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Esclavage par ascendance
Sécurité

#MaliSansEsclave : des organisations de défense des droits de l’homme interpellent les autorités maliennes

by Sahel Tribune 3 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Malgré l’abolition de l’esclavage dans le monde, cette pratique, considérée comme un attentat contre la dignité humaine, reste toujours d’actualité dans certaines localités de la 1re région administrative du Mali, Kayes.

Encore au 21e siècle, l’esclavage continue d’être une réalité qui rend la vie difficile à certains citoyens maliens. Quatre (4) personnes ont trouvé la mort dans la région de Kayes, dans la nuit du 1er septembre 2020. Leur péché, c’est d’avoir convoqué leur Imam à la gendarmerie pour des faits de discrimination raciale à l’endroit de leurs familles, indique le MSDH. Suite à cette convocation, ces familles ont vu leur domicile encerclé par ceux qui encouragent toujours ce système révolu, indique la même source qui précise que les auteurs de la convocation ont été ligotés et battus à sang, puis jetés dans l’eau. Leur famille aurait également été lynchée à coups de machettes, précise-t-on.

Suite à ce lynchage survenu dans le village de Djandjoume, commune de Gogui, cercle de Nioro du Sahel, dans la nuit du 1er septembre 2020, le Mouvement pour la sauvegarde des droits de l’homme (MSDH) et la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), à travers des communiqués, se disent consternés et invitent l’État malien à s’assumer. Pour un Mali sans esclave, ces deux organisations demandent aux autorités de prendre des mesures urgentes.

Le MSDH dit avoir sommé les autorités nationales ainsi que les organismes internationaux à travers des campagnes de communication, d’information et de dénonciation de ces pratiques dans la région de Kayes. C’est ainsi qu’il n’en est pas surpris de ces crimes ineffables, explique son Communiqué.

La CNDH n’a pas également manqué à exprimer sa très vive préoccupation face à ces actes de violence liés aux pratiques de l’esclavage par ascendance. « Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée », indique cette Commission.

C’est ainsi qu’après avoir condamné avec la plus grande rigueur ces violences, les deux parties interpellent les autorités compétentes.

Ces organisations invitent les populations concernées à cesser tout acte de violence, toute justice privée et à œuvrer en faveur de la paix et de la cohésion sociale.

Bakary Fomba, stagiaire

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Top 10 des celebrites les mieux remunerees en 2020
Seko ni Donko

Top 10 des célébrités les mieux rémunérées en 2020

by Sahel Tribune 3 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En juin 2020, Forbes fait le classement des 100 célébrités qui ont empoché de grosses sommes en 2020. Parmi ces 100 figures célèbres, nous avons retenu les 10 premiers.

6,1 milliards de dollars, telle est la somme empochée par les 100 célébrités de l’année 2020, classée par Forbes, magazine économique américain. La même source remarque une première baisse, depuis 2016, du gain de ces célébrités, due sûrement à la pandémie de la covid-19.

Kylie Jenner à la tête avec 590 millions de dollars

Kylie est une star de télé-réalité. Selon Forbes, elle a vendu 51 % de Kylie Cosmetics à Coty. C’est à 21 ans que Jenner est apparu pour la première fois sur la liste des milliardaires Forbes en mars 2019. Sa fortune est estimée à plus de 900 millions de dollars.

Kanye West empoche 170 millions de dollars

Kanye tire ses richesses de la musique et du basketball, selon Forbes qui dit s’être intéressé à ce résident de Californie en raison de l’accord de Kanye West avec Adidas pour la marque de baskets Yeezy.

Roger Federer avec 106,3 millions de dollars

Roger tire ses richesses du tennis. Pour la première fois, estime Forbes, il est l’athlète le mieux payé au monde. Cela, grâce à « un portefeuille inégalé de contrats de promotion lucratifs ».

Cristiano Ronaldo avec 105 millions de dollars

Selon Forbes, ce joueur de football est l’athlète le plus suivi sur les réseaux sociaux. « Ses abonnés Instagram ont atteint 200 millions en 2020 », écrit Forbes. Son salaire est estimé à 60 millions de dollars. Il a remporté cinq fois le titre de joueur de l’année de la FIFA « et est le meilleur buteur de tous les temps en UEFA champions League ».

Lionel Messi avec 104 millions de dollars

Ce footballeur gagne 72 millions de dollars comme salaire, précise Forbes. Il a à son actif 438 buts, indique la même source qui rappelle qu’en mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé a fait appel à ce joueur pour des campagnes visant à arrêter la propagation de la covid-19.

Tyler Perry avec 97 millions de dollars

Il est à la fois réalisateur, acteur, producteur et écrivain. « Perry est surtout connu pour sa franchise “MADEA”, qui a rapporté plus de 660 millions de dollars », indique Forbes qui précise que la « richesse de Perry ne vient pas seulement de sa coupe en tant que créateur, mais d’une bibliothèque datant du début des années 1990 ».

Neymar avec 95,5 millions de dollars

Ce Brésilien est le deuxième athlète le plus suivi sur les réseaux sociaux avec 244 millions d’abonnés sur Facebook, Twitter et Instagram, souligne Forbes. La même source indique que ce joueur est sur un contrat d’une valeur de 350 millions de dollars de salaire. Un contrat de cinq ans qu’il doit signer avec le Paris Saint-Germain.

Howard Stern avec 90 millions de dollars

Il tire ses richesses de la radio. « Avec 45 ans d’expérience à l’antenne, Stern est connu pour ses interviews honnêtes avec des célébrités », indique Forbes. Il est l’animateur radio le mieux payé au monde.

LeBron James avec 88,2 millions de dollars

Résident en Californie, James tire ses richesses du basketball. Il est quadruple MVP de la NBA qui a « rejoint les Lakers de Los Angeles en 2018 dans le cadre d’un contrat de 153 millions de dollars sur quatre ans », souligne le magazine américain. Ce basketteur possède également sa propre société de production et société de médias.

Dwayne Johnson avec 87,5 millions de dollars

Connu sous le nom de The Rock, Johnson est « l’acteur le mieux payé du monde grâce aux gros salaires des prochains films “Black Adam” et “Red Notice”. »

Fousseni Togola

3 septembre 2020 0 comments
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Reprise des cours
Éducation

« Urgence éducative mondiale » malgré la reprise progressive des cours

by Sahel Tribune 3 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les enfants reprennent en fin les chemins de l’école après un temps de repos forcé en raison de la pandémie de Covid-19. Malgré tout, une situation d’incertitude règne autour de cette reprise dans la plupart des pays.  

« Seulement un tiers des élèves seront sur les bancs de l’école », alerte l’UNESCO dans une publication faite par ONU Info le 1er septembre 2020. Une situation qui conduit Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, a indiqué que « la crise de l’éducation est toujours aussi grave. » Cette crise menace plusieurs générations d’élèves, selon la directrice de l’Agence onusienne en charge de l’éducation. À l’en croire, ces fermetures « concernent des centaines de millions d’élèves et se poursuivent désormais depuis de longs mois ». Selon Mme Azoulay, « il y a là une urgence éducative mondiale. »

Ces fermetures restent tributaires de la pandémie de la covid-19. De février à mars 2020, les élèves ont perdu en moyenne 60 jours de scolarité, souligne l’UNESCO. « Il est donc crucial que les autorités éducatives trouvent rapidement un moyen d’assurer le retour à l’école tout en protégeant la santé et la sécurité des élèves et du personnel scolaire », recommande l’agence onusienne avant d’indiquer qu’en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le programme alimentaire mondiale des Nations Unies (PAM) et la Banque mondiale, elle a élaboré un cadre pour la réouverture des écoles et travaille en étroite collaboration avec les ministères de l’Éducation sur des plans visant à ramener les élèves dans les classes.

Notons que le cas du Mali se diffère de celui des autres pays. Au Mali, bien avant que le Coronavirus n’apparaisse, les enseignants de l’enseignement secondaire général, de l’enseignement fondamental, de l’éducation préscolaire et spéciale avaient engagé une série de grèves depuis décembre 2019. Ce qui fait que les élèves de plusieurs localités du pays n’ont pas fait trois (3) mois complets sur les bancs au cours de l’année scolaire 2019-2020. À cela s’ajoute, la fermeture des classes dans le centre ainsi qu’au nord voire dans certaines localités du sud du pays en raison de l’insécurité.

En ce qui concerne la rentrée pour les classes de passage, elle était prévue pour le 1er septembre 2020. Cependant, elle semble être boycottée par les enseignants qui n’ont toujours pas trouvé gain de cause.

Seules les écoles privées ont pu exécuter une bonne partie de leur programme avec les classes d’examen pour l’année scolaire 2019-2020. Pour les classes de passage, au niveau secondaire (dans les privées), la reprise n’a pas pu s’effectuer en raison du non-paiement des arriérés des promoteurs par l’État.

Les élèves et les parents d’élèves s’inquiètent du sort de l’année scolaire 2019-2020.

Bakary Fomba, stagiaire

3 septembre 2020 0 comments
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Linsalubrité trouble le sommeil
Climat et environnement

À Médina-coura, les ordures prennent d’assaut le goudron

by Sahel Tribune 3 septembre 2020
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Bamako, la capitale du Mali, se fait parler d’elle en termes d’insalubrité. Le débordement des dépôts d’ordures entraine des blocages de voies publiques. Le cas de Medina-Coura en commune II du district de Bamako est pire.

À Medina-coura, en commune II du district de Bamako, le goudron qui fait face au stade Modibo Keita est transformé en une poubelle. Cette situation encombre les usagers de la route, les commerçants au bord du goudron ainsi que les habitants de ce quartier.

Si l’on peut se le permettre, c’est l’enfer sur cette voie. On arrive à peine à respirer à cause de l’odeur nauséabonde de ces tas d’ordures. Des déchets ressemblant à des collines qui ont complètement camouflé le goudron créant ainsi un fol embouteillage sur ladite voie. « On en a marre de cette situation », vocifèrent des usagers de cette route insalubre, le vendredi dernier, lors de notre passage.

Un conducteur de taxi à la place publique de Point-G, place réservée au transport en commun, Golo Kanté exprime sa révolution sur cette situation : « Ce problème d’ordure nous fatigue vraiment. Il nous empêche de circuler normalement. Et comme vous pouvez le constater, nous on travaille ici, avec ces déchets. On a du mal à acheter quelque chose à manger même si on a faim. Car les mouches nous dérangent et l’odeur, n’en parlons pas. »

En effet, à quelques mètres de cette montagne d’ordure s’emparant d’une voie publique, les chants des mouches nous donnent l’alerte que nous entrons sur leur territoire : la saleté.

Les commerçants au bord de cette route aussi se plaignent de la situation. Un pompiste assis à sa station d’essence, se couvrant le nez avec une contre-poussière, nous explique : « Depuis l’arrivée de ces ordures, nous ne sommes plus tranquilles. Les clients nous fuient. Personne ne veut s’arrêter sur des tas de déchets pour prendre de l’essence ». Ce vendeur précise comment ces ordures arrivent à cet endroit. À ses dires, « ces gens-là (les charretiers) viennent jeter les ordures la nuit dans les environs de 0 h. Cela trouve que la plupart des vendeurs sont rentrés chez eux ». Et d’ajouter : « Si vous voyez qu’il y a encore un peu d’espace sur le goudron, c’est parce que certains commerçants passent la nuit dans leurs boutiques pour veiller à ce qu’ils ne déposent pas les ordures devant leur lieu de travail. »

Dans cette affaire, les habitants de Medina-coura ont les dents serrées contre les autorités locales. Ils les menacent de prendre la situation en main si jamais les celles-ci ne réagissent pas vite. « La vengeance est un plat qui se mange froid », rappelle Monsieur Samacé Mohamed dit « Pipo », vendeur de pièces détachées des voitures au marché « Sougouni-coura ». Avec un visage laissant transparaitre la colère, Mohamed nous donne son point de vue : « Les autorités se foutent de notre santé ainsi que de notre sécurité ». À l’en croire, c’est la mairie de la commune II qui est la vraie responsable de cette situation. Ce n’est pas tout, M. Samacé indique que « les agents de la mairie nous ont trahies. Lors de la construction de cette cour, ils nous ont promis que les ordures ne passeront pas 24 h à l’intérieur de la cour et voilà maintenant la cour est remplie et ce qui entraîne l’envahissement du goudron par les ordures ».

À ses dires, « ce n’est pas la première fois que la population se révolte contre les autorités sur cette affaire. Chaque année, au même moment, c’est le même problème. Donc nous pensons que c’est de la foutaise et si c’est ainsi nous allons utiliser les moyens forts pour que les autorités puissent se redresser. »

Non loin du stade Modibo Keita, un chef de famille, qui était assis à la porte de sa demeure avec ses deux amis pour prendre du thé, accepte de nous parler du calvaire qu’il vit avec ce dépôt d’ordures. Avec une voie laissant sentir le désespoir, Salif Coulibaly s’exprime : « Si j’avais la force de déplacer mon bâtiment, je l’aurais fait. Cette situation nous bousille la vie ». À l’en croire, « les mouches qui quittent cette saleté viennent nous infecter.  L’oxygène est irrespirable. Il faut que les autorités fassent quelque chose, sinon on en peut plus. »

Que disent les autorités de cette situation et de toutes ces accusations ? À la mairie de Medina-coura, nous nous sommes approchés à quelques employés afin d’en savoir plus sur les raisons concernant cette situation d’ordure. Selon ces employés, la mairie de Medina-coura n’est qu’un pion dans cette affaire.

Beaucoup de regards sont dirigés vers l’OZONE Mali, qui serait le premier responsable de ce problème. Un monsieur portant un gilet ressemblant à celui des agents de l’OZONE et qui accompagnait un conducteur de moto taxi remplie d’ordures qu’il venait déposer sur ladite route a accepté de nous parler dans l’anonymat. Selon lui, le problème n’est pas à leur niveau, car leur travail consiste à venir ramasser les ordures et les déposer dans les champs. « En cette période d’hivernage, tous les champs ont été cultivés. À chaque fois qu’on amène des ordures, les cultivateurs nous disent qu’ils n’en ont pas besoin pour le moment. Qu’allons-nous faire, puisque les autorités supérieures ne nous ont pas montré un endroit spécifique pour le dépôt de ces trucs ? », s’interroge-t-il. À lui de préciser : « Cette cour n’est plus seulement le dépotoir de la commune II, il est devenu le dépotoir du district. Les déchets des communes 1, 3 et même 4 sont déposés ici. » Avec un air triste, il continue : « On ne dispose pas d’assez de moyens de transport pour transporter les ordures à leur dernière destination. Donc, c’est normal que la cour soit remplie et que les déchets viennent se retrouver sur le goudron. »

Pour inciter davantage les autorités à prendre cette affaire au sérieux, nous nous sommes adressés à un médecin pour qu’il puisse nous parler des impacts de ces ordures pour le bien-être de la population.  Un infirmier du centre de santé de Médina Coura, qui était de passage, nous en dit un peu. Selon lui, « ces ordures peuvent être la cause de plusieurs maladies, surtout en cette période d’hivernage, ils peuvent être un facteur de multiplication des moustiques ». À l’en croire, « les mouches peuvent transporter les bactéries et les déposer sur les légumes des vendeurs qui sont au bord de la route et si ces légumes ne sont pas bien nettoyés avant d’être consommés, cela peut amener de la fièvre typhoïde. »

Sira Niakaté, stagiaire

Source : Le Pays

3 septembre 2020 0 comments
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Tribunal
Sécurité

Justice : un tailleur écope 20 ans de prison pour viol d’une adolescente de 14 ans

by Sahel Tribune 2 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Né le 15 janvier 1990 à Daoudabougou, un quartier de Bamako, le jeune Mamadou Traoré est tailleur domicilié à Kalanban-coura. Dans une affaire le concernant, il était inculpé de « viol ». À cet effet, lors de l’audience du lundi 31 août de la cour d’Assises, le jeune tailleur de 30 ans a eu droit à 20 ans de réclusion.

Mamadou Traoré passera quelques années en prison. Le fait punissable qui lui est reproché a nécessité la prise d’une telle sanction à son encontre. Dans l’arrêt, dont nous disposons une copie, le natif de Daoudabougou était inculpé de « viol ». Un fait prévu et puni par l’article 226 du Code pénal du Mali.

L’infraction reprochée au jeune Traoré remonte à 2017. À cette date, une certaine Ba Oumou Djiré s’est, en compagnie d’une aide-ménagère, rendue chez le tailleur Traoré. L’aide-ménagère travaillait chez l’oncle de Ba Oumou. À leur arrivée chez le tailleur, Mamadou Traoré va commissionner la servante pour rester seul avec Ba Oumou, âgée de 14 ans à l’époque. Comme ils n’étaient que deux dans la chambre, le jeune Traoré s’est, à lire l’arrêt, tout de suite jeté sur Ba Oumou. Le pire, c’est que Mamadou va contraindre la jeune fille à avoir des rapports sexuels avec lui.

 « Après l’acte, Traoré fera couvrir Ba Oumou Djiré d’un pagne. C’était pour camoufler le saignement qui ne s’arrêtait pas. Une fois à la maison, Ba Oumou va perdre connaissance », mentionne-t-on dans l’arrêt. Lorsque la victime est revenue à elle-même, elle dévoile les faits à sa mère qui la conduira directement au commissariat de Police du 11e Arrondissement de Bamako. De là-bas, Ba Oumou sera conduite au centre de santé de référence de la commune V où le certificat médical établi confirmera que la fille a été touchée par le jeune Traoré. Ainsi, il ressort de l’arrêt que Mamadou a, tant à l’enquête préliminaire que devant le juge instructeur, reconnu avoir fait des rapports sexuels avec la jeune fille. Dans le document, il est clair que lesdits rapports ont été consommés sous la contrainte et dans un état de surprise totale de la fille. D’où l’inculpation de l’auteur du « viol ». Dans son audience du lundi 31 août, la cour d’Assises de Bamako a statué sur l’affaire, condamnant Mamadou Traoré à 20 ans de réclusion.

Source : Le Pays

2 septembre 2020 0 comments
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Mountaga Tall
Politique

Me Montaga Talla : « Au sortir de cette transition, il faut que nous ayons un Mali plus juste qui ne laisse plus les riches écrasés les faibles »

by Sahel Tribune 2 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au cours de l’émission « En toute Franchise », l’ORTM1 a reçu, dimanche 30 août 2020, Moussa Mara, président du parti Yelema (changement) ; Me Mountaga Tall, président du CNID FASO YIRIWA TON ; Mme Diarra Racky Talla, ancienne ministre ; Adam Dicko, directrice exécutive de l’AJCAD ; et Baba Dakono, analyste et chercheur. Le thème était : « Quel type de transition faut-il pour le Mali ? » Plusieurs propositions ont été faites au cours de cette émission télévisée.

La transition, c’est d’abord l’urgence, indique Moussa Mara. Cette transition nécessite à ce que les Maliens travaillent pour avoir une 4e République, tel est l’avis de Moussa Moussa. L’autre urgence, selon lui, est le problème de l’Accord d’Alger, le problème des conflits intercommunautaires, celui de la gouvernance dans le pays. Que faire pour élaborer un document faisant des leaders l’esclave de la société ? « Nous avons un problème de leadership dans ce pays », explique le président de Yelema. Son souhait le plus ardent, c’est de faire en sorte qu’il y ait l’alternance systématique à tous les niveaux du pays. « Il faut limiter les mandats à tous les niveaux. Ces innovations nécessitent des changements à insérer dans nos textes pour que le leadership soit au service de la population », précise M. Mara.

Pour sa part, Racky Talla estime que la future transition doit se focaliser sur les réformes à entreprendre : revue de la loi électorale, opérationnalisation des nouvelles régions, mise en œuvre des résolutions du Dialogue national inclusif (DNI)…

Abordant dans le même sens que Racky Talla, l’actrice de la société civile, Adam Dicko attire l’attention des uns et des autres sur le fait que la transition n’est qu’une mission de laquelle il ne faudrait pas s’attendre à une résolution de tous les problèmes du Mali. D’après elle, il faut aller avec une transition précise, une transition n’ayant que trois missions : réformes électorales, révision de l’Accord d’Alger et maintenir un bon contact avec les partenaires étrangers pour lutter contre le terrorisme. Sur ce point, Baba Danoko met l’accent sur des réformes en profondeur, voire la bonne organisation des élections à venir par les autorités transitoires.

Au sujet de l’architecture de cette transition, Moussa Mara admet que nombreux sont les Maliens qui souhaitent voir un militaire diriger cette transition. Puisque, dit-il, les gens sont déçus des politiques. Quant à Me Mountaga Tall, celui-ci estime que le seul critère qui doit prédominer est la compétence et le patriotisme. Pour Racky Talla, c’est aux concertations de décider d’écarter ou pas la classe politique de cette transition.

Selon le chercheur Baba Dakono, il serait difficile pour un civil de gérer cette transition en raison du contexte dans lequel se trouve le pays. Toutefois, il reconnait aussi qu’il serait difficile pour un militaire de travailler sans les politiques.

Adam Dicko voit « mal une transition sans les politiques. Mais il faut qu’ils acceptent d’être en arrière-plan ». Les militaires doivent retourner dans les casernes et la transition doit être gérée par un civil, explique-t-elle.

Quant à la durée de cette transition, M. Dakono explique qu’il appartient aux Maliens de définir la durée voire comment elle doit être gérée. Mme Diarra Racky Talla aborde dans le même sens. Sur la question, Mara de Yelema confie que le plus important est l’unité d’action du peuple.

Pour mener à bien cette phase critique pour la démocratie malienne, l’ex-Premier ministre Moussa Mara suggère l’élaboration d’un document par le CNSP et le M5 et soumis aux forces vives pour évaluation. À l’en croire, les forces vives doivent nécessairement être associées aux prises de décisions pour la gestion de cette transition.

Cette nécessaire inclusivité de cette transition est soutenue par Adam Dicko. Celle-ci invite à l’association des jeunes dans la prise des décisions. Quant au chercheur Baba Danoko, celui-ci juge important l’unité d’action du peuple.

 « Au sortir de cette transition, il faut que nous ayons une démocratie renforcée, un vrai État de droit, un Mali plus juste qui ne laisse plus les riches écrasés les faibles », explique Me Mountaga Talla avant de poursuivre : « Un Mali solidaire apte à satisfaire la demande sociale. Un État qui joue son rôle protecteur des citoyens. »

Chiencoro

2 septembre 2020 0 comments
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MAMAN
Sécurité

Malgré la crise politique au Mali, le G5 Sahel poursuit ses actions

by Sahel Tribune 2 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une interview exclusive accordée à la Deutsche Welle (DW), chaîne allemande, le secrétaire exécutif du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou rassure de la continuité des actions du G5 Sahel malgré le renversement de régime survenu au Mali le 18 août 2020. Il indique également les partenariats féconds que l’armée malienne noue avec des forces étrangères dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

L’interruption d’un processus constitutionnel ne peut pas être considérée comme normale. Néanmoins, si elle survient, il faudrait tacher à ce qu’elle n’impacte pas les luttes engagées au risque de compromettre la sécurité.

M. Sidikou estime que le renversement du régime IBK n’a aucunement impacté les activités du G5 Sahel. En étroite collaboration avec les autres partenaires, le G5 Sahel agit dans une optique d’accompagnement des efforts de la CEDEAO, a-t-il affirmé.

À ses dires, le G5 Sahel continue de travailler normalement depuis le renversement du régime d’IBK. À l’en croire, aucune interruption dans les opérations, encore moins dans les contacts au ministère des Affaires étrangères du Mali et dans la concertation permanente entre les cinq chefs d’État ainsi qu’avec la CEDEAO n’a été consommée.

De plus, la Force du G5 Sahel sur place continue à travailler avec l’Armée malienne dans le but d’organiser les opérations sur le terrain.

Selon le secrétaire exécutif du G5 Sahel, la lutte contre le terrorisme requiert des interventions de tout le monde. C’est ainsi que le G5 Sahel est dans son droit d’être au Mali. Car, avec les autres, le Mali a construit le G5 Sahel. La raison d’être de cette force n’est autre que de lutter contre le terrorisme qui menace en particulier la paix au Mali et dans la sous-région et en général dans le monde, a-t-il indiqué dans cette interview accordée à Deutsche Welle.

D’après M. Sidikou, le Mali doit tâcher à régler ses problèmes pour qu’il n’y ait plus besoin de pléiade de groupes djihadistes. Depuis quelque temps, souligne-t-il, le G5 Sahel monte en puissance. Il travaille avec tous ses partenaires, c’est-à-dire les armées des cinq pays, sans oublier la Barkhane, les Américains, les Allemands et d’autres, a-t-il fait savoir. M. Sidikou finit alors par préciser : « Nous sommes à un point où nous menons des opérations très précises qui donnent des résultats, comme sur les trois frontières. »

Dans cette interview, M. Sidikou dévoile que l’Allemagne est un partenaire de choix pour le G5 Sahel, pas seulement sur le plan sécuritaire, mais également dans la formation des polices. Il est également membre important de l’Union européenne dans les différentes formations au niveau de cette organisation.

Au terme de cet entretien, le secrétaire exécutif de la Force conjointe du G5 Sahel n’a pas manqué à signaler les difficultés auxquelles cette force est le plus souvent confrontée. À en croire M. Sidikou, les populations manquent de l’essentiel en ce qui concerne les services de base. À cet effet, les secteurs de l’éducation, l’eau… méritent une attention toute particulière.

Bakary Fomba, stagiaire

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