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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
Économie

BCEAO : une reconnaissance involontaire des réussites économiques de l’AES ?

by Sahel Tribune 16 juillet 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À contre-courant des discours de rupture entre l’UEMOA et les pays de l’AES, le dernier rapport de la BCEAO publié le 14 juillet met en lumière les performances solides du Mali, du Burkina Faso et du Niger en matière de financement bancaire. Une reconnaissance implicite de leur résilience économique, malgré les tensions politiques croissantes avec l’Union.

Il y a les cris d’estrade et les communiqués rageurs, les bras de fer monétaires entre États frondeurs et institutions sous pression, mais il y a aussi les chiffres. Et les chiffres, eux, n’ont pas d’émotion. Ils photographient une réalité que la politique, parfois, préfère ignorer. C’est ce que vient de rappeler, presque en catimini, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans son rapport annuel publié le 14 juillet, moins d’une semaine après le dernier épisode du feuilleton houleux entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger.

Et quelle ironie du calendrier ! Alors même que ces trois pays sont accusés de prendre le large, de claquer la porte monétaire lors de la session du Conseil des ministres de l’UEMOA en guise de protestation contre le refus de la présidence, de droit, de l’organisation au Burkina Faso, voilà que la BCEAO, institution phare du bloc ouest-africain, loue noir sur blanc — sans tambours, ni trompettes — leurs performances bancaires. Loin d’être des parias de la finance, ces États sahéliens apparaissent, à travers le prisme du crédit bancaire et de la solidité du secteur financier, comme des acteurs toujours dynamiques, parfois exemplaires, au sein de l’Union.

Le Mali, premier de classe discret

Commençons par Bamako. Dans le long document de plus de 150 pages, le Mali est presque cité en modèle. Avec une part de 11,2 % de l’encours total des crédits dans l’UEMOA — soit la quatrième place après la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina —, le pays a vu son volume de financement bancaire progresser de manière soutenue en 2023. Le rapport souligne la croissance « notable » des concours à l’économie, malgré un contexte politique et sécuritaire complexe.

Plus encore, le Mali affiche l’un des taux de couverture bancaire les plus satisfaisants de la région. Les banques y maintiennent des standards de solvabilité au-dessus des exigences réglementaires, et la qualité des portefeuilles de prêts, mesurée par le ratio des créances en souffrance, reste maîtrisée. Ce niveau de performance sonne comme un pied de nez aux détracteurs de l’AES.

Burkina Faso, le crédit comme levier de résilience

Le Burkina Faso, de son côté, confirme sa montée en puissance silencieuse. Avec 12,4 % de l’encours des crédits de l’UEMOA, il dépasse désormais le Mali et s’affirme comme le troisième bénéficiaire de financements bancaires dans la zone. Le rapport salue « une croissance robuste » de l’activité bancaire, alimentée en partie par les investissements dans les infrastructures, la consommation des ménages et le dynamisme du secteur agricole, malgré les contraintes sécuritaires qui pèsent sur le pays.

Autre fait marquant : le Burkina maintient un taux de bancarisation en hausse constante, dopé par la digitalisation des services financiers et une stratégie proactive d’inclusion portée par le Trésor public et la BCEAO. Comme quoi, même à Ouagadougou, entre menace terroriste et incertitude politique, les lignes de crédit ne se sont pas effondrées — bien au contraire.

Niger, la rigueur prudente

Quant au Niger, souvent relégué au second plan dans les radars économiques, il trace une trajectoire plus modeste mais disciplinée. Avec 3,2 % des crédits bancaires de la zone, le pays reste en queue de peloton. Toutefois, le rapport note des signes positifs : une gestion rigoureuse des risques, une baisse sensible des taux débiteurs appliqués aux PME locales, et une mobilisation croissante de l’épargne intérieure.

À Niamey, où la transition post-coup d’État a provoqué une rupture brutale avec certains bailleurs occidentaux, les banques ont paradoxalement renforcé leur prudence — tout en maintenant leur soutien à l’économie réelle, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports. Une résilience qui mérite d’être soulignée.

Ce rapport, technique en apparence, revêt une charge symbolique : il démontre que les États de l’AES, souvent peints comme des irréguliers du système financier régional, continuent non seulement de jouer le jeu bancaire, mais de le jouer avec efficacité. Loin du discours de rupture, les flux monétaires et les dynamiques de crédit dessinent une autre carte de la coopération.

Chiencoro Diarra 

16 juillet 2025 0 comments
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Accident de circulation
Sécurité

Sécurité routière : lutter contre l’excès de vitesse afin de réduire les accidents

by Sidi Modibo Coulibaly 16 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Au Mali, les accidents de la circulation routière sont très fréquents. Ces accidents entraînent régulièrement des morts d’hommes et des blessés. Ces accidents sont essentiellement dus au facteur humain et particulièrement à l’excès de vitesse. Pour faire face à ce problème, le gouvernement, en organisant la 21e édition de la semaine nationale de la sécurité routière, y a consacré le thème.

De nos jours, il n’y a presque pas de famille au Mali, particulièrement dans les centres urbains, qui ne dispose pas au moins d’un moyen mobile de transport (mobylettes, véhicules). En plus de cela, les moyens de transport en communication urbains et interurbains se sont multipliés en peu de temps. Ce qui pose de sérieux problèmes dans la circulation routière comme les très fréquents accidents le plus souvent mortels. 

Face à cette situation, les autorités ne cessent de prendre des mesures telles que la construction de bonnes routes ou encore la réparation fréquente de celles qui sont endommagées, l’élaboration de textes pour encadrer la circulation routière. Parallèlement à toutes ces mesures, elles ne cessent de mener des campagnes de sensibilisation à l’endroit des usagers de la route. 

C’est dans ce cadre qu’elles organisent régulièrement la journée de la courtoisie dans la circulation routière, les journées de sensibilisation ciblées, et la semaine nationale de la Sécurité routière. Un événement national qui s’effectue simultanément sur l’ensemble du territoire national. Pour cette année, elle est à sa 21e édition.

« Excès de vitesse : un danger mortel sur la route »

Tel est le thème de la semaine de cette année. En choisissant ce thème, les autorités veulent interpeler les usagers de la route sur le dépassement des limites de vitesse prévues par la règlementation. Et de dire aussi que le respect de la vitesse règlementaire dans la circulation est gage d’une circulation sans risque. Une conduite responsable contribue à sauver des vies. 

Cependant, le non-respect de la règlementation en matière de vitesse conduit inéluctablement à des accidents le plus souvent mortels. En témoignent les statistiques de l’année 2024 : 7673 cas d’accidents corporels entrainant 8828 blessés et 682 tués. Il ressort de ces statistiques que 43 % des causes de ces accidents de la circulation routière sont dues à l’excès de vitesse. Donc, c’est dans cet esprit que la cérémonie de la 21e édition de la semaine nationale de la sécurité routière a été lancée, le lundi 14 juillet 2025, à Marakaforo sur l’axe routier Bamako-Koulikoro. Elle a été co-présidée par la ministre des Transports et des infrastructures et de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile. 

Au cours de la cérémonie, Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, a remis un lot de matériels de sécurité routière à son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, Général de division Daoud Ali Mohameddine. Ce lot est composé de 04 radars de dernière génération, des éthylotests, des testeurs de drogues, des cônes de balisage et des bâtons lumineux. 

Cette remise vient renforcer le dispositif de contrôle routier de la Police nationale, de la Gendarmerie et de la Protection civile. Il faut signaler que la semaine s’étend jusqu’au samedi 19 juillet 2025 avec un programme bien pensé.

Activités prévues 

Les activités de la Semaine nationale de la Sécurité routière seront consacrées à des séances de sensibilisation quotidiennes à l’endroit des chauffeurs, des gérants de compagnies de transport public de voyageurs et les passagers, en agglomération et en campagne. De plus, il est prévu des séances de contrôle de limitation de vitesse. Pour ce faire, des agents de l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) et leurs partenaires seront déployés sur le terrain et vont utiliser des radars, mais aussi des testeurs de drogue et d’alcootests sur plusieurs axes routiers du pays.

Rappelons que l’excès de vitesse est considéré comme une contravention de la circulation routière et est sanctionnée. L’Arrêté interministériel N° 2024-2477/MTI-MJDH-MSPC-MEF-SG du 25 juillet 2024 en la matière est clair. Il classe les contraventions routières en trois catégories, ainsi que les sanctions y afférentes : les contraventions de 1re classe, celles de seconde classe et de troisième classe. L’excès de vitesse est classé dans la catégorie des contraventions de troisième classe. Les amendes forfaitaires prévues pour les contraventions de troisième classe sont de 15 000 F CFA pour les véhicules légers et 18 000 F CFA pour les véhicules poids lourds. 

Sidi Modibo Coulibaly

16 juillet 2025 0 comments
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Inauguration de lampadaires solaires dans le district de Bamako.
ActuSécurité

Œuvres sociales de la Présidence : Bamako s’éclaire avec de nouveaux lampadaires solaires

by Cheickna Coulibaly 16 juillet 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Dans la continuité des actions engagées pour l’amélioration du cadre de vie à Bamako, la mairie du district, en collaboration avec les acteurs des œuvres sociales de la Présidence, a poursuivi sa série d’inaugurations. Sur l’axe du Monument de l’Indépendance, de nouveaux lampadaires solaires, déjà installés, ont été officiellement inaugurés dans la nuit du 14 au 15 juillet 2025. Offerts par les œuvres sociales de la Présidence, ces équipements participent à la sécurisation et à l’embellissement durable de plusieurs axes stratégiques de la capitale.

Ce projet s’inscrit dans un vaste programme d’interventions sociales mené par la Présidence de la Transition. Depuis plusieurs mois, les œuvres sociales du président de la transition multiplient les actions concrètes : accès à l’eau potable, construction d’écoles, distribution d’ambulances et de vivres, et désormais, amélioration de l’éclairage urbain. Ces actions traduisent une volonté claire : répondre aux besoins de base des populations maliennes, partout où cela est nécessaire.

Un engagement fort du Président de la Transition

Dans son discours, Balla Traoré, Président de la Délégation spéciale de la mairie du district, a tenu à remercier vivement le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, pour « cette nouvelle importante contribution à l’embellissement et à la sécurisation de la capitale ». Il a salué l’impact concret de ces équipements solaires sur la vie quotidienne des Bamakois. Il a également précisé que les lampadaires installés sont de type Jaguar, d’une puissance de 150 W, avec une efficacité lumineuse supérieure à 180 lm/W, une température de couleur variant de 3000K à 6000K, et une durée de vie estimée à 10 ans. Ce système est adapté aussi bien aux axes urbains qu’aux zones rurales, parkings et routes secondaires.

Des œuvres sociales au service du peuple

Le Conseiller spécial du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, a rappelé que cette opération d’éclairage public s’inscrit dans une dynamique plus large des œuvres sociales présidentielles : « Ces actions traduisent le patriotisme et la solidarité du Chef de l’État envers les populations. L’objectif est de rendre Bamako plus sûre, plus belle et plus vivable. »

Aguibou Dembélé a également dressé un bilan des autres réalisations à l’actif de ces œuvres : près de 500 forages, la distribution d’ambulances médicalisées, la construction d’écoles, l’aide alimentaire… Le Conseiller spécial a aussi lancé un appel à la solidarité, invitant les sociétés, mécènes et partenaires privés à imiter l’élan de solidarité du Président de la Transition, afin d’amplifier l’impact de ces œuvres sociales : « Pour que Bamako soit plus sûre, plus belle, et que ses habitants puissent circuler en toute sécurité, chacun doit jouer sa part », a-t-il déclaré.

Sécurité renforcée, énergie optimisée

Présent à la cérémonie, Boubacar Diané, Ministre de l’Énergie et de l’Eau, a salué cette initiative qui « participe activement à la lutte contre l’insécurité » et vient soulager un secteur de l’énergie actuellement sous pression. Il a souligné que « sans lumière, la vie devient difficile », et que cet appui du président de la transition vient combler un besoin essentiel, particulièrement en période de tension énergétique. 

Le premier responsable de l’Énergie et de l’Eau a également évoqué une collaboration prochaine entre son département, EDM SA et la mairie du district pour assurer la maintenance et la durabilité du réseaud’éclairage nouvellement mis en place.

À côté de l’installation de ces éclairages publics, les œuvres sociales du président de la transition poursuivent son vaste programme d’électrification des centres de santé dans le district de Bamako. Des responsables de ces structures sanitaires ont entrepris il y a une semaine, conformément à l’engagement du chargé des œuvres sociales, le conseiller spécial Aguibou Dembélé, une formation pour l’entretien de ces installations.  

Cheickna Coulibaly

16 juillet 2025 0 comments
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Fassery Doumbia, Directeur général PMU-Mali.
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Fassery Doumbia, l’homme qui a réveillé le PMU-Mali

by Cheickna Coulibaly 16 juillet 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Discret, méthodique, implacablement efficace, Fassery Doumbia est l’architecte silencieux de la spectaculaire renaissance du PMU-Mali. Formé entre Bamako, Dakar et Paris, ce professeur d’université devenu gestionnaire d’État a imposé son style : rigueur, rentabilité et responsabilité sociale. En trois ans, il a transformé un opérateur de paris en puissance économique nationale, tout en refusant les artifices du populisme. Portrait d’un homme de chiffres à la vision claire, qui préfère les actes aux effets d’annonce.

Il parle peu, mais compte chaque mot. À 63 ans, Fassery Doumbia n’a ni le profil du flambeur ni celui du bureaucrate compassé. En revanche, il en impose. Directeur général du PMU-Mali depuis juin 2021, cet auditeur formé aux meilleures écoles de gestion de Dakar à Paris, ce professeur d’université rompu aux subtilités de l’audit stratégique, s’est mué en capitaine d’industrie publique. Le genre de manager capable de transformer un vieil outil d’État en machine à cash — au profit du Trésor, mais aussi des parieurs. Trois ans seulement après sa nomination, le PMU-Mali est devenu l’un des champions financiers du pays.

De la salle de classe au cockpit économique

Formé à l’ENA de Bamako dans les années 1980, Doumbia aurait pu se contenter d’un parcours académique classique, parsemé de stages, de missions techniques, de bulletins d’audit. Mais l’homme voit grand. Dakar, Paris, Bamako : il accumule diplômes et spécialisations — DESS en audit, Master II en expertise comptable, cursus en droit des affaires. Une trajectoire balisée, rigoureuse, sans faux pas.

Mais ce qui fait sa singularité, c’est sa double vie : professeur rigoureux le jour, stratège économique la nuit. Pendant près de deux décennies, il enseigne l’audit de sécurité informatique, le contrôle de gestion, les finances publiques. Ses anciens étudiants, devenus hauts cadres ou experts internationaux, parlent d’un homme exigeant, méthodique, presque obsessionnel dans sa quête du détail juste.

L’appel de l’État

Avant de prendre les commandes du PMU-Mali, Doumbia aura côtoyé les arcanes de la haute administration. Chef de cabinet au ministère de l’Économie et des Finances, il connaît les secrets des budgets maliens, les montages internationaux, les urgences de trésorerie. En juin 2021, en pleine tourmente financière — appuis budgétaires suspendus, sanctions internationales, besoin de recettes fraîches — le gouvernement malien fait un choix tranché : nommer un technicien au charisme discret, mais au CV béton.

La suite est connue. En un an, il triple les bénéfices de la société. En trois ans, il la fait entrer dans le cercle très fermé des quatre plus grandes contributrices au budget national. Et pourtant, dans les couloirs, aucun slogan tapageur, aucun bruit de bottes. Juste une méthode : contrôle, organisation, discipline… et un sens aigu de la responsabilité sociale.

Du pari au levier de développement

Sous son autorité, le PMU-Mali devient une cash-machine à double détente. D’un côté, le Trésor engrange : plus de 21 milliards FCFA de bénéfices en 2024, après un pic à 22,6 milliards en 2023. De l’autre, les parieurs se frottent les mains : plus de 61 milliards distribués en un an, des milliers de millionnaires créés, des gains records affichés à chaque bulletin.

Mais Doumbia ne se contente pas de chiffres. Il pense durabilité. La Fondation PMU-Mali, désormais en gestation, structurera les actions sociales de l’entreprise. La Cité PMU-Mali, un ambitieux programme immobilier à Samanko, répondra au rêve malien de propriété. Et le futur siège flambant neuf, en projet au Champ hippique, symbolise cette volonté de bâtir sur le long terme.

L’homme, ses choix, ses colères

Fassery Doumbia n’est pas un homme facile. Ses proches le disent : « il veut tout voir, tout valider, tout comprendre. » Certains syndicats lui reprochent une gestion jugée « verticale », un excès de rigueur dans la répartition des fonds sociaux, une structuration du management parfois perçue comme exclusive. Il assume. « La performance ne se décrète pas, elle se construit », répète-t-il lors des conseils d’administration. Et les chiffres lui donnent raison.

En 2022, il est fait Chevalier de l’Ordre national. Il est élu vice-président de l’Association des Loteries d’Afrique en 2024, il . En moins de quatre ans, il aura donc fait du PMU-Mali un acteur continental, modernisé ses pratiques grâce à une plateforme numérique de régulation des jeux, et imposé une traçabilité financière inédite dans le secteur.

Un portrait en mouvement

L’homme que l’on croise dans les allées feutrées du PMU-Mali cultive la discrétion. Costumes sobres, voix posée, présence maîtrisée. Mais derrière le calme apparent, se devine une volonté froide, celle de faire bouger les lignes sans tambour ni trompette. Ni populiste, ni technocrate pur sucre, Fassery Doumbia appartient à cette catégorie rare de dirigeants maliens qui préfèrent les résultats aux discours.

Et alors que le pays cherche à renforcer ses ressources propres, son parcours pourrait bien servir de modèle. Pour lui, diriger une entreprise publique, ce n’est pas la gérer comme une start-up, c’est lui assigner une mission d’État. La rentabilité, oui. Mais avec équité, avec ambition, avec méthode.

Cheickna Coulibaly 

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De la drogue
A la Une

Cocaïne à l’aéroport de Bamako : dans les valises muettes d’une passeuse présumée

by Sahel Tribune 15 juillet 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un flair bien affûté, des valises suspectes, une passagère énigmatique au fort accent étranger. Dans la nuit du 12 juillet, la Cellule aéroportuaire anti-trafics de l’Office central des stupéfiants a mis la main sur plus de 4 kilos de cocaïne à l’aéroport de Bamako. Une affaire aux relents transfrontaliers, symptomatique d’un fléau en mutation.


Les valises n’ont rien dit, mais leur fond dissimulait bien plus qu’une simple garde-robe. Ce 12 juillet 2025, un peu avant minuit, dans l’ambiance feutrée du hall de départ de l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako, les agents de la Cellule aéroportuaire anti-trafics (CAAT-AOCS) ne s’attendaient sans doute pas à tomber sur ce qu’ils allaient découvrir : 4,20 kilos de cocaïne, habilement compartimentés, invisibles à l’œil nu mais pas au regard entraîné des professionnels de l’Office central des stupéfiants (OCS).

Le profil d’un maillon, pas d’une tête de réseau

La candidate au voyage, une femme d’une quarantaine d’années, malienne de nationalité mais au phrasé étrangement exotique, avait pour destination finale Casablanca. Son nom : M.C. – les initiales, seules, ont filtré, comme pour maintenir encore le mystère sur cette passagère qui jure ne pas savoir ce qu’elle transportait. 

Aux enquêteurs, elle a juré la main sur le cœur n’avoir rien à voir avec les deux valises. Elle les aurait reçues, dit-elle, d’une autre femme, domiciliée à Bacodjicoroni, un quartier périphérique de Bamako où se mêlent promiscuité et ombres du trafic informel.

En creux, se dessine le schéma classique des filières de narcotrafic transsaharien : des passeurs-relais, des valises livrées sans questions, des routes tissées entre les ports de l’Afrique de l’Ouest, les aéroports relais du Maghreb, et les marchés d’Europe ou du Moyen-Orient. M.C. ne semble être qu’un pion dans un échiquier plus vaste. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les agents de la CAAT déjouent une telle tentative : depuis le début de l’année, plusieurs saisies ont déjà eu lieu, preuve que le Mali, par sa position géographique, reste une zone de transit convoitée.

Un trafic en mutation, une vigilance qui se muscle

Dans son communiqué du 14 juillet 2025, l’OCS ne cache pas sa satisfaction. L’opération, qualifiée de « conduite avec professionnalisme », met en évidence l’efficacité d’une cellule désormais rompue aux techniques les plus sophistiquées du contre-trafic. Mais elle souligne aussi l’ampleur du défi : la drogue, plus que jamais, circule sous des formes multiples, portée par des visages ordinaires, recrutés dans l’anonymat de quartiers périphériques, souvent pour quelques centaines de milliers de francs CFA.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Une enquête est en cours pour identifier la mystérieuse intermédiaire de Bacodjicoroni et démanteler l’ensemble du réseau. Une certitude : à Bamako-Sénou, la vigilance n’est pas près de baisser. Car la cocaïne, discrète et destructrice, ne prend jamais de vacances.

La rédaction 

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Des avions de combats
A la UneSécurité

L’armée malienne riposte aux attaques jihadistes : des refuges détruits à Kayes et Nara

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Deux semaines après les attaques simultanées du 1er juillet 2025, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), l’armée malienne a lancé une riposte d’envergure contre les positions terroristes dans les régions de Kayes et Nara. L’état-major général des armées (EMGA) a annoncé, ce lundi 14 juillet, la destruction de plusieurs camps et refuges ennemis, illustrant la volonté des Forces armées maliennes (FAMa) de maintenir la pression sur les groupes armés terroristes.

Le 1er juillet, une série d’attaques coordonnées a visé sept localités stratégiques : Niono, Molodo, Sandaré, Kayes, Diboli, Nioro du Sahel et Gogui. Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué ces assauts dans la matinée, déclarant avoir infligé des pertes significatives aux FAMa, notamment à Diboli, Sandaré et Kayes. Selon le groupe jihadiste, dix soldats maliens ont été tués et plusieurs positions militaires conquises.

Une attaque coordonnée d’ampleur dans l’ouest malien

Face à cette démonstration de force des assaillants, l’armée malienne a réagi rapidement. Dans une déclaration officielle, le directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), le Colonel-major Souleymane Dembélé, a annoncé que plus de 80 combattants jihadistes ont été neutralisés dès le jour des attaques. Des armes, des munitions, ainsi que plusieurs véhicules et motos ont été saisis. Cette contre-offensive a également permis de préserver l’intégrité des postes tenus par les FAMa et de maintenir la coordination avec les forces partenaires.

Mais l’armée ne s’est pas arrêtée là. Les 12 et 13 juillet, des frappes ciblées ont été menées contre des positions terroristes dans les forêts de Gal-Gal, à 25 kilomètres au nord d’Aourou, dans la région de Kayes. Selon l’état-major, il s’agissait notamment de plots logistiques et d’un camp d’entraînement du JNIM.

Des camps d’entraînement et refuges détruits à Kayes et Nara

Dans la région de Nara, des refuges de transit et de guet ont été identifiés et détruits dans le secteur de Bamadougou, à environ 25 kilomètres au sud-est de Madina Kagoro. Ces opérations ont permis la neutralisation de trois combattants ennemis supplémentaires et la récupération de matériels de surveillance, confirmant une fois de plus les capacités de réaction et d’anticipation de l’armée malienne.

Le commandement militaire assure que les efforts se poursuivront pour démanteler les sanctuaires terroristes, particulièrement dans les zones frontalières, où les groupes armés tentent d’imposer leur influence. L’offensive du 1er juillet a mis en lumière la capacité de coordination du JNIM, qui a simultanément frappé des localités distantes les unes des autres, notamment à proximité des frontières sénégalaise et mauritanienne.

Une volonté de désorganisation des groupes armés

Cette démonstration de force visait, selon plusieurs analystes, à tester les dispositifs de défense des FAMa et à créer un effet de sidération. Cependant, la riposte malienne, rapide et structurée, a montré la détermination des autorités militaires à ne pas céder face à la pression. En insistant sur la poursuite des opérations de recherche et de destruction, l’état-major envoie un message clair : l’armée malienne reste engagée dans la reconquête de chaque portion du territoire national.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité et les manœuvres constantes des groupes armés, ces opérations témoignent d’un changement de posture des FAMa, désormais plus proactives et capables de conduire des opérations coordonnées dans plusieurs zones à la fois.

Une armée plus offensive, mais les défis restent nombreux

Elles illustrent aussi l’évolution des moyens technologiques et stratégiques déployés dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Alors que les populations restent exposées aux risques de représailles et de violences, cette démonstration de force pourrait renforcer la confiance envers les institutions sécuritaires, à condition que les efforts militaires s’accompagnent d’un soutien humanitaire et d’une gouvernance locale consolidée dans les zones reconquises.

L’armée a promis de ne pas relâcher la pression et de continuer à traquer les groupes armés jusque dans leurs retranchements. Le combat contre le terrorisme au Mali est loin d’être terminé, mais la riposte des FAMa aux attaques du 1er juillet marque un tournant dans la capacité de réaction des forces nationales.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

15 juillet 2025 0 comments
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Cité des enfants
Économie

Cité des Enfants : quand les chiffres déshabillent l’humanitaire

by Sahel Tribune 15 juillet 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Derrière les chants d’éveil et les jeux pédagogiques de la Cité des Enfants, une autre musique s’est fait entendre : celle d’une comptabilité floue, de recettes mal tracées et de procédures sabordées. Le Bureau du Vérificateur général n’a pas eu besoin d’enlever ses lunettes pour y voir clair.

Il y a dans cette affaire un goût amer, celui de l’idéal piétiné par l’improvisation administrative. La Cité des Enfants – institution emblématique dédiée à la promotion des droits de l’enfant, vitrine nationale du « mieux-être » juvénile – n’échappe pas à la règle qui, au Mali, veut que sous les oripeaux de la vertu se cache parfois la paresse gestionnaire.

Mandaté en début d’année 2025, le Bureau du Vérificateur général a mené son inspection sans tambour ni trompette, mais avec une rigueur toute technocratique. Ce qu’il découvre ? Une comptabilité plus souple qu’un ballon d’enfant. Sur les exercices 2022 à 2025, 1,18 milliard de francs CFA de recettes ont circulé, tout comme 1,17 milliard de dépenses. Jusque-là, tout irait bien, si ce n’est que le détail laisse perplexe.

La comptabilité-matières ? Absente. Les fonctions d’ordonnateur et de comptable ? Confondues. Les comptes bancaires ? Multiples, dont certains ouverts en dehors des clous légaux. Les marchés publics ? Signés, mais sans enregistrement fiscal pour plusieurs prestataires. Plus grave encore, certaines recettes n’ont jamais vu la couleur du Trésor. Le régisseur les a retenues, comme s’il s’agissait d’un dû personnel. Le tout, sans que personne ne s’en émeuve.

Une gouvernance boiteuse

On aurait aimé que l’histoire s’arrête là, mais le vérificateur est allé plus loin. Il a levé le voile sur une gouvernance boiteuse : conseil d’administration absent, organes délibérants expirés, et aucune politique tarifaire claire. En clair, une gestion à vue, dans un brouillard administratif entretenu par l’indifférence.

Et pourtant, l’ambition était belle. Faire de la Cité des Enfants un sanctuaire éducatif, une bulle de créativité pour l’enfance malienne, à mille lieues des tumultes du quotidien. Mais que vaut la pédagogie quand les tiroirs-caisse grincent sous l’opacité ? Que vaut l’engagement quand les fonds publics – ceux de tous les Maliens – s’évaporent dans des procédures aussi négligées qu’illisibles ?

Le dossier a été transmis à la Cour suprême et au Pôle économique et financier. Il n’est pas certain qu’il en sorte des sanctions exemplaires. Mais ce que cette vérification rappelle, avec la cruauté de la vérité froide, c’est qu’on ne construit pas un avenir meilleur pour les enfants en leur léguant le chaos comptable en héritage.

A.D

15 juillet 2025 0 comments
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