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Bah Ndaw president de la transition malienne
Politique

Transition malienne : voilà la renaissance !

by Chiencoro 6 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, faut-il parler « de la déception de la déception » en référence à l’ouvrage de l’intellectuel arabe Averroès « de la destruction de la destruction » ? En effet, l’équipe de transition semble avoir de la peine à réaliser l’idéal de changement qui a animé les manifestations initiées par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Une situation qui fait revivre les vieux souvenirs du défunt régime.

Le renouveau tant attendu de l’équipe de la transition reste toujours un idéal pour les Maliens. « On ne veut plus de l’ancien, mais du nouveau » a conduit ce peuple a consommé un saut dans l’inconnu. Le désir d’un Mali apaisé, stable, débarrassé des mouvements interminables de grèves, de la corruption, un Mali où règne la bonne gouvernance, n’existe pourtant encore que dans l’esprit des Maliens.

Dès l’installation de l’équipe de la transition, le désespoir a commencé à s’emparer des consciences. La rupture avec les manières de gouverner n’a été qu’idéologique. Les administrations publiques se sont d’abord « colonelisées » comme ce fut le cas sous le défunt régime où au lieu du « Mali d’abord », on a assisté plutôt à « ma famille d’abord ».

Quant à la cherté de la vie, elle ne fait que s’accentuer, multipliant du coup des marches de protestation. L’insécurité ne fait que progresser à l’intérieur du pays et les terroristes réussissent à avoir une mainmise sur plus en plus de localités. Des accords locaux, dont le contenu serait le plus souvent en déphasage avec les textes officiels du pays, seraient négociés et obtenus par des groupes armés terroristes. Les mauvais souvenirs du nord, notamment le tribunal islamique de Tombouctou, lors de la crise de 2012, refont surface. Des gens sont amputés pour avoir commis des fautes.

Le redécoupage territorial, les préavis de grève, les problèmes d’accès à l’électricité, la recrudescence de l’insécurité, la fermeture des écoles. Les maux se multiplient sans que de véritables pistes de sortie soient encore envisagées. Cette accentuation des maux fait revivre les mauvais souvenirs de l’agonie du régime Ibrahim Boubacar Kéïta. Cette situation fait comprendre qu’en termes de renouveau, il n’y a eu jusque-là qu’un changement mineur de tête au sommet de l’État.

Dans un tel contexte, rien n’est fait pour éviter les erreurs du régime défunt. Le chronogramme des élections est annoncé sachant bien que dans beaucoup de régions des élections ne pourront pas se tenir. Outre cela, en raison des contestations liées à la réorganisation territoriale, comment faire pour élire des députés dans ces zones où le projet de découpage est rejeté par les populations ?

Au lieu de travailler à faire comprendre les populations des bien-fondés de telle ou telle initiative, les autorités transitoires semblent décider à avancer la tête baissée. L’erreur qui a conduit au départ précipité d’IBK et au règne de l’incertitude sous lequel vit désormais le Mali. C’est donc cela la renaissance promise ?

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

6 mai 2021 0 comments
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Des boeufs
Sécurité

Nigéria : « [ndlr] la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier » (rapport)

by Chiencoro 6 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Nigéria, pour éviter l’accentuation des conflits entre éleveurs et agriculteurs, l’International Crisis group exhorte les autorités étatiques à accélérer la mise en œuvre du plan national de transformation de l’élevage.  

« La violence alimentée par la dégradation de l’environnement et la concurrence pour la terre a aggravé les tensions de longue date dans les régions du nord et du centre du pays [Niger ndlr] », a indiqué l’international Crisis group dans un nouveau rapport publié le 4 mai 2021. 

En 2018, à la suite d’une vague d’effusion de sang, le gouvernement fédéral nigérian avait lancé un vaste chantier de réformes pour le secteur de l’élevage. L’administration du président Muhammadou Buhari avait lancé en 2019, un plan national de transformation de l’élevage sur dix ans. Ce plan, approuvé par le Conseil économique national en janvier 2019, avait pour objectif de « limiter les mouvements de bétail, stimuler la production animale et apaiser le conflit meurtrier entre éleveurs et agriculteurs dans le pays ».

« Si le plan échoue… »

Selon les remarques de l’International Crisis group, ce plan est confronté à de nombreux défis, dont surtout l’absence d’un leadership politique adéquat, « des perceptions erronées de la population sur son objectif, des contraintes budgétaires aggravées par la pandémie du COVID-19, un manque de personnel ayant l’expertise pour la mener à bien et une insécurité généralisée ». 

Toutefois, cette organisation indépendante qui s’emploie à prévenir les guerres et à élaborer des politiques qui bâtiront un monde plus pacifique estime que « si le plan échoue [ndlr], la violence entre éleveurs et agriculteurs pourrait s’intensifier ». Parce que ce plan encourage les pasteurs à passer « à l’élevage et à d’autres systèmes de production animale sédentaire ». Cette modernisation de l’élevage constitue aux yeux de l’International Crisis group une condition sine qua non pour la résolution du « conflit entre éleveurs et agriculteurs, qui menace la stabilité politique et la sécurité alimentaire du Nigéria ».

« Les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement »

Pour que l’adoption de ce plan ne soit pas de l’argent jeté par la fenêtre et aussi pour parvenir à estomper le conflit entre éleveurs et agriculteurs au Nigéria, le Crisis group exhorte les autorités du pays à « travailler avec les donateurs et les investisseurs pour combler les déficits de financement et renforcer les capacités de mise en œuvre ». Aussi doivent-elles travailler à « faire connaître le plan et gagner le soutien des éleveurs et des agriculteurs ». En plus de tous ces aspects, la promulgation du plan doit tenir compte de « l’impact projeté du changement climatique et également développer une stratégie pour faire face aux éleveurs migrateurs non nigérians ».

« À l’heure des élections de 2023, les autorités fédérales et étatiques devront agir rapidement pour faire une marque visible, de peur que le travail qu’elles ont accompli pour créer ce moment d’opportunité ne soit perdu », alerte le Crisis group.

Fousseni Togola

6 mai 2021 0 comments
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Actu

Douanes maliennes : Mahamet Doucara, un cadre qui se bat pour la performance

by Sahel Tribune 6 mai 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

« À cœur vaillant rien d’impossible », dit-on généralement. Cet adage sied bien à l’inspecteur général Mahamet Doucara, directeur général des Douanes du Mali. Animé par un souci inébranlable du travail bien fait, d’un esprit d’initiative hors pair, cet homme continue à donner aux douanes maliennes un nouveau souffle depuis son installation.

« [ndlr] Je formule l’engagement que les missions que les pouvoirs publics nous ont assignées seront accomplies car c’est en cela que la confiance portée en nous sera méritée ». Cette phrase est de l’inspecteur général Mahamet Doucara, directeur général des Douanes du Mali. Comme dit un adage, « la valeur d’une personne se mesure non pas à la quantité de ses actes, mais au degré d’amour et de persévérance qu’elle met pour les accomplir ». Depuis son installation à ce poste de directeur général des douanes, l’inspecteur général Doucara a brillé par son amour et sa persévérance dans l’accomplissement de ses tâches.

Engagé et animé par un patriotisme hors pair, l’inspecteur Doucara a le souci constant du bien-être de l’économie malienne et des citoyens maliens. Les données parlent d’elles-mêmes. En matière de lutte contre la fraude, de 2016 à 2019, grâce au dynamisme de M. Doucara et ses hommes, l’administration des douanes maliennes a saisi 48 360 kg de viande de volaille, 6 458 kg de foie impropres à la consommation humaine. Ce n’est pas tout, 26 191 kg de stupéfiants, 390 armes de guerre et 73 231 munitions ont été également saisis en 2019.

A ces saisines s’ajoutent la saisie de 5 155 explosifs et détonateurs, 13 711 896 médicaments humains et vétérinaires et de 52 756 kg de cyanures.

Ces actions prouvent à suffisance combien ce valeureux cadre de l’administration malienne se soucie non seulement du travail bienfait, mais aussi et surtout de la santé voire de la sécurité des Maliens. Des hommes de cette trempe se font très rares dans les administrations du pays.

En 2020, malgré la pandémie de la covid-19, qui a entrainé la fermeture des frontières, et les différentes crises sécuritaires et sociopolitiques dont traverse le pays, les douanes maliennes, sous le leadership de l’Inspecteur général Doucara, ont renfloué la caisse de l’État à hauteur de 579,2 milliards F CFA contre une prévision de recettes de 567 milliards, soit un taux de 102,17 %. Une performance qui a mérité les félicitations et encouragements du vice-président de la transition, Assimi Goita.

En 2021, les prévisions de recouvrement des recettes assignées à l’Administration des Douanes sont fixées à 656 250 milliards FCFA, dont 175 000 milliards FCFA pour les importations de produits pétroliers et 481 250 milliards FCFA au titre des marchandises solides. Homme des défis et des situations exceptionnelles, le patron des gabelous saura relever ce défi sans beaucoup de peine en raison de sa volonté de toujours mieux servir le Mali.

Son engagement et sa détermination pour l’amélioration des conditions de travail des douaniers et l’atteinte des objectifs de recettes douanières lui a fallu, le 31 mars 2021, le décernement d’une distinction honorifique dénommée « Tableau de Mérite ». Une récompense faite par l’Association des femmes douanières et épouses de douaniers du Mali. Il ne fait donc aucun doute que M. Doucara a toujours mérité la confiance portée en lui.

Chiencoro

6 mai 2021 0 comments
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ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation
Politique

Réorganisation territoriale au Mali : un processus de renforcement du vivre-ensemble ?

by Bakary FOMBA 5 mai 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour expliquer les choix et orientations aux populations afin de recueillir leurs préoccupations, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a initié les 29 et 30 avril 2021, dans les régions et dans le district de Bamako, des ateliers relatifs au découpage administratif et territorial du Mali. Suite à ces ateliers, plusieurs nouvelles régions et de nouveaux cercles ont été créés.

Du 29 au 30 avril dernier, des ateliers relatifs au processus de réorganisation du territoire malien se sont tenus dans les différentes capitales régionales ainsi que dans le district de Bamako. À travers ces ateliers, de nouvelles régions et de nouveaux cercles ont été créés. L’objectif visé à travers lesdits ateliers reste à expliquer les choix et orientations aux populations afin de recueillir leurs préoccupations et attentes en vue de créer des conditions d’adhésion de l’ensemble des acteurs au processus, a indiqué dans un communiqué du 3 mai 2021 le ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga.

En effet, le processus actuel de réorganisation territoriale a démarré en 2012 avec la création de 11 nouvelles régions. Le même processus s’est poursuivi avec l’organisation des concertations régionales en 2018, a-t-il rappelé.

Selon les précisions du ministre Maïga, le parachèvement de ce processus, conformément aux orientations de la Feuille de route de la Transition, a été engagé par son ministère suivant une approche participative, inclusive et de co-construction dont l’objectif ultime est de renforcer le vivre-ensemble.

Quant à la Commission chargée du processus, celle-ci a travaillé sur la base de critères permettant de doter le Mali d’une « organisation territoriale solide capable de faire face au défi sécuritaire, en promouvant le développement local et en créant un cadre propice pour l’organisation des élections à venir », a indiqué le ministre dans son communiqué.

S’agissant des attentes et des préoccupations enregistrées au cours de ces ateliers régionaux, le ministre a déclaré qu’elles seront traitées avant de soumettre la proposition de réorganisation territoriale à l’attention des plus hautes Autorités. Cela voudrait-il dire que le ministre a bien entendu les cris de cœur des citoyens exprimés dans différentes régions à travers des manifestations ? En effet, ce découpage administratif et territorial a donné lieu à des contestations dans plusieurs régions du pays où des zones réclament un statut supérieur. Ce redécoupage constitue une patate chaude dans les mains des autorités de la transition

Bakary Fomba

5 mai 2021 0 comments
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Olivier Dubois, Correspondant de Libération et du Point Afrique
Sécurité

Mali : le journaliste français Olivier Dubois dit avoir été enlevé dans le nord-est du pays

by Sahel Tribune 5 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités maliennes et françaises de tout faire pour obtenir la libération du journaliste qui affirme avoir été enlevé par un groupe armé islamiste.
Dans une vidéo de 21 secondes diffusée ce 5 mai, le journaliste français Olivier Dubois affirme avoir été “kidnappé” le 8 avril à Gao dans le nord-est du Mali par le “Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans” (GSIM). Correspondant de Libération et du Point Afrique, journaliste aguerri et fin connaisseur du Mali, il était en reportage au moment de son enlèvement. RSF avait été alerté deux jours après sa disparition alors que le journaliste n’était pas rentré à Bamako comme prévu. En concertation avec ses rédactions, notre organisation avait fait le choix de ne pas communiquer sur le sujet afin de ne pas entraver une éventuelle issue positive rapide. Le ministère français des Affaires étrangères à Paris a pour sa part confirmé la « disparition » d’Olivier Dubois. La vidéo est toujours en cours d’authentification. 

“Nous demandons aux autorités maliennes et françaises de tout mettre en œuvre pour obtenir sa libération et adressons tout notre soutien à sa famille et à ses proches, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Une semaine après que des journalistes espagnols ont été tués au Burkina Faso, l’enlèvement de ce reporter est un nouveau coup très dur pour le journalisme dans le Sahel.”

La présence des groupes armés dans le Sahel rend l’exercice du journalisme extrêmement périlleux. Le reporter David Beriain et le cameraman Roberto Fraile, tous deux de nationalité espagnole, ont été tués au Burkina Faso le 26 avril dernier alors qu’ils étaient en reportage avec une patrouille anti-braconnage sur la route menant à la réserve naturelle de Pama, dans l’est du Burkina Faso.

Le nord et le centre du Mali demeurent également des zones extrêmement dangereuses. Deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon y avaient été assassinés en 2013. Plus de sept ans après les faits, les enquêtes menées conjointement en France et au Mali n’ont toujours pas permis de lever toutes les zones d’ombre entourant ce double assassinat. 

Le Mali occupe la 99e place sur 180 pays dans le dernier Classement mondial de la liberté de la presse que vient de publier RSF en 2021.

Source: RSF

5 mai 2021 0 comments
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Abdoulaye dit Allaye Koita
Opinion

Abdoulaye dit Allaye Koita : « C’est le contexte, le moment et la personne qui a fait la proposition… »

by Sahel Tribune 5 mai 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Abdoulaye dit Allaye Koita est le président du mouvement En Avant. Un mouvement créé suite à l’élection législative de 2007 à laquelle il a participé comme candidat indépendant à Mopti. Nous avons eu avec lui un entretien téléphonique, mardi 4 mai 2021, sur la proposition de loi de Magma Gabriel Konaté visant à « accorder une pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali ». M. Goita est catégorique : ni le contexte, ni le moment ne sied à cette proposition et Magma Gabriel n’est pas encore le mieux indiqué.

Sahel Tribune : comment comprenez-vous la proposition de loi visant à octroyer des pensions de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale du Mali ?

Abdoulaye dit Allaye Koita : j’ai appris cette nouvelle avec un grand émoi. Elle m’a beaucoup surpris vu la situation économique que nous vivons depuis bien avant la chute du régime IBK. Comment comprendre qu’une transition qui devrait parler de sécurité et d’organisation des élections se donne le droit de faire des propositions qui n’ont rien à voir avec ces priorités. Que celui qui a été désigné pour défendre les artistes et les hommes de culture se préoccupe plutôt de la retraite des anciens présidents de l’Assemblée nationale. C’est juste inacceptable.

Les anciens présidents de l’Assemblée nationale n’ont-ils pas droit à cette pension ?

Dans un pays comme le Mali, ces présidents bénéficient déjà de la pension parlementaire. Quelqu’un qui a fait cinq ans de mandat à ce poste de président n’a pas besoin d’une telle aide dans un pays pauvre comme le Mali.

J’ai encore été plus surpris aujourd’hui [mardi 4 mai ndlr] de voir Magma Gabriel Konaté, auteur de cette proposition, insulter tous les Maliens en les qualifiant d’égoïstes. Ce discours est encore plus choquant, surtout venant d’un éducateur pour qui on avait d’ailleurs beaucoup d’estime.

Pensez-vous que Magma Gabriel n’est pas le mieux indiqué pour faire cette proposition ?

Tout membre d’une assemblée pareille peut faire des propositions. Mais cela dépend du contexte et du moment. Si on avait quitté cette période transitoire pour se retrouver avec une assemblée élue et que Magma Gabriel se retrouvait élu député, il pouvait bien faire une telle proposition. Mais même là, comme aujourd’hui, s’il représente les hommes de culture, il faut au préalable qu’il défende ces derniers qui vivent dans une grande précarité dont tous les Maliens sont témoins. Donc c’est le contexte, le moment et la personne qui a fait la proposition qui posent problème. Comme je l’ai dit, Magma Gabriel pouvait bien faire cette proposition, mais après avoir fait des propositions pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des artistes maliens.

A quelle proposition pensez-vous par exemple ?

Les artistes maliens tirent le diable par la queue. Ils produisent, mais rarement on achète leurs œuvres. Ils sont confrontés à la piraterie. Pourquoi ne pas penser à octroyer à ces artistes des primes que l’État va reverser au bureau malien des droits d’auteur. On attendait Magma sur ce chantier. Mais la proposition qu’il vient de faire, on n’avait vraiment pas besoin de cela là où nous sommes.

Les raisons avancées pour faire cette proposition, épargner aux anciens présidents de l’AN la précarité après leur fonction, ne sont-elles pas suffisantes ?

C’est une manière d’insulter l’intelligence des Maliens. De l’indépendance à nos jours, aucun ancien président de l’Assemblée nationale n’a vécu dans la misère. J’ai personnellement vu Aliou Nouhoum Diallo, qui est le premier président de l’Assemblée nationale de l’ère démocratique, mais il ne vit pas dans la misère. Dioncounda Traoré vit-il dans la précarité ? Ibrahim Boubacar Kéïta vit-il dans la précarité ? Younouss Touré vit-il dans la précarité ?

Magma a juste commis une erreur. Il est important qu’il se ressaisisse. Au lieu d’insulter les Maliens, il devrait plutôt demander pardon tout en abandonnant cette proposition de loi inopportune.  

Que pensez-vous de cette transition ?

En toute honnêteté, il est très difficile d’aider cette équipe. Les autorités transitoires se sont entourées de personnes qui ne sont pas en mesure de relever les nombreux défis du pays. Pourtant, elles ont écarté toutes les personnes qui étaient capables de faire bouger les lignes. Le pouvoir en place doit se faire accompagner par l’opposition et la société civile.

Au lieu de cela, quand la transition est arrivée, elle a écarté l’opposition qui était dans le M5-RFP. Elle a également écarté le pouvoir qui était en place. C’est seulement les quelques personnes du M5-RFP qui criaient sans avoir aucune foi de ce qu’ils faisaient ou disaient, auxquelles elle s’est accrochée. Il est difficile de diriger un pays de la sorte. Je ne le souhaite pas, mais il sera très difficile que cette transition réussisse.

Pensez-vous aussi à l’ébullition du front social ?

La crise sécuritaire, depuis l’installation des autorités de la transition, s’est empirée. Avec le projet de découpage territorial, elles sont en train de mettre l’huile sur le feu. Des régions sont créées et ne sont pas encore tout à fait opérationnelles. Le découpage administratif n’est pas au complet.

Dans un tel contexte, on se précipite aux élections. Au centre du pays, on ne parle même pas encore de découpage administratif puisque la crise sécuritaire constitue la préoccupation majeure dans cette zone.

Que proposeriez-vous ?

Avec la communauté internationale, on a le dos au mur. Il faut aller aux élections. Le chronogramme a été publié. Mais je trouve qu’il sera impossible de tenir des élections législatives dans ce contexte. Il faut conclure d’abord ce découpage administratif avant d’aller à ces élections législatives, communales, etc.

Pour que la communauté internationale nous voit dans la légalité, on peut aller à l’élection présidentielle. Cette élection se tiendra dans les zones où ce sera possible. Ce président légalement élu se chargera de l’organisation du reste des élections. Exceptionnellement aussi et sans toucher à certains points sensibles de la décentralisation, je pense qu’on peut également tenir les élections référendaires en faisant fi de l’article 118 de la constitution.

Réalisée par Fousseni Togola

5 mai 2021 1 comment
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Présentation des rapports SIRA et Xenza
Sécurité

Mali : SIRA et Xensa, deux rapports sur la situation des droits humains et la transition

by Chiencoro 5 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Le consortium OCCIPRE, composé de Tuwindi, Amnesty International et Free Press Unlimited, a procédé au lancement de ses rapports SIRA 2 et Xensa, mardi 4 mai 2021, à la Maison de la presse de Bamako. En plus de la présentation des violations des droits humains au Mali durant le 1er trimestre 2021, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des autorités politiques maliennes.

Au cours du premier trimestre 2021, la plateforme SIRA, dont s’occupe Amnesty International, a enregistré 187 cas de violations des droits humains, dont une dizaine représente les atteintes à la liberté d’expression dans 60 localités du Mali, précise la directrice exécutive d’Amnesty International, Ramata Guissé, lors de la conférence de presse de présentation des rapports SIRA et Xenza. Sur ces 187 cas, 67 ont été enregistrés au cours du premier trimestre 2021.

Parmi ces 67 violations des droits humains, 30 ont été enregistrés dans la région de Mopti. Le district de Bamako, les régions de Koulikoro, Ségou et Sikasso ont enregistré au cours de la même période 26 cas de violations. Quant aux régions de Gao et Tombouctou, elles ont enregistré durant la même période 11 cas de violations, selon ce second rapport SIRA.

45 % de ces violations recueillies dans ce rapport concerne les droits civils et politiques, 38 % les autres abus, 3 % la corruption, 4 % les droits de la femme et 2 % les droits de l’enfant, précise la directrice d’Amnesty International.

Le Transitomètre révèle des avancées

« SIRA est un outil important pour les défenseurs des droits de l’homme qui leur permet de mieux observer, documenter et publier les cas de violations des droits humains, et de contribuer aux investigations judiciaires en partageant les informations recueillies », souligne Ramata Guissé qui rassure que « les données collectées sont conservées dans le strict respect des législations en vigueur et les standards en matière de la collecte et le traitement des données d’Amnesty International Mali ». Cette plateforme est ouverte à « toutes les personnes éprises de paix et de justice ».

S’agissant de la plateforme Xensa, qui a été adaptée à l’évolution de la situation sociopolitique et la transition au Mali, au cours du 1er trimestre 2021, 125 articles ont été renseignés dans le Transitomètre, 81 interpellations ont été faites, 68 pétitions enregistrées, 56 dénonciations faites par 67 blogueurs et internautes, a indiqué Oumar Ben Haïdara, directeur des programmes de la fondation Tuwindi.

Analysant les six (6) axes prioritaires du Plan d’action du gouvernement de transition, M. Haïdara a laissé entendre que ce qu’il y a à féliciter aujourd’hui comme avancée notable est d’abord la tenue de la 42e session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) à Kidal en février dernier et ensuite la publication du chronogramme des élections. Toutefois, plusieurs inquiétudes demeurent, a-t-il indiqué.  

Des propositions aux autorités transitoires  

Le consortium OCCIPRE a alors formulé plusieurs recommandations à l’endroit des autorités de transition, à la société civile ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers. Il s’agit entre autres d’améliorer l’accès à la justice pour les victimes, d’éviter la restriction de l’espace civique, d’intensifier la lutte contre l’impunité, d’accorder aux journalistes le libre accès à toutes les sources d’informations. Ce n’est pas tout : d’organiser davantage et de travailler en synergie pour une meilleure protection des droits humains, de soutenir davantage les institutions et organisations des droits humains.

Ces recommandations viennent s’ajouter à celles formulées il y a trois mois et qui demeurent toujours d’actualité : mettre l’accent sur la présence de l’État dans les zones les plus reculées confrontées à ces violations, renforcer le dispositif sécuritaire au niveau des checkpoints, mettre les forces de défense et de sécurité dans les conditions, permettre aux populations maliennes de bénéficier des droits les plus élémentaires.

L’Union européenne s’engage auprès du gouvernement malien pour la lutte contre la corruption et l’impunité afin de renforcer davantage la démocratie.

Fousseni Togola

5 mai 2021 1 comment
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