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CNSP 1
Politique

Discours à la nation: Assimi Goïta annonce de grands chantiers

by Sahel Tribune 21 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’occasion de la commémoration de l’accession à l’indépendance pour le Mali, le président du CNSP s’est attelé à l’exercice traditionnel de vœux à la Nation. Dans son discours, plusieurs assurances ont été données en ce qui concerne les réformes indispensables à mener au Mali.

 Des réformes institutionnelles, sécuritaires, éducatives, sociales et économiques, voilà entre autres les grands chantiers sur lesquelles le Mali est appelé à travailler pour le changement tant souhaité. En tout cas, c’est ce qui ressort du tout premier Discours à la Nation du président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). C’était au seuil du 60e anniversaire de la fête d’indépendance du Mali.

Au cours de ce Discours à la nation, qui a duré 12 minutes, le président du CNSP, Assimi Goïta a donné plusieurs assurances au peuple malien. Des assurances qui montrent que ce Comité a conscience de toute l’urgence de la situation au Mali. Il invite à mettre cette fête d’indépendance sous le signe du changement. 

Sur le plan sécuritaire, le nouveau vice-président de la transition malienne ne fait aucun doute que les guerres imposées au Mali se gagneront avec le temps. Pour ce faire, les forces de défense doivent être mieux équipées. Tâche à laquelle il s’engage à réaliser. 

Le domaine éducatif doit également devenir plus compétitif. Cela passe également par mettre les enseignants dans leurs droits, a-t-il indiqué. Chose à laquelle le CNSP s’est attelé dès son arrivée au pouvoir. Une démarche qui a abouti à l’accord trouvé autour de l’article 39, dont la non-application paralysait le secteur éducatif. Pour une formation de qualité, le président du CNSP trouve indispensable de mieux former les enseignants. Cela passe par la formation continue.

 Sur le plan politique, afin d’éviter les tripatouillages lors des élections, le colonel Goïta trouve indispensable une révision des listes électorales. Celles-ci doivent être fiables, estime-t-il. Ce n’est pas tout, il rassure que des institutions fiables doivent également être mises en place. 

S’agissant du volet développement économique et social, pour le plein épanouissement du peuple malien, le nouveau vice-président de la transition malienne indique que les voies publiques doivent être praticables, l’eau et l’électricité doivent être disponibles. Outre cela, l’injustice doit être vaincue. 

 Après toutes ces mesures sociales, le président du CNSP invite le peuple malien à une rupture profonde avec ses manières habituelles d’agir. Car le changement implique un sacrifice profond de la part de tous les citoyens. À l’en croire, « le changement, c’est maintenant ». Le colonel Goita prévient toutefois : « Nous travaillons à ce que nul ne puisse s’enrichir impunément ». Il rassure que « l’humilité ne sera plus un obstacle juridique ». 

 Pour une paix durable, le président du CNSP a donné l’assurance que l’Accord pour la paix ainsi que les conclusions du Dialogue national inclusif seront mis en œuvre. « Notre seul combat est le Mali », a-t-il conclu. 

Chiencoro

21 septembre 2020 1 comment
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Politique

Gestion de la transition au Mali : les militaires gardent la présidence et la vice-présidence

by Sahel Tribune 21 septembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Plus d’énigme autour de la gestion de la transition au Mali. Le président et le vice-président de la transition sont désormais connus. Il s’agit de l’ex-ministre de la Défense du Mali, le colonel-major Bah NDAW et du colonel Assimi Goita. Ces deux personnalités deviennent respectivement président et vice-président de la transition.  « Le collège mis en place pour la désignation des personnalités devant conduire la transition, après délibération a désigné : Monsieur Bah NDAW, Président de la transition et Colonel Assimi GOITA, vice-président », lit-on sur la page Facebook du CNSP. 

Ces nominations interviennent à un jour du délai accordé par la Cédéao, le 15 septembre 2020, pour le transfert du pouvoir par la junte à un civil, sous peine d’embargo total devant complètement asphyxier le Mali. Cette institution sous régionale recommandait la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils afin d’accompagner le Mali vers le retour à l’ordre constitutionnel.  L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan est attendu au Mali le mercredi 23 septembre pour évaluer la situation politique.  

Toutefois, il convient de noter que cette nomination répond en grande partie à l’attente de la grande majorité des Maliens. En effet, les résultats des différents sondages indépendants effectués par des organisations de la société civile prouvent cela. La réalisation de la soif du changement qui anime le peuple malien serait un idéal si l’on nommait un politique comme président de la transition.  Rappelons également les différentes manifestations qui ont au lieu pour soutenir une transition militaire au Mali. Si l’on accorde la confiance à ce militaire à la retraite, il pourrait bien aider le Mali à sortir du gouffre.

Togola 

21 septembre 2020 0 comments
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Collectif national
Éducation

SNESUP-Collectif : les coulisses d’une assemblée générale mouvementée !

by Sahel Tribune 21 septembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le bureau exécutif national du syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le Collectif des enseignants-chercheurs se sont réunis en Assemblée générale, samedi 19 septembre 2020. Cette assemblée s’est très vite transformée en une démonstration de muscles lorsque les discussions se sont essentiellement portées sur l’illégalité de l’actuel bureau syndical.
Au niveau de l’enseignement supérieur du Mali, l’atmosphère est assez tendue entre le Bureau exécutif national du syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le Collectif des enseignants-chercheurs, un collectif crée afin de pousser le bureau national au congrès en octobre 2020.
Face à cette pression d’une majorité d’enseignants-chercheurs, le Bureau dirigé par Dr Abdou Mallé, secrétaire général dudit syndicat, a convié à la va-vite une assemblée générale, samedi 19 septembre 2020. À l’ordre du jour : discuter du contenu d’un préavis de grève, dont des copies ont fait le tour des réseaux sociaux. Rien qu’en lisant le communiqué, on sentait qu’il est écrit sous pression. Car aucune date n’est indiquée dans le document pour le début de la grève. « Nous, Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (SNESUP), décidons d’observer une grève de 48h du mardi au mercredi octobre 2020 et de 72h allant du mardi au jeudi 2020 si les points de revendication suivants ne sont pas satisfaits », lit-on dans ce préavis du 18 septembre 2020.
L’assemblée générale conviée par Dr Mallé autour du contenu de ce préavis s’est vite transformée en une véritable démonstration de muscles. Selon Sékou Traoré, membre du nouveau collectif et enseignant-chercheur à l’université de Ségou, le Collectif a décidé à l’unanimité de ne discuter de rien d’autre avec l’actuel bureau que de l’organisation du congrès. « Un bureau qui n’est plus légal ne peut pas nous engager dans une procédure e grève », explique M. Traoré avant de préciser que parmi les dix-sept points de revendication formulés dans le préavis, certaines ne sont plus d’actualité. Outre, indique-t-il, ce préavis n’est que la résultante des pressions du Collectif auquel Dr Mallé est buté pour la première fois depuis qu’il occupe ce fauteuil depuis une dizaine d’années.
Lorsque toutes les discussions se sont centrées sur l’illégalité de l’actuel bureau et de l’organisation du congrès, « Dr Mallé s’est emporté et n’a pas réussi à maîtriser ses nerfs. Il a voulu alors me poignarder quand certains se sont mis entre nous », nous a rapporté M. Traoré. La salle s’est ainsi vidée, souligne-t-il.
Selon Mahmoud Abdou, enseignant-chercheur à l’ENSUP de Bamako, au cours de cette Assemblée générale, Dr Mallé a proposé d’aller au congrès en décembre 2020. Mais, précise M. Traoré, s’il avait dit jadis qu’il n’allait plus être candidat, il se rétracte aujourd’hui pour dire qu’il sera bel et bien candidat. D’où sa volonté manifeste, estiment nos sources, de ne pas céder sa place. Une volonté que nos sources corroborent par le fait que Dr Mallé aurait demandé aux mécontents d’aller créer un second syndicat s’ils ne sont pas contents. Chose qui n’est pas à l’ordre du jour, rassure M. Traoré.
Notons que les enseignants-chercheurs des Facultés de lettres et de Sciences humaines revendiquent leurs heures supplémentaires de 2016-2017. Selon nos sources, l’actuel bureau syndical n’a pas engagé de lutte de revendication à ce sujet. Des procédures judiciaires seraient engagées contre le secrétaire général du SNESUP, a-t-on appris.
Fousseni Togola

21 septembre 2020 0 comments
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Éducation

Crise scolaire : après les publics, les privés sur le ring

by Sahel Tribune 21 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les examens sont programmés pour se tenir bientôt, les écoles privées attendent encore leur dû de l’État. Sans le paiement de leurs frais scolaires, le secteur voit difficile d’aller aux examens de fin d’année. Pourtant le CNSP ignorait cette situation des écoles privées. Disons donc que la crise scolaire n’a pas encore dit son dernier mot.
Selon la réglementation en vigueur, il est prévu le paiement des frais scolaires en deux tranches, selon Magansiré Diakité, secrétaire général adjoint de l’Association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM). À l’en croire, les 50 % sont prévus pour être payés en mi-mars et le reste des 50 % en mi-mai. Cette deuxième tranche, précise-t-il, est généralement utilisée dans les préparatifs des examens de fin d’année, qui se tiennent d’habitude en juin. Car, indique-t-il, sur le plan national, près de 70 % des centres d’examen sont installés dans des écoles privées. Or, l’État n’octroie pas d’aide à ces écoles pour ces préparatifs.
Contacté à ce sujet, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de Recherche scientifique, à travers son chargé à la communication Sekouba Samaké, a laissé comprendre que dans la plupart des cas ce sont ces écoles elles-mêmes qui sollicitent à devenir des centres. A l’en croire, tous les centres sont traités de la même manière, sans discrimination.
S’agissant des frais scolaires, cette année, « on est en septembre, la plupart des promoteurs n’ont pas reçu leurs frais scolaires », indique M. Diakité avant de faire comprendre que les examens sont prévus pour octobre et novembre.
Il ne décolère pas pour autant dans l’énumération des difficultés auxquelles les écoles privées sont confrontées en raison du manque d’accompagnement de l’État. Il rappelle la fermeture des écoles en mars 2020 pour raison de pandémie de coronavirus. Une situation qui a bouleversé financièrement ce secteur, souligne-t-il. Puisque les accompagnements que l’État avait annoncés n’ont jamais été perçus. « Nous avons repris le 2 juin sans mesures d’accompagnement provenant de l’état », déplore-t-il. Avec cette reprise des cours, les établissements privés n’ont reçu aucun autre accompagnement de l’état que des masques pour les élèves, précise-t-il. Les promoteurs ont fait cette reprise à leurs dépens, a-t-il regretté avant de souligner tous les problèmes auxquels ces établissements ont été confrontés, notamment pour le paiement des enseignants, de la location, de l’électricité, de l’eau, etc.
C’est dans une telle situation de confusion que la reprise dans les classes intermédiaires, c’est-à-dire les classes non concernées par des examens, à été faite, lundi 14 septembre 2020. Vu toutes les difficultés, « si on rentre, on aura trahi nos enseignants », estime M. Diakité avant de préciser les crédits que les enseignants ont envers leurs promoteurs en raison du non-paiement des frais scolaires.
Pour la réussite de leur lutte, le secrétaire général de l’AEPAM invite à l’union puisqu’« on réclame un droit », indique-t-il. À l’en croire, les établissements privés sont condamnés à rester unis dans cette lutte parce qu’aucune autre source d’entrée n’existe à ce stade. « Les banques ne nous accompagnent plus parce que leur délai de paiement est expiré », rappelle-t-il avant de déplorer : « On est face au mur ».
Selon le secrétaire général adjoint de l’AEPAM, son syndicat a été reçu par une délégation des nouvelles autorités du Mali, lundi 14 septembre 2020, afin de recenser leurs doléances. À ses dires, le CNSP était surpris d’apprendre l’existence de ce problème dans le secteur privé. En raison de l’accord trouvé avec la synergie syndicale de l’éducation, au niveau public, le Comité pensait avoir résolu toutes les crises de l’école malienne. La délégation du CNSP a promis de transmettre les doléances à son Comité stratégique et une autre rencontre se fera dans les prochains jours, a-t-il rapporté.
Pourtant, l’ex-Premier ministre, Boubou Cissé avait été saisi par rapport à cette situation, indique Magansiré. Le 30 juin 2020 lui avait même été donné comme délai de rigueur pour le paiement de la deuxième tranche des frais scolaires, rappelle-t-il avant de déplorer qu’à ce jour seules quelque 120 écoles à Bamako aient pu recevoir leurs frais scolaires. Dans ces conditions, les examens pourront difficilement se tenir, regrette le secrétaire général de l’AEPAM.
Il convient de noter qu’en plus de fournir la majorité des centres d’examen, les écoles privées présentent au la majorité des candidats aux différents examens, excepté le DEF, cette année. Selon Magansiré Diakité, pour l’examen du Diplôme d’études fondamental (DEF), les privées présentent 39 % des candidats contre 61 % aux publics ; pour le baccalauréat, elles présentent 74 % des candidats contre 25 % aux publics ; au Brevet de technicien (BT), c’est 86 % des candidats contre 13 % aux publics et au Cap, 92 % des candidats contre 8 % aux publics.
Sans une résolution rapide de cette situation au niveau des écoles privées, l’année scolaire n’est pas encore totalement sauvée.
Fousseni Togola

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Seko ni Donko

#DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné

by Sahel Tribune 20 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les belles choses ne durent pas assez longtemps. Les joies de Seydou seront de courte durée. Pendant qu’il était pressé de se voir en classe supérieure, son village est attaqué par des hommes armés.
N’oubliez pas, c’est une série de billets fictifs. Les noms utilisés n’ont rien à voir avec une histoire réelle.

Le village a eu la visite d’autres coqs réveilleurs ce jour-là ; des coqs différents des autres. Ceux-ci ont de longues barbes et réveillent à coups de fusil. Lorsqu’ils réussissent à s’assimiler en peul en s’habillant comme ceux-ci tout en conduisant des animaux, ils ont échappé à la vigilance du poste militaire installé tout juste à l’entrée du village.
Une fois que la première vague a réussi à passer, les autres en traîne par-derrière et par exprès, ouvrent le feu sur les agents de sécurité qui montaient la sentinelle à l’entrée et à la sortie du village. Ces hommes en tenue succombent sur place. Les bandits se sont alors mis à tirer dans tous les sens sans aucune orientation. Ils utilisaient des explosifs contre le village.
Lorsque Seydou et ses parents ont entendu des bruits dans le village, des cris de détresse, des explosions, ils ont voulu savoir ce qui se passait. Kouréichi se précipite alors à la porte pour jeter un coup d’œil afin de s’enquérir de la situation. Le malheur le fait tomber sur un de ces hommes sans vergogne qui scandaient haut et fort « Allahou Akbar » (Dieu est Grand). Immédiatement, Kouréichi voulait faire demi-tour, puisqu’il venait de comprendre que le village est pris en otage. Mais il était trop tard.
Le monsieur barbu à la porte de Kouréichi fait appel aux autres barbus qui le rejoignent à la hâte. Dès lors, ils envahissent le domicile de Kouréichi, qui résidait près de la préfecture, une administration étatique. Ils se sont mis à faire des casses tout en fouillant à l’intérieur de la maison. Ils cherchaient certainement Kouréichi qui s’était caché avec sa famille jusqu’au fond des toilettes.
Pendant qu’ils continuaient à fouiller, le petit Seydou voulait sortir afin de discuter avec ces hommes et connaître leurs intentions. Mais ses parents lui interdisent de procéder ainsi puisque ces hommes sont sans pitié. Ils tuent tout ce qu’ils trouvent sur leur passage.
Kouréichi ordonne à Aminatou et Seydou de rejoindre le rez-de-chaussée puisque ces hommes se trouvaient justes à quelques pas de leur cachette. Devant la mort ou tout autre risque, le chef de famille est celui qui prend le plus grand risque en sacrifiant sa vie pour la cause de la famille.
La famille a obéi au chef de famille et rejoint l’endroit qui leur a été indiqué. Pendant ce temps, ces hommes avaient bouclé tous les passages vers la maison ou vers le dehors. Les tirs se faisaient entendre partout à l’intérieur de la chambre et partout dans la rue. Kouréichi, lui, restait maintenant bloqué dans les toilettes, mais ne tardait plus à être découvert.
Pendant qu’Aminatou était inconsolable, le petit Seydou, lui, réfléchissait à ce qu’il pouvait faire maintenant et tout de suite pour les sortir de ce pétrin. Soudain, il se rappelle le numéro d’urgence qu’on avait, quelques jours auparavant, communiqué à la télévision nationale. Immédiatement, il se met à ramper pour rejoindre la cabine téléphonique qui se trouvait juste au fond de la maison. Il réussit sans être aperçu. Lorsqu’il se rapprochait, il entend des pas lourds proches de lui. Il jette alors un petit caillou vers un autre endroit afin de désorienter le monsieur.
Lorsqu’il pénètre dans la cabine, il compose sans réfléchir le numéro vert et communique immédiatement la situation et toute sa gravité. On lui demande désespérément les coordonnées de la maison. À la plus grande surprise de ses correspondants, il se met à leur communiquer l’adresse.
Pendant qu’il était au téléphone, la cachette de son père a été découverte par ces malfaiteurs qui n’ont pas pris de temps pour le tuer avec deux balles dans la cervelle. Mais avant de le tuer, ils lui demandent de réciter des sourates du Coran. Des sourates qu’ils lui avaient indiquées. Malgré qu’il réussisse, puisqu’il s’attachait déjà assez à la religion, ils lui donnent des coups sur la tête, le fait suffisamment souffrir en le traînant dans la chambre avant de l’éliminer effroyablement. Kouréichi passe un long moment à gémir de douleur, mais sans pouvoir ne rien faire. Ces hommes sont plus nombreux pour lui et les renforts demandés par son fils tardent à venir. Ceux-ci auraient pu être là à temps si les autres villageois connaissaient le numéro vert que Seydou vient d’appeler.
Alors, à l’entente des coups de feu dans la toilette, Aminatou s’est mise à crier et a fini par se montrer et devenir victime de sa trop grande sensibilité. Ces hommes sans pitié se saisissent d’elle, la viole dans la cour de la maison. La bonne dame a subi tout genre de violence sexuelle et laissée en agonie sur place, nue.
A suivre
Fousseni Togola

20 septembre 2020 0 comments
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Actu

Le développement technologique ou l’auto-étouffement de l’humain!

by Sahel Tribune 20 septembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le monde dans lequel nous vivons devient de plus en plus problématique. Plus les opportunités de travail s’ouvrent, moins le travail s’acquiert. Le progrès des nouvelles technologies prend de plus en plus d’ampleur dans nos sociétés, des moins développées aux plus développées. Cela engendre des conséquences désastreuses sur le plan du travail.
Nous vivons dans un monde si paradoxal que l’humain ne maitrise plus rien. Et pourtant, tout relève de son unique et entière responsabilité. Le problème du chômage dans nos contrées est devenu une problématique récurrente contre laquelle tous les gouvernants du monde luttent au jour le jour. Mais ce qui étonne au fond de cette problématique devenue un casse-tête est l’abondance du travail que nous constatons au sein de nos États. Quel est ce gouvernant dont le langage ne soutient pas que son pays ne manque aucunement du travail ? Prenons le cas proprement malien pour nous en convaincre. Une fois que les jeunes maliens crient au chômage, tu trouveras des yeux hagards d’ébahissement. Un étonnement qui se suit d’une interrogation : Comment manquer de travail dans un pays traversé par deux grands fleuves (le Niger et le Sénégal) ? Des cours d’eau pouvant permettre de pratiquer du maraichage, de la riziculture, de la pisciculture et plein d’autres activités tributaires de l’eau.
En ce qui concerne les pays les plus industrialisés, le problème se pose et les mêmes interrogations tombent. Plusieurs industries se trouvent implantées, mais l’acquisition d’un travail reste un idéal pour les humains. Comme cela semble être paradoxal !
La cause de ce phénomène paradoxal est simple : c’est la faute à l’homme. C’est pourquoi il faudrait rendre aux grands hommes leur mérite. L’intellectuel anglais du XVIIe siècle, Thomas Hobbes, avançait en parlant de l’État de nature, un état non historique, mais juste répondant à des soucis méthodologiques: « L’homme devient un loup pour l’homme ». Alors l’humanité retraverserait son « état de nature », un état où l’homme devient son propre ennemi à travers ses productions.
Le progrès des nouvelles technologies rend le monde plus facile pour l’homme parce qu’il crée de multiples opportunités, mais en même temps le lui rend plus difficile, s’il s’agit de la fabrication des robots, mais aussi de bien d’autres appareils technologiques.
L’automatisation contribue grandement au chômage dans le monde. Les industries qui devaient recruter 100 hommes pour le bon fonctionnement de leurs activités se contentent de 20 voire 10 hommes pour faire plus efficacement leurs travaux et ipso facto 80 à 90 travailleurs se retrouvent au chômage. Ainsi, plus les technologies prennent le dessus, plus le taux de chômage augmente. Or, cette tendance, la technologisation, s’empare petit à petit de tous les secteurs.
De nos jours, des poupées sexuelles censées remplacer, dans les jours à venir, les prostituées dans les bars ou les maisons closes, sont sur les marchés. Tous ces constats ne peuvent qu’être craintifs puisque ne pouvant que nous conduire vers le chaos. C’est pour cette raison que l’intellectuel allemand du XXe siècle, Jürgen Habermas, s’insurgeait contre cette nouvelle tendance, l’usage excessif des nouvelles technologies, en recommandant de la faire accompagner par une rationalité plus forte. D’où aussi, avant lui, tout le dégoût de Jean Jacques Rousseau, Intellectuel français du XVIIIe, contre la science parce que celle-ci corrompt nos mœurs, disait-il.
Tout compte fait, il est plus qu’urgent que nous arrivions à la compréhension suivante : que la technologie ne peut jamais remplacer l’homme parce qu’elle manque d’humanisme. Outre cela, que se passera-t-il quand les technologies dégénèreront ou que les robots se révolteront contre le monde ? Le monde sera seulement habité par des robots. Faisons accompagner l’usage des technologies par la raison pour cesser d’être les victimes de nos productions. Ce qui se résume à la célèbre sentence prononcée par Rabelais dans le Pantagruel : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !»
Ce développement technologique, notamment les NTIC donnant lieu à la prolifération des réseaux sociaux constitue d’ailleurs un danger pour l’humanité, et les femmes plus particulièrement. Les cyberviolences deviennent une monnaie courante dans nos sociétés. Les femmes se trouvent de plus en plus harcelées sur ces nouveaux canaux de communication. Dans le rapport d’Amnesty International en 2018, nous apprenons que « 23% des femmes interrogées dans 8 pays ont déjà été harcelé(es) ou agressées verbalement en ligne ». Chose qui constitue un obstacle à l’épanouissement des jeunes filles voire des femmes notamment en ce qui concerne la liberté d’expression. La multiplication de ces pratiques d’une autre époque reste tributaire également du développement technologique. Si l’on ne prend pas garde, l’aliénation technologique est en phase de s’imposer.
Fousseni Togola

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siuvi ankaranabo sorgho associe niebe avec son proprietaire janvier 2011
Actu

Pour renforcer les droits fonciers des femmes, la FAO invite à établir un cadre juridique solide

by Sahel Tribune 19 septembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Face à l’urgence de faire participer les femmes au développement économique des communautés, il semble indispensable de renforcer leurs droits fonciers. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) invite à mettre un terme aux modèles d’inégalité et de discrimination dont les femmes sont victimes.
« Les engagements internationaux en faveur de l’égalité des sexes ont permis d’améliorer certains domaines: le mariage d’enfants et les mutilations sexuelles féminines ont reculé ces dernières années, et le degré de représentation des femmes au niveau politique n’a jamais été aussi élevé », tel est le constat que dégage la FAO dans son nouveau rapport « Suivi des progrès accomplis dans le cadre des indicateurs des objectifs de développement durable liés à l’alimentation et à l’agriculture en 2020 : Rapport sur les indicateurs sous la responsabilité de la FAO ».
Selon la même source, la crise sanitaire mondiale a été un coup dur pour l’atteinte d’une pleine égalité entre les hommes et les femmes dans le monde. Pourtant, précise-t-on, celles-ci sont en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Dans les pays en développement, indique-t-on, elles représentent également une part importante de la main-d’oeuvre agricole malgré qu’elles soient de plus en plus marginalisées en matière de droits de propriété sur les terrains agricoles.
Pourtant, « les données indiquent que le fait de jouir de droits de propriété ou de droits garantis sur des terrains permet aux femmes d’être moins dépendantes de leurs partenaires et parents masculins, et d’avoir un pouvoir de négociation plus important dans le domaine économique et au sein de leur ménage », souligne l’organisation onusienne qui reste convaincue qu’un accès égal des femmes aux terrains agricoles pourraient apporter une meilleure amélioration au développement économique voire à la lutte contre la sous-alimentation dans le monde.
Selon la FAO, « il est essentiel d’établir un cadre juridique solide afin de renforcer les droits fonciers des femmes et de venir à bout des modèles inégalitaires et discriminatoires existants. » Pour accélérer l’égalité des sexes en matière d’accès aux terres agricoles et de contrôle de la propriété, la FAO recommande entre autres : l’allocation de ressources financières pour faciliter l’acquisition de terres par les femmes, ou encore l’établissement de quotas obligatoires pour favoriser la représentation des femmes dans les institutions de gouvernance foncière. Toutefois, la FAO souligne la complexité de cette situation des femmes dans le monde : « même lorsque les droits successoraux des femmes et des filles sont protégés par la loi, les normes socioculturelles constituent un obstacle de taille à la revendication de ces droits ».
F. Togola

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