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Alpha Conde president guineen
Politique

À la Cédéao : en Guinée, attention au médecin après la mort !

by Sahel Tribune 1 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En Afrique, la démocratie serait comprise comme une monarchie visant à maintenir un « président à vie ». Le principe d’alternance pacifique a été sacrifié pour la défense d’intérêts personnels. Le cas de la Guinée donne à réfléchir et fait peur.

Tout est désormais clair ! En Guinée, le « coup d’État contre la constitution » est consommé. Alpha Condé est candidat pour un troisième mandat. D’ores et déjà, des manifestations sont en plan. La CEDEAO et toutes les autres organisations internationales et sous-régionales, voire nationales, ne mâchent aucun mot jusqu’ici. Qu’elles sachent que les citoyens attendent leur intervention en amont et non en aval !

Il est généralement partagé que les hommes ne s’entendent pas sur les mêmes choses. Mais cela n’est pas le cas pour les élections présidentielles en Guinée. Un seul mot se trouve sur toutes les lèvres : la peur. La crainte de ce que l’avenir réserve à la Guinée et aux Guinéens. Les prémisses que posent ces élections restent craintives. Elles n’annoncent pas une bonne conclusion.

Alors qu’au Mali, la Cédéao ainsi que d’autres organisations régionales et internationales condamnent le coup d’État comme anticonstitutionnel et profèrent des sanctions contre ce pays en proie à une crise multidimensionnelle, en Guinée, Alpha Condé déclare sa candidature pour un troisième mandat. Sans aucune intervention pour stopper ce putsch constitutionnel en Guinée, cette candidature risque de déstabiliser également ce pays frontalier du Mali.

Si les élections se tenaient avec l’admission de cette candidature d’Alpha Condé, l’après-élection risque d’être sanctionnée par une guerre civile. Une instabilité qui profitera aux terroristes. Beaucoup de jeunes désespérés agrandiront leur rang. Le développement restera alors un idéal pour les citoyens. L’exploitation du pays ne se fera plus en catimini. La Guinée sera également une zone de rencontre et de maturation des différents groupes djihadistes.

Qu’on ne se voile pas la face ! Tous ces problèmes relèvent en grande partie du fait que la majorité de la population ne sollicite pas la candidature du président sortant, Alpha Condé. Si c’est réellement pour l’amour de la nation qu’il voudra se présenter pour un troisième mandat ; au nom des valeurs de la démocratie, qu’il y renonce. La démocratie, c’est l’alternance pacifique et non des alternances dans le bain de sang.

Le plus étonnant dans ce tohu-bohu, c’est que les organisations internationales, régionales, voire nationales, qui doivent en principe se battre pour le respect des droits de l’homme voire de la démocratie restent muettes comme si de rien n’était. Alors que depuis quelque temps, cette volonté d’un troisième mandat anticonstitutionnel se murmure dans les salons. Une chose est sûre, l’on ne veut pas de médecins après la mort, comme ce fut le cas lors de la crise politique au Mali ayant conduit au renversement du régime IBK. Des actions dans l’immédiat sont sollicitées. Or, ces organisations sont des sapeurs-pompiers qui ne se pointent qu’après un dégât. Après le drame, ces organisations se pointent pour chercher un arrangement, le plus souvent, intéressé.

Dans cette confusion électorale, il faut des interventions en amont, pendant et en aval. Dès maintenant, pour éviter tout incident pouvant compromettre l’existence de ce pays, toutes les procédures électorales doivent être supervisées, après avoir invité Alpha Condé à renoncer à son troisième mandat, de façon impartiale.

La communauté internationale et nationale aussi bien que les organisations sous-régionales doivent mettre rapidement des mécanismes adaptés en place pour accompagner impartialement cette élection guinéenne. Le président sortant doit être forcé à renoncer à sa candidature. En attendant que la Cédéao et toutes ces autres organisations méditent sur ces propos du président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, qui indiquait que les troisièmes mandats constituent des coups d’État qui méritent également d’être condamnés.

Fousseni Togola

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Directeur général de lOMS
Santé

Services sanitaires : 90 % des pays ont connu des perturbations en raison de la Covid-19 (OMS)

by Sahel Tribune 1 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En raison de la crise sanitaire mondiale, plusieurs pays ont connu des perturbations dans leurs services de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie, lundi 31 août 2020, une enquête qui montre que ces perturbations ont touché 90 % des pays.

La pandémie de la Covid-19 rime avec des perturbations de services sanitaires. En tout cas, c’est ce qui ressort de la première enquête indicative de l’OMS sur l’impact du COVID-19 sur les systèmes de santé. Intitulé « Enquête Pulse sur la continuité des services de santé essentiels pendant la pandémie COVID-19 : rapport intérimaire, 27 août 2020 », ce rapport d’une vingtaine de pages recueille les données sur 105 pays, lit-on dans le communiqué de presse publié par l’OMS. « Les données collectées dans cinq régions au cours de la période allant de mars à juin 2020 montrent que presque tous les pays (90 %) ont connu des perturbations dans leurs services de santé », lit-on dans le même communiqué qui précise que « les pays à revenu faible et intermédiaire » ont été les plus touchés. 

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de l’Organisation mondiale de la santé, lundi 31 août 2020, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a indiqué : « L’enquête montre que jusqu’à 70 % des services ont été interrompus pour les services essentiels, notamment la vaccination systématique, le diagnostic et le traitement des maladies non transmissibles, la planification familiale et la contraception, le traitement des troubles de santé mentale et le diagnostic et le traitement du cancer. » En effet, cette enquête montre que la Covid-19 a sérieusement touché plusieurs secteurs. La vaccination de routine – services de proximité (70 %) et services en établissement (61 %), diagnostic et traitement des maladies non transmissibles (69 %), planification familiale et contraception (68 %), traitement des troubles de santé (61 %), diagnostic et traitement du cancer (55 %), précise l’enquête. Le diagnostic et le traitement du paludisme, la détection et le traitement des cas de tuberculose et le traitement antirétroviral ont également été touchés.

« Cependant, seuls 14 % des pays ont signalé la suppression des frais d’utilisation, ce que l’OMS recommande pour compenser les difficultés financières potentielles des patients », indique le directeur général de l’OMS.

Toutefois, Dr Tedros estime que cette « enquête met en lumière les failles de nos systèmes de santé, mais elle sert également à informer de nouvelles stratégies pour améliorer la prestation des soins de santé pendant la pandémie et au-delà. » À l’en croire, la « COVID-19 devrait être une leçon à tous les pays sur le fait que la santé n’est pas une équation du type “l’un ou l’autre”. Le grand patron de l’OMS recommande une préparation en amont “aux urgences, mais aussi continuer à investir dans des systèmes de santé qui répondent pleinement aux besoins des personnes tout au long de la vie.” Néanmoins, l’OMS se félicite de la mise en œuvre de certaines de ses stratégies recommandées par de nombreux pays pour atténuer les interruptions de services, telles que le tri des patients pour identifier les priorités, le passage aux consultations en ligne des patients et les changements dans les pratiques de prescription.

En raison de toutes ces situations, “l’OMS continuera de travailler avec les pays et de fournir des outils de soutien pour lutter contre les retombées du COVID-19.”

Chiencoro

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Fama
Sécurité

Depuis la chute d’IBK, l’Armée malienne monte-t-elle en puissance?

by Sahel Tribune 1 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La chute du régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta, ex-président de la République du Mali, aurait été une bouffée d’oxygène pour les Forces armées maliennes (FAMA) qui enregistrent de grandes prouesses sur le terrain.

Depuis la chute du président Ibrahim Boubacar Keita, le 18 août 2020, les Forces armées maliennes (FAMA) gagnent de combat en combat. Elle a remporté plusieurs victoires sur les djihadistes après le renversement de l’ex-président.

Jeudi 27 août 2020, les Forces armées maliennes ont fait l’objet d’attaque lors de laquelle elles ont neutralisé une vingtaine de terroristes, de groupes Armés terroristes (GAT). Ce n’est pas tout, au cours de la même opération, elles ont récupéré deux (2) Pick-up et détruit une dizaine de motos grâce à une intervention aérienne, précise la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée (DIRPA) dans un Communiqué du 28 août 2020.

À la même date, les FAMa ont appréhendé sept (7) suspects à Sevaré, dans la région de Mopti, 6e région administrative du pays. À noter que ces suspects s’attaquaient aux installations de la SOTELMA. Ils ont aussitôt été conduits à la Brigade de Recherche de la Gendarmerie de ladite zone.

Notons également que ces éléments ont été arrêtés grâce à la vigilance des populations, note la cellule de communication des FAMA dans une annonce.

Soulignons aussi les nouvelles acquisitions matérielles de l’armée malienne. En effet, le 24 août 2020, les FAMA, notamment le secteur 3 de l’opération Maliko, ont bénéficié de trois drones. Le même secteur a également acquis des véhicules blindés de combats de type Typhon.

Au regard de tous ces succès remportés et de ces accompagnements, on se demanderait si ce n’était pas le régime IBK qui était le véritable problème dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Mais il serait très tôt de se prononcer dessus dans l’affirmatif. Laissons le temps au temps.

Notons quand même que depuis l’avènement des nouveaux hommes forts à la tête du pays, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), les rencontres d’échange afin de mettre en confiance les militaires sur le terrain et connaitre leurs besoins se multiplient.

Le 26 août dernier, le Commandant de la force Barkhane, le Général Marc Conruyt a été reçu au Théâtre-Centre de l’Opération Maliko par le Colonel-major Diallo. Les entretiens ont surtout porté sur le renseignement, les échanges d’informations en amont des opérations pour une meilleure anticipation des menaces et attaques. À titre de rappel, la mission principale de Barkhane est la lutte contre les terroristes dans la zone du Liptako-Gourma.

À la même date, une délégation du CNSP a effectué une visite dans la 6e région militaire (Sevaré). Ladite délégation était conduite par le 2e Vice-président du CNSP, le Colonel Sadio Camara. Une occasion saisie pour mettre les militaires sur le terrain en confiance en leur expliquant les raisons du renversement du régime IBK. « Nous n’avons qu’un seul pays, le Mali. Que nous allons léguer à nos enfants et petits-enfants. Et il était sur le chemin de disparaître. C’est pourquoi les militaires se sont impliqués. La situation sociopolitique du pays nécessitait une réponse pour éviter cette disparition », a affirmé le Colonel Sadio Camara. L’amélioration des conditions de vie et de travail des FAMA a été également au cœur de ces échanges.

Au cours de cette semaine également, l’aviation militaire a reçu une visite du CNSP. Conduite par le 3e vice-président du Comité, colonel Modibo Koné, cette visite a permis de s’enquérir des conditions de vie et de travail des aviateurs. Là également, le CNSP a su mettre les aviateurs en confiance pour la bonne exécution des tâches qui les incombent.

Toutes ces rencontres ne peuvent que mettre l’armée malienne en confiance et l’amener à monter en puissance contre les ennemis de la nation.

Bakary FOMA, stagiaire

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Babacar Diagne
Politique

Mali-CEDEAO-Sénégal : le choix malheureux d’une chirurgie sans anesthésie

by Sahel Tribune 1 septembre 2020
written by Sahel Tribune 8 minutes read

« En politique, les vertus ne sont pas toujours récompensées mais les erreurs se payent », rappelait souvent Léon Blum. Cette juste assertion d’un dinosaure de la pensée et de l’action politiques ne va-t-elle pas achever le Mali déjà suffisamment recru de malheurs ? En tout cas, le schéma de sortie de crise que les chefs d’Etat de la CEDEAO ont élaboré, le 28 août dernier, tient plus du carcan grossier que du cadre approprié pour une Transition bien calée sur les rails d’un retour à l’orthodoxie de la gouvernance légale et légitime au Mali.

En effet, la mise en œuvre de la Transition – telle qu’elle est décidée, articulée, et fixée dans un court délai de douze mois – équivaut à une très douloureuse chirurgie sans anesthésie. Dans le détail (lieu où le diable aime se cacher), les Présidents ouest-africains alignent les recommandations-phares que voici : aucune instance militaire ne sera au-dessus de l’Exécutif transitoire ; la feuille de route doit être appliquée et bouclée en une année etc.

Sur le papier, ces vœux-là sont aisément formulés. Sur le terrain malien, ce sont des travaux dignes d’Hercule. C’est à se demander si le Sommet extraordinaire de la CEDEAO a réfléchi sur le Mali globalement esquinté ou sur le Botswana politiquement pimpant et économiquement prospère ? Indéniablement, le communiqué de la CEDEAO survole les défis plus qu’il ne les laboure dans un pays où les casse-têtes sont légion.

Passons au peigne fin les faits têtus ! Si la Junte – affreuse, moche et vilaine soit-elle – n’avait pas fini le boulot, le rapport de forces aurait durablement et dramatiquement oscillé entre le Président IBK (chef des armées) et les frondeurs du M5 RFP. C’est dire qu’on est en face de putschistes civiquement méritants. Mieux, les militaires maliens sont perspicaces. À la différence de leurs lointains devanciers au Mali, au Niger, en Mauritanie et en Guinée après la mort de Sékou Touré, les tenants de la Junte de Bamako ont baptisé leur instance dirigeante : Comité National de Salut Public (CNSP). L’incontournable adjectif « militaire » a été contourné et remplacé par « national ».  N’est-ce pas un bon signe qui appelle plus d’indulgence et moins de sévérité dans le blâme ?

Aux procureurs africains qui condamnent (sans appel) la Junte, je rappelle que l’armée perdait en moyenne 10 soldats par jour, entre Ménaka (vers le Niger) et Diabaly (frontière mauritanienne). Une comptabilité macabre qui n’additionne pas les pertes enregistrées dans la région de Mopti. Chaque semaine plus de 70 familles étaient endeuillées dans le pays, durant le mandat et demi du Président Ibrahim Boubacar Keita. Aux sévères juges sénégalais de la Junte (ceux qui critiquent sans mesure sur les plateaux de télévision) je rappelle que la perte d’une vingtaine de soldats à Mandina-Mancagne, avait suscité un émoi immense et, surtout, un déchainement de colère des Jambars lors des obsèques. Le Ministre des Forces armées d’alors, Cheikh Hamidou Kane Mathiara fut conspué par les soldats à bout de nerfs. Certes, la démocratie est belle et magnifique, mais elle n’a pas vocation à être le cercueil de la Nation.

Bien entendu, le coup d’Etat ou le pronunciamiento n’est pas une panacée. Il ne résout pas tous les problèmes latents et ne supprime pas tous les risques potentiels. Les uns sont intrinsèques à l’appareil militaire, les autres sont liés aux recommandations trop abruptes de la CEDEAO. Par exemple, la CEDEAO cultive une chimère en voulant ouvertement et constamment une éclipse rapide des auteurs du coup d’Etat. Certes les officiers putschistes nagent dans l’illégalité mais ne sombrent pas encore dans la folie. Accepter un quelconque sabordement du CNSP, c’est marcher tout droit vers l’abattoir. Faut-il rappeler à la CEDEAO que le coup d’Etat est un crime imprescriptible ; parce constitutionnalisé comme tel au Mali qui est un pays où la peine de mort n’est ni abrogée ni abolie dans le Code pénal ? Sans amnistie votée, qu’est-ce qui garantit aux putschistes que les dirigeants de la Transition n’appliqueront pas la Loi malienne en les trainant, sans pitié et avec raison, devant un peloton d’exécution ? Le destin du Général Diendéré et le sort du Capitaine Sanogo sont encore frais dans les mémoires.

Par ailleurs, le délai de la Transition est trop court. Il fallait, au vu des trois années avancées par la Junte, couper la poire en deux. Soit 18 mois ou un an et demi. Car les défis sont déjà là et les écueils seront bientôt là. Bref, la durée de la Transition devait être écourtée et non abrégée par la CEDEAO.

Au chapitre des défis, l’Exécutif transitoire aura du mal à organiser deux élections législative et présidentielle sur un territoire six fois plus vaste que le Sénégal. De surcroit, un pays qui a des milliers de déplacés fuyant les zones de combat. Un espace national mal contrôlé où des groupes armés sont en rodéos incessants et meurtriers. Il s’y ajoute que les putschistes ont hérité d’un ersatz d’Etat. Du coup, la pression de la CEDEAO et la brièveté du temps accoucheront d’une nouvelle et fatale contestation des résultats électoraux. Or le successeur d’Ibrahim Boubacar Keita devra impérativement jouir d’une légitimité en béton, au-dessus de tout soupçon et non d’une légitimité frappée d’infirmité au niveau du suffrage universel ou à l’échelle de la Nation.

Sur le registre des risques, une Transition longue et interminable risque justement d’embourgeoiser les jeunes officiers (aujourd’hui ascétiques et austères comme des moines, sveltes et agiles comme des félins), de les féodaliser, et de les incruster dans les entrailles d’un Pouvoir pourvoyeur de privilèges et de pognons. En outre, la nature humaine, les frustrations sous-jacentes, les ambitions difficiles à refouler et, notamment, le dérèglement de la hiérarchie militaire né du coup d’Etat et consubstantiel à tout putsch, vont vite faire le lit des épurations ou purges forcément sanglantes chez des hommes en armes. Le CNSP n’échappera à ce syndrome observé jadis au Mali et ailleurs : rude choc entre le Lieutenant Moussa Traoré et le Capitaine Yoro Diakité ; bras de fer entre le Colonel Seyni Kountché et le Commandant Sani Sido, duel tragique entre les Capitaines Thomas Sankara et Blaise Compaoré, violente collision entre Lansana Conté et Diarra Traoré etc.

Du reste, une anatomie de la Junte malienne dévoile un pot-pourri de profils au triple plan académique, psychologique et social. Les clivages de plusieurs ordres sont mal masqués par une architecture qui a les caractéristiques d’un iceberg et, surtout, un organigramme aux antipodes de la chaine de commandement normalement verticale. Le Colonel Assimi Goïta, chef du CNSP et chef de l’Etat, est aussi apolitique qu’une armoire. C’est un pur produit des théâtres d’opérations, éternellement affecté dans les unités de choc. Son port vestimentaire – malgré ses hautes et nouvelles charges – en fait foi. A-t-on jamais vu Goïta bien engoncé dans un costume rutilant ou un boubou bazin ?

Nettement dissemblables sont le Général Cheikh Fatamady Dembélé et le Colonel Sadio Camara. Le premier appartient à la caste des Généraux. En outre, il est le seul Général peu ou prou associé à la Junte. Longtemps placé à la tête d’une École Militaire à vocation africaine, le Général Dembélé appartient au Club (encore restreint au Mali) des Saint-Cyriens. Quant au Colonel Sadio Camara, sa formation a une teneur beaucoup plus…russe. Sur ces différences, se grefferont, à moyen terme, de sourdes querelles d’autorité et de préséance brutalement   chamboulées, donc malmenées par les fonctions nationales que confère le CNSP. Qui est un organe bien au-dessus de l’État-major des armées. Cette situation est perceptible chez les Colonels Malick Diaw et Sadio Camara. Malick Diaw anciennement adjoint puis intérimaire à Kati, est, aujourd’hui, le numéro 2 de l’Etat, en sa qualité de Vice-Président du CNSP.

Question en guise de conclusion : le Sénégal doit-il être passivement pris en sandwich entre la charte communautaire de la CEDEAO et l’exceptionnelle relation bilatérale qui a valeur de cordon ombilical, au propre comme au figuré ? La réponse tient en trois mots : privilégier sans froisser. Le Sénégal doit conforter sans gêne ni complexe ses intérêts qui sont économiquement vitaux, humainement forts et géopolitiquement sensibles. Ce qui ne devrait point froisser la CEDEAO. Car, le Sénégal n’est pas le Ghana, pays habité par des Akan et des Ashanti. Un État non frontalier du Mali.

À Saint-Louis vivent des Konaré, des Cissokho et des Keita qui sont arrivés du Soudan français, dans le sillage de Paul Marty et de Faidherbe. N’est-ce pas l’une des raisons (parmi d’autres) pour laquelle le Sénégal a refusé d’affamer le peuple frère du Mali, par un blocus économique aveuglément et/ou émotivement décidé par la CEDEAO ? Toutefois, le déficit de réactivité est encore patent.  Qu’attend le gouvernement de Dakar, pour inviter et recevoir le Colonel Malick Diaw, ce « Sénégalais » (avec ou sans guillemets) qui est le numéro 2 de la Junte de Bamako ? Les observateurs ont été ahuris de voir le Colonel Malick Diaw dans les Palais présidentiels de Ouagadougou et de Niamey, sans l’apercevoir sur l’avenue Roume…

Par Babacar Justin Ndiaye, philosophe sénégalais

Source : DAKARMATIN

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Éducation

Les philosophes à la rescousse : quatre concepts pour donner du sens à la rentrée

by Sahel Tribune 1 septembre 2020
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Charles Hadji, Université Grenoble Alpes (UGA)

La rentrée scolaire s’effectue dans un contexte d’incertitude. En fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, les directives, voire les organisations d’apprentissage, peuvent changer du jour au lendemain. Beaucoup aimeraient avoir du temps pour se retourner, et réclament des consignes qui seraient aussi claires qu’indiscutables.

La philosophie est incapable d’apporter directement des réponses opératoires à de telles demandes. Mais elle peut offrir des perspectives pour donner du sens à une rentrée particulièrement anxiogène, autour de quatre concepts clés.

L’activité, avec Alain

Le philosophe Alain, dans ses Propos sur l’éducation, plaide pour une école active. Quelles que soient les modalités d’accueil des élèves, et de travail scolaire, plus ou moins imposées par les circonstances, il ne faut jamais perdre de vue qu’on vient à l’école pour apprendre, et que cela exige que l’on soit actif.

L’un des effets positifs du confinement aura été de donner sa pleine visibilité à cette dimension essentielle du « métier d’élève ». Dans le processus enseignement/apprentissage, l’enseignant n’est que celui qui crée les conditions permettant aux élèves d’exercer de façon fructueuse leur activité d’appropriation des contenus.

À côté de nombreux inconvénients, le « distanciel » a un grand mérite, celui de contraindre à se centrer, non sur la qualité du discours des enseignants, mais sur ce que doivent faire ceux qui apprennent. « Il faut », écrivait Alain, « mettre en leurs mains leur propre apprentissage » :

« Les cours magistraux sont temps perdu… On n’apprend pas à dessiner en regardant un professeur qui dessine très bien. On n’apprend pas le piano en écoutant un virtuose. De même… on n’apprend pas à écrire et à penser en écoutant un homme qui parle bien et qui pense bien. Il faut essayer, faire, refaire, jusqu’à ce que le métier rentre, comme on dit. »

L’autorité, avec Hegel

Toutefois, mettre l’accent sur l’activité des élèves, n’est-ce pas dévaloriser les maîtres ? À une époque où le pays traverse une « crise d’autorité », il pourrait être désastreux que l’éducation, venant peindre « sa grisaille dans la grisaille », exacerbe cette crise. Car l’autorité est une nécessité, ce que Hegel nous invite à comprendre.

En tant que pouvoir de se faire obéir sans employer la force, l’autorité est toujours paradoxale. Elle n’existe que si elle est acceptée, c’est-à-dire considérée comme légitime par ceux sur qui elle s’exerce. Ce n’est donc pas le pouvoir qui confère de l’autorité, mais l’autorité qui confère du pouvoir. C’est bien en une telle « force » excluant la force que consiste l’autorité éducative, dont les maîtres de 2020 doivent, plus que jamais, faire preuve.

Selon Hegel, dans ses Textes pédagogiques, il se s’agit pas d’« exiger une obéissance à vide pour l’obéissance même », ni d’« obtenir, par la dureté, ce qui réclame simplement le sentiment de l’amour, du respect, et du sérieux de la chose ». Obéissance à vide et dureté seraient la marque d’une « erreur répressive ».



Or, l’éducation doit éviter deux erreurs opposées : l’erreur répressive, et l’erreur laxiste. L’erreur répressive est marquée par la négation de la liberté au nom de l’autorité. L’erreur laxiste consiste, symétriquement, à nier l’autorité au nom de la liberté.

Pour Hegel, la pire des erreurs est l’erreur laxiste. L’activité de celui qui apprend, et qui est donc essentielle, s’exerce dans le cadre construit par le maître, et sous son contrôle. Si ce cadre et ce contrôle font défaut, il est impossible de permettre aux enfants et aux adolescents de s’élever.

La valeur, avec Kant

Pour Hegel, il est plus difficile d’élever ses enfants que de les aimer. Mais les élever vers quoi ? C’est tout le problème de ce que Kant désigne comme un « idéal régulateur ». Dans un moment historique marqué par une certaine « fatigue démocratique », et alors qu’on ne sait plus à quelle valeur se vouer sans être prisonnier d’un dogme communautaire, il est salutaire de comprendre, avec Kant, que la valeur est à rechercher en chacun d’entre nous.

Il est salutaire de comprendre, avec Kant, que la valeur est à rechercher en chacun d’entre nous. de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels, CC BY

Dans sa Critique de la raison pure, Kant écrit que chacun a, « dans sa propre tête », une « idée de la vertu » qui sert d’« archétype » pour juger ses actions. Cette idée s’incarne sous la forme d’un modèle d’« homme divin que nous portons en nous », et qui sert de « prototype… auquel nous nous comparons pour nous juger et pour nous corriger ».

Cet idéal est régulateur en ce qu’il fournit à la raison « une mesure qui lui est indispensable, puisqu’elle a besoin du concept de ce qui est absolument parfait dans son espèce pour apprécier et pour mesurer, en s’y référent, jusqu’à quel point l’imparfait se rapproche et reste éloigné de la perfection » (ibid).

Chacun peut donc trouver, en lui, la réponse à la question « qu’est-ce qui vaut vraiment pour l’homme ? » À condition de s’interroger sérieusement sur ce qui donne, non pas « un », mais « du » prix, à sa propre vie, comme à celle de tout autre être humain.

Ainsi, la transcendance de la valeur ne doit pas être recherchée hors de l’homme. Elle est inhérente à sa personne. Elle se découvre dans l’exigence de la raison, qui est de vivre selon la valeur. C’est la présence en chacun de cette exigence que l’éducation a pour mission de faire découvrir, et pour devoir d’en permettre l’accomplissement.

La vertu, avec Spinoza

Dans la préface de la quatrième partie de son Éthique, Spinoza, anticipant sur Kant et l’idée de l’homme divin que nous portons en nous, observait déjà que, si le bon et le mauvais « ne sont rien d’autre que des manières de penser », nous devons cependant « conserver ces mots », car « nous désirons former une idée de l’homme qui soit comme un modèle de la nature humaine placé devant nos yeux ».

C’est ce modèle qui permet de définir le bon et le mauvais. Mais peut-on cerner plus précisément la capacité à saisir et à faire le bon qu’est la vertu, et qui devrait donc être la fin de toute éducation, surtout en période d’incertitude ? Spinoza définit la « vertu » comme « puissance », termes par lesquels il entend « la même chose » (Éthique, IV, définition 8). Car, pour lui, « de par son être, chaque chose s’efforce de persévérer dans son être ». L’effort de persévérance est l’essence même de la chose : « L’effort (Conatus) par lequel chaque chose persévère dans son être n’est rien en dehors de l’essence actuelle de cette chose »).

La puissance ou effort pour persévérer dans son être étant l’essence même de la chose, on comprend que la seule réponse possible à la question de savoir ce qui donne du prix à la vie humaine, et constitue le fondement de toute valeur, est le fait d’être un être humain, vivant, et libre, parmi les autres êtres humains. Ici, les impératifs de santé rejoignent des impératifs d’ordre éthique.

Toute éducation doit préparer au bonheur, d’autant plus que l’air du temps est au repli sur soi, à la peur, à la tristesse, voire à la haine. Par-delà tous les problèmes d’ordre matériel ou organisationnel posés par cette rentrée par temps brumeux, il importe de ne jamais perdre de vue qu’être utile à la personne humaine, c’est d’abord, et essentiellement, lui permettre de survivre, et de se développer. Précisément, pour Spinoza, « le bonheur consiste pour l’homme à pouvoir conserver son être ».

Charles Hadji, Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes (UGA)

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

The Conversation
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EDM
Actu

ALCOM réclame 23 milliards 40 millions à l’EDM.SA

by Sahel Tribune 1 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le cadre de son combat acharné pour la protection des droits des consommateurs, l’Association libre des consommateurs maliens (ALCOM) assigne l’EDM.SA au tribunal de commerce de Bamako ce mardi 1er septembre 2020. Pour plusieurs fraudes sur les factures d’électricité en 10 ans, ALCOM demande à l’EDM.SA le remboursement de près de 23 Milliards 40 millions de FCFA à l’EDM.SA ainsi que 100 millions de dommages et intérêts. 

Près de 23 milliards 40 millions de FCFA, telle est la somme gagnée frauduleusement par l’Énergie du Mali SA (EDM.SA) sur le dos de ses consommateurs depuis 10 ans. L’Association libre des consommateurs maliens (ALCOM) déposera une plainte contre cette structure, aujourd’hui, mardi 1er septembre 2020, à 10 heures au tribunal du commerce de Bamako. Cela, conformément à l’article 180 du Code pénal qui dispose : « [ndlr] sans préjudice du droit de poursuite de l’administration des affaires économiques, tout consommateur ou toute association de consommateurs agréée victime pourra en saisir l’autorité compétente ».

ALCOM reproche à EDM.SA des fraudes sur les factures d’électricité, notamment sur la redevance de l’éclairage public.

Au lieu du taux unique de 113 FCFA HT, l’ALCOM dit avoir constaté que l’EDM.SA impose aux consommateurs maliens, une facturation parallèle variable entre 320fcfa à 5081 FCFA. Un prélèvement qu’ALCOM qualifie de fraude envers la population et saisit, à travers le cabinet de maitre Bakary Dembélé, avocat inscrit au barreau du Mali, le tribunal du commerce de Bamako, pour obtenir le remboursement de cette somme soustraite frauduleusement chez les consommateurs.

Selon ALCOM, en 10 ans, Energie du Mali a soutiré aux pauvres consommateurs près de 23 Milliards 40 millions de FCFA, soit 320 CFA multipliés par les 600 000 abonnés chaque année (2 milliards 304 millions).

En 10 ans, cette somme s’élève à 23 milliards 40 millions de francs CFA. Un chiffre prévisionnel calculé sur le montant minoré entre 320 FCFA à 5081 FCFA du taux HT, soit 320 FCFA.

 Ce n’est pas tout, l’ALCOM demande en plus de cette somme, 100 millions de franc CFA, en guise de dommage et intérêt. Ajoutée à la somme qu’Alcolm juge frauduleuse, EDM-SA doit rembourser au total 23 milliards 140 millions de francs CFA.

Au-delà de l’éclairage public, ALCOM reproche encore à l’EDM SA, beaucoup d’autres prélèvements illégaux tels que le prix du timbre, prélevé forfaitairement entre 420 FCFA jusqu’à 3000 FCFA, alors que le prix du timbre est de 220 FCFA ; l’entretien compteur, qui doit être pris en charge par l’EDM et après le contrat est payé par le consommateur, selon ALCOM. Cela malgré que certains consommateurs peuvent faire plus de 10 ans sans avoir besoin du service d’entretien. Mais au besoin, ils sont obligés de payer entre 10 000 FCFA à 15 000 FCFA, selon ALCOM, en plus de leur « soi-disant frais de déplacement ». Une situation que l’Association libre des consommateurs maliens déplore fortement.

ALCOM a également fait savoir que l’argent de l’éclairage public n’est pas versé à la mairie du district comme ça se doit. D’après le président de l’ALCOM, Abdoulaye Ballo, cela fait plusieurs années que la mairie ne reçoit plus cette somme qui doit pourtant être réinvestie pour étendre et améliorer l’éclairage public dans les différentes localités.  

Au regard de tous ces manquements et estimant que nul n’est au-dessus de la loi, l’ALCOM veut que cet abus de l’EDM SA soit sanctionné pour que cet « argent volé » soit remboursé et réinvestit dans des projets dont la population a besoin tels que l’éclairage public dans des zones où il n’en a pas, etc.

Issa Djiguiba

1 septembre 2020 0 comments
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Journee mondiale du blog 2020
Actu

Journée mondiale du blog : pour un plein succès du bloging au Mali, veiller à la langue et au canal utilisé !

by Sahel Tribune 31 août 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La pleine réussite de chaque activité dépend en grande partie des moyens utilisés. C’est pourquoi les anciens n’ont pas badiné avec la recherche de méthode de travail. Chaque auteur commençait par se chercher une méthode lui permettant de se faire comprendre par ses interlocuteurs. Sous cette dénomination de méthode se cache également le canal utilisé, c’est-à-dire la voie par laquelle le message doit passer. Cette voie doit être accessible à tout le monde aussi bien que la langue utilisée.

En Afrique, le français constitue la langue officielle pour la zone francophone. Or, rares sont les citoyens qui comprennent ces langues. Du coup, l’incompréhension est à l’œuvre. Les documents sont écrits, mais il n’y a personne pour les lire parce qu’en réalité nul ne les comprend. À quoi bon alors d’écrire si nous ne sommes pas lus ?

Veiller au canal utilisé

Cette situation revient à l’enseignement des aveugles. L’enseignant chargé de dispenser des cours à des aveugles doit songer à trouver la bonne voie. Sachant qu’ils ne voient pas, il faut trouver le bon angle pour leur expliquer tout le contenu du cours dans un langage clair. Cela est pareil pour l’enseignement des sourds-muets pour lequel il conviendrait de trouver les bons gestes pour se faire comprendre.

Cette situation est semblable à celle des blogueurs africains. La plupart d’entre eux écrivent dans une langue incompréhensible par leur population. Du coup, celle-ci manifeste un désintérêt total par rapport à leurs écrits. Elle ignore l’existence même de leurs écrits. C’est ce qui permet en quelque sorte de comprendre la raison pour laquelle cette population critique les blogueurs. C’est une activité qui lui est étrangère comme le mot « philosophie » à ses débuts.

En effet, quand Pythagore a prononcé devant toute une assemblée qu’il ne connaissait d’autres arts que celui d’être un « philosophos », il a soulevé une inquiétude grandissante au sein de l’Assemblée, puisque c’était un néologisme pour elle. Donc, il a fallu à l’auteur de s’expliquer afin de se faire comprendre. Cette tâche d’explication est ce que les blogueurs maliens et africains doivent faire pour un meilleur regard sur cette activité.

Prioriser les langues nationales

Les blogueurs africains doivent privilégier leurs langues nationales dans leur activité. Cela est assez important dans la réussite et dans le développement de cette activité en Afrique. Au lieu de bloguer en français ou en anglais, il faut songer à le faire dans les langues nationales.

Cela demande une double tâche aux blogueurs. La première et qui est d’ailleurs la plus facile est d’activer sur leur blog l’option de traduction qui existe sur tous les blogs créés avec wordpress.com ; la seconde consistera, pour les blogueurs, à traduire lui-même les billets qu’ils publient dans sa langue nationale aux langues officielles.

Ce travail est indispensable puisqu’un blog n’est pas que national, il est aussi international. En écrivant un billet, le blogueur n’écrit pas pour être lu uniquement par sa communauté nationale, mais par la communauté internationale. À cet effet, il faut tenir compte du choix de tous les autres en leur permettant de lire tes billets dans leurs langues.

Associer les audio et les vidéos à l’écrit

Outre ce problème de langue, les blogueurs doivent songer à faire des audio et des vidéos sur les sujets qu’ils abordent afin de se faire comprendre aisément. Ceux-ci sont indispensables et peuvent être des moyens pour retranscrire les billets qu’ils publient sur leur blog. Ceux-ci peuvent être convertis en audio ou en vidéo dans les langues nationales. C’est d’ailleurs ce que souligne Olivier Roland dans son livre « Vivre la vie de ses rêves ». D’après ce qu’il écrit, cette phase d’élaboration d’audio et de vidéos constitue la deuxième phase du bloging. Il faudrait avoir passé plusieurs mois dans cette activité avant de s’ouvrir une chaîne YouTube ou de vouloir faire un audio. Car les techniques ne sont pas les mêmes.

Nous soutenons plutôt les vidéos. Celles-ci ont un double avantage qui consiste à voir la personne qui se trouve derrière l’écran et à écouter le message qu’il passe dans sa langue nationale. Cela peut même contribuer à rassurer l’interlocuteur ou l’auditeur puisqu’il voit la personne qui se cache derrière tel ou tel blog. En plus, ces deux techniques peuvent contribuer à combler un fossé, à savoir l’incapacité de lire dans les langues nationales. Cette technique est celle qu’ont compris les plateformes des blogueurs maliens, congolais ainsi que burundais.

En effet, rares sont ceux qui savent lire dans leur langue nationale. Alors, en faisant des audio ou des vidéos sur les articles publiés, les blogueurs pourront écouter et voir ce qui est écrit. Cela constitue un moyen efficace et incontournable pour les blogueurs africains s’ils veulent avoir un succès inestimable dans leur activité de bloging.

Togola

31 août 2020 0 comments
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