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Action civilo militaire de la Force conjointe du G5 Sahel
Seko ni Donko

Force conjointe du G5 Sahel : des élèves nigériens reçoivent un lot de 200 table-bancs

by Sahel Tribune 5 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un communiqué du 4 décembre 2020, la Force conjointe du G5 Sahel indique que le 26 novembre 2020, elle a mené conjointement avec la Force Barkhane, dans une école nigérienne, une action civilo-militaire (ACM) au profit des écoliers à Niamey.

Les chefs des ACM de la FC-G5S, accompagnés de personnels militaires de la base aérienne projetée (BAP) de Niamey, ont organisé et conduit, une action en faveur des élèves de l’école primaire « Aéroport 2 » de Niamey. Cette action, préparée en coordination avec les autorités locales et le corps enseignant, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la capacité d’accueil de l’école et des conditions d’apprentissage des écoliers.

Ainsi, au cours d’une remise officielle, l’école primaire « Aéroport 2 » a reçu un lot de 200 table-bancs.

Ce lot permet d’équiper plusieurs classes et de faire asseoir 400 élèves selon les recommandations sanitaires dans le contexte de la COVID-19.

Alors qu’une année auparavant l’école inaugurait le mur de l’enceinte, cette donation vient, encore une fois, renforcer l’engagement de la FC-G5S et de la Force Barkhane auprès de la population nigérienne.

La Force Conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel en étroite coordination avec toutes les forces nationales et la force Barkhane. La Force Conjointe du G5 Sahel, composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq Chefs d’Etat du G5 Sahel.

Source : Cellule de communication de la FC G5 Sahel

Nous avons légèrement modifié le chapô

5 décembre 2020 0 comments
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Dejeuner de Moctar Ouane
Politique

Mali : la réponse du gouvernement de transition à deux préoccupations majeures de l’ère

by Sahel Tribune 4 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Premier ministre de Transition, Moctar Ouane a annoncé, jeudi 3 décembre 2020, l’adoption de certaines mesures pour la résolution de deux préoccupations majeures de l’ère dans le pays : le front social et la pandémie du covid-19.

Les autorités de transition se montrent sensibles aux préoccupations des Maliens. Le front social et la pandémie de covid-19 constituent deux préoccupations qui coupent le sommeil aux Maliens. Plusieurs syndicats ont des préavis déposés sur la table du gouvernement. Quant aux administrateurs civils, le mot d’ordre est en exécution.

Une conférence sociale durant le 1er trimestre 2021

Selon le chef du gouvernement de transition, Moctar Ouane, pour une résolution rapide du front social qui devient de plus en plus inquiétant, « des négociations avec les acteurs sociaux [NDLR] sur la base de nos moyens et de la nature de notre mission » seront entamées. À ses dires, une conférence sociale sera organisée dès le premier trimestre de l’année 2021 afin de trouver une solution consensuelle à la grogne sociale. Cela, conformément à la Feuille de route de la transition, a-t-il indiqué. « L’enjeu pour nous est d’éviter de bloquer la marche de tout le pays », rassure-t-il avant de laisser comprendre : « Mon gouvernement ne pourra pas tout faire, mais s’emploiera à faire tout ce qui est possible et soutenable pour un pays comme le nôtre, écartelé entre une crise sécuritaire, humanitaire et sanitaire ».

Tout comme le précédent régime, au cours de ce déjeuner de presse, Moctar Ouane n’a pas manqué à appeler à l’union sacrée de tous les Maliens. Cela afin d’éviter au Mali de se retrouver dans une nouvelle zone de turbulence.

« Se protéger et protéger les autres »

L’autre préoccupation majeure sur laquelle le Premier ministre s’est étendu est la situation de la Covid-19. Rappelant l’évolution inquiétante de cette pandémie, le Premier ministre a invité les Maliens au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre ce fléau. « Il est indispensable que nous nous remobilisions pour renforcer l’application des mesures de prévention — c’est-à-dire les gestes barrières — qui reste ce jour le meilleur moyen de se protéger et de protéger les autres », a-t-il indiqué.

Moctar Ouane a saisi cette occasion pour inviter également à poursuivre la sensibilisation autour de cette pandémie de coronavirus et de se mobiliser pour agir dans le sens de l’intérêt général.

Bakary Fomba, stagiaire

4 décembre 2020 0 comments
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rapport FAO
Sécurité

Face à la multiplication des crises, la faim avance en Afrique de l’Ouest et au Sahel

by Sahel Tribune 4 décembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Les experts du « Réseau de prévention des crises alimentaires » alertent sur la situation de l’insécurité alimentaire dans le sahel. Une situation due à une batterie de causes.  

Les crises alimentaires, nutritionnelles, sécuritaires, sanitaires, acridiennes. Voilà la batterie de crises qui secoue le sahel et l’Afrique de l’Ouest en 2020 et qui étend sa menace sur 2021. Selon le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA), depuis octobre, 16,7 millions de personnes souffrent de la faim dans les dix-sept pays étudiés. Une situation qui risque pourtant s’empirer si des mesures rapides ne sont pas prises, alertent les experts. Près de 24 millions de personnes pourraient souffrir de la faim en Afrique de l’Ouest d’ici à la période de « soudure ».

Comme raison fondamentale de l’aggravation de cette insécurité alimentaire en 2020, la multiplication de la violence, de l’insécurité civile et des bandes armées.  

Face à la combinaison des différentes crises, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Nigéria, au Sénégal et au Tchad, « la solidarité régionale et internationale s’est exprimée », a témoigné Ibrahim Assane Mayaki, président honoraire du club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dans son discours d’ouverture à cette 36e session annuelle.

Fousseni Togola

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4 décembre 2020 0 comments
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Feux de foret
Climat et environnement

Climat : 2020 pourrait battre le record des années les plus chaudes jamais enregistrées

by Sahel Tribune 3 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié son rapport provisoire sur l’état du climat mondial en 2020, le 2 décembre 2020. Ce rapport tire sur la sonnette d’alarme au sujet du réchauffement record de la planète.

L’année 2020 est en passe de devenir l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, alerte l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un communiqué du 2 décembre 2020. La même source souligne que « la décennie 2011-2020 sera la plus chaude jamais observée et les six années écoulées depuis 2015 sont les plus chaudes qui ont été enregistrées ». Selon le secrétaire général de l’OMM, M. Petteri Taalas, « la température moyenne mondiale en 2020 devrait être supérieure d’environ 1,2 °C à sa valeur préindustrielle (période 1850-1900) ». Et de poursuivre : « Il y a au moins une chance sur cinq qu’elle dépasse temporairement 1,5 °C d’ici 2024 ».

« 50 millions de personnes touchées »

Ce rapport provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2020 indique comment les grandes chaleurs, les incendies et les inondations, etc., ont touché des millions de personnes. Une situation qui a fini par aggraver les impacts de la pandémie du coronavirus sur la stabilité économique, la santé et la sécurité humaine. « Malgré le confinement lié à la COVID-19, les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter. La longue durée de vie du CO2 dans l’atmosphère condamne ainsi de nombreuses générations futures à subir un réchauffement supplémentaire », indique l’OMM dans son communiqué.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur l’humanité, selon l’OMM. « Environ 10 millions de déplacements, en grande partie dus à des risques et des catastrophes hydrométéorologiques, ont été enregistrés au cours du premier semestre de 2020, principalement en Asie du Sud et du Sud-Est et dans la corne de l’Afrique », indique-t-on avant de rappeler que « selon la FAO et le PAM, plus de 50 millions de personnes ont été touchées à deux reprises en 2020 : par des catastrophes liées au climat (inondations, sécheresses et tempêtes) et par la pandémie de COVID-19 ».

Une lutte à front multiple

Face à une telle catastrophe mondiale, il va de soi, selon l’OMM, de « stimuler les investissements dans des infrastructures publiques écologiques et résistantes afin de mener l’économie sur une voie plus respectueuse de l’environnement tout en soutenant le PIB et l’emploi pendant la phase de reprise ».

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres soutient qu’il faut urgemment atteindre la neutralité carbone au cours des 30 prochaines années, aligner la finance internationale sur l’Accord de Paris sur le climat, et aider les pays et populations les plus vulnérables à se protéger de l’impact du changement climatique. M. Guterres estime que la lutte contre le réchauffement climatique est une lutte à front multiple. L’humanité doit agir pour protéger la biodiversité et l’océan, repenser la production et la consommation alimentaires, et réimaginer les villes pour qu’elles contribuent au développement durable, indique-t-il.

Cinquième anniversaire de l’Accord de Paris

Alors que le monde s’apprête à célébrer le cinquième anniversaire de l’Accord de Paris, le 12 décembre prochain, M. Petteri Taalas estime important de combler le retard observé dans la mise en œuvre des recommandations de cet Accord et de fournir des efforts supplémentaires pour y arriver. Le secrétaire général de l’ONU lance un avertissement dans le même sens : « L’équilibre écologique de la planète est rompu » et « l’humanité fait la guerre à la nature, c’est suicidaire ». M. Guterres réclame alors que ce cinquième anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat permette de déclencher un véritable mouvement.  

Le rapport final 2020 de l’OMM sera publié en mars 2021.

Togola Fousseni

3 décembre 2020 0 comments
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Esclavage par ascendance
Sécurité

Plus de 40 millions de personnes seraient encore victimes d’esclavage moderne

by Sahel Tribune 3 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, le secrétaire général des Nations Unies, après avoir mis en garde, mercredi 2 décembre 2020, contre l’impact des formes contemporaines d’esclavages, a exhorté à un effort collectif pour mettre fin à ces pratiques.

Malgré son abolition depuis plusieurs années, les pratiques esclavagistes ne cessent de faire des ravages dans le monde. Surtout à travers sa forme moderne. Selon les estimations des Nations unies, plus de 40 millions de personnes seraient encore victimes de l’esclavage moderne à travers le monde. Approximativement 25 millions de personnes en travail forcé et 15 millions en mariage forcé. Une victime sur quatre serait également un enfant. 71 % seraient les femmes et les filles, estime cette Organisation internationale.

À cet égard, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a attiré l’attention sur les manifestations mondiales de cette année contre le racisme systémique. À l’en croire, ces manifestations ont attiré une attention renouvelée sur un « héritage d’injustice dans le monde entier dont les racines se trouvent dans la sombre histoire du colonialisme et de l’esclavage. »

L’inégalité sociale renforce encore les schémas de la discrimination

Aux dires du chef des Nations unies, « les groupes pauvres et marginalisés, en particulier les minorités raciales et ethniques, les peuples autochtones et les migrants, sont touchés de manière disproportionnée par les formes contemporaines d’esclavages. » Selon M. Guterres, « l’inégalité entre les sexes renforce encore les schémas de discrimination. »

Contribuer un fonds des Nations unies

Pour mettre un terme à ces « pratiques odieuses et inadaptées » au 21e siècle, M. Guterres a exhorté toutes les couches de la société à renforcer leurs efforts collectifs. « J’appelle à un soutien pour identifier, protéger et responsabiliser, notamment en contribuant au Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavages », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général Antonio Guterres n’a pas manqué à rappeler la pertinence de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, un document complet, orienté vers l’action, proposant des mesures concrètes pour combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée. Ledit Programme reconnait que l’esclavage et la traite des esclaves sont des crimes contre l’humanité, et qu’il aurait toujours dû en être ainsi.

M. Guterres a également fait valoir que « ce document historique définit l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage comme des violations flagrantes des droits de l’homme… »

À titre de rappel, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage est commémorée chaque année le 2 décembre. Cette date marque la date d’adoption de la Convention des Nations Unies pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.

La Convention est entrée en vigueur en 1951.

Bakary Fomba, stagiaire

3 décembre 2020 0 comments
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augmentation du trafic denfants au Mali
Sécurité

En raison du conflit et de la covid-19, le trafic d’enfants augmente au Mali en 2020

by Sahel Tribune 3 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En raison de la guerre et de la crise de COVID-19, le trafic d’enfants est en hausse au Mali. Exposés aux pires formes de travail des enfants, à l’exploitation économique, à la violence sexuelle, physique et psychologique, des enfants sont forcés à combattre, des femmes et de jeunes filles sont également enlevées.

Selon un rapport récemment publié par le Groupe mondial de la protection (GPC), un réseau dirigé par le HCR qui regroupe des agences des Nations Unies et des ONG assurant des prestations de protection aux personnes affectées par les crises humanitaires, « de nombreux cas de recrutement d’enfants sont signalés. » Ce rapport indique que 230 cas ont été recensés au cours du premier semestre de cette année, soit 15 cas de plus par rapport à toute l’année 2019, déplore-t-on.

Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, « des groupes armés se livrent [NDLR] au trafic d’enfants destinés au travail dans les mines d’or, utilisant les profits pour enrichir les combattants des groupes armés. » Et d’ajouter : « Des (taxes) exorbitantes sont également imposées aux adultes qui travaillent dans ces mines d’or ».

Des enfants exposés aux pires formes de travail

Au moins 6 000 enfants travaillent dans huit sites miniers sur le territoire malien, rapporte-t-on. Aux dires de Gillian Triggs, Haut-Commissaire assistante du CHR chargé de la protection internationale, « les enfants sont forcés à combattre par des groupes armés. Ils sont victimes de la traite des êtres humains, de viols, de vente, ils sont forcés à la servitude sexuelle ou domestique, ou au mariage précoce. » Ce n’est pas tout, des femmes et de jeunes filles sont également « enlevées, agressées sexuellement et violées » dans la région de Mopti, cinquième région administrative du pays, indique la même source. Aussi sont-elles exposées dans ces mines « aux pires formes de travail des enfants, à l’exploitation économique, à la violence sexuelle, physique et psychologique. »

Les victimes de cette pratique restent des Maliens ainsi que des réfugiés, des demandeurs d’asile ou des migrants, souligne-t-on.

Bakary Fomba, stagiaire

3 décembre 2020 0 comments
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Des conducteurs de motos taxis
Sécurité

Circulation des mototaxis au Mali : de jeunes chômeurs freinés dans leur élan

by Sahel Tribune 2 décembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les mesures prises par le ministre des Transports et des Infrastructures font sévir les conducteurs de mototaxis. Ces mesures ont freiné l’élan de certains jeunes chômeurs.

En vue d’échapper au chômage, la population malienne ne manque pas d’initiatives. Quelques citoyens ont eu l’idée géniale de mettre en place un projet de moto-taxi. Le but de cette initiative était de faciliter le déplacement des citoyens, vu les embouteillages monstres qui ne favorisent pas le plus souvent une circulation en véhicule. La réussite de ce projet a suscité l’envie d’en faire pareil chez beaucoup d’autres jeunes. Certains d’entre ces amateurs ont transformé leur moto Djakarta en un Taxi moto, en collant juste derrière une plaque sur laquelle on peut lire « Moto taxi ». Nous nous sommes vite retrouvés encombrés par cette activité. Pourtant la prolifération de ces motos dans l’informel ne constitue-t-elle pas un danger pour la population ?

La réaction du gouvernement

Bien sûr que oui. C’est conscient du danger de cette prolifération illégale que le ministre des Transports et des Infrastructures du Mali, Makan Fily Dabo a saisi l’affaire à bras le corps à travers une annonce, le 29 novembre 2020. Une annonce qui détermine quelques règles auxquelles les conducteurs de ces engins doivent se conformer désormais. Selon cette annonce du ministre, les conducteurs de motos tricycles doivent se munir d’une carte grise, d’une plaque d’immatriculation, du permis de conduire, de l’assurance et de la vignette. En ce qui concerne les conducteurs des motos-taxis, ils doivent être identifiables à travers la plaque, un gilet et un casque. Ils doivent aussi s’inscrire à la mairie du district de Bamako et à la compagnie de la circulation routière, recommande-t-on.

Suite à cette annonce faite par le ministre, nous avons recueilli la réaction de quelques conducteurs dans le district de Bamako.

Des avis mitigés

À Torokorobougou, en commune V du district de Bamako, un conducteur de taxi mobile, tout content de cette déclaration du ministre, nous confie : «Depuis leur l’arrivée de ces motos sur le marché, nous avons été délaissés par des clients. Car ces engins peuvent se faufiler partout et c’est rapide ». Et de poursuivre : « Avec cette annonce du ministre, nous espérons obtenir une diminution du trafic de ces engins. Ce qui va nous permettre de retrouver nos clients ».

S’exprimant sous anonymat, cet autre conducteur de tricycle que nous avons rapproché au bord du goudron à Kalaban -coro, près du marché, explique : « Je ne suis pas contre cette déclaration du ministre, car cela entre dans le cadre de la protection de nos clients ». Selon ce conducteur, ces mesures du gouvernement malien leur permettront d’être reconnus nationalement, grâce aux papiers dont ils sont obligés de se procurer dorénavant. Ces mesures mettront aussi leurs clients en confiance.  

Sur le point de stationnement de Telimani, une compagnie de moto taxi à deux roues, à Hamdalaye ACI 2000, à Bamako, un agent de ladite compagnie, Bakary Dembélé accepte de nous parler après quelques hésitations. « Cette annonce ne nous concerne pas, car avant même que le ministre n’intervienne, notre compagnie remplissait déjà toutes ces normes », a-t-il fait savoir avant de préciser les conditions de travail au sein de leur compagnie : « Nous suivons une formation avant de devenir conducteurs de Telimani. Nous possédons un permis de conduire, un kit d’équipements pour sécuriser le trajet et en cas d’accident, on est assuré ».

De jeunes chômeurs fréinés dans leur élan

Si d’autres pensent en bien ces nouvelles mesures contre cette activité en recrudescence dans la plus grande informalité, d’autres en disent le contraire. Un conducteur de Djakarta Taxi, Ibrahim Diakité que nous avons croisé au marché de Baco-djicoroni, dévoile son mécontentement face à la décision prise par les autorités maliennes. « Je ne suis qu’un simple amateur qui veut aussi gagner son pain quotidien sans passer par des voies illégales », fait-il savoir. Tout triste, il rajoute : « Certes, cette décision entre dans le cadre de la protection de la population, mais nous qui n’avons pas les moyens de remplir les conditions imposées par le ministre, serons obligés d’abandonner ce métier ».

Dans un monde où le droit de protéger les citoyens et leurs biens prime, les conducteurs de ces engins feront mieux de se conformer à ces recommandations du ministre des Transports et des Infrastructures pour le bien de tous. En attendant, ces jeunes chômeurs, qui sentaient en cette activité une lueur d’espoir, se trouvent freinés dans leur élan.

Sira Niakaté

2 décembre 2020 1 comment
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