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Guerre psychologique
Sécurité

Face aux défaites, le JNIM se réfugie dans la désinformation et la guerre psychologique

by Sahel Tribune 20 octobre 2025
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Alors que le porte-parole du JNIM tente, Bina Diarra, dans deux nouvelles vidéos, publiées le 17 octobre 2025, d’imposer ses diktats non seulement à la société Diarra Transport mais aussi à l’État malien sous couvert de « pardon » et de « charia », il est important de faire voir derrière ces sorties sur les réseaux sociaux, une opération de propagande et de manipulation psychologique. À court d’arguments militaires, le groupe terroriste cherche désormais à semer la peur, à diviser les communautés et à affaiblir la confiance entre l’État et les citoyens. Mais le Mali, uni et lucide, ne se laissera pas piéger. La souveraineté ne se négocie pas avec les marchands de chaos.

Depuis vendredi 17 octobre 2025, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et dans certaines messageries privées tentent de relayer les propos de Bina Diarra, se présentant comme « porte-parole du JNIM », un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Sous des airs de prêche et de dialogue, cette communication n’est rien d’autre qu’une opération psychologique soigneusement calibrée, visant à tromper l’opinion, diviser la société et semer la peur dans un moment où le Mali consolide sa stabilité.

La stratégie du JNIM : séduire pour diviser

Les propos de Bina Diarra n’ont rien d’une main tendue ni d’une déclaration de paix. Ils s’inscrivent dans une logique de manipulation narrative, typique des organisations terroristes acculées. Les groupes armés terroristes ont mordu la poussière dans la guerre malsaine qu’ils ont imposés au Mali avec le soutien de leurs sponsors étatiques étrangers. Le sahel, notamment le Mali, est victime d’une guerre par procuration basée sur le chaos contrôlé mené par les groupes armés terroristes pour le compte des sponsors occidentaux. Dans leurs derniers gestes désespérés, l’objectif n’est plus de combattre militairement, mais de tenter de gagner la guerre psychologique en essayant de paraître légitimes, moralement supérieurs, ou en quête de justice.

En déclarant avoir « pardonné » la société Diarra Transport ou en imposant des conditions aussi absurdes que « le port obligatoire du voile pour toutes les femmes », le JNIM tente une fois de plus d’imposer son idéologie à travers la peur et la culpabilité, sous couvert d’un discours religieux.

Mais une question demeure : par quelle voie cette société de transport a-t-elle pu entrer en contact avec un groupe terroriste, sans passer par les autorités compétentes de l’État, qui étaient pourtant les seules habilitées à lui apporter assistance et protection ? Faut-il voir dans cette démarche une forme de complicité tacite ou une mise en scène maladroite, destinée à donner l’impression d’un soulagement retrouvé ?

Quoi qu’il en soit, l’État n’a pas dit son dernier mot. L’intensification récente des opérations de sécurisation et d’escorte en témoigne clairement.

Tout semble indiquer que la société a bel et bien communiqué avec le JNIM. Au lieu de publier un démenti formel, la direction de Diarra Transport s’est contentée d’un bref message annonçant la reprise de ses activités dès le lundi suivant. Une vidéo de réjouissance a même été diffusée avant d’être précipitamment retirée, le mal était déjà fait. Ce geste a été perçu comme un véritable affront aux efforts de la République.

Ce que Diarra Transport doit comprendre, c’est que la déclaration du JNIM n’est nullement un signe de pardon, mais bien une tentative de récupération symbolique, visant à utiliser l’entreprise comme instrument de propagande.

Plutôt que de prêter le flanc à de telles manipulations, la société aurait gagné à s’unir aux autres acteurs du secteur, notamment les chauffeurs de citernes, pour soutenir l’État et contribuer à la résistance collective contre le terrorisme.

Une guerre des mots pour masquer la défaite militaire

Depuis le début de la Transition dirigée par le général Assimi Goïta, les Forces armées maliennes (FAMa) infligent des revers majeurs aux groupes terroristes dans plusieurs zones du centre et du nord du pays. Les bases sont démantelées, les réseaux logistiques coupés, et les populations autrefois terrorisées commencent à reprendre confiance. Il faut souligner également le retour de l’administration dans toutes les zones jadis sous contrôle terroriste. 

Incapable de rivaliser sur le terrain, le JNIM tente aujourd’hui de se replier sur le champ symbolique et psychologique. Les vidéos de Bina Diarra ne sont pas des messages politiques. Ce sont des signaux de déroutes.

En utilisant des figures locales (donsos, commerçants, transporteurs), les terroristes cherchent à infiltrer la parole populaire pour créer la confusion. Ils veulent faire croire à une proximité avec le peuple, à une cause partagée. C’est une tactique classique de guerre asymétrique, où les civils sont transformés en boucliers ou en relais de discours pour briser le moral des populations.

L’art de la désinformation : la propagande travestie en dialogue

Les organisations terroristes ont compris l’importance des médias et des réseaux sociaux. Leur stratégie est désormais celle de la propagande déguisée en dialogue :

Ils emploient des termes comme « réconciliation », « pardon », « équité » pour juste tromper la vigilance. Aussi il s’agit de stratégies pour eux pour déplacer le débat du terrain militaire vers le terrain idéologique, là où l’émotion prime sur la raison. A travers ces méthodes, ils essaient de se présenter comme les garants d’une prétendue authenticité religieuse face à un État accusé d’être « laïc » ou « occidental ».

Ce récit, profondément propagandiste, ne vise pas à convaincre par la vérité, mais à fatiguer moralement les populations : faire douter, désorienter, décourager la résistance. Mais il y a un fait que Bina Diarra omet : aucune communauté malienne ne reconnaît le JNIM comme interlocuteur légitime. Les Maliens, toutes confessions confondues, ont fait le choix du vivre-ensemble, de la dignité et de la paix sous l’autorité de l’État.

La complicité des plateformes de réseaux sociaux 

Les réseaux sociaux, devenus les nouveaux champs de bataille de la guerre psychologique, portent une lourde responsabilité dans la diffusion des messages du JNIM. En laissant circuler, sans contrôle suffisant, des vidéos de propagande terroriste, ces plateformes deviennent les complices passifs d’une entreprise de manipulation et de déstabilisation. 

Sous couvert de liberté d’expression, elles offrent une tribune mondiale aux discours de haine. Ces plateformes amplifient ainsi la peur et brouillent la vérité. Chaque partage, chaque vue, chaque commentaire transforme ces réseaux en caisses de résonance du terrorisme numérique, où l’algorithme privilégie le choc et l’émotion au détriment de la sécurité et de la paix sociale. Laisser de telles vidéos proliférer, c’est trahir le principe même de responsabilité numérique et mettre en danger des sociétés déjà fragilisées par la désinformation et la violence symbolique. Les autorités maliennes de la transition devraient donc interpeler ces plateformes (Facebook, Tik Tok, YouTube, WhatsApp, etc), à travers une plainte ou tout au moins un dialogue afin qu’elles se désolidarisent de ces groupes terroristes à travers une régulation forte empêchant la diffusion de message de haine de ces groupes.

Le JNIM ne représente ni l’islam, ni le peuple, ni la justice. Il ne représente que la peur et la division. Derrière chaque mot de ses vidéos se cache une stratégie de désespoir, un effort ultime pour maintenir l’illusion d’un pouvoir perdu. Le Mali, lui, avance. Ses institutions se consolident, ses forces se renforcent, et sa jeunesse, consciente des enjeux, refuse désormais toute manipulation.

Le Mali ne pliera pas sous la peur. Il a déjà choisi sa voie, qui est celle de la souveraineté, de la vérité et de la vie.

A.D

20 octobre 2025 0 comments
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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
Analyses

Tribune | Mali : le pays qui a choisi de se tenir debout

by Mikailou Cissé 20 octobre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, signe un plaidoyer pour un Mali debout, maître de son destin et fidèle à son essence. Entre mémoire et modernité, il célèbre la diversité du pays, l’engagement de sa jeunesse et la loyauté de son armée, deux forces jumelles d’un même idéal : celui d’un Mali libre, multiple et souverain, résolu à inventer son avenir sans renier ses racines.

Sans littoral au sens propre, mais ouvert à tous les souffles du monde, le pays s’étend, vaste comme une promesse, dense comme une histoire. Les pères fondateurs l’ont voulu grand, digne et souverain — non pas comme un mot gravé sur un drapeau, mais comme une résolution intime.

Sa terre et son sous-sol regorgent de richesses, mais sa vraie fortune réside ailleurs : dans le peuple, patient, laborieux, résilient. Dans la dignité têtue du quotidien.

Un pays tissé de diversités

Du Sahel poussiéreux aux artères surchauffées de Bamako, du chef coutumier au responsable d’État, le fil de l’autorité tisse une responsabilité commune. La liberté de l’individu s’y conjugue avec la puissance du collectif — non en opposition, mais en équilibre. Dans les marchés et sur les routes, au cœur des foyers, se mêlent échanges et récits : le commerce des biens devient commerce des âmes.

Le Mali est multiple. Et cette multiplicité, loin d’être une dispersion, est respiration. Elle est le pouls du pays. Chaque langue, chaque coutume, chaque croyance, chaque manière d’être y devient visage de la même patrie. Ce pays n’a jamais craint la diversité. Il en a fait sa force. C’est de cette mosaïque que naît la cohésion nationale, vivante et têtue, tenace parce qu’humaine.

L’armée, incarnation du peuple

Dans ce tissu de différences, l’armée se dresse comme un miroir.
Elle n’est pas un corps étranger greffé à la société. Elle est la chair du peuple. Fils de cultivateurs, de bergers, d’artisans ou d’enseignants, les soldats sont le visage même du pays — la République en uniforme.

Dans ses rangs se fondent la mémoire et la rigueur, la diversité et la discipline. L’armée n’est pas un simple rempart. Elle est une conscience.

À chaque crise, elle s’avance pour rétablir l’équilibre d’où jaillit la paix. Ses chefs imposent cette paix non comme un trophée, mais comme un devoir. Car ici, la paix ne se décrète pas : elle s’arrache au prix du courage et se conserve par la fidélité.

L’armée ne défend pas seulement un territoire. Elle protège une mémoire, une idée : celle d’un Mali debout.

La jeunesse, souffle et promesse

Cette unité vécue dans l’armée trouve son écho dans la jeunesse.
Elle aussi est multiple. Elle est la main de l’artisan et la voix de l’étudiant, la force des champs et le souffle des cités. Partout présente, partout inventive, elle relie les générations comme un fil de sève.

Parce qu’elle est diverse, elle sait unir ; parce qu’elle est vigoureuse, elle bâtit.
La paix véritable ne naît pas d’un seul geste : elle est l’œuvre lente et obstinée de la jeunesse.

La liberté, au Mali, n’est pas un luxe. Elle est une culture.
Elle se partage, s’exerce avec responsabilité.

La guerre éprouve la jeunesse et l’armée ; le commerce révèle l’ingéniosité du peuple. Sur les routes, dans les ateliers, au bord des rivières, s’écrivent chaque jour des récits d’endurance et de création. Ce pays ne se plaint pas. Il persiste.

Les fractures et l’espérance

Mais le Mali n’est pas qu’espérance. Il est aussi traversé de contradictions.
La vie urbaine, hyperconnectée, bouscule la sérénité ; la vie rurale, isolée, freine la circulation des idées. Ces tensions creusent parfois des fractures — entre jeunes et anciens, entre héritage et modernité.

L’éducation, imparfaite et inégale, est au cœur de ces tensions.
Les écoles déconnectées parfois des réalités locales forment des esprits déracinés ; les talibés et les élèves déscolarisés peinent à trouver leur place. L’influence étrangère — européenne ou arabe — façonne parfois des imaginaires en rupture avec le vécu local. L’école, censée unir, devient alors fracture. Et pourtant, c’est par elle que la paix peut se reconstruire.

La paix, un art collectif

Ici, la paix n’est pas un état figé. Elle est discipline et apprentissage.
Quand la société vacille, c’est vers le terrain commun — le commerce, la parole, le respect des institutions — que revient l’espoir. La paix se cultive dans l’effort partagé.

L’armée et la jeunesse, deux forces, deux symboles : la stabilité et le renouveau. L’une protège, l’autre bâtit. Ensemble, elles assurent la continuité du pays. Car le Mali, riche de sa diversité et fort de sa jeunesse engagée, se tient debout.
Souverain, indomptable, libre — non pas par hasard, mais par choix.
Le choix de la persévérance. Le choix de la responsabilité. Le choix d’un avenir qui se conquiert autant qu’il se rêve.

Mikaïlou Cissé

20 octobre 2025 0 comments
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mine de lithium de Goulamina
A la UneÉconomie

Bougouni : départ du premier convoi de spodumène de lithium

by Chiencoro 20 octobre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bougouni, dans le sud du Mali, les premiers camions chargés de concentré de spodumène ont quitté le site minier en direction du port ivoirien de San Pedro. Derrière cette opération logistique, un symbole fort : celui d’un Mali qui entre de plain-pied dans l’économie mondiale du lithium, ce métal devenu l’or blanc de la transition énergétique. Avec le projet mené par Kodal Minerals et son partenaire Hainan Mining, le pays amorce une nouvelle ère — celle d’une souveraineté minière assumée et d’un repositionnement stratégique dans le concert des nations productrices de matières critiques.

C’est une image qui restera dans l’histoire industrielle du Mali : ce lundi 20 octobre 2025, indiqué Kodal Minerals dans un communiqué, les premiers camions chargés de concentré de spodumène ont quitté le site minier de Bougouni, dans le sud du pays, direction le port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Une étape décisive pour Kodal Minerals plc, le producteur ouest-africain de lithium coté à Londres, et son partenaire chinois Hainan Mining, filiale du groupe Fosun International.

Derrière cet acte logistique en apparence anodin se joue bien plus qu’un simple convoi minier. C’est le symbole d’un Mali qui transforme sa ressource en levier de souveraineté économique.

Une première exportation stratégique

Le convoi, composé de dizaines de poids lourds, transporte environ 30 000 tonnes de concentré de spodumène, premier lot d’une exportation attendue vers la Chine, principal marché mondial du lithium, selon un communiqué de Kodal Minerals, ce lundi 20 octobre 2025. À terme, 45 000 tonnes de minerai devraient rejoindre le port ivoirien pour être embarquées vers l’Asie.

Selon Bernard Aylward, PDG de Kodal Minerals, « cette étape concrétise des années de travail et marque le début d’une phase d’exportation régulière. Après la mise en service réussie de l’usine de séparation en milieu dense (DMS) et le traitement du minerai extrait à Ngoualana, nous entrons dans une phase de production stable et durable. »

Cette première expédition, qui devrait générer les premiers revenus dès le chargement au port de San Pedro, symbolise aussi le retour du Mali dans le cercle des acteurs majeurs du marché mondial du lithium, ce métal désormais surnommé « l’or blanc » de la transition énergétique.

Bougouni, moteur d’une ambition nationale

Situé à 180 km au sud de Bamako, le projet couvre une superficie de 350 km² dans le cœur du socle birimien ouest-africain. Conçu pour produire 125 000 tonnes par an de concentré de lithium (Li₂O) dès sa première phase, le site montera en puissance à 230 000 tonnes avec l’ouverture de la future unité de flottation prévue pour 2028.


L’exploitation est assurée par Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB), détenue à 49 % par Kodal Minerals et à 51 % par son partenaire malien, reflet d’un modèle de co-développement équilibré entre investisseurs étrangers et acteurs nationaux.

Pour Bamako, le lancement du transport marque aussi une victoire diplomatique et économiqu. C’est le fruit d’une stratégie d’ouverture vers de nouveaux partenaires, notamment asiatiques, dans un contexte de réorientation géopolitique majeure du pays.

Le Mali, nouvelle frontière du lithium africain

Avec Bougouni, le Mali se positionne désormais comme un futur pilier de la chaîne mondiale du lithium, aux côtés du Zimbabwe et de la Namibie. Le pays, longtemps dépendant de l’or, diversifie ainsi ses ressources et s’inscrit dans la nouvelle cartographie énergétique du continent.

Alors que la demande mondiale explose — portée par la production de batteries électriques et de technologies vertes —, le lithium malien offre une opportunité inédite de valorisation industrielle et de création d’emplois locaux.

Derrière les chiffres et les camions, c’est tout un symbole : celui d’un Mali qui choisit de transformer ses richesses en moteur de souveraineté, loin des schémas d’extraction à sens unique.

Le convoi parti de Bougouni n’emporte pas seulement du spodumène. Il transporte avec lui une idée — celle d’un Sahel productif, moderne et maître de ses ressources.

Chiencoro Diarra 

20 octobre 2025 0 comments
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Champ de riz
A la UneClimat et environnement

Production de riz à Tombouctou : plus de 10 000 tonnes attendues à travers le PMPRT

by Sidi Modibo Coulibaly 20 octobre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Le Mali est le troisième producteur de riz en Afrique après le Nigéria et la Guinée. Il couvre environ 80 % de ses besoins en riz blanchi. Malgré cela, il importe du riz. Face à cette problématique, le gouvernement a élaboré son Programme national de mise à l’échelle du Système de Riziculture intensif (PN-SRI). Un aspect de la mise en œuvre de ce plan s’est concrétisé par le lancement du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou (PMPRT).

C’était le 16 octobre 2025 dans le cadre de la visite du Premier ministre à Tombouctou. Le général de division Abdoulaye Maïga a donné le premier coup de pelle démarrant ainsi les activités du PMPRT qui couvre les plaines de Koriomé, Hamadia et Daye dans les communes de Tombouctou et Alafia. La mise en œuvre du PMPRT devrait remédier d’une part aux dégradations constatées sur le réseau hydraulique et d’autre part consolider les acquis du projet d’appui au développement rural des plaines de Daye, Hamadia et Koriomé exécuté entre 2001 et 2011. 

Il est financé par la Banque ouest-africaines de Développement (BOAD) à hauteur de 8 milliards de FCFA pour une période de 5 ans. Il ambitionne de produire 10 400 tonnes de riz et 2 500 tonnes de produits de maraichage. Il concernera 2 500 coopératives de producteurs et 15 000 exploitants. Les plaines rizicoles de Daye, Hamadia et Koriomé représentent le grenier de Tombouctou et jouent un rôle stratégique dans la sécurité alimentaire de la région.

En quoi consiste le système de riziculture intensif (SRI) ?

Le SRI est une méthode adaptée au changement climatique. Il offre un énorme potentiel pour intégrer des méthodes de culture adaptées au climat et écologiquement durables. Il s’avère être l’une des solutions fiables. En effet, les résultats de la recherche ont prouvé que le SRI est considéré comme une méthode innovante et intelligente face au changement climatique qui influence significativement les méthodes de culture conventionnelles du riz. 

En outre, le SRI permet d’augmenter la production tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. D’après le Premier ministre, les objectifs du SRI cadrent parfaitement avec le cadre de référence pour la politique de développement du Mali. Un cadre qui est constitué de la Vision « Mali Kura netaasira ka ben san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. C’était à l’occasion de l’ouverture à Bamako, le 05 mai 2025, du « Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, partage d’expériences de mise à échelle, financement et institutionnalisation du système de riziculture intensif (PN-SRI) en Afrique de l’Ouest ». Un forum qui a regroupé treize (13) pays africains.

Le Mali a préparé le financement de son plan SRI

C’était le jeudi 17 avril 2025 à Bamako à travers un forum national. Au cours de ce forum, les experts maliens ont discuté de la mise en œuvre de la feuille de route de 10 ans initiée par le ministère de l’Agriculture avec l’appui de la coopération allemande (GIZ-Mali). Il est ressorti que la réalisation de cette feuille de route nécessitera un investissement total de 14,1 milliards de francs CFA. 

Le gouvernement s’engage à prendre en charge 60 % du budget et sollicite l’appui des partenaires techniques et financiers pour les 40 % restants. Avec cette mise en œuvre, les autorités envisagent d’augmenter la production locale de riz paddy de 83 %, à terme, pour atteindre 5,5 millions de tonnes, contre une récolte actuelle de 3 millions de tonnes. Cet objectif, s’il est atteint, devrait permettre au Mali de réduire considérablement sa dépendance aux importations, voire réaliser l’autosuffisance.

Signalons qu’il ressort des dernières projections formulées par le Département américain de l’Agriculture que le Mali devrait importer 420 000 tonnes de riz en 2025. Avec la mise en œuvre de son Programme national de mise à l’échelle du Système de Riziculture intensif (PN-SRI), le pays pourrait non seulement se libérer durablement de sa dépendance aux importations de riz, mais aussi positionner sa production excédentaire sur les marchés régionaux.

Sidi Modibo COULIBALY

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Nuit des Lompolo et Filo 2025
A la UneSeko ni Donko

La Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025 : Le Burkina Faso mise sur la diplomatie culturelle au service de l’intégration sahélienne 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Lors d’une conférence de presse tenue, ce jeudi 16 octobre 2025 dans la salle Fodé Kouyaté du Centre international de conférence, les autorités culturelles du Burkina Faso ont annoncé deux grands rendez-vous prévus à Ouagadougou fin 2025, notamment la 5ᵉ édition de la Nuit des LOMPOLO et la 18ᵉ Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Deux événements d’envergure régionale placés sous le signe de la résilience, de l’unité et de l’intégration au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Ouagadougou s’apprête à devenir, fin 2025, le cœur battant de la culture ouest-africaine et le symbole de la résilience régionale. Le pays des « Hommes intègres » accueillera coup sur coup deux rendez-vous majeurs : la 5ᵉ édition de la Nuit des LOMPOLO et la 18ᵉ Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Deux manifestations qui, au-delà de leur dimension artistique et littéraire, traduisent une ambition claire : faire de la culture un instrument d’unité et d’intégration au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

L’annonce de ces événements, faite à Bamako, a réuni plusieurs personnalités dont Dr Parfait Ilboudo, chargé d’appui technique à la Direction générale de la Culture et des Arts du Burkina Faso, et Adama Koïté, représentant le ministre burkinabè de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, désigné parrain de la Nuit des LOMPOLO. Ce choix symbolique de Bamako illustre la volonté des États membres de l’AES d’ancrer la culture au cœur de leur stratégie d’intégration régionale.

La Nuit des LOMPOLO, un hommage vibrant aux arts dramatiques

Le premier acte de cette dynamique culturelle se jouera le 24 octobre 2025 avec la Nuit des LOMPOLO, événement dédié à la promotion des arts de la scène : théâtre, conte, humour, cirque et marionnettes. Créée en hommage à Lompolo Koné, figure emblématique des arts dramatiques burkinabè, cette célébration met à l’honneur les artistes qui, par leur créativité, participent à la construction du dialogue social et à la transmission des valeurs africaines.

Mais la Nuit des LOMPOLO se veut plus qu’une simple cérémonie de distinction. Elle sera également marquée par un colloque international sur le thème : « Représentations identitaires et expressions culturelles dans les arts dramatiques ». Cette rencontre réunira chercheurs, universitaires, dramaturges et acteurs culturels venus du Burkina Faso, du Mali, du Niger et d’ailleurs. Ensemble, ils réfléchiront à la manière dont les arts de la scène traduisent les réalités sociales et identitaires des peuples du Sahel, tout en contribuant à la consolidation d’une identité commune.

La FILO 2025, le livre au service de la souveraineté et de l’identité

Un mois plus tard, du 25 au 30 novembre 2025, la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) prendra le relais. L’édition 2025 revêt une dimension particulière : elle marquera le 25ᵉ anniversaire de la foire et se déroulera sous le thème « Livre, identités culturelles et souveraineté nationale ». Ce choix de thème s’inscrit dans le contexte actuel de redéfinition des repères politiques et culturels au sein de l’AES.

Les activités de la FILO se tiendront principalement à la Bibliothèque nationale du Burkina Faso et mettront en avant des innovations majeures. Parmi celles-ci, l’augmentation du nombre de Grands Prix littéraires, qui passeront de six à dix, afin d’encourager la diversité des genres et d’honorer davantage d’auteurs. La grande nouveauté sera l’institution du Grand Prix AES de l’Intégration, destiné à récompenser une œuvre littéraire promouvant l’unité, la solidarité et la coopération entre les peuples sahéliens.

Ce nouveau prix, qui symbolise la fusion culturelle du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ambitionne de faire du livre un outil de souveraineté et de cohésion régionale. En donnant la parole aux écrivains et aux éditeurs sahéliens, la FILO entend favoriser la production intellectuelle locale et valoriser les récits africains face à la mondialisation culturelle.

Une diplomatie culturelle au service de l’AES

À travers la Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025, le Burkina Faso confirme son rôle moteur dans la mise en œuvre d’une diplomatie culturelle au service de l’intégration régionale. Ces deux rendez-vous, complémentaires dans leur essence — l’un donnant voix à la scène, l’autre à la plume —, participent à la redéfinition du paysage culturel sahélien.

Dans un contexte où les défis sécuritaires, économiques et sociaux demeurent pressants, la culture apparaît comme un espace de résilience et de rassemblement. En célébrant la créativité, la mémoire et la pensée sahélienne, le Burkina Faso et ses partenaires de l’AES envoient un message fort : celui d’un Sahel debout, fier de ses identités, et convaincu que l’unité des peuples commence par le partage de la culture.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

18 octobre 2025 0 comments
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Le général Abdoulaye Maïga
Politique

Tombouctou : le Premier ministre Abdoulaye Maïga lance de grands chantiers pour le développement régional

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La cité légendaire des 333 Saints a réservé, ce jeudi matin, un accueil des plus chaleureux au Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. À son arrivée, le chef du gouvernement a été accueilli par les autorités administratives, politiques, communales et coutumières, dans une ambiance empreinte de ferveur, de fierté et d’enthousiasme populaire.

Ce déplacement du Premier ministre à Tombouctou s’inscrit dans une dynamique de proximité entre l’État et les citoyens, mais aussi dans une volonté d’impulser de nouveaux projets structurants pour la région. Tout au long de son séjour, le Général de Division Abdoulaye Maïga a mené plusieurs activités à fort impact social et économique, illustrant la priorité accordée au développement équilibré du territoire national.

Un souffle nouveau pour les infrastructures sanitaires

La première étape de la visite du chef du Gouvernement a été marquée par le lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital régional de Tombouctou. Ce chantier symbolise une réponse aux besoins pressants en matière de santé publique dans la région. L’hôpital, appelé à jouer un rôle de premier plan dans la prise en charge des patients, bénéficiera ainsi d’une modernisation de ses installations et d’un renforcement de ses capacités d’accueil.

Cette action, saluée par les populations, ouvre la voie à une amélioration notable de la qualité des soins dans une zone confrontée à d’importants défis sanitaires. Elle traduit également une volonté politique d’investir dans des infrastructures durables, capables de répondre aux besoins d’une population en pleine croissance. Dans une région où les conditions climatiques et géographiques compliquent souvent l’accès aux soins, cette initiative représente un espoir concret pour des milliers d’habitants.

Valorisation des traditions et cohésion sociale

Dans le prolongement de ce premier acte, le Premier ministre a procédé à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Tombouctou. Ce futur espace d’échanges et de concertation vise à redonner toute sa place à l’autorité morale et traditionnelle dans la vie communautaire.

Dans une région où la tradition et la culture occupent une place centrale, ce geste traduit une reconnaissance du rôle fondamental des légitimités coutumières dans la médiation sociale, la prévention des conflits et la consolidation du vivre-ensemble. Le vestibule, une fois achevé, constituera un lieu symbolique de dialogue et de concertation, destiné à renforcer la cohésion sociale et la transmission des valeurs ancestrales.

Un projet agricole porteur d’espoir

Le déplacement du chef du Gouvernement a également permis le lancement du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, un programme stratégique pour le développement agricole. L’initiative a pour objectif de renforcer la production de riz dans une région historiquement connue pour ses vastes potentialités agricoles.

Ce projet devrait contribuer à la relance de la riziculture, à la création d’emplois pour les jeunes et à la dynamisation de l’économie locale. À terme, la valorisation de ces plaines rizicoles pourrait constituer un levier majeur pour la sécurité alimentaire et le développement durable de la région. Il s’agit là d’un signal fort en faveur de la résilience économique locale et de la souveraineté alimentaire nationale.

Écoute et dialogue avec les forces vives

Au-delà des inaugurations et des lancements, la visite du Premier ministre s’est voulue un moment d’échanges et d’écoute. Le Général Abdoulaye Maïga a animé un cadre d’échange avec les forces vives de Tombouctou, regroupant différents acteurs locaux issus de divers horizons.

Cette rencontre a permis d’aborder la vie de la Nation et de recueillir les préoccupations régionales, dans un esprit d’ouverture et de concertation. Ces échanges illustrent la volonté du Gouvernement d’impliquer les populations locales dans la définition et le suivi des politiques publiques.

Accompagné du ministre de l’Agriculture et de celui de la Santé et du Développement social, le chef du Gouvernement a réaffirmé, à travers ses actes, la volonté des autorités d’œuvrer pour un développement équilibré et durable du pays.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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entrepreneuriat jeunes au Mali
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Recyclage, numérique, mode : la révolution silencieuse des jeunes de Bamako

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

À Bamako, la jeunesse prend son destin en main. Face au chômage et à la précarité, de nombreux jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour créer, innover et subvenir à leurs besoins. Entre recyclage, services numériques, mode ou petite restauration, ils participent à transformer la capitale malienne. Dans le formel comme dans l’informel, ces acteurs du quotidien redonnent vie à l’économie locale et redéfinissent la place de la jeunesse dans la construction du Mali urbain de demain.

À Bamako, les signes de dynamisme ne manquent pas. Des petites entreprises poussent dans presque tous les quartiers. Derrière ces initiatives, des jeunes comme Fatoumata Traoré, diplômée en gestion, qui a lancé un atelier de recyclage de plastiques à Magnambougou. Son projet attire l’attention de plusieurs associations locales, mais le financement reste son principal obstacle. « Je voulais transformer les déchets en objets utiles, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes filles du quartier », confie-t-elle, le regard déterminé.  

Dans un autre coin de la ville, Ibrahim Diarra, informaticien de formation, a créé une start-up spécialisée dans les services numériques pour artisans. Son application relie peintres, maçons et plombiers à des clients. « Notre objectif, c’est de donner de la visibilité à ceux qui travaillent dans l’ombre », explique-t-il ajoutant que ces initiatives, bien qu’encore fragiles, traduisent une volonté de changement et une conscience citoyenne nouvelle chez la jeunesse bamakoise.

Entre innovation et débrouillardise

Pour beaucoup de jeunes, entreprendre n’est pas un choix, mais une nécessité. Le chômage, surtout chez les diplômés, pousse à inventer de nouvelles formes d’activité. C’est le cas de Boubacar Sangaré, vendeur ambulant devenu créateur de mode avec un parcours qui illustre cette génération qui transforme l’informel en tremplin vers le formel. « Au départ, je vendais des t-shirts dans la rue. Aujourd’hui, j’ai un atelier et j’emploie trois jeunes », dit-il avec fierté. 

Mais l’innovation n’est pas toujours synonyme de réussite. Beaucoup d’initiatives prometteuses meurent faute d’accompagnement. Des jeunes artisans, restaurateurs ou réparateurs de téléphones travaillent dur mais manquent de formation en gestion ou en marketing. « On se débrouille comme on peut, mais sans soutien, c’est difficile d’aller loin », regrette Awa Dembélé, vendeuse de jus naturels à Lafiabougou qui témoigne que l’énergie entrepreneuriale de Bamako se heurte encore à un manque de structures d’appui efficaces. Malgré tout, la jeunesse doit se montrer coopérative en soutenant les autorités de leur pays : « Nous montrons chaque jour à l’ennemi que nous sommes prêts, que nous sommes déterminés et que nous ne reculerons pas. L’avenir de notre pays dépend de notre persévérance. », a déclaré le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé, le 16 octobre 2025, à l’issue d’une audience que leur avait accordé le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. 

L’informel, moteur invisible de la ville

Dans les marchés, les garages, les kiosques et les ateliers, des milliers de jeunes bâtissent l’économie informelle. Cette force discrète fait vivre des familles entières, mais reste largement négligée. À Banconi, Yacouba Coulibaly, réparateur de motos, emploie deux apprentis. « Je n’ai pas fait de grandes études, mais j’ai appris à réparer avec passion. Si j’avais un petit crédit, je pourrais agrandir mon atelier », explique-t-il.

Ces jeunes, souvent sans statut légal, peinent à obtenir un prêt ou à ouvrir un compte bancaire. Pourtant, ils participent activement à la vitalité urbaine. Le défi reste de leur offrir un cadre qui favorise leur épanouissement. Certains programmes publics tentent d’apporter des solutions, mais les démarches administratives et le manque d’informations freinent encore beaucoup d’entre eux.

Des initiatives publiques et privées en soutien

Conscientes du potentiel de la jeunesse, plusieurs institutions et ONG accompagnent désormais l’entrepreneuriat. Le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ), soutenu par la Banque mondiale et par des partenaires internationaux, offre des formations en leadership et en gestion financière, ainsi que des financements pour les projets portés par des jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à ce dispositif, plusieurs jeunes à Bamako ont pu formaliser leurs activités et générer des emplois locaux.

Les autorités de la Transition encouragent également la création d’entreprises locales à travers des programmes comme le Fonds d’Appui à l’Insertion des Jeunes (FAIJ) et le partenariat ANPE–CAECE Jigiseme, lancé en 2025 pour accompagner et financer mille porteurs de projets à travers le pays. Mais sur le terrain, les bénéficiaires dénoncent parfois la lenteur des procédures administratives et le manque d’informations. Pour Fatoumata Traoré, citée plus haut, « les programmes existent, mais il faut les rendre plus accessibles à ceux qui n’ont pas de relations ».

Une jeunesse actrice du changement

De la rive droite à la rive gauche du fleuve Niger, Bamako bouillonne d’idées et d’initiatives. Ces jeunes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale ne cherchent pas seulement à s’enrichir. Ils veulent transformer leur environnement. « Nous sommes la génération qui doit prouver que tout n’est pas perdu », affirme Ibrahim Diarra.

Malgré les obstacles, la jeunesse bamakoise fait preuve d’un courage exemplaire. Elle construit, innove et inspire. Ses succès, petits ou grands, redessinent peu à peu le visage du Mali urbain. Et même dans l’informel, là où l’État est souvent absent, s’écrit silencieusement une nouvelle histoire économique et sociale du pays. Selon le président du CNJ, Sory Ibrahim Cissé, « La jeunesse malienne doit jouer pleinement son rôle » dans l’accompagnement des idéaux du Mali Kura, pour un Mali uni, souverain, prospère et respecté sur la scène internationale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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