Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,10 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Alioune Tine
Politique

Alioune Tine exhorte le CNSP à la « libération immédiate » de Boubou Cissé et des autres détenus

by Sahel Tribune 24 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Depuis le coup d’État militaire contre l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta, le Premier ministre Boubou Cissé ainsi que plusieurs autres responsables gouvernementaux sont détenus. Ces détentions seraient contraires au droit international. Alioune Tine, l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, exhorte le CNSP à les libérer immédiatement.

« Il n’y a aucune base légale pour la détention de l’ancien Premier ministre, de l’ancien Président de l’Assemblée nationale et d’autres anciens responsables gouvernementaux maliens arrêtés lors du coup d’État du 18 août », souligne Alioune Tine, l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme  au Mali. M. Tine a demandé, mercredi 23 septembre 2020, la « libération immédiate » de ces anciens responsables détenus depuis le 18 août 2020, lors du renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Kéita.

Dans un communiqué, M. Tine indique : « J’ai appelé aujourd’hui les responsables du coup d’État au Mali à libérer les anciennes autorités gouvernementales détenues depuis plus d’un mois ». Il se dit « extrêmement préoccupé par le fait que les personnes arrêtées par les responsables du coup d’État ont été arbitrairement privées de leur liberté pendant plus d’un mois ».

Selon l’expert des droits de l’homme des Nations unies, « toute personne arrêtée pendant le coup d’État doit être libérée immédiatement et sans condition ». À l’en croire, la détention de ces personnalités gouvernementales viole les « instruments internationaux et régionaux des droits de l’homme auxquels le Mali est partie ». À ses dires, « toute personne arrêtée doit être informée, au moment de son arrestation, des raisons de son arrestation et, dans le plus court délai, de toute accusation portée contre elle ».

M. Tine demande alors au Comité national pour le salut du peuple (CNSP) de respecter les droits des personnes arrêtées, notamment le droit de communiquer avec leurs familles et leurs avocats et de recevoir des visites, en particulier des membres de leur famille. « Mais surtout, j’exhorte le CNSP à les libérer immédiatement », a-t-il invité.

Rappelons que plusieurs appels ont été lancés en faveur de la libération des personnes arrêtées. La cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet ; le secrétaire général de l’ONU, António Guterres ; le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat ; et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tous formulé des demandes pour la libération des personnalités gouvernementales.

Ce énième appel provenant cette fois-ci de M. Tine se fait alors que le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan est en déplacement au Mali afin d’évaluer le processus de la transition dans ce pays. Il est arrivé le mercredi 23 septembre 2020, dans l’après-midi. Ce qui est sûr, au cours de sa rencontre avec le CNSP, cette question de libération des personnes arrêtées pourrait être abordée.

Chiencoro

24 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
attaque offensive famas militaires soldats maliens armee malienne e1609011159495
Sécurité

Boulkessy : trois morts et quatre blessés dans les rangs des FAMA

by Sahel Tribune 23 septembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Trois morts et quatre blessés,  voilà le bilan provisoire de l’embuscade dans laquelle les Forces armées maliennes (FAMA) sont tombées, mercredi 23 septembre 2020, selon le communiqué du ministère de la Défense et des Anciens combattants, publié sur le site web des FAMa. La même source précise que c’est une mission de patrouille des FAMA au poste du G5 Sahel qui est tombée dans cette embuscade.  

« Les blessés FAMA ont été évacués sur Sévaré par l’Armée de l’Air du Mali », indique le même communiqué qui précise que du côté des assaillants, une quinzaine de blessés ont été enregistrés.  

Le ministère de la Défense et des Anciens combattants,  après avoir condamné cette attaque, présenté ses condoléances et souhaité prompt rétablissement, a invité les FAMA à plus de courage pour la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le ministère invite par la même occasion les populations à ne jamais se lasser de soutenir les Forces de défense et de sécurité.  

Notons que lors de l’Assemblée générale des Nations unies,  mardi 22 septembre 2020, la question de la sécurité au Mali a été évoquée par le président français Emmanuel Macron.  Toutefois, depuis le renversement du régime IBK,  le CNSP n’a pas pris à la légère cette problématique de la sécurité.  

Chiencoro 

23 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
FB IMG 16008854013342688
Politique

Visite de Goodluck Jonathan : la Cédéao lèvera-t-elle ses sanctions contre le Mali ?

by Sahel Tribune 23 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Quelques jours après la nomination du président et du vice-président de la transition, le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Goodluck Jonathan, en visite au Mali. Objectif : évaluer le processus de la transition dans ce pays.
Arrivé en visite au Mali, ce mercredi 23 septembre 2020, le médiateur de la Cédéao procède à une série de rencontres de grandes personnalités, dont le nouveau président de la transition, Bah Ndaw, selon le programme provisoire de la visite.
Après la rencontre avec les ambassadeurs des États permanents du Conseil de sécurité (UE-Allemagne), les échanges avec les ambassadeurs des États membres de la Cédéao au Mali et de la réunion du Comité de suivi, à son arrivée, ce mercredi 23 septembre 2020, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan rencontrera, demain jeudi 24 septembre 2020, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP).
Selon le programme provisoire de cette visite de trois jours, le médiateur rendra également une visite de courtoisie au président de la Transition, Bah Ndaw, fraîchement nommé par le Collège de désignation, samedi 19 septembre 2020. Pour boucler la boucle, Goodluck Jonathan, avant de prendre son vol retour, prendra part, vendredi 25 septembre 2020, à la cérémonie de prestation de serment du président de la transition.
À travers cette visite de courtoisie au président de la transition ainsi qu’à la participation à la cérémonie de prestation de serment, la Cédéao ne lèverait-elle pas ainsi le voile sur certaines inquiétudes qui assènent les Maliens : la levée des sanctions contre le Mali ?
Faudrait-il rappeler que les exigences de la Cédéao étaient « tout sauf » un président de la transition militaire. Or, Bah Ndaw, le nouvel homme fort du Mali, est un militaire à la retraite. En le désignant à la tête de la première institution de la république, la junte montre sa volonté de mettre en œuvre les recommandations de la Cédéao qui demandait un civil ou un militaire à la retraite au poste de président de la transition. A ce titre, la nomination de Bah Ndaw ne devrait plus poser de problème à l’organisation ouest-africaine. Toutefois, il reste le poste de Premier ministre qui doit également revenir à un civil, selon les recommandations de la Cédéao.
D’ores et déjà, à s’en tenir à ce programme provisoire, on pourrait affirmer que la Cédéao approuve ce choix. Sur son compte Twitter, M. Jonathan écrit : « Nous sommes retournés à Bamako cet après-midi pour poursuivre les consultations avec les principales parties prenantes alors que les autorités maliennes entament la mise en œuvre de leurs plans pour la restauration d’une administration civile« . A l’en croire, l’équipe de médiation s’attend à avoir des engagements fructueux.

Rappelons que la France a déjà salué cette nomination. « Il faut maintenant au plus vite mettre en place un gouvernement civil et organiser des élections », a recommandé Emmanuel Macron, mardi 22 septembre 2020, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.
Fousseni Togola

23 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ceremonie dhommage 1 copie
Politique

23 septembre 2006-23 septembre 2020 : 14 ans après la mort de certains de leurs militants, le Mouvement citoyen respecte la tradition

by Sahel Tribune 23 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Comme à l’accoutumée, le cimetière de Hamdallaye a servi de cadre, mercredi 23 septembre 2020, à la cérémonie d’hommage aux victimes de 2006. Ils étaient de retour de l’inauguration du pont Wabria de Gao. Cette cérémonie de recueillement, organisée par le Mouvement citoyen, était sous la présidence de l’ex-ministre des Maliens de l’extérieur, Amadou Goïta, président dudit mouvement. 

Ils étaient des docteurs, des ingénieurs, de jeunes religieux, de professeurs, de jeunes de la société civile, etc. Au total, ils sont 25 personnes à périr dans un accident de véhicule, le 23 septembre 2006, entre Mopti et San. Ils revenaient de l’inauguration du pont Wabaria de Gao.

Comme chaque année, les jeunes du Mouvement citoyen ont respecté la tradition, mercredi 23 septembre 2020, en tenant une cérémonie de recueillement sur la tombe des 25 victimes de ce grave accident. Des bénédictions et des sacrifices ont été faits en la mémoire de ces victimes. 

Selon Alassane Samaké, secrétaire général de la jeunesse du Mouvement citoyen, ces jeunes sont morts sur la voie du patriotisme. Ils ont fait preuve d’engagement pour leur nation, a-t-il indiqué. « Ils sont morts pour la patrie. Ils sont morts pour la nation. Ils sont morts pour une bonne cause », a indiqué le président du Mouvement citoyen, Amadou Goïta.  

Au cours de cette cérémonie, un prêche sur les vertus du bienfait a été animé avant d’inviter les uns et les autres à favoriser les actions autour de la cohésion sociale et de la promotion des valeurs de l’engagement citoyen pour la construction du Mali.

Rappelons qu’en 2017, les veuves de certaines de ces victimes étaient confrontées à un problème d’abris. Elles avaient même formé un Collectif afin de faire remonter leur revendication à qui de droit. Le régime ATT est tombé sans que ces veuves réussissent à avoir gain de cause dans leur revendication.

F. Togola

23 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Gouverneur de Segou
Actu

Ségou : la COMATEX-SA traverse une crise socioprofessionnelle profonde

by Sahel Tribune 22 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La crise socioprofessionnelle au niveau de la Compagnie malienne de textile (COMATEX) a trop duré. Dans le cadre de la quête d’une issue favorable à ladite crise, une concertation a eu lieu, lundi 21 septembre 2020, au gouvernorat de Ségou. Cette rencontre a eu lieu entre les représentants de la direction générale de l’usine, les représentants de l’inspection de travail, des délégués du comité syndical de la COMATEX, des délégués de l’union régionale de la centrale syndicale (UNTM) ainsi que d’autres acteurs.

À Ségou, quatrième région administrative du Mali, les travailleurs de la COMATEX SA sont en chômage économique temporaire depuis le début du mois de juillet 2020. Ils exigent le paiement des salaires du mois d’août dernier pour la reprise immédiate des activités d’usinage. En effet, depuis le mois de juillet, l’usine textile de Ségou ne fonctionne plus normalement. Ce dysfonctionnement est survenu suite à la publication d’un avis de mise en chômage économique de trois mois des travailleurs.

Cette décision de fermeture aurait été prise par la direction de l’usine sans que les délégués des travailleurs, encore moins la direction régionale de l’inspection ne soient associés.

Les représentants de l’UNTM, présents à cette rencontre du lundi, ont fait savoir que « la direction générale de la COMATEX a agi en flagrante violation des textes. » A les en croire, pour mettre un travailleur en chômage, « il faut lui notifier cela, à travers un document administratif. Un avis affiché à la porte n’a aucune valeur juridique. »

Les représentants de l’UNTM estiment également qu’aucune disposition réglementaire n’a été prise par la direction générale. C’est ainsi qu’ils exigent le paiement des salaires du mois d’août 2020 aux ouvriers ainsi que la reprise immédiate et sans condition des activités d’usinage. Ces doléances semblent impossibles à satisfaire pour le moment par la direction générale de l’usine.

C’est ainsi que « la COMATEX a une crise économique qui ne dit pas son nom », déclare le directeur général adjoint. À ses dires, des solutions durables sont en train d’être cherchées. Chose qui nécessite la révision même de la convention du partenariat et du contrat de performance.

Au terme de cette rencontre, il aurait été décidé d’attendre la mise en place d’un gouvernement de transition pour mieux faire remonter les revendications.

Bakary Fomba, stagiaire

22 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ibrahim Ag copie
Seko ni Donko

Ibrahim Ag Mohamed, écrivain : « Nous existons parce que nous avons une langue »

by Sahel Tribune 22 septembre 2020
written by Sahel Tribune 9 minutes read

Ibrahim Ag Mohamed est écrivain, chercheur indépendant et directeur de l’académie d’enseignement de Kati. Ses recherches portent notamment sur les faits de société. Ses nombreux écrits suivent également la même ligne directrice. Ils portent généralement sur l’éducation et la culture. Nous l’avons rencontré pour qu’il nous parle de ses écrits, de ses inspirations, de ses projets ainsi que des solutions qu’il préconise pour la résolution de la crise de l’école malienne.

Phileingora : quelles sont vos sources d’inspiration dans le domaine littéraire ?

Ibrahim Ag Mohamed : mes sources d’inspiration dans ce domaine sont de deux : la culture et l’école. Ces deux sources se rejoignent. Toutes les cultures m’intéressent, particulièrement les cultures maliennes. C’est vrai que jusque-là je n’ai écrit que sur la culture Tamasheq, notamment Tamasheq de la région de Kidal. Cela est sûrement dû au fait que je connais celle-ci plus que les autres. Toutefois, j’estime que toutes les cultures se valent.

La culture a un côté fantastique. Lorsque vous aimez votre culture, à un moment donné, vous allez aimer toutes les autres cultures sans aucune autre distinction. Lorsqu’on est versé dans la culture, partout où on se retrouve on se verra chez soi. Parce que vous verrez plus les similitudes, les ressemblances que les différences. 

Tous mes écrits sont des livrets scolaires et des ouvrages sur la langue. Nous existons parce que nous avons une langue. Toute notre histoire, tout notre être est dans notre langue. C’est un élément essentiel de toute culture. 

Vous êtes auteur de plusieurs ouvrages, dont des manuels scolaires. Dites-nous ce qui vous motive à écrire ces ouvrages.

Je rappelle que la plupart de ces ouvrages sont des manuels scolaires en langue nationale Tamasheq. Cela, parce que j’ai senti un besoin de faire la promotion de la langue nationale Tamasheq. On ne saurait faire la promotion d’une langue qui n’est pas écrite. Heureusement qu’il y a une disposition qui fait que la langue nationale Tamasheq est écrite et étudiée au Mali. On ne saurait l’outiller si on ne fait pas des recherches. Voilà pourquoi j’ai écrit deux ouvrages. D’abord des ouvrages de lecture et écriture pour la classe de première année et de deuxième année. Ces deux livrets ont été validés par le ministère de l’Éducation nationale en 2016.

Faisant référence au Petit dictionnaire et à la Grammaire comparée, ils sont destinés à tous ceux qui s’intéressent à la langue Tamasheq, notamment aux enseignants chargés d’enseigner la langue Tamasheq. Ils sont destinés également aux étudiants, aux chercheurs. Ce qu’il y a de particulier dans le Petit dictionnaire de 7000 mots, c’est qu’il porte sur les cinq domaines d’enseignement : langue et communication, sciences humaines, développement de la personne, art et sciences-mathématiques-technologie.

La Grammaire comparée vise à faire un parallèle dans le cadre de la bi-grammaire, c’est-à-dire dans l’enseignement bilingue français-Tamasheq ou Tamasheq-français, en faisant ressortir les ressemblances, les différences pour que l’enseignant qui aura enseigné dans un contexte de bilinguisme puisse avoir les informations qui lui permettent d’enseigner les deux langues en tenant compte de leurs ressemblances et de leurs différences. 

L’histoire de l’écriture chez moi se ressent d’abord comme un besoin. Mais c’est surtout l’écriture des langues qui me plaît. Quel que soit ce sur quoi je vais écrire, ce serait en relation avec la langue. 

Vous avez publié en 2017, « La société Kel Adagh : entre conservatisme, déficit de gouvernance et crises ». Pouvez-vous nous expliquer de quelle société parlez-vous ?

Le livre a été publié en 2017. Il aurait pu l’être un peu plus tôt. Parce qu’il a été écrit en 2012. Je parle essentiellement de la société des Adrars, c’est-à-dire de l’Adrar des Inforas, de Kidal.

Veuillez nous expliquer comment le Kidalois a vécu et intériorisé toutes les crises sécuritaires depuis l’indépendance du Mali ?

Cet exercice risque d’être fastidieux. Parce que tout l’ouvrage est émaillé de l’opinion du citoyen kidalois sur toutes les crises survenues dans cette partie du Mali depuis bien avant les indépendances jusqu’à nos jours. Une opinion du Kidalois qui s’est construite au fil du temps, de bouche à oreille, de génération en génération. La meilleure façon de la découvrir, c’est de lire l’ouvrage. 

En quoi ce livre peut-il être utile à la gestion de la crise malienne ?

La première partie de l’ouvrage parle de la culture de la société Kel Adagh. Quant à la seconde partie, il s’agit de l’histoire des Kel Adagh, l’évolution de la société, de l’économie, l’évolution sécuritaire. Le schéma traditionnel de la société a été bousculé par l’avènement de la démocratie et de la décentralisation. Je pense qu’il y a un lien très visible entre cette réalité de la société Kel Adagh et les réalités des autres sociétés traditionnelles maliennes.

L’évolution de la crise actuelle a laissé paraître que ceux-là qui veulent aujourd’hui nous détruire, détruire le Mali ont exploité des failles qui sont survenues dans le schéma de la société traditionnelle, dans le vivre ensemble de cette société, qui est entrée dans une crise profonde avec l’avènement de la démocratie et de la décentralisation. Ils ont exploité ces failles pour essayer de mettre les communautés dos à dos.

Comprendre comment nos sociétés sont en crise permet de comprendre les schémas traditionnels de fonctionnement, comprendre jusqu’à quel degré ils sont en crise, l’origine de la crise, à quoi consiste la crise interne à nos sociétés. Je crois que cela est un atout dans la gestion de la crise actuelle. 

Avez-vous rencontré des difficultés dans la publication de vos ouvrages ?

Lorsqu’on a pour objectif d’écrire et de se faire publier, on rencontre toujours des difficultés. La première grande difficulté est d’ordre social. Lorsque vous êtes écrivain, chercheur, vous êtes souvent amenés à réfléchir et à écrire dans la solitude. Cela a des inconvénients sur le plan social. La deuxième difficulté, c’est le retard que peuvent prendre les publications lié aux problèmes que votre éditeur peut avoir. La troisième difficulté est en rapport à la non-maîtrise de la langue nationale par ceux-là qui sont chargés de la mise en forme et quelquefois les illustrations. Des gens qui le plus souvent ne sont pas locuteurs de la langue. Une fois que des difficultés surviennent par erreurs de manipulation, il y a des problèmes pour résoudre la situation. Hormis ces quelques difficultés, il n’y a pas d’autres difficultés majeures. 

Quels sont vos futurs projets littéraires ?

J’ai au moins trois livrets scolaires qui n’ont pas encore été certifiés, validés et édités. J’ai un livret scolaire première année en mathématiques, qui est fini, mais qui n’est pas édité. J’ai un autre livret scolaire en lecture et écriture, niveau troisième année, qui n’est pas encore édité. J’ai un autre livret scolaire en sciences humaines, 4e année, qui n’est pas non plus édité. J’ai aussi en ce moment mon premier roman, qui est terminé, mais qui n’est pas encore chez l’éditeur. 

Il peut avoir d’autres projets. Car les projets chez moi, c’est à l’envie.

En tant qu’écrivain engagé, quelle lecture faites-vous aujourd’hui de la crise éducative que traverse le pays ?

En tant que citoyen, en tant que chercheur indépendant, je ne peux pas ne pas être sensible à la crise que traverse l’école malienne en ce moment. Le piteux état dans lequel l’école se trouve aujourd’hui me touche à plus d’un titre. Parce que je suis un produit de l’école malienne et aussi je suis enseignant dans l’âme.

 La situation actuelle de l’école malienne m’attriste. Mais en tant qu’enseignant et en tant qu’administrateur scolaire, je fais ce que je peux pour apporter ma pierre à l’édifice afin de solutionner les problèmes que l’école rencontre. En tout cas, au niveau de ma circonscription et cela au quotidien. 

Pour en venir à votre sous-question, pour solutionner le problème de l’école malienne, il faut commencer par dépolitiser entièrement le système éducatif. Cela doit commencer par la nomination des cadres qui ont en charge d’encadrer le système éducatif malien. Je veux dire par là que de ministre de l’Éducation nationale jusqu’à l’enseignant qui est en classe, aucune nomination ne doit se faire de façon politique. Cela veut dire que ceux-là qui sont chargés d’encadrer le système éducatif ne doivent avoir aucune autre motivation que celle de servir l’école. Ils ne doivent être sous l’emprise d’aucun politique et d’aucun parti politique. Ensuite, il va falloir revoir le statut des enseignants. Je le rappelle, l’école, ce ne sont pas les salles de classe, ce n’est pas seulement les livres, ce n’est pas seulement les méthodes. L’école, c’est surtout et d’abord l’enseignant. Lorsqu’on a un bon enseignant, bien formé, bien motivé, on a l’école. Un enseignant bien formé en formation initiale, bien cultivé, et à qui le système a donné la possibilité de se former de façon continue, à lui seul, forme une école.

Mais toute cette formation ne servirait à rien si l’enseignant n’est pas motivé à faire correctement son travail. La motivation est de deux ordres. La première forme de motivation est celle qu’on a par vocation. On aime son métier et on le fait correctement parce qu’on aime le métier enseignant, les enfants, les rites scolaires, les traditions scolaires. La deuxième forme de motivation est celle créée par l’environnement de l’enseignant, c’est-à-dire que l’enseignant est dans les conditions matérielles de travail qui lui permettent de bien travailler. Un environnement humain, physiques favorables, des conditions matérielles qui donnent envie à l’enseignant de travailler.

Il faudrait également qu’il y ait un véritable contrôle. Non pas seulement le contrôle pédagogique, mais le contrôle à tous les niveaux. Ce contrôle vaut pour les écoles publiques aussi bien que pour les écoles privées. Car les écoles privées occupent aujourd’hui une place importante dans l’éducation au Mali. On ne peut pas s’en passer. Mais toutes les écoles doivent obéir aux normes qui existent. Il faut que les normes soient respectées pour que l’école redevienne cette institution respectable que le peuple malien a toujours voulu.

Interview réalisée par

Fousseni Togola

22 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Opposition ivoirienne
Politique

Côte d’Ivoire : l’opposition se mobilise contre la candidature de Alassane Dramane Ouattara

by Sahel Tribune 22 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Réunie le 20 septembre autour du doyen Henri Konan Bédié, l’opposition ivoirienne a posé plusieurs préalables à sa participation au scrutin du 31 octobre prochain.

En Côte d’Ivoire, les groupements et partis politiques de l’opposition, des organisations syndicales et de la société civile étaient réunis, dimanche 20 septembre 2020, dans l’après-midi autour d’Henri Konan Bédié à Abidjan, au siège du PDCI-RDA. Ils exigent le retrait de la candidature du président sortant Alassane Ouattara à la course de la magistrature suprême, prévue le 31 octobre prochain.

Au cours de cette réunion, un message commun a été délivré au nom de l’ensemble des opposants. Les membres de l’opposition ivoirienne appellent à la mobilisation dans la rue contre un troisième mandat d’Alassane Ouattara. Ils exigent la dissolution du Conseil constitutionnel ainsi que de la Commission électorale indépendante. Ils demandent également l’audit de la liste électorale, la libération des prisonniers politiques ainsi que le retour des exilés.

Si ses revendications ne sont pas satisfaites, l’opposition engage donc un bras de fer avec le pouvoir dans le but de porter le débat sur le troisième mandat dans la rue et torpiller le scrutin, précise la RFI.

Ainsi, « La réforme du cadre institutionnel est un préalable à l’organisation de l’élection », déclare Patrice Saraka du Cojep, porte-parole de la coalition de l’opposition, au micro de nos confrères de RFI.

Notons que cette coalition large de l’opposition est composée de Générations et Peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro, les pro-Gbagbo d’EDS, la plateforme Coalition pour a Démocratie, la Réconciliation et la paix (CDRP) qui comprend le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et plusieurs autres partis comme l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) d’Albert Toikeusese Mabri.

Pour sa part, le Front populaire ivoirien (FPI) n’ayant pas été invité à cette rencontre de l’opposition a tenu une réunion pour lancer un appel à l’union sacrée afin de faire barrage à la candidature du Président sortant.

Cependant, le FPI se reconnait de ce schéma de discussion que lui inspire l’unité de l’opposition. Il appelle donc l’union des partis d’opposition contre le régime en place.

En ce qui concerne l’absence de Kouadio Konan Bertin (KKB), candidat à l’élection du 31 octobre prochain, à cette réunion de l’opposition, M. Mabri, sur RFI, a déclaré que chacun viendra à son rythme adhérer et signer la déclaration dans la mesure où elle reste ouverte.

Notons également que Guillaume Soro, depuis Paris, a fait une déclaration dans laquelle il salue cette idée de l’opposition qui a décidé de prendre ses responsabilités.

Ce scrutin présidentiel ivoirien commence à réveiller les vieux souvenirs. 

Bakary Fomba, stagiaire

22 septembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

CIPRES 2026 à Genève : les ministres adoptent des décisions majeures avec la participation...
Shelter Afrique se réinvente : une nouvelle identité pour un mandat élargi face au...
Genève : le Mali arrive à la CIPRES sans aucun arriéré de cotisation

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close