Les autorités maliennes ont saisi plus d’une centaine de motos ce mardi sur un grand axe de la capitale. Cette opération marque un tournant répressif après plusieurs mois de sensibilisation routière.
La lutte contre l’incivisme routier franchit un nouveau cap dans la capitale malienne. Mardi 17 février, le Groupement de la Sécurité Routière (GSR) a mené une opération d’envergure sur le troisième pont de la ville. Une opération qui a permis d’intercepter plus d’une centaine de motocyclistes circulant hors des couloirs autorisés. Les engins ont été immédiatement envoyés en fourrière. Les forces de l’ordre estiment que ces infractions mettaient en danger la fluidité du trafic et la sécurité collective.
De la pédagogie à la sanction
Selon les autorités, cette intervention marque la fin d’une phase de six mois consacrée à la sensibilisation des usagers. Désormais, place à la fermeté. Les motocyclistes ciblés circulaient sur des voies réservées aux voitures et aux poids lourds, en violation des règles de circulation. Pour les responsables du dispositif, l’objectif est non seulement de prévenir les accidents mais aussi de rétablir une circulation plus ordonnée sur les axes structurants de la ville.
Le chef du GSR, le commissaire divisionnaire Panama Dembélé, affirme au micro de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) que la majorité des accidents graves sur les ponts urbains est liée au non-respect des couloirs dédiés. « En imposant cette discipline, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de sauver des vies et de désengorger la capitale », a-t-il déclaré.
Une pression croissante sur la circulation urbaine
Comme de nombreuses métropoles ouest-africaines, Bamako connaît une explosion du nombre de deux-roues, devenus un mode de transport privilégié face aux embouteillages et au coût des véhicules. Cette densité accentue toutefois les risques d’accidents et complique la gestion du trafic, en particulier sur les infrastructures stratégiques.
Les autorités préviennent que les contrôles inopinés vont se multiplier sur les grands axes afin de faire respecter le code de la route. Un message de fermeté destiné à enrayer ce que les responsables sécuritaires qualifient d’« incivisme routier », dans un contexte où la sécurité des déplacements urbains devient un enjeu majeur de politique publique.
La rédaction
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