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Des elements de larmee malienne
Sécurité

Mali : plus de 300 milliards FCFA dans les dépenses militaires en 2020 (rapport)

by Sahel Tribune 11 mai 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un rapport publié, fin avril 2020,  par  l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) sur les dépenses militaires mondiales de l’année 2020 classe le Mali comme le 13ème pays  africains ayant fait des investissements dans l’armement. 

En dépit de la récession économique créée par la pandémie de la COVID-19, les dépenses militaires en Afrique subsaharienne ont augmenté de 3,4 % en 2020 pour atteindre 18,5 milliards de dollars. C’est ce qui ressort  d’un rapport publié par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) sur les dépenses militaires mondiales.

Le Mali, 13ème rang africain

En Afrique le rapport indique que les  plus fortes augmentations des dépenses sont enregistrées au Tchad (+31 %), au Mali (+22 %), en Mauritanie (+23 %) et au Nigeria (+29%), tous situés dans la région du Sahel, ainsi qu’en Ouganda (+46 %).

Le Mali a dépensée l’année précédente 593 millions de dollar, soit plus de 300 milliards FCFA. Ce qui place le Mali au 13ème  rang parmi les pays africains ayant fait des dépenses militaires. Dans l’espace CEDEAO,  le Mali est devancé par le  Nigéria avec 2,5 milliards de dollars et par la Côté d’Ivoire  607 millions de dollar.

Sur le plan continental, les trois géants du Maghreb : l’Algérie, le Maroc et l’Egypte  arrivent successivement en tête. Ils sont suivis selon  l’ordre des dépenses militaires par  l’Afrique du Sud, le Nigéria, la Tunisie, le Kenya, l’Angola, l’Ouganda, le Soudan, la Tanzanie, la Cote d’Ivoire et le Mali à la treizième  place etc.

Le rapport  poursuit qu’en 2020, les pays africains ont dépensé 5,13% plus que ce qu’ils ont dépensé en 2019 dans le secteur militaire. Cette hausse, constatée dans les dépenses militaires du continent,  place l’Afrique où les dépenses militaires ont le plus augmenté en 2020. Ainsi, le continent noir devance l’Europe (+4,13%), les Amériques (+3,2%) ainsi que l’Asie et l’Océanie (+2,5%).

Les Etats-Unis en tête

Le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm de poursuivre toujours que les dépenses militaires mondiales ont  pris de  l’ascension en 2020, en dépit de la pandémie de COVID-19.

Sur le plan mondial, les États-Unis demeurent  en tête tant ils ont continué d’augmenter leur budget militaire pour atteindre 778 milliards de dollars, en 2020.  Cette hausse de 4,4% s’explique, selon le rapport,  par de lourds investissements dans la recherche et le développement. Egalement  cette course des  Américains à la modernisation de leur arsenal nucléaire et l’achat  de plus en plus d’armes s’explique par la pression  exercée par la Chine et  la Russie.

Pour la 26e année consécutive, indique le document de SIPRI, la Chine  a vu ses acquisitions militaires progresser de 1,9% à 252 milliards de dollars. Quant à l’Inde avec ses 72,9 milliards de dollars fait figure du plus grand acquéreur d’armement en Asie-Océanie devant le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. La France occupe la 8e nation du classement avec ses  dépenses qui  ont augmenté de 2,9% en 2020, à 52,7 milliards de dollars.

 Siaka DIAMOUTENE

Source: Maliweb.net

Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte

11 mai 2021 0 comments
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Ministre Lamine Seydou TRAORE
Actu

Le permis de Ménankoto : quand le ministre Lamine Seydou Traoré déjoue un complot contre l’Etat malien !

by Sahel Tribune 10 mai 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Le jour de son investiture, tout comme le jour où il a reçu le Rapport du Vérificateur Général, le Président de la Transition Bah N’Daw a été on ne peut plus clair : il n’y aura plus de place pour la corruption, et l’or du Mali brillera pour les Maliens ! Donner un sens à cet engagement du Président de la Transition, tel est le leitmotiv du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, engagé à assainir le secteur minier malien. C’est d’ailleurs fort de cet engagement qu’il vient de déjouer ce qui aurait pu être le plus grand scandale de tous les temps sur le dos de l’Etat malien !
En effet, d’aucuns tentent vainement de salir le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qu’ils accusent d’avoir voulu, par magouille ou par favoritisme, passer le permis de Ménankoto à une autre société au détriment de B2Gold à qui, il faut le dire tout net, le gouvernement n’a jamais cédé un quelconque permis en rapport avec Ménankoto, mais plutôt à la Société Ingénierie, Informatique, Exploitation Minière (S2IEM) !
Pour vous aider à comprendre ce dossier, il convient de rappeler que suivant les différents Codes miniers du Mali de 1991 à 1999, le permis de recherche était attribué pour une période de trois (03) ans renouvelable deux (02) fois pour la même durée, soit neuf (09) au total. Mais avec l’entrée en vigueur du Code minier de 2012, ce délai, ci-dessus cité, a été ramené à sept (07) ans (3ans, 2ans et 2ans) avec la possibilité de l’étendre à une (01) année supplémentaire non renouvelable à titre dérogatoire.
Aussi, conformément à l’article 38A4 du Code Minier de 2012, le Ministère chargé des Mines pouvait, à sa discrétion, accorder une prorogation de douze mois (12) mois, non susceptible de renouvellement d’un permis de recherche afin de permettre à la Société demanderesse de finaliser son étude ou son rapport de faisabilité. La prorogation était accordée uniquement lorsqu’à la fin du deuxième renouvellement du permis, la société n’avait pas pu finir son étude ou son rapport de faisabilité.
De même, l’article 38A4 du Code minier de 2012 disposait en ces termes : « Si à la fin du deuxième renouvellement, le titulaire du permis de recherche n’a pas pu finaliser son étude de faisabilité pour des raisons justifiées et vérifiées par l’Administration chargée des Mines, une prorogation dont la durée ne peut dépasser un (1) an, peut lui être accordée. Si, à la fin de cette période de prorogation, le titulaire du permis de recherche n’arrive toujours pas à fournir son étude ou son rapport de faisabilité ledit permis devient caduc. ».
Par ailleurs, le Code minier de 2019, entrée en vigueur le 27 septembre 2019, est revenu sur la durée des neufs (09) ans pour les permis de recherche. De ce fait, le principe de la prorogation, selon les recoupements que nous avons pu faire, ne se justifiait plus, en tout cas du point de vue du législateur, il a donc été supprimé. C’est pourquoi, conformément à l’article 205 A1 et A4 des dispositions transitoires et finales du Code minier de 2019, la prorogation ne pouvait être accordée à la société demanderesse.
En effet, l’Article 205 A1 stipule : « les titres miniers et les autorisations en cours de validité avant la date d’entrée en vigueur du présent Code, demeurent valables pour leur durée restant à courir et pour les substances pour lesquelles, ils ont été délivrés » ; et l’Article 205 A4 de préciser clairement : « En dehors du bénéfice des conditions de stabilité, les titulaires des titres miniers et autorisations, doivent se soumettre à l’ensemble des dispositions du présent Code ».
Au regard de tout cet arsenal juridique, et en application des dispositions de l’article 205 A1 et A4, aucune prorogation ne pouvait être accordée à la partie demanderesse qui est la Société Ingénierie, Informatique, Exploitation Minière (S2IEM), et non B2Gold !
Du point de vu de droit, il nous revient que la partie demanderesse n’est pas exempte de reproches. D’abord, le permis querellé (Ménankoto), a fait l’objet d’une entente illicite de cession entre deux (02) sociétés multinationales (Barrique Gold et B2Gold) opérant dans notre pays au détriment des intérêts supérieurs du secteur minier de notre pays, ou encore la violation de l’article 32 de l’Ordonnance n°2019-022 du 27 septembre 2019 qui consacre le principe du premier venu, premier servi. (Le dépôt de la demande a été fait avant que le permis querellé n’arrive à échéance…
Ce n’est pas tout, la société Ménankoto-SA, jugée défaillante après sept (07) ans en tant que société détentrice du permis de recherche, est encore le même postulant pour le même permis pour une nouvelle durée de 3 ans renouvelable 2 fois, dans la mesure où la société B2Gold, entité juridiquement différente de Ménankoto-SA, n’a jamais postulé pour le permis de Ménankoto !
Eh bien comme il est aisé de le constater, la procédure d’attribution du permis de Recherche de Ménankoto a été conforme aux dispositions pertinentes relatives aux procédures d’attribution des titres miniers de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant Code minier en République du Mali. Cette position est confortée par la décision de rejet de la Cour Suprême relative à la requête en référé administratif de suspension de l’arrêté portant attribution du permis de recherche d’or à la société bénéficiaire du permis querellé de Ménankoto !
En conclusion, comme vous avez pu le constater, la société B2Gold, entité juridiquement différente de Ménankoto-SA, n’a jamais postulé pour le permis de Ménankoto, et ne peu par conséquent se plaindre pour quoi que ce soit, contrairement aux informations véhiculées par certains illuminés dans le seul but de créer de la confusion dans l’opinion, et certainement pour régler des comptes avec le ministre Lamine Seydou Traoré !
Correspondance particulière

Source : notrenation.com

10 mai 2021 0 comments
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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
Opinion

1re partie : la mort, une énigme toujours au cœur des interrogations

by Mikailou Cissé 10 mai 2021
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Depuis la nuit des temps, la question de la mort a toujours constitué une énigme pour l’homme à la recherche d’explication de tout ce qui l’entoure. Dans cette première partie d’une série d’articles sur la mort, Mikailou Cissé entretient le lecteur non seulement sur la mortalité et l’immortalité, mais aussi sur les différentes perceptions développées par le monde sur ce phénomène.

Le phénomène de la mort est le plus souvent décrit en se référant aux récits sur les anciennes civilisations ou les religions du monde comme une interruption temporaire plutôt que comme cessation de la vie. La mort est perçue comme un voyage sur une autre dimension. Elle est vue en même temps selon la plupart d’entre eux comme un voyage fort périlleux.

Le mortel et l’immortel

De toutes les espèces qui peuplent la terre, l’être humain est le seul qui soit capable de réfléchir sur la mort et qui se préoccupe de l’après-mort. S’agissant des autres espèces différentes de l’humain, bien que les constats aient certifié que certaines d’entre elles s’apitoient après la mort d’un des leurs, aucune société ne s’est jusque-là aventurée à développer des théorèmes sur l’existence après la mort. De là, il découle que l’homme est le seul pour qui la mort est sujet d’intérêt particulier.

Ce réflexe typiquement spécifique aux êtres humains n’est pas anodin. Il est ce qui fait qu’un nombre important d’humains accordent une place importante à un Divin transcendant dans leur vie. Ce dernier n’est pas pour autant la seule raison, le rôle et/ou l’influence que le Divin pourrait jouer ou pourrait avoir dans le cours de la vie d’une personne en fait également partie avec tant d’autres.

L’homme est décrit à l’unanimité par toutes les civilisations et communautés comme un être supérieur aux êtres. Il est le seul être fait de corps et d’âme. Après la mort, l’âme est la substance qui continuera à vivre. Quant au corps, du fait qu’il est fait de substance matérielle, il périra. Cette conception est celle qui fait que les hommes croient en l’immortalité. Elle est aussi celle qui fait que l’homme croit fermement à la récompense dans une vie future. En conséquence, l’homme se soucie de la mort du fait qu’il s’estime éternel. Un être qui existera sous une autre forme après un séjour terrestre.

Les différentes perceptions du Divin

Cette appréhension de l’homme a commencé à partir du moment où les hommes ont pris conscience que certains phénomènes se produisant autour d’eux n’étaient pas dus à leurs actions sur la nature. Mais à un autre être extérieur. L’homme qui se voyait maître absolu de son environnement voit qu’il n’est pas aussi différent des autres espèces. Il est un être qui ne peut pas tout contrôler. Cette compréhension est celle qui a amené les humains à déduire l’existence d’un Être Absolu. De là est né en l’homme un penchant spirituel. Une autre version se trouve consignée dans les livres saints ou révélés.  

Les éléments de la nature furent les premiers que les hommes ont pris, adorés et magnifiés pour le Divin. Au fur et à mesure que le temps passe et que certains ont vu en la magnificence de la nature divine une perception erronée de sa représentation, une autre perception du Divin sera née. Celle-ci est celle qui le conçoit symboliquement.

Ces deux conceptions du Divin sont autrement appelées sa conception primitive et/ou imagée. L’idée qui a amené les hommes à faire des représentations symboliques ou imagées du Divin découle de ces deux conceptions. À côté desquelles, il y a également la conception idéale du Divin. Elle est celle qui soutient que seul l’esprit peut le concevoir et aussi qu’il ne peut être magnifié que par le verbe. Elle est considérée comme la dernière forme à travers laquelle les hommes ont saisi le Divin et la plus pure parmi toutes les conceptions du Divin. Elle est également celle qu’on retrouve soutenue dans les religions monothéistes. Quant aux deux autres conceptions, elles sont la perception du Divin selon les religions polythéistes.

Mikaïlou Cissé

10 mai 2021 0 comments
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Des partenaires qui viennent en aident aux populations vulnerables scaled
Sécurité

Au sahel, le besoin humanitaire croit avec le déplacement des populations

by Chiencoro 10 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au sahel, notamment au Burkina Faso, la situation humanitaire inquiète les organisations humanitaires. Une situation provoquée par les violences des dernières semaines. L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) déplore le déficit de financement.

Les civils continuent à payer un lourd tribut dans l’insécurité au sahel. Au Burkina Faso, depuis un peu plus de deux ans, les violences ont conduit plus de « 1,14 million de personnes à fuir leurs foyers en quête de sécurité ». Au cours des dernières semaines, plus de 17 500 personnes ont fui leur domicile au Burkina Faso en raison des récentes attaques qui ont fait 45 morts. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se dit préoccupée par les conséquences humanitaires de ces violences.

« Lors d’une série d’attaques menées dans trois régions distinctes, des hommes armés ont réduit des maisons en cendres et abattu des civils. Les assaillants ont également détruit des centres de santé, et endommagé des habitations et des commerces », indique l’agence onusienne dans un communiqué du 7 mai 2021. Des attaques à la base de ces déplacements massifs de populations et par ricochet à la complication de la situation humanitaire dans le pays voire dans la région où « plus de 3200 personnes ont été récemment déplacés ».

Le pays des « hommes intègres » continue malgré tout à être également un foyer d’accueil. Plus de 20 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement du Mali, ont déposé leur valise sur le sol burkinabè en fuyant l’insécurité qui sévit dans leur pays d’origine.

Dans le sahel, le HCR dit constater une hausse des déplacements de populations vers « de vastes centres urbains plus sécurisés ». « La plupart des personnes arrivent avec peu ou pas d’effets personnels. Certaines ont été généreusement accueillies par des familles d’accueil, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans des bâtiments publics comme des écoles et d’autres abris temporaires », précise notre source qui indique que ces personnes « ont d’urgence besoin de nourriture, d’abris, d’eau potable et de soins de santé ».

Face à cette recrudescence des déplacements des populations, augmentant ainsi les besoins humanitaires, le HCR déplore le déficit de financement. « Des ressources supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires croissants », a-t-elle expliqué. Selon ses précisions, « le financement des efforts de réponse menés par le HCR demeure très limité, avec seulement 22 % reçu à ce jour sur le montant recherché de 91,6 millions de dollars ».

Togola

10 mai 2021 0 comments
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politique
Politique

Après le confinement politique, place au nomadisme !

by Chiencoro 10 mai 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La publication du chronogramme des échéances électorales au Mali semble marquer la fin du confinement politique dans le pays. Un confinement senti depuis le coup d’État contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). La reprise des activités politiques est surtout marquée par un foisonnement de nomades politiques. Une situation peu enviable en démocratie.

Depuis le renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le 18 août 2020, la scène politique malienne se caractérisait par sa morosité. Une situation qui pouvait être expliquée par le désespoir qui a été le sort de la plupart des partis engagés dans les manifestations ayant conduit au départ de l’ex-président IBK.

En quête d’orientation

Se présentant héritiers légitimes du trône après avoir forcé au départ le président Kéïta, ces politiciens véreux se sont vus privés du gibier attrapé grâce à leur piège. Le pouvoir était tombé entre les mains des hommes en treillis. Depuis, ce fut le plus grand silence radio de la part de bon nombre de ces hommes politiques. Une période de confinement ou de sédentarisme.

La publication du chronogramme des échéances électorales, le 15 avril 2021, semble marquer la fin du confinement politique et le début d’une vaste campagne de nomadisme. La période du confinement semble leur avoir permis d’effectuer des analyses et des enquêtes poussées sur le terrain politique afin de savoir l’orientation du vent. Chacun cherche à se positionner dans le camp où le vent pourrait être beaucoup plus favorable.

Cette transhumance qui caractérise les hommes politiques du Mali est la preuve que ces hommes sont sans réelle conviction politique. On entre dans un parti parce que nous partageons son orientation, mais non pas seulement pour accéder tout de suite et maintenant au pouvoir. Alors que Soumeylou Boubeye Maïga occupait le poste de Premier ministre sous IBK, nous avons assisté à un flux de cadres du RPM vers ASMA. Pour le seul motif que Boubeye semblait pressenti héritier d’IBK après la fin du mandat de celui-ci. Aujourd’hui, l’ASMA aussi bien que le RPM sont fuis comme la pandémie de coronavirus. Les partis où la direction du vent semble favorable aux prochaines élections reçoivent de plus en plus d’hôtes.

Danger pour la démocratie

Une telle pratique ne favorise pas l’émergence de véritables partis politiques susceptibles de défendre les intérêts de la nation ou des citoyens. Ce nomadisme politique est aussi la preuve que ces hommes n’ont aucun souci pour le pays. Ils n’ont pas d’ambition réelle. Leur seul objectif reste l’accès au pouvoir. Un homme sans conviction peut-il d’ailleurs gouverner un État ? A priori non. Puisque si la gouvernance est un art, il paraît alors important d’avoir une maquette de ce que sera notre futur État. Malheureusement, le programme politique semble ne rien dire à ces transhumants politiques.

Dans son article intitulé « La prohibition de la “transhumance politique” des parlementaires », publié chez cairn infos, Benjamin Boumakani dégage quelques maux liés à cette pratique : « [ndlr] la transhumance est appréhendée comme un fléau pour la démocratie en Afrique, en ce qu’elle instrumentalise les élus en quête de quelques avantages matériels et de promotion politique, affaiblit les oppositions dont les élus sont à la merci des majorités au pouvoir, fragilise les équilibres et les contrepoids nécessaires au bon fonctionnement de la démocratie, cultive et entretient l’immoralisme en politique ». Des maux qui fragilisent l’espace politique malien.

Fousseni Togola

Source: Maliweb.net

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Des orpailleurs sur une mine d'or
Sécurité

Guinée : au moins 15 morts dans l’effondrement d’une mine d’or

by Sahel Tribune 9 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au moins 15 personnes ont été tuées samedi dans un éboulement de terrain sur une mine d’or près de Siguiri, dernier en date des drames de l’orpaillage clandestin dans le nord-est de la Guinée.

C’est une roche en surplomb qui a provoqué l’éboulement dans la localité de Tatakourou en se détachant pour des raisons indéterminées, selon les versions des faits recueillies par téléphone. Ces versions ne font pas apparaître clairement si les victimes ont été écrasées à l’air libre par la roche ou ensevelies dans des galeries par l’éboulement qu’elle a déclenché.

Un responsable de la Croix-Rouge joint sur place a fait état d’au moins 15 morts. Il n’a pas exclu que d’autres orpailleurs soient prisonniers des galeries dont les accès ont été obstrués par l’accident. Sinaman Traoré, un orpailleur burkinabè, a fait état de deux blessés secourus par des volontaires. « Cette situation dans les mines de Siguiri nous inquiète et nous interpelle tous. Finalement les éboulements tuent plus que la pandémie de la Covid-19 », a expliqué le capitaine de police Mamadou Niaré, arrivé sur les lieux pour l’enquête.

Les éboulements sur des sites aurifères sont fréquents et souvent meurtriers en Guinée, en particulier dans cette région proche du Mali. Parmi une succession d’accidents, au moins 17 orpailleurs clandestins avaient été tués dans des circonstances similaires en février 2019, et une dizaine d’autres encore en novembre 2019 dans le même secteur de Siguiri, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière.

Bien que le sous-sol de la Guinée regorge de minerais (bauxite, diamant et or), la majorité de la population est confrontée à d’importants problèmes de survie quotidienne. Plus d’un Guinéen sur deux vit dans la pauvreté selon l’ONU. Mais l’or attire aussi des clandestins du Mali, du Sénégal et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Source: Africanews

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Le Directeur du CENOU et le chef de cabinet du ministère
Éducation

Sous le signe de la cohésion et de la non-violence, le Cenou initie des ruptures collectives

by Chiencoro 9 mai 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

En ce mois de carême, le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) n’oublie pas les étudiants, notamment ceux qui résident dans les campus universitaires. Depuis le mardi 4 mai, des cérémonies de rupture collective sont organisées avec les étudiants. Le samedi 8 mai, les résidents du campus de Badalabougou, de l’IPR/IFRA de Katibougou ainsi que ceux de l’université de Ségou ont eu droit à cette rupture collective pleine de symboles. C’était en présence de madame Coulibaly Gabdo Kane Diallo, chef du Centre régionale de Bamako ; du directeur du Cenou, Ousmane Dembélé ; ainsi que du chef de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Magassouba.

Au campus universitaire de Badalabougou, sur « la colline du savoir », la soirée du samedi 8 mai 2021 s’est distinguée de celle des jours précédents. Sous l’impulsion du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), des centaines d’étudiants se sont retrouvés devant la mosquée du campus pour une rupture collective de jeûne. Un moment émouvant et plein de symboles.

Déjà à 18 h 20, tout était fin prête. De groupuscules d’étudiants formés discutaient dans la plus grande fraternité en attendant la couchée du soleil qui correspond à l’heure de la rupture. Les organisatrices s’activent toujours dans la distribution des jus et aliments prévus pour cette occasion. C’est à 18 h 47 que l’Office de radiodiffusion et de télévision du Mali (ORTM) donnera le ton à la rupture.

« Le CENOU se rapproche davantage des étudiants »

« Cette rupture de jeûne collective est un moment de retrouvailles avec la communauté estudiantine, de socialité et de rencontres », a indiqué le chef de Cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Magassouba. Une rupture pleine de symboles, puisqu’elle coïncide avec la nuit du destin, a-t-il laissé entendre. Selon les précisions de M. Magassouba, elle est la preuve que « le CENOU se rapproche davantage des étudiants ». Une manière de montrer à ceux-ci que « nous partageons leur joie et leurs peines », a-t-il martelé.

Des étudiants autour des plats. Crédit photo: Togola

Cette initiative a été pleinement appréciée par les bénéficiaires que sont les étudiants. Fatoumata Kané, étudiante à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) de Bamako, n’a eu que des messages de remerciement à l’endroit du CENOU et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Quiconque offre à un jeûneur de quoi rompre son jeûne aura une récompense égale à la sienne sans que sa récompense ne soit déduite de celle du jeûneur », a-t-elle rappelé la tête toute couverte d’un hidjab blanchâtre.  Elle termine en souhaitant que ces genres d’initiative soient une continuité.

Ismaël Diarra, étudiant en Licence 2 à la FAST également et président de la branche de la Ligue islamique des élèves et étudiants du Mali de cette faculté, apprécie également cette initiative et invite le CENOU et les autorités en charge de l’éducation à continuer à accompagner les étudiants. « Parce que la vie au campus n’est vraiment pas facile », a-t-il laissé entendre tout égayer.  

Des appels à la non-violence

« Tout l’honneur revient au Centre national des œuvres universitaires de Bamako qui a organisé cette cérémonie », indique le directeur général du CENOU, le colonel-major Ousmane Dembélé, dans un ton qui laisse transparaître une immense satisfaction de la tenue de cette cérémonie. Une activité qui a été organisée dans l’ensemble des centres régionaux. Après la Cité universitaire de Kabala le mardi 4 mai dernier, concomitamment, c’est les centres régionaux des œuvres universitaires de Bamako, Ségou et Koulikoro qui organisent ainsi, à leur tour, samedi 8 mai, une rupture de jeûne avec les étudiants de leur campus respectifs, précise Ousmane Dembélé.

Des étudiantes lors de la cérémonie de rupture. Crédit photo: Togola

Cette cérémonie sobre a servi d’occasion pour le ministère ainsi que le CENOU de réitérer leur appel à la non-violence dans l’espace scolaire et universitaire. Pour des études de qualité au Mali, le directeur du Centre national des œuvres universitaires a invité les étudiants à se concentrer sur leurs études et d’éviter le recours à la violence.

Cette rupture collective, selon les précisions de Abdoulaye Magassouba, est également une manifestation palpable de la volonté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que du CENOU de promouvoir l’union et la solidarité entre les étudiants afin de « bannir complètement la violence dans l’espace scolaire et universitaire ». Cette volonté s’est manifestée depuis le 29e congrès de l’AEEM, en mars 2021, a-t-il indiqué. « J’invite les étudiants à promouvoir le dialogue à chaque fois qu’il y a des malentendus au lieu de faire usage de la violence qui a malheureusement des conséquences incalculables », a instruit le chef de cabinet.

D’autres initiatives en vue

Le CENOU n’entend point se limiter à cette rupture de jeûne. Il souhaite multiplier ces genres d’activité. « Dans la foulée, il sera organisé une cérémonie le jour de la fête de ramadan afin de permettre aux étudiants de communier et de profiter pleinement de ces grands moments », a annoncé le colonel-major Ousmane Dembélé au cours de cette rupture de jeûne.  

Ismaël Diarra a profité de cette occasion pour lancer un autre appel aux autorités maliennes. Il leur demande surtout de multiplier les campagnes de sensibilisation auprès des étudiants autour de la pandémie de covid-19. Il estime surtout important d’organiser de plus en plus de conférences sur cette maladie afin de mieux protéger ses camarades.

En marge de cette cérémonie de rupture collective, des tests covid ont été gratuitement effectués au profit des étudiants volontaires du campus. Il y a eu également une distribution du « Guide CENOU » à chaque étudiant. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des chefs de service du CENOU.

Fousseni Togola  

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