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Des elements de larmee malienne
Sécurité

Malgré des coups durs, l’armée malienne toujours au service des populations

by Chiencoro 25 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali, les terroristes ne montrent aucun signe d’essoufflement. Ils continuent de frapper malgré les dommages que leur causent les forces armées maliennes et leurs partenaires. Le dimanche dernier, deux camps de l’armée ont subi deux attaques terroristes.

« Au moins six soldats maliens ont été tués et 18 blessés dans la nuit [du 23 au 24 janvier 2021 ndlr] dans le centre du Mali dans deux attaques par des “terroristes” », a indiqué l’Agence France-Presse, dimanche 24 janvier 2021. Selon les précisions du chef d’État-major général des Armées maliennes, ces attaques ont visé respectivement le poste du G5-Sahel de Boulkessi et celui des FAMA à Mondoro, dans le centre du Mali.

Harmoniser les politiques de défense et de sécurité

Malgré des pertes en vies humaines dans les rangs de l’armée malienne, la coordination des actions entre les FAMA et les forces françaises Barkhane a permis de causer un véritable dommage aux terroristes. Au moins une trentaine de terroristes ont été tués, une quarantaine et d’importants lots de matériels et d’équipements militaires ont été saisis, d’après le chef d’état-major des armées maliennes.

Suite à cette attaque, le président de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), Housséini Amion Guindo a invité les autorités politiques maliennes à une harmonisation de leurs politiques de défense et de sécurité avec leurs voisins. « Le terrorisme est transfrontalier, il nécessite donc une réponse commune et coordonnée », a-t-il indiqué avant de préciser : « Si dialogue il doit y avoir avec les terroristes, elle doit se faire ensemble, maliens, nigériens et burkinabés. C’est notre union qui fera notre force ».

Les FAMA au service des populations

Il est important de noter l’engagement considérable des Forces armées maliennes pour la sécurisation et la protection des populations et leurs biens.

Les paysans des zones rizicoles de Niono, région de Ségou, dorment les yeux ouverts en raison de la présence des terroristes qui les empêchent de travailler dans leur champ. Des « forces du mal ont brûlé des hectares de champs et tué de paisibles citoyens dans ces localités », a indiqué la DIRPA dans une publication du 24 janvier 2021. Une situation qui avait conduit beaucoup de civils dans cette zone à abandonner leur résidence. 

Face à cette situation, un détachement FAMA a été déployé auprès des paysans afin de leur permettre de mener les travaux champêtres dans la quiétude. Selon les précisions de Gaoussou Kalossy, porte-parole des paysans de N8 Kourani, « des centaines d’hectares de rizières ont été brûlées et plus de 60 000 bœufs ont également été emportés par les terroristes ». D’après lui, sans cette présence des FAMA, les paysans n’allaient point être en mesure de poursuivre les activités de récoltes.

Toutes ces actions témoignent de la volonté constante de l’armée malienne et des autorités politiques de la transition de sécuriser les populations sur toute l’étendue du territoire.

Fousseni Togola

25 janvier 2021 0 comments
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Dr Fode Moussa Sidibe acteur culturel malien donso enseignant chercheur et ecrivain
Seko ni Donko

Dr Fodé Moussa Sidibé, donso : « Le Ciwara n’est jamais seul »

by Sahel Tribune 24 janvier 2021
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Acteur culturel malien depuis des années, donso, écrivain et enseignant-chercheur, Dr Fodé Moussa Sidibé, drapé dans une tenue traditionnelle africaine, nous a accordé, le jeudi dernier, un entretien sur la culture malienne et africaine. De ces explications, le constat qui apparait est la déception de l’acteur culturel des politiques culturelles et éducatives de son pays. Dans une voix vive, il finit par montrer la voie à suivre.

Cet entretien a été réalisé dans le cadre de la célébration de la deuxième édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, célébrée le 24 janvier de chaque année.

Phileingora : le monde célèbre la deuxième édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante. Que vous dit cette Journée ?

Fodé Moussa Sidibé : c’est un événement grandiose pour tous les Noirs d’ici et d’ailleurs. C’est important que nous parvenions, d’abord, à nous prendre en charge, sur le plan culturel. Pour ce faire, nous ne devons pas oublier nos frères afro-descendants. Lors de la célébration de notre identité culturelle, nous ne devons pas les oublier.

On parle de culture africaine et afro-descendante. Quelle différence pouvons-nous faire entre les deux ?

Lorsqu’on s’éloigne de notre lieu originel, il va de soi que nous perdions certains éléments de notre culture. D’autres éléments se transforment. Mais il y en a d’autres qui restent permanemment et qui font partie de l’être qui s’éloigne. 

Qu’avons-nous gardé de notre identité africaine dont doivent s’inspirer les afro-descendants ?

Il s’agit particulièrement de nos croyances, de notre spiritualité, de nos valeurs sociales, de notre philosophie, de notre vision du monde et de l’univers, etc.

Quelle place la langue et les croyances jouent-elles dans la promotion de la culture africaine ?

Le monde entier veut nous faire comprendre que nous pouvons faire évoluer nos cultures en laissant de côté nos langues. On veut nous faire comprendre que nous pouvons évoluer et promouvoir nos cultures en abandonnant nos croyances, nos spiritualités. Ce qui est quasiment impossible.

Le ver se trouve dans le fruit. Aucune culture ne peut se développer sans langue d’expression propre de son identité. Aucune culture ne peut se développer sans une vision affirmée de ses croyances, de sa religion, de sa vision du monde, de sa philosophie, de sa spiritualité.

Nous voulons notre culture, qui est une totalité. On ne peut pas développer une culture en prenant seulement un aspect et vouloir la promouvoir sans pour autant aller à la base de ses fondements.

De quelle base parlez-vous ?

C’est la langue d’expression de nos cultures et les croyances traditionnelles.

Aujourd’hui, sommes-nous loin des afro-descendants ?

Oui ! Assez loin. Il faut affirmer que nous sommes de plus en plus loin de « l’africanité originelle tout comme nos frères afro-descendants ». Ce que nos frères ont perdu en étant éloignés du continent, nous nous sommes arrangés à les perdre, en partie en étant sur place. Cependant, ceux qui ne se disent pas musulmans ou chrétiens sont encore imprégnés de croyances traditionnelles. Ils vivent avec leurs croyances. Ils sont dans le vrai de l’Africanité.

Ceux qui ont pris à leur compte d’autres valeurs telles les religions et les langues importées qui changent complètement la vision de l’individu par rapport à lui-même et au monde ne sont plus dans le vrai. Ils ne sont pas loin de certains afro-descendants.

Donc l’adhésion aux religions monothéistes est en déphasage avec la promotion de la culture africaine ?

Assurément ! On ne peut pas défendre la culture africaine et se réclamer chrétien ou musulman. Je ne peux pas me dire homme de culture malien en étant chrétien ou musulman. On ne peut pas promouvoir nos cultures et resté attaché aux religions importées qui ont pour objectif avouée, la totale destruction de nos religions autochtones et la négation de nos langues. 

Dans la même logique, préconiseriez-vous aujourd’hui qu’à la place des balani show qu’on privilégie des manifestations culturelles traditionnelles ?

Je n’ai rien contre les balani show parce que c’est la preuve de la carence de notre politique culturelle et de notre système éducatif qui ignore nos réalités socioculturelles. Comme on le dit, « la nature a horreur du vide ». Quand il n’y a rien comme proposition, on crée. Les enfants ont créé parce qu’on ne leur a rien proposé. Or, la jeunesse aussi bien que l’enfance ne peut pas se faire sans distraction, sans récréation. 

Dans nos sociétés traditionnelles, au clair de lune, les enfants s’amusaient bien. Ils avaient leur rythme, leurs jeux qui structuraient leur esprit par rapport à leur environnement. 

Pouvez-vous nous citer quelques-uns de ces jeux ?

Il y avait des jeux de cache-cache, de la marelle, la lutte, le kotèba, les contes, des chants et des danses, etc. Ces jeux leur permettaient de se structurer non pas par rapport à un espace inconnu, mais par rapport à leur environnement. 

Est-il donc trop tard pour bien faire ?

Non ! Nous pouvons bien réorienter ces balani show si nous voulons bien faire. Pour cela, nous pouvons proposer aux enfants des musiques qui soient de leur terroir, ou tout simplement des manifestations provenant de leur identité. Il faudrait à ce titre mettre nos artistes, nos musiciens, nos artisans… à contribution afin de proposer quelque chose d’authentiquement africain à la place de ces balani show. Mais qui va mener ces réflexions ?

Dans une de vos interviews en 2019, vous aviez déclaré : « s’il y a un champion de la culture au Mali, c’est bien Alpha Oumar Konaré et non IBK ». Pourquoi Alpha Oumar Konaré ?

Les raisons sont multiples. De par sa formation universitaire, Alpha Oumar Konaré est un acteur et un militant culturel de premier ordre. Il connaissait bien la culture malienne avant d’être président. Depuis qu’il était ministre de la Culture sous le général Moussa Traoré [deuxième président du Mali indépendant ndlr], il a fait beaucoup de propositions allant dans le sens de la valorisation de la culture malienne. Lorsqu’il a été président de la République également, il a posé des actes culturels sur lesquels nous fonctionnons jusqu’à nos jours.

De quels actes parlez-vous ?

Notamment, de la Rencontre des Chasseurs Ouest-africaine, qui a été l’une des rencontres authentiques de toute l’Afrique de l’Ouest sur la culture authentique de l’Afrique de l’Ouest. Un acte qu’il a posé en 2001. C’est grâce à cette rencontre que les populations ont compris la valeur culturelle d’une confrérie, comme celle des donso, des chasseurs.

À cela s’ajoutent les monuments qu’il a érigés dans les capitales régionales du Mali. Ces monuments sont l’expression de l’identité africaine du Mali. Alpha Oumar Konaré a également apporté sa petite touche à la biennale artistique et culturelle. Mais sous IBK, qu’est-ce qui a été fait pour la culture ? Je ne vois rien.

Seriez-vous donc en train d’attribuer la décadence culturelle du Mali aux présidents qui sont venus après Alpha Oumar Konaré ?

Je ne parlerai pas de décadence de la culture malienne. Elle survit dans certains domaines et dans d’autres, elle brille de mille feux. Néanmoins, cette brillance et cette excellence n’iront pas loin tant qu’on ne tiendra pas compte des deux piliers fondamentaux de la culture : la langue et les croyances.

La langue est le véhicule de la culture. Les croyances constituent le soubassement, le substratum. Il n’y a aucun élément de la culture malienne qui ne soit lié à une croyance, à un aspect de la spiritualité malienne. 

Le Ciwara est-il aussi lié à une croyance malienne ?

Le Ciwara est d’abord un élément de la croyance des Maliens. Le Ciwara est le nom d’une société d’initiation malienne. C’est le masque de cette société d’initiation. Le Ciwara est le symbole du labeur, de l’excellence.

Il paraît que ce masque est sexué. Expliquez-nous.

Le Ciwara n’est jamais seul. Il est toujours accompagné. Mais par méconnaissance, on donne un Ciwara à quelqu’un sans se soucier de connaitre le sexe du masque. Pourtant il est sexué. Il y a le mâle et la femelle. 

Certes, le Ciwara est le symbole du labeur, mais ce symbolisme n’est pas lié à un sexe. En dehors de tous ces aspects, ce que les gens ne savent peut-être pas et qui est déplorable, c’est le fait que le Ciwara ne doit pas rentrer dans la maison de celui qui prie. Pourtant, c’est toujours une fierté dans notre société.

Pourquoi ce masque ne doit-il pas rentrer dans la maison de celui qui prie ?

Parce que c’est une société d’initiation où on ne prie pas. Certes, il faut promouvoir les cultures africaines et afro-descendantes mais il faut qu’en Afrique, nous apprenions d’abord à nous assumer avant d’appeler nos frères afro-descendants, qui regrettent d’avoir perdu leurs langues et leurs croyances. Au même moment, nous Africains, avons peur de nos religions autochtones que nous contribuons à faire disparaître !

Il faut que nous revenions à l’étude systématique non seulement de nos langues, mais également de nos croyances traditionnelles, de notre religion africaine. Qui veut promouvoir la culture malienne doit nécessairement passer par ces deux piliers fondamentaux.  

Nous savons aussi que vous êtes membre de la confrérie donsoya. Pouvez-vous nous parler de cette confrérie ?

A lire prochainement, dans la deuxième partie !

Réalisé par Fousseni Togola (pour Le Pays)

Et Bakary Fomba (pour phileingora.org)

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Oeuvre dart africain
Seko ni Donko

Covid-19 : pour soutenir les cultures africaines, les gouvernements sont interpellés

by Chiencoro 24 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Même pendant les moments les plus difficiles, la culture doit jouer son rôle cathartique. Elle est le recours des cœurs brisés. Pourtant, les effets de la pandémie n’ont nullement épargné ce secteur. La célébration de la deuxième édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante a livré l’opportunité d’appeler les gouvernements à secourir le secteur.

« Partout dans le monde, des concerts, des représentations, des projections permettent ainsi de découvrir et d’explorer ces cultures aux richesses infinies, à la fois surprenantes et inspirantes ; mais aussi de rendre hommage au travail de tous les artistes et créateurs, qui portent et renouvellent ces cultures », a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à l’occasion de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, le 24 janvier 2021.

Richesse des cultures africaines

Les peuples d’Afrique se caractérisent par la richesse et la diversité de leurs cultures. Ces cultures d’Afrique et de la diaspora ont tissé à travers les siècles et les continents des manières uniques de penser et de sentir, d’éprouver et de dire, pour reprendre les mots de Audrey Azoulay. Ce patrimoine riche n’a jamais cessé d’être revisité, réinventé et réinterprété.

Alors que le monde célèbre la deuxième édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, le secteur culturel traverse d’immenses « difficultés liées à la pandémie » et à la crise profonde dans laquelle le secteur est tombé. Une situation qui n’est point sans conséquence sur le développement économique des États africains.

« Reconstruire autrement et mieux »

Il est alors plus que nécessaire de venir en aide au secteur de la culture pour surmonter les défis. « Car pour reconstruire autrement et mieux, nous aurons besoin de la force d’inspiration de la culture », précise la directrice de l’UNESCO qui explique que « la promotion des cultures africaines et afro-descendantes est d’autant plus essentielle que la crise mondiale a exacerbé toutes les tensions de nos sociétés ». Selon ses mots, les cultures africaines et afro-descendantes offrent de la fierté, des réponses, et de quoi guérir les blessures les plus intimes.

Cette nouvelle édition de la Journée mondiale pour la culture africaine et afro-descendante est une occasion pour mettre à l’honneur et en lumière ces cultures, dans leur diversité, comme dans leur actualité. Cette Journée offre également l’opportunité aux chefs d’État africains, qui ont déclaré l’année 2021, année pour les arts, la culture et le patrimoine, de promouvoir ces cultures africaines et afro-descendantes, afin de leur permettre de jouer tout leur rôle pour le développement et pour la paix.

Inciter les gouvernements à la mise en œuvre des textes

Le 24 janvier a été consacré par l’UNESCO Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante lors de la 40e session de sa Conférence générale en 2019. Cette date n’a pas été choisie au hasard. Elle coïncide avec l’adoption de la Charte pour la renaissance culturelle africaine en 2006 par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

À travers la célébration de cette journée, l’UNESCO entend inciter les États africains à promouvoir la ratification et la mise en œuvre les plus larges possibles de cette Charte. L’objectif est de renforcer le rôle de la culture dans la promotion de la paix sur le continent.

Les États africains doivent éviter que la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus mette la riche culture du continent en péril. Une situation qui ne pourrait qu’exacerber les maux du continent.

Fousseni Togola 

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Dr Fanta Siby ministre de la Sante et du Developpement social
Santé

Lutte contre la covid-19 : le Mali candidat au vaccin indien

by Bakary FOMBA 23 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

La course aux vaccins anti-covid bat son plein. Aucun pays n’entend rester à la traine. Alors que le déploiement des 600 millions de doses du mécanisme covax n’a pas encore commencé, le gouvernement malien annonce l’achat de plusieurs millions de doses de vaccins d’origine indienne.

Si l’année 2020 a été marquée par le déclenchement de la pandémie du coronavirus, 2021 pourrait être, quant à elle, marquée par la course aux vaccins anti-covid. En groupe ou individuellement, les États, riches comme pauvres, se lancent dans la course. Personne ne veut être le dernier, puisque tous veulent se montrer soucieux du bien-être de leurs populations.

Plus de 8 millions de doses pour le Mali

Au cours du conseil des ministres du jeudi 21 janvier 2021, la ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a rassuré les Maliens que 8 millions 444 mille 800 doses de vaccins seront achetées par le gouvernement malien. Cela, grâce à la contribution financière de l’Alliance mondiale pour les Vaccins et la Vaccination et la Banque Mondiale. Le coût de ces vaccins est évalué à 31 milliards 261 millions 580 mille francs CFA. Dr Siby précise que les premières doses « seront livrées en fin mars 2021 ». Le mois d’avril verra alors le démarrage de la vaccination au Mali.

« Selon le ministre de la Santé et du Développement social, cette campagne de vaccination concernera en premier le personnel médical, les personnes âgées d’au moins 60 ans, et les personnes vivant avec des maladies chroniques (comorbidités) », a indiqué la Cellule de communication du ministère de la Santé et du Développement social, vendredi 22 janvier 2021.

Vaccin d’origine indienne

Au cours d’un point de presse, vendredi dernier, Dr Siby a apporté plus de précisions sur ce vaccin. Selon ses mots, ce vaccin, pour lequel le Mali est candidat, est d’origine indienne. Il est conservable sous une température allant de +2 à +8 °C.

La ministre de la Santé et du Développement social reste persuadée que « ce vaccin contre la Covid-19 nous aidera à renforcer notre arsenal de guerre contre la Covid-19 ».

Pour une distribution rapide des vaccins anti-covid dans les pays n’ayant pas suffisamment de ressources, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires n’ont pas les bras croisés. Selon Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, « les agents de santé et les personnes vulnérables en Afrique ont besoin d’un accès urgent à des vaccins sûrs et efficaces contre le Covid-19 », a-t-on rapporté dans un communiqué du 21 janvier 2021 de l’OMS.

Le Covax, un espoir

L’espoir de l’OMS pour secourir les pays africains est surtout le mécanisme Covax qui « est en bonne voie pour commencer à fournir des doses de vaccin et commencer à assurer un accès mondial aux vaccins », d’après Thabani Maphosa, directeur général des programmes des pays GAVI. À travers ce mécanisme, le continent devra recevoir un maximum de 600 millions de doses au cours de cette année.

L’Union africaine [UA], dont la présidence tournante est assurée par l’Afrique du Sud, a obtenu 270 millions de vaccins anti-covid pour le continent. L’annonce a été faite, mercredi 13 janvier 2021. Entre avril et juin, 50 millions de doses seront déjà disponibles.

En dehors de cette commande collective, des pays ont engagé également des commandes individuelles. Tel est le cas de l’Algérie, qui a acheté le vaccin russe Spoutnik V ; du Maroc, qui a opté pour AstraZeneca et du chinois Sinopharm. Quant au Sénégal, celui-ci aurait annoncé être en discussion avec Sinopharm. Depuis le 30 décembre 2020, la Guinée Conakry a entamé des séances de vaccination contre cette pandémie de coronavirus, à titre expérimental, à l’aide du vaccin russe Spoutnik V.

Malgré cette course aux vaccins anti-covid, le respect des mesures barrières doit encore rester dans nos pratiques. Le port correct des masques, le lavage des mains, la distanciation physique sont assez importants pour vaincre cette pandémie.

Bakary Fomba

23 janvier 2021 0 comments
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audrey azoulay
Seko ni Donko

Audrey Azoulay : « … Maintenant, nous devons aider la culture »

by Chiencoro 23 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La pandémie de la covid-19 a permis de mettre en lumière les fragilités du milieu des arts et de la culture. Les gouvernements sont invités à soutenir ce secteur qui reçoit de plein fouet les effets de la crise sanitaire.

« Le secteur — qui représente 30 millions d’emplois — se bat pour sa survie et a besoin de notre aide. La culture nous a aidés à sortir de la crise. Maintenant, nous devons aider la culture et maintenir ce qui fait sa force : la diversité », déclare Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Cette déclaration fait suite à la crise profonde dans laquelle sommeillent la culture et les professionnels du secteur en raison des mesures prises par les gouvernements afin de minimiser les effets de la pandémie de coronavirus.

Défis liés à la numérisation et à la consommation en ligne

« Dans l’industrie cinématographique, on estime que dix millions d’emplois seront perdus en 2020, tandis qu’un tiers des galeries d’art auraient réduit leur personnel de moitié pendant la crise », souligne l’UNESCO avant d’indiquer qu’« une fermeture de six mois dans l’industrie musicale pourrait coûter plus de dix milliards de dollars en parrainages ». Quant au secteur de l’édition,elle n’est nullement épargnée. Le « marché mondial de l’édition devrait diminuer de 7,5 % en raison de la crise liée au COVID-19 ».

Une situation qui a instauré une forme d’inégalité à travers un changement de paradigme dans les manifestations artistiques et culturelles. En période de pandémie, les concerts et les festivals se sont passés en ligne. Or, indique le guide d’orientation de l’UNESCO, près de 46 % de la population mondiale n’a pas accès à une connexion internet. Ce qui prive près d’un individu sur deux de l’accès à la culture et aux arts en pleine période de confinement. « La très forte montée en puissance de la numérisation et de la consommation en ligne de contenus culturels, que les mesures de confinement n’ont fait qu’accélérer, engendre des défis sans précédent pour la protection et la promotion de la diversité des contenus et des créateurs », déplore Ernesto Ottone, sous‑directeur général de l’UNESCO pour la culture.

Un « guide pratique » et un outil de conseils

« À l’heure où tous les pays s’efforcent d’imaginer des réponses à cette crise sans précédent, l’UNESCO entend plaider pour que les industries culturelles et créatives ne soient pas oubliées ». Pour un secteur créatif et résilient, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture met à la disposition des gouvernements un document d’orientation, « La culture en crise : Guide de politiques pour un secteur créatif résilient », qui formule plusieurs recommandations. Ce document constitue à la fois « un guide pratique pour aider les gouvernements à faire face aux défis auxquels sont confrontés les artistes et les professionnels de la culture pendant la pandémie », mais aussi un outil « offrant des conseils sur la manière de renforcer la résilience des industries créatives à l’avenir ».

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture présente quinze mesures phares pour faire face à l’impact du covid-19 sur le secteur culturel. Il demande aux gouvernements un soutien direct aux artistes et aux professionnels de la culture ; un soutien indirect aux industries culturelles et créatives ; le renforcement de la compétitivité des industries culturelles et créatives. La mise en œuvre de ces mesures est importante, car « le milieu artistique et culturel est un écosystème fragile que les gouvernements ont mis des années, voire des décennies, à soutenir patiemment, méthodiquement, par des politiques culturelles et des investissements publics importants ». Mais « tout cet effort risque d’être anéanti si rien n’est fait. »

Fousseni Togola

23 janvier 2021 0 comments
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Pose premiere pierre Hopital miltaire 2
Sécurité

Santé et sécurité : la transition malienne donne un coup d’accélérateur au moral des troupes

by Bakary FOMBA 22 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

À l’occasion de son 60e anniversaire, l’Armée malienne bénéficie d’un premier hôpital en son nom. La pose de la première pierre de ce joyau architectural a eu lieu le 20 janvier dernier.

Des militaires saints pour un pays plus sécurisé, doit-on dire. Situé à près de 20 km au sud de Bamako, la capitale malienne, Banankoro, dans la 2e région du pays (Koulikoro), verra bientôt ériger sur une superficie de 15 hectares, le premier hôpital militaire du Mali. Ce joyau, œuvre de la transition politique, sera bâti sur une surface totale d’environ 60 000 m² avec un grand mur de clôture.

La pose de la première pierre de cette infrastructure sanitaire a eu lieu, mercredi 20 janvier 2021, par le Vice-président de la Transition, Assimi Goïta. Une date assez symbolique pour le Mali, puisqu’il s’agit de la date anniversaire de la création de l’Armée nationale.

Structuration de l’hôpital

Cette infrastructure sanitaire offrira une capacité initiale de 279 lits pour permettre d’accueillir et de mieux traiter les blessés de guerre. Toute chose qui ne peut contribuer qu’à améliorer leur pronostic vital, de remonter leur moral dans le souci de leur donner plus de confiance pour aller au combat, au besoin, en faisant le sacrifice ultime.

Parmi les infrastructures à réaliser dans l’espace indiqué, on note un bâtiment R+2 pour les consultations externes de toutes les spécialités, un bloc d’hospitalisation de 180 lits, un bloc d’hospitalisation VIP de 32 lits, un bloc gynécologie-obstétrique avec 26 lits d’hospitalisation, un bloc d’analyses médicales ainsi qu’un bloc comprenant un service de réanimation de 12 lits, un service d’urgences médicales et chirurgicales, 48 appartements servant de logements d’astreints, etc.

Cette infrastructure est un tout et montre le souci pressant de Assimi Goïta et ses hommes pour le bien-être des militaires et par ricochet des Maliens. Car seul un militaire en bonne santé peut assurer pleinement sa fonction de protection et de sécurisation.  

Une « politique de santé publique et militaire qui soit au service de tous » 

« Ce joyau architectural représente pour les FAMa, pour la Direction centrale des services de Santé des Armées une ambition, celle d’une politique de santé publique et militaire qui soit au service de tous », a laissé entendre le Colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, à l’occasion de cette cérémonie de pose de première pierre.

Quant au directeur central des Services de Santé des Armées, le Colonel-major Mohamed Alpha Diaw, celui-ci a fait comprendre qu’il s’agit d’une « vision du commandement de mettre à la disposition des militaires des infrastructures fonctionnelles, équipées disposant d’un personnel qualifié ».

Les travaux de construction de cette infrastructure sanitaire pour les militaires doivent se faire dans un délai de 24 mois, soit 2 ans. Cette initiative des autorités de la transition ne peut être que salutaire. Car de même que la bonne disposition du corps impacte positivement sur l’esprit, de même des militaires bien pris en charge sanitairement peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes pour protéger les citoyens et sécuriser tout le pays.

Bakary Fomba

22 janvier 2021 0 comments
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Moussa Mara president Yelema
Opinion

Sommet de N’Djamena : que faut-il en attendre ?

by Sahel Tribune 22 janvier 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

L’opération Barkhane semble, en ce moment, dans le creux de la vague. La perte malheureuse de cinq soldats en une semaine, les difficultés d’opérationnalisation de la force TAKUBA et celles encore plus grandes du G5 Sahel ont contribué à cette situation. Il y a également l’impression d’un certain enlisement dans la guerre contre le terrorisme. Les éliminations annoncées de terroristes succèdent aux attentats lâches à l’engin explosif improvisé.

Malgré les coups subis, l’empreinte terroriste globale se maintient. Elle paraît même se renforcer avec une inclinaison de plus en plus forte de certaines autorités sahéliennes à négocier avec les terroristes. Le contexte de désamour persistant entre la France et les opinions africaines et, cerise sur le gâteau, les sondages qui montrent, pour la première fois, que l’opinion publique française est majoritairement contre l’opération contribuent enfin à assombrir les perspectives de cette opération pourtant demandée par les pays sahéliens et encore bien soutenue par les États concernés.

« Les seuls succès militaires ne suffiront pas »

C’est le temps du doute et des questions importantes, illustré par de nombreux titres d’articles dans la presse hexagonale et internationale qui sont globalement critiques et portant des jugements quelques fois excessifs sur l’intervention de l’armée française dans le Sahel.

La prévision d’un sommet entre la France et les pays du G5 Sahel à Ndjamena en février 2021 ouvre la perspective de ces questionnements et, in fine, de l’avenir de l’opération Barkhane dans le Sahel.

Le statut quo n’est pas tenable, il ne faut pas s’attendre à court terme à une éclaircie sur chacun des fronts évoqués précédemment. Les seuls succès militaires ne suffiront pas, au contraire ! Il y a un risque réel que d’éventuelles pertes de soldats supplémentaires ne rendent Barkhane encore plus impopulaire en France. Ce qui suscitera inévitablement des pressions plus grandes pour son retrait. La période électorale qui s’ouvre dans le pays, est susceptible d’amplifier ces débats et d’offrir un cadre propice aux surenchères populistes de tous ordres. Il est de ce fait impératif d’anticiper les difficultés qui s’annoncent. Le prochain sommet offre un cadre idéal pour cela. 

Assigner une piste de sortie

De manière stratégique, il doit être assigné à l’opération Barkhane une piste de sortie, assortie d’un chronogramme de retrait progressif. Cela passera par une réduction des troupes en 2021 comme d’ailleurs annoncé. Cette réduction est à faire suivre d’un plan de retrait sur une période donnée avec, à terme, la réduction de l’opération en une présence de forces spéciales et un appui opérationnel aux troupes du Sahel (renseignements, observations, soutiens aériens divers). Le contexte est favorable à cette nouvelle orientation. 

À partir de 2022, la France et l’essentiel des pays du Sahel auront des cycles électoraux quasi concordants (2021 au Tchad et au Niger, scrutins effectifs en Mauritanie et au Burkina, 2022 au Mali), ce qui offrira un contexte de stabilité institutionnelle à l’engagement d’une véritable stratégie coordonnée, sur la période 2022 — 2025. Cela doit se traduire par une montée en puissance réelle et vérifiable des États sahéliens quant au traitement du défi terroriste et sécuritaire, parallèlement à la réduction progressive de la présence du partenaire français.

Le sommet de N’Djamena, une opportunité

Le sommet de N’Djamena, outre les actions immédiates et opérationnelles relatives aux dossiers en cours, pourra ouvrir la perspective de cette orientation stratégique majeure qui voudra également dire que les États du Sahel doivent s’engager davantage dans le traitement de leurs propres difficultés.

Ils doivent définitivement s’éloigner du syndrome du « pays faible à protéger » ou encore de l’argutie de la « digue contre le terrorisme international menaçant l’Europe ». Ils doivent le faire ensemble, mais ils doivent également enjoindre à chacun d’entre eux de faire sa part du travail. Dans ce domaine, le fardeau le plus lourd revient à notre pays, le Mali.

L’État malien doit enfin se saisir du « dossier Mali » et s’engager de manière déterminée dans son traitement. Il doit le faire avec une ambition stratégique, celle de gagner enfin le cœur des populations maliennes. C’est la clé du succès et cela est valable pour les autres pays confrontés à la donne terroriste.

Ce combat ne peut être mené ni par les forces étrangères seules ni par les seules forces armées maliennes. Il faut une action coordonnée de toutes les dimensions étatiques ainsi qu’une forte implication du leadership du pays.

Un partenariat stratégique

Nous avons à emprunter sans délai cette voie et le faire en retenant que la présence de l’administration est indispensable pour gagner le soutien des populations et que l’exercice de la justice est encore plus crucial pour atteindre cet objectif. L’équité dans le fonctionnement de l’administration et ses rapports avec les citoyens, la protection de ces derniers ainsi que la satisfaction de leurs besoins demeurent prioritaires. Nous ne gagnerons cette guerre qu’à ce prix. Nous devons impérativement monter en première ligne pour ce faire et obtenir de nos alliés leurs accompagnements. 

C’est à ce partenariat que le sommet de N’Djamena doit essayer de nous convier. Un partenariat stratégique, avec le soutien de la communauté internationale, sur base d’engagements précis de nos pays, assortis d’objectifs tactiques mesurables à atteindre sur chaque période, est le seul à même d’offrir un cadre idéal pour la résolution des problèmes sahéliens. Et permettre en même temps que le retrait des troupes étrangères, dont Barkhane, ne soit pas considéré comme un repli, voire une fuite !

Il est donc attendu que la rencontre de N’Djamena soit d’abord un moment politique de vérité avant d’être un sommet militaire, avec un zest de vision stratégique !

Moussa MARA www.moussamara.com

Les intertitres sont de la rédaction

22 janvier 2021 0 comments
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