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AIGE
ActuPolitique

Mali: l’AIGE lance la supervision de la révision annuelle des listes électorales à Bamako

by Sahel Tribune 15 octobre 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À Bamako, ce 14 octobre 2025, sous un soleil de plomb et dans un climat politique toujours chargé de symboles, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) a lancé sa mission annuelle de supervision de la révision des listes électorales. Un rituel démocratique, certes administratif dans la forme, mais hautement stratégique dans le fond. C’est dans ces registres que l’on met à jour chaque automne, que se joue la crédibilité du futur scrutin présidentiel.

La cérémonie, sobre mais chargée d’enjeux, s’est tenue au siège de la coordination de l’AIGE du district de Bamako, en présence du conseiller aux affaires administratives du gouverneur, Mamadou Mangoro, du coordinateur du district Dr Aboubacrine Maïga, du chef du département des relations publiques Aliou Sangho, ainsi que des deux commissaires membres du collège de l’AIGE et superviseurs des coordinations du district : le Pr Brahima Fomba et Mme Kané Nana Sanou.

Un exercice administratif… aux allures de test politique

En théorie, la RALE — Révision annuelle des listes électorales — est un simple processus technique destiné à actualiser la base de données électorale du pays. En pratique, elle devient un baromètre de la transparence démocratique. Dans un Mali en transition, le geste d’inscrire ou de vérifier un nom sur une liste prend une résonance particulière.

Le Pr Fomba, figure connue du milieu universitaire et désormais commissaire à l’AIGE, a résumé l’enjeu en quelques mots précis : « Cette mission vise à garantir le bon déroulement des opérations en veillant à l’effectivité des commissions administratives, à la disponibilité des supports nécessaires, et à la maîtrise du kit d’inscription. »

Autrement dit, il s’agit de faire en sorte que le citoyen malien puisse, au moins sur le papier, exercer son droit de vote sans suspicion ni faille technique.

Une mission de terrain jusqu’au 31 décembre

Conformément à l’article 52 de la loi électorale, la révision des listes s’étendra du 1er octobre au 31 décembre. Durant ces trois mois, les coordinateurs de l’AIGE sillonneront les six communes de Bamako pour observer, corriger et valider les opérations des commissions administratives. C’est une course discrète contre la montre, menée dans l’ombre des projecteurs politiques.

Mais, au-delà des chiffres et des registres, c’est la légitimité de l’institution elle-même qui se joue. Créée pour incarner la neutralité et la rigueur dans un paysage politique souvent fracturé, l’AIGE se sait scrutée, parfois critiquée, souvent attendue.

Dans une transition où chaque acte administratif prend des airs de test démocratique, la RALE 2025 sera bien plus qu’une simple révision. Elle sera un révélateur. Celui d’une institution capable de tenir la promesse d’élections libres, transparentes et crédibles dans un Mali en quête de souveraineté.

A.D

15 octobre 2025 0 comments
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Igor Gromyko
Politique

« Le Mali et la Russie se tiennent côte à côte pour […] faire face au néocolonialisme et bâtir un monde juste et multipolaire », a déclaré l’ambassadeur Igor Gromyko

by Sahel Tribune 15 octobre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Mali et la Russie célèbrent cette année le 65ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, symbole d’une coopération ancienne et toujours dynamique. À cette occasion, l’ambassade de Russie à Bamako a organisé une conférence de presse, le mardi 14 octobre 2025 — présidée par l’ambassadeur Igor Gromyko, en présence des représentants du ministère malien des Affaires étrangères, de chefs de missions diplomatiques, de personnalités publiques et de médias des deux pays.

Depuis 1960, l’Union soviétique puis la Fédération de Russie ont joué un rôle clé dans la construction de l’État malien. Des milliers de techniciens, enseignants et ingénieurs soviétiques ont pris part à la réalisation de grands projets économiques et à la formation des premiers cadres du pays. Aujourd’hui, cette amitié historique fondée sur le respect mutuel et la coopération équitable reste un pilier des relations bilatérales.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, ont échangé des messages de félicitations, réaffirmant leur volonté commune de renforcer les liens d’amitié au service de la paix et du développement du continent africain.

Une coopération politique et économique renforcée

Le partenariat entre Moscou et Bamako s’est intensifié ces dernières années, marqué par la visite officielle du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, à Moscou en juin 2025. Cette rencontre au sommet a permis la signature de plusieurs accords intergouvernementaux majeurs, ouvrant une nouvelle ère de coopération économique, technique et militaire.

En juillet 2025, la première session de la Commission intergouvernementale russo-malienne s’est tenue à Bamako. Elle a débouché sur la création d’un centre consultatif tripartite réunissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso au sein de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie, afin de dynamiser les échanges commerciaux et l’investissement.

Un partenariat stratégique dans la sécurité et la défense

Le Mali demeure, selon Moscou, un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les forces de défense maliennes bénéficient d’un soutien militaire et technique constant, notamment à travers des livraisons d’équipements russes et la formation d’unités spécialisées par des instructeurs russes.

Plus de 10 000 spécialistes maliens ont été formés dans les établissements civils et militaires russes depuis l’indépendance du pays. Un programme d’échanges universitaires et techniques continue de consolider ces liens. Ce qui contribue à la professionnalisation des forces et au développement du capital humain.

« Côte à côte pour défendre la souveraineté africaine »

Dans son allocution, l’ambassadeur Igor Gromyko a salué « l’engagement constant du Mali à défendre sa souveraineté » et la convergence de vues entre Bamako et Moscou face aux défis géopolitiques actuels.

« Aujourd’hui, le Mali et la Russie se tiennent côte à côte pour défendre leur souveraineté, faire face au néocolonialisme et bâtir un monde juste et multipolaire », a-t-il déclaré, rappelant les fondements d’une coopération fondée sur l’égalité et la solidarité entre partenaires.

Le diplomate a également dénoncé « la nature néocoloniale de la politique menée par certaines anciennes puissances coloniales », tout en réaffirmant l’attachement de la Russie à une approche multilatérale équilibrée dans ses relations avec l’Afrique.

La cérémonie a aussi été l’occasion de distinguer plusieurs acteurs engagés dans la promotion de la langue et de la culture russes au Mali. Des lettres de remerciement du ministère russe de la Science et de l’Enseignement supérieur ont été remises à Amadou Sékou Gambi, président de l’Association malienne des étudiants et amis de la langue russe, et à Ibrahim Bagna, enseignant à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako.

Une coopération appelée à se renforcer

Les deux nations entendent poursuivre la consolidation de leurs partenariats, notamment dans les domaines énergétique, agricole, industriel et éducatif.
Le ministre Sergueï Lavrov et son homologue Abdoulaye Diop ont réaffirmé leur conviction que les relations russo-maliennes continueront de se développer au profit des peuples des deux pays, tout en contribuant à la stabilité et à la sécurité du continent africain.

Soixante-cinq ans après leur établissement, les relations entre Moscou et Bamako demeurent un modèle de fidélité politique et de coopération pragmatique — une alliance historique qui, loin de s’essouffler, entre dans une nouvelle phase de maturité et de confiance mutuelle.

A.D

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Pénurie du carburant au Mali
Économie

Crise des hydrocarbures : le gouvernement malien renforce les mesures pour soulager les populations

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Comité interministériel de Gestion de Crises et Catastrophes s’est réuni ce mardi 14 octobre 2025, à Bamako sous la présidence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Cette session, tenue à la Primature, avait pour unique objectif le suivi des axes stratégiques du plan d’action adopté par le gouvernement face à la crise des hydrocarbures qui affecte actuellement le pays.

Depuis plusieurs semaines, le Mali connaît une tension persistante dans la distribution du carburant. Des files interminables de véhicules devant les stations-service et une hausse du prix du litre sur le marché parallèle traduisent l’ampleur du problème. Conscient de la gravité de la situation, le gouvernement a décidé d’activer son plan d’action hautement stratégique, articulé sur trois niveaux : le court, le moyen et le long terme.

L’objectif est d’assurer un approvisionnement régulier du pays en produits pétroliers et mettre fin aux difficultés qui pèsent sur les ménages, les transporteurs et les opérateurs économiques. Selon les services de la Primature, ce plan repose sur une approche multisectorielle impliquant les ministères concernés, les forces de sécurité, les opérateurs du secteur et les partenaires techniques.

Des axes stratégiques pour une réponse durable

Le plan d’action du gouvernement s’articule autour de plusieurs volets. Le premier concerne la coordination et la concertation entre les acteurs afin d’éviter les chevauchements de responsabilités et d’améliorer la réactivité dans la prise de décision. Le second axe met l’accent sur la sécurisation des convois et des infrastructures critiques, un enjeu majeur compte tenu de la situation sécuritaire dans certaines zones du pays.

Le troisième volet porte sur l’approvisionnement et la distribution du carburant. Le gouvernement prévoit la construction de nouvelles capacités de stockage afin d’accroître l’autonomie énergétique du pays. Des stocks dynamiques seront également constitués pour faire face aux fluctuations du marché international. Par ailleurs, des équipes de contrôle seront déployées pour veiller à la transparence dans la chaîne de distribution.

L’appui aux opérateurs économiques au cœur du dispositif

Pour garantir la continuité des activités économiques, l’État a décidé d’accompagner les opérateurs du secteur énergétique à travers des mesures d’allègement fiscal et douanier. Ces facilités visent à réduire les coûts d’importation et à encourager la régularité des livraisons.

Sur le plan diplomatique, des discussions sont en cours avec les pays disposant de ports maritimes par lesquels transitent les hydrocarbures destinés au Mali. L’objectif est de sécuriser les corridors d’approvisionnement et d’éviter les retards liés à la logistique.

Selon les premières analyses du CIGCC, les principales causes de la crise actuelle sont la rétention de stocks par certains opérateurs et la prolifération de circuits parallèles de distribution. Ces pratiques illégales perturbent la régularité du marché et privent l’État de ressources importantes.

Des mesures d’urgence pour restaurer la normalité

Face à ces constats, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. Un projet d’arrêté interministériel est en préparation afin d’autoriser l’ouverture des stations-service 24 heures sur 24. Cette mesure, si elle est adoptée, devrait contribuer à désengorger les stations et à améliorer l’accès des citoyens au carburant.

Parallèlement, un dispositif de convoyage sécurisé des camions-citernes vers Bamako est en cours d’organisation. Ce mécanisme permettra de garantir la disponibilité du carburant dans la capitale et dans les grandes villes du pays.

Le gouvernement envisage également de démanteler les réseaux de distribution illégale à travers une opération coordonnée entre les services de sécurité, les douanes et le ministère du Commerce. Un système de balisage des circuits officiels sera mis en place afin de mieux contrôler la traçabilité du carburant et d’empêcher les détournements.

Un engagement gouvernemental réaffirmé

En présidant cette réunion du CIGCC, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a insisté sur la nécessité d’une action concertée, rigoureuse et transparente. Il a rappelé que le gouvernement reste pleinement engagé à trouver des solutions durables à cette crise qui affecte la vie quotidienne des Maliens.

Les populations, quant à elles, espèrent que ces mesures se traduiront rapidement par une amélioration visible de la situation sur le terrain. Si la mobilisation de l’État est bien réelle, la réussite de ce plan dépendra de la coopération de tous les acteurs et de la vigilance des autorités dans l’application des décisions prises.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Burn-out des élites africaines
A la UneEnquête

Sous les cravates, la tempête : enquête sur le stress des élites africaines

by Chiencoro 15 octobre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Longtemps tabou, le burn-out s’impose désormais comme le mal silencieux des élites africaines. Derrière les tours de verre de Lagos, les bureaux climatisés d’Abidjan ou les start-ups de Nairobi, une génération de cadres ploie sous le poids des responsabilités, de la pression hiérarchique et de la fatigue psychique. Dans un continent où la réussite est une affaire collective, parler de santé mentale relève encore de la transgression. Pourtant, les chiffres sont implacables : stress chronique, épuisement professionnel, perte de sens… L’Afrique, continent de la résilience, découvre à son tour la fatigue des forts.

C’est une maladie sans cicatrice. Elle ne se voit ni sur les visages impeccablement rasés des directeurs de banque, ni dans les tailleurs ajustés des cadres des grandes firmes panafricaines. Et pourtant, elle ronge, elle épuise, elle vide.
Dans les tours d’Abidjan, les open spaces de Nairobi ou les ministères d’Accra, un mot longtemps perçu comme importé du Nord s’impose désormais dans les conversations feutrées : burn-out. Le mal est discret, presque honteux. Car sur un continent où le courage est vertu cardinale, s’effondrer mentalement relève encore de l’impensable.

Mais les statistiques parlent : au Sénégal, 57,5 % des travailleurs souffrent du syndrome d’épuisement professionnel. En Afrique de l’Est, plus de deux salariés sur trois se disent en proie à la fatigue chronique, et 86 % des fondateurs de start-ups reconnaissent lutter contre l’anxiété ou le stress. À Johannesburg, un employé sur deux a déjà reçu un diagnostic de trouble mental lié à son environnement professionnel.

Une étude conduite à Bamako par Idrissa Sacko et al. (Jaccr Africa, 2022) révèle une prévalence du stress professionnel de 28,8 % chez les employés d’une grande banque. Près de 78 % subissent une forte demande psychologique, 52 % une faible autonomie décisionnelle et 77 % un soutien social insuffisant. « Ce n’est pas la charge de travail qui tue, c’est la charge mentale », confie un cadre ivoirien. Derrière la plaisanterie, une vérité nue : le travail est devenu un champ de bataille intérieur.

Les soldats du développement au bord de la rupture

Longtemps, le cadre africain a incarné le héros moderne : performant, loyal, patriote. Mais sous la façade du succès, l’équilibre se fissure. À Lagos, la traversée du troisième pont devient une épreuve d’endurance ; à Dakar, les coupures d’électricité rythment les deadlines ; à Abidjan, les injonctions à « performer » remplacent le simple devoir de travailler.

L’étude d’Ouédraogo et al. (2018) dans une banque de Ouagadougou montre que 22,7 % des employés sont en état de stress chronique, étranglés entre exigences professionnelles et faible autonomie. Ce stress structurel révèle un déséquilibre profond entre la pression du rendement et le bien-être des salariés. Dans bien des cas, la journée de travail se prolonge bien au-delà du bureau — jusque dans la tête.

L’Afrique stressée : entre coupures et obligations

L’Afrique n’a pas inventé le stress, mais elle l’a contextualisé. Ici, l’anxiété ne vient pas seulement des objectifs trimestriels, mais aussi des réalités quotidiennes : pannes d’électricité, inflation, insécurité politique. Et surtout, la famille élargie, ce collectif qui ne vous quitte jamais. La réussite n’est pas individuelle, elle est communautaire — donc lourde à porter.

« Être cadre, c’est porter tout un village sur son dos », confie un consultant ghanéen. Dans Famille, enfant et développement en Afrique (UNESCO, 1988), François Itoua rappelle qu’en Afrique, l’individu n’existe jamais seul. Il est d’abord un membre de la famille, du clan, de la communauté. Ses succès comme ses échecs appartiennent à tous. Une dette symbolique, belle mais pesante, qui transforme chaque promotion en charge supplémentaire.

Le burn-out, un tabou culturel

Dans les entreprises africaines, parler de santé mentale, c’est frôler la faute morale. Celui qui craque est perçu comme faible, ou pire, ingrat. Dans des sociétés où la résilience est érigée en dogme, l’épuisement se tait.

Le continent manque cruellement de structures adaptées : quatre psychiatres seulement à Niamey, une médecine du travail quasi inexistante à Bamako, et des psychologues trop souvent assimilés à la folie. Pendant ce temps, 79 % des jeunes diplômés disent se sentir « épuisés », surtout les femmes. L’Afrique, jeune et ambitieuse, semble déjà fatiguée avant la ligne d’arrivée.

Les conséquences se chiffrent désormais en points de PIB. En Afrique du Sud, les troubles mentaux liés au travail coûtent 4,5 % du PIB, soit 250 milliards de rands par an. L’absentéisme grimpe, la productivité s’effondre, et trois employés sur quatre envisagent de démissionner. Le malaise dépasse la sphère professionnelle : il questionne le sens même du travail et du progrès.

Des solutions africaines pour un mal global

Face à cette épidémie silencieuse, l’Afrique invente ses propres antidotes. À Dakar, la start-up SmartTeam suit le bien-être psychologique des employés en temps réel. Certaines entreprises, à Abidjan, intègrent la méditation et l’écoute psychologique dans leurs programmes de management. À Niamey, un projet pilote vise à intégrer la santé mentale dans les politiques publiques.

Un nouveau leadership émerge — moins autoritaire, plus empathique. Car le vrai courage, désormais, n’est plus de tenir, mais d’oser dire qu’on flanche.

L’Afrique se lève tôt, travaille tard, dort mal. Ce n’est pas un manque d’ambition, c’est un excès de pression. Le burn-out africain, c’est la fatigue des forts — ceux qu’on croit invincibles, mais qui, dans le silence climatisé des bureaux, s’effondrent sans bruit.
Et si, finalement, le plus grand défi du continent n’était plus de produire plus, mais d’apprendre à respirer mieux ?

Chiencoro Diarra 

15 octobre 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Le carburant, nouvelle arme des guerres hybrides en Afrique

by Sahel Tribune 14 octobre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

De Maiduguri à Bamako, les groupes armés ont compris qu’un État s’étouffe plus sûrement par la soif d’essence que sous le feu des armes. Face à la pénurie, chaque gouvernement africain invente sa riposte : entre escortes, innovations locales et quête d’une souveraineté énergétique retrouvée.

En juin 2025, depuis Moscou, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avertissait : « La guerre que nous menons est une épreuve de longue haleine. Elle ne se gagnera ni en un an, ni en deux… mais il faut tenir bon. »

Quand la guerre se mène à la pompe

Un an plus tôt, à Sikasso, il avait détaillé les nouvelles formes de menace : le terrorisme armé, le terrorisme communicationnel et le terrorisme économique. C’est ce dernier qui, aujourd’hui, frappe au cœur du Mali, à travers l’instrumentalisation de la pénurie d’essence.

Les longues files devant les stations-service de Bamako et de certaines capitales régionales ne sont plus le simple signe d’un dérèglement logistique. Elles traduisent une guerre silencieuse où le carburant devient une arme stratégique. Depuis plusieurs semaines, les convois reliant les ports d’approvisionnement au centre du pays subissent des attaques répétées. Résultat : blocus partiel, flambée des prix, et tentatives de déstabilisation.

Mais le peuple malien ne s’y trompe pas. Il sait que derrière ces manœuvres se cachent les parrains étatiques étrangers du terrorisme, nostalgiques d’un ordre ancien. Et face à cette guerre hybride, l’État malien s’appuie sur les principes de la nouvelle Constitution : respect de la souveraineté, choix du peuple et défense de ses intérêts vitaux.

Le précédent nigérian : Boko Haram et la guerre des réservoirs

Au nord du Nigeria, Boko Haram a très tôt compris que le carburant est la sève de l’État moderne. Dès 2015, le groupe interceptait les camions-citernes, volait le pétrole et le revendait au marché noir. Interpol le rappelle : « Le financement terroriste s’appuie sur la fraude, le rapt, le commerce illicite de pétrole, de charbon ou d’or. »

Les conséquences furent désastreuses : hôpitaux paralysés, forces armées immobilisées, économie locale asphyxiée. Abuja répondit par la militarisation des routes, l’escorte des convois et la coopération avec le Tchad et le Niger. Le pétrole devint, littéralement, l’or noir du conflit.

En Centrafrique, le carburant comme instrument de chantage

À Bangui, en 2021, les rebelles de la CPC bloquaient les corridors venant du Cameroun. La capitale suffoquait : plus d’essence, plus d’électricité, plus de transport.
Le président Touadéra réagit en confiant la sécurisation des convois aux forces russes de Wagner. Brutale, mais efficace, cette stratégie fit du carburant un symbole de souveraineté retrouvée. Elle permit à Bangui de diversifier ses approvisionnements et de rompre sa dépendance vis-à-vis de Douala.

Somalie, Yémen : l’énergie comme levier de domination

En Somalie, les milices d’Al-Shabaab taxent le diesel, financent leurs opérations et étranglent Mogadiscio. Au Yémen, la coalition saoudienne a transformé le pétrole en arme de siège, privant des millions d’habitants d’électricité et de soins.
Face à ce blocus, les Houthis ont réinventé leur économie : véhicules au gaz, cuiseurs solaires, réseaux parallèles d’approvisionnement. L’énergie, là encore, devient un instrument de pouvoir politique.

Le cas malien : entre sabotage et résistance

Au Mali, cette guerre invisible prend une tournure géopolitique. Les groupes armés, soutenus par des puissances étrangères hostiles à la Confédération des États du Sahel (AES), née en juillet 2024, contrôlent certains corridors, sabotent les routes et visent à épuiser la Transition.

Bamako a choisi la riposte souveraine : ouverture de corridors alternatifs, sécurisation militaire des transports essentiels, constitution de stocks stratégiques et investissement dans les énergies locales — notamment le solaire.

La logique est de transformer la pénurie en tremplin vers la souveraineté énergétique. Comme l’a si bien dit le président devant la communauté malienne en Russie, « il faut savoir transformer les défis en opportunité ». C’est pourquoi cette crise pourrait voir émerger au Mali, dans le secteur du transport notamment, de nouvelles initiatives pour que plus jamais de telles situations ne se reproduisent. 

L’Afrique, laboratoire d’une guerre énergétique mondiale

Derrière ces crises locales, c’est une recomposition mondiale de l’énergie qui s’opère. Les grandes puissances, au nom de la transition « verte », imposent leurs standards et leurs dépendances. Pendant que les États-Unis exportent leur gaz liquéfié, l’Europe pousse ses biocarburants, et la Chine contrôle 77 % de la production mondiale de batteries.

Mais sur le continent, un autre récit s’écrit. Des mini-raffineries nigérianes aux corridors sahéliens, en passant par les fermes solaires du Soudan, l’Afrique expérimente sa propre autonomie énergétique. Une lente marche vers l’indépendance — arrachée, plus que concédée.

Car au fond, cette guerre du carburant raconte la même histoire : celle d’un continent qui apprend, dans la douleur, que l’autonomie énergétique précède l’autonomie politique.

Désormais, chaque litre d’essence n’est plus seulement une ressource, c’est un symbole de souveraineté. On tient un peuple par ses réservoirs mieux que par ses chaînes. Au Mali, cette phrase n’a jamais sonné aussi juste.

A.D

14 octobre 2025 0 comments
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Alassane Dramane Ouattara, président de la République ivoirienne, lors du 61ème anniversaire du pays
Opinion

Ouattara et ses voisins : le crépuscule du « vieux bloc » ouest-africain

by Sahel Tribune 13 octobre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À 83 ans, Alassane Ouattara s’avance vers un quatrième mandat sous les applaudissements forcés de ses partisans et les soupirs fatigués d’une opposition décimée. À la veille du scrutin du 25 octobre, la Côte d’Ivoire se souvient de ses blessures passées et s’interroge : la stabilité promise n’est-elle pas devenue un autre nom pour l’immobilisme ?

À Abidjan, les vieux démons s’agitent de nouveau. À la veille du scrutin du 25 octobre 2025, l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire a la lourdeur d’une saison sèche qui ne veut pas finir. Les files de partisans, les tentes du RHDP, les affiches soigneusement retouchées du président Alassane Ouattara masquent mal une vérité simple : c’est une élection sans véritable adversité, dans un pays qui se regarde une fois de plus dans le miroir trouble de son passé politique.

Un pays en sursis électoral

Cinq candidats seulement sur les soixante dossiers initiaux ont été validés par le Conseil constitutionnel. Exit Laurent Gbagbo, l’ancien président revenu des cendres de La Haye, recalé pour une histoire de casier judiciaire ; exit Tidjane Thiam, héritier d’Houphouët-Boigny et incarnation d’une opposition moderniste, déclaré inéligible pour raisons administratives ; exit encore Affi N’Guessan et Blé Goudé, figures déchues d’une gauche nationale divisée et surveillée.

Reste Ouattara, 83 ans, prêt à rempiler pour un quatrième mandat sous le prétexte juridique de la « remise à zéro » constitutionnelle. Les mots sont polis, la manœuvre, moins. Le pouvoir a verrouillé le jeu. Et l’opposition, décapitée, crie à la confiscation démocratique.

Les fantômes de 2010 et la tentation du déjà-vu

En Côte d’Ivoire, les crises post-électorales ne se ressemblent jamais, mais elles s’enchaînent avec une régularité déconcertante. En 1999, le général Robert Guéï renversait Bédié au nom d’un salut national. En 2010, la bataille des urnes entre Gbagbo et Ouattara vira à la guerre civile, faisant 3 000 morts. En 2020, la candidature d’un Ouattara « troisième mandat » fit à nouveau descendre la rue, laissant 85 morts dans les quartiers populaires d’Abidjan.

Vingt-cinq ans après le premier putsch de son histoire, la Côte d’Ivoire vit toujours sous le règne du soupçon, entre la mémoire des crises et la peur du recommencement. Cette fois encore, les signes ne trompent pas : rassemblements interdits, opposants harcelés, journalistes bousculés, gaz lacrymogènes dans l’air d’Abobo. Le vieux pays du cacao et des cathédrales de béton se prépare à voter, mais sans conviction et sans confiance.

Ouattara et ses voisins : la solitude du président-roi

Dans la région, Alassane Ouattara est désormais un homme seul.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rompu avec la CEDEAO qu’il présidait naguère comme un club d’amis du libéralisme tempéré.
À Bamako, on raille « le doyen du bloc occidental africain » ; à Niamey, on se souvient des sanctions économiques imposées avec son aval. Le Nigeria d’Asiwaju Tinubu regarde ailleurs, accaparé par ses propres fissures internes. Quant au Sénégal, en pleine recomposition, il n’a plus l’enthousiasme d’antan pour le « modèle ivoirien ».

Ouattara demeure, à sa manière, le dernier des mohicans de la vieille CEDEAO, un patriarche entouré de nouveaux régimes militaires dont il ne comprend ni la posture, ni le langage. Ses alliés sont désormais des technocrates européens et des bailleurs internationaux ; ses ennemis, des souverainistes nationaux qui, de Ouagadougou à Bamako, redessinent la carte du pouvoir ouest-africain.

Un ordre à bout de souffle

Les partisans d’Alassane Ouattara parlent de stabilité, de croissance, de continuité.
Mais à Abidjan comme à Bouaké, ce mot sonne creux. Sous la façade des tours vitrées du Plateau, les frustrations s’accumulent. Dans les quartiers, on murmure que « le vieux » ne veut pas lâcher ; dans les chancelleries, on se demande jusqu’où il ira pour imposer son dernier mandat.

La Côte d’Ivoire, naguère moteur de la sous-région, se replie sur elle-même, surveillée par ses propres forces de sécurité et ignorée par ses anciens alliés africains.
Le temps de l’houphouëtisme triomphant est loin. Désormais, le pays s’avance vers le scrutin avec la peur au ventre, la mémoire du sang encore vive, et un président qui, à 83 ans, semble vouloir entrer dans l’histoire à la force du décret.

La morale ivoirienne d’un vieux conte africain

Comme souvent en Afrique de l’Ouest, le pouvoir a l’allure d’une promesse non tenue.
La Côte d’Ivoire, hier symbole de renaissance démocratique, se retrouve au bord d’un nouveau paradoxe : trop stable pour être libre, trop verrouillée pour être apaisée.

Alassane Ouattara voulait incarner la modernité, il risque désormais de symboliser la permanence du pouvoir. Et dans cette région où les transitions s’improvisent souvent au son des bottes, son isolement pourrait bien être le prix de sa longévité.

A.D

13 octobre 2025 0 comments
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Andry Rajoelina
Analyses

Madagascar : Rajoelina, passager de classe affaires sur la Françafrique Airlines

by Chiencoro 13 octobre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Sous prétexte de « préserver la stabilité », Paris s’est de nouveau immiscée dans une crise africaine. L’exfiltration d’Andry Rajoelina par un avion militaire français, au cœur de la tourmente malgache, ravive un débat ancien : la France sait-elle vraiment rompre avec ses réflexes d’ingérence sur le continent ?

C’est une scène que Paris aurait préféré garder dans l’ombre : celle d’un président africain, exfiltré par un avion militaire français, en pleine tempête politique.
Le 12 octobre 2025, Andry Rajoelina, chef de l’État malgache, quittait discrètement son pays, à bord d’un appareil de l’armée française. Officiellement, « pour éviter un bain de sang ». Officieusement, pour sauver ce qui pouvait encore l’être d’un régime à bout de souffle.

Un accord de « président à président » — entre Emmanuel Macron et Rajoelina — aurait permis cette fuite organisée. Les relais de l’armée française de La Réunion ont agi avec une efficacité sans faille. L’opération fut propre, sans éclat, mais lourde de symboles. Paris affirme ne pas s’ingérer, mais c’est encore Paris qui ferme la porte derrière un président africain déchu.

Une vieille habitude : sauver les siens, préserver les apparences

Officiellement, l’Élysée s’en tient à une ligne simple : aucune intervention, aucune prise de position. En coulisses, c’est tout autre chose. Depuis le 25 septembre, Antananarivo s’enfonce dans le désordre : pénuries d’eau, coupures d’électricité, manifestations, puis mutineries.

Face à la débâcle, l’appareil d’État s’est disloqué. Dimanche, la gendarmerie nationale a basculé du côté des protestataires, sous la houlette du général Nonos Mbina Mamelison, désormais autoproclamé nouveau commandant.

Pendant ce temps, à Paris, les téléphones chauffaient. Les diplomates et les conseillers de l’Élysée n’ont jamais cessé de suivre la situation heure par heure. Comme souvent dans ces crises africaines, la tentation de « gérer » discrètement le chaos s’est imposée. 

On se souvient d’autres épisodes — Bokassa évacué par un DC-8 français en 1979, Blaise Compaoré exfiltré vers la Côte d’Ivoire en 2014 — autant de pages jaunies du manuel officieux de la politique africaine de la France : ne jamais abandonner totalement un ami, même déchu.

Une ingérence douce, mais constante

Les responsables français se défendent de toute intervention. Pourtant, la France reste omniprésente dans la mécanique du pouvoir malgache. Les Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), basées à La Réunion, encadrent les échanges militaires ; l’Agence française de développement (AFD) irrigue les finances publiques malgaches ; et les grands groupes français, du bâtiment à l’énergie, pèsent lourd dans l’économie locale.

Sous Rajoelina, les contrats se sont multipliés : téléphérique de 150 millions d’euros, projets d’infrastructures, financements électoraux. La France est restée le premier investisseur et bailleur bilatéral. Un lien que l’on appelle pudiquement « coopération », mais qui ressemble souvent à une tutelle sous perfusion.

Ainsi, quand Paris affirme qu’il ne « fait que faciliter un départ », on entend surtout la voix d’une puissance qui, sous couvert d’humanitarisme et de prudence diplomatique, continue de s’autoriser un droit de regard sur la scène politique africaine.

Les paradoxes d’un partenaire encombrant

Andry Rajoelina, l’ancien DJ devenu président, était un allié à géométrie variable. Soutenu par la France en 2009 après un coup d’État, il avait su parler le langage des affaires et des diplomates. Son pouvoir, contesté mais utile, convenait bien à Paris : stabilité apparente, ouverture économique, coopération sécuritaire dans l’océan Indien.

Mais la lune de miel s’est ternie. En 2023, la révélation de sa double nationalité française, acquise dans le plus grand secret, a créé un malaise durable. Comment défendre un président qui, tout en brandissant le drapeau de la souveraineté, possédait un passeport tricolore ?

La question embarrassait l’Élysée autant qu’elle fragilisait Rajoelina. Son exfiltration en 2025, orchestrée par les mêmes réseaux qui l’avaient jadis installé, apparaît aujourd’hui comme l’épilogue d’une dépendance mutuelle. Paris protège, Rajoelina s’efface.

Madagascar, miroir d’un système à bout de souffle

Ce départ en catimini relance un débat qui dépasse largement les frontières de la Grande Île : la France sait-elle encore se tenir à distance des crises africaines ? Chaque fois qu’un régime vacille — qu’il s’agisse du Mali, du Niger, autrefois, ou désormais de Madagascar — Paris est tentée d’arbitrer, de conseiller, parfois d’évacuer. 

Sous couvert de « préserver la stabilité », l’ingérence française se pare d’habits moraux. Mais sur le terrain, elle nourrit la méfiance et alimente le ressentiment anti-français qui monte partout sur le continent.

L’Afrique change, ses capitales bougent, ses alliances se déplacent. La France, elle, semble encore croire qu’elle peut écrire la fin des histoires africaines — à condition d’en maîtriser le scénario.

L’exfiltration, ou la diplomatie du dernier refuge

Pour Emmanuel Macron, l’affaire Rajoelina n’est pas seulement un épisode tropical : c’est un révélateur. Malgré les discours sur la « nouvelle relation » entre la France et l’Afrique, les vieux réflexes coloniaux demeurent, ceux du parapluie protecteur et du coup de main fraternel à un président ami. Une ingérence qui ne dit pas son nom, mais qui s’inscrit dans la continuité : sauver l’ordre avant la justice, la stabilité avant la démocratie.

À Antananarivo, la population célèbre peut-être la chute d’un président. À Paris, on se félicite d’avoir évité un bain de sang. Entre ces deux vérités, se glisse toute l’ambiguïté de la politique africaine de la France.

Chiencoro Diarra 

13 octobre 2025 4 comments
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