Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
vendredi,1 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Mossa Ag Attaher
Actu

Forum international de la diaspora : le Mali mobilise sa diaspora pour le développement

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a lancé officiellement, ce jeudi 10 juillet 2025, le premier Forum international de la diaspora, dans la salle Balla Moussa Keita du Centre International de Conférences de Bamako.  Prévu du 17 au 19 juillet 2025 au CICB, cet événement vise à mobiliser les compétences et investissements des Maliens de l’extérieur pour contribuer au développement national. 

Placée sous la haute présidence du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie a réuni un large éventail de personnalités et d’acteurs nationaux et internationaux, dont le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, l’ambassadeur du Royaume du Maroc, le Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) Habib Sylla, ainsi que des représentants du patronat, de la Chambre de commerce et d’industrie et des organisations internationales comme l’OIM.

« Nous voulons un forum qui impacte réellement »

Dans son discours d’ouverture, le ministre Mossa Ag Attaher a salué l’implication de tous les partenaires et acteurs présents, rappelant l’importance stratégique de ce forum qui découle d’une volonté politique forte et d’un engagement collectif. « La diaspora malienne est une richesse inestimable, porteuse d’expériences, d’innovations et de compétences précieuses pour notre pays », a-t-il déclaré, tout en soulignant la nécessité d’aller au-delà des intentions pour aboutir à des actions concrètes et durables.

« Nous ne voulons pas faire un forum de plus, mais un rendez-vous qui impacte réellement l’économie nationale », a insisté le ministre, invitant la diaspora à s’impliquer activement dans cette démarche nationale.

Un programme riche et varié

Le forum, qui se déroulera du 17 au 19 juillet au CICB, proposera des conférences, panels et ateliers sur des thématiques clés comme l’investissement productif, l’entrepreneuriat, l’innovation, le transfert des compétences ainsi que le rôle essentiel des femmes et des jeunes. En parallèle, une exposition mettra en lumière des projets portés par des entrepreneurs issus de la diaspora et des espaces de networking permettront de favoriser les échanges et la création de partenariats concrets.

Le Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, Habib Sylla, a salué cette initiative qualifiée d’« historique ». « Nous mobiliserons nos compatriotes présents dans 77 pays afin qu’ils répondent massivement à l’appel du Mali », a-t-il assuré, réaffirmant ainsi l’engagement total de son institution à soutenir le succès de cet événement.

Une vision partagée par les partenaires internationaux

Le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rappelé l’importance stratégique de la diaspora pour le développement, soulignant qu’elle constitue un relai majeur d’innovation et d’investissement pour le pays. Depuis 2024, grâce à un partenariat avec la Banque africaine de développement et la Commission de l’Union africaine, l’OIM accompagne le Mali pour stimuler l’investissement privé et l’entrepreneuriat au sein de sa diaspora, contribuant ainsi à une meilleure résilience économique.

Le ministre Mossa Ag Attaher a également adressé un message fort à la jeunesse malienne formée ou ayant acquis de l’expérience à l’étranger, l’invitant à s’engager davantage. « Ce forum est le vôtre », a-t-il lancé, soulignant que la jeunesse détient une place centrale dans la transformation et la modernisation du pays.

Vers une feuille de route concrète

À l’issue de ce forum, une feuille de route sera élaborée pour traduire les recommandations formulées en engagements clairs et actions concrètes, afin de mieux orienter les transferts financiers et le savoir-faire de la diaspora vers des projets structurants et productifs. « Nous voulons sortir de ce forum avec des projets et des actions mesurables qui profiteront directement au développement du Mali », a insisté le ministre.

Enfin, il a exprimé sa gratitude envers tous les partenaires et acteurs impliqués et a lancé un appel à la presse nationale et internationale pour assurer une large couverture, afin d’atteindre tous les Maliens, où qu’ils se trouvent. « Ensemble, nous pouvons transformer la force de notre diaspora en moteur puissant pour un Mali plus ambitieux et inclusif », a-t-il conclu sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Par ce forum, le Mali affirme sa volonté d’écrire une nouvelle page où sa diaspora devient, plus que jamais, un pilier essentiel pour bâtir l’avenir du pays.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

13 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
A la UneÉducation

Éducation : le CNECE ordonne la délivrance rapide et gratuite des attestations du DEF

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 juillet 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Pour mettre fin aux difficultés rencontrées par les élèves admis au DEF pour obtenir leurs attestations, le Centre National des Examens et Concours de l’Éducation (CNECE) a décidé de simplifier et d’accélérer leur délivrance. Dans une note adressée aux Académies d’Enseignement, le CNECE insiste sur la gratuité, la rapidité et la prise en charge des duplicatas et corrections, afin de faciliter le parcours scolaire des élèves.

Il a constaté que dans certains Centres d’Animation pédagogique (CAP), les élèves rencontrent beaucoup de difficultés pour obtenir leurs attestations. « Ceci n’est pas sans préjudice pour eux », souligne-t-il, surtout pour continuer leurs études ou préparer d’autres démarches administratives.

Retrait gratuit et sans formalité

Pour résoudre ce problème, le CNECE exige que les attestations de chaque session soient imprimées et envoyées aux CAP dans un délai maximum de deux semaines après la proclamation des résultats. Les CAP devront ensuite signer et cacheter ces documents.

La remise des attestations se fera directement « dans les écoles pour les candidats réguliers et au CAP pour les candidats libres ». Cette mesure doit éviter aux élèves et à leurs familles de perdre du temps ou de multiplier les déplacements.

Le Directeur du CNECE rappelle aussi que « le retrait de ces attestations ne nécessite ni demande manuscrite, ni paiement de frais ». L’attestation du DEF est un droit pour tout élève admis, et aucune démarche supplémentaire ne doit être imposée.

En réaffirmant ce principe, le CNECE veut empêcher certaines pratiques observées par le passé, où des frais étaient demandés de manière informelle aux élèves ou à leurs parents.

Une mesure pour soutenir les élèves

Autre point important, « les duplicatas et les corrections seront pris en charge par les CAP ». Cela signifie que même si un élève perd son attestation ou constate une erreur, il pourra obtenir un nouveau document ou une correction sans rien payer. Cette décision vise à simplifier encore plus les démarches et éviter tout obstacle administratif inutile.

Cette initiative du CNECE s’inscrit dans une volonté plus large du ministère de l’Éducation nationale de rendre les services plus rapides, gratuits et accessibles. L’attestation du DEF est essentielle pour s’inscrire au lycée ou dans d’autres formations.

En garantissant la délivrance rapide et gratuite, le CNECE veut permettre à chaque élève de poursuivre son parcours scolaire sans retard ni complication. « J’attache du prix à l’exécution correcte des termes de la présente », insiste enfin le Directeur, pour souligner l’importance d’appliquer ces consignes sur le terrain.

Avec ces mesures, le CNECE espère répondre aux attentes des élèves et de leurs familles et renforcer la confiance dans le système éducatif malien.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

13 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Visioconférence des chef d'Etat et de gouvernement de l'autorité du Liptako-Gourma
A la UnePolitique

Confédération AES : l’ALG transformée en bras opérationnel de développement

by Chiencoro 11 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

De l’Autorité de Développement Intégré du Liptako-Gourma (ALG) à l’Agence d’Exécution des projets de la Confédération des États du Sahel (AES), les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger actent une transformation historique de l’intégration régionale. Un tournant assumé, porté par une volonté de souveraineté et d’efficacité.

Niamey-Bamako-Ouagadougou : un triangle de pouvoir se redessine. Ce vendredi 11 juillet 2025, à l’occasion de la 8e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue par visioconférence sous la présidence du Général Abdourahamane Tiani, les leaders de l’AES ont apposé leur sceau sur ce qui s’apparente à une reconfiguration silencieuse, mais profonde, de l’architecture sahélienne. Un acte fondateur qui voit l’ALG muter en une Agence d’Exécution des projets et programmes de développement de la Confédération.

Un discours de rupture mesurée

Dans son allocution, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération AES, n’a pas mâché ses mots : « Ce que nous célébrons aujourd’hui découle de notre volonté commune de prendre en compte les réalités géopolitiques actuelles, mais aussi la nécessité d’ajuster les structures de notre organisation face aux défis du moment. »

En des termes choisis mais sans détour, le président malien a rappelé que l’ALG, fondée en 1970, avait démontré sa résilience pendant 55 ans, menant des projets concrets dans les domaines de l’agriculture, des mines, de l’énergie ou encore de l’environnement. Mais que face « aux mutations géopolitiques actuelles », il était temps que  l’ALG s’adapte « aux nouveaux défis pour accomplir pleinement sa mission » afin de faire de cette institution un levier central de la souveraineté et du développement confédéral.

Des mots aux actes

Et les chefs d’État n’ont pas tergiversé. Dans leur communiqué final, ils actent formellement la transformation de l’ALG en Agence d’Exécution des Projets de Développement de l’AES. Une décision stratégique, visant à mutualiser les ressources, éviter les doublons institutionnels, et affirmer une capacité de réalisation autonome, loin des schémas de dépendance.

Mandat a été donné au Président en exercice de nommer un Administrateur provisoire chargé d’assurer cette transition. Un audit préalable de l’ALG est également prévu, tout comme la mise en œuvre effective de la transformation avant le 31 décembre 2025. Une réforme à marche forcée mais assumée.

Une Confédération en construction

Ce basculement n’a rien de bureaucratique. Il s’inscrit dans une logique de rationalisation et de recentrage sur les priorités des peuples. « Capitaliser les acquis de l’ALG », disent les chefs d’État, mais pour les mettre au service des objectifs de développement définis par et pour les États de l’AES. Exit les agendas dictés de l’extérieur, bienvenue à une coopération intégrée, pilotée depuis Bamako, Ouagadougou et Niamey.

Cette session s’est également inscrite dans la dynamique de consolidation de la Confédération des États du Sahel, proclamée en juillet 2024. Dans les couloirs diplomatiques comme dans les discours publics, l’ambition est claire : faire de l’AES non une alliance circonstancielle, mais un bloc stratégique à vocation pérenne. Le développement devient ainsi l’un de ses piliers cardinaux, aux côtés de la sécurité et de la souveraineté politique.

Un triptyque : continuité, rupture, efficacité

En filigrane, c’est toute la doctrine sahélienne qui se précise. Une doctrine où le passé est intégré, mais au service d’une vision nouvelle. Où les institutions sont conservées, mais transfigurées. Où les peuples, longtemps laissés à la marge des décisions prises ailleurs, retrouvent une voix, un visage et une ambition incarnée.

Il est donc attendu « des ministres de tutelle et des experts des propositions concrètes, qui nous permettront non seulement de mieux définir la forme que prendra notre institution, mais aussi ses nouvelles missions. », a indiqué le Président Goïta. 

Chiencoro Diarra 

11 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Intelligence artificielle
A la UneAnalyses

L’IA, ou la colonisation 4.0 : quand les puces prennent le pas sur les peuples

by Fousseni TOGOLA 11 juillet 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

L’intelligence artificielle, fleuron technologique du XXIe siècle, redessine les rapports de force mondiaux. Derrière ses prouesses algorithmiques, se joue une bataille silencieuse entre puissances numériques, où se dessinent les contours d’un nouvel impérialisme. Et pendant que les États-Unis codent, que la Chine contrôle et que l’Europe régule, l’Afrique, elle, risque de devenir la terre promise d’une colonisation 4.0. Car dans cette nouvelle guerre froide digitale, les puces valent désormais plus que les peuples.

« Celui qui deviendra leader dans le domaine de l’intelligence artificielle sera le maître du monde. » Ce n’est ni un slogan marketing d’Elon Musk ni un vers d’un poète visionnaire, mais une prophétie glaciale signée Vladimir Poutine, lancée un matin de septembre 2017 devant un parterre de gamins russes aux yeux écarquillés. Trois jours plus tard, le très disruptif patron de Tesla surenchérissait : la quête hégémonique de l’IA par les nations, disait-il, serait la mèche qui allumera la Troisième Guerre mondiale. Rien que ça.

Six ans plus tard, le ver est dans le fruit. Les algorithmes s’invitent dans les champs de bataille, les conseils d’administration, les chambres à coucher, les urnes électorales, les cerveaux. ChatGPT, MidJourney, Sora, DeepSeek, Mistral AI  et consorts n’ont pas seulement démocratisé l’accès à des outils jadis réservés aux élites cybernétiques : ils ont redéfini les rapports de domination. Car derrière l’élégance d’une interface en mode dialogue se cache une guerre silencieuse — plus feutrée qu’une invasion, mais tout aussi stratégique qu’un coup d’État.

L’empire des datas, ou la nouvelle Pax Digitalis

L’Intelligence artificielle n’est pas qu’un outil. Elle est l’infrastructure invisible d’un nouvel impérialisme : culturel, cognitif, civilisationnel. Jadis, l’Europe colonisait par la baïonnette et la croix. Aujourd’hui, les États-Unis conquièrent par l’algorithme et la plateforme. Google, Meta, Amazon. Ces noms sonnent moins comme des nations que comme des empires. À l’Est, la Chine n’est pas en reste. Son IA, résolument nationaliste, fonctionne à huis clos, alimente son crédit social, surveille ses minorités et infiltre ses marchés partenaires. C’est une IA de contrôle, là où l’Occident en fait une IA de persuasion.

Dans cette guerre froide 2.0, les armes sont silencieuses, mais leurs effets sont tonitruants : biais cognitifs intégrés, uniformisation des cultures, dépendances technologiques. Il ne s’agit plus d’exporter le rêve américain ou le modèle chinois, mais d’imposer des grilles de lecture, des standards, des normes implicites. L’IA décide déjà ce que vous lisez, écoutez, achetez, croyez.

L’empire d’hier, l’otage d’aujourd’hui

Quant à l’Europe, elle hésite. Entre rêverie régulatrice et réveil stratégique, le Vieux Continent semble ballotté entre Washington et Shenzhen. Certes, Bruxelles rédige des règlements, discute de l’« éthique de l’IA », mais pendant qu’elle légifère, les autres codent. L’Empire européen du droit s’épuise face aux codes sources des GAFAM et aux ambitions techno-militaires de Xi Jinping. Et si elle ne réagit pas, elle devra se résoudre à un rôle de vassal cybernétique — sous-traitant consentant de technologies conçues ailleurs, pour des objectifs qu’elle ne maîtrise plus.

Afrique, un continent à haute valeur d’entraînement

Et l’Afrique, me direz-vous ? C’est là que la fracture est la plus béante — et l’enjeu le plus brûlant. Car sur ce continent trop longtemps asservi par la dette, le franc CFA ou les rapports de force militaires, voilà que s’annonce une cyber-colonisation en bonne et due forme. L’Afrique, c’est un vivier de données brutes, une terre d’expérimentation pour IA en quête de bases d’entraînement linguistique, d’images, de voix, de comportements. On y numérise des services publics à coups de partenariats sino-américains, sans toujours en posséder les serveurs, ni comprendre les lignes de code. On y confie ses empreintes, ses visages, sa souveraineté.

Sans infrastructures souveraines, sans stratégie continentale coordonnée, sans modèle économique endogène, l’Afrique risque de n’être qu’un simple marché, un champ de tests, un gisement de datas. Or, qui possède les données façonne la pensée. Et qui façonne la pensée gouverne les peuples.

Puces contre peuples

L’IA n’est pas un outil neutre. Elle porte une vision du monde, des valeurs, des biais. Et elle est déjà, pour ceux qui l’ont conçue, un levier de domination globale. Si l’Afrique — et au-delà, le Sud global — ne veut pas subir le même sort que jadis sous les voiles des colonisateurs, elle doit construire ses propres serveurs, ses propres langages, ses propres modèles. Faute de quoi, l’histoire se répétera. Non plus à la pointe des baïonnettes, mais à travers des lignes de code.

L’impérialisme a changé de visage. Il s’appelle désormais Intelligence Artificielle.

Fousseni Togola 

11 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Siganture de la Charte par le président malien de la transition
Politique

Assimi Goïta ou l’art de gouverner le temps : le Mali réinvente sa Transition

by Chiencoro 10 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En promulguant la loi n°2025-029 portant révision de la Charte de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a envoyé un message limpide : la refondation du Mali n’est pas une course contre la montre, mais une marche vers la stabilité. Et pour qui veut reconstruire un pays trahi par trois décennies d’errance démocratique, le temps n’est pas une contrainte, mais une condition.

Depuis le Palais de Koulouba, dans le calme des hautes murailles où se dessinent désormais les contours d’un nouveau Mali, le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, a promulgué la loi n°2025-029, entérinant la révision de la Charte de la Transition. Un acte souverain, décisif, que certains qualifieraient d’historique — tant il jette les bases d’un État qui, loin de se soumettre aux caprices de l’agenda international, prend en main son propre calendrier.

Car oui, pour une fois — et peut-être pour la première fois depuis l’aube des conférences nationales — le Mali affirme qu’il ira à son rythme. Celui de la sécurité retrouvée, de la paix consolidée, d’une démocratie qui ne soit plus de façade.

Cinq ans renouvelables : non pas un blanc-seing, mais un contrat de responsabilité

Aux termes de la nouvelle Charte, le Président de la Transition exerce ses fonctions pour une durée de cinq ans, renouvelables autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que la pacification du pays soit effective. Une clause de reconduction conditionnée à l’accomplissement de la mission : restaurer l’autorité de l’État, sécuriser le territoire, refonder les institutions.

Mais attention : pas de présidence à vie ici, ni de manœuvre de captation. La loi elle-même le précise : la durée peut être écourtée dès lors que les conditions d’une élection transparente et apaisée sont réunies. Le pouvoir, au Mali version Goïta, n’est pas une fin, mais un moyen.

Une Transition lucide et ouverte

Autre innovation majeure : le droit à l’éligibilité. Contrairement aux transitions verrouillées d’antan, le Président de la Transition, les membres du Gouvernement et du CNT pourront se présenter aux futures élections générales, y compris à la présidentielle. Ce n’est ni une surprise, ni un scandale : pourquoi exclure ceux qui auront relevé le pays quand viendra l’heure des choix ?

C’est un pari sur la continuité républicaine. Ceux qui auront restauré l’État doivent pouvoir le gouverner avec légitimité, si le peuple le décide. La démocratie ne se construit pas en punissant ceux qui agissent, mais en les confrontant, le moment venu, au verdict des urnes.

L’unanimité au CNT 

Le texte a été adopté à l’unanimité par les 131 membres du Conseil national de Transition lors de la séance plénière du 3 juillet 2025. Dans un pays où les divisions furent longtemps la norme, cette unanimité vaut plus que toutes les motions de soutien. Elle symbolise un alignement entre institutions et aspirations populaires.

Et c’est bien là toute la force du projet porté par Assimi Goïta : refuser la précipitation, assumer la clarté, restaurer l’ordre, avant de passer la main.

Refonder le Mali, en sortir grandi

Le Président Goïta, en bon stratège et homme de devoir, ne gouverne pas pour régner, mais pour redonner au Mali sa pleine souveraineté. La révision de la Charte de la Transition est à la fois un instrument de stabilité et un levier de transformation, dans un pays qui n’a que trop souffert des alternances précipitées, des élections bâclées, et des États sans autorité.

Il s’agit désormais de terminer ce qui a été commencé : la réforme de l’appareil judiciaire, la moralisation de la vie publique, la refonte de l’architecture institutionnelle, et la reconstruction du lien entre l’État et les citoyens.

Dans un monde pressé, le Mali prend le temps d’écrire son avenir. Et si la Transition dure, c’est pour que le pays, lui, tienne debout.

Chiencoro Diarra 

10 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Photo de famille mini-sommet USA-Afrique
A la UneAnalyses

Du sommet à la saignée ? Ce que Trump veut vraiment de l’Afrique

by Sahel Tribune 10 juillet 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Donald Trump reçoit cinq chefs d’État africains à Washington pour un mini-sommet stratégique du 9 au 11 juillet 2025. Entre intérêts économiques, minerais critiques et rivalités géopolitiques avec la Chine, l’Amérique de Trump revient en Afrique — sans aide, mais avec des deals.

Tandis que les drapeaux claquaient mollement dans l’air climatisé de la Maison-Blanche, Donald Trump, version come-back en costard repassé, recevait cinq chefs d’État africains triés sur le volet. Exit les grandes messes afro-américaines aux allures de sommets de l’OUA new look, place à un mini-format à l’efficacité brutale : cinq présidents, cinq dossiers, et un seul mot d’ordre — business first.

Une poignée de présidents et un monde à prendre

Faye, Ghazouani, Oligui Nguema, Boakai, Embaló. À eux cinq, ils ne représentent ni l’axe du Caire à Johannesburg, ni le PIB du continent. Mais ils incarnent autre chose : des points d’ancrage stratégiques, des littoraux convoités, des terres gorgées de cobalt, de phosphate, d’or noir et de silences utiles.

Le casting est chirurgical, presque cynique. Pas de géants économiques, mais des partenaires malléables. Trump ne veut pas dialoguer avec l’Afrique ; il veut contractualiser avec elle. L’USAID ? Démantelée. La charité ? Enterrée. Place aux joint-ventures et aux royalties.

Le deal, pas la doctrine

Fidèle à lui-même, le magnat-président n’a pas tenté de maquiller son intention. « Des terres précieuses, des gens formidables, un grand potentiel. » L’éloge est flou, mais l’ambition est claire : tordre le cou à l’influence chinoise, reprendre pied sur le golfe de Guinée, s’assurer une main sur les robinets à lithium.

La diplomatie trumpienne, version 2025, est univoque : pas de sermons sur les droits de l’homme, peu d’effusions multilatérales, beaucoup de contrats. Avec le Gabon, un accord de 500 millions sur la potasse. Avec le Liberia, 1,8 milliard pour le rail et le minerai. En Mauritanie, on parle fer et pêche industrielle. Et en toile de fond, une obsession : verrouiller les ports de l’Atlantique pour barrer la route à la flotte chinoise.

Une géopolitique de la pression et du soupçon

L’ironie, c’est que cette main tendue arrive avec un poing dans la poche. À peine le sommet clos, la Maison-Blanche brandit la menace de surtaxes douanières sur les exportations africaines : 30 % pour l’Afrique du Sud, 47 % pour Madagascar. Et dans le même souffle, elle exige que Dakar et Monrovia reprennent leurs migrants expulsés de la frontière mexicaine. Transactionnel, vous disiez ?

Dans ce jeu d’équilibriste, la Chine avance ses pions en silence. 70 % des ports modernes africains sont estampillés Pékin. Xi Jinping promet 51 milliards sur trois ans. La Russie, quant à elle, muscle son jeu avec des conseillers militaires en pagaille et des concessions minières en option.

Entre courtisanerie et méfiance

Diomaye Faye, le plus jeune du club, vend le Sénégal comme une plage à six heures de vol de JFK, golf inclus. Brice Oligui parle transformation locale et souveraineté industrielle. Boakai, lui, sort à peine des limbes post-électorales du Liberia. Tous disent merci. Aucun ne parle des visas, des ambassades fermées ou des silences gênants.

Car ce mini-sommet, s’il a tout d’un geste de séduction, laisse aussi un goût d’asymétrie. Il n’est pas un dialogue entre égaux, mais une démonstration de puissance. Une manière pour Trump de dire : « Vous êtes utiles, je vous tends la main… mais tenez-la bien bas. »

Une photo, quelques contrats, et après ?

La promesse d’un sommet élargi en septembre 2025, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, est sur la table. Reste à savoir si le reste du continent répondra présent — et à quelles conditions.

Car ce mini-sommet, c’est aussi un signal. Celui d’une Amérique qui revient, non pas en sauveur, mais en prospecteur. Un retour sur le continent, au marteau piqueur et au contrat léonin. Loin des discours de compassion, mais plus proche du guichet.

Et au fond, c’est peut-être cela, l’Afrique version Trump : pas un continent à aimer, mais une mine à exploiter.

A.D

10 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Présentation du rapport d'étape de l'AGRV sur les victimes des crises au Mali.
A la UneSécurité

Mali : l’AGRV dresse le bilan d’une année de réparations pour les victimes des crises

by Sahel Tribune 10 juillet 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

C’est dans un Mali encore meurtri, mais résolument tourné vers la reconstruction, que le Général Ismaël Wagué a présidé, ce 9 juillet 2025, la session de présentation du rapport d’étapes de l’Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes (AGRV). À l’ordre du jour : dresser le bilan d’une année de travail méticuleux, entre cicatrices visibles et douleurs enfouies. Une entreprise mémorielle autant que logistique. Une mission politique autant qu’humaine.

L’image, presque silencieuse, a de quoi frapper. Dans une salle feutrée du ministère de la Réconciliation, le Colonel Malado Amadou Keïta, secrétaire exécutif adjoint de l’AGRV, déroule des chiffres. Non pas des bilans comptables classiques. Non. Ici, chaque unité statistique est un cri, un deuil, une perte. 30 235 dépositions recueillies, couvrant toutes les crises maliennes — de l’indépendance aux tumultes récents. Parmi elles, 1 953 dossiers déjà évalués : des femmes violées, des orphelins sans repères, des veuves aux noms effacés des registres officiels.

Une réparation comme devoir d’État

Créée pour solder la dette morale de la République envers ses citoyens brisés, l’AGRV ne répare pas seulement les corps ou les biens, elle répare un pacte social fracturé. La République a trop longtemps détourné le regard de ses propres tragédies. Aujourd’hui, elle tente, dans un élan tardif mais sincère, de faire justice.

Au cœur du rapport présenté : cinq volets d’action. De l’encadrement administratif à la collecte de données, de la formation des agents à la mise en place d’outils numériques, chaque étape traduit un basculement de la parole vers l’action. Même le vocabulaire trahit une rigueur nouvelle : « formulaires de réparation », « manuels de procédure », « base de données MVP », comme si l’État cherchait enfin à institutionnaliser l’impenser.

Entre bureaucratie et mémoire collective

Mais la route est longue et semée d’embûches. L’AGRV le reconnaît elle-même. Comment prouver un préjudice quand les faits remontent à avant 1960 ? Comment trier entre douleur légitime et manipulation stratégique ? Comment gérer les cas où les victimes ont déjà intenté une action civile ?

Autant de failles qui risquent de transformer l’ambition réparatrice en un labyrinthe technocratique. Et pourtant, il y a urgence à transformer les promesses en actions concrètes, notamment pour le premier lot de réparations attendu d’ici fin 2025. Car derrière les lignes froides du rapport, ce sont des vies entières suspendues à une décision administrative.

L’humain au centre, malgré tout

Ce qui frappe dans cette présentation, au-delà des chiffres, c’est la volonté de centrer l’action sur les plus vulnérables : enfants nés de viols, personnes handicapées, femmes endeuillées, orphelins sans attaches… Tous ceux que l’histoire a malmenés et que la société a parfois oubliés. La réparation, ici, se veut holistique : individuelle, collective, psychologique, symbolique.

Le Plan stratégique de communication 2024–2027, la création d’une charte graphique, le futur site web : autant de signes que l’AGRV ne veut pas seulement traiter des dossiers, elle veut aussi raconter une histoire. Celle d’un État qui apprend à demander pardon.

L’AGRV, un pavé dans la mare de l’oubli

Le Colonel Keïta et ses équipes insistent sur la nécessité d’une coordination étroite avec l’ensemble des acteurs institutionnels et communautaires. Car réparer, c’est aussi reconstruire une confiance collective, brisée par les décennies de conflits. Le ministre Ismaël Wagué ne s’y est pas trompé en saluant, avec une sobriété toute militaire, « la rapidité et la rigueur du travail accompli », tout en appelant à ne pas relâcher les efforts.

À l’heure où tant d’autorités se contentent de commémorer, le Mali tente ici de réparer. Réparer avec des lois, des actes, et surtout avec des visages. Il ne s’agit plus de faire du passé table rase, mais de le comptabiliser, de l’honorer, et d’en tirer un horizon.

En 2025, c’est peut-être là que réside l’acte politique le plus fort : reconnaître que les victimes ne sont pas des statistiques, mais des citoyens à part entière.

A.D

10 juillet 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

AES : une compagnie aérienne commune entre le Mali, le Niger et le Burkina...
Diplomatie : la Russie envoie 770 tonnes d’aide alimentaire au Mali
Bamako : comment le religieux contribue à la cohésion sociale et à la paix...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close