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Coup de force américain au Venezuela : l’AES dénonce une violation de la souveraineté

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Dans un communiqué officiel signé par son président en exercice, la Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé jeudi 8 janvier 2026 sa vive préoccupation face à l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire du Venezuela.  Cette action a conduit à l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, un acte grave qualifié d’atteinte directe à la souveraineté d’un État indépendant par l’organisation sahélienne.  

L’AES rappelle que l’usage de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue une ingérence inacceptable. Le président en exercice, Capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d’un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ».  

Une violation du droit international

La Confédération AES, attachée à la défense de la souveraineté et de l’indépendance, condamne fermement cet acte qu’elle juge contraire aux règles internationales. Elle rappelle que la Charte des Nations Unies consacre le respect de l’intégrité territoriale et de l’égalité souveraine des États. Le président du Faso a insisté : « La Charte des Nations Unies n’est pas une option, elle est une obligation pour tous. Son respect est la condition de la paix. Ceux qui la violent fragilisent l’ordre international ».  

L’organisation dénonce également le recours unilatéral à la force, regrettant profondément qu’un membre permanent du Conseil de sécurité se livre à une telle violation. Pour l’AES, cette attitude fragilise davantage l’ordre international déjà marqué par des tensions croissantes. Les conséquences de cette action sont jugées néfastes pour la stabilité mondiale, car elles ouvrent la voie à une logique de confrontation et d’instabilité, au détriment des efforts collectifs pour préserver la paix.  

Appel au Conseil de sécurité

Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel interpelle directement le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle rappelle que cette institution détient la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. L’AES exhorte le Conseil à assumer pleinement sa mission en condamnant clairement l’action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. Le président Traoré a souligné : « Le Conseil de sécurité doit être la voix de la justice. Il ne peut rester silencieux face à l’agression. Sa crédibilité dépend de son action ».  

En parallèle, l’AES réaffirme son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect mutuel et l’égalité souveraine des États. Elle insiste sur le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, considérés comme le socle indispensable pour garantir la coexistence pacifique entre nations. En mettant en avant ces valeurs, la Confédération entend rappeler que la stabilité mondiale ne peut être assurée que par l’application rigoureuse du droit international.  

Solidarité avec le peuple vénézuélien

Dans son communiqué, l’AES exprime sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée par cette agression. L’organisation souligne que cette atteinte ne concerne pas seulement le Venezuela, mais qu’elle constitue un précédent dangereux pour tous les États attachés à leur indépendance. Le président en exercice a affirmé : « Nous sommes aux côtés du peuple vénézuélien dans cette épreuve. Leur combat est celui de tous les peuples souverains. Nous ne resterons pas indifférents ».  

La Confédération réitère enfin son attachement au multilatéralisme et au respect scrupuleux du droit international. Pour l’AES, ces principes sont essentiels afin d’assurer la sécurité collective et la paix internationale. Ce positionnement illustre la volonté des États du Sahel de s’affirmer comme défenseurs de la légalité internationale et de la souveraineté des nations.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 


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