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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniquesSeko ni Donko

Dystopies modernes : Ce que Huxley, Orwell et Bradbury nous avaient prédit sur le monde d’aujourd’hui

by Fousseni TOGOLA 10 juin 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Le Meilleur des mondes, 1984, Fahrenheit 451 : ces fictions n’étaient pas de la science-fiction, mais des manuels de survie. Algorithmes, surveillance, censure douce… Et si les auteurs avaient déjà tout vu venir ? Une analyse choc des dystopies qui ressemblent de plus en plus à notre quotidien. 

À quoi reconnaît-on une œuvre visionnaire ? Peut-être au fait qu’elle vous parle plus de votre époque que celle dans laquelle elle a été écrite. Ainsi en va-t-il de 1984, Le Meilleur des mondes et Fahrenheit 451, trois romans dystopiques publiés il y a plus de soixante-dix ans et qui, aujourd’hui, ressemblent moins à de la science-fiction qu’à des bulletins d’alerte.

Derrière les mots d’Orwell, Huxley et Bradbury, se dessine un même message : celui d’un avenir piégé entre surveillance, manipulation et décérébration numérique. Le XXIe siècle, à force de vitesse et de gadgets, aurait-il simplement validé leurs pires intuitions ?

Le Meilleur des mondes : la dictature du plaisir et de la biotechnologie

Dans l’univers aseptisé d’Aldous Huxley, le contrôle ne passe pas par la force, mais par le plaisir. Le soma, cette drogue miracle distribuée à tous, a aujourd’hui le visage d’un algorithme de recommandation ou d’une plateforme de streaming. Le citoyen y devient consommateur heureux, distrait en permanence, donc inoffensif.

Plus inquiétant encore, Huxley annonçait dès 1932 la montée en puissance d’un eugénisme technoscientifique. Entre manipulations génétiques, promesses transhumanistes et sélection par l’ADN, les castes biologiques de son roman résonnent douloureusement avec les débats éthiques contemporains.

Orwell et 1984 : le cauchemar de la surveillance algorithmique

Avec 1984, George Orwell frappe fort : télécrans, novlangue, falsification de l’Histoire… autant d’outils d’un État totalitaire obsédé par le contrôle. En 2025, les technologies de surveillance de masse (smartphones traqueurs, reconnaissance faciale, IA prédictive) donnent à Big Brother un visage bien réel.

La manipulation de l’information, elle aussi, s’est dématérialisée : deepfakes, fake news, campagnes de désinformation structurées. Le Ministère de la Vérité est désormais logé dans les serveurs de Google et les bots de X (ex-Twitter).

Fahrenheit 451 : la culture brûlée au nom du divertissement

Ray Bradbury n’avait pas vu venir TikTok, mais il l’aurait probablement détesté. Dans Fahrenheit 451, les livres sont brûlés pour préserver le confort intellectuel des masses. Aujourd’hui, c’est la lecture elle-même qui s’évapore, remplacée par des contenus éphémères, courts, émotionnels, addictifs.

La culture s’aseptise, le débat se réduit, l’esprit critique s’amenuise. L’écran devient mur, l’attention se fragmente. Et Montag, le pompier converti en résistant, nous rappelle que lire est peut-être l’acte le plus subversif du monde moderne.

Longtemps, on a opposé Orwell et Huxley : l’un dénonçant la répression brutale, l’autre la douce tyrannie du divertissement. Mais notre époque semble avoir épousé les deux. Les réseaux sociaux collectent nos données pendant qu’ils nous inondent de vidéos virales. L’État surveille pendant que le marché distrait.

Entre coercition politique et anesthésie algorithmique, le citoyen devient une donnée passive, autant consommée qu’observée. Un monde où l’on ne brûle plus les livres, car plus personne ne les lit.

Résister par la pensée, lutter par le savoir

Et pourtant, ces romans ne sont pas que des diagnostics sombres. Ils portent aussi une lumière. Winston Smith qui cherche la vérité dans 1984, Montag qui fuit la ville pour préserver la mémoire écrite, les marginaux de Le Meilleur des mondes qui choisissent l’exil intérieur : tous incarnent une forme de résistance.

À l’heure où la surveillance se normalise, où les écrans imposent leur cadence, la lecture, l’analyse, la désobéissance intellectuelle redeviennent des actes politiques. C’est cette vigilance citoyenne que les dystopies nous appellent à réactiver.

Plus que jamais, relire Huxley, Orwell et Bradbury, c’est refuser la fatalité du progrès sans conscience. C’est comprendre que la technologie n’est ni bonne ni mauvaise, mais que son usage dépend de nous. Et c’est rappeler, contre vents et réseaux, que la liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

F. Togola

10 juin 2025 0 comments
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Des lingots d'or
ActuÉconomie

Construction d’une première raffinerie d’or à Bamako : l’or est en train, de plus en plus, briller pour les Maliens 

by Sidi Modibo Coulibaly 9 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Le slogan, « L’or doit briller pour tous les Maliens », tant chanté par le passé est en train de devenir une réalité au regard de la prise de courageuses décisions par les autorités actuelles. Après avoir fait un audit des mines ayant débouché sur la révision du Code minier, l’État a créé une société publique pour la recherche et l’exploitation minière, et a pris un décret pour recouvrer les manques à gagner. Et voilà qu’en cette fin du mois de mai, il a pris la décision de créer une raffinerie d’or, une première dans le pays.

L’information a été rendue publique, à l’issue de la session du Conseil des ministres du mercredi 28 mai 2025. C’est sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseyni Sanou, que le gouvernement a adopté un projet de loi autorisant la participation de l’État au capital social de la société de Raffinerie d’Or du Mali ; et un projet de décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société de raffinerie d’or du Mali.

Des textes répondant à des recommandations des ANR

Selon le communiqué du conseil des ministres, pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale et l’accroissement de sa valeur ajoutée, plusieurs recommandations ont été formulées par les Assises nationales de la refondation ( ANR).

Ces recommandations sont entre autres l’augmentation de la participation de l’État au capital des sociétés minières ; la relecture du Code minier pour augmenter les revenus de l’État ; la création d’une société d’État d’exploitation minière ; la réalisation d’une raffinerie nationale pour contrôler la production d’or, la traçabilité de l’exploitation artisanale pour maintenir la valeur ajoutée dans notre pays. 

« C’est dans ce cadre que le Gouvernement a entrepris des réformes qui ont abouti en 2023 à l’adoption d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local dans le secteur minier. », peut-on lire dans le communiqué. Toujours d’après le communiqué, « La création de cette raffinerie qui s’inscrit dans cette dynamique prévoit le traitement de l’or par l’État à travers une unité installée au Mali. » Et le gouvernement poursuit en indiquant que « Pour ce faire, l’État du Mali a signé un protocole d’Accord avec la société russe Yadran pour la construction et l’opérationnalisation d’une raffinerie d’or d’une capacité de 200 tonnes par an dans laquelle l’État détient une participation de 62 % du capital social. »

Une entreprise russe choisie comme partenaire 

L’accord pour la construction de la raffinerie d’or au Mali a été signé en octobre 2024, avec la signature d’un protocole d’accord entre le Mali et Yadran. Ce protocole d’accord vise la construction et l’opérationnalisation de la raffinerie, permettant une meilleure intégration du secteur minier dans l’économie nationale. Il s’agit d’un protocole d’accord, ce qui signifie un accord préliminaire qui peut être suivi de contrats plus précis. 

Yadran est le partenaire avec lequel le Mali a conclu cet accord pour la construction et l’exploitation de la raffinerie. La construction de cette raffinerie vise à assurer la transformation locale de l’or produit au Mali, permettant ainsi de créer des emplois et d’augmenter les revenus liés à l’extraction aurifère. C’est une raffinerie qui sera située à Bamako, avec une capacité prévue de 200 tonnes par an. La réalisation de cette industrie aurifère permettra de mettre fin à la dépendance du pays envers les raffineries étrangères (notamment en Suisse et aux Émirats arabes unis) et a mieux contrôlé sa production aurifère. 

Le décret n° 2016 — 0801/P-RM du 20 octobre 2016

Il faut signaler que dans la perspective de faire briller davantage l’or pour les Maliens, les autorités de la transition avaient pris un important décret relatif aux infractions financières dans le secteur minier local. C’était à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. « Le projet de décret, adopté, modifie le décret n° 2016 — 0801/P-RM du 20 octobre 2016 pour permettre un traitement correct des infractions constatées et préserver les intérêts économiques et financiers essentiels de l’État et du secteur minier », indique le compte-rendu de ce conseil des ministres. 

C’est en application de ce nouveau décret afin de corriger les irrégularités que le gouvernement a engagé des négociations avec les compagnies minières pour recouvrer les 300 à 600 milliards F CFA de manque à gagner qu’a fait ressortir le rapport de l’audit des mines. Cet audit, commandité par le Chef de l’État, a été réalisé entre 2022 et 2023.

Sidi Modibo Coulibaly 

9 juin 2025 0 comments
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Drapeau AES
A la UnePolitique

« Nous sommes tous des soldats » : « Le Sahel benkan », un hymne pour galvaniser

by Sahel Tribune 9 juin 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Par un rituel solennel orchestré depuis le palais de Koulouba, la Confédération des États du Sahel (AES) a franchi, ce 9 juin 2025, un pas décisif dans sa mue institutionnelle. Après le drapeau et la devise, place à l’hymne : « Le Sahel benkan», entonnée simultanément à Bamako, Ouagadougou et Niamey. Une première dans l’histoire d’une union politique que ses concepteurs veulent irréversible.

Koulouba, 6 h 30 précises. Les premiers accords résonnent, graves et profonds, portés par les cuivres de la fanfare militaire. Au garde-à-vous, le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, endosse cette fois ses habits de président de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce lundi 9 juin, il n’est pas seulement chef d’État ; il est la figure tutélaire d’un projet géopolitique en construction, dont le socle est moins le droit que le symbole.

Aux côtés du général, le gratin politico-militaire : conseillers spéciaux, ministres, diplomates, hauts gradés. Et dans l’air, un air nouveau, celui de « Le Sahel benkan », l’hymne tout juste dévoilé. Composée sur une trame sahélienne et ciselée de mots d’ordre identitaires, cette mélodie n’est pas anodine. Elle dit l’unité. Elle proclame la résistance. Elle affirme le destin partagé.

Le triptyque identitaire

« Un espace, Un Peuple, Un Destin » : la devise est connue. Depuis le 3 mars 2025, où les drapeaux de l’AES ont été hissés sous l’œil complice des chefs d’État des trois pays, le projet a pris corps. Le vert de l’espérance comme bannière. Le baobab comme emblème. Le soleil levant comme promesse. Et désormais, un hymne, « Le Sahel benkan », pour galvaniser les troupes et, surtout, les esprits.

« Cet hymne n’est pas un simple assemblage de notes. Il est porteur de sens, de message, de fierté », a commenté le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, au sortir de la cérémonie. Plus qu’un chant, « Le Sahel benkan » est, selon lui, une déclaration de guerre à la résignation, une exhortation à la mobilisation, une injonction collective à bâtir un avenir souverain.

Une exécution en simultané

Détail significatif : l’hymne a été exécuté, au même instant, dans les trois capitales de la Confédération. À Ouagadougou, comme à Niamey, les notes ont jailli dans les enceintes officielles, scellant symboliquement une synchronisation politique qui tranche avec les dissonances de la CEDEAO, ou les inerties passées du G5 Sahel. « L’AES est une entité de nature étatique », répète le Premier ministre. Une entité à part entière, avec ses codes, ses rites, sa liturgie.

Ce que les juristes n’ont pas encore formalisé, les cérémonies le consacrent. Et dans cette logique d’affirmation, chaque geste compte. Le drapeau a été dévoilé. La devise proclamée. L’hymne, maintenant, retentit. Et bientôt, promet-on à Bamako, il fera partie du programme éducatif national. On l’apprendra sur les bancs d’école. On le chantera aux levées de couleurs. On l’entendra dans les stades. L’objectif est clair : faire de l’AES une conscience collective, au-delà des frontières coloniales.

L’union par les armes et les idées

Militairement, l’AES n’est pas une coquille vide. Une force unifiée existe déjà, fruit d’une coopération intense entre états-majors burkinabè, nigérien et malien. Elle agit, frappe, sécurise. Mais cette alliance de combat devient aussi une alliance de valeurs. « Nous sommes tous des soldats », a résumé le chef du gouvernement malien. Soldats au front, mais aussi soldats du sens, soldats de l’identité, soldats d’une cause sahélienne à construire.

Ce patriotisme régional, Goïta en est l’architecte silencieux. Peu disert, mais stratège. Il façonne pas à pas ce que certains appellent déjà une « CEDEAO alternative ». Un espace de souveraineté défensive, économique et culturelle. Un projet de contre-pouvoir africain, affranchi des influences occidentales, tissé sur des liens de sang, de géographie et de défi commun.

Une vision en marche

« Le Sahel benkan » n’est pas qu’un hymne. Elle est la bande-son d’un nouveau récit. Celui d’États qui, en rejetant les cadres régionaux existants — CEDEAO, G5 Sahel — veulent écrire leur propre chapitre. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne cherchent pas la rupture pour la rupture. Ils revendiquent la cohérence d’un projet enraciné, face aux turbulences du monde.

Reste la suite : économie intégrée, monnaie commune, institutions partagées ? L’AES n’en est encore qu’au préambule. Mais à en juger par le cérémonial millimétré de ce 9 juin, la marche est en cours. Et elle est portée, désormais, par une musique.

A.D

9 juin 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
EditoPolitique

À Malabo, l’union se décompose : autopsie d’une crise diplomatique africaine

by Chiencoro 8 juin 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

À Malabo, le sommet qui devait acter une transition ordinaire à la tête de la CEEAC s’est transformé en scène de rupture. Le Rwanda, privé de la présidence tournante, claque la porte. En toile de fond : le conflit rwandais-congolais, désormais transporté dans l’arène diplomatique. Et une question : que reste-t-il de l’intégration régionale quand les États règlent leurs comptes à ciel ouvert ?

Le 8 juin 2025, Kigali a claqué la porte. En refusant de transmettre la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) au Rwanda, les chefs d’État réunis à Malabo ont provoqué une crise diplomatique d’une ampleur inédite dans l’histoire de cette organisation créée en 1983. Derrière le prétexte institutionnel, c’est un contentieux plus profond, plus ancien, plus explosif – celui entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) – qui a refait surface, projetant son ombre sur l’intégration régionale tout entière.

Quand Kinshasa bloque Kigali

Il ne devait s’agir que d’une formalité. Une transmission de témoin, en somme : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, cédant la présidence tournante de la CEEAC à son homologue rwandais, Paul Kagame. Mais à Malabo, rien ne s’est passé comme prévu. Le Burundi s’y est opposé. La RDC a haussé le ton. Résultat : statu quo prolongé. Obiang reste président. Kagame s’éclipse.

Dans les coulisses du sommet, les mots ont fusé. Un commissaire de la CEEAC confie : « C’était électrique. Le ministre rwandais voulait comprendre pourquoi cette transmission lui était refusée. Celui de la RDC a répondu que ses autorités ne pouvaient pas accepter d’avoir à se rendre au Rwanda tant que ce pays menait une agression contre leur territoire ». Ambiance.

Kigali dénonce, Kinshasa persiste

Dans un communiqué au vitriol publié le 8 juin au matin, le ministère rwandais des Affaires étrangères accuse : « La CEEAC a été instrumentalisée par la RDC. Le droit du Rwanda à assumer la présidence tournante a été sciemment bafoué pour permettre à Kinshasa d’imposer sa volonté. »

La pilule est d’autant plus amère à Kigali que ce n’est pas la première fois que le Rwanda se sent marginalisé. En 2023 déjà, lors d’un sommet tenu à Kinshasa, Kigali avait été exclu des débats. La scène se rejoue, cette fois à Malabo. Et cette fois, Kigali préfère se retirer.

Côté congolais, la réponse n’a pas tardé. Selon la présidence de la RDC, « les chefs d’État de la CEEAC ont reconnu l’agression rwandaise et ont appelé Kigali à retirer ses troupes de l’est de la RDC ». Le ton est sans appel. Pour Félix Tshisekedi, aucun dialogue n’est possible tant que le Rwanda est perçu comme fauteur de guerre.

Une organisation prise en otage

Au-delà du conflit bilatéral, c’est toute la crédibilité de la CEEAC qui vacille. L’organisation, qui se voulait un espace de coopération économique, de dialogue politique, de développement solidaire, devient la scène d’un duel. L’épisode de Malabo donne à voir une structure régionale paralysée, incapable de faire respecter ses propres règles, à commencer par celle de la rotation de sa présidence.

Ironie du sort : au même moment, les chefs d’État valident le lancement d’une zone de libre-échange régionale, prévue pour le 30 août 2025. Mais comment bâtir une union économique quand un de ses membres les plus dynamiques – le Rwanda – est exclu du cercle ?

Le précédent sahélien

Ce qui se joue ici dépasse le cas d’école. La crise que traverse la CEEAC résonne avec celle que vit la CEDEAO à l’ouest, où le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte pour fonder leur propre organisation, la Confédération des États du sahel. L’Afrique régionale se fragmente. L’unité continentale, tant prônée par l’Union africaine, se heurte à la realpolitik des capitales.

Face à cette érosion institutionnelle, la CEEAC devra choisir : réforme ou délitement. Le retrait du Rwanda n’est pas anodin. Kigali est un poids lourd stratégique, diplomatique et économique. L’écarter revient à se priver d’un partenaire de premier plan. Mais le garder, aux yeux de Kinshasa, c’est adouber un agresseur.

Le divorce rwandais révèle les limites du multilatéralisme à l’africaine quand les intérêts nationaux prennent le pas sur les ambitions communautaires. Ce n’est pas seulement la présidence tournante qui a été confisquée à Malabo. C’est l’idée même de solidarité régionale qui a volé en éclats. Et à mesure que les fractures s’accentuent, c’est l’Afrique centrale tout entière qui s’enfonce dans une instabilité institutionnelle durable.

Chiencoro Diarra 

8 juin 2025 0 comments
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Deux enfants soldats
A la UneSécurité

Sahel : les enfants de la guerre, otages d’une tragédie silencieuse

by Sahel Tribune 8 juin 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Par un mélange d’idéologie, de misère et de cynisme stratégique, les groupes armés qui sévissent entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger recrutent massivement des mineurs. Face à cette hémorragie humaine, les États sahéliens peinent à enrayer un engrenage tragique qui mine aussi leurs efforts militaires.

Il s’appelle Seydou. Dans le roman Enfant des ruines de Fousseni Togola, il incarne le visage d’une génération que la guerre a kidnappée. De Gao à Solhan, de Tillabéri à Mopti, ce sont des milliers d’enfants qui, depuis plus d’une décennie, ont vu leur destin basculer dans les rangs des groupes terroristes. Loin des discours diplomatiques, c’est là que se joue une des grandes tragédies du Sahel : celle des enfants soldats.

Une armée d’ombres juvéniles

Au Burkina Faso, certains ont à peine huit ans. Au Mali, ils sont parfois enrôlés dès les écoles coraniques, abandonnés par leurs maîtres, récupérés par la propagande salafiste. Filles ou garçons, ils deviennent kamikazes, éclaireurs, sentinelles ou esclaves sexuels. Selon l’UNICEF, 15 % des enfants soldats sont des filles. Les garçons, eux, composent souvent la chair à canon d’assauts meurtriers. À Solhan, en 2021, 80 % des assaillants étaient mineurs.

Les groupes armés islamistes, comme l’EIGS ou le GSIM, instrumentalisent la pauvreté, les rivalités communautaires et l’effondrement de l’éducation. Les écoles ? Six mille ont été détruites dans la région. Au Mali, seules 12 % des communes en zone rouge ont encore une école en fonctionnement. Le vide laissé par l’État est comblé par des dogmes et des kalachnikovs.

Un dilemme tactique pour les armées nationales

Que faire lorsque l’ennemi a le visage de l’enfance ? Les soldats sahéliens, confrontés à ces dilemmes moraux, voient leur capacité de riposte altérée. Chaque tir devient un acte de conscience. Chaque opération, un risque de tragédie collatérale. À cela s’ajoute la complexité logistique : détecter un adolescent armé au sein d’une foule civile relève de la gageure. Le paradoxe est cruel : frapper, c’est trahir sa propre humanité ; ne rien faire, c’est laisser l’ennemi se renforcer.

Les armées, dès lors, s’adaptent. Au Niger, le bataillon « Tahoua » s’est doté d’équipes de psychologues pour gérer les enfants capturés. Au Burkina, une part croissante des ressources militaires est dédiée à la protection civile. La guerre n’est plus seulement une affaire de fusils : elle devient une bataille pour les âmes.

Des réponses encore trop timides

Face à l’ampleur du drame, les réponses institutionnelles peinent à suivre. À Gao, le centre de transit pour enfants démobilisés peut héberger 50 mineurs. Or, 200 nouvelles recrues y sont identifiées chaque année. La réintégration est souvent un mirage : rejetés par leur famille, stigmatisés dans leurs villages, nombre d’enfants reprennent la route des armes.

Pourtant, des signaux faibles esquissent une alternative. Des écoles mobiles sillonnent désormais le nord burkinabè. Au Mali, un programme expérimental verse une allocation mensuelle aux familles qui gardent leurs enfants à l’abri des recruteurs. Au Niger, des comités de vigilance communautaires alertent les autorités sur les tentatives d’enrôlement.

Mais la guerre impose son propre tempo. Et le temps, dans le Sahel, est une denrée rare.

Un enjeu de souveraineté

Les enfants soldats ne sont pas seulement une tragédie humanitaire. Ils représentent un multiplicateur de puissance pour les groupes armés. Ils sapent les efforts de stabilisation, délégitiment les États, détruisent le tissu social. Tant que l’école ne remplace pas la kalachnikov, tant que la justice n’offre pas une alternative crédible à la vengeance, la reconquête militaire restera incomplète.

Assimi Goïta et ses homologues burkinabè et nigérien le savent : sans victoire sur le terrain social, l’effort sécuritaire restera inabouti. L’avenir du Sahel ne se joue pas seulement dans les casernes, mais aussi dans les classes, les familles et les mosquées.

Seydou, l’enfant des ruines, n’est pas un personnage de fiction. Il est le miroir de notre impuissance, mais aussi de ce que pourrait être, demain, la dignité retrouvée d’un continent. À condition de ne plus le regarder sans agir.

A.D

8 juin 2025 0 comments
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Des enfants en Sambè sambè
A la UneTaabolow ani Tabiaw

La République des enfants : ce que le Sambè Sambè dit du Mali d’aujourd’hui

by Chiencoro 7 juin 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

À Bamako, comme dans toutes les villes et villages du Mali, ils sortent dès l’aube. Parés de leurs habits neufs, les enfants s’élancent de maison en maison, semant des formules de bénédiction et de paix à chaque seuil franchi. Ils ne réclament rien. Ils reçoivent tout. Voici venu le temps du Sambè Sambè. Une tradition à la fois poétique, éducative et identitaire, qui raconte à sa manière un Mali debout, résilient, et profondément enraciné dans ses valeurs.

On les entend avant de les voir. Les voix aiguës des plus jeunes s’élèvent dans les rues de Bamako : « Sambè Sambè ! Allah ka san kura diya ! » Les portes s’ouvrent, les mains tendent pièces, bonbons, parfois cola ou céréales. Les enfants remercient, s’inclinent, repartent en trottinant, leurs sacs en tissu (les sabouni) se remplissant comme les cœurs. Dans une société fragilisée par les tensions et la violence, le Sambè Sambè agit comme un baume sur la mémoire collective. Une respiration. Une fête d’autant plus nécessaire qu’elle est innocente.

Une tradition enracinée, un rituel vivant

Le Sambè Sambè n’est pas né d’hier. Il plonge ses racines dans les sociétés mandingues, à l’époque où la parole circulait plus vite que les biens, et où les enfants étaient les premiers messagers des saisons, des dieux ou des ancêtres. Avec l’islamisation du Sahel, la pratique s’est transformée, sans jamais se trahir. Aux offrandes votives ont succédé les vœux islamiques. Aux chants de récolte, les formules de bénédiction. De cette hybridation heureuse est née une tradition populaire profondément ancrée dans le tissu social malien.

En langue bambara, san bè signifie le jour du partage. En soninké, sanbè évoque la salutation rituelle. Deux interprétations, un même message : le Sambè Sambè est la fête des liens et de la transmission.

Une école de la vie à ciel ouvert

Ce matin-là, Fatoumata, 8 ans, récite à la porte d’une voisine âgée : « Que Dieu vous accorde santé et paix. » La vieille dame, émue, lui tend 200 FCFA et un sachet de bonbons. Fatoumata sourit, salue et repart. Elle n’a pas appris ces mots à l’école. C’est sa grand-mère qui les lui a transmis. Le Sambè Sambè est aussi une école de la politesse, de la générosité, et de l’empathie.

Dans les quartiers populaires, les enfants se regroupent en petites bandes joyeuses. Ils improvisent des chants, dansent au rythme des percussions urbaines, imitent les figures politiques ou les stars locales. L’espace public devient leur scène, et le Mali leur terrain d’apprentissage.

Entre douce effervescence et fractures sociales

Mais derrière les éclats de rire et les danses colorées, se cachent aussi les réalités d’un pays traversé par les inégalités. Si les enfants des quartiers résidentiels finissent leur tournée dans les pâtisseries climatisées ou les parcs d’attractions comme Bamako Parc Magic, d’autres, issus des quartiers périphériques, se contentent de terrains vagues et de beignets achetés à la sauvette.

Cette fracture, visible, ne ternit pas l’esprit du Sambè Sambè. Elle le rappelle simplement à ses origines : celles d’une pratique qui lie, malgré les différences.

Quand la fête devient danger

Depuis quelques années, la fête est aussi devenue un terrain de vigilance. Disparitions d’enfants, accidents de la route, tentatives d’enlèvements : les risques sont bien réels. En 2025, selon une ONG locale, 32 cas de disparition ont été signalés à Bamako dans les 48 heures suivant la fin du Ramadan.

Les autorités, conscientes de l’enjeu, ont renforcé les mesures de prévention. Bracelets d’identification, patrouilles de volontaires, applications de géolocalisation sont désormais déployés pour encadrer la pratique sans l’étouffer. Car le Sambè Sambè, malgré les défis, demeure une fête d’enfance et de liberté.

Une transmission sous tension

La modernité, elle aussi, exerce une pression. À Bamako, des « coachs Sambè » organisent désormais des tournées payantes, transformant le rituel en prestation. Sur les réseaux sociaux, les enfants exhibent leurs « récoltes » comme des trophées, comparant leurs gains en ligne. Le risque ? Que le Sambè Sambè perde son âme, sa gratuité, son ancrage communautaire.

Mais là encore, la société civile s’organise. Des ateliers intergénérationnels, des programmes scolaires pilotes, des festivals comme celui de Ségou ou Kayes, œuvrent à la préservation de l’esprit initial : celui d’une fête populaire, éducative, spirituelle.

Une fête qui dit l’essentiel

Le Sambè Sambè est tout cela à la fois : un chant d’enfance, une prière en mouvement, un miroir de la société. En ces temps où le Mali cherche à reconstruire son tissu social, à réancrer son identité dans des valeurs stables, il offre un modèle. Un modèle simple mais profond. Une réponse joyeuse et poétique aux défis du temps.

Dans un pays en quête de stabilité, le Sambè Sambè est bien plus qu’une tradition enfantine. Il est l’empreinte d’un peuple qui, à travers ses enfants, continue de croire en l’avenir.

Chiencoro Diarra

7 juin 2025 0 comments
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Le Président de la Transition, le général Assimi Goïta
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Fête de Tabaski : depuis Bamako, le président de la Transition rend hommage aux soldats de l’AES

by Chiencoro 7 juin 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Quatre ans après avoir pris les rênes d’un Mali en quête de stabilité, le général Assimi Goïta a profité de la prière de l’Aïd el-Kébir pour adresser un message fort à son peuple et à l’ensemble de la Confédération des États du Sahel. Drapé de blanc, entouré de ses hommes, le président de la Transition a mêlé ferveur religieuse, hommage militaire et engagement politique, réaffirmant sa détermination à éradiquer le terrorisme et à ancrer la souveraineté sahélienne dans l’action concrète.

C’est dans un silence solennel, rompu par les invocations rituelles, que le président de la transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a foulé ce 6 juin le tapis rouge dressé à l’entrée de la salle des banquets servant de lieu de prière à l’occasion. Entouré de ses gardes rapprochés, en boubou blanc éclatant et chéchia assortie, l’homme fort de Bamako a, comme à son habitude depuis 2021, accompli la prière de l’Aïd el-Kébir dans la plus grande discrétion, avant de se prêter, pour une rare fois, à l’exercice de l’interview.

Une fête, pour ce militaire formé à Koulikoro et aguerri dans le centre du pays, ne saurait être qu’un rituel religieux. Elle est, selon ses mots, « un moment de communion, de prière et de mémoire collective ». Et dans le regard sobre et contenu du chef de l’État, nul doute : la parole présidentielle s’adresse autant à son peuple qu’à l’ensemble de l’AES, cette alliance sahélienne dont il assume désormais la présidence tournante.

« Je voudrais m’incliner devant la mémoire des vaillants soldats de l’AES tombés sur le champ de la dignité, et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés », a-t-il déclaré à la presse, avant de rendre hommage à la force unifiée de l’AES pour « ses succès remarquables malgré les attaques barbares des groupes armés terroristes ».

La foi en l’action

Depuis quatre ans, Goïta a imprimé au Mali un style singulier : austère mais efficace, martial mais ancré dans la proximité. Loin des discours lyriques, il privilégie l’action directe et la symbolique des gestes.

Mais le message de ce 6 juin, porté par la solennité de la fête de Tabaski, va au-delà du Mali. Il se veut continental. Car l’AES, cette entité formée avec le Burkina Faso et le Niger, en septembre 2023, est désormais la matrice de la doctrine Goïta : souveraineté assumée, coopération militaire renforcée, et rejet des ingérences extérieures.

« La lutte contre les groupes armés terroristes est un engagement national, international, auquel les pays de l’AES ont souscrit », a-t-il martelé. « Nous allons la mener sans relâche, en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances et sans esprit de recul. »

L’AES, levier stratégique

Ce positionnement réaffirme la centralité géopolitique du trio sahélien, qui, depuis le retrait des forces françaises et de la MINUSMA, trace une voie propre, entre partenariat stratégique avec la Russie et intégration régionale renforcée. Goïta ne cache plus son ambition d’en faire un bloc souverain, unifié militairement, économiquement, et diplomatiquement.

La prière de l’Aïd, dans ce contexte, devient un acte politique au sens le plus noble : celui d’un chef d’État qui, entre deux fronts militaires, prend le temps de communier avec son peuple et de parler à la nation sahélienne. Un message relayé largement sur les réseaux sociaux maliens où la photo du président, entouré de ses gardes, a déjà été partagée des milliers de fois, symbole d’un pouvoir enraciné, mais vigilant.

Mobilisation et espoir

Alors que les défis sécuritaires restent immenses, de Ménaka à Tessit, Goïta continue de tracer son sillon. À ceux qui lui reprochent la lenteur du processus de retour à l’ordre constitutionnel, il répond par les faits : « Nous ne reculerons pas. »

Et de conclure son intervention par un appel vibrant : « Je salue le soutien constant des populations de l’AES. Je leur demande de rester mobilisées jusqu’à la victoire finale. »

Chiencoro Diarra 

7 juin 2025 0 comments
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