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DEF 2022
A la UneÉducation

Début des épreuves du DEF 2025 : entre optimisme et prudence dans les centres de Bamako

by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) ont officiellement démarré, ce lundi 2 juin 2025, sur l’ensemble du territoire national. À Bamako, comme partout ailleurs, des milliers de candidats se sont retrouvés dans les centres d’examen, le regard concentré, la mine parfois tendue, mais globalement rassurés. Deux centres de la capitale ont retenu notre attention, notamment le Groupe scolaire de Sabalibougou et l’École publique A de Baco Djicoroni. À travers les témoignages recueillis dans ces établissements, il se dégage une atmosphère mêlant espoir, soulagement et lucidité.

Au Groupe scolaire de Sabalibougou, les premiers candidats franchissent le portail avec confiance. Ramata Diakité, candidate pour la troisième fois au DEF, laisse échapper un sourire serein à la sortie des premières épreuves. « J’ai bien bossé, surtout sur les matières que je redoutais auparavant. La rédaction m’a bien inspirée et les questions étaient dans mes cordes. Cette fois-ci, je sens que c’est la bonne ! », lance-t-elle avec conviction, sans cacher sa joie.

Tout comme Ramata, Kadidia Traoré en est à sa deuxième tentative. Le stress de l’année passée semble loin derrière elle. « Franchement, je suis soulagée. Les sujets sont clairs. En tout cas, pour cette première journée, je peux dire que ça se passe bien. J’aborde la suite avec confiance, surtout en maths et en SVT », dit-elle avec entrain.

Des avis plus nuancés sur certaines épreuves

Mais l’enthousiasme n’est pas unanime. Mamadou Sangaré, lui aussi du même centre, adopte un ton plus réservé. « Ce n’est pas aussi facile que certains le disent. L’histoire et la rédaction étaient abordables, oui, mais la dicté était un peu complexe, surtout les questions de compréhension. Il faut rester prudent », explique-t-il, les sourcils légèrement froncés.

Dans la même cour, Mariétou Keïta, confiante, n’en démord pas. Elle croit fermement que le DEF 2025 sera marqué par un taux de réussite historique. « Les épreuves sont adaptées à notre niveau. Même ceux qui doutaient un peu peuvent s’en sortir. Je suis sûre que le Mali fera 100 % cette année. Il n’y a aucune raison d’échouer si on a suivi les cours sérieusement », affirme-t-elle, avec une certitude désarmante.

À Baco Djicoroni, les candidats partagés entre satisfaction et prudence

Du côté de Baco Djicoroni, le constat est similaire. À l’école publique A, les visages sont détendus malgré les heures passées à plancher. Djénéba Coulibaly confie avoir été surprise par la relative simplicité des épreuves, à l’exception d’une discipline. « À part l’histoire et géographie qui m’ont semblé un peu corsées, tout le reste était à notre portée. J’ai particulièrement bien aimé la rédaction et la dicté-questions. Je suis contente de ma copie », raconte-t-elle, visiblement soulagée.

Yaya Coulibaly, un autre candidat du centre, se dit satisfait mais reste modeste dans son analyse. « On ne peut jamais tout prévoir, mais pour le moment ça va. Il faut juste espérer que les prochaines matières ne soient pas trop compliquées. On croise les doigts », murmure-t-il, les yeux vers le ciel.

Un climat d’examen jugé serein et des candidats mieux préparés

Kouraba Koné, quant à elle, aborde l’examen avec calme. Il estime que les efforts des enseignants ont porté leurs fruits. « On a eu de bonnes révisions à l’école. Les professeurs nous ont bien préparés. Je pense que ça se reflète sur la qualité de nos réponses. Il faut continuer à bien gérer les prochaines épreuves », souligne-t-elle, satisfaite.

Pour sa part, Doussou Keïta reste prudente, mais n’envisage pas d’échec. « J’ai eu quelques hésitations en dictée, mais le reste s’est bien passé. L’environnement est calme, les surveillants sont corrects. Je reste confiante. Il ne faut pas se décourager », dit-elle, posée.

Durant notre passage dans ces deux centres, nous avons tenté d’obtenir les réactions des présidents de centre, afin d’avoir une vision administrative du déroulement de cette première journée. Cependant, malgré nos sollicitations, l’accès ne nous a pas été accordé. 

Au-delà de Bamako, ce sont au total 350 409 candidats qui affrontent les épreuves du DEF cette année à travers 1 842 centres répartis sur toute l’étendue du territoire national. Parmi eux, 173 767 sont des filles et 176 442 des garçons. 332 233 se présentent en tant que candidats réguliers, tandis que 18 176 composent en candidats libres.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

3 juin 2025 0 comments
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Inauguration des installations solaires
A la UneÉconomie

Œuvres sociales du Président de la Transition : lancement de l’éclairage solaire sur plusieurs axes à Bamako

by Cheickna Coulibaly 3 juin 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Le Président de la Transition, à travers son Conseiller spécial en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, a inauguré, dans la nuit du 2 au 3 juin 2025, un projet d’éclairage public solaire dans plusieurs zones clés de Bamako et Kati. La cérémonie s’est tenue sur le 3 ᵉ pont de Bamako, un endroit symbolique choisi pour souligner cette avancée significative des initiatives sociales lancées par le Général d’armer Assimi Goïta. Ce projet a pour but de renforcer la sécurité urbaine et d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Depuis le lancement de l’opération le 26 novembre 2024, jusqu’à cette inauguration, un travail considérable a été accompli. Pour assurer la qualité des équipements, les autorités ont pris le soin de vérifier leur conformité directement à la source, en visitant le site de production à l’étranger. Cette démarche illustre l’engagement du gouvernement à mettre en place un éclairage durable, efficace et adapté aux réalités locales.

Une priorité accordée à la sécurité

Au total, 1 300 lampadaires solaires ont été installés sur trois axes principaux : 626 lampadaires sur l’axe Monument de la Paix – Pont Fahd – Aéroport ; 572 lampadaires sur l’axe Square Patrice Lumumba – Aéroport ; et 102 lampadaires sur l’axe Rond-point Général Soumaré – 3 ᵉ pont – Missabougou. Ces équipements de pointe sont équipés de panneaux monocristallins de 200 watts, conçus pour résister à la poussière et à la pluie, et parfaitement adaptés aux conditions géo-climatiques locales. Ils ont une durée de vie estimée à dix ans et peuvent fournir jusqu’à 12 heures d’éclairage continu après seulement 6 heures de charge.

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, présent à la cérémonie, a souligné l’importance stratégique de ce dispositif : « Les ponts ne sont pas comparables aux routes ordinaires. Il est essentiel qu’ils soient éclairés pour renforcer la sécurité. Même en cas de coupure de courant, les axes menant aux ponts doivent rester éclairés. » Il a également insisté sur la nécessité d’un entretien rigoureux des installations : « Il ne suffit pas d’installer ces lampadaires, il faut les entretenir. Je m’engage, en tant que ministre sectoriel, à mobiliser mes techniciens, en collaboration avec ceux du district, afin de les former et de garantir la pérennité de ce dispositif offert par le Président de la Transition. »

Une action à dimension sociale et patriotique

Le Conseiller spécial du Président de la Transition, chargé des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, a rappelé la portée solidaire de ce projet : « Ce soir, nous inaugurons un éclairage solaire qui reflète la volonté du Président de la Transition d’embellir et de sécuriser nos grandes villes. Près de 2 000 lampadaires ont été installés. » Il a ajouté : « L’éclairage urbain est avant tout une question de sécurité, particulièrement dans le contexte actuel. Le Président agit par solidarité et patriotisme pour améliorer les conditions de vie des Maliens. » Avant d’inviter les Maliens capables d’en faire autant à « imiter le Président de la Transition dans ces œuvres. »

Un contrôle qualité rigoureux

Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako, Balla Traoré, a mis en avant la qualité des équipements : « Une mission a été dépêchée à l’usine de fabrication pour vérifier la conformité et la qualité des lampadaires. Ces derniers sont adaptés à notre environnement, protégés contre la poussière et les intempéries, et conçus pour durer dix ans. » Il conclut son discours en témoignant que « l’éclairage de ces axes contribue à la fois à l’embellissement et à l’assainissement de notre capitale. »

Cette initiative représente un pas important vers un éclairage urbain durable et en phase avec les réalités du Mali, « avec l’ambition de l’étendre à d’autres régions du pays » espère Aguibou Dembélé.

Cheickna Coulibaly

3 juin 2025 0 comments
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Intelligence artificielle
A la UneAnalyses

Intelligence artificielle : l’Afrique entre conditionnement et conscience

by Fousseni TOGOLA 3 juin 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Derrière le vertige de la performance algorithmique se cache un enjeu fondamental : l’autonomie intellectuelle face à la machine. L’Afrique ne peut se contenter d’être consommatrice passive de technologies conçues ailleurs. Former à l’intelligence artificielle, c’est d’abord apprendre à la décoder, la contester, la réinventer. Car une IA que l’on ne comprend pas devient vite un pouvoir que l’on subit. Et dans la bataille mondiale des idées, le vrai luxe ne sera pas d’utiliser l’IA, mais de savoir s’en servir sans s’y soumettre.

L’histoire de l’humanité est celle de ses inventions, mais aussi — surtout — de leur digestion. Après la machine à vapeur, l’électricité, la bombe atomique et le smartphone, voici venu le temps de l’intelligence artificielle. Une révolution sans visage, sans fumée ni tambour, mais d’une puissance de transformation égale à celle de toutes les précédentes réunies.

Et pourtant, dans bien des pays du sud, dont le Mali, c’est à peine si on l’évoque. L’IA ? Un tabou, un objet technologique mal identifié, qu’on utilise parfois en cachette, comme un produit illicite. L’ironie ? C’est que ceux qui l’utilisent le plus sont souvent ceux qui la dénoncent le plus bruyamment.

Quand la technologie fait peur à ceux qu’elle pourrait libérer

Il faut dire que les freins sont bien réels : connectivité faible, électricité capricieuse, infrastructures inégalitaires. Mais au-delà de ces obstacles matériels, il y a la peur du regard social, cette crainte de passer pour un incapable si l’on s’aide d’un outil algorithmique. Comme si utiliser l’intelligence artificielle était une preuve d’incompétence, alors qu’elle devrait être considérée pour ce qu’elle est : le prolongement de l’intelligence humaine.

Mais au fond, l’hostilité vient d’ailleurs. Elle vient d’un vieux réflexe anthropologique : la méfiance envers ce qui nous dépasse. L’homme a toujours redouté ses propres créatures. De Prométhée à Frankenstein, l’histoire occidentale est remplie de récits d’êtres humains punis pour avoir voulu rivaliser avec leurs dieux. L’IA n’échappe pas à cette mythologie.

Conditionnement global et réflexes coloniaux

Dans un monde façonné par des entreprises comme OpenAI, Google DeepMind ou Mistral, les puissances de l’IA sont avant tout cognitives et culturelles. Elles conditionnent nos modes d’expression, nos priorités intellectuelles, nos réflexes de recherche. Comme le notait déjà Aldous Huxley, « tous les comportements humains sont le fruit d’un conditionnement ». Dans cette perspective, l’IA devient un outil de formatage mental global.

Et c’est là que le bât blesse pour l’Afrique. Démocratiser l’IA dans un environnement historiquement relégué au second plan de la pensée mondiale, c’est risquer de substituer une nouvelle dépendance cognitive à l’ancienne domination coloniale. Si l’on ne forme pas les utilisateurs africains à penser l’outil, à le critiquer, à le maîtriser, on reconduit les anciens schémas sous des habits numériques.

Science sans conscience…

L’intelligence artificielle ne pense pas à notre place. Mais elle peut nous en dissuader. À force de déléguer le calcul, l’analyse, le jugement, on se rend peu à peu inutile à soi-même. Comme le disait Rabelais par la voix de Gargantua : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

C’est là le vrai danger : qu’une technologie censée amplifier nos capacités intellectuelles finisse par les remplacer. Et qu’à force de s’en remettre à la machine pour formuler ses idées, le cerveau humain désapprenne à les construire. Surtout dans les contextes où la conquête du savoir est encore récente, encore fragile.

Former pour ne pas subir

Il ne s’agit pas de diaboliser l’IA. Il s’agit de l’aborder avec lucidité. Ce que l’Afrique doit construire, ce n’est pas une dépendance aveugle, mais une culture de la maîtrise. Oui, l’IA est un levier extraordinaire pour accélérer l’éducation, améliorer les soins, optimiser l’agriculture. Mais elle ne doit jamais devenir un substitut à la pensée critique.

La priorité ? Former. Avant qu’il ne soit trop tard. Car dans cette course mondiale, il ne suffit pas d’être spectateur. Il faut comprendre la machine, pour ne pas lui obéir sans le savoir. Il faut lui parler sa langue, non pour lui ressembler, mais pour mieux l’utiliser à ses propres fins.

L’IA n’est pas une malédiction. C’est un miroir. Elle révèle notre désir d’aller plus vite, de faire mieux, de penser plus fort. Mais ce miroir peut aussi nous renvoyer l’image d’un monde qui délègue l’effort de réfléchir. À nous de choisir ce que nous voulons y voir. Et de décider, en toute conscience, si l’intelligence doit rester humaine.

Fousseni Togola 

3 juin 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
ActuChroniques

Routes du sang, veilles de fête : quand la Tabaski rime avec tragédie

by Chiencoro 3 juin 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’approche de la Tabaski 2025, le Mali fait face à une recrudescence tragique des accidents de la circulation. Entre imprudence des conducteurs, infrastructures fragiles et surcharge des routes, le drame de Zantiguila illustre une hécatombe silencieuse. Alors que le gouvernement de transition durcit le ton et renforce les mesures, un sursaut collectif s’impose pour que la fête ne se transforme plus en deuil national.

À chaque veille de fête, c’est le même rituel. L’effervescence monte, les marchés grouillent, les voitures se remplissent, les motos se bousculent, les bus débordent de passagers pressés d’arriver à destination. Et au détour d’un virage, surgit l’irréparable : tôle froissée, sang versé, familles endeuillées. Le Mali, en ce début de juin 2025, s’apprête à célébrer la Tabaski… mais déjà, le drame frappe, plus fort encore que les tambours de la joie.

Le 1er juin, à Zantiguila sur la route de Ségou, deux cars de transport se sont violemment percutés. Bilan provisoire : plusieurs morts, des blessés par dizaines, un pays choqué, encore une fois. Comme dans un mauvais film dont le scénario serait sans cesse rejoué, à la seule différence que les acteurs changent – mais pas le décor ni le carnage. L’excès de vitesse, l’imprudence, les véhicules fatigués, la route qui pardonne peu, et l’État encore en peine d’imposer son autorité sur cet asphalte devenu champ de guerre.

Car oui, c’est bien de guerre qu’il s’agit. Guerre contre la négligence, guerre contre le fatalisme, guerre contre le silence des chiffres. En 2023, les routes maliennes ont tué près de 700 personnes. Les victimes ? Nos jeunes, nos forces vives, nos espoirs. Les coupables ? L’indiscipline, l’irresponsabilité, l’absence de contrôle, mais aussi – osons le dire – le relâchement collectif.

Et pourtant, le gouvernement de transition ne reste pas l’arme au pied. Le Premier ministre, lucide et direct, a osé les mots justes : « crise nationale ». Une crise qui appelle une réponse nationale. Campagnes de sensibilisation, renforcement des contrôles, mobilisation intersectorielle… Rien ne sera de trop pour inverser la courbe de l’hécatombe.

Mieux encore, le Mali n’est pas seul. Avec ses frères d’armes du Burkina et du Niger, un front commun pour la sécurité routière se forme. Partage de données, harmonisation des stratégies, synergies régionales… Les États souverains de l’Alliance des États du Sahel s’organisent aussi sur le terrain de la route, où chaque vie sauvée est une victoire contre le chaos.

Mais il faudra plus. Il faudra que les chauffeurs lèvent le pied, que les passagers osent protester, que les policiers appliquent la loi, que les garagistes dénoncent les défaillances, que les ministères continuent d’unir leur souffle. Il faudra une révolution des comportements. Une révolution de la conscience civique.

Car entre l’explosion d’un mouton et celle d’un car, il n’y a qu’un virage mal négocié. Et la Tabaski, dans sa grandeur symbolique, mérite mieux que des larmes versées sur des corps mutilés. Elle mérite des familles réunies, des repas partagés, des routes sûres.

La fête, c’est vendredi. Mais le vrai sacrifice, c’est aujourd’hui : celui de nos mauvaises habitudes.

Chiencoro Diarra 

3 juin 2025 0 comments
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Wassim Nasr, journaliste de France 24.
A la UneLes démystificateurs du Sahel

Prétendu refus de la Turquie de fournir des munitions à l’État malien : Faux ! Le journaliste de France 24, Wassim Nasr, propage une intox

by Sahel Tribune 3 juin 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans une énième tentative de désinformation, le journaliste Wassim Nasr, présenté comme un spécialiste des mouvements djihadistes sur la chaîne France 24, a affirmé que la Turquie aurait refusé de livrer des munitions pour drones à l’État malien, en raison de prétendus arriérés de paiement dans le cadre de contrats d’armement.

Selon une source officielle au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Mali, ces allégations ne reposent sur aucun fait vérifiable. Au contraire, les relations de coopération militaire entre Bamako et Ankara sont solides, actives et empreintes de respect mutuel. Les FDS, qui enregistrent ces derniers jours des succès notables sur plusieurs fronts contre les Groupes Armés terroristes (GAT), n’ont subi aucun blocage en matière de soutien logistique ou d’approvisionnement militaire en provenance de la Turquie.

Une accusation grave, mais totalement infondée

Il est clair que cette rumeur savamment orchestrée vise à saper le moral des troupes maliennes, en pleine lutte contre les menaces terroristes. Or, à ce jour, le journaliste Wassim Nasr n’a présenté aucun document ni cité la moindre source officielle susceptible d’appuyer ses affirmations. Son récit repose uniquement sur des insinuations, sans fondement ni rigueur journalistique.

De sources concordantes à Bamako comme à Ankara, il ressort que la coopération bilatérale en matière de défense demeure dynamique, fluide et conforme aux engagements réciproques. Toute tentative d’y jeter le discrédit relève donc de la manipulation pure et simple.

Cette forme de communication malveillante, dissimulée sous les atours du journalisme d’investigation, alimente sans scrupule les narratifs des ennemis de la paix. Elle constitue une forme de complicité médiatique, volontaire ou non, avec les groupes armés terroristes qui cherchent à affaiblir l’État malien et ses partenaires.

Il est temps d’interpeler publiquement Wassim Nasr : le journalisme ne saurait être un relai d’intoxication ou un instrument de guerre psychologique. Qu’il publie ses sources, ou qu’il reconnaisse avoir menti.

Tientigui

3 juin 2025 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Dioura, Boulkessi, Tombouctou : l’armée malienne sur tous les fronts

by Sahel Tribune 2 juin 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, l’offensive terroriste qui s’est intensifiée entre mai et juin 2025, loin d’annoncer la défaite, révèle au contraire la dure réalité d’un État en pleine reconstruction, sous pression mais résolu. Les Forces armées maliennes (FAMa), attaquées sur plusieurs fronts, opposent désormais une riposte mieux structurée, avec l’appui de partenaires stratégiques non-alignés. Dans ce contexte de tumulte, la Transition conduite par le président Assimi Goïta n’entend céder ni un pouce de souveraineté, ni un millimètre de terrain.

L’attaque du camp militaire de Dioura, le 23 mai, a sans doute été l’une des plus meurtrières depuis la montée en puissance des FAMa. Mais faut-il y voir un effondrement du dispositif militaire ? Non, c’est plutôt un « point de bascule » vers une réorganisation accélérée des postures défensives. En dépit des pertes – 41 soldats tombés au champ d’honneur –, c’est la leçon d’une armée confrontée à une guerre asymétrique et déterminée à en décoder les mécanismes.

À Boulkessi, le 1er juin, la réplique fut cette fois rapide et musclée. Des colonnes d’assaillants neutralisées, des opérations de ratissage aérien engagées, la zone entièrement reprise sous contrôle : les FAMa démontrent que l’expérience du feu commence à se transformer en doctrine opérationnelle. Le message est clair : plus aucune incursion ne restera sans réponse.

Quant à Tombouctou, haut lieu de l’histoire malienne, l’attentat-suicide qui a frappé son camp militaire le 2 juin visait à frapper la symbolique. Il ne l’a pas ébranlée. Au contraire, il a renforcé la détermination des autorités à ne pas céder à l’intimidation, à ne pas plier sous le choc mais à consolider l’essentiel : la présence régalienne sur l’ensemble du territoire.

Une guerre complexe, une réponse souveraine

Ce que révèlent ces attaques, c’est d’abord la montée en gamme des groupes armés terroristes, désormais mieux équipés, mieux coordonnés et infiniment plus mobiles. Mais ce qu’elles illustrent surtout, c’est le refus des autorités maliennes de traiter ce défi par la soumission. Le président Assimi Goïta a toujours défendu un triptyque d’action publique : souveraineté, choix stratégiques assumés, défense des intérêts vitaux du peuple. La guerre en cours est aussi une guerre de positionnement géopolitique.

La coopération avec la Russie et d’autres partenaires stratégiques non-occidentaux traduit une nouvelle autonomie malienne en matière de sécurité. Fini le paternalisme des alliances conditionnées. Le Mali, aujourd’hui, choisit ses alliés selon ses priorités, non selon les injonctions de chancelleries étrangères.

Les FAMa face au défi de la modernisation

Certes, les lacunes persistent : retards de renforts, faiblesses de communication tactique, dépendance aux appuis aériens. Mais ces défis sont désormais intégrés dans un programme de réforme militaire globale. Des campagnes de recrutement ciblées, des formations renforcées, des investissements lourds dans les moyens technologiques, sans oublier la mise en place d’un commandement unifié sont autant de jalons d’une armée de demain, forgée dans l’épreuve d’aujourd’hui.

Oui, des violations ont été signalées. Oui, des bavures sont à documenter. Mais ne nous y trompons pas : le Mali ne mène pas une guerre sale, il mène une guerre juste dans un environnement tordu. Là où les FAMa interviennent, c’est souvent pour libérer des localités entières d’un joug terroriste qui pille, viole, tue et impose sa loi moyenâgeuse.

À ceux qui, dans certaines ONG, veulent établir une équivalence entre bourreaux et défenseurs de la République, les autorités rétorquent par des actes : réformes judiciaires, encadrement accru des troupes, lutte contre l’impunité. Le Mali n’a pas renoncé à sa morale, il l’adapte à la dure réalité du terrain.

Une Transition sous pression, mais debout

La Transition malienne, depuis 2021, fait face à tout : sanctions, désengagements, isolements, campagnes de diabolisation. Et pourtant, elle tient. Non par obstination aveugle, mais par conviction nationale. Le président Goïta et son gouvernement n’ont jamais promis la facilité. Ils ont promis la refondation.

Et cette refondation passe par le feu. Par la résilience. Par la patience. En attendant, les FAMa se battent, les civils résistent, l’État se reconstruit, et le Mali avance, souverain et digne, face à l’adversité.

A.D

2 juin 2025 0 comments
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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
A la UneAnalyses

La diplomatie sénégalaise : une chute de trop

by Bocar Harouna Diallo 2 juin 2025
written by Bocar Harouna Diallo 2 minutes read

En 2025, la diplomatie sénégalaise est ébranlée par une série de défis internes et externes. Entre instabilité régionale, repositionnements géopolitiques et revers sur la scène continentale, notamment à la BAD, le Sénégal est appelé à repenser en profondeur ses stratégies diplomatiques.

La diplomatie sénégalaise est confrontée, en 2025, à plusieurs défis de taille. L’instabilité régionale, exacerbée par les conflits au Mali et au Burkina Faso, complique sérieusement les efforts de médiation traditionnels du Sénégal. À cela s’ajoute l’influence grandissante des puissances non occidentales, comme la Chine et la Russie, qui limitent la marge de manœuvre de Dakar sur la scène diplomatique.

De nouveaux enjeux transversaux à intégrer

Le changement climatique, les migrations environnementales et la cybersécurité sont autant de problématiques émergentes qui exigent des réponses innovantes. Ces nouveaux défis imposent au Sénégal de moderniser ses outils diplomatiques et de s’adapter à une réalité géopolitique mouvante.

Par ailleurs, les tensions socio-économiques et politiques internes pèsent sur la capacité du pays à mener une diplomatie active. Une stabilité interne solide demeure un préalable indispensable à une diplomatie efficace. Dans ce contexte, une communication stratégique devient essentielle pour clarifier les priorités nationales et projeter une image cohérente à l’international.

La défaite à la BAD, un révélateur

La récente défaite du candidat sénégalais à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) illustre à elle seule les limites actuelles de la diplomatie sénégalaise. Ce revers met en lumière l’urgence d’un repositionnement stratégique et d’une capacité de lobbying plus affirmée au sein des grandes instances continentales et internationales.

Pour relever ces défis, le Sénégal doit adopter une diplomatie plus proactive, renforcer ses capacités institutionnelles et nouer des alliances durables. La modernisation de son appareil diplomatique, la professionnalisation de ses représentants et une meilleure articulation entre diplomatie économique, environnementale et sécuritaire sont désormais indispensables.

Une diplomatie d’influence à reconstruire

Le lobbying, longtemps sous-estimé, s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique incontournable. Il doit permettre au Sénégal de défendre ses intérêts, d’influencer les décisions internationales et de capter les investissements nécessaires à son développement.

Pour ne pas subir l’ordre mondial en recomposition, le Sénégal doit redevenir un acteur agile, audible et influent. Cela passe par une remise en question lucide, une refondation de ses instruments diplomatiques et un engagement plus fort dans la diplomatie régionale et multilatérale.

Bocar Harouna DIALLO, Géographe

boxdiallo@hotmail.fr

2 juin 2025 0 comments
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