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Assimi Goïta
A la UnePolitique

Journée nationale des communes : l’appel du président de la transition aux élus locaux

by Chiencoro 12 mai 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

La 15e édition de la Journée nationale des communes a ouvert ses portes, le 11 mai dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB). En marge de ce rendez-vous annuel d’évaluation, les élus locaux ont remis, ce vendredi 12 mai 2023, au président de la transition, leur mémorandum.  

Cela fait six (6) ans que la Journée nationale des communes avait été interrompue au Mali. Un rendez-vous annuel d’évaluation dont les maires étaient nostalgiques. Cette année, en vue d’honorer leur engagement de valoriser les élus locaux, les autorités maliennes de la transition viennent de ressusciter cette Journée par la tenue de sa 15e édition. Une édition placée sous le thème : « décentralisation et réformes de l’État ». 

Les préoccupations majeures des élus locaux 

À l’ouverture des travaux, le jeudi dernier au Centre international de conférence de Bamako (CICB), le Premier ministre malien de la transition a rendu un vibrant hommage aux élus locaux pour leurs efforts dans la dynamique de la refondation de l’État. « La Journée nationale des communes est la vôtre, car elle magnifie votre travail d’orfèvre, de fourmi et de soldats du développement à la base. Elle marque un moment de partage et d’échanges sur le processus de décentralisation de notre pays, debout et résilient, en dépit des défis et des embuches qui se dressent sur le chemin de son inéluctable redressement », a déclaré le Premier ministre. 
Reçue par le président de la transition, ce vendredi 12 mai 2023, l’Association malienne des municipalités a remis solennellement son mémorandum au chef de l’État, exprimant leurs préoccupations majeures. Parmi lesquelles, l’amélioration du statut de l’élu local, notamment sa protection juridique dans l’exercice de sa fonction ; l’octroi à l’Association des municipalités du statut d’utilité publique et la valorisation de l’élu local, qui leur tient particulièrement à cœur. 

Le président de la transition a rappelé à l’ensemble des élus locaux la crise multiforme que traverse le pays et qui affecte les populations. Il leur a également rappelé le vaste chantier de réformes politiques et institutionnelles engagé par le Mali en vue de redonner à la nation toute sa souveraineté. 

L’appel du chef l’État 

Parmi ces réformes, il convient de noter le parachèvement du processus de réorganisation territoriale, l’élaboration d’un projet de nouvelle constitution, la réforme du système électoral. Il faut aussi ajouter à ces réformes la relecture des principaux textes de l’administration du territoire et de la décentralisation et la poursuite du chantier de la régionalisation.

Selon les précisions du président Goita, l’aboutissement de ces réformes dépend de l’engagement de l’ensemble des municipalités, qu’il invite à plus d’engagements dans la vulgarisation du projet de constitution et la tenue du référendum constitutionnel, annoncé pour le 18 juin prochain. 

Le chef du gouvernement avait indiqué dans son allocution d’ouverture que « les actions entreprises par le Gouvernement du Mali, avec le concours constant des élus locaux, participent de notre engagement commun à redonner à l’État son lustre d’antan et ses lettres de noblesse et de crédibilité, en tant qu’incarnation de la puissance publique, pourvoyeur d’activités d’utilité publique ».

L’Association des municipalités du Mali a rassuré le président de la transition de son soutien et accompagnement pour le parachèvement de l’ensemble des réformes politiques et institutionnelles. Des copies du projet de constitution ont été remises au président de l’Association, Abdoulaye Traoré, par le chef de l’État. 

Les rideaux de cette 15e édition vont tomber demain, samedi 13 mai 2023. 

Chiencoro Diarra  

12 mai 2023 0 comments
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Signature accord cadre
Actu

Coopération Mali-ITFC : signature d’un accord financier d’environ 300 milliards de FCFA 

by Fousseni TOGOLA 12 mai 2023
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

En marge des Assemblées annuelles du groupe de la Banque islamique de développement, le Mali et la société internationale islamique de financement du commerce ont signé un accord-cadre de financement de près de 300 milliards de FCFA. 

Le Mali est présent aux Assemblées annuelles du groupe de la Banque Islamique de développement (BID), qui ont démarré le 10 mai et devront s’achever le 13 mai 2023 à Djeddah, en Arabie Saoudite. Représentant le Mali à ce rendez-vous annuel des financiers, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, comme à l’accoutumée, a saisi cette occasion pour faire un plaidoyer sur la situation économique au Mali. 

Extension d’un partenariat stratégique

En vue de soutenir les projets structurants de l’État et du secteur privé à travers le renforcement du secteur bancaire, le Mali renforce ses axes de coopération avec la société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) et de l’ICD, deux filiales de la Banque islamique de développement (BID). Ce qui s’est matérialisé par la signature, entre le ministre malien de l’Économie et des Finances et Hani Salem Sonbol, directeur général de l’ITFC et de l’ICD, d’un accord-cadre de 500 millions de dollars américains, pour une période de 5 ans, soit environ 300 milliards de FCFA. 

Cet accord renforce ainsi la coopération entre le Mali et l’ITFC qui diversifie, par cette signature, son portefeuille d’intervention au Mali. Selon le gouvernement malien de transition, « ce financement ouvre la voie à l’extension du partenariat stratégique entre la République du Mali et l’ITFC à de nouveaux domaines de collaboration ».

À travers ce financement, le Mali entend renforcer les capacités de l’Office malien de produits pétroliers (OMAPP), à travers notamment l’achat de produits pétroliers et de produits alimentaires et la possibilité d’extension sur d’autres domaines tels que l’agriculture, la santé. Aussi il permettra de renforcer les capacités de financement du secteur privé à travers les banques locales, grâce à la mise à leur disposition d’une ligne de crédits, indique le gouvernement malien de la transition.

Le Mali, un pays fidèle à ses engagements 

La signature de cet accord-cadre est la preuve que le Mali est loin d’être isolé sur la scène internationale, comme veulent faire croire certains mécontents, qui voulaient tenir le Mali sous leur joug. 

Au cours des discussions, lors de la signature de cet accord, le directeur général de l’ITFC et de l’ICD, Hani Salem Sonbol, a été on ne peut plus clair, lorsqu’il a témoigné de la résilience du Mali, qui a tenu tous ses engagements, malgré le contexte particulièrement difficile. Il s’est également réjoui de la bonne qualité des relations entre son institution et la République du Mali. « Grâce à nos accords de financement dans des secteurs-clés tels que l’agriculture, l’énergie et la santé, nous visons à créer des opportunités de croissance économique pour ces pays tout en assurant un approvisionnement stable et sûr de produits essentiels », a expliqué Hani Salem Sonbol. 

Tout en rappelant les orientations des autorités maliennes de la transition (le respect de la souveraineté du Mali, le respect de ses choix stratégiques et la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions), le ministre malien de l’Économie et des Finances a remercié le directeur général de l’ITFC pour le maintien de son « accompagnement malgré les nombreuses difficultés induites par des crises de divers ordres que connaît le Mali », a rapporté le gouvernement malien.

Le ministre Sanou a réitéré la ferme volonté de l’État du Mali à respecter tous ses engagements.

F. Togola 

12 mai 2023 0 comments
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Roi du Maroc
Politique

Le Royaume-Uni salue le leadership du Roi marocain en matière de stabilité, de paix et de développement

by Sahel Tribune 11 mai 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Rabat, 09/05/2023 (MAP)- Le gouvernement britannique a salué le leadership de SM le Roi Mohammed VI, qui a fait du Maroc un relai déterminant pour la stabilité, la paix et le développement dans la région au niveau de la Méditerranée, de l’espace sahélo-saharien et de l’Afrique de l’Ouest.

Cette reconnaissance est intervenue à l’issue de la 4ème session du dialogue stratégique entre le Royaume du Maroc et le Royaume-Uni, qui a été sanctionnée par une Déclaration conjointe, dans laquelle les deux parties ont souligné leur engagement commun en faveur du renforcement des liens bilatéraux, notamment dans les domaines de l’économie, de la sécurité et de la coopération culturelle.

La Déclaration conjointe a également salué les efforts du Maroc pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région, ainsi que son rôle de leader dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.

Les deux gouvernements ont aussi réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour faire face aux défis communs et pour promouvoir la sécurité et la prospérité dans la région.

11 mai 2023 0 comments
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Niger
Sécurité

Niger : au moins sept militaires tués dans une embuscade dans la partie occidentale du pays

by Chiencoro 11 mai 2023
written by Chiencoro 1 minutes read

Dans le département de Gothèye, dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, sept soldats nigériens ont trouvé la mort dans une embuscade, le dimanche 7 mai 2023, lorsque leur véhicule a sauté sur une mine, dans la région de Tillabéry à l’ouest du pays. Une zone où sévissent régulièrement des groupes djihadistes, a annoncé la Garde nationale nigérienne (GNN) dans un communiqué.

« Un véhicule de la mission hebdomadaire d’escorte de ravitaillement a sauté sur une mine en fin de matinée », précise la GNN. L’incident s’est produit à environ 6 km du village de Samira, dans le département de Gothèye, près de la frontière avec le Burkina Faso, indique la même source. 

Depuis février 2022, les autorités nigériennes luttent contre les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). Elles font aussi face à Boko Haram et à l’État islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), en particulier dans le sud-est du pays.

La région de Tillabéri est devenue l’épicentre du conflit nigérien. La semaine dernière, les forces armées nigérianes ont tué six terroristes et en ont capturé 19 autres dans la région d’Ayorou. Pourtant, le Niger profite de l’appui de plusieurs pays occidentaux, notamment la France et les États-Unis. Deux pays qui ont des bases militaires en ce pays limitrophe du Mali. La France, alliée incontournable du Niger, compte près de 2000 troupes françaises. Après avoir échoué au Mali et au Burkina Faso, Paris est en train de réorganiser son système militaire au Sahel. 

Chiencoro Diarra

11 mai 2023 0 comments
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Ousmane Sonko
A la UnePolitique

Sénégal : la candidature de Sonko menacée

by Mohamed Camara 8 mai 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Ousmane Sonko, membre de la coalition de l’opposition, Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en Wolof), avait été condamné en mars dernier par la première instance, à deux mois de prison avec sursis et au paiement de 200 millions de francs CFA de dommage dans l’affaire de « diffamation, injures et faux » contre le ministre sénégalais du Tourisme. Cette affaire vient de connaitre, ce lundi, un rebondissement à travers le délibéré de la cour d’appel de Dakar, qui a requis deux ans de prison dont un ferme, aussi bien qu’un mandat d’arrêt contre M. Sonko.

Le procureur général Ibrahima Bakhoum a requis contre Ousmane Sonko deux ans d’emprisonnement dont un ferme, un mandat d’arrêt et la publication de l’arrêt dans cinq journaux. La candidature de cette figure phare de l’opposition sénégalaise pour la présidentielle de 2024 est menacée. 

Ousmane Sonko n’a même pas daigné être présent à cette audience de la cour d’appel de Dakar. Mais le verdict est surprenant et menacerait la candidature du véritable challenger du camp présidentiel au scrutin pour briquer la magistrature suprême en 2024. 

Alors qu’en mois de mars dernier, la première instance avait condamné l’opposant à une peine de deux mois de prison avec sursis et au paiement de 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts. 

A rappeler que ce procès de « diffamation, injures et faux » a suscité des séries de manifestations des partisans de Ousmane Sonko, qui a troublé la capitale sénégalaise, Dakar, dans les précédents mois.

M. Sonko est placé sous contrôle judiciaire depuis plus de deux ans, dans le cadre de l’instruction de l’affaire de « viols présumés » et « menace de morts » contre une employée d’un salon de beauté. L’opposant sénégalais nie les accusations de la plaignante Adji Sarr. L’audience est fixée le 16 mai courant.

Mohamed Camara

8 mai 2023 0 comments
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Journée internationale de la Croix rouge
ActuTaabolow ani Tabiaw

Journée commémorative du 08 mai : la Croix Rouge malienne et ses partenaires lancent les festivités

by Cheickna Coulibaly 7 mai 2023
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

La Croix Rouge malienne à l’instar des autres sociétés humanitaires du monde s’apprête à célébrer la journée internationale de la Croix rouge/Croissant Rouge (CR/CR), ce lundi 08 mai en hommage à son père fondateur Henry Dunant. C’est dans ce cadre que la Croix Rouge malienne (CRM), en collaboration avec le comité international de la Croix rouge au Mali (CICR) a organisé une conférence de presse le mercredi 03 mai dernier, au siège de la CRM, pour permettre aux hommes de médias d’appréhender l’importance de cette Journée dédiée aux humanitaires.

Cette Journée, célébrée sous le thème « toujours près des communautés avec le cœur », offre l’occasion selon les conférenciers, de souligner le travail humanitaire accompli par la Croix Rouge malienne et ses partenaires du mouvement CR/CR dont le CICR et de sensibiliser l’opinion publique à l’importance de la solidarité nationale. En présence d’une vingtaine de journalistes, la présidente de la CRM, Mme Assitan Coulibaly, et le chef de délégation du CICR, M. Antoine Grand, ont conjointement animé cette conférence de presse.

Différence entre la CRM et le CICR

Le Chef de délégation du CICR, M. Antoine Grand, explique dans ses propos liminaires que le thème de cette Journée commémorative du 08 mai fait appel « aux valeurs traditionnelles du Mali, à la fraternité, à la bienveillance, à la tolérance et aux valeurs essentielles du vivre-ensemble ». Avant d’indiquer que les 7 principes (humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité, universalité), qui sont la boussole de toutes les actions de la Croix Rouge malienne, garantissent l’efficacité de l’action humanitaire fournie sur le terrain. 

Selon ses précisions, cette Journée, commémorée partout à travers le monde, chaque année, par près de 15 millions de volontaires que compte le mouvement CR/CR offre également l’occasion d’avoir une pensée forte pour toutes « ces personnes déplacées, réfugiées, blessées, affectées par le conflit ou par les changements climatiques » ou qui ont besoin d’un minimum d’assistance ou de protection, quelle que soit leur appartenance politique, ethnique, religieuse ou géographique.

Dans son allocution, le chef de délégation, a signalé que la Croix Rouge malienne qui a vu le jour le 20 août 1965 sur la base des conventions de Genève et de l’ordonnance 59 PCG du 28 mars 1959, régissant les associations, est différente de son organisation (le CICR actif au Mali depuis 1965 et présente de façon permanente depuis 1991) de par leur mandat. 

«Dans le cadre de notre mandat spécifique qui est d’assister les populations affectées par le conflit, nous sommes une organisation principalement présente dans le Centre et dans le Nord du Mali, tandis que la Croix Rouge malienne a un mandat beaucoup plus large et est présente sur l’ensemble du territoire de la République du Mali », déclare-t-il avant d’inviter l’ensemble des Maliens à soutenir les actions de « la Croix Rouge de toutes les Maliennes et de tous les Maliens » pour l’atteinte de ses objectifs.

Les actions du CRM

À sa suite, la présidente de la croix rouge malienne, Mme Assitan Coulibaly a notifié qu’une série d’activités sont programmées pour célébrer et magnifier cette journée. Conformément à sa vision qui est de « bâtir une société nationale de preuve forte, financièrement autonome et reconnue comme partenaire stratégique de l’État », les activités prévues en amont de la Journée, sont entre autres : une consultation gratuite de dépistage du cancer de col de l’utérus ; une collecte de dons en nature ou en matériel pour des personnes les plus vulnérables ; une marche humanitaire ; un match de football qui se jouera le 8 mai.

La présidente de la CRM a profité de l’occasion pour exposer les tâches régaliennes de sa structure. À l’en croire, « la Croix Rouge favorise le rétablissement des liens familiaux, la lutte contre les violences basées sur le genre, assiste les personnes déplacées en vivre et non vivre, forme en premiers secours classique et nautique… »

Rendez-vous est pris ce lundi 08 mai, au siège de la CRM pour la cérémonie officielle de lancement de la Journée internationale de la Croix rouge/Croissant Rouge, sous la présidence du ministre de la Santé et du Développement social.

Cheickna Coulibaly

7 mai 2023 0 comments
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ActuSécurité

Atteinte à la liberté de la presse : l’appel des trente aux autorités maliennes et burkinabé

by Mohamed Camara 5 mai 2023
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Depuis l’avènement des militaires au pouvoir au Burkina Faso et au Mali, les atteintes à la liberté de la presse ont vite fleuri. Une trentaine d’organisations de défense des droits humains et de médias ont adressé une lettre ouverte aux autorités du Mali et du Burkina Faso, autant qu’aux organisations régionales et internationale, pour les exhorter à mettre fin aux atteintes à la liberté de la presse dans leur pays.

Dans une lettre ouverte aux autorités maliennes et burkinabé ainsi qu’aux institutions régionales et internationales, une trentaine de médias et d’organisations de défense des droits humains invite à mettre fin aux pressions et intimidations contre les journalistes locaux et étrangers. Elles exhortent au respect des engagements internationaux des deux pays dans le domaine de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, notamment la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

« Cette initiative de solidarité rappelle l’importance capitale du respect et de la promotion de la liberté de la presse au Mali et au Burkina Faso. Alors que le monde célèbre la journée de la liberté de la presse, les autorités de ces deux pays doivent pleinement en mesurer le sens et prendre immédiatement les décisions nécessaires pour que tout journaliste puisse exercer librement sans risques de représailles », a déclaré le directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF.

Recul de la presse au Mali et au Burkina Faso 

Sans grande surprise, les deux pays ont significativement reculé dans le nouveau classement mondial de la liberté de la presse rendu public le 03 mai dernier. Le Burkina Faso, récemment réputé pour son dynamisme médiatique a chuté de sa 41ème place de l’an dernier pour se positionner au 58ème rang cette année. Son voisin malien, autrefois pointé du doigt comme un modèle de réussite médiatique s’en est pris une sombre place de 113ème sur 180 pays.

Des échos de meurtres des journalistes et de leaders d’opinion, des menaces et intimidations sur la presse nationale, des montages grotesques contre des journalistes, la suspension des médias internationaux RFI et France 24, l’expulsion des correspondants des quotidiens français, Le Monde et Libération. Le musellement de la liberté de la presse au Burkina Faso sont des pratiques inquiétantes aux yeux des signataires de cette lettre ouverte. Certaines mesures adoptées par les autorités du pays des hommes intègres, notamment dans ces précédents mois, compromettent le droit fondamental d’être informé, selon le RSF.

Au Mali, le même scénario se dessine autour de la liberté de la presse et des leaders d’opinion. Le RSF cite en exemple le saccage de la Maison de la presse du Mali, le 20 février dernier, l’emprisonnement du chroniqueur de radio Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, le 13 mars dernier, pour avoir dénoncé « l’assassinat » de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga. Le 06 avril dernier, le journaliste Aliou Touré a été enlevé par des hommes armés et cagoulés, puis relâché quatre jours plus tard, rappelle le RSF.

Selon le rapport du RSF, « au Burkina Faso comme au Mali, ces attaques sont de plus en plus relayées sur les réseaux sociaux par des influenceurs favorables aux régimes militaires de ces deux pays, qui jouent aux justiciers et n’hésitent pas à menacer de mort les journalistes et leaders d’opinion trop indépendant à leurs yeux. »

« La protection et la sécurité de tous les professionnels » 

Sur la base de tous ces éléments, les signataires de cette lettre ouverte, exhortent les autorités du Mali et du Burkina Faso à « mettre fin à toutes les mesures qui portent atteinte à la liberté de la presse. »

Ils remarquent une absence de protection des forces de sécurité et un silence de la justice face aux campagnes d’intimidation et aux menaces de mort lancées contre les journalistes de ces deux pays. L’indépendance de la justice est l’une des recommandations clé des signataires de cette lettre ouverte qui interpellent les procureurs et les officiers de police judiciaire à être plus réactifs sur les actes répréhensibles par le droit pénal.

Les signataires de la lettre ouverte demandent aux autorités de « diligenter des enquêtes impartiales, efficaces et indépendantes pour faire la lumière sur les abus commis contre les journalistes… » 

Mieux, ils demandent aux autorités de ces deux pays voisins de garantir « la protection et la sécurité de tous les professionnels de médias victimes de menaces, intimidations, harcèlement et attaque physiques. »

Ce même appel est lancé aux responsables nationaux et les instances panafricaines et internationales destinataires de cette lettre ouverte, pour qu’ils soutiennent cette démarche de haut niveau « l’accès à l’information est un droit fondamental des peuples. »

Mohamed Camara

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