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Fousseni Togola auteur de Bintou une fille singuliere
Seko ni Donko

Fousseni Togola, auteur du livre « Bintou, une fille singulière » : « Ce roman se veut un ouvrage didactique … »

by Chiencoro 9 mai 2021
written by Chiencoro 7 minutes read

Déjà auteur de trois ouvrages : « Féminitude » (Innov Editions 2017), « La société close et ses militants » (2019), et « L’homme sirène » (Prostyle Éditions, 2020), le journaliste, écrivain, blogueur et professeur de philosophie au secondaire vient d’étoffer sa bibliographie avec un 4e ouvrage intitulé « Bintou, une fille singulière » paru en 2021 aux Éditions La Sahélienne, un roman philosophique à l’image des premiers qui dresse sans concession un portrait peu reluisant d’une société malienne en proie à un syncrétisme de maux notamment la mal gouvernance et les crises incessantes entre autres. Des thématiques qui gravitent autour d’une jeune fille Bintou, dotée d’une maturité intellectuelle hors pair qui à travers une démarche philosophique tente d’apporter des réponses aux moult préoccupations de notre société. Nous nous sommes entretenus avec l’auteur autour de son livre.          

Aujourd’hui-Mali : Bonjour, présentez-nous votre ouvrage, « Bintou, une fille singulière » !

C’est un roman philosophique publié chez les éditions La Sahélienne. À travers cet ouvrage, je hausse ma voix pour réclamer la philosophicité des questions enfantines. À travers Bintou, une fille singulière, j’invite à un changement de mentalité sur la vie enfantine. Généralement, dans nos sociétés, nous n’accordons pas assez de crédits aux questions que nous posent les enfants. Pourtant, ils cultivent leur intelligence à travers ces questionnements.

En plus de cet aspect, je montre mon opposition aux considérations qui font croire que la philosophie académique est la seule véritable philosophie. J’estime que les « enfants sont les premiers philosophes de l’humanité ».

La transmission du patrimoine matériel et immatériel traverse également ce roman de long en large. Car Bintou est celle qui portera en elle la quasi-totalité du patrimoine de son père. Même la riche bibliothèque de celui-ci.

Qu’est-ce qui caractérise l’héroïne du livre qui se démarque de ses frères de la fratrie et des jeunes de son âge ?

Elle se caractérise surtout par sa prématurité, sa curiosité, sa passion pour le savoir. Bintou, l’héroïne du roman, surprend le lecteur par ses interrogations, souvent restées tabous, et auxquelles elle apporte des réponses au cours de ses discussions avec son père, Amadou, professeur de philosophie de son État. Elle est surnommée « la philosophe » en raison de ses multiples questions qui embarrassent l’entourage et auxquelles personne n’ose y répondre. La petite veut tout savoir sur tout : la vie et la mort, le bien et le mal, la justice et la politique, la société de façon générale.

Quelque part, l’on pourrait dire que le cas de Bintou interpelle sur le désintéressement des filles à la philosophie ?

Bien sûr ! Cette lecture est tout à fait juste. Au Mali comme dans maintes autres sociétés, les femmes sont rares sur le terrain de la philosophie. Au lycée, où on commence à enseigner la philosophie aux enfants dans notre pays, rarement les professeurs font mention de femmes philosophes. Je me rappelle encore qu’à maintes reprises des élèves m’ont interrogé pour savoir s’il existait des femmes philosophes.

C’est en raison de cette situation, qui s’apparente à une discrimination, que le père de Bintou avant sa mort s’est fait des soucis pour la vie de sa fille. Ce qui lui a conduit à lui conseiller certains comportements.

Ce livre est donc aussi une interpellation sur le taux insuffisant de filles dans ce domaine qui promeut la réflexion critique et personnelle.

La chance de Bintou ne serait-elle pas d’avoir un père qui l’a aidé dans sa démarche ? Chance que tout le monde n’a pas… !

Avant que son père se rende compte de sa situation, Bintou commençait à piquer une forme de crise. Après les cours, elle s’enfermait seule dans sa chambre et tentait de trouver des réponses à ses interrogations à travers des réflexions personnelles. Cela parce qu’elle avait compris que nul ne voulait « lui accorder du temps à ses questions ». La situation de la jeune fille inquiétant sa maman, celle-ci informera le père de la jeune fille. C’est ainsi qu’on lui évite une véritable crise psychologique.

L’enfance reste un mystère pour les adultes bien que nous ayons tous traversé cette phase. Les enfants sont des maitres du questionnement. Dans nos familles, on privilégie rarement le dialogue avec ces « petits de l’homme » qui posent incessamment de questions sur tout ce qu’ils voient ou entendent. Le manque de réponse à leurs interrogations peut être assez frustrant pour eux. Des pays ayant compris cet aspect ont inséré dans leur programme scolaire ce qu’on appelle « la philosophie pour enfant ».

Vous profitez de l’ouvrage pour parler de la philosophie ainsi que les pensées des philosophes, est-ce une façon pour vous d’« enseigner » cette discipline à vos lecteurs ? 

Pas forcément ! Je dirai plutôt une invitation à l’endroit des professeurs de philosophie, des concepteurs des programmes d’enseignement à veiller surtout au centre d’intérêt des enfants. J’exhorte à un changement d’approche en ce qui concerne la méthode d’enseignement de cette discipline au secondaire où, en réalité, on assiste à beaucoup d’amalgames. Il convient plus de privilégier la discussion dialectique avec les jeunes lycéens, entre eux, que des cours magistraux comme si on avait à faire à un programme d’histoire et de géographie. 

Votre ouvrage n’épargne pas la démocratie et la mal gouvernance en Afrique. Vous avez trouvé le juste milieu pour en parler… ! 

Ce roman se veut un ouvrage didactique ou si vous voulez pédagogique. Plusieurs thématiques y sont abordées à travers les discussions de l’enfant et son père. Donc, la politique, notamment la démocratie comme régime où la guerre des intérêts personnels met en péril constamment la stabilité de nos États, occupe une place remarquable dans l’ouvrage. Mais dans les échanges de Bintou et son père, vous comprendrez que les maux dont souffrent la plupart des États démocratiques modernes sont attribués à la fois aux citoyens et aux gouvernants. En un mot, chacun a sa part de responsabilité dans les maux de ces États.

Un passage du livre dit : « Être un vrai philosophe, c’est devenir en quelque sorte un mécréant pour certaines personnes », ce n’est-il pas le cas ?

C’est loin d’en être. C’est une conception erronée de la philosophie. C’est d’ailleurs ce que je dis couramment : quelqu’un qui tient un tel discours, il faut douter de son degré d’intellectualisme. D’abord en philosophie comme dans la vie courante, nous avons ceux qui croient et ceux qui ne croient ; ceux qui prouvent qu’il existe un Dieu et ceux qui nient qu’il en existe.

Cette critique adressée aux philosophes ou à la philosophie manque à tout point de vue de la crédibilité. Les mêmes qui disent que les philosophes sont des mécréants, ce sont les mêmes qui soutiennent que tout le monde est philosophe. En conclusion, tout le monde ne serait-il pas mécréant ? 

Vous parlez également de la condition féminine notamment de la jeune fille, du mariage précoce et de l’égalité du genre… !

À travers la problématique de la transmission du patrimoine, le lecteur pourrait se rendre compte d’une certaine révolution, pas révolution en tant que soulèvement, mais changement ou progrès social. Les femmes sont peu considérées dans la transmission des patrimoines matériels et immatériels dans nos sociétés. Pourtant, ce roman fait bien état d’une transmission de patrimoine à une jeune fille. À ce titre, il participe à la promotion des droits de la femme. À travers Bintou, je tente de briser certains préjugés dont les femmes sont victimes. Je dénonce certaines violences faites aux femmes, notamment le mariage précoce, la discrimination.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?              

Comment vivre dans un pays comme le Mali et ne pas avoir de projet d’écriture et surtout s’il est vrai que « toute philosophie est fille de son temps ». Depuis plus d’une année, je travaille sur un roman sur la situation des orphelins de guerre. Je compte le boucler pour publication avant décembre 2021. 

Réalisée par Youssouf Koné

Source : Aujourd’hui-Mali

9 mai 2021 0 comments
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Porte parole des syndicats
Éducation

Harmonisation des grilles salariales au Mali : les enseignants alertent et avertissent

by Bakary FOMBA 8 mai 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Dans le cadre de l’harmonisation des grilles salariales des travailleurs du Mali et de la tenue de la conférence sociale, une rencontre a eu lieu, vendredi 7 mai 2021, entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et le ministre de l’Éducation nationale, accompagné de ceux de la Fonction publique et du Travail ainsi que de l’Économie et des Finances.

Pour mettre fin à la disparité entre les travailleurs du pays, la partie gouvernementale a manifesté sa volonté d’aller vers l’harmonisation des grilles salariales ainsi que l’organisation de la conférence sociale, explique-t-on dans le communiqué du collectif d’enseignants.

Toutefois, la synergie syndicale de l’éducation a précisé sa position qui n’est autre que « l’application totale de l’article 39 en toute circonstance. » À cet effet, ce collectif montre un refus total quant à la mise en cause de leurs acquis syndicaux.

Quant à la conférence sociale, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 n’ayant pas participé à l’atelier préparatoire décident de ne pas y participer.

La position du gouvernement étant considérée comme une menace pour l’application de l’article 39, la synergie syndicale de l’éducation invite ses militants à la mobilisation, à la résistance et surtout, à l’engagement pour la défense de leurs acquis.

Bakary Fomba

8 mai 2021 0 comments
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M5 RFP
Politique

Tel un phénix, le M5-RFP renait-il de sa « belle mort » ?

by Mikailou Cissé 8 mai 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Selon la lecture de Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, sur l’actualité de son pays, le M5-RFP, le mouvement qui a entrainé la chute du régime IBK, renaitrait de « sa belle mort ».

Tout mouvement de lutte sociale dirigé par l’extérieur non de l’intérieur est voué à l’échec. Il ne peut pas avoir une longue vie lorsque son âme est incarnée en un être particulier. Il est de même pour un mouvement de défense d’intérêt collectif dirigé par des hommes qui n’ont pas de conviction quant à la portée de leur combat. Mais utilisent juste la notion de changement pour faire adhérer la masse populaire en son projet. Il est également de même pour les mouvements dirigés par des hommes qui ne voient que leur personne ou leur intérêt personnel.

Un mouvement, plusieurs objectifs  

Telle était la situation dans laquelle se trouvait le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pendant ses premières heures et même après le changement de régime. Ce mouvement hétéroclite qui secouait la capitale politique du Mali et les capitales régionales n’était pas en tant que tel un mouvement au sens propre du terme. Il était un agrégat d’individus qui s’était retrouvé par le hasard de l’histoire. Mieux, il était un mouvement instrumentalisé et manœuvré. Une couverture pour quelques-uns, précisément ses premiers initiateurs, en vue de régler leur compte avec le régime IBK.

Toutefois, il y avait en son sein des hommes et des femmes de conviction. Des hommes qui œuvraient en toute sincérité pour qu’il y ait un changement radical dans la gestion des affaires publiques. Le parcours de bon nombre de ses militants en témoigne. Mais hélas, ceux-ci n’étaient pas ceux qui attiraient les regards de la grande majorité des hommes et des femmes qui se mobilisaient après les appels à mobilisation de ce mouvement. Ils étaient considérés comme de la racaille en raison du rôle que certains avaient joué dans le passé dans les hautes sphères de l’appareil d’État.

L’attitude qu’avaient choisi d’adopter certaines figures et pas les négligeables témoigne de nos jours que tous les tenants à ce mouvement n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Le changement de discours et d’attitude d’Issa Kaou Djime et sa désolidarisation avec les directives du comité stratégique en est un exemple. Mais pas le seul. Le silence qu’avait choisi l’autorité morale du M5, l’imam Mahmoud Dicko, après que quelques-unes de ses recommandations aient été prises en compte dans la formation des organes de transition au détriment des lignes tracées par ce mouvement en est un autre. On peut également citer le retour brutal de cette autorité morale sur la scène politique après avoir pressenti qu’il n’était plus considéré à sa juste valeur par les autorités dont il avait fortement contribué à la mise en place.     

Renaissance après une longue agonie

Une mauvaise graine ne fait jamais bon ménage avec les bonnes semences dans un champ. Le temps est le seul qui permet de juger cela. Le déphasage qui existait entre les leaders de ce mouvement est ce qui explique sa « mort de sa belle mort », pour reprendre la phrase emblématique qu’avait prononcé l’un de ses initiateurs juste quelques heures après l’éviction de l’ancien régime. Les différences de point de vue qui existaient en son sein sur la stratégie à mener pour l’avènement d’un nouveau Mali étaient telles qu’il ne pouvait que succomber. La tumeur l’a consumé sans laisser le temps à ses leaders de se ressaisir.

Comme le capitalisme s’était remis sur pied après la crise économique de 2008 en corrigeant ses tares, le mouvement hétéroclite du M5-RFP se remet également sur pied après que les mauvaises graines qui étaient en son sein aient pris une autre direction. Il est en voie de renaitre de ses cendres comme un phénix après une longue période d’agonie. La ligne de conduite adoptée par ceux qui sont restés au sein de son comité stratégique, après qu’ils aient constaté que ceux qui s’étaient présentés comme étant du lot des leaders ayant parachevé leur lutte n’étaient pas sur la voie du changement, a commencé à donner des résultats concluants. La crédibilité dont jouissent de nouveau les leaders restés fidèles à l’esprit du mouvement l’illustre. Elle montre que les membres du M5-RFP sont des acteurs à écouter.

Mieux vaut l’avoir avec soi que contre soi

« Le temps est le meilleur juge », dit un vieil adage. Il est ce qui a permis aux Maliens de se faire une appréhension sur les hommes qui les faisaient mobiliser pour réclamer le changement dont ils aspiraient. Il les a permis de connaître également ceux-là qui défendaient leurs propres intérêts et ceux qui ont profité de leur lutte pour se faire une place au sein de l’élite. De même, il a permis aux Maliens de savoir que le problème n’était pas l’ancien régime, mais plutôt le système mis en place après l’avènement de la démocratie. 

Mieux, il a permis aux autorités politiques de revoir leur perception sur ce mouvement après leurs prises de fonction. Le temps que le président de la transition a consacré pour recevoir les membres du comité stratégique de ce mouvement témoigne qu’il faut les avoir avec soi que contre soi. Les turbulences qui sont à leur actif et qui ont conduit l’ancien président à sortir par la petite porte sont restées gravées dans la conscience des Maliens. 

Ce ne pas le statut social d’une personne qui lui fait gagner le respect et la considération des autres, mais plutôt l’esprit qui l’anime quand il s’agit des questions d’intérêt général. Mieux, une personne ne devrait pas être jugée en fonction de ses positions conjoncturelles ni en se référant à ses discours, mais en fonction des actes qu’elle pose et de l’idéologie qu’elle défend. Tels devraient être les principes sur lesquels le M5 RFP devrait se focaliser en acceptant de nouveaux adhérents pour ne pas tomber de nouveau dans des erreurs.

Mikaïlou Cissé     

8 mai 2021 0 comments
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Sécurisation et stabilisation dans la région de Doro
Sécurité

Doro : des missions de reconnaissance effectuées entre Gao et Gossi par Barkhane

by Sahel Tribune 8 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans son communiqué du 7 mai 2021, l’Opération Barkhane souligne avoir mené des missions de sécurisation et de stabilisation dans la région de Gao. Elle souligne également des opérations menées en prélude à la saison des pluies au nord du Mali.

En coopération avec les différentes armées partenaires, les forces armées sahéliennes poursuivent leurs efforts dans la région dite des « trois frontières » en menant des opérations de harcèlement dans le Gourma et le Liptako.  

Sécurisation et stabilisation dans la région de Doro 

Du 16 au 30 avril 2021, deux Sous groupements tactiques désert (SGTD) du GTD Bison ont conduit des missions de reconnaissance dans la région de Doro, sur la route nationale 16, entre Gao et Gossi. Un des SGTD a accompagné des prévôts maliens depuis Gao pour leur permettre d’échanger avec les autorités locales.

Le retour des forces de sécurité est essentiel pour envisager une stabilité et un retour des administrations de l’État. Un médecin des Forces armées maliennes (FAMa) de Gao accompagnait également la mission pour proposer ses services à la population locale. L’autre SGTD s’est rendu à In Tahaka dans un camp des FAMa.

Durant quatre jours, les militaires de la Force Barkhane ont opéré avec leurs homologues maliens pour leur transmettre un maximum de savoir-faire dans les domaines tactiques, médicaux, de maintenance, de stationnement et d’infrastructure. Désormais à Doro, les FAMa du camp assurent la sécurité du marché local.  

Manœuvre logistique majeure avant la saison des pluies  

Du 16 au 29 avril 2021, le Groupement tactique désert logistique (GTD LOG) Charente a conduit un important convoi pour ravitailler les Plateformes opérationnelles désert (PfOD) de la Force Barkhane dans le nord du Mali avant la saison des pluies. Plus de 130 véhicules ont parcouru plus de 1000 km. Toutes les capacités d’escorte du GTD LOG ont été engagées ainsi que tout l’environnement requis pour assurer la sécurité de cette mission. L’ensemble des composantes génie dédiées à la lutte contre les Engins explosifs improvisés (EEI) a notamment été déployé. Le convoi a également bénéficié des appuis de la composante aérienne et du groupement tactique désert aérocombat (GTDA). Environ 300 militaires ont participé à cette opération, démontrant la capacité de la Force Barkhane à mener des missions d’envergure dans le nord du Mali. Le dernier convoi de ce type avait été mené en novembre 2020.  

Source : Opération Barkhane

Notre rédaction a enlevé certaines parties du communiqué. Le titre et le chapô sont de notre rédaction.

8 mai 2021 0 comments
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Santé

Gestion des professionnels de santé en Afrique : des spécialistes s’y prononcent !

by Chiencoro 7 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Des professionnels de santé ont passé en revue, au cours d’un webinaire organisé par le Think Tank citoyen Wathi, le jeudi 6 mai 2021, les principales difficultés dont est confrontée la quasi-totalité des systèmes sanitaires dans les États de l’Afrique de l’Ouest. Tenu sous le thème « Comment assurer la formation, l’affectation équitable et l’encadrement effectif des professionnels de santé en Afrique ? », ce webinaire a vu naitre plusieurs propositions pour l’amélioration des conditions de travail et une meilleure affectation des professionnels de santé.

Le sujet des professionnels de la santé est une problématique qui concerne tous les citoyens. La santé est une affaire de tous, dit-on. Selon le président de Wathi, Giles Yabi, dans toute la région ouest-africaine, il est possible de trouver des histoires dramatiques susceptibles de faire comprendre les problèmes auxquels les systèmes de santé de la région sont confrontés.

Entre autres difficultés : la massification des étudiants dans les facultés, la prolifération des écoles de santé privée, le manque de compétence avérée des enseignants évoluant dans des établissements d’enseignement sanitaire, les problèmes d’équipements et d’infrastructures.

Le contradictoire

Marie Condé, présidente de l’ordre des sages-femmes de Guinée, pointe également du doigt la stratégie de formation dans les écoles de santé privées et le manque de personnel soignant dans plusieurs zones en raison des conditions de travail peu alléchantes.

Pour sa part, Salif Siguiré, directeur des ressources humaines du ministère de la Santé du Burkina Faso, estime que le problème réside plutôt dans la faible implication des communautés dans les politiques de santé. Selon ses précisions, il ne suffit pas de construire des infrastructures. Il faut que les populations se sentent concernées des politiques de santé publique afin que celles-ci puissent être une véritable réussite. Les populations doivent veiller sur les infrastructures destinées à leur bien-être.

Pr Abdoulaye Samb, doyen de la Faculté de médecine, d’odontologie et de pharmacie de l’université Cheick Anta Diop de Dakar, développe plutôt l’argument contraire. Les États doivent être les premiers à prendre en charge la santé. La participation des populations est secondaire, a-t-il laissé entendre. « Nos États doivent fournir des efforts conséquents pour assurer des équipements pour les diagnostics et la formation des étudiants », a-t-il martelé au cours de ce webinaire. Car des agents de santé mal formés constituent, à ses yeux, de véritables dangers.

Pourtant, selon les explications de Djimbaré W. N’sannoo, président de l’Association des étudiants en médecine et en pharmacie du Togo, cette problématique d’équipement de formation est réelle. Ce qui lui fait dire qu’on leur enseigne la théorie, mais pas la pratique.  

« Il ne suffit pas de recruter, de déployer »

Face à tous ces problèmes, les intervenants à ce webinaire ont brossé des pistes de solutions. Ils ont jugé important qu’il y ait d’abord une véritable collaboration entre les ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur et les facultés de médecine afin de mieux planifier la formation. Pour sa part, M. Siguiré estime que cette planification n’est pas assez nécessaire. L’important est que chaque université tienne compte de ses capacités d’accueil afin d’éviter de restreindre la formation, a-t-il précisé.

En plus de la planification de la formation, les intervenants ont jugé important aussi d’améliorer le plateau technique, de mettre en place des mesures d’accompagnement, de faire de la santé une priorité. Ce n’est pas tout, pour espérer résoudre la problématique de crise de personnel sanitaire dans certaines zones, ils exhortent au développement des régions afin d’inciter le personnel sanitaire à venir y servir. « Il ne suffit pas de recruter, de déployer », a précisé Marie Condé, mais il faut savoir fidéliser à travers des mesures incitatives.

Les panélistes n’ont point omis également d’appeler le personnel sanitaire au respect de la déontologie de la profession. Toutefois, Marie Condé déplore que « les sages-femmes soient devenues des parents pauvres de tout le système de formation sanitaire ».

Fousseni Togola  

7 mai 2021 0 comments
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IPR ISFRA de Katibougou
Éducation

Violence en milieu universitaire : des étudiants du campus de l’IPR/IFRA de Katibougou expulsés

by Chiencoro 7 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Suite à leur implication à des scènes de violence, certains étudiants de l’IPR-IFRA de Katibougou ont été expulsés du campus universitaire par le directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU).

À la résidence universitaire de l’IPR/IFRA de Katibougou, une discussion entre deux clans d’étudiants, suite à un match de football sur le terrain du Campus, a dégénéré en affrontement qui s’est déporté jusque dans le campus. Dans la nuit du 8 au 9 avril dernier, aux environs de 1 h du matin, soit quelques jours après le match de football, les deux clans vont s’adonner à un affrontement d’une rare violence faisant des blessés.

Sous la vigilance des agents du Centre régional des œuvres universitaires de Koulikoro (CROUK), les acteurs de cette scène de violence ont pu être identifiés, explique Bakary Diakité, chef du CROUK. « Sans préjudice de poursuites judiciaires et des sanctions disciplinaires, les étudiants [ndlr] désignés sont définitivement exclus de la résidence du campus de l’IPR-IFRA de Katibougou pour cause de faits de violence, au titre de l’année universitaire en cours », a indiqué le colonel-major Ousmane Dembélé, directeur général du CENOU dans sa décision d’expulsion du 4 mai 2021. Les étudiants concernés par cette décision sont au nombre de six (6), dont des filles. Tous pratiquement des bacheliers de 2019.

Les recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire

Cette décision confirme la volonté de mise en œuvre des Plans d’action issus des feuilles de route des recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire. Une volonté maintes fois réitérée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéïta, ainsi que par le directeur général du CENOU.

Au cours de sa visite de prise de contact à la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le 12 octobre 2020, le ministre Kéïta avait déjà fait comprendre que la pacification de l’espace universitaire lui tenait à cœur. C’est pourquoi il a souhaité que le 29e congrès de l’AEEM soit celui de la rupture.

En février 2021, on se rappelle qu’à la suite d’une plainte du Centre régional des œuvres universitaires de Koulikoro, six étudiants, dont le secrétaire général, de l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche appliquée (IPR/IFRA), ont été placés sous mandat de dépôt, à la maison d’arrêt de Souban, pour avoir tenté d’empêcher la mise en œuvre des recommandations du forum.

Toutes ces actions, de la part du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que du Centre national des œuvres universitaires prouvent la volonté de faire de l’espace scolaire et universitaire du Mali un endroit où il fait bon à vivre, en le débarrassant de toutes formes de violence.

Fousseni Togola

7 mai 2021 0 comments
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EDM
Actu

Energie du Mali : le directeur général promet des lendemains meilleurs en matière de fourniture d’électricité

by Sahel Tribune 6 mai 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La société de fourniture de l’électricité EDM S.A a organisé, hier mercredi, une journée porte ouverte sur trois de ses installations de production. Objectif : informer la presse et les consommateurs sur les innovations que la société est entrain de faire en matière de fourniture de l’électricité.

Les visiteurs du jour étaient composés des journalistes, des blogueurs, des membres des associations des consommateurs du Mali et du collectif ‘’stop délestage’’. Le site de Balingué â être visité est, selon une notre technique de la société, équipé de transformateurs abaisseurs alimentant à des départs moyenne tension de 30 à15KV. Ce poste installé au cœur de la zone industrielle de Bamako est composé d’une centrale thermique BID au fuel lourd avec une capacité de 60 MW et une seconde centrale thermique de type DEUZ pour une capacité 23 MW. Selon le chef des exploitations, Philip Fane, ce site stratégique sur l’ensemble du système électrique du réseau interconnexion est menacé par la pollution. En effet, les gaz nauséabonds émis par les deux stations d’épuration qui l’entoure est à l’origine de cette pollution qui cause des énormes dégâts sur les équipements électriques.

Après Balingué, la délégation a mis le cap sur le site de distribution de Sirakoro. Sur place, elle a fait le tour des équipements qui reçoivent de l’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, de Manatali, Sélingué, puis distribuée vers d’autres sites. A côté de ce site, l’Etat du Mali est entrain de construire une nouvelle centrale thermique de 100 MW qui fonctionnera à l’aide du fuel lourd. Selon directeur général de la société EDM, cette infrastructure va renforcer la production et permettra de répondre à la demande croissante de l’électricité. Et d’expliquer que cette centrale fait partie du plan directeur des investissements optimaux 2016-2035. La réalisation de ce site est possible grâce un accord de financement de 100 milliards FCFA contracté par le gouvernement du Mali auprès de la Banque islamique pour le développement.

Et le site de la centrale thermique de 20MW de Balkou sis à Sotuba qui a mis fin a cette visite. Ce site, a-t-il rappelé le Directeur général de l’EDM, est une mesure d’urgence pour satisfaire les besoins d’électricité pendant la période de forte chaleur. Son but est d’augmenter l’alimentation en électricité dans les quartiers est de Bamako.

150 à 200 MW bientôt disponibles

Au terme de cette visite, le DG de la société a expliqué que ce sont des problèmes de fourniture en carburant de la centrale qui étaient à l’origine des coupures au début du mois d’avril. « Nous avons réglé ce problème en faisant un avis d’appel d’offre pour permettre de multiplier les fournisseurs en carburant. Nous n’attendons plus parler de rupture de combustible sur nos sites », a étayé le DG. Un autre problème, selon lui, était lié au transport de l’électricité vers les sites de distribution. « Cela était dû à la vétusté des installations et le manque d’investissement dans le secteur de l’énergie, à la défaillance de la Côte d’Ivoire à délivrer la totalité des 100 MW contractuelle », explique le directeur. Avant d’annoncer que dans les huit mois prochains, 150 à 200 MW seront disponibles pour les consommateurs enfin de donner une sécurité énergétique au Mali. C’est-à dire cela évitera au Mali d’être dépendant des interconnexions, selon les interprétations de certaines autorités.

Une table ronde des investisseurs à Bamako

Il a déploré le manque d’investissement dans le secteur d’énergie dans les trois dernières décennies en ajoutant que les 2300 milliards FCFA d’investissements que le ministre de l’énergie a annoncé n’est pas trop ambitieux pour le secteur de l’énergie. A l’en croire, 1400 milliards FCFA sont déjà mobilisés dans le cadre du partenariat public –privé. S’y ajoute à une clause de 500 milliards FCFA déjà fait avec les partenaires traditionnels tels que la BM, la BOAD, la BID etc. Enfin, le directeur a annoncé l’organisation d’une table ronde des investisseurs à Bamako au cours de laquelle le gouvernement va mobiliser les reste 499 milliards FCFA des 2300 milliards annoncés pour résoudre les problèmes d’électricité. « Nous sommes dans un secteur qui a beaucoup d’appétence pour les investisseurs, car nous continuons déjà à recevoir des offres », a rassuré le recteur de l’énergie du Mali.

Siaka DIAMOUTENE

Source : Maliweb.net

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