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	<title>Archives des Barkhane &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Macron en Afrique : la tournée de la dernière chance </title>
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		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 14:25:02 +0000</pubDate>
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<p>La tournée africaine de Macron vise à redéfinir la présence française en Afrique. Quelles implications cette stratégie aura-t-elle ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En quatre escales soigneusement choisies — Maurice, Afrique du Sud, Gabon et Angola — Emmanuel Macron tente une opération de séduction à grande échelle sur un continent où la France n’a jamais été aussi contestée. Chassée du Sahel, marginalisée par Moscou, Pékin et Ankara, Paris cherche à se réinventer. Plus d’arrogance postcoloniale, place à une diplomatie du réalisme, économique et symbolique. Une tournée de la dernière chance pour sauver l’influence française dans une Afrique en pleine recomposition.</em></strong></p>



<p>Sous le soleil austral de novembre, Emmanuel Macron s’envole à nouveau vers l’Afrique. L’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Gabon et l’Angola : quatre escales, quatre scènes pour un président en quête de rédemption diplomatique. Entre le 20 et le 24 novembre 2025, l’Élysée déploie sa diplomatie du rattrapage — ou, pour les plus sceptiques, de la séduction — à un moment où la France est plus contestée que jamais sur le continent. Le temps n’est plus à la Françafrique, mais à la survie d’un lien stratégique malmené, érodé par les revers militaires, les ruptures politiques et le désamour populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ombre-du-sahel-la-france-en-exil-de-son-ancien-empire"><strong>L’ombre du Sahel : la France en exil de son ancien empire</strong></h2>



<p>Le décor est planté : un Sahel désormais fermé à la France, un axe Bamako–Ouagadougou–Niamey fédéré dans une Confédération des États du Sahel (AES) qui a tourné la page de Barkhane et de ses promesses déçues. Le départ des troupes françaises du Mali, puis du Burkina Faso et du Niger, a signé la fin d’un cycle : celui d’une puissance européenne persuadée d’être indispensable. L’Afrique, elle, s’est réinventée — ou du moins, cherche à le faire — en s’appuyant sur d’autres partenaires, plus discrets mais souvent plus efficaces : la Russie, la Chine, la Turquie, les Émirats.</p>



<p>Dans ce vide laissé par Paris, Moscou a avancé ses pions, drapé dans le costume du libérateur anticolonial. Les drapeaux tricolores ont disparu des capitales sahéliennes, remplacés par des slogans appelant à la souveraineté totale. Les Français, eux, ont compris que leur «<em> pré carré </em>» n’en était plus un. Et Macron, lucide ou résigné, se tourne désormais vers d’autres horizons — l’Afrique anglophone, l’océan Indien, les économies émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tournee-pour-reconquerir-l-influence-perdue"><strong>Une tournée pour reconquérir l’influence perdue</strong></h2>



<p>De Moka à Luanda, le président français entend redéfinir les termes du partenariat : fini la tutelle, place à la coopération économique. Le message est clair — la France ne viendra plus « <em>donner des leçons</em> », mais « <em>signer des contrats </em>».</p>



<p>À Maurice, il mise sur la croissance et la stabilité d’une île carrefour entre l’Afrique et l’Asie. En Afrique du Sud, il participera au G20 de Johannesburg, cherchant à se présenter comme le visage européen d’un partenariat équitable. Au Gabon, il tentera de renouer les fils avec Brice Oligui Nguema, le général devenu président après la chute de la dynastie Bongo, symbole d’une époque que Paris dit vouloir oublier. Quant à l’Angola, elle devient la pièce maîtresse du puzzle : riche en pétrole et en minerais critiques, elle attire les convoitises de l’Europe post-carbone — et Macron espère y arrimer le programme « <em>Global Gateway </em>», le contrepoids européen aux « <em>Nouvelles Routes de la Soie</em> » chinoises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-seduire-sans-dominer-la-nouvelle-grammaire-francaise"><strong>Séduire sans dominer : la nouvelle grammaire française</strong></h2>



<p>Le temps est aux « <em>partenariats horizontaux </em>», à la diplomatie économique et culturelle. Le discours est rodé : « <em>Nous voulons être un partenaire, pas un tuteur </em>». Mais dans les chancelleries africaines, on écoute avec un sourire prudent. Car au Sahel, l’ombre du passé est longue. Les mots de Macron à Ouagadougou en 2017, promettant une ère nouvelle entre la France et l’Afrique, résonnent aujourd’hui avec une ironie amère.</p>



<p>Cette tournée, que l’Élysée présente comme une « <em>redéfinition des relations</em> », ressemble surtout à une opération de reconquête symbolique. Il ne s’agit plus de sauver une influence perdue, mais d’éviter qu’elle ne disparaisse complètement. Le président français avance comme un funambule : entre l’arrogance du passé et la nécessité d’un nouveau ton, entre la nostalgie des drapeaux tricolores et l’obligation de composer avec les puissances émergentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-continent-en-recomposition-une-france-en-repositionnement"><strong>Un continent en recomposition, une France en repositionnement</strong></h2>



<p>L’Afrique de 2025 n’est plus celle des bases militaires et des discours de coopération. Elle est celle des corridors commerciaux sino-africains, des accords de défense russo-sahéliens, et des ambitions énergétiques des pays du Golfe. Dans ce nouveau jeu, la France cherche désespérément sa place.</p>



<p>Macron, plus que ses prédécesseurs, a compris que l’avenir africain se joue désormais loin des vieilles capitales francophones. Mais le pari est risqué. Il faudra convaincre des partenaires qui n’ont ni la mémoire affective ni la dette historique envers Paris. L’île Maurice et l’Angola n’ont jamais été des colonies françaises — et c’est peut-être là, paradoxalement, que se trouve la chance du renouveau : un dialogue sans ressentiment, un commerce sans culpabilité.</p>



<p>La tournée africaine d’Emmanuel Macron n’est pas celle d’un conquérant, mais d’un survivant. L’ère de la Françafrique est révolue, celle de la France-afrique économique commence — avec humilité, contrainte et réalisme.</p>



<p>À travers ce voyage, Paris tente de montrer qu’elle reste un acteur crédible dans un continent où la géopolitique se redessine sans elle. Mais au fond, ce périple a la saveur d’un mea culpa : celui d’une puissance qui, après avoir trop longtemps cru parler au nom de l’Afrique, cherche aujourd’hui à simplement lui parler.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans pour briser le miroir colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 10:31:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Cinq ans de souveraineté : une transition qui a ouvert les yeux sur les vérités cachées du néocolonialisme en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Cinq années de transition ont suffi à mettre à nu ce que l’on taisait depuis des décennies : la duplicité des interventions militaires occidentales, le piège dans la diplomatie, le pillage organisé des ressources africaines. Au Mali, la rupture assumée avec l’Occident a ouvert les yeux d’un continent entier. Désormais, le mensonge néocolonial ne passe plus.</em></strong></p>



<p>On se souvient du fracas du 18 août 2020. Un coup d’État militaire, vite suivi d’un second, faisait basculer le Mali dans ce que d’aucuns appellent encore avec dédain « <em>une parenthèse</em> ». Cinq ans plus tard, il faut se rendre à <a href="https://saheltribune.com/le-second-mandat-de-donald-trump-un-miroir-des-defis-de-lafrique-et-du-monde/">l’évidence</a> ; cette transition, prolongée, mal aimée à l’étranger, souvent décriée par les commentateurs de salon, aura produit un effet inattendu. Elle a décillé les yeux. Pas seulement ceux des Maliens, mais, par ricochet, ceux d’un continent entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-barkhane-montait-en-puissance-plus-les-drapeaux-noirs-s-etendaient"><strong>Plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient</strong></h2>



<p>Car sous nos tropiques, il est des vérités qu’on savait, qu’on chuchotait, mais qu’on n’osait pas dire trop fort, bien que des groupements de citoyens commençaient déjà à les dénoncer à travers des manifestations ou des lettres ouvertes. La transition malienne, elle, les a jetées à la face du monde. L’échec français dans la guerre contre le terrorisme ? Acté. La duplicité du franc CFA, cette monnaie coloniale qui perdure sous un vernis d’indépendance ? Révélée. Le pillage en règle des ressources naturelles africaines par des <a href="https://saheltribune.com/souverainete-economique-le-mali-rachete-la-mine-dor-de-morila/">multinationales étrangères </a>? Démontré, preuves à l’appui.</p>



<p>Et voilà qu’au détour d’une <a href="https://saheltribune.com/bnda-un-capital-majoritairement-nationalise-pour-le-developpement-agricole/">décision de souveraineté</a> — l’expulsion des forces Barkhane en 2022 — le peuple malien découvre que neuf années de présence militaire française avaient non pas réduit la menace djihadiste, mais coïncidé avec son expansion. Cruelle ironie : plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient. À Bamako, les autorités parlent aujourd’hui de libération. Et dans les rues de Ouagadougou ou de Niamey, des foules acclament ce choix.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nationalisation-des-mines-strategiques-nbsp"><strong>Nationalisation des mines stratégiques&nbsp;</strong></h2>



<p>Autre tabou brisé : celui du franc CFA. Depuis 1945, cet instrument sert d’ancrage aux économies d’Afrique de l’Ouest. Mais à qui profite-t-il ? Certainement pas aux peuples. Comme le rappelait&nbsp;<a href="https://bamada.net/ce-nest-pas-une-monnaie-africaine-le-franc-cfa-est-un-obstacle-a-la-souverainete-economique-du-continent-affirme-le-professeur-moussa-diallo">un économiste malien</a>&nbsp;en 2024 : «&nbsp;<em>Le CFA, celui qui le détient ne l’utilise pas. Celui qui l’utilise, ne le détient pas.&nbsp;</em>» En d’autres termes, une monnaie sans souveraineté. Quand Bamako décide d’ouvrir ce débat, c’est tout un continent qui réalise l’absurdité d’un système monétaire sous tutelle.</p>



<p>Et puis il y a l’or. Ce métal qui brille à Londres et à Dubaï, mais qui laisse la terre malienne exsangue. <a href="https://www.africangoldreport.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soixante-cinq tonnes</a> extraites chaque année, dont les profits échappent largement au pays. En janvier 2025, la <a href="https://lactualite.com/actualites/le-mali-saisit-trois-tonnes-dor-de-la-canadienne-barrick-dans-un-litige-fiscal/#:~:text=Un%20haut%20responsable%20de%20Barrick,pas%20autoris%C3%A9%20%C3%A0%20parler%20publiquement." target="_blank" rel="noreferrer noopener">saisie de trois tonnes d’or</a> appartenant à Barrick Gold, d’une valeur de 240 millions d’euros, a servi d’électrochoc. Pour la première fois, l’opinion découvre comment ses richesses étaient siphonnées par des compagnies étrangères sous couvert de contrats léonins. Depuis, le Burkina Faso et le Niger ont suivi, nationalisant à leur tour des mines stratégiques.</p>



<p>Faut-il encore parler de l’uranium ? Ressource vitale pour les centrales françaises, dont&nbsp;<a href="https://afriquexxi.info/L-uranium-nigerien-au-service-de-la-grandeur-de-la-France">30 % provenait</a>&nbsp;du seul Niger. On comprend mieux, dès lors, l’obsession sécuritaire de Paris dans la région. Il ne s’agissait pas seulement de protéger Bamako, Niamey ou Ouagadougou, mais aussi d’assurer le courant électrique de Marseille et de Lyon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-voile-s-est-leve"><strong>Le voile s’est levé</strong></h2>



<p>Ce qui s’esquisse, c’est une recomposition géopolitique. Au Mali, la coopération avec Moscou et Pékin, moquée par les chancelleries occidentales, a permis d’affirmer une évidence : l’Afrique n’est pas condamnée à choisir toujours la même tutelle. En septembre 2024, l’élévation des relations Mali–Chine au rang de <a href="https://www.studiotamani.org/171664-le-mali-et-la-chine-vers-un-partenariat-strategique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>partenariat stratégique </em>»</a> illustre cette diversification. Quant à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, confédération entre Mali, Niger et Burkina, elle marque un séisme politique : sortie de la CEDEAO, projet de monnaie commune, solidarité régionale affichée.</p>



<p>Bien sûr, tout n’est pas rose. La situation sécuritaire demeure précaire, les attaques djihadistes continuent, l’économie malienne souffre d’un assèchement des financements extérieurs. Mais l’essentiel est ailleurs : le voile s’est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-a-servi-de-miroir"><strong>Le Mali a servi de miroir</strong></h2>



<p>Car ce que cinq années de transition ont légué, c’est un vocabulaire, une grille de lecture nouvelle. « <em><a href="https://saheltribune.com/aes-la-souverainete-au-coeur-de-lengagement/">Souveraineté</a></em> », « <em>panafricanisme</em> », « <em>anti-impérialisme</em> » : des mots qu’on croyait désuets, qu’on entendait dans les manuels d’histoire, et qui redeviennent des armes politiques. Pour la jeunesse africaine, hyperconnectée et avide d’images, c’est un récit mobilisateur. Les « <em>videomans</em> » maliens qui relaient en bambara les discours anti-impérialistes d’Assimi Goïta touchent plus de cœurs que n’importe quelle dépêche de l’AFP.</p>



<p>Alors oui, il y a des limites, des excès, des contradictions. Mais il y a aussi une certitude : le Mali a servi de miroir. Dans ce miroir, les Africains ont vu l’étendue du pillage, la complicité de leurs élites, et la possibilité d’un autre chemin. Que ce chemin mène au salut ou au désastre, l’histoire le dira. Mais une chose est sûre : les yeux sont désormais ouverts.</p>



<p>Et un continent qui ouvre les yeux ne les referme jamais.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[ Tribune] Mali : l’histoire se répète à travers le retrait de la Minusma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 13:48:17 +0000</pubDate>
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<p>La stabilité acquise au Mali à l’issue d’énormes efforts des Forces armées de défense et de sécurité et de leurs partenaires russes est secouée depuis quelques semaines dans certaines régions du pays où nous assistons à une presque reprise des hostilités entre l’État et les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) d’une part, et les autorités et des groupes armés terroristes d’autre part.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>La stabilité acquise au Mali à l’issue d’énormes efforts des Forces armées de défense et de sécurité et de leurs partenaires russes est secouée depuis quelques semaines dans certaines régions du pays où nous assistons à une presque reprise des hostilités entre l’État et les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) d’une part, et les autorités et des groupes armés terroristes d’autre part. Une situation qui avait même conduit à un blocus dans certaines régions, notamment à Gao. Au Burkina Faso et au Niger, l’on assiste également à une multiplication des attaques terroristes. Cette détérioration de la crise sécuritaire dans ces pays n’a rien à voir au hasard.&nbsp;</strong></p>



<p>Les évènements sont certes têtus, mais sont rarement isolés. Pour mieux les comprendre, il est important de procéder à une connexion logique entre les faits. En effet, le Conseil de sécurité des Nations Unies a acté le départ de sa force de stabilisation au Mali (Minusma), dont le mandat est arrivé à terme le 30&nbsp;juin dernier. Un départ qui s’effectue à la demande des autorités maliennes qui souhaitent être les seules responsables de la sécurisation de leur territoire, avec l’accompagnement de leurs partenaires « les plus faibles et sincères », notamment la Fédération de la Russie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le scénario n’a pas changé&nbsp;</strong></h3>



<p>Si les bases de la Minusma à Ogossagou, dans la région de Mopti, de Goundam dans la région de Tombouctou et de Ménaka ont été fermées et rétrocédées à l’armée malienne sans incident, conformément au chronogramme de retrait de la mission onusienne, la rétrocession de la base de Ber, toujours dans la 6<sup>e</sup>&nbsp;région semble réveiller les vieux démons de la partition du Mali. Cela n’étonne guère les observateurs avertis de l’actualité politique et sécuritaire de ce pays.&nbsp;</p>



<p>Le scénario n’a nullement changé. On se rappelle de tous les problèmes auxquelles le Mali fut confronté lors du retrait de la force française du pays. Les attaques se sont multipliées, l’armée a ensuite été accusée de violation des droits humains à la suite de la découverte de fosses communes, situées généralement non loin de certaines bases rétrocédées par Barkhane aux Forces de défense et de sécurité. Pour paraphraser un proverbe africain, celui qui s’apprête à s’en aller ne fait rien de bon. Ce qui pose pourtant un réel problème de compréhension si nous savons que la vie ne se limite point à un seul aspect.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Coalition pour contrer l’intervention armée au Niger&nbsp;</strong></h3>



<p>En plus du départ de la Minusma, il convient de lire les évènements dans ces trois pays (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) sous les lentilles de l’intervention militaire décidée par la Communauté économique des États de l’Afrique (Cédéao) afin de déloger les militaires qui ont renversé Mohamed Bazoum le 26&nbsp;juillet dernier. L’opposition du Mali et du Burkina Faso à cette décision et leur refus de mettre en application les sanctions de cette organisation ouest-africaine et surtout leur condamnation de leur façon d’agir semblent réveiller les haines que l’on porte déjà contre ces deux pays dirigés aussi par des militaires. Deux pays prêts à combattre aux côtés du Niger pour la stabilité de la zone des trois frontières devenue une digue dans la région.&nbsp;</p>



<p>Sous le régime Mohamed Bazoum, l’une des difficultés cardinales à laquelle le Mali et le Burkina Faso ont été confrontés dans leur lutte contre la crise sécuritaire a surtout été le manque de collaboration du Niger, où la force française a trouvé refuge après avoir été déboutée du Mali et du Burkina. Du coup, dans ce pays sahélien, la France bat toutes les cartes pour maintenir sa présence militaire. En début de cette semaine, le monde entier a été témoin de cette volonté française à travers le refus par l’Algérie de la demande de la France de survoler son espace aérien afin d’intervenir militairement au Niger.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des desseins funestes&nbsp;</strong></h3>



<p>S’il est vrai qu’en politique tous les moyens sont bons pour atteindre ses objectifs, alors il ne faut pas détacher la détérioration spontanée de la situation sécuritaire dans ces pays à ces évènements. En allumant des foyers de tension, le Mali et le Burkina porteraient leur attention ailleurs et oublieraient le Niger, qui se débâterait aussi contre des groupes terroristes. Pendant ce temps, les militaires nigériens au pouvoir pourraient se voir sauter de leur fauteuil présidentiel. Du coup, les canons se pointeront vers le Burkina Faso et ensuite le Mali. Chose que ces militaires ne sont pas prêts à accepter parce qu’ils ne sont pas dupes.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[ Tribune ] Coup d’État au Niger : la coalition contre l&#8217;intervention militaire de la Cédéao réaffirme sa solidarité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 11:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[visite au Niger]]></category>
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<p>« Le Burkina Faso et le Mali envoient une délégation à Niamey, conduite par le ministre d’État malien, Ministre de l’Administration territoriale, Porte-parole du Gouvernement. Objectif : témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger », a expliqué la direction malienne de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa).</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Sur instruction du président de la transition, le colonel Assimi Goita, une forte délégation, conduite par le ministre d’État malien, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, s’est rendue à Niamey, capitale nigérienne, ce lundi&nbsp;7&nbsp;aout 2023. Cette délégation, parmi laquelle de proches collaborateurs du président malien de la transition, est porteur d’un message du Mali et du Burkina Faso au peuple nigérien.&nbsp;</strong></p>



<p>« <em>Le Burkina Faso et le Mali envoient une délégation à Niamey, conduite par le ministre d’État malien, Ministre de l’Administration territoriale, Porte-parole du Gouvernement. Objectif&nbsp;: témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger</em> », a expliqué la direction malienne de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des sanctions aggravant la souffrance des populations</strong></h3>



<p>Le déploiement de cette forte délégation, qui a lieu au lendemain de l’expiration de l’ultimatum des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) aux militaires au pouvoir au Niger, pour rétablir l’ordre constitutionnel, est une autre preuve de la solidarité agissante entre le Mali, le Burkina Faso et le peuple nigérien.&nbsp;</p>



<p>Dans un communiqué conjoint du 31&nbsp;juillet 2023, les autorités maliennes et burkinabè de transition avaient exprimé leur « <em>solidarité fraternelle et celle des peuples burkinabè et malien au peuple frère du NIGER</em> ».&nbsp;&nbsp;A la même occasion, elles avaient&nbsp;﻿dénoncé la « <em>persistance de ces organisations régionales à prendre des sanctions aggravant la souffrance des populations et mettant en péril l’esprit de panafricanisme</em> ».&nbsp;</p>



<p>Le Mali et le Burkina Faso ont balayé en un coup de&nbsp;manche les sanctions « <em>illégales, illégitimes et inhumaines</em> » de la Cédéao en annonçant leur refus de les appliquer. Car selon leurs précisions, à travers le coup d’État du 26&nbsp;juillet 2023, le peuple nigérien a « <em>décidé en toute responsabilité de prendre son destin en main et d’assumer devant l’histoire la plénitude de sa souveraineté </em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La célérité et l’aventurisme&nbsp;</strong></h3>



<p>À ce titre, la menace d’intervention militaire formulée par la Cédéao contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali, avaient précisé les deux pays avant de prévenir que cette intervention, si elle a lieu, entrainerait un retrait du Burkina Faso et du Mali de la Cédéao, ainsi que « <em>l’adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger</em> ».&nbsp;</p>



<p>Les autorités maliennes et burkinabè de la transition n’ont pas manqué à dénoncer tout le « <em>déséquilibre, la célérité et l’attitude aventurière de certains responsables politiques d’Afrique de l’ouest désireux d’utiliser la force armée pour rétablir un ordre constitutionnel dans un pays souverain </em>». Elles ont par la même occasion fustigé « <em>l’inaction, l’indifférence et la complicité passive de ces organisations et de ces responsables politiques à aider les États et les peuples victimes de terrorisme depuis une décennie et abandonnés à leur sort</em> ».</p>



<p>Par leur politique de rétablissement d’un ordre constitutionnel déjà corrompu, désuet et dénoncé par les peuples souverains d’Afrique, désireux de plus de souveraineté, les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao facilitent le rapprochement, voire la réalisation de la volonté panafricaniste, des États ouest-africains.&nbsp;</p>



<p>Le Mali, devenu le modèle parfait dans ce domaine dans la sous-région, est aujourd’hui une école où les chefs d’État se rendent non seulement pour se confier, mais aussi et surtout prendre des leçons pour gérer au mieux leur transition. Du coup, la Cédéao s’éloignant de plus en plus de ses peuples,&nbsp;les militaires au pouvoir dans les différents pays se rapprochent davantage de ce peuple, qui se sentait abandonné.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Renforcer la coopération sécuritaire</strong></h3>



<p>Ce rapprochement se voit à travers le déploiement de cette forte délégation par le Mali et le Burkina Faso au Niger, ce lundi&nbsp;7&nbsp;aout 2023. Une visite qui a lieu après celle du vice-président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie, le général de Corps d’Armée Mody Salifou, le 2&nbsp;aout 2023.&nbsp;</p>



<p>Au cours de sa rencontre avec le président de la transition, l’émissaire nigérien avait indiqué que sa visite s’inscrivait dans un contexte régional complexe, nécessitant un niveau important de « <em>consultation politique pour la stabilité et la préservation des intérêts de nos populations</em> ». Il s’agissait donc « <em>d’explorer les voies et moyens pour renforcer notre&nbsp;</em>[le Mali et le Niger]&nbsp;<em>coopération sécuritaire, au moment où certains pays envisagent d’intervenir militairement dans notre pays</em>&nbsp;[le Niger] ».</p>



<p>La lutte contre le terrorisme demeure la priorité numéro&nbsp;1 des autorités maliennes et burkinabè de la transition. Mais le Niger, sous le régime du président déchu, Mohamed Bazoum, était devenu un obstacle. Avec la présence des forces françaises dans le pays, la sécurisation de la zone des trois frontières était devenue une aventure de combattants.&nbsp;</p>



<p>Cette porosité de la frontière entre les trois États était une situation à l’avantage des forces « <em>obscurantistes</em> », qui pouvaient, presque, circuler librement. Les trois pays veulent maintenant, avec la nouvelle donne, renforcer leur coopération et mieux sécuriser leurs populations.&nbsp;</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Ce que la France défend réellement au sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 02:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[présence militaire française]]></category>
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<p>Tout observateur averti du sahel s’apercevra que la présence militaire française dans cette région vise la déstabilisation des États souverains que sont ses anciennes colonies afin de sauver son patrimoine et sa suprématie. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Polémiques, conflits, émeutes, coups d’État, guerres, attentats, l’époque est à la colère et à la terreur. Ces mots ne cessent de revenir dans l’espace public.</strong></p>



<p>Pour le philosophe Emmanuel Kant, la guerre serait greffée dans la nature humaine. Tout observateur averti du sahel s’apercevra que la présence militaire française dans cette région vise la déstabilisation des États souverains que sont ses anciennes colonies afin de sauver son patrimoine et sa suprématie. C’est pourquoi <em>« il y a la France au Tchad, il y a donc la France au Sahel »</em> et non pas de rébellion.</p>



<p>Plus d’une décennie nous sépare de la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi, tué par ses ennemis. Son corps a même été exposé et les Libyens partaient le filmer comme un trophée de guerre.</p>



<p>La France de Nicolas Sarkozy venait de débarrasser la Libye de son dictateur. Après cette mission en octobre 2011, voyant les combattants libyens s’installer au Mali, il fallait s’attendre à l’embrasement de toute l’Afrique de l’Ouest. Cette disparition du guide libyen a été une porte ouverte au terrorisme dans la région.</p>



<p>Nombreux sont les Africains qui se demandent toujours de&nbsp;la source du financement des activités terroristes. Ce qui reste sûr, rares sont les présidents africains qui peuvent financer cette activité, ne serait-ce que pendant deux ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le terrorisme coûte extrêmement cher</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, on nous dit que la France est au four et au moulin pour combattre le terrorisme et défendre la démocratie en Afrique. Le combat de ce « <em>pays des droits de l’homme</em> » contre le terrorisme et pour la démocratie, tant vanté, est épouvantablement fallacieux. La présence militaire française au sahel vise plutôt d’autres objectifs.</p>



<p>Le Qatar est un financeur massif du terrorisme. Pourtant, il n’y a pas d’intervention militaire française au Qatar. En termes de dangerosité de propagation du terrorisme, le Qatar est plus dangereux que les combattants du nord du Mali, en guise d’exemple. Pourquoi il n’y a-t-il pas d’intervention militaire française au Qatar ?</p>



<p>La présence de la France au sahel ne se justifie pas non plus pour le combat contre l’islamisme. La plus grande puissance dangereusement islamiste, c’est l’Arabie Saoudite. Pourtant, c’est la France qui lui vend des armes. Si c’était pour combattre l’islamisme, la France continuerait-elle à vendre des armes à ce pays ?</p>



<p>Elle ne vise pas non le rétablissement de la démocratie ou la défense de ce régime politique. Parce qu’au Sahel, l’armée française bombarde les « <em>rebelles</em> », qui combattent pour imposer leur volonté, au Tchad. Pays qu’elle soutient malgré un contexte très particulier et pire que celui du Mali ou du Burkina Faso.</p>



<p>Si la démocratie (pour paraphraser le professeur Ayissi Lucien) est l’appropriation de la politique par le peuple souverain, avec quel mandat populaire, Macron promet-il aux Tchadiens la sécurité, la paix et la garantie de leur intégrité territoriale ? 60 ans après les indépendances, c’est un État sous tutelle étrangère, qui est le pilier de notre sécurité ? Comment peut-elle réaliser de telles promesses sans se rendre coupable de complicité active dans la déstabilisation d’un État souverain ?</p>



<p><em>« Si la démocratie est le meilleur des régimes, elle est politiquement falsifiée et idéologiquement déterminée lorsqu’on s’en sert comme une arme de déstabilisation massive des États »</em>, conclut le professeur Ayissi Lucien (philosophe).</p>



<p>Si la démocratie n’est pas falsifiée pour servir d’arme de déstabilisation massive des États par les donneurs de leçon, comment, sans transition, Macron peut-il légitimer un coup d’État constitutionnel au Tchad et le délégitimer au Mali ?</p>



<p>Que reste-t-il à la France pour sauver son patrimoine et sa suprématie ? Elle doit semer le chaos dans ses anciennes colonies. Car la paix est le principal facteur de développement. Une fois que toutes les autres pistes seront évacuées, quel est donc le véritable motif de la présence militaire française au Sahel ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un intérêt <em>« géoéconomique »</em></strong></h3>



<p>C’est pour protéger l’accès de certaines grandes firmes françaises aux ressources stratégiques du Sahel. C’est la communication des autorités françaises et de l’armée française. Regardant la carte du Mali, nous avons la Mauritanie puis le Niger. Au Niger, il y a AREVA (une grande multinationale française) qui exploite des gisements d’uranium pour les centrales nucléaires françaises. En Mauritanie, la France exploite du pétrole à travers sa firme appelée TOTAL. Au nord du Mali, nous avons une situation révoltante.</p>



<p>La défense de son intérêt <em>« géoéconomique »</em> est le principal motif de sa présence au Sahel parce que ce n’est pas seulement au Tchad. D’où la prolifération des conflits armés, des insurgés qui combattent la dictature installée par feu Idriss Deby Itno au Tchad. La France, au nom du soi-disant serment de fraternité, bombarde ceux qui veulent faire appliquer les principes de la démocratie. La France est donc toujours dans un jeu d’intérêt au Sahel. Dans ce contexte, difficile d’espérer sur une paix une paix durable dans cette région africaine.</p>



<p><strong>Tidiani Bakary Guindo</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fête de l’armée malienne : face aux menaces terroristes, soutenir la montée en puissance</title>
		<link>https://saheltribune.com/fete-de-larmee-malienne-face-aux-menaces-terroristes-soutenir-la-montee-en-puissance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 07:18:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[fête de l&#039;armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[montée en puissance]]></category>
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<p>Le Mali célèbre, demain vendredi, le 62e anniversaire de la création de son armée nationale. Une commémoration marquée par la lutte implacable contre les groupes armés terroristes et la montée en puissance de cette armée.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Le Mali célèbre, demain vendredi, le 62<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de la création de son armée nationale. Une commémoration marquée par la lutte implacable contre les groupes armés terroristes et la montée en puissance de cette armée.</strong></p>



<p>20 janvier 1961-20 janvier 2023, <a href="https://saheltribune.com/dr-fode-moussa-sidibe-%e2%80%89larmee-malienne-est-la-fille-de-la-donsoya-au-mali%e2%80%89/">l’armée</a> malienne commémore son 62<sup>e</sup> anniversaire, marqué par une véritable <a href="https://saheltribune.com/depuis-la-chute-dibk-larmee-malienne-monte-t-elle-en-puissance/">montée en puissance sur le terrain.</a> Depuis l’avènement des autorités actuelles à la tête de l’État, les forces armées maliennes montent de plus en plus à l’offensive, grâce à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail et surtout aussi au traitement dû aux familles de soldats tombés sur le champ d’honneur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Fin de la mise sous tutelle de l’armée</strong></h3>



<p>Depuis 2012, le Mali est confronté à une <a href="https://saheltribune.com/droits-de-lhomme-larmee-malienne-prise-au-piege-entre-groupes-djihadistes-et-ong/">crise multidimensionnelle</a>, ayant occasionné l’intervention d’une multitude de forces étrangères au Mali : Serval puis Barkhane, Takuba, G5 Sahel, Minusma. Avec <a href="https://saheltribune.com/armee-malienne-le-commandement-par-lexemple-la-recette-des-autorites-de-la-transition/">l’avènement du colonel Assimi Goïta</a>, les accords encadrant la présence de ces forces ont été, en grande partie, revus. Une révision qui a conduit au départ de ces forces en abandonnant l’armée « <em>loyale et républicaine</em> » du Mali à son sort.</p>



<p>Depuis ces incompréhensions avec les différentes forces qui étaient présentes sous le sol malien, l’armée malienne ne cesse de se <a href="https://saheltribune.com/armee-malienne-nouvelle-reception-des-equipements-militaires-russes/">doter d’équipements plus modernes</a> afin de faire face au mu des groupes armés terroristes qui infestaient le Nord, le centre et certaines parties du Sud du pays. Une «<strong> </strong><em>crise profonde qui concerne malheureusement tout le sahel occidental</em> », explique Niangadou Sissoko, un citoyen malien.</p>



<p>Ce 62<sup>e</sup> anniversaire de la <a href="https://www.maliweb.net/armee/apercu-naissance-de-larmee-malienne-1828472.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">création de l’armée malienne</a> représente donc la fin de la mise sous tutelle de notre vaillante armée et leur liberté d’action entière sur le territoire national, sur lequel elles ont désormais un contrôle de plus en plus accru. Cette situation rappelle le départ des derniers soldats de l’armée coloniale au moment de l’accession du pays à l’indépendance, notamment de la création de <a href="https://saheltribune.com/armee-malienne-defis-determinee/">l’armée nationale</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le corps des militaires tombés</strong></h3>



<p>Cette fête d’anniversaire est donc l’occasion pour le peuple malien de réaffirmer son attachement et <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/les-jeunes-maliens-soutiennent-leur-armee_3070587.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son soutien indéfectible</a> à ses militaires. « <em>Je tiens à réaffirmer ma solidarité sans faille à l’armée malienne dans sa mission de sécurisation du pays. Elle est la colonne vertébrale de notre pays</em> », précise M’baye Boubacar Kané, étudiant à la Faculté de droit de Bamako.</p>



<p>Selon le sociologue malien Moussa Doumbia, « <em>les FAMA sont nos héros et la patrie malienne leur sera éternellement reconnaissante</em>, a-t-il indiqué. <em>Grâce à l’engagement de tout un chacun et surtout de notre président Assimi Goïta, aujourd’hui nous avons une <a href="https://saheltribune.com/mali-armee-air-dotee-nouveaux-aeronefs/">armée solide</a></em> ». Selon lui, « <em>Vivre dans les camps militaires, loin des proches, est peu désirable, mais le sacrifice pour la nation n’a pas de prix</em> ».</p>



<p>Toutefois, ce sociologue reconnait que<a href="https://saheltribune.com/9799-2/"> beaucoup d’efforts</a> ont été consentis pour <a href="https://maliactu.net/mali-amelioration-des-conditions-de-vie-et-de-travail-des-militaires-les-preoccupations-du-colonel-sadio-camara/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’amélioration des conditions de l’armée malienne</a>, mais qu’il faut davantage travailler pour rehausser cette armée. « <em>Le gouvernement doit déployer tous les moyens nécessaires pour que désormais le corps des militaires tombés sur le champ d’honneur puisse être retrouvé afin d’organiser des obsèques dignes</em> », en guise de reconnaissance de la nation, a-t-il souligné.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les veuves et les orphelins de guerre</strong></h3>



<p>La fête de l’armée est aussi un moment solennelle pour rendre hommage à tous les soldats tombés pour le Mali. Ces militaires sont des époux, des pères de famille, des frères, des amis, des enfants, qui laissent tout derrière eux et se battre pour la libération du pays.</p>



<p>Ces femmes qui ont perdu leur mari deviennent des veuves, et leurs enfants des orphelins. Afin de compenser les efforts des disparus, la direction du service social des Armées (DSSA) et l’entreprise BE-SAGO appuient fréquemment ces veuves. Lors d’une donation, jeudi 12 janvier 2023, Mme Guindo Aminata Sylla, veuve, a laissé entendre : « <em>Ce geste humanitaire est la preuve de l’agréable considération des citoyens maliens pour les forces de défense et de sécurité. Il démontre une fois de plus l’attention que porte la population à son armée. Certes le vide et le manque d’avoir perdu mon mari est pressant, mais il s’est battu pour le Mali. Ce qui fait de lui un héros du Mali</em> » </p>



<p>Rappelons aussi que le président de la Transition, dans le cadre de ses œuvres sociales, vient fréquemment en aide à ces veuves et orphelins de militaires tombés sur le champ d’honneur.</p>



<p><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : retour sur le second coup d’État</title>
		<link>https://saheltribune.com/burkina-faso-retour-sur-le-second-coup-detat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bakary FOMBA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2022 08:27:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[confusion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso a connu, vendredi 30 septembre 2022, un second coup de force, en l’espace de huit mois. Le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch, le 24 janvier dernier, a été démis de ses fonctions par des militaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Le Burkina Faso a connu, vendredi&nbsp;30&nbsp;septembre 2022, un second coup de force, en l’espace de huit mois. Le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch, le 24&nbsp;janvier dernier, a été démis de ses fonctions par des militaires. Le capitaine Ibrahim Traoré l’évince et s’accapare du pouvoir et devient désormais le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR).</strong></p>



<p>À son arrivée au pouvoir le 24 janvier dernier, le Col. <a href="https://saheltribune.com/armees-ouest-africaines-et-terrorisme-le-livre-de-damiba-nouvel-homme-fort-de-ouaga/">Damiba</a> avait promis de faire de la sécurité sa priorité, dans ce pays miné depuis plusieurs années par de sanglantes attaques terroristes. Mais celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, notamment dans le nord du pays. Ce pourrissement du climat sécuritaire dans le pays semble avoir provoqué des frustrations au sein de l’armée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Idéal commun trahi »&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></h3>



<p>Dans une <a href="https://www.dw.com/fr/burkina-des-soldats-annoncent-avoir-renvers%C3%A9-damiba/a-63302812" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration</a> lue à la télévision nationale, les nouveaux maitres du Faso invoquent « <em>la <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-35-civils-tues-dans-lexplosion-dun-engin-artisanal/">dégradation</a> continue de la situation sécuritaire </em>» dans le pays. <em>« Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d’un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l’intégrité de notre territoire », ont-ils indiqué. </em>À en croire ces militaires,<em> « notre idéal commun de départ a été trahi par notre leader en qui nous avions placé toute notre confiance ». </em>De même, <em>« loin de libérer les territoires occupés, les zones jadis paisibles sont passées sous contrôle terroriste »,</em> ont-ils également affirmé dans leur déclaration.</p>



<p>Par ailleurs, ces nouveaux éléments ont promis de convoquer <em>« incessamment les forces vives de la Nation » </em>afin de désigner un<em> « nouveau président du Faso, civil ou militaire ».</em></p>



<p><em>Les nouveaux maîtres du Faso, issus du camp du président déchu, ont immédiatement adopté de <a href="https://www.aib.media/2022/10/01/burkina-le-president-damiba-demis-de-ses-fonctions-par-son-propre-camp-pour-trahison/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelles mesures </a>: </em>la suspension de la Constitution, la dissolution de la charte de la Transition, la dissolution du gouvernement, la dissolution de l’Assemblée législative de Transition, la suspension de toute activité politique et la suspension de toute activité des organisations de la société civile. Quant à la fermeture des frontières terrestres et aériennes pour compter du 30 septembre 2022 à 0 h, des exceptions ont finalement été retenues. Le couvre-feu de 21 h à 5 h du matin a également été levé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;indignation de la communauté internationale   </strong></h3>



<p>Suite à ce nouveau coup d’État dans ce pays sahélien, la <a href="https://triomphemag.com/burkina-faso-lue-et-lua-condamnent-le-coup-detat-contre-paul-henri-damiba/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communauté internationale</a> a exprimé son indignation. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers un communiqué du 30 septembre, n’a pas manqué de manifester son opposition totale à <em>« toute prise ou maintien du pouvoir par des moyens non constitutionnels ».</em></p>



<p>Tout en condamnant avec la <em>« plus grande fermeté »</em> cet acte, qui vient de s’opérer au Burkina Faso, l’organisation sous-régionale trouve <em>« inopportun ce nouveau coup de force au moment où l’ordre des progrès ont été réalisés »,</em> lit-on dans ce communiqué.</p>



<p>Cependant, la CEDEAO <em>« exige le respect scrupuleux du chronogramme déjà retenu avec les Autorités de la Transition pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel au plus tard le Ier juillet 2024 ».</em> De même, l’institution ouest-africaine <em>« met en garde toute institution, force ou groupe de personnes qui par des actes empêcheraient le retour programmé à l’ordre constitutionnel ou contribueraient à la fragilisation de la paix et la stabilité du Burkina Faso et de la Région ».</em></p>



<p>L’Union Européenne (UE) et l’Union Africaine (UA) ont réagi à ce coup d’État, le 1er octobre 2022. Ces deux organisations ont  condamné  ce nouveau putsch survenu huit mois après un précédent coup d’État qui avait renversé <a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-pour-raison-medicale-lancien-president-kabore-annonce-a-dubai/">Roch Christian Koboré</a>.  <em>« L’Union européenne en appelle au respect des engagements pris, qui ont été à la base de l’accord trouvé avec la Cédéao le 3 juillet dernier, afin d’accompagner le Burkina Faso vers un retour à l’ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024 »,</em> a déclaré l’UE. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« </strong><strong>Éviter une guerre fratricide »</strong><strong></strong></h3>



<p>Samedi 1<sup>er</sup> octobre, dans la soirée, la <a href="https://www.facebook.com/Presidence.bf/posts/469862738515877" target="_blank" rel="noreferrer noopener">présidence burkinabè</a> a attribué à Damiba un message d’appel au calme. « <em>Peuple du Burkina Faso, les évènements tragiques que traverse notre pays en ce moment sont à l’origine de diffusion d’informations mensongères, savamment orchestrées et distillées dans le but de manipuler les populations en les instrumentalisant pour des causes étrangères et au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation </em>». Le colonel Damiba dément l’information faisant croire qu’il s’était réfugié dans une base française et il exhorte le capitaine « <em>Traoré et compagnie à revenir à la raison pour éviter une guerre fratricide dont le Burkina Faso n’a pas besoin dans ce contexte</em> ».</p>



<p>Les <a href="https://www.aib.media/2022/10/02/burkina-les-secretaires-generaux-des-ministeres-convoques-ce-dimanche-a-la-salle-de-conference-de-ouaga-2000/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">secrétaires généraux</a> (SG) des ministères, chargés de l’expédition des affaires courantes en « <em>attendant la nomination d’un nouveau gouvernement</em> », sont convoqués ce dimanche 2 octobre 2022 à la salle de conférence de Ouaga 2000 par les nouveaux militaires. </p>



<p><strong>Bakary Fomba</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ouagadougou : un Collectif déclare la « mort de l’emblème français » en Afrique</title>
		<link>https://saheltribune.com/ouagadougou-un-collectif-declare-la-mort-de-lembleme-francais-en-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 20:54:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ce mercredi 7 septembre 2022, lors d’une conférence de presse tenue à Ouagadougou (capitale burkinabè), le Collectif des organisations de la société civile pour le Sahel (COSC-Sahel) a, à travers un coq agonisant, annoncé la « mort de l’emblème français » en Afrique, rapporte Faso7.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Ce mercredi 7 septembre 2022, lors d’une conférence de presse tenue à Ouagadougou (capitale burkinabè), le Collectif des organisations de la société civile pour le Sahel (COSC-Sahel) a, à travers un coq agonisant, annoncé la <em>« mort de l’emblème français »</em> en Afrique, rapporte <a href="https://faso7.com/2022/09/07/osc-burkina-faso-ouagadougou-un-coq-a-lagonie-annonce-la-mort-de-lembleme-francais-en-afrique/?amp=1&amp;s=09" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Faso7.</a></strong></p>



<p>Pour annoncer ce décès, indique notre source, ce collectif de la société civile burkinabè a brandi la dépouille mortelle d’un coq, dont le plumage est peint aux couleurs du drapeau français.</p>



<p><em>«&nbsp;Le COSC-Sahel, présente au monde entier la dépouille mortelle de cet emblème qui se change en prédateur des emblèmes des pays africains&nbsp;»,</em> a déclaré Larda Lompo, porte-parole du collectif, en montrant un coq mort. Lorsque la France intervient dans la défense d’un pays africain, estime M. Lompo, son emblème (coq) change et prend le nom du prédateur de l’emblème du pays africain concerné.</p>



<p>Pour le COSC-Sahel, la <em>« force d’entrée de la France en tant qu’État prédateur se trouve dans le nom qu’il donne »</em> à ses forces d&rsquo;intervention dans les pays africains. À titre d’exemple, le collectif cite notamment le cas de la Libye, avec <em>« Harmattan », et celui du Mali « <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/fin-de-barkhane-au-mali-du-debut-de-l-intervention-militaire-au-depart-des-derniers-soldats#:~:text=D%C3%A9but%20juin%202021%2C%20les%20forces,%C3%A0%203000%20hommes%20au%20Sahel." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Serval et Barkhane </a>».</em></p>



<p>Au cours de cette conférence, faut-il rappeler, le COSC-Sahel n’a pas manqué de manifester son mécontentement face à la lenteur de la tenue de la réunion d’urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies, demandée par le Mali.</p>



<p><strong>La Rédaction</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme : le Mali devient-il un modèle en Afrique de l’Ouest ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/lutte-contre-terrorisme-mali-devient-il-modele-afrique-ouest/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Sep 2022 08:38:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Damiba au Mali]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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		<category><![CDATA[visite de Damiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la suite de la Guinée et du Sénégal, le Burkina Faso aussi fait son entrée à l’école du colonel Assimi Goïta, président de la transition. Le Mali et le Faso souhaitent renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.</p>
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<p><strong>Dans le cadre de la conjugaison des efforts pour la lutte contre le terrorisme, plusieurs pays de la région Afrique de l’ouest entament des démarches auprès des autorités maliennes de la transition. À la suite de la Guinée et du Sénégal, le Burkina Faso aussi fait son entrée à l’école du colonel Assimi Goïta, président de la transition. Le Mali et le Faso souhaitent renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.</strong> <strong>Le Mali devient de plus en plus un modèle dans la lutte contre le terrorisme dans la région. </strong></p>



<p>Victimes de l’hydre terroriste ou craignant simplement une invasion, les <a href="https://maliactu.net/col-mamady-doumbouya-a-propos-de-la-cooperation-guinee-mali-si-le-lancement-des-travaux-des-rails-entre-la-guinee-et-le-mali-devrait-etre-le-seul-bilan-de-nos-deux-transitions/#:~:text=Le%20Colonel%20Amara%20CAMARA%20a%20exhort%C3%A9%20les%20Maliens,et%20des%20Finances%2C%20le%20vendredi%2005%20ao%C3%BBt%202022." target="_blank" rel="noreferrer noopener">pays d’Afrique de l’Ouest </a>multiplient les démarches pour le renforcement de leur ceinture de sécurité. Parmi ces initiatives figurent en bonne place les partenariats régionaux pour le contrôle des frontières pour ainsi mettre un terme à la porosité de ces zones sensibles. &nbsp;</p>



<p>Depuis l’annonce du <a href="https://saheltribune.com/tribune-sahel-lete-meurtrier-malgre-tout/">retrait de la force française</a> du Mali et sa réarticulation dans la zone des trois frontières (Mali-Niger-Burkina Faso) ainsi que le <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=d9338d2eb27ec6d6JmltdHM9MTY2MjI0OTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTEzNA&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cubGVtb25kZS5mci9hZnJpcXVlL2FydGljbGUvMjAyMi8wNS8xNi9sZS1tYWxpLWFubm9uY2Utc29uLXJldHJhaXQtZGUtbC1vcmdhbmlzYXRpb24tcmVnaW9uYWxlLWc1LXNhaGVsXzYxMjYyNDlfMzIxMi5odG1s&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrait du Mali du G5 Sahel</a> et de sa force conjointe, c’est le ballet diplomatique au Mali.</p>



<p>Après le <a href="https://saheltribune.com/macky-sall-le-mali-merite-le-soutien-de-toute-la-communaute-africaine-et-internationale/">président sénégalais</a>, Macky Sall, le 15&nbsp;août dernier, c’est autour de celui du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul Henry Sandaogo Damiba, de <a href="https://saheltribune.com/cooperation-bilaterale-president-damiba-mali/">fouler le sol malien</a>. C’est au Mali avec lequel son pays partage près de 1400&nbsp;km de frontière que le chef d’État du « <em>pays des hommes intègres</em> » a décidé d’effectuer sa première visite à l’étranger depuis son <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=9a6d1c3c6ec44d22JmltdHM9MTY2MjI0OTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTEyNA&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9sZXBheXMuYmYvMTAwLWpvdXJzLWR1LWx0LWNvbC1kYW1pYmEtYXUtcG91dm9pci1sZXMtZGVmaXMtcmVzdGVudC1lbnRpZXJzLw&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accession au pouvoir</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les défis des transitions</strong></h3>



<p>Vers 14 h 30, ce samedi 3 septembre, l’avion du successeur de Roch March Christian Kaboré s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international président Modibo Kéïta de Bamako-Senou. Le président Damiba est accueilli par son homologue malien de la transition, col. Assimi Goïta. Les deux hommes en kaki militaire obéissent d’abord aux traditions en se prêtant au devoir patriotique du chant des hymnes nationaux (celui du Burkina et ensuite celui du Mali), avant de procéder à la revue des troupes et à la salutation des corps diplomatiques et consulaires. La diaspora burkinabè au Mali était également sur place en plus du Premier ministre malien par intérim accompagné des membres de son gouvernement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarques wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarques"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="fb-video" data-allowfullscreen="true" data-href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali/videos/1126132941632921/" style="background-color: #fff; display: inline-block;"></div>
</div></figure>



<p>Cet accueil a été couronné par un premier entretien entre les deux délégations dans les halles du pavillon présidentiel de l’aéroport de Bamako-Senou. Ensuite le président Goïta a accompagné son hôte du jour au palais de Koulouba, où les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête, qui a été ensuite élargi aux membres des deux délégations.</p>



<p>Au cœur des échanges, les défis auxquels les transitions dans ces deux pays sont confrontées. Selon les précisions de l’auteur de « <em><a href="https://saheltribune.com/armees-ouest-africaines-et-terrorisme-le-livre-de-damiba-nouvel-homme-fort-de-ouaga/">Armées ouest-africaines et terrorisme&nbsp;: réponses incertaines ? »,</a></em> les questions sécuritaires ont occupé une place centrale dans les discussions. Le Burkina entend surtout renforcer ses liens avec le Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Car Damiba expliquait ces violences terroristes et extrémistes comme émanant en partie de la&nbsp;« <em>faiblesse des États à contrôler leur territoire </em>».</p>



<p>À la fin de sa visite au Mali, il a <a href="https://www.facebook.com/Presidence.bf/posts/449349830567168" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confié à la presse&nbsp;</a>: « <em>Nous entendons dans les jours à venir mieux renforcer les partenariats militaires qui existent entre nous </em>[le Burkina Faso et le Mali]<em> en vue de relever davantage les défis sécuritaires auxquels nos peuples sont confrontés</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Libération de certains soldats ivoiriens</strong></h3>



<p>Ces deux pays sont confrontés, depuis quelques années, à des attaques terroristes meurtrières et destructrices, dont les <a href="https://saheltribune.com/burkina-des-civils-tues-dans-lattaque-du-convoi-dune-societe-miniere/">civils paient le plus lourd</a> tribut. Pour rappel, le <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-insecurite-mali-et-burkina-faso-deux-pays-en-transition-renforcent-leur-cooperation/">23&nbsp;avril dernier</a>, une délégation du président Damiba était venue en précurseur au Mali. Cette délégation, conduite par le commandant des opérations du théâtre national, le lieutenant-colonel Yves-Didier Bamouni, avait été reçue à Koulouba par le président malien, Assimi Goïta autour de cette nécessité de renforcement de la coopération entre les deux pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « <em>Le Mali et le Burkina Faso ont en partage </em>[près de 1400&nbsp;km]<em> de frontière et sont engagés dans la lutte contre des groupes armés terroristes </em>», avait indiqué la&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/Presidence.bf/posts/360087172826768" target="_blank" rel="noreferrer noopener">présidence du Faso</a>.</p>



<p>S’agissant de la question des 49&nbsp;militaires ivoiriens détenus au Mali, le président burkinabè de la transition n’a pas souhaité communiquer sur le dossier. Toutefois, il est à noter que le chef d’État du « <em>pays des hommes intègres </em>» est attendu en Côte d’Ivoire, le 5&nbsp;septembre prochain, pour une visite d’amitié et de travail au cours de laquelle il aura des entretiens avec le président Ouattara sur des sujets d’intérêts communs. Il faut aussi rappeler que parmi les 49&nbsp;militaires ivoiriens, <a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=21a7f2e19d4f5b40JmltdHM9MTY2MjI0OTYwMCZpZ3VpZD0zNGI0NWU5YS03MjNiLTY0YzgtMmNjNi00ZTJjNzNkYjY1MjMmaW5zaWQ9NTEyOA&amp;ptn=3&amp;hsh=3&amp;fclid=34b45e9a-723b-64c8-2cc6-4e2c73db6523&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cubGVmaWdhcm8uZnIvZmxhc2gtYWN0dS9saWJlcmF0aW9uLWRlLXRyb2lzLWRlcy00OS1taWxpdGFpcmVzLWl2b2lyaWVucy1kZXRlbnVzLWF1LW1hbGktMjAyMjA5MDM&amp;ntb=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trois ont été libérés</a>, le 3&nbsp;septembre, par les autorités maliennes, qui se disent disponibles à poursuivre les discussions pour une issue plus favorable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La « montée en puissance » de l’armée malienne</strong></h3>



<p>Ce rapprochement du Mali de ses voisins, notamment de la Guinée, du Sénégal et maintenant du Burkina Faso, est assez révélateur en matière de lutte contre le terrorisme et le banditisme. Les autorités maliennes de la transition ont fait du combat contre l’insécurité une <a href="https://saheltribune.com/armee-malienne-nouvelle-reception-des-equipements-militaires-russes/">priorité nationale</a>. C’est pourquoi elles n’hésitent pas à diversifier leur partenariat dans le respect des principes de souveraineté, des choix stratégiques et des partenariats gagnant-gagnant, comme aime le rappeler le président Goïta.</p>



<p>Avec cette « <em>montée en puissance</em> » de l’armée malienne, les pays voisins se voient dans l’obligation de renforcer leur coopération avec le Mali en vue d’éviter que leurs frontières ne soient pas un nid pour les terroristes fuyant la puissance de feu de l’armée malienne et de ses nouveaux partenaires.</p>



<p>C’est vers 20&nbsp;h que l’avion du lieutenant-colonel Paul Henry Sandaogo Damiba a décollé de l’aéroport international de Bamako-Senou pour Ouagadougou.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Sahel : L’été meurtrier malgré tout </title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-sahel-lete-meurtrier-malgre-tout/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 12:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[soldat français]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
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<p>Neuf ans après leur arrivée au Mali, les derniers soldats français de la force Barkhane ont quitté le sol malien le 15 août dernier. Depuis l’annonce de ce retrait en février par le président français Emmanuel Macron, la situation sécuritaire ne s’est malheureusement pas améliorée dans toute la région. Au Mali comme au Faso, au Nigeria ou au Tchad, les jihadistes continuent de terroriser les populations. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Neuf ans après leur arrivée au Mali, les derniers soldats français de la force Barkhane ont quitté le sol malien le 15&nbsp;août dernier. Depuis l’annonce de ce retrait en février par le président français Emmanuel Macron, la situation sécuritaire ne s’est malheureusement pas améliorée dans toute la région. Au Mali comme au Faso, au Nigeria ou au Tchad, les jihadistes continuent de terroriser les populations.&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<p>A Bamako, les communiqués des autorités militaires se suivent et se ressemblent. Les FAMa réussissent enfin là où les militaires étrangers de Barkhane ou de la MINUSMA ont échoué&nbsp;: mettre en déroute les groupes jihadistes, au nord comme dans le centre du pays. Du 10 au 20&nbsp;août dernier par exemple, plusieurs opérations ont été couronnées de succès, avec&nbsp;<a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-larm%C3%A9e-annonce-avoir-neutralis%C3%A9-76-terroristes-au-centre-et-au-nord-du-pays/2665834" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la neutralisation de 76&nbsp;terroristes</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[i]</sup></a>&nbsp;par les valeureux soldats maliens ! On ne peut que s’en féliciter. Mais voilà, les jihadistes sont comme les fourmis rouges&nbsp;: vous soulevez une pierre, une centaine de nouveaux surgissent ! Et ce qui est valable au Mali l’est aussi dans tous les pays voisins&nbsp;: au Faso, au Niger, au Nigeria, au Tchad… La liste des exactions est longue !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des attaques meurtrières&nbsp;</strong></h3>



<p>Doit-on ici dresser la liste macabre de l’été&nbsp;2022 ? Les Maliens ont payé le plus lourd tribut, jugez plutôt&nbsp;: après les&nbsp;<a href="https://www.africaradio.com/mali-plus-de-cent-civils-tues-en-trois-jours-par-des-jihadistes-presumes-elus-locaux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">132&nbsp;civils tués du 20 au 22&nbsp;juin</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn2" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[ii]</sup></a>&nbsp;à Diallassagou, Diaweli et Dessagou, le mois de juillet a vu plusieurs opérations simultanées emporter civils, militaires et policiers comme celle du poste de contrôle de Zantiguila, sur la route de Ségou le&nbsp;<a href="https://www.francelive.fr/teaser/ouest-france/mali-une-rare-attaque-pres-de-bamako-fait-six-morts-dont-deux-gendarmes-et-un-policier-7524991/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">14&nbsp;juillet</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn3" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[iii]</sup></a>, ou celle du&nbsp;<a href="http://french.china.org.cn/foreign/txt/2022-07/22/content_78336005.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">21&nbsp;juillet</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[iv]</sup></a>&nbsp;à Douentza, Koro, Thy, Bapho, Ségou et Kolokani dans le centre du pays. Ou encore celle du&nbsp;<a href="https://malivox.net/urgent-attaques-simultanees-contre-les-fama-a-kalumba-sokolo-et-sevare/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">27&nbsp;juillet</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn5" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[v]</sup></a>&nbsp;durant laquelle les terroristes n’ont pas hésité à s’en prendre directement aux FAMa à Kalumba et à Sokolo ! &nbsp;</p>



<p>Le pire, c’est que le mois d’août n’a guère été plus calme… Le&nbsp;<a href="https://lefaso.net/spip.php?article115233" target="_blank" rel="noreferrer noopener">6&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn6" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[vi]</sup></a>, comble de l’horreur, les terroristes ont piégé des cadavres avec des explosifs. Bilan&nbsp;: 12 morts à Ouakan dans le centre du pays. Le lendemain&nbsp;<a href="https://sahel-intelligence.com/28551-mali-deuil-national-de-trois-jours-pour-les-42-soldats-tues-a-tessit.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn7" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[vii]</sup></a>, les soldats ont été la cible d’un massacre abominable&nbsp;: 42 soldats et 4&nbsp;civils sont tombés à Tessit. Le colonel Assimi Goïta, président de la transition, a immédiatement décrété 3&nbsp;jours de deuil national. Malgré les annonces du pouvoir militaire promettant d’éradiquer la menace, d’autres attaques ont eu lieu dans les jours suivants&nbsp;: le&nbsp;<a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-attaque-contre-assaylal-le-bilan-s-alourdit-%C3%A0-20-civils-tu%C3%A9s/2662213" target="_blank" rel="noreferrer noopener">12&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn8" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[viii]</sup></a>, 20&nbsp;civils du village d’Assaylal ont péri, le&nbsp;<a href="https://www.seneweb.com/news/Afrique/mali-un-groupe-jihadiste-affirme-avoir-t_n_385819.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">15&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn9" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[ix]</sup></a>, 4&nbsp;mercenaires russes de Wagner seraient même tombés eux aussi dans une embuscade… Tout ça, seulement au Mali où plusieurs groupes terroristes continuent encore de faire régner la terreur&nbsp;: le Groupe État islamique au grand Sahara (EIGS) ou le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ne semblent pas connaître la crise !&nbsp;</p>



<p>Et que se passe-t-il par-delà les frontières maliennes ? La même chose. Au Faso, l’été a débuté par le massacre sanglant de Seytanga le&nbsp;<a href="https://lefaso.net/spip.php?article114059" target="_blank" rel="noreferrer noopener">11&nbsp;juin</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn10" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[x]</sup></a>&nbsp;où 86&nbsp;civils ont été lâchement assassinés. La liste complète des attaques serait trop longue à dresser ici, mais en voici quelques exemples&nbsp;: 4 policiers tués le&nbsp;<a href="https://lefaso.net/spip.php?article113976" target="_blank" rel="noreferrer noopener">12&nbsp;juin</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn11" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xi]</sup></a>&nbsp;à Yakouta, 15 civils le&nbsp;<a href="https://lefaso.net/spip.php?article114500" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4&nbsp;juillet</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn12" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xii]</sup></a>&nbsp;à Bourasso, pillages et kidnappings ont aussi été le lot des villageois. Le&nbsp;<a href="https://infowakat.net/bam-au-moins-une-quinzaine-de-soldats-tombes-a-namssiguia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">9&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn13" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xiii]</sup></a>, 15&nbsp;soldats burkinabè sont tombés à Namssiguia… Trois jours plus tard, le ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants, le général Aimé Barthélemy Simporé, a annoncé la prochaine organisation d’une&nbsp;<a href="https://lefaso.net/spip.php?article115343" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée nationale de refus du terrorisme</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn14" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xiv]</sup></a>, comme « <em>le point de lancement de la remobilisation nationale pour une intensification de la lutte dans toutes ses dimensions </em>». Espérons que les forces de sécurité burkinabè arriveront à endiguer le fléau terroriste mieux qu’au Mali. Et mieux aussi qu’au Nigéria (50 morts dans une église le&nbsp;<a href="https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-burkina-faso-carnage-dans-une-eglise-catholique-au-nigeria-l-hydre-terroriste-reprend-du-poil-de-la-bete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">5&nbsp;juin</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn15" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xv]</sup></a>, 30 morts le&nbsp;<a href="https://www.premiumtimesng.com/news/headlines/545586-attack-on-presidential-guards-nigerian-military-counterattacks-terrorists-kills-30-official.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">25&nbsp;juillet</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn16" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xvi]</sup></a>), au Tchad (2 soldats tués le&nbsp;<a href="https://beninwebtv.com/tchad-boko-haram-mis-en-deroute-par-larmee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">14&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn17" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xvii]</sup></a>)… N’en jetez plus !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Climat délétère au Mali&nbsp;</strong></h3>



<p>Tous les pays de la région subissent le même sort&nbsp;: les terroristes jihadistes ne connaissent pas les frontières et se rapprochent dangereusement du Golfe de Guinée. Si les soldats loyalistes payent le prix fort dans leur chair, les populations civiles semblent bel et bien abandonnées à leur triste sort. Surtout au Mali, où les forces gouvernementales ne contrôleraient plus que 25&nbsp;% du territoire ! À l’issue de sa récente tournée dans le pays, l’expert indépendant&nbsp;<a href="https://www.seneplus.com/societe/une-situation-securitaire-et-humanitaire-deletere" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alioune Tine</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn18" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xviii]</sup></a>&nbsp;(président d’Afrikajom Center) n’a pas caché sa grande inquiétude&nbsp;: « <em>Il règne [au Mali] un climat délétère marqué par la suspicion, la méfiance avec un rétrécissement continu de l’espace civique, le durcissement des autorités maliennes de la transition et un malaise qui n’épargne pas les partenaires internationaux, notamment les tensions diplomatiques exacerbées par les effets pervers du contexte de forte polarisation géopolitique internationale. Plusieurs dizaines de milliers de personnes déplacées en provenance de ces cercles sous contrôle des groupes extrémistes violents ont trouvé refuge dans la ville de Ménaka. A la date du 5&nbsp;août 2022, la ville de Ménaka comptait plus de 50 000&nbsp;personnes déplacées. </em>»&nbsp;</p>



<p>Si les hommes forts au pouvoir à Bamako revendiquent des victoires significatives contre les jihadistes, la situation sur le terrain semble donc différente pour tous les observateurs. On assiste surtout à une guerre de l’information&nbsp;: les médias à Bamako n’ont plus d’autres choix que de relayer les informations fournies par les militaires, et mettent en scène régulièrement les manifestations anti-françaises au son de « <em>Barkhane dégage</em> », tandis que les populations civiles au nord et au centre déplorent une situation sécuritaire aujourd’hui plus instable qu’avant le départ des soldats français. Qui dit vrai ?&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’apport « négligeable » des Russes&nbsp;</strong></h3>



<p>Exit les Français donc, dont une partie des forces s’est dirigée vers le Niger. Bienvenue aux Russes de Wagner, pour épauler les militaires au pouvoir à Bamako. Malheureusement, les soldats privés venus de Moscou ne semblent pas mieux armer que ceux de nos ancêtres les Gaulois pour régler le problème, comme l’explique l’analyste malien&nbsp;<a href="https://www.seneplus.com/international/malgre-les-promesses-de-la-junte-linsecurite-croit-au-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alexis Kalembry</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn19" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xix]</sup></a>&nbsp;: « <em>De façon conventionnelle, les forces étrangères internationales, les Russes notamment, s’efforcent de tracer les communications, de retrouver les gens avec les téléphones, mais les djihadistes restent dans le traditionnel. Les communications sont interpersonnelles, on déplace les gens pour dire les choses, très peu passent par les moyens modernes de communication. Ça complique énormément la tâche. Et si en plus vous ajoutez le fait que les Russes ne parlent pas les langues nationales, ne savent pas décoder les coutumes et les comportements, vous verrez que de ce côté, leur apport sera vraiment négligeable. Les Russes peuvent aider pour ce qui est opérationnel, mais tout ce qui est tactique et stratégique, ça va être difficile.</em> » Quant aux Français, même s’ils ne sont clairement plus en odeur de sainteté au Mali, ils ont tout de même mis hors d’état de nuire un dirigeant et plusieurs cadres du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) le&nbsp;<a href="http://www.opex360.com/2022/08/08/mali-la-force-barkhane-a-neutralise-un-cadre-jihadiste-lors-dune-operation-au-nord-est-de-gao/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">8&nbsp;août</a><a href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_edn20" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <sup>[xx]</sup></a>&nbsp;dernier, alors qu’ils étaient en train de plier bagage de Gao. &nbsp;</p>



<p>Comment sortir de la spirale infernale du terrorisme, au Mali comme ailleurs ? L’approche militaro-sécuritaire actuelle — déjà reprochée au temps du mandat de la force Barkhane — n’est pas la panacée. Les forces du mal continuent de prospérer sur la pauvreté et le manque de développement des régions reculées, loin des capitales. C’est évidemment en poussant le développement économique et social de ces régions que les gouvernements réussiront à décapiter définitivement l’hydre jihadiste. </p>



<p><strong>Amadou Fall</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref1" target="_blank"><sup>[i]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-larm%C3%A9e-annonce-avoir-neutralis%C3%A9-76-terroristes-au-centre-et-au-nord-du-pays/2665834" target="_blank">https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-larm%C3%A9e-annonce-avoir-neutralis%C3%A9-76-terroristes-au-centre-et-au-nord-du-pays/2665834</a>&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref2" target="_blank"><sup>[ii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.africaradio.com/mali-plus-de-cent-civils-tues-en-trois-jours-par-des-jihadistes-presumes-elus-locaux" target="_blank">https://www.africaradio.com/mali-plus-de-cent-civils-tues-en-trois-jours-par-des-jihadistes-presumes-elus-locaux</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref3" target="_blank"><sup>[iii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.francelive.fr/teaser/ouest-france/mali-une-rare-attaque-pres-de-bamako-fait-six-morts-dont-deux-gendarmes-et-un-policier-7524991/" target="_blank">https://www.francelive.fr/teaser/ouest-france/mali-une-rare-attaque-pres-de-bamako-fait-six-morts-dont-deux-gendarmes-et-un-policier-7524991/</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref4" target="_blank"><sup>[iv]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="http://french.china.org.cn/foreign/txt/2022-07/22/content_78336005.htm" target="_blank">http://french.china.org.cn/foreign/txt/2022-07/22/content_78336005.htm</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref5" target="_blank"><sup>[v]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://malivox.net/urgent-attaques-simultanees-contre-les-fama-a-kalumba-sokolo-et-sevare/" target="_blank">https://malivox.net/urgent-attaques-simultanees-contre-les-fama-a-kalumba-sokolo-et-sevare/</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref6" target="_blank"><sup>[vi]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://lefaso.net/spip.php?article115233" target="_blank">https://lefaso.net/spip.php?article115233</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref7" target="_blank"><sup>[vii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://sahel-intelligence.com/28551-mali-deuil-national-de-trois-jours-pour-les-42-soldats-tues-a-tessit.html" target="_blank">https://sahel-intelligence.com/28551-mali-deuil-national-de-trois-jours-pour-les-42-soldats-tues-a-tessit.html</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref8" target="_blank"><sup>[viii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-attaque-contre-assaylal-le-bilan-s-alourdit-%C3%A0-20-civils-tu%C3%A9s/2662213" target="_blank">https://www.aa.com.tr/fr/afrique/mali-attaque-contre-assaylal-le-bilan-s-alourdit-%C3%A0-20-civils-tu%C3%A9s/2662213</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref9" target="_blank"><sup>[ix]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.seneweb.com/news/Afrique/mali-un-groupe-jihadiste-affirme-avoir-t_n_385819.html" target="_blank">https://www.seneweb.com/news/Afrique/mali-un-groupe-jihadiste-affirme-avoir-t_n_385819.html</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref10" target="_blank"><sup>[x]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://lefaso.net/spip.php?article114059" target="_blank">https://lefaso.net/spip.php?article114059</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref11" target="_blank"><sup>[xi]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://lefaso.net/spip.php?article113976" target="_blank">https://lefaso.net/spip.php?article113976</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref12" target="_blank"><sup>[xii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://lefaso.net/spip.php?article114500" target="_blank">https://lefaso.net/spip.php?article114500</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref13" target="_blank"><sup>[xiii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://infowakat.net/bam-au-moins-une-quinzaine-de-soldats-tombes-a-namssiguia/" target="_blank">https://infowakat.net/bam-au-moins-une-quinzaine-de-soldats-tombes-a-namssiguia/</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref14" target="_blank"><sup>[xiv]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://lefaso.net/spip.php?article115343" target="_blank">https://lefaso.net/spip.php?article115343</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref15" target="_blank"><sup>[xv]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-burkina-faso-carnage-dans-une-eglise-catholique-au-nigeria-l-hydre-terroriste-reprend-du-poil-de-la-bete" target="_blank">https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-burkina-faso-carnage-dans-une-eglise-catholique-au-nigeria-l-hydre-terroriste-reprend-du-poil-de-la-bete</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref16" target="_blank"><sup>[xvi]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.premiumtimesng.com/news/headlines/545586-attack-on-presidential-guards-nigerian-military-counterattacks-terrorists-kills-30-official.html" target="_blank">https://www.premiumtimesng.com/news/headlines/545586-attack-on-presidential-guards-nigerian-military-counterattacks-terrorists-kills-30-official.html</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref17" target="_blank"><sup>[xvii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://beninwebtv.com/tchad-boko-haram-mis-en-deroute-par-larmee/" target="_blank">https://beninwebtv.com/tchad-boko-haram-mis-en-deroute-par-larmee/</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref18" target="_blank"><sup>[xviii]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.seneplus.com/societe/une-situation-securitaire-et-humanitaire-deletere" target="_blank">https://www.seneplus.com/societe/une-situation-securitaire-et-humanitaire-deletere</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref19" target="_blank"><sup>[xix]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.seneplus.com/international/malgre-les-promesses-de-la-junte-linsecurite-croit-au-mali" target="_blank">https://www.seneplus.com/international/malgre-les-promesses-de-la-junte-linsecurite-croit-au-mali</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://mail.proton.me/u/8/sent/f1rqR8DoK2O83pn6gc41BEZzYjNZWU6Fi1XOZzF5ag35ytruaM6XtiNPvzHuMb5_dXbexEJeA8VK-k7FWDDbXA==/MSkV-akcY2Arj7wjlkL78LCb-v-_DKU50RhPDRSAZuvIHiur1P2owRriEz8NFeRhnGJukXu-oKNdTpdcFxBUdA==#_ednref20" target="_blank"><sup>[xx]</sup></a>&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="http://www.opex360.com/2022/08/08/mali-la-force-barkhane-a-neutralise-un-cadre-jihadiste-lors-dune-operation-au-nord-est-de-gao/" target="_blank">http://www.opex360.com/2022/08/08/mali-la-force-barkhane-a-neutralise-un-cadre-jihadiste-lors-dune-operation-au-nord-est-de-gao/</a>&nbsp;&nbsp;</p>
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