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Authentification des billets de banque
A la UneAnalyses

Billets fantômes, économies piégées : quand la fausse monnaie devient arme de guerre silencieuse

by Chiencoro 30 mai 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Faux billets, douanes débordées, valises de devises illicites : un front méconnu s’ouvre dans la bataille pour la souveraineté économique du Sahel. Entre Dakar et Bamako, les saisies se multiplient, révélant une stratégie insidieuse de déstabilisation financière. Une nouvelle forme de terrorisme économique, que les autorités malienne et sénégalaise combattent désormais comme un acte de guerre silencieuse.

C’est un fléau discret, un poison diffus, un virus monétaire qui infiltre les circuits de l’économie comme une lame dans la chair. À Dakar, Bamako, Ziguinchor ou Thiès, les saisies de fausse monnaie se suivent et se ressemblent. Mais ce qui, hier encore, pouvait être classé dans les méfaits du banditisme ordinaire s’apparente désormais à autre chose : une stratégie d’asphyxie économique. En toile de fond, un terrorisme financier rampant qui, sans bombes ni kalachnikovs, vise les artères vitales des États sahéliens.

Tentative de miner la valeur réelle des échanges

Dans la nuit du 18 au 19 mai 2025, dans la banlieue de Keur Massar, ce sont des billets « noirs » — ces faux dollars imbibés de mercure et censés être « lavés » pour paraître vrais — que les douaniers sénégalais retrouvent, abandonnés sur le sol d’un appartement transformé en atelier de faux-monnayeurs. Dans les sachets plastiques, 12 724 coupures de 100 dollars, 2 800 coupures de 50 euros, pour un total qui frôle 1,6 milliard de francs CFA. Une opération parmi d’autres. Le 1er mai, la police et les douanes sénégalaises interceptaient pour près de 8 milliards en fausse monnaie, entre Dakar et Thiès.

À Bamako, les saisies ne sont pas moins spectaculaires, bien que souvent passées sous silence par des autorités qui préfèrent l’efficacité discrète à la médiatisation tapageuse. Le 26 mai 2025, à l’aéroport international Modibo Keïta de Sénou, 580 150 euros sont découverts dans les bagages d’un passager à destination de l’Afrique centrale. Quelques mois plus tôt, un ressortissant malien tentait de faire passer 1,27 million d’euros dissimulés sous plastique thermoscellé. Si les billets n’étaient pas faux, le procédé, lui, s’inscrivait dans une dynamique parallèle : celle des flux monétaires opaques, potentiellement couplés à des réseaux criminels transnationaux.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement la régulation des devises ou la lutte contre la contrefaçon. C’est la souveraineté monétaire, la confiance dans la monnaie, la stabilité économique même des États. Introduire massivement des faux billets dans une économie, c’est miner la valeur réelle des échanges, c’est fausser les circuits commerciaux, c’est accroître artificiellement la masse monétaire et créer de l’inflation. C’est — à bas bruit — créer le chaos.

Une guerre douce et silencieuse, mais une guerre tout de même.

Au Mali comme au Sénégal, les services de renseignement ne s’y trompent plus. Le phénomène est aujourd’hui considéré comme une forme de sabotage économique, un levier indirect de déstabilisation. Pour les autorités sahéliennes, confrontées déjà à un terrorisme armé, cette guerre de l’ombre exige des réponses à la hauteur : coopération régionale renforcée, dispositifs de détection avancée dans les aéroports, sanctions pénales exemplaires.

Dans le viseur, une nébuleuse criminelle, mêlant faux-monnayeurs, trafiquants d’influence, réseaux de blanchiment, parfois liés aux économies parallèles que les groupes armés exploitent dans les zones grises. L’enjeu dépasse la simple sécurité douanière. Il est politique, géopolitique même : affaiblir les États en ruinant leur capacité à protéger leur monnaie, c’est les priver de leur instrument de souveraineté le plus fondamental.

Les États sahéliens ne sont plus des proies faciles

Le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne et fervent défenseur d’une Afrique souveraine, l’a d’ailleurs martelé à plusieurs reprises, notamment lors de sa visite à Sikasso en 2024 : la lutte contre les trafics économiques fait partie intégrante de la guerre globale contre l’insécurité. Et à l’heure où le Mali, avec ses partenaires de l’AES, cherche à reconstruire un modèle économique fondé sur l’intérêt des peuples plutôt que sur les logiques de dépendance, le combat contre la fausse monnaie prend des allures de bras de fer stratégique.

Derrière chaque billet noir, il y a un dessein : celui de fragiliser, d’étouffer, de discréditer les efforts de redressement. Mais derrière chaque saisie, il y a un signal : les États sahéliens ne sont plus des proies faciles. Ils se défendent, avec méthode, avec détermination, avec l’appui d’une diplomatie décomplexée et d’une souveraineté retrouvée.

Chiencoro Diarra 

30 mai 2025 0 comments
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Le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu président de la BAD ce jeudi 29 mai.
A la UneÉconomie

BAD : Sidi Ould Tah, l’homme du consensus africain

by Sahel Tribune 29 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Élu le 29 mai à la tête de la Banque africaine de développement, le Mauritanien Sidi Ould Tah incarne une nouvelle génération de dirigeants panafricains, enracinés dans leurs territoires, adossés à une vision souveraine du développement. L’accession de ce technocrate rompu aux logiques multilatérales, soutenue en coulisses par le Mali, résonne comme une revanche stratégique du Sud contre les tropismes de la Banque mondiale.

Ce jeudi 29 mai, à Abidjan, l’histoire s’est écrite dans le silence feutré d’un auditorium sécurisé du Palais des congrès. Les 81 gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD), représentants des ministères des Finances et des banques centrales de 81 États membres – africains et non africains – ont déposé un à un leur bulletin. Un rituel à la fois arithmétique et diplomatique. À l’issue de plusieurs tours de scrutin, le nom qui s’est imposé est celui du Mauritanien Sidi Ould Tah, en tête des suffrages dès le deuxième tour, porté à bout de conviction par le socle régional de l’Afrique de l’Ouest.

Une élection qui, au-delà du parcours du lauréat, révèle les lignes de force d’un continent en recomposition.

L’homme BADEA élu à la BAD

Natif d’Atar, formé entre Nouakchott, Rabat et les cercles financiers du Golfe, Sidi Ould Tah n’est pas un inconnu dans les cercles du financement africain. Ancien ministre mauritanien de l’Économie, il dirigeait depuis 2015 la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il a su réconcilier logique d’investissement et souveraineté des États. En obtenant une double majorité – celle des 54 pays africains membres, et celle des 27 non régionaux, dont les États-Unis, l’Allemagne et le Japon –, il a su s’imposer comme le trait d’union d’un continent tiraillé entre orthodoxie budgétaire et volontarisme politique.

Face à lui, quatre prétendants : le Sénégalais Amadou Hott, l’ex-banquier vert de la BAD ; le Zambien Samuel Maimbo, technocrate mondial passé par la Banque mondiale ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, seule femme en lice, et le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, gouverneur émérite de la BEAC. Tous portaient des profils solides, mais un seul incarnait, dans les yeux de nombreux États sahéliens, la synthèse entre technicité, enracinement et loyauté continentale.

Assimi Goïta, soutien de poids dans l’ombre des urnes

Le Mali ne s’est pas contenté de suivre. Il a pesé. Dès le 19 mai, soit dix jours avant l’élection, le général Assimi Goïta recevait à Koulouba une délégation de haut niveau dépêchée par Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud. Aux côtés du chef de l’État malien, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop officialisait le soutien de Bamako à la candidature mauritanienne. Une démarche aux allures de pacte sahélien, révélatrice de la nouvelle diplomatie de l’AES, proactive, concertée, affranchie des injonctions de la CEDEAO et des bailleurs conditionnalistes.

Ce soutien n’était pas neutre. Il est politique, géostratégique, et surtout idéologique. À travers Ould Tah, le Sahel veut voir émerger une BAD non plus technocratique, mais stratégique. Une banque de développement libérée des paradigmes post-Washington, et alignée sur les priorités africaines : infrastructures, industrialisation, souveraineté alimentaire, transitions énergétiques contrôlées.

Du symbole à la stratégie

L’arrivée d’un sahélien à la tête de la BAD est tout sauf un hasard. Elle intervient dans un contexte où les économies du Sahel, longtemps marginalisées dans les circuits du crédit multilatéral, veulent reprendre la main sur leurs trajectoires. Sidi Ould Tah devra composer avec les contradictions de la maison BAD, tiraillée entre ses actionnaires du Nord et les attentes pressantes du Sud. Mais il dispose d’un atout : une crédibilité historique dans les négociations entre partenaires arabes et africains, et un sens du tempo diplomatique hérité de ses années à la BADEA.

Alors que l’Afrique s’apprête à franchir le cap du milliard d’actifs économiques en 2030, la BAD version Ould Tah devra changer de peau. Moins de projets vitrines, plus de réalisations rurales ; moins de consultants extérieurs, plus d’ingénierie locale ; moins de dépendance aux standards extérieurs, plus de résilience structurelle. En cela, le mandat de l’ancien ministre mauritanien s’annonce comme un test grandeur nature de la capacité du continent à piloter lui-même ses leviers de transformation.

C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre. Et le Sahel, cette fois, n’est pas en marge du récit. Il en est l’auteur.

A.D

29 mai 2025 0 comments
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Un champ agricole verdoyant, avec un drone survolant les cultures, tandis qu’un agriculteur consulte une tablette numérique montrant des données agricoles. En arrière-plan, on devine une station météo ou un petit capteur IoT, symbolisant l’analyse prédictive et l’IA en action.
A la UneÉconomie

Quand l’intelligence artificielle entre dans la guerre contre la faim

by Fousseni TOGOLA 29 mai 2025
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

Dans un monde où les saisons deviennent imprévisibles, les récoltes incertaines et l’aide humanitaire de plus en plus rare, l’intelligence artificielle pourrait bien devenir la dernière arme de prévention contre les famines. Du Sahel au Soudan du Sud, de l’analyse satellitaire à la détection des crises agricoles, des géants technologiques aux coopératives locales, l’IA commence à transformer silencieusement la gestion des crises alimentaires. Encore faut-il qu’elle reste un outil au service des populations – et non des intérêts. Une révolution est en marche. Discrète, mais décisive.

Le climat dérègle les saisons, les conflits pulvérisent les marchés, les chocs économiques ferment les greniers. Pendant ce temps, un acteur discret, invisible mais puissant, commence à tracer sa route dans la gestion des crises alimentaires : l’intelligence artificielle. Longtemps cantonnée aux laboratoires des géants de la tech, l’IA pourrait bien devenir, demain, l’outil décisif pour anticiper les famines, coordonner les réponses humanitaires, et peut-être, sauver des millions de vies.

Ce n’est pas une promesse. C’est une possibilité. Et dans un monde où plus de 295 millions de personnes souffrent aujourd’hui de faim aiguë, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2024, il serait irresponsable de ne pas l’explorer.

Voir venir la faim avant qu’elle ne morde

Ce que l’IA sait faire mieux que nous ? Croiser les signaux faibles. Analyser les précipitations dans la vallée du Rift, les cours du sorgho sur les marchés de Gao, le déplacement de troupeaux vers le Tchad, et l’évolution du prix du pain à Omdurman. Des informations disparates, que seuls les algorithmes peuvent transformer en modèles prédictifs d’alerte précoce.

C’est le cœur du mécanisme Famine Action Mechanism (FAM), une initiative mondiale lancée par l’ONU, la Banque mondiale et des géants comme Google, Amazon et Microsoft. En croisant données climatiques, économiques, agricoles et de conflit, ce système prédit les zones à risque de famine et déclenche des financements d’urgence avant que le pire ne se produise. Au Nigeria, en Somalie ou au Soudan du Sud, cette technologie a déjà permis d’agir plus tôt — là où, traditionnellement, les humanitaires arrivent trop tard.

L’œil numérique sur les champs africains

L’IA n’est pas qu’un cerveau de prévision. Elle devient aussi le regard qui surveille les champs, les sols et les rendements. En collaboration avec des instituts comme l’OCP (Office Chérifien des Phosphates), plusieurs gouvernements africains testent des plateformes d’analyse satellitaire capables de repérer les zones à faible croissance, de détecter les carences des sols, ou même d’identifier les besoins en fertilisants. Résultat : des conseils ciblés, des semis mieux planifiés, des récoltes moins incertaines.

Dans certains cas, ces technologies intègrent même des fonctions d’apprentissage automatique. Des modèles pilotés par IA apprennent à détecter les stress hydriques, les maladies des cultures comme le mildiou du manioc, et formulent des recommandations en temps réel — parfois transmises par SMS en langues locales.

L’IA dans la logistique de la faim

L’intelligence artificielle sait aussi gérer le chaos mieux que les humains. Dans la chaîne de distribution de l’aide, elle peut prédire la demande, organiser les stocks, optimiser les trajets de livraison et identifier les zones de rupture. Moins de pertes post-récolte, moins de gaspillage, plus de rapidité.

Dans un contexte où les financements humanitaires s’effondrent, comme le déplore le rapport GRFC 2024, cette efficacité algorithmique devient une nécessité morale. Le moindre sac de riz doit compter. Et la moindre journée gagnée peut éviter un drame.

La sécurité alimentaire sous contrôle digital

Dans les usines de transformation, les laboratoires, les dépôts, l’IA est aussi en train de transformer les standards de sécurité alimentaire. Grâce à la détection automatique des anomalies dans les chaînes HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Points), elle peut déclencher des actions correctives sans attendre l’inspection humaine. Cela garantit une traçabilité plus fiable, un contrôle qualité renforcé — et donc une confiance plus grande dans les systèmes d’aide.

Dans les zones pastorales, notamment au Sahel, des outils IA suivent déjà la santé des troupeaux, identifient les zones de pâturage, optimisent les déplacements saisonniers. Pour ces communautés fragiles, souvent en marge des politiques agricoles, c’est un pas vers la prévisibilité, l’adaptation, et la survie.

Et dans les fermes semi-industrielles du Kenya ou du Ghana, les robots d’analyse vétérinaire appuyés par IA commencent à s’intégrer aux pratiques d’élevage. Ils détectent les infections, régulent l’alimentation, préviennent les épidémies. Moins de pertes animales, plus de revenus durables.

Une révolution sous condition

Mais attention. L’IA n’est pas une baguette magique. Elle suppose un accès à la donnée, une gouvernance éthique, une souveraineté numérique. Et surtout, elle doit être co-construite avec les acteurs locaux. Un algorithme conçu à Seattle mais déployé à Bamako sans adaptation peut faire plus de mal que de bien.

Il faut donc des garde-fous : transparence des modèles, responsabilité partagée, inclusion des agriculteurs, des pasteurs, des coopératives. Sinon, la technologie risque de reproduire les inégalités qu’elle prétend combattre.

Ce que le climat détruit, l’intelligence humaine et artificielle peut contribuer à réparer — à condition d’agir maintenant. Car si les crises alimentaires deviennent structurelles, c’est aussi parce que les réponses sont trop lentes, trop segmentées, trop technocratiques.

Avec l’IA, nous avons enfin les moyens de prévoir la tempête. Reste à savoir si nous aurons le courage d’agir avant que le vent ne souffle.

F. Togola 

29 mai 2025 0 comments
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Conflit en RDC
Analyses

Tribune. La société ouverte face à la permanence des crises

by Fousseni TOGOLA 29 mai 2025
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

Les crises rythment l’histoire humaine. Elles ne sont ni des accidents ni des anomalies, mais des éléments constitutifs du devenir des sociétés. À l’heure d’un monde globalisé et fragmenté, cet article propose une lecture rationnelle des crises contemporaines à la lumière de la pensée de Karl Popper. Loin d’en faire une fatalité, nous y voyons une opportunité dialectique : chaque crise est un problème à résoudre, qui en appelle d’autres. Le progrès, dès lors, est moins une accumulation de solutions qu’une navigation lucide entre incertitudes. En croisant les apports historiques et contemporains, nous appelons à une éthique de la critique, condition nécessaire à la survie des sociétés ouvertes.

Aucune région du monde n’est épargnée. L’Europe vacille sous la montée des populismes et la guerre russo-ukrainienne. L’Amérique hésite entre repli identitaire et promesse technologique. L’Afrique se bat encore avec les séquelles de ses indépendances. L’Asie oscille entre croissance spectaculaire et tensions géopolitiques. L’Océanie, isolée, n’est pas moins concernée par le dérèglement climatique. Partout, des crises. Partout, une même sensation d’ébranlement.

La crise, structure permanente du devenir historique

Les crises ne sont pas nouvelles. Elles sont l’autre nom de l’histoire. Comme l’écrivait déjà Karl Marx dans le Manifeste du Parti communiste (1848), « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes ». Aujourd’hui, nous pourrions dire : l’histoire de toute société est l’histoire des crises.

La Révolution française de 1789 fut célébrée comme la fin d’un ordre. Elle n’annonçait pas une paix éternelle, mais inaugurait une série de convulsions : le Directoire, l’Empire, la Restauration, les révoltes ouvrières, mai 68, les Gilets jaunes. Le XXe siècle russe, des soviets à Poutine, n’a pas connu de répit. En Afrique, l’après-colonialisme n’a pas été un après-guerre. Il a pris les formes du néocolonialisme, du terrorisme, de la corruption, des révoltes avortées.

L’histoire n’est pas un fleuve tranquille. Elle est un champ de forces contradictoires.

 Penser les crises comme matrice du progrès

Karl Popper, dans La logique de la découverte scientifique (1934), écrivait que « toute vie est résolution de problèmes » (Popper, 1973, p. 103), qui devient d’ailleurs plus tard le titre d’un autre de ses ouvrages. Cette phrase, simple en apparence, est le noyau dur de sa philosophie. Elle affirme que le monde n’est pas stable. Il est problématique. Et que la tâche de l’humanité n’est pas d’éliminer les crises, mais de les comprendre, les affronter, les dépasser.

Dans La société ouverte et ses ennemis, il critique les penseurs de la stabilité — Platon, Hegel, Marx — qui croyaient en une fin de l’histoire. Pour Popper, une société qui cesse de poser des problèmes est une société morte. « Il n’y a pas de solution définitive. Il n’y a que des problèmes mieux posés » (Popper, 1945, t. I, p. 190).

 La dialectique des problèmes, une stratégie pour l’avenir

Popper ne propose pas une solution définitive aux crises. Il propose une méthode. Il faut identifier le problème, formuler des hypothèses, tester les conséquences, apprendre des erreurs. C’est une logique d’expérimentation permanente, de falsifiabilité. Et c’est cette méthode qu’il faut appliquer aux crises contemporaines : écologiques, sociales, géopolitiques.

Il ne faut pas chercher à éliminer les crises, mais à créer les institutions capables de les traiter. Cela suppose une société ouverte, où la critique est non seulement permise mais valorisée. Une démocratie, pour Popper, n’est pas celle qui élit un chef providentiel, mais celle qui peut le remplacer sans effusion de sang (Popper, 1945, t. II, p. 110).

Les crises comme horizon du politique

L’Afrique ne manque pas de crises. Mais elle ne manque pas non plus de ressources critiques. L’« arbre à palabres », la littérature postcoloniale, les traditions de négociation sont autant d’outils pour bâtir une société ouverte. Ce qu’il faut, c’est une refondation des élites : non pas des sauveurs, mais des rationalistes critiques.

Dans les contextes burkinabè, malien ou nigérien, il ne suffit pas de dénoncer le terrorisme ou la pauvreté. Il faut formuler les bons problèmes : pourquoi l’État est-il faible ? Pourquoi les élites sont-elles discréditées ? Pourquoi les institutions ne sont-elles pas falsifiables ? Réponse : la mauvaise gouvernance entretenue pendant des décennies. Les transitions dans ces pays sont en train de changer la trajectoire de l’histoire en effectuant un travail remarquable de refondation. 

Nous devons nous résoudre à vivre dans un monde de crises. Mais cette résolution n’est pas résignation. Elle est une philosophie de l’action. Elle invite à une lucidité tragique et méthodique, comme celle de Popper. Elle suppose une révolution intellectuelle : faire du doute une vertu, de l’erreur une source d’apprentissage, de l’incertitude une opportunité.

On pourrait donc dire que l’avenir appartient non à ceux qui prédisent les crises, mais à ceux qui les transforment en chances. Et comme Popper l’a rappelé : « Nous ne savons jamais ce que nous faisons, car ce que nous faisons ne produit jamais ce que nous attendons » (La société ouverte, 1945, p. 295). C’est à cela que sert la critique : à continuer de chercher malgré tout.

Fousseni Togola 

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Lancement du PNR 2024
A la UneÉconomie

Crise alimentaire 2025 : le gouvernement se prépare activement pour riposter

by Sidi Modibo Coulibaly 29 mai 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Pour 2025, les prévisions selon le PAM (Programme alimentaire mondial) indiquent que 1,47 million de personnes au Mali seront en situation de crise alimentaire, avec 100 941 personnes en situation d’urgence. Ces prévisions soulignent la nécessité d’une intervention rapide et ciblée pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation. C’est pourquoi les autorités ont tenu, le lundi 26 mai 2025, une rencontre de concertation autour du Plan national de Réponses à l’insécurité alimentaire.

Dans une publication en date du 17 mars 2025, le PAM souligne qu’en 2025, le Mali est confronté à une situation alimentaire tendue, avec une insécurité alimentaire aigüe persistante, notamment dans les zones rurales. La période de soudure (juin-août) risque de voir le nombre de personnes en insécurité alimentaire aigüe doubler, exacerbant la situation pour les populations les plus vulnérables.

Pour anticiper en préparant des solutions idoines, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a réuni, autour de lui, toutes les parties concernées par la question de la sécurité alimentaire. Il s’agit principalement du ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, du chef de la délégation de l’Union européenne, Chef de file des partenaires techniques et financiers du cluster sécurité alimentaire, ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers. 

Nécessité d’une assistance d’urgence

Au cours de la rencontre, le chef de la diplomatie malienne a indiqué que l’assistance d’urgence cible 4,7 millions de personnes particulièrement vulnérables, pour un montant estimé à 462 milliards de francs CFA qui seront essentiellement consacrés aux secteurs prioritaires comme la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé, l’éducation, l’hygiène et l’assainissement.

À l’issue de la rencontre, il a été décidé d’une séquence interactive ayant abouti à des recommandations visant à renforcer davantage la collaboration et l’accompagnement des partenaires humanitaires aux efforts des Autorités maliennes pour le bien-être des populations vulnérables, dans une dynamique de complémentarité et de coordination renforcées sous le leadership du gouvernement.

En clôturant la rencontre, le ministre Abdoulaye Diop a salué l’engagement et la contribution des acteurs humanitaires, et a souligné que l’objectif du Mali n’est pas de rester dans l’assistance d’urgence et l’appui humanitaire permanents, mais d’inscrire l’engagement conjoint et les réponses collectives dans une perspective de résilience, de développement durable et de paix. 

Pourquoi la crise alimentaire est-elle aigüe cette année ?

Il ressort de l’analyse du Programme alimentaire mondial (PAM) que le nombre de personnes vulnérables va doubler cette année. L’organisation onusienne impute cette situation à plusieurs facteurs. D’abord, elle évoque les déplacements forcés : l’insécurité alimentaire a entraîné des déplacements de populations dans plusieurs régions, avec un nombre total de 378 363 déplacés internes et 854 956 personnes retournées.

Un autre facteur est, selon l’agence spécialisée des Nations unies, l’impact des conflits et du changement climatique. D’après elle, les conflits et le changement climatique (notamment les inondations) perturbent les systèmes de production, fragilisant les populations et limitant leur accès aux ressources et aux marchés. 

En termes de zones les plus touchées par l’insécurité alimentaire, elle indique les zones rurales et estime que les zones d’urgence sont constituées par certaines régions du centre et du nord, comme Gao, Kidal, Ménaka, Mopti et Tombouctou. Et que ce sont des régions qui devraient atteindre le niveau 4 de l’échelle de classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC) jusqu’en mai 2025. 

Sidi Modibo Coulibaly

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Une machine détruit une maison
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Bamako libère ses marigots : quand le général Goïta remodèle la capitale pour sauver des vies

by Sahel Tribune 28 mai 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Promesse tenue. L’opération de démolition des constructions illégalement érigées dans les lits de marigots à Bamako incarne la réponse concrète du président de la Transition face aux catastrophes de l’hivernage passé. Une politique préventive ferme, mais humaine, pour sauver des vies.


Au Mali, gouverner, ce n’est plus promettre. C’est agir. Samedi 24 mai 2025, les premières vibrations des bulldozers résonnaient dans la commune IV du district de Bamako comme un signal fort : l’État malien ne se contentera plus de compatir aux drames causés par les inondations récurrentes. Il agit, avec détermination et méthode.

Le souvenir d’un Bamako noyé dans l’indifférence d’antan

Ce vacarme mécanique, c’est celui d’une rupture. Une rupture avec l’ère des amnésies gouvernementales et des demi-mesures, au profit d’une gouvernance de responsabilité prônée par le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Devant les forces vives de la Nation, en janvier dernier, celui-ci avait fait de la prévention contre les inondations une priorité nationale. Ce 24 mai, la parole s’est faite acte.

Car il ne s’agit pas d’un coup de force improvisé. L’opération de libération des lits de marigots – onze au total dans la capitale – est l’aboutissement d’une démarche rigoureuse, méthodiquement enclenchée par des mois de sensibilisation. Des réunions publiques dans chaque mairie, des explications techniques, un dialogue constant avec les populations. Et ce n’est pas un hasard si nombre de riverains ont adhéré sans réserve à cette initiative. Car tous ont en mémoire les drames de l’année dernière. Des familles décimées, des biens engloutis, des quartiers inaccessibles… Le souvenir d’un Bamako noyé dans l’indifférence d’antan.

Cette fois, les autorités n’ont pas attendu les sirènes de l’urgence. Elles ont anticipé. Une commission technique et sécuritaire, mise en place par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat sur instruction du chef de l’État, a minutieusement recensé les habitations érigées en violation flagrante des servitudes fluviales – dix mètres de part et d’autre des marigots, selon les textes. Certains bâtiments se retrouvent littéralement dans les collecteurs, véritables bombes hydrologiques en cas de crue.

La parole présidentielle engage, et l’action publique suit

Derrière le geste spectaculaire du bulldozer, il y a donc une logique : celle d’une autorité qui protège, même quand elle démolit. Une autorité qui prévoit, plutôt que de pleurer après coup. Et preuve que la fermeté peut rimer avec humanité, les habitants concernés par les démolitions bénéficieront d’un accompagnement social. Non seulement ils sont exonérés de frais hiérarchiques, mais l’État prendra également en charge trois mois de location pour leur permettre de se reloger dignement. Là encore, une première dans un pays où la brutalité administrative a trop souvent été la norme.

En agissant avec anticipation, cohérence et respect de la dignité des citoyens, le président Assimi Goïta pose les jalons d’un État stratège, protecteur, et profondément humain. Ce n’est plus le Mali des demi-mesures. C’est celui d’une refondation assumée, où la parole présidentielle engage, et l’action publique suit.

Oui, à Bamako, c’est bien le bulldozer de la Transition qui pave la voie à la souveraineté de demain.

A.D

28 mai 2025 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal.
A la UneAnalyses

Dialogue national à Dakar : un exercice sans crise ou une crise sans issue ?

by Sahel Tribune 28 mai 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Alors que les autorités sénégalaises affirment qu’aucune crise politique ne mine le pays, le dialogue national qui s’ouvre ce 28 mai à Dakar soulève une question de fond : exercice démocratique sincère ou rituel de façade pour masquer des tensions bien réelles ?

Au Sénégal, les traditions ont parfois des allures de scénarios bien huilés. Chaque fois que les tensions politiques prennent un tour trop aigu, qu’une tempête menace de noyer le fragile équilibre républicain, une même parade institutionnelle est convoquée : le dialogue national. Et chaque fois, le rituel s’exécute dans la grande salle feutrée du Centre international de conférence Abdou-Diouf, à Diamniadio, avec ses mots choisis, ses intentions proclamées, ses absents remarqués.

Le cru 2025 n’échappe pas à la règle. Officiellement, il ne s’agit pas de résoudre une crise — puisqu’il n’y en a pas, martèle Ousmane Sonko, Premier ministre en croisade contre « la politique politicienne ». Il s’agit, dit-on, de réformer le système électoral, de clarifier le rôle de l’opposition, de donner un sens plus transparent au financement des partis, de rationaliser le calendrier et, en toile de fond, de légitimer, par la forme, un pouvoir fraîchement installé mais déjà contesté.

Une table ronde aux contours flous

Autour de la table, pendant huit jours, un aréopage de personnalités politiques, syndicales, universitaires, religieuses, et une société civile en rangs dispersés. Il faut dire que l’agenda du dialogue semble plus voulu que vécu : ni l’APR, le parti de Macky Sall, ni ses figures les plus emblématiques – Barthélémy Dias, Aïssata Tall Sall, Thierno Alassane Sall – n’ont jugé utile de s’y asseoir. Ils dénoncent en chœur « un climat de chasse aux sorcières », dominé par les inculpations ciblées d’anciens ministres du régime précédent, avec en point d’orgue, l’arrestation du beau-frère de Macky Sall, Mansour Faye, 48 heures avant l’ouverture des travaux.

Une coïncidence judiciaire, diront certains. Un signal politique, murmureront les autres.

L’APR aux abonnés absents, le PDS de retour

Le paradoxe est là : ceux qui ont jadis incarné le pouvoir refusent le débat, pendant que ceux qui l’ont longtemps combattu, comme Khalifa Sall ou le PDS version Karim Wade, font acte de présence. Dans une démocratie où l’alternance ne fait plus débat, la conflictualité ne disparaît pas, elle se déplace — des urnes vers les tribunaux, des débats vers les boycotts.

Le gouvernement Diomaye Faye, qui veut incarner une « rupture », assure de son côté que ce dialogue est une initiative proactive, non une réponse à une crise. Mais comment ignorer que cette édition 2025 s’inscrit, une fois encore, dans une séquence de tensions politiques mal digérées ? 2023 : dialogue à la veille de la condamnation d’Ousmane Sonko. 2024 : dialogue au cœur de la polémique sur le report de la présidentielle. 2025 : dialogue au lendemain d’une vague d’inculpations de figures de l’ancien régime.

Sur le papier, les ambitions sont nobles : un fichier électoral plus juste, des partis mieux financés, une opposition mieux définie, une justice électorale plus indépendante. Dans les faits, le pays ne parvient pas à dégager un consensus de fond, ni même à éviter l’instrumentalisation des procédures. Une douzaine de milliers de contributions en ligne sur la plateforme Jubbanti — à l’échelle d’un pays de 17 millions d’habitants — donne la mesure de la distance entre l’inclusivité affichée et l’enthousiasme réel.

Le dialogue : outil démocratique ou rideau de scène ?

On peut voir dans ces assises une tentative sincère de rationaliser la vie politique, ou un mécanisme habile pour occuper l’espace, désamorcer les critiques, voire légitimer un pouvoir qui cherche ses marques. Dans un cas comme dans l’autre, le Sénégal, dont les transitions démocratiques ont jusqu’ici fait figure d’exemple sur le continent, semble aujourd’hui englué dans un entre-deux : celui d’un système électoral à bout de souffle et d’une classe politique toujours en guerre de légitimité.

Pendant ce temps, les urgences sociales – chômage, jeunesse désorientée, tension sur les prix – restent en suspens. Le dialogue national aura-t-il un écho dans le quotidien des Sénégalais ? Rien n’est moins sûr.

Un théâtre sans public ?

Si dialogue il y a, encore faut-il qu’il débouche sur des actes. Et surtout, qu’il ne soit pas l’alibi poli d’une régression démocratique maquillée en concertation ouverte. La démocratie sénégalaise, souvent célébrée pour sa maturité, donne ici un spectacle étrange : celui d’un théâtre sans public, où l’on parle de tout sauf de ce qui fâche vraiment.

Alors, le Sénégal a-t-il un problème politique ? Officiellement non. Mais ce déni, martelé à la une des journaux, est peut-être la meilleure preuve du contraire.

A.D

28 mai 2025 0 comments
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