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Investiture du Colonel Assimi Goita
A la UneAnalyses

Mali : Quatre ans de transition, quatre ans de refondation

by Chiencoro 7 juin 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Par un style d’autorité calme et déterminée, Assimi Goïta a façonné une nouvelle grammaire politique malienne. Quatre ans après sa prise de pouvoir, le Mali du 7 juin 2025 n’est plus celui du 7 juin 2021.

Le 7 juin 2025 marque un tournant symbolique dans la trajectoire d’un pays dont le destin est désormais intimement lié à celui de l’homme qui en est devenu le visage : le général Assimi Goïta. Quatre ans après avoir prêté serment dans une atmosphère de tension et d’espérance mêlées, le président de la transition est parvenu à s’imposer comme un pivot central de la réinvention de l’État malien.

Issu des rangs des forces spéciales, forgé dans le feu de la lutte antiterroriste, Goïta ne s’est jamais départi de son flegme militaire. À la tête d’un pays rongé par une décennie d’instabilité, il a opté pour une stratégie que certains qualifient de radicale, d’autres de salutaire : le recentrage. Recentrage sur la souveraineté nationale. Recentrage sur la sécurité intérieure. Recentrage sur la maîtrise du calendrier politique.

Une gouvernance militaire assumée

Depuis sa deuxième prise de pouvoir en mai 2021 – justifiée à l’époque comme une « rectification » de la transition –, Assimi Goïta a consolidé une autorité que peu contesteront aujourd’hui dans les cercles du pouvoir à Bamako. L’alliance initiale avec des figures civiles du M5-RFP, incarnée notamment par la nomination de Choguel Kokalla Maïga au poste de Premier ministre, a permis d’unifier les ailes militaires et civiles du changement. Une union certes pragmatique, parfois houleuse, mais nécessaire.

Sous sa houlette, le gouvernement malien a opéré des ruptures inédites avec son passé immédiat : retrait de la MINUSMA, mise à distance des partenaires historiques, notamment la France, et renforcement des alliances nouvelles avec des puissances alternatives, dont la Russie. Sur le plan interne, la transition a été prorogée pour permettre, selon ses défenseurs, « la restauration effective de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ».

Sécurité, souveraineté et solidarité

Dès ses premières déclarations, le président Goïta a martelé que la lutte contre le terrorisme primerait sur toute autre échéance. En cela, il a fait de la sécurisation du pays un préalable non négociable. Des zones naguère abandonnées à la merci des groupes armés ont vu le retour progressif des FAMa, mieux équipées, mieux formées, et surtout portées par une volonté politique affirmée de reconquête.

Sur le plan social, la politique d’œuvres présidentielles – électrification solaire de centres de santé, soutien aux familles de militaires tombés, initiatives communautaires – vient humaniser une gouvernance souvent perçue comme rigide. Le discours officiel se veut sobre, parfois martial, mais toujours ancré dans la volonté de redonner au peuple malien la fierté de sa souveraineté retrouvée.

Une opposition désorientée

Certes, tout n’est pas parfait. L’opposition politique, morcelée et parfois marginalisée par la dissolution des partis, dénonce une concentration du pouvoir. Mais dans les rues de Bamako comme dans les villes de l’intérieur, une partie non négligeable de la population applaudit la fin d’un cycle de promesses non tenues et le retour à un langage de résultats. Le « giga meeting » de juin 2024, rassemblant des milliers de partisans, en est la preuve manifeste.

Assimi Goïta aime à convoquer l’ombre tutélaire de Modibo Keita, figure fondatrice d’un Mali indépendant. Par cette filiation symbolique, il affirme inscrire son action dans le long terme, au-delà des critiques de conjoncture. À ceux qui s’interrogent sur la fin de la transition, il répond par l’action sécuritaire, la stabilisation économique, et le rétablissement d’un État en capacité d’imposer l’ordre et de défendre son territoire.

Quatre ans après le serment du Centre international de conférence de Bamako, le président Goïta ne dirige pas seulement un État en transition. Il incarne, aux yeux de ses soutiens, un Mali debout, souverain, et désormais maître de ses choix. Les défis demeurent – insécurité résiduelle, crise de l’électricité, inflation – mais l’élan populaire reste perceptible. La refondation est en marche. Et pour une frange croissante de la population, l’essentiel est là : ne plus reculer.

Chiencoro Diarra

7 juin 2025 0 comments
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Les réseaux sociaux
ActuSécurité

Contre la démoralisation des forces armées sur les réseaux sociaux : le procureur anti- cybercriminalité se fait entendre 

by Sidi Modibo Coulibaly 5 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

L’utilisation des médias sociaux a transformé, en ce qui concerne l’accès aux informations, le monde en un seul village. Les informations sont diffusées et partagées à la minute.  Cependant, son utilisation pour des desseins malsains prend de l’ampleur et particulièrement au Mali qui est plongé dans une crise sécuritaire depuis plus de dix ans. C’est pourquoi le procureur anti-cybercriminalité est monté au créneau.

C’est à travers un communiqué en date du jeudi 05 juin 2025 que le procureur dit avoir constaté sur les réseaux sociaux « des images malsaines, sensibles, tendancieuses et sources d’amalgames des éléments des forces armées maliennes ». Doucara Juliette Ouattara, la signataire du communiqué, souligne que ces images ont pour but de « nourrir et d’entretenir la propagande des organisations terroristes et de créer ainsi des troubles dans l’ordre public ». 

Pour la magistrate poursuivante, ces actes sont le plus souvent motivés par « le désir ignoble de désinformer, de démoraliser, de créer la psychose et la terreur au sein des forces armées. » Doucara Juliette Ouattara précise que ces actes sont constitutifs d’infractions à la loi pénale et passible de sanctions pénales. Avant de conclure en affirmant qu’aucun agissement infractionnel ne sera toléré, elle indique que la diffusion et le partage de ces images exposent leurs auteurs, leurs co-auteurs et complices à des poursuites pénales.

Il faut reconnaître que depuis longtemps des images démoralisatrices des forces armées et même des populations font l’objet de diffusion et de large partage sur les réseaux sociaux. Le phénomène s’est amplifié, ces derniers jours, avec l’intensification des attaques terroristes. 

Contre les activités obscènes

Le 29 avril 2025, le même bureau du procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité a publié un communiqué signé par Dr Adama Coulibaly, Procureur. Le magistrat poursuivant fustige l’utilisation des réseaux sociaux à des fins d’activités obscènes de tout genre. D’après son communiqué les plateformes digitales comme TikTok, WhatsApp, Instagram, Télégramme, Snapchat,… sont devenues « des lieux de vente de produits liés à l’intimité ou à la santé, mais aussi de véritables foyers de proxénétisme et d’incitation à la débauche. » 

En ce qui concerne les foyers de proxénétisme, il précise qu’« Il s’agit en l’espèce de groupes et de pages qui proposent leurs services en vue de mettre en relation des hommes et ou des femmes. »  Et Dr Coulibaly d’ajouter que ces activités sont contraires aux bonnes mœurs et susceptibles de troubler l’ordre public. Pour ce faire, il a rappelé qu’elles sont lourdement punies par l’article 512-53 et les articles 325-6, 325-8 du Code pénal. Autrement dit, les peines vont d’un à sept ans d’emprisonnement et une amende de 10 millions de FCFA. 

Les peines applicables 

Ces peines sont aussi applicables aux personnes qui fabriquent ou détiennent tous imprimés, écrits, dessins, affiches, gravures, peintures, photographies, films ou clichés, matrices ou reproductions photographiques, emblèmes, objets ou images contraires aux bonnes mœurs en vue d’en faire commerce, distribution, location, affichage ou exposition. Elles le sont, toujours selon le communiqué, pour toute personne qui importe ou fait importer, exporte ou fait exporter, transporte ou fait transporter sciemment ces objets aux mêmes fins ou les affiche, expose, ou projette aux regards du public. Sans oublier celles qui les vendent, louent, mettent en vente ou en location, même non publiquement. 

En tout cas, on peut espérer qu’avec cette montée au créneau du bureau du procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, la diffusion d’images de démoralisation des forces armées va sensiblement diminuer, voire disparaître, tout comme pour les activités obscènes.

Sidi Modibo Coulibaly

5 juin 2025 0 comments
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Pollution au plastique
A la UneClimat et environnement

Journée mondiale de l’envrionnement : le Sahel à l’épreuve d’un poison invisible

by Sahel Tribune 5 juin 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À Bamako, Ouagadougou et Niamey, pays de l’AES, le plastique sature les rues, colonise les fleuves et s’infiltre jusque dans les ventres du bétail. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement 2025, célébrée chaque 5 juin, retour sur une crise silencieuse aux racines politiques, économiques et existentielles.

C’est une guerre sans kalachnikovs ni drones FPV. Une guerre lente, insidieuse, contre un ennemi translucide et omniprésent : le plastique. Dans le triangle sahélien formé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette matière dérivée du pétrole et du laissez-faire politique colonise le quotidien. Sacs noirs qui volent au vent, caniveaux bouchés à Bamako, troupeaux décharnés à Zinder, maraîchers désespérés à Bobo-Dioulasso : autant de scènes d’un désastre écologique devenu chronique.

Du poison à la paralysie

En 2021, les pays d’Afrique de l’Ouest — y compris ceux qui n’ont jamais vu la mer — ont consommé 7,9 millions de tonnes de plastique. D’ici à 2026, ils en avaleront 12 millions. Dans cette courbe exponentielle, le Sahel intérieur tient une place singulière : faible capacité de recyclage, contrôle douanier défaillant, et dépendance quasi-totale à l’importation. Trois conditions d’une vulnérabilité économique qui rime avec pollution massive.

Au Mali, 320 000 tonnes de déchets plastiques s’entassent chaque année. À Bamako, les ordures obstruent les canalisations, aggravant les inondations saisonnières. Sur les berges du Niger, les sacs tissés d’Asie étranglent la photosynthèse, réduisent les rendements agricoles, bloquent les systèmes d’irrigation. Le même fleuve Niger, cette artère mythique célébrée par Hampâté Bâ, devient cloaque dans sa traversée sahélienne.

Et que dire de la loi ? À Bamako, elle existe — sur le papier. Interdiction des sachets plastiques depuis 2014, jamais ratifiée, jamais appliquée. Cette loi indiquait en son article 1er : « La présente loi interdit, à compter du 1er janvier 2014, la production, l’importation et la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. » Le président IBK l’avait rangée dans un tiroir poussiéreux. Les militaires au pouvoir depuis 2021 n’ont pas encore rouvert ce tiroir, occupés qu’ils sont par d’autres priorités jugées vitales.

Le Burkina Faso, radical mais fragile

À Ouagadougou, l’approche est plus frontale. Interdiction totale depuis octobre 2024, même pour les sachets biodégradables. Motif ? Le cheptel national a perdu 30 % de ses effectifs, les estomacs de zébus ne digérant pas les sacs d’importation. Roger Baro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso, fait le dos rond : « Une transformation en profondeur des circuits économiques est inévitable », concède-t-il.

Le paradoxe saute aux yeux. Le pays, pionnier de la prohibition plastique, ne compte que deux centres de tri fonctionnels. Le recyclage ? Une idée noble, mais sous-financée. Le projet lancé en 2009 avec la Fondation Veolia s’essouffle. Les jeunes de l’association Espoir Jeune Burkinabé dénoncent l’absence de coordination. Résultat : 1 850 tonnes collectées… pour des centaines de milliers rejetées chaque mois.

Niger : les plastiques du silence

À Niamey, la loi existe aussi. Depuis 2014. Elle dort dans les mêmes limbes administratifs qu’à Bamako. Pendant ce temps, le fleuve Niger se transforme en delta empoisonné. Le débit a chuté de 18 % en cinq ans à Tillabéri. Les semences ne germent plus. Les phtalates — ces plastiques invisibles mais mortels — gangrènent les sols. Dans les dispensaires, les cas de choléra liés à l’obstruction des égouts explosent.

Colonel Boukar Koura Yagana, en charge de la salubrité urbaine, parle d’un cycle infernal : « Les sachets non biodégradables persistent 400 ans. Mais les importations illégales les rendent omniprésents. » Résultat : 55 % du plastique utilisé au Niger échappe à tout contrôle officiel.

Des mines et des paradoxes

À la mine d’or de Loulo, dans l’ouest malien, un modèle à contre-courant. L’entreprise — un géant sud-africain — a mis en place un système interne de gestion des plastiques. Elle expérimente des bioplastiques à base de déchets agricoles. 40 % de réduction de l’usage classique. Mohamed Keïta, directeur adjoint du pôle environnemental, ne mâche pas ses mots : « On ne peut pas attendre que l’État légifère. Il faut agir. »

Ici, la politique écologique devient stratégie économique. Et moyen de communication.

Un avenir ? Entre pavés et diplomatie verte

Les signaux d’espoir ? À Bamako, des start-up transforment les plastiques en pavés écologiques. À raison de cinq tonnes recyclées par mois, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais elle existe. À Abuja, le programme WACA promet 200 millions de dollars pour des alternatives régionales. Et à Ouagadougou, une timide réflexion transfrontalière commence à émerger.

La pollution plastique est un révélateur. Elle dit tout d’un État absent, d’institutions démunies, mais aussi d’une jeunesse créative et d’un tissu associatif résilient. Elle montre les limites de la souveraineté proclamée lorsqu’elle ne se traduit pas en capacité d’agir, de collecter, de recycler.

En ce 5 juin 2025, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel, célèbrent une souveraineté retrouvée. Mais le vrai combat, celui contre ce pétrole solidifié qui tue sans bruit, commence à peine.

A.D

5 juin 2025 0 comments
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Migration
A la UnePolitique

Interdiction d’entrée sur le sol américain : les ressortissants maliens ne sont pas concernés

by Sidi Modibo Coulibaly 5 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans son pays, le président des États unis d’Amérique, Donald Trump, a pris une décision importante d’interdiction d’accès dans son pays à une vingtaine de pays parmi lesquels il y a onze pays africains. À la surprise des détracteurs, le Mali n’y figure pas.

Selon un décret pris par le président américain, Donald Trump, mercredi 4 juin 2025 et publié jeudi 5 juin 2025 sur le compte X de la Maison-Blanche, il est instauré des restrictions d’entrée plus strictes aux États-Unis pour les citoyens de 19 nations, dont onze en Afrique, dans le but de renforcer la sécurité nationale et de combattre le terrorisme. Parmi ces 19 pays, certains sont partiellement interdits d’accès tandis que d’autres le sont totalement. Toutes ces mesures entrent en vigueur à partir du 09 juin 2025.

Douze (12) pays, dont sept (7) Africains totalement interdits d’accès

D’après le décret, Trump a indiqué qu’après avoir examiné le rapport décrit dans la sous-section (d) de cette section, et après avoir pris en compte les objectifs des États-Unis en matière de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme, qu’il a décidé de restreindre et de limiter totalement l’entrée des ressortissants des 12 pays, dont sept (7) sont africains : Guinée équatoriale, Érythrée, Libye, Somalie, Soudan, Tchad, République du Congo (Congo-Brazzaville). Les autres pays sont : Burma (Birmanie), Afghanistan, Haïti, Iran, Yémen. 

Les restrictions pour les ressortissants de ces pays comprennent non seulement l’interdiction d’entrée sur le territoire américain, mais aussi pour les immigrants et les visiteurs temporaires. « Nous ne pouvons pas permettre une immigration ouverte en provenance de pays où nous ne pouvons pas, en toute sécurité et de manière fiable, vérifier et filtrer [les individus]… », pouvait-on lire sur le compte X de la Maison-Blanche.

Les restrictions partielles concernent la limitation de l’accès aux États-Unis d’Amérique pour certaines catégories de voyageurs. Les sept (7) pays concernés sont : Burundi, Sierra Leone, Togo, Cuba, Laos, Turkménistan et Venezuela. Des exceptions sont prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux États-Unis sert l’intérêt national.

Causes de ces restrictions 

Le président américain justifie la prise de ce décret (« travel ban« ) par la récente attaque à Boulder, dans le Colorado. Le 47e président des États-Unis d’Amérique a indiqué que cette attaque avait révélé les dangers extrêmes que représente pour les États-Unis, l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés. Bien qu’étant le pays d’origine de l’homme de 45 ans accusé d’avoir commis l’attaque, l’Égypte ne figure pas sur la liste des pays sous le coup de cette nouvelle interdiction. 

Autrement dit, cette mesure a été prise par la nécessité de « préserver la sécurité nationale, lutter contre le terrorisme et défendre les intérêts de la politique étrangère des États-Unis ». Par ailleurs, Donald Trump souligne que lors de son précédent mandat, il avait pris, en 2017, des mesures de restrictions à l’encontre principalement des pays musulmans. D’après lui, ces mesures avaient permis de protéger les États-Unis des attaques terroristes similaires à celles survenues en Europe.

En parcourant le décret, on constate que le Mali ne fait partie ni de la première catégorie ni de la seconde. Pourtant, certains pays européens ont placé le Mali dans la zone rouge, c’est-à-dire une zone non fréquentable pour raisons de sécurité. Autrement, ils ont indexé le Mali comme « pays terroriste ». Malgré cette campagne de dénigrement à l’endroit de ce pays sahélien, le pays de l’oncle Sam n’a pas suivi l’ancienne métropole et ses alliés dans une direction d’isolement du Mali et au-delà des pays membres de la confédération de l’alliance des États su Sahel (AES).

SMC

5 juin 2025 0 comments
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Mikailou Cisse
A la UneBillet d'humeur

Mali : Tenir debout dans la poussière

by Mikailou Cissé 5 juin 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

À Diallassagou, Bankass ou Guiré, les balles sifflent et les silences pèsent. Pourtant, au milieu de la peur et du chaos, l’État malien tente de rester debout. Dans cette analyse intime, Mikailou Cissé, professeur de philosophe au niveau de l’enseignement secondaire général, explore, souvent une dose de fiction, la guerre non pas comme affrontement militaire, mais comme lutte pour préserver l’humanité, la parole et l’espoir dans les villages oubliés.

Il y a des villages où le silence ne repose pas : il pèse. Diallassagou, Toguéré-Coumbé, Guiré… Des noms qu’on entend dans les journaux, associés à des bilans, à des chiffres. Mais derrière chaque nom, il y a une place vidée, une mosquée à moitié détruite, un puits abandonné. Et toujours cette même question : comment continuer à vivre, quand tout semble s’effondrer autour ?

Je suis allé dans ces villages. Pas pour faire un reportage. Pour comprendre ce qui fait qu’on reste. Ce qui fait qu’on croit encore. Ce qui pousse des femmes à planter du mil malgré les fusils au loin, des hommes à garder les troupeaux même quand les sentiers ne sont plus sûrs. Ce que j’ai vu, ce n’est pas de l’héroïsme. C’est une forme de courage plus discret : celui de ceux qui restent quand tous les repères tombent.

Quand l’État se bat pour rester présent

L’État malien n’a pas disparu. Il ne fait pas de miracles. Mais il reste là. À travers ses soldats, qui parfois ne dorment pas trois nuits de suite. À travers ces convois qui ravitaillent les zones les plus reculées. À travers ces agents de santé, ces enseignants, ces préfets qui tiennent malgré tout. Parfois sous menace. Parfois seuls. Mais ils tiennent.

J’ai parlé à une infirmière à Bankass. Fatimata. Elle m’a dit : « J’ai voulu partir. Trois fois. Et puis j’ai vu que les enfants n’avaient personne d’autre. Alors je suis restée. » Son centre de santé a été ravitaillé la semaine dernière. Pas assez, mais c’est déjà ça. Grâce à l’armée. Grâce à l’organisation des autorités locales. Ce ne sont pas de grandes victoires, mais c’est la preuve qu’on avance.

La guerre n’est plus une guerre. C’est un oubli organisé

Ce que nous vivons, ce n’est pas seulement une guerre. C’est un effacement. Les groupes djihadistes ne viennent pas conquérir. Ils viennent effacer : les écoles, les marchés, les souvenirs. Ils sèment la peur, ils interdisent les fêtes, ils dictent des règles absurdes. Et puis ils disparaissent. Jusqu’à la prochaine attaque.

Mais ce qui est plus dangereux que les armes, c’est ce qu’ils laissent : le doute. L’impression que rien ne changera. C’est là que l’État doit être fort. Pas seulement par la force, mais par la parole. Par l’écoute. Par la réparation.

Des soldats jeunes, épuisés, mais debout

J’ai vu des soldats. Souvent très jeunes. Ils n’ont pas de grandes phrases. Mais ils m’ont parlé de leurs mères, de leurs villages. L’un m’a dit : « Je suis ici pour que ma sœur puisse continuer à vendre au marché. » Ce n’est pas de la politique. C’est de l’amour. C’est cela, la vraie raison de leur engagement.

Oui, certains sont tombés. Trop. Mais d’autres sont là. Et ils demandent juste à ce qu’on ne les oublie pas. À ce qu’on comprenne que derrière chaque opération, chaque patrouille, il y a un être humain qui veut rentrer vivant.

Redonner du sens

Les autorités maliennes, dans ce contexte, tentent de recoudre un tissu déchiré. Ce n’est pas parfait. C’est lent. Mais c’est réel. Et c’est visible. Chaque poste reconstruit, chaque école rouverte, chaque fonctionnaire qui retourne dans sa bourgade natale, est une victoire.

Je ne veux pas conclure avec des chiffres. Ce serait trahir ce que j’ai vu. Je veux conclure avec cette image : une vieille femme, à Diallassagou, qui arrose encore ses plants de gombo, malgré tout. « Même s’ils reviennent demain, je ne vais pas les laisser mourir », m’a-t-elle dit. Elle parlait de ses plantes. Mais aussi, je crois, de son pays.

Il n’y a pas de paix simple. Mais il y a une chose qui ne meurt pas : la volonté de rester debout. Et c’est là que se joue la véritable bataille du Mali.

Mikaïlou Cissé

5 juin 2025 0 comments
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Embouteillage à Bamako.
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Tabaski : le grand défi des transporteurs face à l’afflux massif  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

À l’approche de la Tabaski, Bamako est prise dans un double mouvement. D’un côté, un afflux massif de passagers quittant la ville pour rejoindre leurs familles en région, poussés par le désir de fêter en communion. De l’autre, la capitale est en effervescence avec une forte demande en transports urbains vers les marchés, où les habitants s’activent pour les achats festifs. Telimani et Sotrama naviguent dans des embouteillages paralysants, tandis que les grandes compagnies gèrent des bus bondés. Ce chassé-croisé révèle les défis logistiques d’une ville où les traditions familiales dictent le rythme frénétique de la mobilité.

Le véritable baromètre de cette période, ce n’est pas tant le mouvement intra-urbain dans sa globalité, mais ce double dynamique. D’une part, une vague humaine qui déferle vers l’extérieur pour les retrouvailles familiales, et d’autre part, une effervescence intense des achats de dernière minute qui concentre la demande sur des zones précises de la ville.

Une ville est pleine de monde

Yacouba Cissé, de la compagnie Sonef Transport, en est le parfait témoin du premier mouvement. « L’afflux de passagers est tout simplement énorme en cette période de Tabaski », s’exclame-t-il, un mélange de satisfaction et de fatigue dans la voix. « Chacun veut aller fêter en famille dans sa localité. Nos bus sont pleins, archi-pleins. C’est une bénédiction pour notre activité, mais aussi un défi quotidien pour gérer un tel volume ». Les quais de la gare routière de Sonef ne désemplissent pas, avec des familles entières, bagages et moutons parfois, attendant patiemment leur tour pour rejoindre Ségou, Sikasso, ou d’autres régions du Mali.

Pourtant, en ville, la situation est plus nuancée pour les transports urbains comme les Sotrama et les Telimani. Si Seydou Dimbo, conducteur de Telimani, observe une baisse des « longues » courses dues aux départs massifs, il souligne aussi un regain de la demande pour les trajets courts et moyens, spécifiquement vers les marchés. « Beaucoup de passagers quittent Bamako, c’est vrai, mais cela réduit le nombre de personnes qui ont besoin de se déplacer loin. Mais en même temps, la ville est pleine de monde qui va et vient pour les achats de la fête, notamment les tissus, les épices, les ustensiles, tout ce qu’il faut pour le grand repas ».

Chaka Sangaré, un autre conducteur de Telimani au carrefour de Wara, à Yirimadio, confirme cette concentration de la demande. « Le marché est lent pour les voyageurs inter-quartiers hors des zones commerciales. Mais dès que tu es près d’un marché comme Dibida ou du Grand Marché, la demande explose. Les gens chargent leurs sacs, leurs paquets, ils ont besoin de se déplacer rapidement d’une boutique à l’autre ».

Une demande urbaine hyper-localisée, le cas des Sotrama et Telimani

Pour les Sotrama, la situation est particulièrement complexe. Bien qu’ils bénéficient de la demande des acheteurs, ils sont aussi les premières victimes de l’engorgement routier causé par cette même activité commerciale. Souleymane Coulibaly, chauffeur de Sotrama, l’explique : « C’est les embouteillages qui nous rendent fous ! Surtout près des gares routières et du grand marché. 

Les bus de campagne [ceux qui partent de la ville] bloquent tout en attendant leurs départs, et nous, les Sotrama, on est pris dedans. En plus, les gens viennent de tous les quartiers pour faire leurs achats, ça crée une congestion incroyable ». Pour les Sotrama, la demande est forte, mais l’efficacité du service est mise à mal par l’incapacité à circuler fluidement. Les trajets deviennent plus longs et moins rentables, malgré l’afflux de passagers désireux se rendre aux marchés.

Les Telimani, malgré leur agilité, ne sont pas épargnés. Malick Diallo, conducteur de Telimani, témoigne : « Il y a une bonne demande pour les courses vers les marchés, c’est clair. Mais l’embouteillage, c’est le problème. On zigzague, on essaie de passer, mais parfois, c’est juste impossible. Les clients sont pressés, ils ont mille choses à acheter, et nous, on est bloqué ». La demande est là, concentrée sur des itinéraires spécifiques et des heures de pointe liées aux achats, mais la fluidité reste le défi majeur.

Sécurité et tensions, le revers de la médaille de l’affluence

L’intensité du trafic, l’empressement des passagers à finaliser leurs achats pour la fête, et le stress des transporteurs créent un climat de tension palpable. Ousmane Arama, un jeune chauffeur de Sotrama, est particulièrement sensible à cette pression. « Les clients sont pressés, ils veulent qu’on roule vite pour aller chercher ceci ou cela pour la fête. Mais avec l’embouteillage et le Sotrama rempli, c’est très dangereux. 

La sécurité de nos clients passe avant tout ». La vigilance est de mise, d’autant plus que les disputes avec les passagers pressés sont fréquentes, comme le rapporte Souleymane Coulibaly, qui doit souvent expliquer pourquoi il ne peut pas les déposer « exactement là où ils veulent » à cause de l’encombrement.

L’afflux massif de passagers pour la Tabaski, dicté par le profond désir de retrouvailles familiales, mais aussi par l’intense activité d’achats en ville, révèle à quel point le système de transport de Bamako est sous pression. Au-delà des gains économiques pour certains, c’est une mise à l’épreuve de l’infrastructure et de l’organisation urbaine face à une double volonté collective. 

La Tabaski, impératif de retrouvailles

Les transporteurs, qu’ils soient de Sonef Transport, Coulou Transport, ou les conducteurs de Sotrama et de Telimani, appellent à une meilleure gestion de cette période critique. Des solutions concertées entre la mairie, les compagnies de transport et la police de la circulation sont urgentes pour fluidifier les départs, gérer les zones d’attente et, surtout, améliorer la circulation autour des marchés et des points névralgiques de la ville. L’objectif est d’assurer que chaque Malien puisse rejoindre sa famille en toute sécurité et faire ses achats sans que le voyage ne devienne un parcours du combattant.

La Tabaski, avec son impératif de retrouvailles, met Bamako à rude épreuve. Derrière chaque trajet ardu, chaque heure perdue dans les embouteillages, se cache la motivation simple et puissante de la communion familiale. Les témoignages des transporteurs et l’afflux incessant de passagers le prouvent, au-delà des défis logistiques, c’est l’âme même du Mali, attachée à ses traditions, qui est en mouvement. 

Ibrahim Kalifa Djitteye

Fatoumata Togo, stagiaire 

4 juin 2025 0 comments
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Grande muraille verte
A la UneEnquête

Sahel, entre sable et promesse : la Grande Muraille Verte en 2025, mythe ou salut ?

by Chiencoro 4 juin 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Alors qu’elle devait être le rempart végétal de l’Afrique face au désert, la Grande Muraille Verte peine, en 2025, à tenir ses promesses initiales. Entre crises sécuritaires, lenteurs bureaucratiques et efforts de réorientation stratégique, cette initiative panafricaine vit une mutation profonde. Reportage au cœur d’un projet aussi symbolique que chaotique, devenu à la fois laboratoire d’espoirs écologiques et révélateur des paradoxes du Sahel.

Il y a des promesses qui se fanent comme les feuilles sous le soleil du Sahel. Et il y a celles qui, envers et contre tout, s’accrochent à la terre, aux racines, à la poussière. C’est le cas de la Grande Muraille Verte (GMV), cette ambitieuse ceinture végétale de 8 000 kilomètres censée repousser le désert et restaurer les terres arides du continent africain. Initiée en 2007 par l’Union africaine, la GMV entendait sauver ce qui pouvait encore l’être : sols, biodiversité, populations. Mais en 2025, où en est-on vraiment ?

Une idée simple, une exécution complexe

À l’origine, l’idée avait la beauté brute des projets nés de l’urgence : planter des arbres du Sénégal à Djibouti pour enrayer l’avancée inexorable du Sahara. Dans les faits, on parlait de restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030, de créer 10 millions d’emplois, de capter 250 millions de tonnes de CO₂. Un pacte écologique et social pour les peuples du Sahel. Sur le papier, l’Afrique innovait. Dans les bilans, elle balbutiait.

En 2020, le constat était cruel : à peine 18 % des objectifs atteints. Une immense ambition en panne de gouvernance, de coordination et de moyens. Depuis, sous la pression des critiques internationales, les lignes ont bougé. Fin 2021, un « Accélérateur de la GMV » est lancé. Nouvelle stratégie, nouvel espoir : place aux « bassins verts », des zones ciblées, plus réalistes que la continuité linéaire initialement rêvée.

2025 : changement de méthode, mais quel changement de fond ?

Aujourd’hui, la GMV est un archipel de projets épars, supervisés par une plateforme de suivi numérique. Un progrès, certes, mais aussi un aveu : la promesse d’un mur végétal ininterrompu s’est effacée devant la complexité du terrain. La vision s’est fragmentée pour s’adapter. Ce n’est plus une ligne, c’est un patchwork.

Oblé Neya, coordinateur régional du programme climat pour Enabel, l’agence belge de développement, ne mâche pas ses mots : « Planter des arbres ne suffit pas. Si vous ne changez pas les systèmes agricoles, si vous n’impliquer pas les populations, rien ne tiendra. » L’approche aujourd’hui se veut holistique : elle englobe l’agroforesterie, la gestion des ressources hydriques, l’élevage, l’éducation environnementale, et même l’accès à l’énergie.

Une promesse verte dans un champ de mines

Mais l’arbre ne cache pas la forêt des difficultés. Le Sahel, zone la plus vulnérable aux changements climatiques, est aussi l’une des plus instables du monde. Mali, Niger, Burkina Faso : autant de pays dont les zones d’intervention de la GMV sont aujourd’hui des foyers de violences djihadistes. Comment planter des arbres là où les écoles brûlent, où les ONG fuient, où les routes sont piégées ?

La question de la sécurité reste le nœud gordien. Des zones entières sont inaccessibles aux techniciens, agronomes ou agents de suivi. « Il y a des endroits où même les États ont reculé. Comment voulez-vous faire du développement durable sans l’État ? », s’interroge un expert onusien sous couvert d’anonymat.

À cela s’ajoute le retard des financements. Si la Banque africaine de développement a débloqué un peu moins de 2 millions d’unités de compte africaines, les promesses des bailleurs se concrétisent au compte-gouttes. Le manque de coordination entre les onze pays concernés, et la faible capacité d’absorption des fonds par les institutions locales, aggravent l’impasse.

La GMV au concret : quelques succès, beaucoup de tâtonnements

Et pourtant. Malgré le chaos ambiant, des résultats apparaissent. Dans certaines zones du Sénégal, du Niger ou de l’Éthiopie, la terre reprend vie. Des hectares reverdis, des mares reconstituées, des troupeaux retrouvant des parcours. En 2020, la GMV avait généré près de 350 000 emplois. Un chiffre modeste, mais tangible.

L’accent mis sur les « unités agro-sylvo-pastorales » – mixant culture, élevage et reboisement – montre des signes d’efficacité. À condition que les populations locales y soient associées. Là où les projets sont pensés avec elles, et non pour elles, les résultats sont plus durables.

À Koyli Alpha, au Sénégal, le chef du village explique : « Le projet n’a pas juste apporté des arbres, il a apporté un puits, une école, des formations. On a changé notre manière de vivre. » Mais ces îlots de réussite restent minoritaires, éclipsés par des zones mortes et des plantations abandonnées faute d’entretien ou d’eau.

Une gouvernance tentaculaire

C’est sans doute là que le bât blesse encore : une gouvernance à mille têtes. L’Agence Panafricaine de la GMV, les comités régionaux, les ministères nationaux, les ONG partenaires, les bailleurs, les collectivités locales… Chacun avec ses priorités, ses indicateurs, ses contraintes. Résultat : lenteur, redondances, conflits d’intérêts.

L’initiative a certes gagné en transparence grâce à sa plateforme numérique de suivi. Mais sans simplification institutionnelle, le risque est grand que les mêmes erreurs se répètent. Le projet GMV, aussi noble soit-il, ne survivra pas à un excès de technocratie.

La GMV est bien plus qu’un programme écologique. Elle est un miroir grossissant des contradictions africaines : entre ambition continentale et fragmentation nationale ; entre urgence environnementale et crise sécuritaire ; entre volonté de souveraineté et dépendance au financement extérieur.

Elle est aussi un test. Si elle réussit, elle prouvera que l’Afrique peut innover pour répondre à ses défis environnementaux. Si elle échoue, elle rejoindra la longue liste des utopies africaines brisées par le réel.

En 2025, la Grande Muraille Verte avance. Lentement. Prudemment. Par à-coups. Elle pousse à contre-vent, à contre-crise, dans un désert d’obstacles. Elle n’est plus un mur. Elle est un jardin d’expériences. Mais un jardin qu’il faut entretenir, protéger, financer, et surtout, habiter. Car c’est là, au bout du compte, que tout se joue : faire du vert un foyer, et non un mirage.

Chiencoro Diarra 

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