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Financement du terrorisme
A la UneSécurité

Soutien de l’Algérie au terrorisme : l’Union européenne donne raison au Mali

by Sidi Modibo Coulibaly 15 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Avec le temps, la vérité finira par être découverte, dit-on. C’est ce qui est arrivé au voisin malien, l’Algérie. Moins d’un mois après le retrait du Mali par le groupe d’action financière internationale (GAF) de la liste des pays où s’effectue le blanchissement de capitaux pour le financement du terrorisme, c’est l’Algérie qui y est ajoutée.

En effet, le mercredi 09 juillet 2025, le parlement européen a validé l’ajout de l’Algérie à sa liste des pays tiers considérés comme « à haut risque » en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le vote du Parlement européen entérine l’évaluation du Groupe d’action financière (GAFI), qui relève de sérieuses failles dans le dispositif algérien de lutte contre le financement du terrorisme. Désormais, toutes les relations financières entre les institutions européennes et les acteurs algériens devront faire l’objet d’un contrôle renforcé. Pourtant, le Mali avait fortement indexé l’Algérie d’être le parrain des terroristes qui écument le sahel. C’est pourquoi le Mali a décidé de prendre en main son destin en se retirant de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.

Retrait de l’accord parrainé par l’Algérie 

Lors de son discours à la nation à l’occasion du Nouvel An 2024, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a annoncé le retrait du Mali de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé en 2015 entre l’État malien et les groupes indépendantistes touareg. Cette décision n’a jamais été du goût de l’Algérie qui estime depuis longtemps qu’il a un rôle prépondérant à jouer dans la sécurité et la stabilité du septentrion malien. 

Malgré des menaces et intimidations, les autorités maliennes ne sont pas revenues sur leur décision. Dès lors, les relations entre les deux pays sont devenues tendues. Dans les tribunes internationales, les deux pays ne manquaient pas d’occasion de s’affronter à travers les discours. Faisant fi de l’agitation de l’Algérie, le Mali a décidé de reconquérir les parties septentrionales qui lui échappaient. C’est ainsi qu’il a ramené, en novembre 2024, Kidal dans son giron. Une grande victoire pour le Mali qui n’a jamais été appréciée par l’Algérie. Mécontent de cette victoire, le voisin algérien n’a ménagé aucun effort pour empêcher le Mali de poursuivre la reconquête du nord. C’est ainsi qu’arriva l’incident du drone militaire malien qu’elle a abattu à Tinzawatene en territoire malien.

Tinzawatene, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase

Lors de l’offensive malienne menée pour reconquérir Tinzawatene (cercle d’Abeïbara, région de Kidal) située à la frontière avec l’Algérie, le monde va découvrir que le voisin algérien est un soutien aux groupes armés indépendantistes et terroristes. Pour contrer cette offensive militaire, l’Algérie n’a pas hésité à abattre un drone (type BAYRAKTAR-AKINCI immatriculé TZ-98D) de l’armée malienne qui voudrait attaquer les terroristes en pleine réunion au niveau de la partie malienne de la frontière entre les deux pays.

C’était dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. En réponse à cette énième provocation du régime algérien, le Gouvernement de la Transition a décidé de se retirer avec effet immédiat du Comité d’État-Major conjoint (CEMOC), et de porter plainte, devant des instances internationales, contre le régime algérien, pour actes d’agression. Depuis cet incident, le Mali avait officiellement affirmé que « le régime algérien parraine le terrorisme international ». Il a crié haut que « Le régime algérien, exportateur de terrorisme, devra cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité régionales ».

Un tournant qui rétablit la confiance des investisseurs

Avec cette agression ouverte du Mali, l’Algérie a montré qu’elle jouait un rôle ambigu, voire déstabilisateur au Sahel et que ses discours pacificateurs masquaient, en réalité, des pratiques troubles. En l’ajoutant sur la liste des pays qui soutiennent le terrorisme, l’Union européenne a compris que le Mali avait raison. Et cette décision de l’Union européenne intervient moins de deux mois après que le GAFI retire le Mali de sa liste grise.

Rappelons que le 13 juin 2025, la plénière du groupe d’action financière internationale (GAFI) s’est tenue à Strasbourg, en France. Cette assemblée a décidé de retirer le Mali de la liste grise des pays. Cette décision historique reconnaît les efforts massifs du Mali dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. C’est un véritable tournant qui rétablit la confiance des investisseurs et ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie malienne.

Sidi Modibo Coulibaly

15 juillet 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
Chroniques

Vacances scolaires au Mali : l’école buissonnière permanente ?

by Chiencoro 15 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’heure où les vacances scolaires débutent au Mali, se pose la question cruciale de leur impact sur la scolarité des enfants, notamment dans les régions vulnérables. Entre petits boulots, fréquentation des « grins » et exposition aux risques sécuritaires, cette pause estivale pourrait bien se transformer en facteur silencieux de décrochage scolaire.

Au Mali, quand la cloche sonne la fin des cours en juin, elle n’annonce pas seulement l’entrée dans une parenthèse estivale. Elle ouvre surtout, dans bien des cas, la porte vers l’inconnu, ou pire, vers une rupture silencieuse avec l’école. Pendant que les classes ferment leurs portes, c’est toute une société qui oublie qu’entre juillet et septembre, voire octobre, des milliers d’enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, à la merci des réalités de leur environnement : pauvreté, désœuvrement, tentations d’adultes. Ce qui, dans les cercles feutrés, s’appelle « vacance scolaire », prend dans les régions fragiles l’allure d’un sas vers le décrochage.

Douter de l’utilité de conjuguer le verbe « apprendre » au présent

À Bamako comme à Bankass, les vacances n’ont pas la même saveur. D’un côté, quelques chanceux s’initient à la robotique ou lisent Amadou Hampâté Bâ dans des bibliothèques climatisées. De l’autre, la majorité bascule dans les travaux champêtres, la soudure informelle ou la coiffure de trottoir – non pas pour se divertir ou acquérir un savoir-faire, mais pour mettre du riz dans l’assiette ou s’acheter un trousseau pour la rentrée. Qui osera reprocher à ces enfants d’avoir le pragmatisme chevillé au corps dans un pays où même l’école semble parfois une promesse incertaine ?

Mais là réside le danger. À force de gagner leur pitance par des petits boulots, nombre de jeunes découvrent très tôt ce que certains adultes appellent cyniquement « l’indépendance financière ». À peine ont-ils touché quelques billets qu’ils commencent à douter de l’utilité de conjuguer le verbe « apprendre » au présent. L’école devient un luxe, une option parmi d’autres, parfois la moins rentable. D’autant que les grins – ces groupes informels d’adolescents bavards et désœuvrés – pullulent à l’ombre des quartiers, distillant leur propre pédagogie : celle du paraître, de la frime, du raccourci facile. Une école parallèle, sans tableau noir, mais avec ses rites, ses maîtres à penser et son rejet de l’effort scolaire.

Éviter que les vacances deviennent l’antichambre de l’échec scolaire

Dans les régions en proie à l’insécurité, le tableau est encore plus inquiétant. Entre les recruteurs de groupes armés, les trafics en tous genres et l’effondrement des structures éducatives, les vacances ne sont plus une pause, mais un risque. Celui que l’enfant bascule vers une trajectoire sans retour, happé par les sirènes d’un discours radical qui lui promet reconnaissance, appartenance, parfois même un salaire. Le chaos ne prend pas toujours les armes. Il s’insinue d’abord dans les consciences oisives.

Il serait temps que l’État, les collectivités, les parents – et pourquoi pas les associations religieuses – prennent la mesure de cette dérive saisonnière. Car les vacances, si elles sont mal encadrées, deviennent l’antichambre de l’échec scolaire. Ce que l’on doit éviter à tout prix. L’apprentissage peut être ludique, flexible, mobile. Il peut coexister avec l’aide familiale ou l’initiation à un métier. À condition qu’il ne soit pas totalement évacué. Une heure de lecture quotidienne, une révision hebdomadaire, un suivi parental renforcé – voilà des mesures simples, mais qui peuvent faire la différence entre un retour en classe réussi et un abandon définitif.

Dans un Mali où l’école reste l’un des rares espoirs de justice sociale, il ne faut pas que juillet, août et septembre soient les mois de tous les dangers. Car si l’on ne fait rien, les vacances d’aujourd’hui seront les fractures de demain. Et alors, le décrochage ne sera plus un phénomène, mais une norme.

Chiencoro Diarra 

15 juillet 2025 0 comments
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Paul Biya est candidat à la prochaine présidentielle au Cameroun
A la UnePolitique

Cameroun : Paul Biya, 92 ans, se porte candidat à un huitième mandat présidentiel 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le président camerounais Paul Biya a annoncé ce lundi 14 juillet 2025 sa candidature à l’élection présidentielle prévue pour le 12 octobre prochain. Âgé de 92 ans, il est actuellement le plus vieux chef d’État en exercice dans le monde. Il dirige le Cameroun depuis 1982 et souhaite briguer un huitième mandat de sept ans.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Paul Biya a déclaré avoir pris cette décision après avoir entendu ce qu’il appelle « les appels nombreux et insistants des dix régions de notre pays et de la diaspora ». « Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la hauteur des défis importants auxquels nous sommes confrontés. »

Cette annonce était attendue par certains observateurs de la vie politique camerounaise, notamment après son discours de fin d’année 2024. À cette occasion, le président avait remercié ses compatriotes pour leur soutien et avait parlé de 2025 comme d’une année pleine de défis. Il avait aussi exprimé sa volonté de continuer à servir le Cameroun et de « transformer les défis en opportunités ».

Un pouvoir de plus de 40 ans contesté

Paul Biya est à la tête du Cameroun depuis plus de 43 ans. Pendant toutes ces années, il n’a jamais perdu une élection présidentielle. Si son huitième mandat est validé par les urnes, il atteindra presque l’âge de 100 ans à la fin de celui-ci. Mais son long règne n’est pas sans critiques.

Beaucoup de Camerounais dénoncent la corruption, les détournements de fonds publics, la mauvaise gouvernance et les difficultés à faire face aux problèmes de sécurité. Le pays fait face à une crise séparatiste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des groupes armés réclament l’indépendance. Dans l’Extrême-Nord, ce sont les attaques djihadistes qui perturbent la vie des habitants. Ces conflits ont poussé des milliers de personnes à fuir leur domicile.

En plus de ces crises, le Cameroun connaît un fort taux de chômage, une hausse du coût de la vie, et des tensions sociales grandissantes. De nombreux citoyens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, demandent à Paul Biya de passer la main à une nouvelle génération.

Des proches quittent le navire

À quatre mois de l’élection, certains anciens alliés du président ont décidé de se présenter eux aussi. C’est le cas d’Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et fidèle compagnon de Biya. Il a démissionné du gouvernement le 24 juin 2025. Dans une déclaration, il a affirmé que le régime avait « trahi » la confiance du peuple camerounais. Il a annoncé sa candidature et a rejoint un parti rival.

Quelques jours plus tard, le 28 juin, un autre fidèle, Bello Bouba Maigari, ministre du Tourisme et compagnon politique de longue date, a aussi déclaré sa candidature. Tous deux sont originaires des régions du Nord du pays, qui ont longtemps été des zones stratégiques pour les victoires électorales de Biya. Leur départ pourrait fragiliser la base électorale du président sortant dans cette partie du Cameroun.

Une opposition active

Du côté de l’opposition, le principal rival de Biya en 2018, Maurice Kamto, devrait aussi être candidat. Cet ancien ministre délégué à la Justice avait terminé officiellement deuxième lors de la dernière élection présidentielle. Il avait contesté les résultats et passé neuf mois en prison, accusé d’insurrection après des manifestations organisées par ses partisans. Kamto avait dénoncé des fraudes et affirmé que la victoire avait été volée. Les autorités avaient nié ces accusations.

Lors d’un séjour à Paris en juin dernier, Maurice Kamto a surpris en déclarant qu’il protégerait Paul Biya et sa famille s’il remportait l’élection. Ce message visait sans doute à rassurer certains membres du régime et à apaiser les tensions politiques.

Malgré les appels au changement, Paul Biya reste convaincu qu’il est le mieux placé pour diriger le pays. « Nous continuerons, ensemble, notre marche vers le progrès, dans la sécurité et la paix », a-t-il déclaré dans son message à la nation.

L’élection présidentielle d’octobre 2025 s’annonce donc comme un moment clé pour l’avenir du Cameroun, dans un contexte politique fragile et incertain.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

14 juillet 2025 0 comments
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Donald Trump propose son appui au Mali
Sécurité

Lutte contre le terrorisme : Donald Trump propose son appui à Assimi Goïta 

by Sidi Modibo Coulibaly 14 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Moins de deux semaines après la visite officielle du Général d’armée Assimi Goïta en Russie, les États unis d’Amérique dépêchent une mission à Bamako pour proposer un appui dans la lutte contre le terrorisme. Cette mission s’effectue au même moment où le président américain recevait chez lui cinq chefs d’États africains qu’il a triés sur le volet.

A son retour d’une visite officielle en Russie sur invitation du président Vladimir Poutine, le chef de l’État du Mali a accordé une interview à la radiotélévision publique, l’Ortm (Office de radiodiffusion télévision du Mali). Dans cet entretien, le Général d’armée Assimi Goïta avait affirmé que le partenaire russe a doté le Mali d’équipements militaires de haute technologie que ni l’or ni même l’argent ne pouvaient permettre d’en acquérir. « Il ne s’agit pas seulement de nouvelles armes, mais de capteurs de puissance militaire qui ne sont accessibles qu’à travers des partenariats géopolitiques de haute intensité, et non par de simples transactions financières », avait déclaré le chef de l’État malien. Il a ajouté qu’« Aujourd’hui, nous disposons d’armes qui, si elles sont dévoilées, feraient du Mali une menace aux yeux de ses voisins. » Ceci prouve que la visite en Russie a été payante.  

Certainement, c’est ce qui a amené les États unis d’Amérique à se précipiter pour proposer un appui sécuritaire au Mali et au-delà le Sahel. C’est ainsi que le mercredi 9 juillet 2025 s’est rendue au Mali une mission de haut niveau dirigée par le Lieutenant -colonel à la retraite Rudy Atallah, Directeur adjoint principal de la lutte contre le terrorisme au Conseil de Sécurité nationale de la présidence américaine. La délégation américaine s’est réunie avec la partie malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de son collègue de la sécurité et de la protection civile, Daoud Aly Mohammedine.

Accompagner le Mali face à la menace terroriste croissante

À l’issue de la rencontre, l’émissaire de Donald Trump a, face à la presse, souligné la volonté américaine de renforcer la stabilité et la lutte contre le terrorisme. Sous l’égide de l’ambassadrice des États unis au Mali, Rachna Sachdeva Korhonen, Atallah a détaillé les priorités des États-Unis : accompagner le Mali face à la menace terroriste croissante et consolider la coopération bilatérale et régionale, notamment avec la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). 

D’après Attalah, l’expertise américaine en stratégie antiterroriste vise à développer des réponses efficaces dans le respect de la souveraineté malienne. Et de poursuivre que la coopération régionale est désormais cruciale pour faire face à l’intensification du terrorisme en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, dit-il, son pays encourage la création de la force conjointe de l’AES pour mutualiser les ressources et le renseignement. L’émissaire a ajouté qu’au-delà du volet militaire, Washington met l’accent sur la stabilisation politique, la réconciliation nationale, la transparence et la bonne gouvernance comme moteurs d’investissement et de croissance. 

La vision du Mali exposée à l’émissaire de Trump 

Quant à la partie malienne, elle s’est réjouie de cette initiative américaine. Selon le Bureau de l’Information et de la Presse du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, elle a exposé la vision du pays par rapport à la lutte contre le terrorisme. 

Cette vision est axée sur la reprise en main de la défense et de la sécurité du Mali par les Autorités de la transition ; le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ; la prise en compte de la dimension Confédération AES dans la lutte contre le terrorisme. Aussi, s’agit-il du soutien apporté par certains pays aux terroristes opérant dans le Sahel ; de la nécessité d’engager une lutte sincère et globale contre le terrorisme ainsi que l’intérêt des Autorités américaines pour le Mali en vue de la promotion des investissements dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant. 

Sidi Modibo Coulibaly

14 juillet 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

L’UEMOA a dit non. L’histoire, elle, pourrait dire autrement

by Chiencoro 14 juillet 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

C’est un bras de fer de ceux qui changent la géographie politique d’un continent. D’un côté, le formalisme feutré de Lomé, ses tapis rouges et ses discours calibrés, drapés dans la rhétorique de la légalité communautaire. De l’autre, la colère froide de Ouagadougou, la morgue souverainiste de Bamako, la raideur stratégique de Niamey. Entre les deux, un micro-déclencheur : la présidence tournante du Conseil des ministres de l’UEMOA… refusée au Burkina Faso.

Tout commence le 11 juillet 2025. Une date qui s’ajoutera sans doute aux annales des rendez-vous manqués de l’intégration ouest-africaine. Ce jour-là, à Lomé, les délégations des trois pays de l’AES (Mali, Burkina, Niger) claquent la porte d’une réunion du Conseil des ministres de l’UEMOA, furieuses d’un camouflet qu’elles jugent doublement injuste : contre le droit et contre leur dignité.

Car le texte est clair comme l’eau d’un puits de brousse. L’article 11 du traité de l’Union prévoit que la présidence du Conseil revient à tour de rôle aux ministres des Finances des États membres. Après le Bénin, c’était au Burkina Faso, naturellement. Sauf que la rotation a soudainement buté sur un veto. Celui du président ivoirien Alassane Ouattara, chef d’orchestre discret mais implacable d’un rejet assumé : pas de présidence pour un pays dirigé par un militaire en treillis.

L’argument ? Une organisation monétaire ne saurait confier sa tête à un État dont le gouvernement est issu d’un coup de force, où les urnes ont cédé la place aux kalachnikovs, et où les institutions de la démocratie dorment encore sous la poussière. La réalité ? Une défiance profonde, géopolitique, presque civilisationnelle.

Ce que Ouattara redoute, ce que Traoré incarne

Il ne s’agit pas uniquement de Traoré, de Tiani ou de Goïta. Il s’agit d’une lecture du monde. Pour Ouattara, comme pour Macky Sall hier ou Patrice Talon demain, l’avenir passe par les institutions héritées de Bretton Woods, par les partenariats de Washington, par l’ancrage à l’euro. Pour le triumvirat de l’AES, l’horizon est ailleurs : Moscou, Pékin, et surtout eux-mêmes. Un souverainisme radical, aux accents panafricanistes, qui se veut rupture autant que revanche.

Ce qui se joue, c’est donc bien plus qu’une querelle de procédure. L’UEMOA est aujourd’hui le dernier trait d’union entre deux visions du continent. La CEDEAO a déjà éclaté, emportée par les sanctions, les ressentiments et les ruptures. L’UEMOA tenait encore, portée par la BCEAO, cimentée par le franc CFA, sanctuarisée par l’économie. Elle tangue désormais.

La monnaie, dernier bastion ou premier champ de bataille ?

Les signaux étaient déjà là. Le général Tiani au Niger qui fustige une monnaie coloniale. Le capitaine Traoré qui promet de « briser les chaînes » de l’asservissement monétaire. Le colonel Goïta qui parle de créer une devise propre, ancrée dans l’autodétermination. Trois pays, un même cri : la souveraineté ne sera complète que lorsqu’elle sera également monétaire.

Mais voilà : quitter le franc CFA, c’est plonger dans l’inconnu. C’est renoncer au « pot commun » de la BCEAO, aux taux bonifiés du marché régional, aux transferts massifs des diasporas depuis Abidjan ou Dakar. C’est prendre le risque d’une instabilité, d’une inflation, d’un isolement économique. En un mot : c’est faire le saut sans parachute.

Et pourtant, pour les chefs de l’AES, il s’agit d’un pari existentiel. Le refus du Burkina Faso à la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA ne serait que la goutte de trop dans un vase rempli d’humiliations perçues, de condescendance diplomatique et de marginalisation politique. L’heure, pour eux, n’est plus à l’intégration. Elle est à la recomposition.

Vers l’implosion ou la métamorphose ?

Le choc du 11 juillet 2025 est peut-être le prélude à une rupture définitive. Car si l’UEMOA refuse ses textes au nom de principes flous, que reste-t-il de son autorité ? Et si l’AES transforme le ressentiment en agenda monétaire alternatif, que restera-t-il du CFA demain ?

Plus grave encore ; cette crise révèle l’échec d’un langage commun en Afrique de l’Ouest. Entre ceux qui jurent par la stabilité et ceux qui revendiquent la rupture, entre les républicains institutionnels et les révolutionnaires militaires, il n’y a plus même syntaxe.

La rotation bloquée du Burkina Faso n’est qu’un symbole. Mais comme souvent dans l’histoire, les symboles précèdent les tremblements de terre.

L’Afrique de l’Ouest change de logiciel. Et chacun cherche encore sa place dans ce nouveau code.

Chiencoro Diarra 

14 juillet 2025 0 comments
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Muhammadu Buhari, ancien président du Nigéria
A la UnePolitique

Nigeria – Buhari, le dernier soldat

by Sahel Tribune 13 juillet 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Il fut d’abord un sabre, puis une urne. Le général-président devenu président-général s’en est allé, à 82 ans, dans une clinique londonienne. Muhammadu Buhari aura traversé la vie politique nigériane tel un roc granitique : inamovible, austère, insaisissable. Son décès clôt un chapitre de l’Afrique postcoloniale où les képis se sont peu à peu mués en complets civils — non sans nostalgies ni controverses.
C’est par la voix feutrée de son ancien porte-parole que la nouvelle est tombée : Muhammadu Buhari n’est plus. Ce dimanche 13 juillet 2025, dans le confort aseptisé d’une clinique de Londres où il s’était exilé pour ses soins depuis avril, l’ancien président nigérian a tiré sa révérence. 82 ans, dont plus de 40 passés dans les arcanes du pouvoir, entre jungle militaire et joutes démocratiques. Un mythe africain s’effondre, aussi rigide dans la mort qu’il le fut dans la vie.

Le mythe du « born again democrat »

Né en décembre 1942 à Daura, dans ce nord féodal et peul où la hiérarchie n’est pas un concept mais un destin, Buhari était un homme d’ordre, de structure, de commandement. Petit dernier d’une fratrie de 23, orphelin de père à quatre ans, il avait été élevé dans une rectitude qui ne le quittera jamais. 

Quand, le 31 décembre 1983, il renverse le président Shagari par les armes, le Nigeria ne voit pas venir un despote, mais un redresseur de torts. Ce n’est pas un aventurier, c’est un doctrinaire. Sa croisade ? La « discipline nationale« . Sa méthode ? La matraque, la gifle, la peur. Fela Kuti, l’insoumis saxophoniste, en fera les frais.

Puis vint l’exil intérieur. Évincé par un autre général (Babangida), Buhari disparaît des radars, tel un ermite armé de principes, ruminant dans le silence de Katsina les turpitudes de la République. Il lui faudra attendre 2015, et trois candidatures perdues, pour revenir en majesté : élu président démocratiquement, battant le sortant Goodluck Jonathan dans un élan d’alternance salué dans toute l’Afrique. Une première dans l’histoire du Nigeria. Le mythe du « born again democrat » est lancé.

Le patriarche s’est tué à la tâche

Mais la mue ne sera que partielle. Président civil, Buhari gouverne toujours en général, vertical, distant, peu loquace. Il promet une guerre totale contre la corruption, mais se heurte à l’hydre bureaucratique. Il jure d’en finir avec Boko Haram, mais l’insécurité se déplace sans se dissiper. L’économie ? Elle chancelle sous deux récessions et un baril de pétrole dégringolant. Les illusions s’étiolent, la fatigue s’installe.

La jeunesse, elle, se réveille. Octobre 2020, manifestations EndSARS contre les brutalités policières : le massacre de Lekki souille définitivement l’image d’un patriarche autoritaire devenu sourd à son peuple. Suspendre Twitter ? Un aveu d’impuissance. Comme un roi nu dans un monde digitalisé.

La santé, aussi, devient un secret d’État. Des mois entiers passés à Londres pour des soins jamais détaillés, un président devenu silhouette, que certains soupçonnent même d’avoir été remplacé par un sosie… La rumeur, au Nigeria, est un art national. Jusqu’à ce 13 juillet, 16h30, où l’Histoire s’écrit pour de bon.

Le patriarche s’est tué à la tâche

Bola Tinubu, son successeur, réagit avec mesure. Les drapeaux sont mis en berne, l’Afrique s’incline. Gambiens, Bissau-Guinéens, Congolais lui rendent hommage. Non sans ambivalence : le respect pour l’homme droit, l’austère, le vertueux ; mais aussi le regret d’un dirigeant resté figé, comme prisonnier d’un logiciel politique hérité des années 1980.

Sa déclaration inaugurale en 2015 résonne comme un épitaphe : « Je suis à tout le monde, je ne suis à personne. » Un vœu d’universalité, devenu parfois solitude. Car Muhammadu Buhari, c’était aussi cela : un homme de principes, mais de peu de compromis. Dans un continent où le pardon est une stratégie, lui ne savait que tenir la ligne. Jusqu’au bout.

La rédaction 

13 juillet 2025 0 comments
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Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye
A la UneAnalyses

Sénégal : Diomaye–Sonko, l’irrésistible implosion

by Sahel Tribune 13 juillet 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le duo qui voulait tout changer est désormais à deux doigts de tout faire basculer. À Dakar, le pouvoir exécutif se dédouble, se défie et s’épuise dans une guerre d’ego à ciel ouvert. Tandis que le pays s’enfonce dans la dette, les deux figures de proue du « renouveau sénégalais » s’accusent, se contredisent, s’épient. Dans cette pièce aux airs de tragédie classique, la question n’est plus de savoir qui gouverne, mais combien de temps le bateau tiendra encore le cap.

Ils avaient promis la rupture, ils offrent la fracture. À Dakar, le vent de renouveau soufflé par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko s’est mué, en l’espace d’un an, en tempête institutionnelle. Le président et son Premier ministre, autrefois camarades de cellule et frères d’armes politiques, s’affrontent désormais à mots à peine couverts dans un duel au sommet de l’État. Une mise en scène de crise sous les tropiques qui mêle ego, défiance, ambitions contrariées et rhétorique révolutionnaire.

Le 10 juillet 2025, devant une salle médusée, Ousmane Sonko, lors de l’installation du Conseil national de son parti PASTEF, a tiré la première salve : « Le Sénégal ne traverse pas une crise politique, mais une crise d’autorité. » Un missile verbal dirigé, sans ambiguïté, contre son propre président, accusé de mollesse face aux tensions internes et aux attaques ciblant le chef du gouvernement. Le ton est donné. Les digues du pacte du Camp Manuel, scellé entre les deux hommes avant leur conquête du pouvoir, ont cédé.

Le poison du pouvoir partagé

Dans l’antichambre du pouvoir, les illusions de fraternité ont rarement longue vie. Ce qui n’était qu’un murmure devient un fracas. Sonko soupçonne son président de pactiser avec les juges, de bloquer ses ambitions, de ralentir son agenda. Diomaye Faye, de son côté, freine des quatre fers lorsque son Premier ministre tente d’imposer un remaniement ministériel à sa main, épurant les proches du chef de l’État pour y placer ses propres affidés. Résultat : un veto présidentiel sec, glacial, assorti de silences éloquents.

La confirmation par la Cour suprême de la condamnation de Sonko dans l’affaire de diffamation contre Mame Mbaye Niang n’a fait qu’envenimer les choses. Dans les couloirs feutrés du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, l’exaspération monte. « Je ne démissionnerai pas, qu’il me démette s’il l’ose », assène Sonko. L’hypothèse d’un retour à l’Assemblée nationale est désormais sur la table, comme menace autant que parade.

Du rêve panafricaniste au cauchemar comptable

Le divorce politique s’opère dans un contexte économique exsangue. La dette publique a franchi le seuil des 119 % du PIB, transformant le Sénégal en champion continental de l’endettement, devant même le Soudan ou le Mozambique. Le FMI suspend son assistance. La promesse de renégocier les contrats pétroliers gaziers – autre cheval de bataille du duo – reste lettre morte. Et pendant ce temps, le prix du ciment grimpe, les chantiers s’arrêtent, l’inflation étouffe les ménages.

Les soutiens de Sonko pointent une « dette cachée » de 7 milliards de dollars, héritée de Macky Sall. Mais l’argument tourne en boucle sans convaincre. L’héritage est lourd, certes, mais la magie politique ne suffit pas à faire pousser du riz, construire des logements ou relancer la croissance.

La justice, terrain miné

Au chapitre des grandes réformes, la chasse aux sorcières bat son plein. Cinq anciens ministres de Macky Sall sont traduits devant la Haute Cour de justice. Trois dorment à Rebeuss. Deux autres attendent leur tour. L’initiative séduit les électeurs en quête de rupture morale, mais fait grincer les dents des magistrats.

Sonko, fidèle à sa dialectique de confrontation, tape du poing : « La justice ne leur appartient pas. Nous sommes l’État. » Une petite phrase à l’effet ravageur. L’Union des magistrats, vent debout, s’indigne. Le risque d’un bras de fer institutionnel se précise.

Réformes sans boussole ?

Entre deux altercations de palais, l’État tente de réformer. Un dialogue national sur la gouvernance électorale s’est tenu fin mai. On y a évoqué l’interdiction du cumul des fonctions présidentielles et partisanes, la création d’une CENI indépendante, la refonte du Conseil constitutionnel… Un catalogue de vœux pieux en attente d’implémentation réelle.

L’enjeu est clair : donner des gages de transparence à une société civile de plus en plus critique, tout en empêchant l’opposition de crier au hold-up démocratique. Mais comment convaincre quand les deux têtes de l’exécutif s’écharpent à ciel ouvert ?

L’opposition en ordre dispersé

L’ancien régime, lui, ne fait pas mieux. Khalifa Sall tente de maintenir son capital politique, pendant que Barthélémy Dias joue sa partition en solo. L’APR, ex-majoritaire, se replie sur une ligne victimiste : « justice instrumentalisée », répète-t-elle en boucle. Le jeu de reconstruction reste balbutiant. Le temps presse pourtant. Les législatives de 2027 se profilent.

L’étrangeté du moment sénégalais tient dans ce paradoxe : jamais les aspirations populaires au changement n’ont été aussi vives, jamais le pouvoir n’a semblé aussi déboussolé. En voulant rompre avec l’ancien monde, le duo Diomaye–Sonko risque de précipiter le pays dans l’inconnu.

Leur alliance, bâtie sur une promesse de refondation, pourrait bien devenir l’acte de décès politique de l’un ou de l’autre. À moins, improbable mais pas impossible, qu’un compromis à la sénégalaise ne finisse par s’imposer, comme un baume sur les vanités blessées.

Mais le temps presse. L’État, lui, n’attend pas.

A.D

13 juillet 2025 0 comments
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