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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneAnalyses

Chronique – Le moment Tchadien ou l’émergence d’une géopolitique de souveraineté en Afrique

by Sahel Tribune 20 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À la croisée des tensions politiques et des recompositions régionales, le Tchad esquisse une nouvelle trajectoire stratégique : celle d’une adhésion annoncée à l’Alliance des États du Sahel (AES), qui pourrait bouleverser l’équilibre géopolitique de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et redéfinir les rapports de souveraineté sur le continent.

À bien y regarder, ce qui se joue aujourd’hui à N’Djamena dépasse de loin les frontières d’un pays meurtri par des décennies de crises. Ce qui se trame là est peut-être l’un des laboratoires les plus fascinants d’une Afrique cherchant, dans la douleur, à réinventer son destin au XXIᵉ siècle.

Parler d’égal à égal avec le reste du monde

Car, qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en inquiète, la déclaration du ministre de la Communication du Tchad en faveur d’une adhésion à l’Alliance des États du Sahel (AES) ne relève pas d’un simple effet d’annonce. Derrière les mots de Gassim Cherif Mahamat, il y a une vision, encore confuse sans doute, mais puissamment évocatrice : celle d’un continent qui tente de se libérer des tutelles héritées, de reconstruire ses alliances, et d’inventer ses propres chemins de souveraineté.

Le Tchad, fidèle à son histoire tourmentée, est à nouveau à la croisée des chemins. D’un côté, un régime sorti à peine d’une transition contestée, avec à sa tête Mahamat Idriss Déby Itno, héritier d’une dynastie militaire. D’un autre, une jeunesse urbaine et connectée, avide de justice, réprimée mais debout, incarnée hier par Succès Masra, aujourd’hui par des milliers d’anonymes.

Et pourtant, malgré ce climat de tension politique et sociale, une dynamique plus grande semble à l’œuvre. En rompant avec la France sur le terrain militaire, en s’interrogeant sur le franc CFA, en multipliant les gestes vers le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le Tchad exprime une intuition géopolitique majeure : celle de rejoindre une Afrique qui ne se satisfait plus des discours sur le développement, mais qui veut parler d’égal à égal avec le reste du monde, à ses propres conditions.

La souveraineté ne se décrète pas

L’AES, malgré ses imperfections, ses fragilités et ses contradictions, représente à ce jour la seule tentative réelle de mutualisation des souverainetés africaines face aux grands enjeux économiques, sécuritaires et monétaires. Que le Togo et le Tchad y songent n’est pas une surprise. C’est une nécessité stratégique pour tous les pays enclavés ou marginalisés par les logiques ouest-africaines dominées par Lagos et Abidjan.

Il y a là une opportunité, mais aussi un piège. Car s’il s’agit de reconstruire de nouvelles dépendances, sous de nouveaux habits, le projet est voué à l’échec. S’il s’agit en revanche de bâtir une alliance démocratique, solidaire, orientée vers l’innovation, la formation et la souveraineté économique, alors l’AES peut devenir bien plus qu’un simple regroupement militaire.

Le Tchad, paradoxalement, pourrait en être l’un des catalyseurs. Mais encore faut-il que son régime comprenne que la souveraineté ne se décrète pas par des slogans. Elle se construit par la confiance, l’État de droit, l’inclusion politique, la liberté d’expression. Le reste, la géopolitique, les alliances, les discours souverainistes, suivront. Ou s’effondreront, comme tant d’autres illusions africaines, si les peuples ne sont pas au cœur du projet.

Il n’est pas interdit d’espérer. Mais il est urgent de regarder la réalité en face. Le moment tchadien n’est pas une fin en soi. C’est peut-être, enfin, le début d’autre chose.

A.D

20 mai 2025 0 comments
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Abdoulaye Maïga présente son PAG aux membres du CNT.
A la UnePolitique

Mali : Abdoulaye Maïga obtient le feu vert du CNT et promet d’agir, loin des discours creux

by Sahel Tribune 19 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Adopté à l’unanimité par les membres du CNT, le Plan d’action 2025-2026 du Premier ministre Abdoulaye Maïga ouvre une nouvelle étape politique au Mali. Saluant la qualité des débats, le chef du gouvernement s’engage à passer des promesses aux actes, sous la vigilance d’un CNT déterminé à exiger des résultats concrets.

C’est une large adhésion, sans ombre ni contestation, que le Premier ministre Abdoulaye Maïga est allé chercher, ce lundi 19 mai, dans l’hémicycle du Centre international de conférence de Bamako. Après huit heures d’échanges nourris, parfois vifs mais toujours républicains, les 128 membres du Conseil national de transition (CNT) ont approuvé à l’unanimité – 128 voix pour, zéro contre, zéro abstention – le Plan d’action gouvernemental (PAG) pour la période 2025-2026.

Une formalité ? Pas exactement. Car si le vote n’a souffert d’aucune contestation, la séance a été l’occasion d’un débat rare sous les tropiques : franc, direct, sans langue de bois. Une vitalité démocratique que le chef du gouvernement lui-même a saluée, reconnaissant que ce plan d’action ne lui appartient plus seul, mais engage désormais l’ensemble de la représentation nationale.

Un Premier ministre lucide et engagé

Face aux membres du CNT, Abdoulaye Maïga n’a pas joué la carte de l’autosatisfaction. Il a mesuré l’ampleur des défis, reconnu la pertinence des critiques formulées, et promis de tout mettre en œuvre pour que ce PAG ne reste pas lettre morte. « Le peuple n’a plus besoin de discours creux, mais d’actions concrètes », a martelé Malick Diaw, président du CNT, résumant en une phrase l’exigence d’un pays fatigué des promesses non tenues.

De la sécurité à la gouvernance : un chantier titanesque

Sécurité, relance économique, justice sociale, réforme de l’État, éducation, santé, souveraineté nationale… Les axes du plan adopté couvrent l’ensemble des priorités du Mali post-crise. Mais chacun, dans l’hémicycle, sait que le plus dur commence : faire de ces lignes directrices des réalités tangibles pour les millions de Maliens qui attendent, souvent dans la douleur, que l’État reprenne enfin la main sur les urgences quotidiennes.

Le CNT en gardien vigilant

« Le CNT veillera à ce que la mise en œuvre du plan se fasse de façon efficiente », a averti Malick Diaw, fixant le cap d’une institution qui refuse de se contenter d’un simple rôle d’enregistrement. Le message est clair : la transition malienne, forte de son souffle démocratique retrouvé, veut conjuguer ambition politique et exigence de résultats.

Un climat d’urgence nationale

Reste à savoir si les moyens suivront. Car la réussite de ce PAG ne dépendra pas seulement de la volonté politique. Elle exigera des ressources financières, une administration performante, des partenaires fiables et, surtout, une capacité à restaurer la confiance d’un peuple échaudé par des décennies de déceptions.

À Bamako, le temps des discours semble révolu. Place aux actes. Le Premier ministre le sait. Le CNT le rappelle. Le peuple malien, lui, attend.

À.D

19 mai 2025 0 comments
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Banque africaine de développement
A la UneÉconomie

Qui tiendra les clés d’Abidjan ? La bataille feutrée pour la présidence de la BAD entre stratégies africaines et jeux d’influence internationaux

by Chiencoro 19 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À quelques jours du vote à Abidjan, la succession d’Akinwumi Adesina à la tête de la BAD s’intensifie en coulisses. Cinq candidats, des jeux d’alliance discrets, et une surprise : le soutien affiché du Mali à la candidature mauritanienne de Sidi Ould Tah, dans une bataille où chaque voix pourrait faire basculer l’élection.


Le compte à rebours est enclenché. Dans dix jours exactement, à huis clos, loin des micros et des caméras, les actionnaires de la Banque africaine de développement désigneront le successeur d’Akinwumi Adesina. Le 29 mai au soir, Abidjan connaîtra enfin le nom du futur maître du coffre-fort panafricain, un poste où se croisent ambitions nationales, équilibres régionaux et intérêts extra-africains.

Cinq noms sont en lice, cinq parcours qui s’affrontent en silence : le Sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, actuelle numéro deux de la BAD ; le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, patron sortant de la BEAC ; le Zambien Samuel Maimbo, haut cadre de la Banque mondiale ; et enfin, le Mauritanien Sidi Ould Tah, technocrate aguerri et homme fort de la Banque arabe de développement.

Une élection verrouillée, une salle interdite aux curieux

Comme le veut la tradition, le vote se déroulera à huis clos, sans la présence même du président sortant. Seuls les délégués des 81 États actionnaires – 54 africains, 27 non-africains – auront voix au chapitre. Des délégués soigneusement mandatés par leurs gouvernements respectifs, chacun pesant en fonction de ses parts dans le capital. Un scrutin à double majorité, où les voix africaines doivent se conjuguer avec celles des bailleurs internationaux, des États-Unis à la Chine, en passant par le Japon, la France ou le Canada.

C’est dans ce contexte de manœuvres diplomatiques que le Sahel a décidé de jouer une carte qu’on n’attendait pas forcément. Ce lundi 19 mai, une délégation de Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud, a été reçue par Assimi Goïta à Bamako. Officiellement pour réaffirmer les liens de fraternité entre la Mauritanie et le Mali. Officieusement – et surtout – pour demander un soutien politique clair en faveur de la candidature de Sidi Ould Tah.

Mission accomplie, selon la ministre mauritanienne qui, à sa sortie d’audience, s’est dite porteuse d’un message d’encouragement du président malien. Mieux encore, elle assure repartir avec le soutien affirmé du Mali.

Sidi Ould Tah, la carte discrète mais solide

Trente ans d’expérience, une carrière jalonnée de hautes fonctions ministérielles, deux mandats à la tête d’une grande institution de développement… Le CV du Mauritanien a de quoi séduire. À en croire Nouakchott, son programme colle aux besoins des pays africains et promet une BAD plus proche des réalités de terrain. Un argument qui pourrait séduire le bloc sahélien, AES.

Mais face à lui, la concurrence est rude. Amadou Hott peut compter sur Dakar et les poids lourds de la CEDEAO. Swazi Tshabalala part avec l’avantage d’être en interne, déjà familière des rouages de la Banque. Mahamat Abbas Tolli joue la carte de l’Afrique centrale, et Samuel Maimbo bénéficie de solides soutiens à Washington.

Rien ne dit que le premier tour sera décisif. Historiquement, les élections à la BAD se jouent en plusieurs manches, les candidats devant réunir la double majorité des actionnaires africains et non-africains. Un équilibre précaire où les petits États peuvent faire basculer les calculs des grands.

Abidjan, théâtre des ambitions africaines

Alors que les délégations se préparent à rejoindre la capitale ivoirienne, les lignes continuent de bouger. Le soutien du Mali à Sidi Ould Tah en est la preuve : rien n’est figé, tout reste à négocier. Alliances régionales, engagements croisés, promesses d’appui… les conversations se multiplient dans les coulisses.

Le 29 mai, à Abidjan, le rideau tombera. D’ici là, les prétendants affûtent leurs réseaux. Le poste est stratégique, les ambitions nombreuses. Et sur l’échiquier africain, chaque pièce compte.

Chiencoro Diarra 

19 mai 2025 0 comments
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Curage des caniveaux
A la UneSécurité

Pour éviter d’éventuelles inondations : le gouvernement entreprend des travaux d’hercule à Bamako

by Sidi Modibo Coulibaly 19 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Lors d’un forum régional africain sur les prévisions saisonnières en Afrique de l’Ouest et au Sahel tenu à Bamako du 21 au 25 avril 2025, les experts de dix-sept pays ont annoncé la précocité de l’hivernage 2025 accompagnée d’un risque élevé d’inondations. Une alerte qui n’est pas passée inaperçue au niveau du gouvernement, même si celui-ci était déjà en préparation à cause des inondations meurtrières que le Mali a vécu l’année dernière. C’est dans ce cadre que des travaux d’hercule ont été lancés dans le district de Bamako.

Le lancement officiel de ces travaux a eu lieu, jeudi 15 mai, à Banankabougou dans la commune VI du district de Bamako. C’était sous la présidence du Premier ministre. Le lancement a été suivi d’une visite sur les sites des travaux. Il s’agit de Woyowoyanko et Sabalibougou Courani 

Au niveau de « Woyowoyanko »

Le « Woyowoyanko » est le paysage d’un cours d’eau qui sépare les quartiers de Djicoroni-Para et Sebenicoro dans la commune IV du district de Bamako. Il est situé sur la route nationale RN5 qui va en Guinée Conakry. Sur ce bras de cours d’eau se trouve un pont qui subit chaque année des dommages pendant l’hivernage. L’année dernière a été la goutte d’eau qui a débordé le vase, car une partie de ses installations a été emportée par le ruissellement des eaux. Ce qui a créé un blocage des usagers en partance vers Sebenicoro et les localités situées derrière ce quartier. Il en a été de même pour les usagers qui faisaient le trajet inverse. 

C’est cet ouvrage, qui est très important dans le trafic routier de la partie ouest de Bamako, qui va subir des travaux afin de le rendre plus opérationnel. Les travaux vont consister en la construction d’un nouvel ouvrage et au redimensionnement de l’existant afin de maintenir en service l’une des artères principales du Mali. La mise en œuvre du projet contribuera à la modernisation du réseau routier, à l’augmentation du niveau de service, à la fluidité du trafic vers Sébénicoro, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations, grâce aux facilités d’accès aux centres socio-sanitaires, aux écoles, aux administrations, aux commerces, ainsi qu’à la réduction du temps de parcours. En plus, il y aura un aménagement d’une voie alternative de 6 km au tronçon urbain de la RN5 en commune IV du district de Bamako.

A Sabalibougou Courani

C’est un quartier situé dans la commune VI du district de Bamako au sud-est du 3e pont de la capitale. A ce niveau, les travaux portent sur le curage des deux siphons et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons du côté amont des deux siphons secondaires sur la voie d’accès à Sabalibougou Courani. Ces travaux, une fois finis, permettront de drainer les eaux du collecteur principal de Missabougou vers lesdits siphons.

Tous ces travaux (Woyowoyanko et Sabalibougou Courani) sont exécutés par la Cellule des Travaux routiers d’Urgence (CETRU) pour un montant de 150 000 000 francs CFA, et un délai d’exécution de 45 jours, sous la supervision de la Direction générale des Routes. Le financement des travaux est entièrement assuré par le budget national.

Ces deux ouvrages font partie d’un plan d’investissement 2025 qui vise à nettoyer 131 073 mètres linéaires de collecteurs et 235 365 mètres linéaires de caniveaux dans les six communes du district. C’est un plan financé à hauteur de 2,66 milliards de francs CFA à travers le Budget spécial d’investissement et le Projet de Résilience urbaine (PRUBA). L’objectif est de garantir une protection efficace à 87,71 % contre les inondations.

Sidi Modibo Coulibaly

19 mai 2025 0 comments
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Alliman Ezo Guy Renaud et Diaman Adil
A la UneClimat et environnement

Océan à l’Humanité : Lettre ouverte d’un élève burkinabè pour sauver la planète

by Sahel Tribune 19 mai 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Depuis Ouagadougou, Diaman Adil, élève en classe de 5ème, prête sa plume à l’Océan dans une lettre pleine d’émotion et de pédagogie. Sous la supervision de son enseignant, il interpelle l’humanité sur la pollution des eaux et le réchauffement climatique, rappelant que sauver l’Océan, c’est sauver toutes les vies sur Terre.

Cher Terrien,

Je suppose que vous allez bien.

Me concernant, mon état d’âme n’est pas positif, car je suis triste de la manière dont vous me traitez avec négligence. Présentation oblige :

Je suis Océan, cette vaste étendue d’eau qui couvre la majeure partie de la planète Terre.
Ainsi, j’ai besoin que l’on prenne soin de moi. Pour quelle raison ?

La raison est simple : vous portez atteinte à ma survie. Cela se traduit par les multiples pollutions que vous m’infligez.

À travers ma souffrance, c’est à l’ensemble des êtres vivants peuplant cette planète que vous faites du tort.

En effet, vous menacez également la survie des espèces aquatiques et même terrestres… dont vous faites partie.

Cependant, comment devriez-vous prendre soin de moi ?

Une réponse venue des profondeurs

Cher ami Terrien, si je peux me le permettre, j’ai eu l’idée, en concert avec mes frères et sœurs (lagunes, lacs, cours d’eau, fleuves, rivières), de vous guider.

1. Mettre fin aux comportements négligents

Je vous prie de cesser :

  • De jeter des déchets ménagers et industriels dans les eaux,
  • D’utiliser des produits chimiques pour pêcher,
  • De pratiquer des activités minières illégales en mer.

2. Réduire les gaz à effet de serre

Le réchauffement climatique, causé par vos émissions, provoque la montée des eaux. Cela n’a rien de naturel.

Les conséquences sont graves :

  • Des familles, des territoires et leurs biens disparaissent sous les flots,
  • Des espèces vivantes sont englouties ou forcées de migrer,
  • L’eau, source de vie, devient rare ou dangereuse pour la santé humaine et celle des autres êtres vivants.

Je vous quitte sur ce, car je deviens bavard…

Dans l’espérance que mon message parvienne à la multitude parmi vous,
Merci d’avance pour l’attention que vous porterez à cette lettre.

Océan

Par Messieurs Alliman Ezo Guy Renaud

(Enseignant de philosophie et d’Éducation Civique et Morale)

et Diaman Adil

(Élève en classe de 5e au Lycée Notre Dame des Victoires – Ouagadougou)

19 mai 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Lithium malien : Kodal Minerals dément et rassure, mais Bamako garde la main

by Chiencoro 19 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que la rumeur d’un blocage des exportations de lithium alimente les spéculations à Bamako et à Londres, Kodal Minerals dément toute suspension officielle mais reconnaît que les discussions avec les autorités maliennes se poursuivent. En jeu, 27 000 tonnes de spodumène prêtes à être exportées, mais toujours sous le contrôle souverain de l’État malien.

Le démenti est tombé comme un couperet, aussi sec qu’un rapport de vérification, mais au goût légèrement défensif. Depuis quelques jours, les spéculations vont bon train sur un supposé blocage par les autorités maliennes des exportations de spodumène, ce minerai rare à haute teneur en lithium que Kodal Minerals extrait à Bougouni, dans le sud du pays. En jeu : 27 000 tonnes déjà stockées, prêtes à prendre la route des marchés mondiaux.

Dans une note laconique mais nécessaire, la juniore minière britannique Kodal Minerals a tenu à tuer dans l’œuf les rumeurs. Non, assure la direction depuis Londres, aucune mesure officielle n’empêche ce jour l’exportation du précieux concentré. Certes, les discussions avec Bamako se poursuivent sur les modalités administratives d’un permis d’exportation définitif, mais elles suivent – dit-on – « leur cours normal ». Traduction : pas d’embargo, mais pas encore de feu vert officiel non plus.

Des relations « positives », vraiment 

Que Bernard Aylward, le patron de Kodal, soit actuellement à Bamako pour « visiter les opérations » n’a rien d’anodin. Le message est clair : la société reste présente, ses équipes sont sur le terrain, et la montée en puissance de l’usine de traitement suit le calendrier annoncé. Une manière de rassurer les investisseurs, de montrer que malgré le flou administratif, la machine industrielle tourne.

Mais derrière cette communication maîtrisée affleure une autre réalité, moins reluisante pour les actionnaires impatients : Kodal Minerals, comme toutes les autres entreprises étrangères opérant sur le sous-sol malien, sait qu’ici, Bamako garde la main. Le lithium est stratégique, et le gouvernement de la Transition entend bien faire valoir les intérêts souverains du Mali, qu’il s’agisse de fiscalité, de retombées locales ou de contrôle des flux.

Kodal se dit « soutenue » par les autorités. C’est probablement vrai. Mais nul n’ignore que le climat politique au Mali a changé : plus souverainiste, plus exigeant, parfois plus imprévisible. La compagnie britannique devra composer avec cette nouvelle donne. Finies les exportations quasi automatiques d’une époque où l’État fermait les yeux sur les pertes fiscales et les contrats léonins. Le temps est à la renégociation permanente.

27 000 tonnes en attente, une symbolique forte

Que ces 27 000 tonnes soient là, stockées mais immobilisées, résume à lui seul le bras de fer feutré entre l’État malien et l’industrie extractive internationale. Certes, Kodal joue l’apaisement. Certes, Bamako se garde pour l’instant de toute annonce fracassante. Mais une chose est sûre : rien ne partira sans l’aval du gouvernement. Le lithium malien, nouvelle manne convoitée, est devenu un actif stratégique dont les autorités veulent garder le contrôle absolu.

Rassurer sans trop promettre

En annonçant qu’une nouvelle communication sera faite « dès réception » du permis, Kodal joue la montre tout en gardant la porte ouverte. On avance, mais on ne maîtrise pas totalement le calendrier. En clair, tout dépend de Bamako.

Le pari de Kodal devra poursuivre la montée en puissance industrielle, tout en consolidant sa relation politique avec un État désormais conscient de la valeur stratégique de son sous-sol. Un exercice d’équilibriste que Bernard Aylward devra maîtriser s’il veut éviter que les rumeurs d’aujourd’hui deviennent les blocages de demain.

En attendant, à Bougouni, les tas de spodumène s’accumulent. Et le silence prudent de Bamako vaut, à lui seul, toutes les annonces officielles.

Chiencoro Diarra 

19 mai 2025 0 comments
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Kouloumégué Dembélé, nouveau PDG de la CMDT
A la UneÉconomie

CMDT : Kouloumégué Dembélé, l’expert de Katibougou appelé à sauver l’or blanc malien

by Chiencoro 17 mai 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que la filière coton traverse une nouvelle zone de turbulences, Bamako mise sur Kouloumégué Dembélé, enseignant-chercheur réputé pour sa rigueur, pour redonner souffle et crédibilité à la CMDT. Une nomination stratégique qui confirme la volonté des autorités maliennes de replacer l’expertise et la performance au cœur de l’économie nationale.

Dans le Mali en refondation, il y a les ministres qu’on remplace, les gouverneurs qu’on déplace… et les technocrates qu’on installe discrètement, avec la conviction qu’ils feront le travail. Kouloumégué Dembélé appartient à cette dernière catégorie. Ce 16 mai, par un décret signé dans le silence feutré des salons de Koulouba, cet universitaire respecté a été nommé administrateur de la CMDT, la très stratégique Compagnie Malienne de Développement des Textiles.

Intrants retardés, cotonculteurs impayés

Le coton, on le sait, c’est bien plus qu’une fibre pour le Mali. C’est l’« or blanc » de tout un peuple, une fierté nationale, une manne économique. Un secteur qui, ces dernières années, a vu défiler plus de crises que de récoltes records. C’est à cela que Dembele est appelé : réparer, rassembler, redonner confiance.

Avant lui, deux hommes se sont succédé dans ce fauteuil toujours trop large pour ceux qui s’y sont essayés. Il y eut d’abord Nango Dembélé, que les mauvaises langues disaient meilleur à manier les discours que les bilans. Son mandat, traversé de tensions internes et de ratés économiques, a laissé un goût d’inachevé. Bousculé par les partenaires, lâché par les producteurs, il fut débarqué sans ménagement en 2024, dans la foulée d’un grand coup de balai à la tête de la CMDT. Un premier signal de Bamako : le coton mérite mieux.

Puis vint Mamadou Moustapha Diarra, universitaire lui aussi, passé par la maison CMDT en des temps plus calmes. Diarra tenta l’impossible : fusionner les filiales, mettre fin à une privatisation sans vision, replacer l’État au centre du jeu. Le 5 août 2024, il arrivait avec des mots d’ordre : transparence, dialogue, proximité. Il parcourut les champs de Koutiala, serra des mains, rassura les sceptiques. Mais entre les intentions et la réalité, le chemin s’est vite obscurci. Intrants retardés, cotonculteurs impayés… et voilà que, moins d’un an plus tard, il quitte la scène sans explication officielle. Le Mali est ainsi : on entre par décret, on sort par les couloirs.

Levier stratégique de la relance économique nationale

Kouloumégué Dembélé, lui, arrive au bon moment, dit-on dans l’entourage du chef de l’État. Chercheur respecté, spécialiste des systèmes agricoles, il a la méthode et la rigueur. Son profil tranche avec les jeux d’appareils, et c’est sans doute ce qui a séduit Assimi Goïta, décidé à faire de la CMDT un levier stratégique de la relance économique nationale.

Car l’heure est grave, mais l’espoir est permis. Le coton malien peut redevenir une locomotive, à condition que les producteurs soient mieux accompagnés, que les usines tournent, que les partenaires soient rassurés. La CMDT, sous Dembélé, doit se réinventer, transformer l’or blanc en valeur ajoutée, ici même, au Mali.

Le décret présidentiel, signé aussi par le Premier ministre Abdoulaye Maïga et les ministres de l’Agriculture et des Finances, donne au nouvel homme fort du coton une légitimité sans faille. Le reste dépendra de sa capacité à convaincre… et à durer.

À Bamako, on murmure que cette fois, le choix est le bon. Le régime joue gros, mais le pari semble maîtrisé. Car si le Mali a besoin de sécurité, il a aussi besoin de produire, de transformer, d’exporter. Et qui mieux qu’un homme de science, loin des intrigues et proche des réalités du terrain, pour mener cette bataille ?

La CMDT, ce colosse agricole, attend son relèvement. Le peuple aussi. Le décor est planté, les regards sont braqués. La balle est désormais dans le camp de Kouloumégué Dembélé.

Chiencoro Diarra 

17 mai 2025 0 comments
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