Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,20 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Tribunal
Sécurité

Au sahel, le respect des droits de l’homme s’impose

by Bakary FOMBA 19 mai 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le chef des opérations de paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix a alerté, mardi 18 mai 2021, devant le Conseil de sécurité, sur la détérioration de la situation des droits de l’homme au sahel. Il exhorte à plus de professionnalisme et de responsabilité.

Depuis le Sommet de Pau en janvier 2020, le renforcement des armées nationales, le déploiement des armées nationales, le déploiement temporaire de 600 soldats français supplémentaires au sein de l’opération Barkhane, le renforcement de la coordination entre les armées nationales, Barkhane, la Force conjointe du G5 Sahel et la MINUSMA, ainsi que le déploiement de la Task Force Takuba ont permis d’enregistrer des résultats louables dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, selon Jean-Pierre Lacroix.

Détérioration de la situation des droits humains

« Cependant, en dépit de ces progrès encourageants, il reste encore beaucoup à faire. Nous devons être conscients des conséquences désastreuses de la situation sécuritaire pour la population ainsi que les risques pour le reste de la région de l’Afrique de l’Ouest si la situation au Sahel n’est pas traitée de manière adéquate », a laissé entendre le chef des opérations de la paix de l’ONU.

Selon les précisions de Jean-Pierre Lacroix, la situation des droits de l’homme au Sahel « se détériore considérablement en raison de l’escalade du conflit et du fait que les violations des droits de l’homme qui auraient été commises par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme persistent ».

Professionnalisme et responsabilité

La Force conjointe du G5 Sahel, les autorités du Tchad et du Niger ont récemment démontré leur détermination à enquêter et à poursuivre les graves allégations de violences sexuelles qui auraient été commises par des membres du huitième bataillon tchadien de la Force déployé au Niger en fin du mois de mars, a noté Jean-Pierre Lacroix. « Leurs actions proactives sont louables, car elles témoignent de leur professionnalisme et de leurs responsabilités de commandement, et démontrent les progrès importants accomplis par la Force conjointe dans la mise en œuvre de son cadre de respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire avec l’appui du Haut-Commissaire aux droits de l’homme (HCDH) », a-t-il salué.

Dans de nombreux pays du sahel, notamment au Mali, la violation des droits de l’homme interpelle et inquiète de plus en plus les professionnels du droit ainsi que les défenseurs des droits humains. Tous exhortent les autorités politiques à la protection surtout des civils, qui sont les principales victimes. Dans un tel contexte, le respect des droits de l’homme s’impose au sahel.

Bakary Fomba

19 mai 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
G5 Sahel
Sécurité

Dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, la Force du G5 Sahel joue un rôle crucial

by Bakary FOMBA 19 mai 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes au Sahel, le chef des opérations de paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix a souligné, mardi 18 mai 2021, devant le Conseil de sécurité, le rôle crucial que la Force conjointe du G5 Sahel.

Depuis plusieurs années, les pays du Sahel sont confrontés à un problème d’insécurité. Une situation qui semble empirer de jour en jour.

Malgré les multiples attaques terroristes, la Force conjointe du G5 Sahel, composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, continue de jouer un rôle décisif dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel.

Le G5 Sahel et la Minusma, main dans la main

Devant les membres du Conseil de sécurité, lors d’une réunion à laquelle participaient également le chef de la diplomatie du Tchad, Oumar Ibn Daoud ainsi que le commandant de la Force conjointe, le général Oumarou Namata, Jean-Pierre Lacroix a déclaré que la Force du G5 Sahel « continue de renforcer ses capacités opérationnelles. » Cette Force demeure, aux dires de M. Lacroix, « un élément essentiel des réponses sécuritaires pour lutter contre les groupes armés extrémistes dans la région, ainsi que d’autres problèmes transfrontaliers, notamment le trafic de personnes, de marchandises illicites, d’armes et de drogues. »

Quant à la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), le chef des opérations de paix a indiqué que celle-ci continuait de fournir un appui logistique aux sept bataillons opérant sous le commandement de la Force conjointe. À cet effet, M. Lacroix a noté que « le soutien opérationnel et logistique réactif de la MINUSMA à la Force conjointe est resté essentiel aux opérations de la Force, en particulier dans le secteur Centre. »

« Un financement plus prévisible »

M. Lacroix estime toutefois qu’à l’avenir, le renforcement de la composante constituerait une étape importante non seulement vers l’amélioration de la surveillance des opérations militaires, mais aussi « pour les relier au renforcement de l’État, à l’appui au secteur de la justice et à la réforme pénitentiaire, ainsi qu’aux efforts déployés dans le cadre du respect des droits de l’homme. »

En raison de la nécessité de la force conjointe, M. Lacroix a plaidé pour « un financement plus prévisible » de cette Force, rappelant qu’elle « joue un rôle essentiel dans la réponse régionale à l’extrémisme violent. »

Pour rappel, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. Il a été créé lors d’un Sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq (5) États du Sahel. Il s’agit de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.

Bakary Fomba

19 mai 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
M5 RFP
OpinionPolitique

Formation du nouveau gouvernement : le M5-RFP sur une pente savonneuse !

by Chiencoro 19 mai 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Six jours après la démission du gouvernement de transition et la reconduction du Premier ministre, les tractations sont toujours en cours pour la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale. Les leaders du M5-RFP semblent déterminés à se tailler la part du lion dans le nouveau, et sûrement le dernier, gouvernement de transition. Cette volonté met le M5 sur une pente savonneuse.

Vendredi 14 mai 2021, Moctar Ouane et son gouvernement ont démissionné avant que le président de transition, Bah Ndaw ne reconduise le Premier ministre à sa fonction de chef de gouvernement. Il le charge ainsi de la formation d’un nouveau gouvernement beaucoup plus inclusif, qui tarde à voir le jour, six jours après la démission du précédent. Cette situation intervient alors que les autorités de transition ont épuisé la moitié des 18 mois qui leur sont accordés.

Le M5-RFP bientôt à table ?

Ce changement au niveau de la deuxième institution de la République a lieu après plusieurs rencontres, notamment avec le M5-RFP, la classe politique ainsi qu’après une visite de suivi-évaluation de la transition par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le M5, aussi bien devant le président de transition que devant les émissaires de la Cédéao, a exprimé son désir de la démission du Premier ministre actuel ainsi que de la dissolution du Conseil national de transition (CNT).

« [ndlr] Le Comité stratégique du M5-RFP prend acte de cette démission [celle du PM et de son gouvernement ndlr] , et rappelle qu’il n’a été ni consulté ni associé à ce changement, qui, de toute manière, ne répond ni à ses attentes ni à ses dix (10) mesures formulées le 6 mai 2021, lors de sa rencontre avec le Président de la Transition, Bah N’DAW. », indique le M5 dans son communiqué du 15 mai 2021.

Ce mouvement hétéroclite, à la base du départ d’IBK et qu’on estimait « mort de sa belle mort », souhaite que la réalité du pouvoir revienne aux civils au lieu d’être « détenue par la Junte militaire ». En plus de tous ces aspects, « Le M5-RFP estime également que la problématique du Conseil national de transition (CNT), illégitime et illégal, restera entière jusqu’à sa dissolution ». Il est prêt à poursuivre sa mobilisation jusqu’à l’atteinte de ses objectifs « de Rectification de la Transition pour la Refondation du Mali ».

Dans les coulisses, la dissolution ou simplement le remembrement de l’organe législatif de la transition serait déjà sur la table de discussion. En même temps, les rencontres entre le M5-RFP, le chef de l’État et son Premier ministre se multiplient en vue de négocier l’entrée de ce mouvement dans le nouveau gouvernement. 

Le Mali nouveau sacrifié ?

Ce mouvement contestateur, qui a joué un véritable rôle d’opposition politique bien avant la mort de l’ex-chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, se trouverait sur une pente glissante s’il acceptait de se tailler une part de lion dans ce nouveau gouvernement. Certes, il ne fait pas de doute que c’est ce que ses leaders ont toujours souhaité, mais leur intégration est lourde de conséquences pour le Mali et pourrait accentuer le désespoir des Maliens et les affermir dans leur position : les politiques ne défendent que leurs intérêts.

Pourtant, le pouvoir a ses réalités qu’on ne découvre qu’une fois dedans. L’on ne découvre ses pièges qu’une fois à l’intérieur. Les conditions posées par le M5, comme la démission de Moctar Ouane et la dissolution du CNT, lui sera-t-il accordé ? Accepter d’occuper des postes dans le nouveau gouvernement sans la satisfaction de ces conditions ne prouverait-il à suffisance que ce mouvement ne menait jusqu’ici qu’une lutte d’intérêts ? 

En réussissant à décrédibiliser ainsi le M5, les autorités de transition pourraient ainsi se protéger d’une ceinture de sécurité. Tout ce dont les Maliens ont eu peur, dont la prolongation du délai de la transition, pourrait facilement se concrétiser.

Dans ce besoin de protection, les autorités de transition ont pourtant peu de choix que d’intégrer des membres influents de ce mouvement hétéroclite. La stabilité politique et institutionnelle tant voulue ne passerait que par là dans leur entendement. La plupart des leaders de ce mouvement sont également conscients que ce gouvernement leur offre une dernière chance d’occuper des postes politiques importants au Mali.

Toute cette situation ne pourrait que tourner dans le désavantage du peuple malien qui a cru à une véritable renaissance avec cette transition. Cette intégration, si elle se concrétise, marquera également la fin du M5.

Fousseni Togola

Source: maliweb.net

19 mai 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Vue sur la conférence
Sécurité

Diakaridia Bakayoko, magistrat : « Il y a critique et critique. On critique sur la base des faits »

by Sahel Tribune 19 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pour apaiser l’opinion de plus en plus tendue suite à l’emprisonnement de personnes, notamment l’activiste Ras Bath, pour « outrage à magistrat », les deux syndicats de magistrats ont tenu une conférence de presse, ce lundi 17 mai 2021. Ils ont aussi saisi l’occasion pour répondre à certaines « allégations».

Une conférence de presse à l’allure d’un cours magistral sur le droit, surtout sur les droits du magistrat malien. Dans la salle d’audience B de la Cour Suprême de Bamako, Diakaridia Bakayoko, secrétaire administratif du Syndicat libre de la magistrature (Sylima) donne le ton de la conférence dite de presse, assez solennelle, avec un maître des lieux chargé de faire régner l’ordre comme dans un procès. « Allusion ne sera faite à aucun dossier en cours ». Le décor ainsi planté la conférence débute.

« Nous ne pouvons pas être contre la presse », rassure Diakaridia Bakayoko. Aux dires du conférencier, les magistrats ne sont pas contre les critiques. Cependant, explique Bakayoko : « Il y a critique et critique. On critique sur la base des faits ». On peut commenter une décision de justice, selon le secrétaire administratif du Sylima, sans porter atteinte à l’honneur du juge, car quoiqu’on fasse une décision de justice fait toujours au moins un malheureux. Si les magistrats ne perdent pas leur procès pour « outrage », expose-t-il, c’est parce qu’ils s’assurent de réunir tous les éléments avant de saisir la justice qui examine le dossier en toute « indépendance ».

Pendant près de deux heures, les syndicalistes se succèderont devant les caméras pour expliquer en français et en bambara ce qu’est la notion d’outrage à magistrat et les limites de la liberté d’expression. « La confiance doit se construire entre la justice et la population », a indiqué le Procureur Mamoudou Kassogué. Qui reconnaît que les lois maliennes ne sont pas parfois conformes aux réalités sociétales. « Mais, la justice doit être préservée pour le bien de tous », a-t-il affirmé avec insistance.

Magistrats contre UNTM
Dans ses propos, le secrétaire général du Syndicat Autonome de la Magistrature, Mahamadou Yattara a mis l’accent sur les « allégations » faisant état du non-assujettissement des magistrats à la Loi sur l’enrichissement illicite. « Faux ! », défend le secrétaire général. A ses dires, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) qui a tenu ses propos pour justifier sa grève, se trompe. Des magistrats ont déjà fait leur déclaration de biens et des enquêtes de l’Office central de lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei) sont en cours contre des magistrats.

Mamadou TOGOLA

Source: maliweb.net

19 mai 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Manifestation de juillet 2020 au Mali
OpinionPolitique

Crise malienne 2 : éviter à tout prix un nouveau soulèvement populaire 

by Mikailou Cissé 18 mai 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

De l’indépendance à nos jours, le Mali a connu quatre coups d’État militaire. La plupart ont lieu dans le dessein de parachever une lutte engagée par le peuple animé par la soif de la renaissance. Mikailou Cissé, dans cet article, exhorte les autorités de transition à rester sensibles aux expressions de frustration des citoyens maliens, pour se sauver en sauvant le Mali.

En 60 ans d’indépendance, quatre coups d’État militaire. La recherche de la stabilité politique et institutionnelle est et demeure toujours une véritable préoccupation au Mali depuis la première république. Les militaires sont intervenus à quatre reprises pour déloger des dirigeants. Ils sont intervenus dans des contextes différents, mais pour un seul objectif : réorienter la barque.

À l’exception de l’intervention conduite par Amadou Aya Sanogo en 2012, les militaires ont toujours réagi après que des citoyens ont manifesté, sous la houlette des politiques, pour montrer leur désapprobation ou exiger un changement dans la conduite des affaires de la Nation ou encore le départ du président en exercice.

Regard sur l’incursion de l’armée dans la scène politique

Pour la première intervention militaire du genre au Mali, il convient de mettre un bémol. Cette première intervention a conduit le pays à un régime dictatorial qui a duré 23 ans, de 1968 à 1991 et avait été dirigée par Moussa Traoré. Bien que les militaires, qui avaient perpétré le coup, avaient annoncé à l’époque solennellement, comme ceux du 18 août 2020, qu’ils n’avaient pas agi dans l’intention de garder le pouvoir, mais plutôt de corriger les tars du régime du père fondateur, l’histoire retient qu’ils ont été contraints à rendre le perchoir.

La seconde intervention, qui était la plus plébiscitée, après 23 ans de dictature militaire, a conduit le pays à la démocratie. Cette intervention a amené Amadou Toumani Touré, en 1991, à la tête du pays, après avoir évincé Moussa Traoré. Les initiateurs, bien qu’ils n’aient pas été ceux-là qui avaient fourni plus d’efforts, contrairement aux colonels qui ont fait partir IBK en 2020, ont collaboré avec les vrais acteurs pour travailler à la renaissance du pays.

L’incursion des forces armées dans le champ politique, dont les vraies raisons sont toujours un mystère pour le citoyen lambda fut celle dirigée par Amadou Aya Sanogo en 2012. Ironie du sort, elle a été celle qui a fait partir l’un des initiateurs de la démocratie après qu’il avait été élu à l’issue d’élections démocratiques. Cette situation de 2012 est ce qui est vu par de nombreux Maliens comme la cause secondaire, après la mauvaise gouvernance, de l’état actuel du Mali.

Se sauver en sauvant le Mali

L’intervention conduite par Assimi Goita en aout 2020 et qui a évincé IBK du pouvoir était quant à elle pressentie. L’opposition entre le régime et les contestateurs était telle qu’il était impossible de les réconcilier. L’échec des médiations conduites par des émissaires de la Cédéao était un signe annonciateur du dénouement de la crise. Mais ce fut la manière qui a surpris tout le monde, même le principal concerné, IBK. Kati a fait une descente inopinée sur Bamako pour déloger le locataire du palais présidentiel. Autrement dit, les militaires ont parachevé l’œuvre du peuple malien.

La particularité de cette dernière irruption de l’armée dans le champ politique est qu’elle est intervenue à un moment très critique de la vie de la nation. Aujourd’hui encore, le pays traverse des moments difficiles. Faut-il donc craindre une irruption des militaires contre des militaires au pouvoir, comme on l’a vu en 2012 ? On ne le souhaite pas, mais le mécontentement s’empare de nouveau du peuple malien. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets », dit-on. Les autorités de transition ont intérêt à se sauver tout en sauvant le Mali. 

Mikailou Cissé

Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

18 mai 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
OpinionPolitique

Crise malienne 1 : au-delà des divergences, le dialogue comme solution

by Mikailou Cissé 18 mai 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

La situation sociopolitique et sécuritaire du Mali va de mal en pis. Cet état de fait interpelle l’œil observateur du jeune professeur de philosophie au Mali. Mikailou Cissé aide à comprendre ce qu’il estime être les véritables causes de cette crise et préconise des solutions.

« Le Mali est à l’arrêt », entend-on couramment. Cette affirmation est devenue tellement populaire qu’elle ne choque pratiquement plus personne. Toutes les couches socioprofessionnelles l’admettent comme une évidence. Même les autorités qui ont la charge de travailler de telle sorte que le pays ne soit pas dans un tel état en sont conscientes. La démission du chef de gouvernement de transition et son équipe, le vendredi 14 mai 2021, en est une illustration. Toutefois, la reconduction du Premier ministre, Moctar Ouane, à son poste montre que le président de transition, Bah Ndaw, n’écoute pas son peuple.

Tous responsables

Cette situation du pays semble ne rien dire à personne. La recherche du gain, de la provision quotidienne est ce qui préoccupe le plus les citoyens. Chacun se soucie de ce qu’il mangera demain. Le Mali est relégué au second plan. Chaque couche socioprofessionnelle œuvre pour son compte. La réaction des centrales syndicales est une illustration parfaite. Ils ne se mobilisent que lorsqu’ils sont concernés directement par une décision ou lorsqu’ils se sentent laissés-pour-compte. Ils sont même devenus un instrument de pression ou de promotion pour certains cadres. Les dénouements et concessions après les préavis de grève ou quelques jours de cessation de travail sont des illustrations concrètes.  

Ceux qui ne travaillent pas au sens propre du terme sont les plus égocentriques. Ils ne voient que leurs intérêts particuliers. Tout ce qui n’est pas profitable à eux est taxé de mauvais. Mieux, ils font tout pour que cela ne marche pas. Le désemparement de la transition politique actuelle est à leur actif. Il est dû aux agissements des politiques, précisément à leur mauvaise volonté.

Les autorités comme les opposants au régime n’œuvrent que pour assurer leurs arrières. Ils ne travaillent pas puisque la politique n’est pas un métier. Mais hélas, beaucoup de politiques n’ont pas conscience de ce fait. Cette occupation est même vue par ceux-ci comme un ascenseur social pour accéder à certaines fonctions ou responsabilités dans les hautes sphères. 

Le jeu de ping-pong

S’agissant des causes de « l’accostage du bateau Mali », chacun avance de son côté des explications et tient autrui pour responsable. Le citoyen lambda rejette la faute sur les politiques et les intellectuels, précisément les universitaires. Les politiques s’accusent mutuellement. Ceux qui ont géré les affaires sont les plus accusés par les autres. Il leur est reproché de ne pas avoir travaillé pour le bien général, mais plutôt pour leurs intérêts particuliers et partisans.

La mauvaise gestion et la conduite des affaires publiques par les politiques et le silence des universitaires sont des phénomènes qui ont conduit le pays dans cet état comateux.

Quelques avisés se mettent de côté et accusent les deux précédents. Ils estiment qu’ils ont tous leur part de responsabilité. Les politiques ont mal géré et les citoyens les ont laissé faire sans œuvrer à suffisance à les recadrer. Ils ne se blanchissent pas non plus et mettent en cause tous les Maliens. Ils estiment que tout le monde a failli sans exception. Ils trouvent même que le Mali a été un échec. Car l’état actuel du pays ne répond plus au projet des pères de l’indépendance.

« Sans la misère du peuple, les politiques n’existeront pas »

« Le Mali est à l’arrêt » est aussi un prétexte que les politiques utilisent couramment pour mobiliser les citoyens afin de se hisser au sommet ou de se faire plébisciter. À chaque fois que les Maliens dénoncent de mauvais traitements, les politiques saisissent l’occasion et en profitent pour régler des comptes personnels. Les manifestations qui ont conduit au départ du régime d’IBK et les nominations des pseudo-leaders dans les organes de transition en sont des preuves. L’engouement que suscite aussi de nouveau le mouvement du M5 montre que sans la misère du peuple, les politiques n’existeront pas.

Depuis l’installation des autorités de transition, les choses restent inchangées. L’État a du mal à s’imposer comme cela devrait être. La situation du pays s’empire davantage. Nous ressentons un véritable blocage. Les Maliens sont dans l’impossibilité de se mettre d’accord sur l’essentiel. Chacun reste campé sur sa position et accuse l’autre.  

Promouvoir un véritable dialogue

Pour remettre le Mali sur les rails, il ne fait plus de doute qu’il faut promouvoir le dialogue. Cela est préconisé par les politiques, les leaders des organisations de la société civile et même par les partenaires du Mali comme étant l’ultime solution. Le séjour du médiateur de la Cédéao dans la capitale malienne, la semaine dernière, suit cette logique de réconciliation des positions.

Le dialogue est certes entamé, mais c’est encore un dialogue de sourds. Mieux, c’est une simple audience que les autorités accordent aux leaders des mouvements et partis politiques ainsi qu’aux membres de la société civile. Car les propositions faites pendant ces rencontres et concertations ne servent pas à grand-chose. Si elles servaient à quelque chose, la situation du pays devrait être mieux que ce qu’elle est présentement.   

Mikailou Cissé

Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

18 mai 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Cité administrative de Bamako
Actu

UNTM en grève : faut-il parler d’un lundi noir au Mali ?

by Bakary FOMBA 17 mai 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Après l’échec des négociations avec le gouvernement de transition, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a mis en exécution, lundi 17 mai 2021, sa grève générale de 96 heures, soit 4 jours. Reconductible, avant d’être transformée en illimité. Plusieurs administrations ainsi que des citoyens ont commencé à sentir les effets de ce mouvement de grève.

Les administrations publiques, les Impôts, les Douanes, les Banques et établissements financiers, sont, pour la plupart, restés fermées ce lundi 17 mai 2021 en raison de la grève de la plus grande centrale syndicale du pays, UNTM. Une grève qui occasionnera « une perte estimée à plus d’une vingtaine de milliards de FCFA », selon Modibo Mao Macalou, rapporté par Studio Tamani. 

Une véritable paralysie

Cet arrêt de travail a paralysé les activités de plusieurs services du pays. Si dans certaines structures, la fermeture des services est complète, dans d’autres, le service minimum est assuré. Des services de santé, du trésor, de la douane, des Banques ainsi que des établissements financiers du pays ont connu ce débrayage. Ces structures resteront fermées pendant les périodes de grève, à moins qu’une issue favorable ne soit trouvée entre l’UNTM et le gouvernement de transition.

À la Banque Nationale pour le développement agricole (BNDA) de Kalaban-Coro, à part quelques agents de sécurité devant l’établissement, toutes les portes étaient verrouillées ce lundi matin. Selon un agent de sécurité contacté sur place, toutes les banques (publiques et privées) observent le mot d’ordre, excepté la Bank of Afrika (BOA).

Dans certaines banques, on constate pourtant le non-fonctionnement de certains GAB. Il s’agit de la lenteur des opérations ou le rejet temporaire des cartes magnétiques.

Dans les mairies du district de Bamako, notamment celle de Kalaban -coro, où nous nous sommes rendus, le service minimum est assuré. Il s’agit des copies des actes de naissance et les légalisations des actes administratifs, même si ceci se fait en catimini.

À Ségou, selon Emmanuelle Théra de Du désespoir

Plusieurs services du pays sont impactés négativement par cet arrêt de travail. Une situation qui touche de nombreux usagers de ces structures.

Dans un désespoir total, Kalifa Danté ne possédant pas une carte magnétique pour des opérations au GAB, s’est vu dans l’obligation de reporter ses activités de jardinage pour lesquelles il devrait recruter dix (10) ouvriers. Désemparée, Bintou Sidibé semble ignorer à quel saint se vouer. Cette jeune secrétaire avait prévu d’effectuer une opération bancaire afin d’acheter ses condiments. Mais elle apprend cet arrêt de travail une fois à la banque.

Un non-événement pour des syndicats

Cette grève, bien que concernent tous les syndicats affiliés à l’UNTM, reste un non-événement pour d’autres syndicats. Tel est le cas des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

Malgré le déclenchement de la grève par l’UNTM, toutes les écoles sont restées ouvertes. En tout cas, c’est ce qu’on a constaté ce matin. En effet, ce mouvement de grève reste, selon des enseignants, une menace contre l’article 39 de ce collectif d’enseignants. Toutefois, les enseignants semblent prêts à lutter pour « arracher leur droit ». Certains ont comme slogan, « on harmonise tout, ou on n’harmonise rien. »

L’UNTM dénonce le non-respect des engagements pris par le gouvernement de transition à travers le Procès-verbal de conciliation de février 2021.  

Bakary Fomba

17 mai 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

[Tribune] Comment les groupes armés recrutent et endoctrinent les enfants au Sahel
Journées nationales du patrimoine culturel : 14 recommandations axées sur la transmission des valeurs...
Niger : l’armée déjoue une attaque terroriste contre l’aéroport de Niamey

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close