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Les representants de la presse malienne en conference de presse dimanche 20 decembre 2020 copie
Sécurité

Mali : la presse réagit à des des mesures « liberticides »

by Bakary FOMBA 21 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Suite à la publication d’un décret, vendredi 18 décembre 2020 par le gouvernement de la transition, les faitières de la presse nationale ont organisé, dimanche 20 décembre 2020 à la maison de la presse, une conférence de presse pour dénoncer ces mesures « liberticides. »

« [NDLR] Les autorités administratives compétentes sont habilitées à prendre toutes les mesures appropriées pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature, des réseaux sociaux, ainsi que celui des émissions radiophoniques ou télévisées, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales. » Voilà la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. Ce décret pris par le gouvernement, le 18 décembre 2020, dans le cadre de la prévention de la deuxième vague du covid-19 est jugé « liberticide » par la presse malienne. Les organisations faitières de la presse nationale dénoncent toute atteinte à la liberté d’expression.

« Nous resterons vigilants et mobilisés »

« En quoi la lutte contre la maladie à coronavirus peut donner droit au contrôle de contenus médiatiques ? », se demande Bandjougou Danté, président de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL). Il fait savoir le combat que mène la presse dans la lutte contre cette deuxième vague du covid-19.

Le président de l’URTEL prévient toutefois les autorités de la transition : « Nous resterons vigilants et mobilisés face à toute tentative de confiscation de la démocratie et de la violation des libertés acquises de dures luttes ».

Notons que d’autres organisations nationales ont dit non à ces mesures « draconiennes » contre la presse malienne. Au cours de cette conférence de presse, les faitières de la presse malienne ont prévu d’organiser une journée de manifestation dans les prochains jours afin d’exiger le renforcement de la liberté de la presse au Mali. « Nous voulons dépénaliser les délits de presse. Nous voulons avoir une nouvelle loi pour avoir l’accès à l’information. Pour que chaque journaliste puisse accéder à toute l’information utile, à la manifestation de la vérité », a laissé entendre Dramane Aliou Koné, président de la Maison de la Presse.

Sur les ondes de la Radio France internationale (RFI), Aguibou Bouaré, président de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), demande à redoubler de vigilance face à ces mesures du gouvernement.

Le gouvernement précise

Après cette conférence des faitières de la presse malienne, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a précisé que son objectif n’est point de remettre en cause les libertés publiques. « L’instruction relative à l’état d’urgence ne vise nullement à remettre en cause quelque liberté que ce soit ; elle n’a pas vocation à prescrire des mesures nouvelles et ne fait que rappeler les dispositions de lois et règlements », précise le gouvernement dans un communiqué, dimanche 20 décembre 2020.

Bakary Fomba, stagiaire

21 décembre 2020 0 comments
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Esaii Daou nouveau recteur de luniversite de Segou
Éducation

Esaii Daou : qui est le nouveau recteur de l’université de Ségou

by Sahel Tribune 20 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Reconnu pour sa rigueur et sa franchise, le Maître de conférences, Esaii Daou, nommé recteur à l’Université de Ségou, n’est pas un inconnu dans ce milieu.

Le nouveau recteur de l’Université de Ségou est dans la boîte de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique depuis 2005. D’abord Assistant à l’École Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT), où il était chargé des cours magistraux, des travaux dirigés et des travaux pratiques dans les matières comme la Mécanique des milieux continus, la Résistance des matériaux, les Matériaux de construction, le Béton armé et la Modélisation des structures de construction, Isaii Daou devient, en 2011, Maître assistant et continuera à dispenser les mêmes cours, dans le même établissement universitaire, jusqu’en 2017. C’est durant cette année qu’il sera appelé à occuper la fonction de Chef du Service Patrimoine à l’Université de Ségou.

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », disait Pierre Corneille. En effet, en raison de sa rigueur, de son amour pour le travail bien fait et surtout de son professionnalisme, M. Esaii Daou devient rapidement en 2018 Maître de conférences et sera chargé de dispenser des cours magistraux et pratiques sur les matériaux de construction à l’Université de Ségou, où il vient d’être nommé recteur.

Du haut de ses 13 années d’expérience dans l’enseignement supérieur, M. Daou est sur un terrain connu. Il est titulaire d’un Master de Science en ingénierie obtenu à l’Institut d’Ingénieurs de construction de Saint-Pétersbourg (Russie). Il détient également un PHD en Sciences techniques, obtenu à l’Université d’État des Voies de Communication de Saint-Pétersbourg (Russie). Dans le secteur de l’éducation, M. Esaii a bénéficié de plusieurs formations qui lui ont permis de recycler ses connaissances du milieu.

Le nouveau recteur de l’université de Ségou est un polyglotte. Il parle anglais, français, russe et Bamanankan. Il a maintenant la lourde tâche de veiller à l’application des nouvelles mesures des autorités de la transition politique au Mali pour la sécurisation de l’espace universitaire. Comme autre chantier, M. Esaii devra travailler à maintenir le cap à l’université de Ségou, qui se veut un modèle.

Togola Fousseni

20 décembre 2020 0 comments
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Vaccin contre la covid 19 au Mali
Les démystificateurs du Sahel

#PhileinCheck : non, le Mali n’a pas reçu de vaccin contre la covid-19

by Sahel Tribune 19 décembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Un message Wattsapp, partagé plusieurs fois, indique l’arrivée d’une quantité de vaccin contre la covid-19 au Mali. Cette information est fausse. Aucune source officielle ne le confirme. 

« Ethiopian Airlines a atterri aujourd’hui [jeudi 17 décembre 2020 NDLR] à l’aéroport du Mali avec une énorme quantité de vaccin contre la covid-19 ». Cette information a été partagée dans plusieurs groupes WhatsApp avec une note invitant les Maliens à refuser de se faire vacciner.

Une source contactée à l’aéroport international Modibo Kéïta de Bamako confirme l’atterrissage d’un avion Cargo Ethiopian Airlines, le jeudi dernier. Mais elle indique n’avoir vu aucun vaccin sortir de cet appareil. 

« Aucune information en ce qui concerne l’acheminement de ce vaccin »

Au ministère de la Santé et du Développement social du Mali, nous avons contacté le chargé à la communication, Marakatiè Daou. Celui-ci indique que le Mali n’a reçu aucun vaccin contre la covid-19. « Certes, le Mali a lancé une commande de vaccin comme plusieurs autres pays, mais je n’ai reçu aucune information en ce qui concerne l’acheminement de ce vaccin dans notre pays », a-t-il précisé.

Au centre 2 de prise en charge des malades de covid-19 à l’hôpital du Point G, nous avons eu Dr Fadié Traoré, médecin. Celle-ci dément également l’information en faisant savoir qu’aucune information concernant l’acheminement de ce vaccin au Mali ne leur est parvenue.

En dehors de toutes ces sources contactées, aucune autre source officielle, aucun média n’a parlé d’un quelconque acheminement de vaccin contre la covid-19 au Mali.

Togola

19 décembre 2020 0 comments
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Linsalubrité trouble le sommeil
Santé

Insalubrité : le marché de Kalaban-coro croulait sous les ordures

by Sahel Tribune 19 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans plusieurs quartiers de Bamako, l’insalubrité est devenue un problème de santé publique. Au marché de Kalaban -coro, dans le cercle de Kati, il y a une semaine, le goudron avait été pris d’assaut par les ordures. Cela, dans l’indifférence des autorités communales.

Non loin de la gendarmerie se trouve le marché de Kalaban -coro. Arrivés sur ce lieu, où les populations se procurent des condiments, de la viande, etc., nous avons été accueillis par de la poussière, des déchets, une odeur nauséabonde et bien sûr des animaux, qui faufilent parmi les engins. Le marché ainsi que le goudron avaient été presque transformés en un pâturage, car les animaux venaient se ravitailler sur ce tas d’ordures en reste d’aliments et de légumes pourris.

« Ces déchets nous empêchent de circuler librement »

Dans cette zone, le passage devenait de plus en plus difficile pour les usagers de la voie publique en raison non seulement des ordures qui s’emparaient petit à petit du goudron, mais aussi de la circulation des animaux. Les usagers de ladite route avaient commencé à se plaindre de la situation. Beaucoup de questions se posaient quant à la présence de ces ordures dans cet endroit ainsi qu’au manque de réaction des autorités communales.

Nous avons alors cherché à comprendre le problème. Cela, avant même que la mairie ne vienne dégager ce tas de déchets qui avait l’ambition de devenir un monticule.

Vers la Banque Nationale de développement agricole (BNDA), situé juste à côté de ce marché, un motocycliste indique que ces ordures sont devenues encombrantes. « Ces déchets nous empêchent de circuler librement », a-t-il indiqué. À l’en croire, la circulation des animaux peut entraîner de graves accidents sur cette voie qui tue déjà trop. « Les autorités doivent assumer leur responsabilité », conclut-il.

Les responsabilités sont partagées

Nous avons effectué un tour dans ce marché afin de savoir la cause de ce problème de déchets. Après quelques marches, nous avons pu nous entretenir avec une vieille dame, Bafana. Selon celle-ci, cette situation n’avait d’autres explications que l’incivisme des citoyens. « Ces ordures que vous voyez sont déposées par nous les vendeurs », affirme-t-elle avant d’indiquer que chaque vendeur nettoie chaque jour les dessous de son hangar et jette les ordures à cet endroit.

Si Bafana accuse les commerçants, cette vendeuse de légumes, madame Diallo Fatou accuse plutôt les autorités communales. Selon elle, « si le goudron était nettoyé chaque jour, on n’en serait pas là ». Elle précise que la mairie n’a pas montré aux commerçants « un endroit pour le dépôt des ordures ». Elle trouve alors normal que les ordures soient déposées au bord du goudron, voire sur le passage des motocyclistes.À l’en croire, on n’a pas à blâmer les commerçants qui accomplissent leur devoir envers la mairie.

Toutefois, la vieille Bafana invite les citoyens à plus de responsabilités. À ses dires, « pour que le pays soit propre, il faut que les habitants aient la volonté de l’assainir ».

Plus d’ordures après notre passage à la mairie

Nous nous sommes rendus à la mairie de Kalaban -coro pour comprendre davantage le problème auprès des autorités communales, qui sont accusées d’être responsables de la situation. Mais les autorités communales n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Toutefois, quelques jours après notre passage à la mairie, nous nous sommes rendus sur le lieu du dépôt d’ordures et avons constaté que le lieu avait été débarrassé de tous les déchets. Cela prouve que si les autorités se sentent suivies dans leur gestion des affaires, elles se voient obliger d’accomplir convenablement leur devoir.

Sira Niankaté

19 décembre 2020 0 comments
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Le president et le vice president de la transition malienne
Sécurité

Quatre mois après le départ d’IBK, les mêmes problèmes persistent

by Sahel Tribune 19 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, la transition politique mise en place après le départ d’IBK peine à retrouver sa voie. Quatre mois après la chute d’IBK, les mêmes problèmes persistent.

La transition politique en cours au Mali semble être la véritablement héritière du régime déchu d’Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). La même grogne sociale de laquelle le renversement de IBK et son régime est parti refait surface. En plus des grèves intempestives qui ont fini par handicaper l’administration malienne et essouffler l’économie du pays, des revendications locales deviennent de plus en plus pressantes sous cette transition qui peine toujours à retrouver sa voie pour l’accomplissement des missions qui lui sont assignées.

Dénonciation du gouvernement et du CNT

Le 11 décembre dernier, la Coordination régionale des Mouvements de l’inclusivité (CM1) de Tombouctou a tenu une grande marche pacifique pour dénoncer « l’exclusion » du CM1 « lors de la formation du gouvernement et de la mise en place du CNT ». Les populations de Tombouctou et de Taoudenni ont exprimé à cette occasion leur soutien au CM1 et demandé « aux autorités chargées de la mise en œuvre de la transition de réparer les injustices dont elles sont auteurs ».

Ces reproches ne sont-ils pas ceux qui ont conduit IBK à sa ruine après les élections législatives dont les résultats ont été dénoncés pour favoritisme ? Les nouvelles autorités du Mali auraient-elles déjà oublié ce pan de l’histoire du Mali ? Qu’on n’oublie quand même pas que généralement les mêmes causes produisent les mêmes effets. Avec le régime déchu, les soulèvements sont partis de la capitale pour regagner les régions. Sous la transition, nous assistons d’ores et déjà à l’ordre inverse.

Les autorités interpelées sur la situation sécuritaire

Dans le cercle d’Ansongo, région de Gao, au nord du Mali, les forces vives ont manifesté contre l’insécurité dans leur cercle, le 17 décembre 2020. Elles ont protesté contre « les multiples abus quotidiens ». Les forces vives du cercle d’Ansongo ont également dénoncé « l’isolement progressif du cercle dans l’indifférence totale et l’absence de réactions des forces de sécurité maliennes et des forces internationales (la Barkhane et la Minusma) ».

Face à cette situation d’insécurité grandissante, les populations de ce cercle ont saisi les autorités de la transition à travers cette marche pour qu’elles prennent « toutes leurs responsabilités en ce qui concerne la sécurité et la protection » de leur communauté « déjà meurtrie par les huit ans d’anarchie et d’injustice ».

Dans la même logique, le chef d’État-major de Danan Ambassagou, Youssouf Toloba a interpelé les autorités de la transition par rapport à la situation du pays dogon. Dans une courte vidéo de 2 minutes 35 secondes, publiée le 16 décembre dernier, le chef d’État-major de la milice dogon menace de rejoindre les groupes terroristes si les autorités de la transition ne déploient pas les militaires sécuriser la région de Mopti d’ici le 20 décembre.

Résultat d’une erreur

Ces soulèvements spontanés sont la manifestation d’une erreur commise par les autorités de la transition lors de la nomination des membres du Conseil national de transition (CNT). La plupart de ceux qui ont été désignés pour représenter le peuple malien ne peuvent que parler au nom du peuple qui vit à Bamako. Les régions se voient alors peu représentées dans le CNT. Dans leur mentalité, cela laisse transparaître une volonté d’exclusion de leur localité par les nouvelles autorités. C’est pourquoi il ne convient point de prendre à la légère ces manifestations si l’on ne souhaite pas tomber dans les mêmes leurres d’IBK.

Togola 

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OMS
Santé

Fêtes de fin d’année : face à l’augmentation des cas de covid-19 en Afrique, l’adoption de mesures fortes s’impose

by Sahel Tribune 18 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’augmentation des infections à la covid-19 en Afrique au seuil des fêtes de fin d’années inquiète l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui invite à l’adoption de mesures fortes pour stopper cette hausse.

« La hausse des infections à la Covid-19 et la saison des fêtes représentent une combinaison inquiétante », a déclaré Dr Richard Mihigo, coordinateur du programme d’immunisation et du développement des vaccins au bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Dans les 47 pays de la région africaine de l’OMS, une moyenne de 46 000 cas a été enregistrée depuis la mi-octobre, souligne-t-on.

Plus de 2,4 millions de cas et 57 000 décès en Afrique

Davantage de déplacements et d’interactions sociales sont « des facteurs responsables de la hausse du nombre de cas » de coronavirus, selon l’OMS. « Les rassemblements, comme les réunions politiques, ou dans des endroits fermés ont aussi contribué à l’augmentation des infections », a déclaré le bureau de l’OMS qui déplore un faible taux de dépistage dans plusieurs pays africains.

Face à cette recrudescence du nombre de cas d’infection en Afrique, l’Organisation mondiale de la santé demande l’adoption de mesures plus fortes pour faire face à cette pandémie.

« Une possible augmentation des cas peut être évitée »

Selon Dr Nsenga Ngoy, responsable du programme de gestion des urgences au bureau régional de l’OMS, « une possible augmentation des cas dans les prochaines semaines peut être évitée en redoublant nos efforts ».

L’OMS juge alors urgent de renforcer les « mesures de santé publique afin d’éviter une forte hausse des infections » durant cette période pendant laquelle « les gens se réunissent ou voyagent pour les fêtes de fin d’année ». Pour ce faire, Dr Mihigo invite au renforcement des « mesures préventives [NDLR] afin de limiter les risques d’infections durant la période des fêtes ». À l’en croire, « le relâchement n’a pas sa place dans le combat contre cette pandémie. »

À noter que l’Afrique représente moins de 4 % des infections et des morts signalés dans le monde avec plus de 2,4 millions de cas, plus de deux millions de guérisons associées et 57 000 décès signalés, souligne l’OMS.

Bakary Fomba, stagiaire     

18 décembre 2020 0 comments
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Premiere couverture du Concept Ndomo OK
Seko ni Donko

Livre : « Le Concept n’domo » ou la solution à l’emploi jeunes

by Sahel Tribune 18 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Préfacé par le cinéaste et ex ministre de la Culture du Mali, Cheick Oumar Sissoko, « Le Concept n’domo, une réponse à l’entrepreneuriat solidaire et à l’auto emploi des jeunes » de Boubacar Doumbia vient de paraître aux éditions La Sahélienne. Cet ouvrage fait la promotion de l’entrepreneuriat social et solidaire.  

« Comment faire pour que l’art du BOGOLAN serve de manière significative au développement économique et social ? » Voilà la tâche à laquelle s’est toujours livré Boubacar Doumbia depuis ses années d’études à l’Institut national des arts de Bamako. Une voie qu’il poursuit à travers son récent ouvrage.

Partant du problème de l’employabilité des jeunes et des difficultés que ces derniers traversent, l’auteur met en exergue le N’domo, cette « première étape d’initiation, d’orientation et de recherche de la plénitude que les jeunes, à partir de sept à dix ans devaient avoir jusqu’à l’âge de dix-huit à vingt ans » dans les communautés bambaras. Boubacar Doumbia explore cette société d’initiation bambara et ses fondements afin d’en extraire les éléments pour permettre à la jeunesse d’évoluer vers des projets d’entreprises collectives. 

« C’est regrettable pour nous d’avoir tourné dos au N’domo, cette vieille école traditionnelle qui a su donner aux jeunes d’autrefois une formation adaptée à nos réalités tout en facilitant leur insertion dans la vie active », écrit M. Doumbia. Si la scolarisation a porté un coup dur au N’domo en tant que système de formation par l’initiation, l’auteur estime que certains de ses outils peuvent toujours être utilisés par la jeunesse à l’heure actuelle.  

Implanté à Pélengana aux portes de Ségou, le centre N’domo est une véritable entreprise sociale et solidaire. « La porte d’entrée de l’atelier a la forme d’un masque N’domo avec cinq appendices ». Toutes les figures utilisées dans la construction de ce centre ont des significations que l’auteur précise dans son livre. 

À travers des schémas, des illustrations, des tableaux, l’auteur rend plus facile aux lecteurs la compréhension du fonctionnement et de l’organisation de ce centre qui s’inspire des règles du Ndomo. Une structure qui forme des groupes de jeunes et les reverse sur le marché de l’entrepreneuriat solidaire. 

Cet ouvrage révolutionnaire délivre à la jeunesse ainsi qu’aux décideurs politiques des clés importantes pour comprendre et corriger la problématique de l’employabilité des jeunes. En cela, c’est un traité d’économie et de gestion inspiré de nos traditions.  

« Le Concept n’domo » est disponible en vente au Centre NDOMO à Pelengana, Ségou; à l’Hôtel Savane à Ségou; à La Sahélienne, à Bacodji-coroni ACI.

Togola

18 décembre 2020 3 comments
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