L’hôtel Millenium de Bamako a abrité la cérémonie de lancement de l’atelier de formation sur l’exploitation et la maintenance des infrastructures et équipements pénitentiaires au Mali. Cet atelier de 4 jours (du 09 au 12 août) est conjointement organisé par le comité international de la Croix-Rouge Mali (CICR) et la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES).
Premier du genre, cet atelier de formation sur l’exploitation et la maintenance des infrastructures et équipements pénitentiaires au Mali, destiné aux régisseurs des prisons, a réuni une vingtaine de participants. L’objectif de cet atelier est de « faire un état des lieux de la situation actuelle de la maintenance des infrastructures carcérales du Mali et réfléchir sur les perspectives à court, moyen et long terme. » C’est sous la direction du chef de la délégation du CICR-Mali, Monsieur Antoine Grand, accompagné du directeur national de l’administration pénitentiaire, le Magistrat Ibrahima Tounkara, que les travaux de lancement ont démarré.
L’amélioration des conditions de détention
Dans ses propos liminaires, M. Antoine Grand a expliqué les raisons à l’origine de cet important atelier, dont la tenue a été repoussée à plusieurs reprises. D’après lui, le CICR travaille, depuis 2013, en étroite collaboration avec le ministère de la Justice et des Droits de l’homme du Mali, « à l’amélioration des conditions de détention » dans les maisons d’arrêt visitées par le comité. À l’en croire, de nombreuses avancées positives ont été enregistrées.

Cependant, l’une des difficultés récurrentes constatées durant les visites de suivi et d’évaluation des lieux de détention reste évidemment « la question de la maintenance et de l’entretien des infrastructures. » D’où la nécessité d’initier cet atelier de formation qui va permettre aux participants, selon le chef de la délégation, de bénéficier de l’expérience du CICR et de partager les connaissances dans le cadre de l’amélioration des conditions de détention au sein des infrastructures carcérales et leurs maintenances conformément aux lois maliennes et standards internationaux. Aussi à travers cet atelier, M. Grand espère créer une relation saine avec l’administration pénitentiaire, basée sur la confiance, la transparence, et la confidentialité.
Près de 900 000 000 de franc CFA
Dans le cadre de la réhabilitation des prisons, Antoine Grand a profité de cet atelier pour expliquer que le CICR, depuis 2013, a contribué financièrement aux travaux de réhabilitation et d’équipements des infrastructures, à travers le Mali, pour un coût évalué à « près de 900 000 000 de franc CFA. » Il ajoute qu’au cours de l’année 2021, le CICR a conduit « près de 199 visites dans 22 lieux de détention » à travers le pays.
Pour sa part, le directeur national de l’administration pénitentiaire, le magistrat Ibrahima Tounkara, a déclaré que cet atelier a apprécié ce cadre d’échange. Selon ses explications, l’administration pénitentiaire du Mali, depuis quelques années, « est engagée dans une dynamique de réhabilitation et de construction de nouvelles maisons d’arrêt ». Ces infrastructures, une fois bâties, devront être dans la logique des normes internationales. La question « de l’entretien et de la maintenance » sera donc incontournable. M. Tounkara invite les participants à profiter au mieux de cet atelier pour renforcer leur capacité.
Cheickna Coulibaly
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