de la confiscation sans condamnation pénale. C’était du 13 au 14 mai 2025 à Bamako. Il a été organisé avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à travers le projet LUCCEI II et a réuni une trentaine d’acteurs clés de la chaîne pénale venus des pôles économiques et financiers, de la Cour d’appel de Bamako, de la Cour suprême et d’autres structures judiciaires. 

Pour le Directeur général de l’ARGASC, le magistrat Oumar Traoré, l’objectif est non seulement de valider les outils de travail élaborés par l’agence, mais aussi de réfléchir collectivement à la mise en œuvre concrète de la confiscation sans condamnation, en lien avec les magistrats, les services d’enquête et les juridictions concernées. Pour sa part, le représentant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Daouda Sissoko, a rappelé que la récente réforme du Code pénal, en son article 131-9, introduit la possibilité de procéder à la confiscation des biens en l’absence de condamnation pénale, une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité financière.

Confiscation de biens sans condamnation pénale 

L’article 131-9 du Code pénal est clair en la matière. Il dispose :

« […] La confiscation en l’absence de condamnation pénale est ordonnée à la requête du ministère public, sous réserve des droits du propriétaire de bonne foi, lorsque l’auteur de l’infraction ne peut être poursuivi pour cause de décès, de fuite ou d’absence ou dans d’autres cas appropriés tels que lorsque le bien à confisquer est périssable, lorsqu’il a été abandonné par le propriétaire, lorsque sa conservation coûterait plus cher que le bien lui-même, lorsque sa conservation est dangereuse pour la santé ou la sécurité publiques et lorsqu’il va perdre de sa valeur avec le temps. Dans ces cas, le ministère public démontre que le bien constitue le produit ou l’instrument d’une infraction ou que le comportement délictueux est établi en appliquant le critère de la probabilité la plus forte, qui signifie que les avoirs peuvent être obtenus même lorsque les éléments de preuve ne sont pas suffisants pour obtenir une condamnation pénale. »

L’ARGASC, une réforme majeure 

La création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués (ARGASC) marque la volonté ferme des autorités de la transition de lutter farouchement contre l’enrichissement illicite. Le temps où les auteurs d’infractions financières purgent leurs peines et jouissent en même temps des avoirs acquis illicitement. 

Créée en 2022, sur initiative du ministre de la Justice, elle a pour mission le recouvrement et la gestion des avoirs saisis ou confisqués dans le cadre des procédures pénales relatives à la délinquance économique et financière. A ce titre, elle est chargée : d’exécuter, au nom du parquet, les jugements et arrêts emportant confiscation spéciale des avoirs, y compris les amendes et les dommages et intérêts au profit du Trésor public ; de gérer les avoirs gelés, saisis ou confisqués qui nécessitent, pour leur conservation ou leur valorisation, des actes de gestion ; de gérer les avoirs qui lui sont confiés par les services de l’État ; de centraliser en lien avec le trésor public les avoirs gelés, saisis ou confisqués ; d’aliéner ou de détruire les biens périssables ou ne pouvant pas être conservés, saisis ou confisqués, en lien avec les services des domaines et en rapport avec les autorités judiciaires compétentes. 

Elle est appelée aussi à constituer une banque de données sur les avoirs gelés, saisis ou confisqués ; à collaborer avec les services similaires des pays étrangers en matière d’entraide et de coopération judiciaire internationale ; à fournir des renseignements sur les avoirs gelés, saisis ou confisqués dans le cadre de l’entraide policière ; à renforcer la surveillance des avoirs gelés, saisis ou confisqués jusqu’à la fin des procédures. Aussi, doit-elle participer à l’élaboration de la règlementation en matière pénale sur le gel, la saisie ou la confiscation des avoirs. 

Son budget prévisionnel pour l’exercice 2025 est équilibré en recettes et en dépenses à hauteur de 329 248 000 francs CFA. 

Sidi Modibo Coulibaly

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