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Gaoussou Coulibaly, Président de la HAC.
ActuTaabolow ani Tabiaw

Communication au Mali : la HAC élargit l’espace médiatique

by Sidi Modibo Coulibaly 5 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Le secteur des médias est un secteur important dans la vie de tous pays. C’est pourquoi on l’appelle « le quatrième pouvoir ». Au Mali, à la suite de l’instauration de la démocratie multipartite en mars 1991, il s’est rapidement développé. Ce développement continu, avec l’autorisation accordée récemment pour la création de nouveaux organes.

L’information a été publiée, le 02 juillet 2025, par la Haute Autorité de la Communication (HAC), à travers un communiqué sur sa page Facebook. Cette décision d’autorisation est issue de l’examen de dossiers d’appel à candidatures lancé le 19 mars 2025 et dont la clôture était fixée au 5 mai 2025.

109 dossiers acceptés sur 138 enregistrés 

Il ressort du communiqué de la Haute autorité de la communication (HAC) que le nombre total de dossiers enregistrés était de 138 dont 122 radios, 15 télés et 01 distributeur ; et qu’à l’exception de Taoudéni, Ménaka et Nioro du Sahel toutes les régions administratives du Mali ainsi que le district de Bamako étaient concernées. 

Après dépouillement, 109 dossiers ont été retenus. Ainsi, à la suite de la délibération, le collège de la HAC a retenu, à la date du 02 juillet 2025, les dossiers pour 94 radios, 14 Télévisions, et 01 distributeur. Ainsi, elle invite les heureux candidats à se rapprocher de ses services dans les meilleurs délais, pour les dispositions relatives à la signature des autorisations d’exploitation et des conventions.

Un appel à candidatures qui portait sur 100 zones géographiques 

C’était un appel à candidatures portant sur l’établissement et l’exploitation de services privés de communication audiovisuelle (radiodiffusion sonore commerciale et non commerciale par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence, TV commerciale et non commerciale, diffuseur/distributeur). Il portait sur 113 fréquences et radios 15 autorisations TV pour 100 zones géographiques. 

Les frais de retrait des dossiers étaient de 300 000 FCFA pour les radios commerciales ; 150 000 FCFA pour les radios non commerciales ; 500 000 FCFA pour les TV commerciales ; 300 000 FCFA pour les TV non commerciales ; 1 000 000 FCFA pour les diffuseurs/distributeurs de programmes audiovisuels.

Rappelons que la HAC a été créée l’Ordonnance N° 2014-006/PT-RM ratifiée par la loi N° 2015-018 du 4 juin 2015 portant modification de l’ordonnance du 21 janvier 2014. Elle est venue remplacer le conseil supérieur de la communication (CSC). Elle est composée de 9 membres dont les mandats ne sont pas renouvelables : 3 désignés par le président de la République (mandat de 7 ans), 03 par le président de l’Assemblée nationale (mandat de 6 ans), 3 par les organisations professionnelles des médias ( mandat de 6 ans).

Le président de la HAC est élu par les membres désignés par le président de la République. La HAC est une autorité administrative indépendante rattachée à la primature. Elle s’est faite connaitre du grand public, à travers ses décisions relatives à l’interdiction d’émettre pour des médias internationaux comme RFI (Radio France Internationale), TV5MONDE, France 24. Il en a été de même pour le cas des médias nationaux comme Joliba TV.

Sidi Modibo Coulibaly

5 juillet 2025 0 comments
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Elèves des écoles coraniques
A la UneÉducation

Les écoles coraniques au Mali : Un pont entre tradition et modernité face aux défis contemporains

by Bakary FOMBA 5 juillet 2025
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

Dans les villages et quartiers maliens, où la terre rouge s’étend à perte de vue, le son des enfants récitant le Coran rythme les journées. Ces voix, portées par le souffle des générations passées, racontent une histoire vieille de plusieurs siècles.

Au Mali, les écoles coraniques, appelées medersas ou daaras, sont bien plus qu’un lieu d’apprentissage religieux ; elles incarnent un héritage séculaire et un pilier culturel. Mais aujourd’hui, ces institutions se trouvent à la croisée des chemins, confrontées aux pressions de la modernité. Elles doivent naviguer entre préservation de leurs traditions et adaptation aux réalités d’un monde en mutation. Entre défis et résilience, quel avenir pour ces écoles qui façonnent encore des générations de Maliens ?

Un héritage millénaire

Les écoles coraniques existent au Mali depuis l’époque glorieuse des grands empires précoloniaux, tels que celui du Mali sous Soundiata Keïta (XIIIe siècle) et celui de Songhaï sous Askia Mohamed (XVe siècle). À cette époque, elles étaient des centres d’excellence pour la transmission des connaissances islamiques, mais aussi pour l’apprentissage des sciences, de la littérature et des arts. Des villes comme Tombouctou, Djenné et Gao étaient des phares intellectuels, accueillant des savants venus de tout le monde musulman.

Aujourd’hui encore, ces écoles jouent un rôle fondamental dans la société malienne. Selon une étude de 2019 menée par l’UNESCO, près de 30 % des enfants en âge scolaire au Mali fréquentent des écoles coraniques, soit environ 1,5 million d’enfants. Elles offrent une éducation accessible, souvent gratuite, et ancrée dans les valeurs religieuses et morales.

Rigueur et spiritualité

Le modèle pédagogique des medersas repose sur une discipline stricte et une méthode de mémorisation intensive. Sous la supervision d’un marabout, les élèves, appelés talibés, apprennent à réciter le Coran par cœur, lettre par lettre, verset par verset. Ce processus exige patience, dévotion et persévérance. Pour certains, il s’agit d’une quête spirituelle, tandis que pour leurs parents, c’est une manière de garantir une éducation morale et religieuse à leurs enfants.

« Mon fils est ici pour apprendre la religion et être un bon musulman », explique Amadou Traoré, un agriculteur de Banco, dans la région de Dioïla. « Je ne peux pas payer les frais de scolarité des grandes écoles, alors je préfère qu’il soit dans une medersa où il apprendra aussi à respecter Dieu et les autres », ajoute-t-il.

Les défis contemporains

Depuis la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis 2012, marquée par des attaques terroristes, des conflits intercommunautaires et une instabilité politique persistante, les écoles coraniques ont été durement touchées. Dans les régions du centre et du nord, où les violences sont omniprésentes, de nombreuses écoles ont fermé leurs portes ou ont été délocalisées.

« Avant, nous étions 80 élèves ici, mais maintenant, il n’y en a plus que 20 », déplore Oumar Diallo, un marabout basé dans la région de Tombouctou. « Les familles fuient les violences, et certains enfants doivent travailler pour aider leurs parents. » Les talibés, souvent vulnérables, deviennent des cibles faciles pour les groupes armés qui recrutent des enfants soldats.

La pauvreté reste un autre obstacle majeur. Dans de nombreuses écoles coraniques, les enfants sont envoyés mendier dans les rues pour subvenir aux besoins de leur école. Cette pratique, bien que critiquée, est souvent perçue comme une nécessité par les communautés locales.

« Nous savons que cela peut choquer, mais c’est une réalité », admet Aïcha Konaté, enseignante à Ségou. « Les familles n’ont pas toujours les moyens de soutenir financièrement les medersas, et sans cette contribution, certaines écoles risquent de fermer ».

Tradition versus modernité

Avec l’essor des systèmes scolaires modernes, les écoles coraniques sont souvent accusées de ne pas offrir une formation adaptée au marché du travail. Le gouvernement malien, soutenu par des partenaires internationaux, encourage désormais l’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif national. Des initiatives ont vu le jour pour combiner l’enseignement religieux avec des matières académiques comme le français, les mathématiques et les sciences.

Cependant, cette intégration suscite des résistances. Certains marabouts considèrent que ces changements diluent l’essence même des écoles coraniques. « Notre mission est de former de bons musulmans, pas des employés de bureau », affirme Aboubacar Cissé, un marabout à Faladié. « Si nous ajoutons trop de matières profanes, nous risquons de perdre notre identité ».

Malgré ces tensions, les écoles coraniques continuent de jouir d’une grande popularité auprès des parents maliens. Pour beaucoup, elles représentent une alternative crédible à l’école formelle, souvent perçue comme inaccessible ou éloignée des réalités locales.

« Dans les grandes écoles, mes enfants apprennent des choses que je ne comprends pas », confie Fatoumata Diarra, une commerçante de Koulikoro Gare. « Ici, ils apprennent des valeurs qui leur serviront toute leur vie ».

Cependant, une partie croissante de la population reconnaît la nécessité d’une éducation plus complète. « Je veux que mon enfant puisse lire le Coran, mais aussi parler français et utiliser un ordinateur », explique Ibrahim Touré, un chauffeur de taxi à Bamako. Car, dit-il, « le monde change, et nous devons changer avec lui ».

Vers un équilibre

Face à ces enjeux, des organisations comme l’ONG Tamat et l’Association malienne pour la promotion de la jeunesse (AMPJ) travaillent avec les communautés pour développer des programmes hybrides qui respectent les traditions tout en répondant aux exigences modernes.

« Il s’agit de trouver un équilibre », souligne Drissa Sangaré, expert en éducation. « Nous devons préserver les valeurs culturelles et religieuses tout en donnant aux enfants les outils dont ils ont besoin pour réussir dans un monde globalisé ».

L’avenir des écoles coraniques au Mali dépendra en grande partie de leur capacité à s’adapter sans perdre leur essence. Alors que le pays continue de naviguer entre ses racines et ses aspirations modernes, ces institutions restent un symbole vivant de la résilience et de la richesse culturelle du Mali. En trouvant un équilibre entre préservation des valeurs ancestrales et adaptation aux réalités contemporaines, elles pourraient bien devenir un modèle inspirant pour d’autres pays africains confrontés aux mêmes dilemmes.

Un pont entre deux mondes

Les écoles coraniques au Mali incarnent un paradoxe fascinant : elles sont à la fois un ancrage dans la tradition et un terrain fertile pour l’innovation. Tandis que les défis sécuritaires, économiques et éducatifs persistent, elles continuent de jouer un rôle crucial dans la formation des jeunes générations. 

En équilibrant respect des traditions et ouverture au monde moderne, ces institutions témoignent de la capacité du Mali à conjuguer passé et futur.

Bakary Fomba

5 juillet 2025 0 comments
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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
ActuPolitique

Révision de la charte de la transition : enfin, la stabilisation de l’État actée pour le bonheur du peuple 

by Sidi Modibo Coulibaly 4 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Pendant trente ans, le Mali a vécu une instabilité politique à cause des conséquences d’une démocratie multipartite de façade qui lui a été servie par des acteurs politiques soucieux plus de leur confort personnel que du bonheur du peuple. Les autorités actuelles, sur une forte recommandation populaire, ont enclenché un processus pour mettre fin à cette instabilité. Le dernier acte de ce processus est la révision de la charte de la transition adoptée par le Conseil National de Transition (CNT).

En effet, le jeudi 3 juillet 2025, les membres du Conseil national de transition (CNT) ont à l’unanimité, révisé la charte de la transition. Les innovations majeures sont, entre autres, la fixation de la durée de la transition à 5 ans renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de la présente charte. Toutefois, il est précisé que cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettent l’organisation des élections. Le président de la transition, les membres du gouvernement et du CNT sont éligibles à l’ élection du président de la République et aux élections générales. 

Cet acte du conseil national de transition (CNT) est le couronnement d’un processus issu d’une recommandation du peuple exprimée à maintes reprises à l’occasion de différentes rencontres.

Une recommandation exprimée à maintes fois par le peuple

La toute première fois que le peuple a exprimé son vœu de voir durer la période de la transition, c’était à l’occasion de la toute première rencontre tenue le 12 novembre 2021 entre le Président de la transition et les légitimités traditionnelles et coutumières de tout le Mali. Ce jour-là face au président de la transition, elles ont exprimé leurs sentiments. C’est ainsi que El Hadji Djibril Diarra, patriarche des familles fondatrices de Koulikoro a affirmé que : « La prolongation de la transition est une logique qui s’impose de facto aux Maliens au regard du contexte socio-politique, sécuritaire et humanitaire difficile que vit le pays. » Quant à Zantigui Diakité, chef de la délégation de Bougouni, il a  estimé que les Maliens doivent prendre le temps de balayer d’abord la maison commune avant de songer à des élections. 

Après cette rencontre mémorable et inédite, le peuple a, ensuite, réitéré la prolongation de la durée de la transition lors des Assises nationales de la Refondation (ANR) tenues en décembre 2021. L’une des fortes recommandations de ces Assises a été de prolonger la période de transition jusqu’à 5 ans et de réunir d’abord les conditions sécuritaires avant l’organisation de toute élection. Et puis récemment en avril 2025, avec les consultations nationales des forces vives de la nation et de la diaspora sur la charte des partis politiques, le peuple a fortement recommandé l’octroi d’un mandat de 5 ans renouvelable au chef de l’État et de lui accorder le statut de président de la République. Parallèlement à ces différents foras, l’on constate à plusieurs niveaux l’expression de ce vœu de prolongation de la durée de la transition. 

Couronnement d’un processus 

Écoutant son peuple, les autorités ont commencé à enclencher le processus de mise en œuvre de ce que le peuple a demandé. C’est ainsi que la session du conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025 a adopté un projet de loi dans ce sens. 

En effet, c’est sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et du Soutien au Processus électoral, que le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Charte de la Transition. « Le projet de loi, adopté, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur pour répondre aux attentes légitimes du Peuple malien, notamment la révision de la Charte de la Transition en accordant au Chef de l’État, un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de la Confédération AES. » peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres. Et c’est ce projet de loi qui a été examiné et adopté par le Conseil national de transition.

Sidi Modibo Coulibaly

4 juillet 2025 0 comments
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mines
A la UneÉconomie

Cession à l’Etat des mines de Morila et de Yatela : une grande avancée dans la souveraineté de l’exploitation minière

by Sidi Modibo Coulibaly 4 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Depuis l’audit du secteur minier en 2022-2023 qui a abouti à des réformes majeures, les autorités de la transition, sous le leadership du Général d’armée Assimi Goïta, ne cessent de poser des actes qui vont dans le sens de l’appropriation par l’État de l’exploitation minière au bénéfice exclusif du peuple malien. L’un des tous derniers actes est la cession de deux importantes mines à l’État.

L’information est tombée à l’issue de la session du Conseil des ministres du vendredi 27 juin 2025. C’est sur le rapport du ministre des Mines, que cette session a adopté  deux projets de décret portant respectivement cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM SA) des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. et de celles de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Morila-S.A. 

Ces projets de décret, adoptés, consacrent la cession, à titre gratuit, de l’intégralité des actions détenues par l’État dans les sociétés Yatéla S.A. et Morila S.A. à la SOREM S.A. la société d’État au capital 100% public. Les deux mines d’or rétrocédées sont confrontées à des difficultés dans leur gestion, en raison de l’absence d’organes de décision suite au départ des sociétés opératrices, qu’il convient de corriger. Toutefois, chacune d’elles a sa propre spécificité.

Éviter la fermeture et sauvegarder les emplois à Yatéla

Selon le communiqué, l’exploitation de la Mine de Yatéla a subi l’influence négative de la baisse du cours de l’or en 2013 qui a conduit à l’arrêt de ses activités en 2016, alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées. « Pour éviter la fermeture de la mine et sauvegarder les emplois, l’État du Mali et la Société Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16 octobre 2024, un contrat de cession d’actions permettant à l’État d’acquérir les 80% des actions qu’elle détient dans la Société des Mines d’Or de Yatéla », souligne le communiqué. 

Avec la signature et l’entrée en vigueur du contrat de cession, l’opérateur minier Sadiola Exploration Limited s’est retiré en laissant à l’État la conduite de l’ensemble des opérations. A noter que la Société des Mines d’Or de Yatéla S.A. a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même nom. Son capital était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited et à 20% par l’État du Mali. 

Continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence

Telle est la motivation principale des autorités en reprenant en main la Société des Mines de Morila qui a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or de Morila. Son capital est détenu par l’État malien à hauteur de 20%, Anglogold Ashanti à 40% et Randgold Resources à 40%. 

D’après le communiqué du conseil des ministres, la Société Randgold Resources, opératrice de la mine de Morila jusqu’en 2019, n’ayant plus d’intérêt à développer et à exploiter le potentiel de la mine, a entamé les procédures de sa fermeture. Et le communiqué de poursuivre que c’est dans cette situation que le 10 novembre 2020, la Société Firefinch Limited a acquis les parts actionnariales de 80% des Sociétés Barrick Gold Corporation et Anglogold-Ashanti au sein de la Société des Mines d’Or de Morila S.A. « La Société Firefinch, après avoir entrepris des travaux de forage avec des résultats probants, a rencontré de nombreuses difficultés qui l’ont amenée à abandonner, en 2022, la mine laissant des passifs environnementaux et financiers importants », précise le communiqué. 

Près de 800 millions de dollars collectés en 2024

Afin de continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence suite aux travaux de Firefinch, de préserver les emplois et de promouvoir le développement durable local, l’État du Mali a signé, le 6 mai 2024, un protocole d’Accord avec la Société Firefinch qui prévoit la reprise de la mine de Morila par l’État du Mali, peut-on lire dans le communiqué.

Il faut noter que depuis la mise en œuvre des réformes minières, le Mali connaît une hausse spectaculaire de ses revenus issus de l’or. Selon les données récemment publiées par le ministère des Mines, le pays devrait engranger 1,4 milliard de dollars en 2024 grâce à l’exploitation aurifère, soit une hausse de 52,5 % par rapport à l’année précédente. Elles ont particulièrement permis au Mali de renforcer son contrôle sur les entreprises minières, en limitant notamment les transferts de bénéfices vers l’étranger. En 2024, environ 800 millions de dollars ont été collectés par l’État malien sous forme d’impôts et de redevances minières.

Sidi Modibo Coulibaly

4 juillet 2025 0 comments
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Général Malick Diaw, président du Conseil national de transition.
A la UnePolitique

Mali : le Conseil national de Transition adopte une nouvelle Charte fixant la durée de la Transition à cinq ans renouvelables

by Sahel Tribune 3 juillet 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans un contexte sahélien en recomposition, la révision de la Charte de la Transition au Mali marque un tournant assumé. Plus qu’un simple ajustement institutionnel, c’est l’acte de foi d’un État souverain, décidé à refonder l’ordre politique sans boussole importée. Bamako prend son temps, non pour durer, mais pour réussir.

Il y a dans les révolutions lentes une élégance que les transitions brutales ignorent. C’est ce que les autorités maliennes ont compris mieux que d’autres en Afrique de l’Ouest. En adoptant à l’unanimité la révision de la Charte de la Transition, le Conseil national de Transition (CNT) vient de poser, ce jeudi 3 juillet 2025, un jalon déterminant, non pas dans une course contre la montre démocratique, mais dans une marche résolue vers la consolidation de l’État.

La nouvelle Charte n’est pas une manœuvre. Elle est un outil. Un instrument de stabilité face à la désintégration rampante des repères régionaux. Cinq ans renouvelables : non pas pour s’éterniser, mais pour gouverner utile. Et surtout, pour inscrire le Mali dans la logique de construction patiente et cohérente, dans une sous-région encore secouée par les déflagrations du terrorisme, les replis identitaires, et les injonctions exogènes.

Refonder sans obéir

Depuis 2020, le Mali est entré dans une autre ère. Celle d’un État qui ne s’excuse plus d’exister. La Charte révisée, nourrie des Assises nationales et des recommandations du Dialogue inter-malien, traduit ce basculement. On n’y parle plus d’Accord d’Alger, ni de CEDEAO, encore moins d’élections datées au cordeau par des partenaires toujours prompts à donner des leçons. Ici, l’on parle souveraineté, cohérence, pacification.

Et il y a là un courage politique certain. Car il fallait oser officialiser ce que beaucoup pensaient tout bas. Qu’aucun scrutin n’a de sens sans État effectif, sans sécurité durable, sans légitimité enracinée. Que les bulletins de vote ne doivent pas être lancés comme des sparadraps sur des plaies ouvertes.

Une transition à visage d’État

Les autorités n’ont pas seulement révisé un texte. Elles ont structuré une vision. À travers la création d’une Caisse des Dépôts et Consignation, elles dotent le pays d’un levier souverain de financement. Avec la reconnaissance de treize langues nationales comme langues officielles, elles affirment une inclusion républicaine jusque dans les interstices de l’identité collective. C’est peu dire qu’il s’agit d’un tournant.

Ce triptyque — charte, économie, langues — n’est pas qu’un dispositif technique. Il incarne une réponse aux attentes d’un peuple trop longtemps sommé de patienter pendant que les paradigmes échouaient. L’État malien ne promet plus. Il s’équipe.

L’unanimité parlementaire comme signal d’adhésion

Qu’on ne s’y trompe pas : le vote à 131 voix pour, sans une seule voix contre, n’est pas un hasard arithmétique. C’est l’expression d’un consensus national que la propagande électoraliste ne pourra jamais acheter. Ce pays, que l’on a tant cru au bord de l’abîme, démontre qu’il peut se doter de lois claires, alignées sur ses propres aspirations, pas sur celles dictées depuis Genève, Washington ou Abuja.

Oui, la Transition est prolongée. Oui, ses architectes pourront, le moment venu, concourir à l’avenir du pays. Et alors ? Le peuple malien n’a-t-il pas le droit de choisir parmi ceux qui l’ont protégé lorsque d’autres fuyaient ? Cette levée d’inéligibilité, loin d’être un passe-droit, est une clarification. Désormais, ce sont les urnes, non les principes théoriques, qui départageront les ambitions.

Le Mali, cœur battant de l’AES

À Bamako, on pense géopolitique. On pense axe. La confédération des États du Sahel (AES), née le 6 juillet 2024, à Niamey (Niger) et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, n’est pas une coquetterie panafricaniste. C’est un espace stratégique, où se dessine un autre contrat social, fondé sur la souveraineté militaire, l’intégration économique, et une diplomatie de rupture. En synchronisant la durée de la Transition avec Niamey et Ouagadougou, le Mali scelle un pacte d’endurance, sans précipitation, mais sans mollesse non plus.

Le Mali nouveau se dessine sans bruit mais avec méthode. La Charte révisée est sa boussole. Ses adversaires y verront une ruse, ses soutiens, une audace. Mais l’histoire jugera non pas la durée de la Transition, mais ce qu’elle aura su bâtir.

La Transition malienne n’est ni en sursis ni en suspension. Elle est en mission.

A.D

3 juillet 2025 0 comments
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La confirmation de la condamnation d'Ousmane Sonko pourrait remettre en cause sa candidature pour la présidentielle de février 2024.
ActuPolitique

Sénégal : la Cour suprême confirme la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko

by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

 La démocratie sénégalaise, souvent saluée comme modèle en Afrique de l’ouest, entre de nouveau dans une véritable zone de turbulence. La Cour suprême a confirmé, le mardi 1er juillet 2025, la condamnation du Premier ministre Ousmane Sonko pour diffamation. Une décision rare pour un dignitaire en fonction. Cette affaire, qui maintient une peine de prison avec sursis et la déchéance de ses droits civiques, relance le débat sur l’indépendance de la justice et la résilience des institutions sénégalaises. La contre-attaque de Sonko, qui demande une révision de son procès, soulève des questions et met à l’épreuve l’équilibre des pouvoirs dans le pays.

La confirmation de la peine contre Ousmane Sonko est un événement rare sur le continent. Alors qu’il occupe désormais le poste de numéro trois de la République, le Premier ministre se voit imposer les conséquences d’un jugement prononcé alors qu’il était encore dans l’opposition. Il écope six mois de prison avec sursis, 200 millions de F CFA de dommages et intérêts, et surtout, la déchéance de ses droits civiques. Cette dernière clause l’avait déjà écarté de la course à la dernière présidentielle.

Ce verdict, validé en appel par les plus hautes instances judiciaires, est perçu par beaucoup comme un témoignage de la solidité des institutions sénégalaises. Dans une région où l’impunité des dirigeants est parfois la norme, le Sénégal semble tracer une voie différente. Ce n’est pas la première fois que la justice sénégalaise fait preuve d’une telle fermeté. En 2024 déjà, elle avait joué un rôle crucial en mettant fin aux tentatives de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, de s’accrocher au pouvoir. La confirmation de la condamnation de Sonko, loin d’être un acte isolé, renforce l’idée qu’au Sénégal, les institutions sont suffisamment fortes pour que nul ne puisse se soustraire à la Justice, fût-il un haut dignitaire. Le droit est la seule boussole.

La contre-offensive du Premier ministre, justice ou calcul politique ?

La réaction d’Ousmane Sonko à ce revers judiciaire n’a pas tardé. Loin de s’incliner, il a immédiatement déposé une demande de révision de son procès auprès du ministère de la Justice. Il promet d’y apporter des preuves qu’il affirme déterminantes, notamment le fameux document de l’Inspection Générale des Finances (IGF), qu’il invoquait pour justifier ses accusations de malversations financières à l’encontre de Mame Mbaye Niang dans le cadre du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).

Bien que la loi sénégalaise offre cette voie de recours, cette initiative du Premier ministre suscite de vives interrogations sur ses réelles motivations. Pour de nombreux observateurs, cette démarche vise avant tout à donner une coloration politique à l’affaire. L’idée serait de transférer le dossier à de nouveaux magistrats, potentiellement nommés par le pouvoir en place, dans l’espoir d’obtenir un revirement de situation. Cette perception est renforcée par le fait que Sonko demande également la révision de l’affaire de viol pour laquelle il avait également été condamné.

Cette stratégie interroge la cohérence du discours sur l’État de droit. Si Ousmane Sonko cherchait véritablement à prouver son attachement à une justice impartiale, n’aurait-il pas dû, selon ses critiques, se plier au verdict de la Cour suprême, d’autant plus que ce sont ses propres avocats qui avaient initialement interjeté appel ? La question est simple et cinglante : qu’aurait-il fait si la décision de la Cour avait été en sa faveur ? Il est probable qu’il l’aurait célébrée comme une victoire de la justice, tandis que la partie plaignante aurait dénoncé un scandale. Cette divergence d’appréciation est un classique des décisions de justice, toujours perçues différemment selon les intérêts des parties en conflit.

Les enjeux d’une démocratie en pleine évolution

L’affaire Sonko dépasse largement le cadre d’un simple litige judiciaire. Elle met à l’épreuve la maturité démocratique du Sénégal. Elle soulève des questions fondamentales sur la véritable séparation des pouvoirs et la capacité du pays à maintenir la confiance de ses citoyens envers son système judiciaire. La façon dont ce dossier sera géré dans les prochains mois aura des répercussions bien au-delà des frontières sénégalaises.

Le Sénégal est confronté à un immense défi. Il doit garantir que la justice reste impartiale, même lorsque le Premier ministre est impliqué, tout en naviguant dans un paysage politique complexe. Le pays se trouve à un tournant crucial. C’est une réelle opportunité pour le Sénégal de réaffirmer son statut de modèle en Afrique. Il peut prouver que même face aux plus grands enjeux de pouvoir, le droit demeure et doit rester la seule boussole.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Gaoussou Coulibaly, Président de la HAC.
ActuTaabolow ani Tabiaw

Auto-régulation des médias :  un Conseil de la déontologie et de l’éthique par les pairs en gestation

by Sidi Modibo Coulibaly 3 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

L’information est la sève nourricière de toute société. Cependant quand elle n’est pas fondée, elle crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. De nos jours, au Mali, le désordre informationnel ambiant est monnaie courante. Les dérives de la presse ne pourraient pas être logées à la même enseigne que celles des autres secteurs. Et cela en raison du fait qu’elle constitue le quatrième pouvoir. C’est pourquoi les acteurs du secteur s’activent pour trouver un moyen propre à eux de réguler ces dérives. C’est dans ce cadre que des journées se sont tenues à Bamako.

C’était du 25 au 26 juin 2025 sous la dénomination « Journées d’échanges autour de la relance de l’autorégulation des médias au Mali ». La cérémonie de lancement a été présidée par le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly. C’était en présence de l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Cécilia Wijgers, du représentant du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Gamer Dicko, du Vice-président de la Maison de la Presse Daouda T Konaté et du représentant pays de IDEA Internationale, Maurice Engueleguele.

Créer « un tribunal des pairs »

Dans son allocution, le président de la HAC a affirmé qu’il s’agit de créer « un tribunal des pairs » capable de réguler sans réprimer, d’accompagner sans censurer pour un professionnalisme journalistique garanti. Un tel dispositif avait existé au Mali, mais n’a malheureusement pas pu résister aux épreuves. Il s’agit de l’observatoire pour la déontologie et l’éthique dans la presse. 

Cependant, à ce jour, le monde de la presse malienne est unanime qu’il faudrait la création d’un tel organe. Ce souhait avait été exprimé à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la Presse 2025. C’est en réponse à cette préoccupation que la Haute Autorité de la Communication du Mali (HAC), l’instance de régulation des médias, s’est investie en organisant ces journées de réflexion sur la relance de l’autorégulation et la perspective de la corégulation des médias au Mali.

Une feuille de route a été élaborée 

Pendant deux jours, les responsables des organisations professionnelles des médias du Mali, des experts venus du Benin et du Sénégal et autres participants ont échangé sur les stratégies de mise en place de cet outil d’autorégulation des médias tant attendu et indispensable pour le respect de l’éthique et de la déontologie. Les participants ont, également, bénéficié de l’apport des doyens de la presse malienne, des membres du Collège de la HAC, du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration. Ainsi, au terme des travaux, à la satisfaction générale de la HAC, de la Maison de la Presse et de IDEA international, les participants ont élaboré une feuille de route smart pour l’opérationnalisation d’un tribunal des pairs appelé, Conseil de la déontologie et de l’éthique par les pairs (CODEP). 

Il est important de souligner que l’opérationnalisation de cette instance viendra à point nommé, surtout avec l’ampleur de la mauvaise utilisation des médias sociaux que connaît le pays. D’ailleurs, par rapport à ce phénomène, les autorités ont mené, en collaboration avec les acteurs des médias, des réflexions pour dégager des pistes de solutions. C’était lors d’un atelier d’échanges et de partage tenu du 13 au 15 mai 2025 à Bamako.

Sidi Modibo Coulibaly

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