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Remise de lampadaires solaires
ActuSécurité

Œuvres sociales du Président : le PMU Mali éclaire Bamako avec 1250 lampadaires solaires

by Cheickna Coulibaly 3 juillet 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Dans le cadre du vaste programme d’éclairage public lancé par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Pari mutuel urbain du Mali (PMU Mali) a remis, ce mardi 1er juillet 2025, un lot de 1250 lampadaires solaires à la Mairie du District de Bamako.

La cérémonie officielle de remise s’est tenue sur le tronçon reliant la Cité administrative au rondpoint de la sortie de Sébénicoro, en présence de plusieurs personnalités, dont M. Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Fassery Doumbia, Directeur général du PMU Mali, et M. Balla Traoré, préside de la Délégation spéciale de la Mairie du District.

Un appui concret à la vision du Chef de l’État 

Prenant la parole à cette occasion, le Président de la délégation spéciale de la Mairie, M. Balla Traoré, a exprimé sa gratitude au nom de la population : « Les mots me manquent pour exprimer nos sincères remerciements à Son Excellence le général d’Armée Assimi GOÏTA, pour cette importante contribution à l’embellissement et à la sécurisation de notre capitale en l’éclairant avec plus de 3000 lampadaires solaires. »

Il a salué cette mise à disposition de 1250 nouveaux lampadaires, qui vient s’ajouter à l’éclairage déjà réalisé sur plusieurs artères majeures de Bamako grâce aux œuvres sociales du Président de la Transition,notamment les avenues présidentielles, le Monument de la Paix, l’Aéroport international Président Modibo Keïta, le square Patrice Lumumba via le pont des Martyrs, ainsi que les axes Missabougou — Carré des Armées et Torokorobougou – Kalabancoro.

Un geste social, conforme aux missions du PMU Mali 

De son côté, le directeur général du PMU Mali, M. Fassery Doumbia, a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans les missions sociales de l’institution : « Cette action est conforme aux textes du PMU Mali. Elle a été validée par le ministère de l’Économie et des Finances, approuvée par le Conseil d’administration et l’Assemblée générale des actionnaires ». Il a insisté sur les multiples bénéfices du projet : « Ce don ne concerne pas uniquement l’éclairage ; il améliore la sécurité, la sérénité et les conditions de vie des populations. Nous lançons un appel aux autres entreprises publiques et privées à se joindre à cet élan de solidarité nationale. »

Le Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou Dembélé, a salué le PMU Mali comme une entreprise citoyenne, modèle de responsabilité sociale : « Le PMU Mali vient de montrer qu’il est un acteur du développement, de l’embellissement et de la sécurité de Bamako. Ce genre d’action doit inspirer d’autres entreprises à s’engager sur d’autres axes. »

Il a rappelé l’appel constant du Chef de l’État à la solidarité nationale : « Personne ne peut aider tout le monde, mais chacun peut faire quelque chose. C’est ainsi que, collectivement, nous ferons avancer le Mali. »

Un pas de plus vers un Mali éclairé

À travers ce don, le PMU Mali renforce son image d’entreprise responsable, engagée aux côtés de l’État pour un Mali plus éclairé, et résolument tourné vers un avenir durable. Cette initiative s’inscrit aussi dans la volonté du gouvernement de renforcer les infrastructures de base au profit des citoyens, avec l’éclairage public comme levier essentiel de sécurité, d’activité économique et de cohésion sociale.

Cheickna Coulibaly

3 juillet 2025 0 comments
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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
A la UneBillet d'humeur

Billet. À l’ombre des rayonnages, la patrie intérieure

by Fousseni TOGOLA 3 juillet 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Alors que les vacances scolaires s’installent dans la torpeur estivale du Mali, les bibliothèques et centres culturels offrent une parenthèse inattendue : celle d’un refuge silencieux contre l’oubli, la vacuité et l’abandon. Entre mémoire personnelle et plaidoyer pour une souveraineté intellectuelle, ce billet d’humeur explore ces lieux de l’ombre où se joue, peut-être, la renaissance malienne par les livres.

Il y a dans certaines bibliothèques de brousse plus d’avenir que dans bien des ministères. C’est une conviction que l’on se forge très tôt, quand, au lieu de courir après le ballon ou de brûler l’ennui sur les routes rouges du Sahel, on préfère se lover dans les silences feutrés d’un rayon poussiéreux, entre un recueil de contes bambara et une anthologie de Senghor en couverture cartonnée.

C’est la saison sèche des tableaux noirs. Les écoles ferment, les enseignants soufflent, les élèves s’éparpillent — entre grin de thé et petits boulots, cousinades rurales et errances urbaines. Loin du tumulte des classes, commence alors un temps suspendu, celui des vacances scolaires, qu’on pourrait tout aussi bien appeler « saison des oublis pédagogiques ». À moins, bien sûr, qu’un miracle ait lieu : celui de la fréquentation des bibliothèques, ces temples profanes de l’intelligence lente.

L’alternative au vagabondage mental

Au Mali, comme ailleurs sur le continent, le livre a mauvaise presse, et la lecture un avenir aussi fragile que celui d’un ministre de la Culture dans un gouvernement de transition. Pourtant, ces lieux existent — discrets, mal ventilés parfois, mais ouverts, patients, disponibles. On y trouve l’Afrique d’hier, les rêves d’aujourd’hui, et, entre les lignes, quelques leçons pour demain.

Sous d’autres cieux, on envoie ses enfants en colonie de vacances ou en stage de robotique. Ici, certains retournent au village, d’autres vendent des cartes de recharge sous un soleil de plomb ou sous une pluie torrentielle, d’autres encore — les plus silencieux, les moins visibles — deviennent, l’été durant, des résistants culturels, ces enfants qui lisent sans bruit, loin des écrans et des dogmes.

Une révolution douce par la lecture

Moi, c’est dans la bibliothèque de mon école fondamentale, perdue au fond d’un village que les cartes ignorent, que j’ai appris la valeur des mots. Chaque emprunt était un passeport imaginaire, chaque lecture, une révolte contre l’amnésie ambiante. Je me souviens du bibliothécaire — un directeur d’école à la moustache gaullienne — qui, après chaque roman restitué sans rature, me tendait un bonbon ou un sourire complice. J’ai découvert L’Étrange destin de Wangrin, Le Karateka ou encore Oui, Mon Commandant !, avant même de connaître la Constitution du Mali.

Et comme souvent chez nous, c’est l’enfant qui éduque la fratrie : mes frères, d’abord sceptiques, finirent par me charger de leur apporter, à chacun, un roman différent, à chaque fois que je me rendais à la bibliothèque. À défaut de pouvoir changer le monde, on commençait à changer de monde.

Lire, un acte de résistance civique

Dans un pays où l’on scolarise encore avec des craies cassées, où l’on révise à la lueur d’une lampe-tempête, faire lire un enfant pendant les vacances, c’est un acte politique. C’est affûter une conscience, cultiver une mémoire, forger un citoyen. On dit parfois que l’écriture est une arme. Mais la lecture, elle, est un champ de bataille intérieur. Et les bibliothèques sont nos arsenaux de paix.

On objectera, non sans raison, que tous les enfants ne sont pas les mêmes, et que la pédagogie, comme le tailleur, se pratique sur mesure. Soit. Mais que le minimum soit garanti : un espace, quelques ouvrages, et l’ivresse d’apprendre par soi-même. On peut être fils de paysan et devenir lecteur. On peut être orphelin de télévision et trouver dans le silence d’une page la voix du monde.

La reconquête commence ici

Le Mali Kura — ce nouveau Mali qu’on rêve plus juste, plus digne, plus souverain — ne se construira pas seulement à coups de discours ou de décisions politiques. Il se bâtira aussi à l’ombre des bibliothèques rurales, dans la voix d’un griot consigné sur papier, dans le regard d’un enfant qui découvre Aimé Césaire sans le savoir.

À la veille des vacances, alors que les plages pédagogiques se referment, il n’est pas inutile de rappeler cette vérité simple : un peuple qui lit est un peuple qui réfléchit, et un peuple qui réfléchit est déjà en marche vers sa libération.

Fousseni Togola 

3 juillet 2025 0 comments
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Armée malienne
A la UneSécurité

Lutte antiterroriste : les FAMa Infligent de lourdes pertes aux groupes armés

by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Mali a fait face à une vague d’attaques terroristes coordonnées le 1er juillet 2025, ciblant plusieurs localités et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). L’État-Major Général des Armées a confirmé la neutralisation de plus de 80 terroristes et la récupération d’un important arsenal. Ces opérations ont également permis de déjouer des embuscades et de mener des reconnaissances offensives fructueuses. Les Forces Armées Maliennes (FAMa) saluent le soutien indéfectible de la population et réaffirment leur détermination à poursuivre la lutte antiterroriste sur toute l’étendue du territoire national.

Les attaques, qui ont débuté très tôt ce matin-là, ont touché plusieurs localités clés à travers le pays. Parmi les zones ciblées figuraient Niono, Molodo (où des tirs d’obus ont été signalés), Sandaré, Kayes, Diboli, Nioro du Sahel et Gogui. L’ampleur et la synchronisation de ces assauts suggèrent une planification minutieuse de la part des groupes armés terroristes (GAT), avec, selon l’État-Major, le soutien de sponsors étatiques dont la présence aurait été avérée lors des affrontements.

Une réponse ferme des FAMa

Face à cette tentative de semer la panique et le désarroi, les Forces de Défense et de Sécurité maliennes ont fait preuve d’un professionnalisme et d’un engagement remarquables. Leur riposte rapide et décisive a permis de circonscrire les velléités terroristes, empêchant les GAT d’atteindre leurs objectifs.

Le bilan provisoire de ces affrontements est lourd pour les assaillants. L’État-Major Général des Armées fait état de plus de 80 terroristes neutralisés sur l’ensemble des théâtres d’opérations. De plus, un véritable arsenal de guerre a été récupéré, comprenant des armes lourdes montées sur véhicules, des mitrailleuses PKM, des pistolets-mitrailleurs (PM), des munitions de tous calibres, des radios talkies-walkies, ainsi que plusieurs motos et véhicules abandonnés par l’ennemi en fuite. Ces saisies témoignent de la puissance de feu que les groupes terroristes cherchaient à déployer et de l’efficacité des opérations maliennes.

Opérations ciblées et surveillance continue

Au-delà des attaques initiales, les FAMa ont poursuivi leurs opérations de sécurisation du territoire, démontrant leur capacité à anticiper et à neutraliser les menaces.

Le même jour, le 1er juillet 2025, des unités de patrouille des FAMa ont déjoué une embuscade tendue par un grand nombre de terroristes à 40 kilomètres au Nord-Ouest de Ber, dans la région de Tombouctou. Les assaillants, pris de court par la réactivité des forces maliennes, ont dû battre en retraite, abandonnant sur place un véhicule et d’importantes quantités d’équipements militaires.

Parallèlement, la surveillance aérienne du territoire national a permis une autre frappe décisive. Les Forces Armées Maliennes ont détruit avec succès un véhicule logistique et neutralisé huit terroristes qui se dissimulaient sous des arbres à 65 kilomètres au Nord de Tessalit, dans la région de Kidal. Cette opération souligne l’importance des capacités de renseignement et de frappe aérienne dans la lutte antiterroriste.

Enfin, dans le cadre d’une reconnaissance offensive menée dans le secteur du Lac Télé, cercle de Goundam (région de Tombouctou), des unités des FAMa ont localisé et interpellé quatre suspects terroristes en possession de talkies-walkies. Cette opération a également permis de récupérer deux cent vingt-cinq têtes de bétail qui avaient été volées aux populations locales, restituant ainsi des biens précieux à leurs propriétaires.

Engagement inébranlable et soutien populaire

L’État-Major Général des Armées a salué le professionnalisme et la bravoure de toutes les unités engagées dans ces opérations. Il a réaffirmé la détermination des Forces de Défense et de Sécurité à protéger les personnes et leurs biens, conformément à leur mission régalienne.

Dans son communiqué, l’État-Major a également tenu à remercier la population malienne pour son soutien indéfectible et sa détermination à accompagner les FAMa dans cette lutte cruciale contre le terrorisme. Ce soutien est perçu comme un pilier essentiel dans la stratégie de sécurisation du pays.

Les autorités militaires ont assuré que la recherche et la destruction des terroristes continueront sur toute l’étendue du territoire national. Ces événements récents, bien que tragiques, témoignent de la capacité des Forces Armées Maliennes à faire face à des menaces complexes et coordonnées, et à défendre l’intégrité du Mali face à l’hydre terroriste.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

2 juillet 2025 0 comments
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Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.
ActuSeko ni Donko

Malikura Taasira 3 : le ministre Mamou Daffé dévoile la feuille de route de l’Année de la Culture au Mali 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Lors de l’émission Mali Kura Taasira saison 3, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a détaillé les initiatives phares comme « Mali den Kura » qui visent à restaurer les valeurs ancestrales, promouvoir les talents et faire rayonner le pays à l’international. Ce programme ambitieux qui s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, promet de transformer durablement le Mali, enracinant sa jeunesse dans un héritage riche tout en la tournant vers l’avenir.

Le ministre Mamou Daffé a exprimé sa gratitude envers le Président Goïta pour cette décision historique de dédier une année entière à la culture, une première dans l’histoire du Mali. Cette initiative a été accueillie avec un immense espoir, donnant naissance au programme triennal « Mali den Kura » (2025-2027). Ce programme ambitieux vise à doter le pays d’un cadre axé sur la formation citoyenne et la structuration sociétale, pour forger un nouveau paradigme de transformation sociale. L’objectif est clair : faire émerger un Mali de demain, porté par des citoyens imprégnés de valeurs d’humanisme et de dignité inébranlable.

Le Projet culture Mali 2025, phase pilote d’un an du programme Mali den Kura, s’attache à inculquer la « culture du Mali Kura » à la jeunesse, en mettant en avant les valeurs sociétales, en promouvant les talents artistiques et en repositionnant l’image du Mali à l’échelle mondiale. Parmi les actions phares, on compte le « Faso Sifinso » (la case des valeurs), un espace socio-éducatif dédié aux enfants et adolescents pour ancrer les valeurs culturelles et traditionnelles. Des clubs d’adolescents « Danbeso » et des conférences « Faso Sifinso » complètent ce dispositif, déjà en cours de déploiement à Bamako et dans les capitales régionales.

Restauration des valeurs et valorisation du patrimoine

Le ministre Daffé a souligné l’importance cruciale de la restauration des valeurs maliennes. Des émissions telles que « Denbe Donbaw », où des personnalités culturelles partagent leurs expériences et pratiques avec la population, et « Maaya ni Danbé Kènè », sont des piliers de cette démarche. Ces espaces de dialogue citoyen permettent aux traditionalistes et griots d’édifier les citoyens sur les richesses de leur héritage culturel. Des films sur le « Danbe » et le « Maaya » sont également en production pour une diffusion télévisée, ainsi qu’un programme d’enseignement du Nko dans les établissements scolaires, afin de sensibiliser un large public au retour aux valeurs fondamentales.

Le rôle du Musée national du Mali a été particulièrement mis en lumière. Décrit comme un « temple de la tradition » et la « mémoire de notre peuple », le musée est au centre de cette renaissance culturelle. Le département est d’ailleurs en train de réaliser un état des lieux de plusieurs structures, suite aux recommandations de « Bamako Fugaba », pour leur redonner leur éclat d’antan.

Diplomatie culturelle et perspectives futures

Au-delà des frontières nationales, le Mali s’engage dans une diplomatie culturelle dynamique. La création du cercle des ambassadeurs pour les arts et la culture du Mali (CACM), composé d’artistes de renommée internationale, vise à promouvoir une image positive du pays. Le Mali œuvre également à une politique culturelle commune avec les États de l’AES (Alliance des États du Sahel), intégrant la culture comme moteur de paix et de développement. Des initiatives comme une stratégie commune de développement de l’artisanat de l’AES et la validation de l’hymne de l’AES témoignent de cette synergie régionale. L’organisation de la prochaine Biennale artistique et culturelle en décembre à Tombouctou s’inscrit aussi dans cette dynamique.

En termes de perspectives, le ministre Daffé a évoqué des projets majeurs : le lancement de « Maliwood » pour relancer le 7e art malien, la création de la Cité des arts de Bamako, la réhabilitation de plusieurs directions centrales, la relance du Triangle du balafon, la révision du statut de l’artiste, et la revitalisation culturelle des territoires maliens (« Sigugida Nyeta »). La promotion des langues nationales figure également en bonne place.

Le ministre a conclu en rendant un vibrant hommage aux acteurs culturels et à son équipe, dont l’engagement et l’adhésion au projet « Mali den Kura » sont essentiels pour bâtir le Maliba de demain. Le Mali, par sa culture, se réinvente et s’affirme sur la scène nationale et internationale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Une main d’étudiante écrivant au stylo, sur un cahier, à côté un ordinateur et un smartphone.
A la UneAnalyses

Tribune. Universités sans stylos : l’écriture manuscrite en voie d’extinction ?

by Fousseni TOGOLA 2 juillet 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Entre numérique, dictée vocale et intelligence artificielle, l’université se débarrasse de l’encre au profit du code. Une révolution silencieuse, qui rebat les cartes du savoir, de la mémoire… et peut-être de l’esprit critique.

Connaissez-vous encore un étudiant qui écrit ? Pas qui rédige, non : qui écrit. À la main. Au stylo. Sur papier. Sur cahier. Qui rature, recommence, se laisse surprendre par une idée griffonnée dans la marge. Probablement pas. Ou alors, il s’agit d’un rescapé, un anachronisme ambulant, que les amphithéâtres modernes regardent comme on observe un calligraphe chinois au XXIe siècle.

À Bamako comme à Paris, à Dakar comme à Montréal, la plume recule, le clavier triomphe, et l’intelligence artificielle s’apprête à régner. Cette lente agonie de l’écriture manuscrite, longtemps tenue pour anodine, est en réalité le symptôme d’un basculement beaucoup plus vaste : celui de notre rapport au savoir, à la mémoire, à l’intelligence – et à l’humain.

L’université à l’ère de la dictée vocale

Fini les stylos Bic, les cartables bourrés de feuilles volantes, les prises de notes tremblantes pendant les cours de droit constitutionnel. Bienvenue dans l’ère du tout-écran. Une étudiante belge confesse : « Je n’ai plus jamais pris de notes à la main depuis le lycée ». Elle n’est pas seule. 98 % des étudiants sont équipés de smartphones, 83 % utilisent leurs appareils comme principaux outils d’étude.

Mais la vraie rupture, ce n’est pas le clavier : c’est la voix. Les idées ne s’écrivent plus, elles se dictent. À son téléphone, à sa montre connectée, à son assistant vocal ChatGPT Voice. Résultat ? Le texte n’est plus produit, il est généré. Le scripteur devient éditeur de sa propre pensée – quand il ne se contente pas de l’approuver d’un swipe distrait.

De la main au cerveau : ce que nous dit la science

On pourrait s’en accommoder. Mais les neuroscientifiques, eux, s’inquiètent. L’écriture manuscrite, affirment-ils, active des zones cérébrales spécifiques liées à la mémoire, à la compréhension, à l’attention profonde. Une étude norvégienne démontre que les mouvements fins et précis de la main avec un stylo augmentent la connectivité cérébrale, contrairement à la frappe sur clavier, plus mécanique et superficielle.

Écrire lentement, c’est choisir, trier, synthétiser. C’est réfléchir en notant, et non noter en oubliant. Or, dans un monde où l’attention devient volatile, l’acte d’écrire à la main pourrait être ce qu’était la lecture chez Montaigne : une façon d’exister pleinement.

IA : progrès pédagogique ou péril cognitif ?

À ce constat, s’ajoute la montée en puissance de l’intelligence artificielle. À coups de prompts bien choisis, les étudiants transforment leurs idées orales en dissertations impeccablement structurées, et parfois trop bien pour être honnêtes. L’IA peut transcrire, corriger, résumer, étoffer. Que reste-t-il alors du labeur intellectuel ? Du style personnel ? De l’effort de l’élève pour se frotter au réel par la langue ?

Le cerveau, cet organe paresseux, apprend aussi par friction. À force de l’en préserver, on le prive d’exercice. L’étudiant devient manager d’algorithme, superviseur de texte, mais plus tout à fait penseur ni écrivain.

Silicon Valley vs stylos Bic : qui a raison ?

La contradiction est cruelle. Les élites de la Silicon Valley, qui ont inventé les outils du tout-numérique, envoient leurs enfants dans des écoles sans écrans. Où l’on apprend encore la cursive, le calcul mental, la dictée. Où l’on sait que l’autonomie ne se code pas.

En France, une tribune signée par des intellectuels, écrivains et artistes – de Jamel Debbouze à Edgar Morin – plaide pour un retour au stylo, dès l’école primaire. Aux États-Unis, on redécouvre soudain les vertus pédagogiques de l’écriture cursive… après l’avoir supprimée.

L’Afrique, elle, à la croisée des chemins

Sur le continent, la pression numérique est aussi celle de l’imitation. Tout comme certaines constitutions locales calquent leurs structures sur les modèles occidentaux, les systèmes éducatifs africains risquent d’épouser la modernité sans en interroger les conséquences. Pourtant, l’Afrique n’a pas encore tout perdu de la relation charnelle au texte, à l’oralité, à la lenteur signifiante de l’apprentissage.

Faudrait-il sacrifier cela sur l’autel de l’efficacité algorithmique ? Peut-on former une jeunesse lucide, critique, créative, sans passer par le tremblement du stylo, la rigueur de la syntaxe, l’exercice de l’écrit qui structure la pensée comme l’ossature soutient le corps ?

Le vrai défi : concilier mémoire et modernité

Il ne s’agit pas d’opposer passer et futur, mais de penser un équilibre. Faire coexister l’intelligence augmentée et l’intelligence cultivée. Accepter l’aide de l’IA sans renoncer à ce qui rend l’humain humain : sa lenteur, ses hésitations, ses ratures.

À l’heure où tout s’accélère, où les écrans dictent le rythme du savoir, le papier, lui, nous murmure de ralentir, de réfléchir, d’apprendre vraiment. Il faut l’entendre. Avant que l’université ne devienne une start-up. Et que l’écriture ne disparaisse, non comme une pratique, mais comme une civilisation.

Fousseni Togola 

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Ministre de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille
ActuTaabolow ani Tabiaw

États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille : Un autre volet de la refondation sociale en marche

by Sidi Modibo Coulibaly 2 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Après les secteurs de l’éducation nationale, de la santé, de la culture, les autorités de la transition ont lancé les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille. Cette refondation sociale, tout comme la refondation politique et institutionnelle, est une forte recommandation populaire exprimée lors des assises nationales de la Refondation (ANR) tenues en décembre 2021.

Le président de la transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a toujours mis en avant la volonté du peuple. « Toute décision que nous allons prendre se fera sur la base de ce que vous nous auriez demandé », a-t-il l’habitude de dire lors des rencontres avec la société civile et les légitimités traditionnelles et coutumières à l’occasion des présentations de vœux. C’est dans cette dynamique que plusieurs foras ont été organisés afin de demander l’avis du peuple sur tel ou tel sujet. La tenue des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille entre dans ce cadre.

Objectifs des états généraux 

La tenue de ces états généraux marque une étape décisive dans la refondation sociale du pays. Son lancement coïncide avec la 24e édition de la journée de l’enfant africain célébrée sous un thème international « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès depuis 2010 » et un thème national « Nos valeurs et cultures, un bouclier pour nos enfants ». Cette journée est célébrée chaque 16 juin. 

Les États généraux visent à établir un diagnostic partagé, visant à encourager un dialogue inclusif, et à proposer des orientations concrètes pour renforcer la protection, l’autonomisation et l’inclusion des femmes, des enfants et des familles. Ces états généraux se feront en deux phases : régionale et nationale. Prendront part à ces assises les institutions, les partenaires techniques et financiers, la société civile, les leaders communautaires, les femmes, les jeunes et les citoyens. Le top départ a été donné par le district de Bamako.

Bamako, point de départ des assises 

C’était du 23 au 25 juin 2025 dans la salle de conférence du Gouvernorat. La cérémonie d’ouverture des travaux a enregistré outre le gouverneur du district, le président de la délégation spéciale de la mairie du district, la présidente de la commission nationale d’organisation, le Coordinateur général des chefs de quartiers du District. Étaient également présentes de nombreuses autorités administratives, communales et coutumières, ainsi que des organisations de la société civile, de femmes, de jeunes et d’enfants.  

Après les allocutions du coordinateur des chefs de quartiers, du président de la délégation spéciale, de la présidente de la commission nationale d’organisation, le gouverneur du district a, officiellement, ouvert les travaux. Des travaux qui se sont tenus autour de cinq groupes thématiques : gouvernance, genre et autonomisation de la femme, protection et promotion de l’enfant, promotion de la famille, violences basées sur le genre, et questions transversales. À l’issue des discussions, les participants ont formulé des recommandations qui seront intégrées aux rapports globaux qui alimenteront les sessions nationales de restitution et de décision.

Il faut signaler que les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille sont placés sous le thème : « Le Mali engage le débat national afin de bâtir un avenir plus juste pour les femmes, les enfants et les familles. »

Sidi Modibo Coulibaly

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Des avions de combats
ActuSécurité

Mali : l’État islamique encaisse deux revers majeurs

by Chiencoro 1 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un revers spectaculaire infligé à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), les Forces armées maliennes, soutenues par leurs alliés, ont neutralisé un cadre jihadiste et enregistré la reddition de onze combattants, dont un chef local. Cette double victoire, hautement symbolique, consacre la montée en puissance d’un État malien résolu à défendre son territoire et à restaurer son autorité, loin des tutelles d’hier.

Il faut imaginer la scène : Chimam, bourgade poussiéreuse à l’est de Ménaka, territoire charnière et stratégique pour tous les groupes armés actifs dans le no man’s land sahélien. C’est là, à 40 kilomètres de la ville, que les Forces armées maliennes (FAMa) ont porté un coup d’arrêt à l’avancée silencieuse mais dangereuse de l’État islamique au Grand Sahara.

Un chef neutralisé, un mythe ébranlé

Le jihadiste neutralisé, Abou Dahdah – alias selon les services, idéologue confirmé et artisan d’attentats meurtriers à l’aide d’engins explosifs improvisés – ne figurait peut-être pas dans le haut du panthéon de Daesh, mais il était tout sauf anodin. Idéologue, formateur, recruteur, il aurait été missionné, selon les précisions de certains médias, pour « endoctriner et radicaliser » les populations locales. Une « campagne de sensibilisation » forcée, interrompue brutalement par une frappe ciblée, selon l’état-major malien.

Il a suffi d’un renseignement bien exploité – fruit du maillage progressif du terrain et de l’infiltration patiente des réseaux jihadistes – pour faire tomber Dahdah et ses acolytes, dont son garde du corps. Selon certaines indiscrétions, le défunt commandait sous les ordres directs d’Abou Alghabass.

Une reddition qui en dit long

Moins de 24 heures plus tard, dans la région voisine de Gao, un autre événement est venu sceller ce week-end militaire : la reddition de onze combattants de l’EIGS opérant à Tessit, dont le chef Abrahim Boubacar, dit « Oubel ». Ce dernier, au micro de la télévision nationale, a livré une confession qui en dit long sur la désillusion des recrues de Daesh : « Je suis malien, je pensais qu’ils travaillaient pour le jihad. Mais ils mentent. » Un message simple, direct, et potentiellement viral.

Ces mots, prononcés à visage découvert, sur les ondes de l’ORTM, valent bien plus qu’un communiqué de presse. Ils sonnent comme une exhortation lancée à tous ceux qui hésitent encore entre fidélité à une cause obscure et retour à la République.

La stratégie de la reconquête

Loin des logiques d’endiguement de l’ère Barkhane, aujourd’hui révolue, le Mali post-2021 trace une ligne claire : reconquête territoriale, ancrage populaire, guerre asymétrique par tous les moyens – y compris l’humiliation symbolique. Car, en s’attaquant à des figures de proue comme Abou Dahdah et en obtenant la reddition de commandants de terrain comme Oubel, Bamako vise l’esprit, autant que le corps du monstre jihadiste.

Derrière les chiffres – 41 terroristes tués à Tessit le 4 juin, 25 civils assassinés par l’EIGS en février, une centaine de redditions depuis janvier – se profile une autre réalité : la transformation silencieuse mais méthodique de l’armée malienne en une force souveraine, affranchie des injonctions internationales et décidée à mener sa propre guerre selon ses règles.

Vers une souveraineté consolidée

À Bamako, on n’emploie plus le langage feutré des chancelleries occidentales. Le choix de partenaires comme la Russie – assumé, stratégique – répond à un impératif de résultats. Et sur ce point, difficile de contester les faits. Là où d’autres échouaient à sécuriser durablement le terrain, les FAMa reprennent l’initiative.

L’armée malienne, redéployée, réarmée et redynamisée, affiche aujourd’hui un moral offensif et une capacité d’intervention accrue. Sous le leadership du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, le pays est engagé dans une véritable guerre de libération nationale contre l’extrémisme importé. Une guerre de reconquête de son territoire, mais aussi de son récit.

Et ce récit, désormais, n’est plus celui du Mali sous tutelle, mais bien celui d’un État qui se tient debout, qui frappe ses ennemis, qui protège ses populations et qui entend redevenir maître de son destin.

Chiencoro Diarra 

1 juillet 2025 0 comments
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