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ActuPolitique

Coup d’État au Niger : des militaires prennent le pouvoir et suspendent les institutions 

by Bakary FOMBA 27 juillet 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

« Nous, forces de défense et de sécurité, réunie au sein du CNSP, avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez », celui du président Bazoum, a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de certains de ses camarades militaires en tenue. Les nouveaux maitres du palais présidentiel nigérien instruisent la suspension de « Toutes les institutions », tout en annonçant la fermeture des frontières et l’instauration d’un couvre-feu de 22 h à 5 h « jusqu’à nouvel ordre ».

Ces hommes en kaki justifient leur acte comme corolaire de la « dégradation continue de la situation sécuritaire, de la mauvaise gouvernance économique et sociale ». Ils affirment « l’attachement » du CNSP au « respect de tous les engagements souscrits par le Niger », rassurant également « la communauté nationale et internationale par rapport au respect de l’intégrité physique et morale des autorités déchues conformément aux principes des droits humains ».

Des condamnations 

Plusieurs organisations régionales et internationales ont dénoncé cet acte et appellent les responsables impliqués à la libération du président Bazoum, détenu par la garde présidentielle.

Cet évènement fait penser aux coups d’État qui ont eu lieu au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ces dernières années. Des coups d’État qui ont été favorisés par la frustration générée par l’incapacité des gouvernements à endiguer l’insurrection islamique dans la région du Sahel, dont fait partie le Niger.

Ce pays a connu quatre coups d’État dans son histoire récente. Il a également vécu un putsch avorté en 2021 quand des militaires ont tenté de prendre le palais présidentiel quelques jours avant la prise de fonction du président Bazoum.

Le Niger est un pays allié des puissances occidentales dans leur combat contre l’insurrection islamique qui a débuté au Mali en 2012, avant de se propager aux pays voisins.

Chiencoro Diarra et Bakary Fomba

27 juillet 2023 0 comments
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Ibrahim Harane Diallo
ActuAnalyses

[Tribune] L’armée et le pouvoir politique en Afrique : les lois ne peuvent plus arrêter la vague kaki 

by Sahel Tribune 27 juillet 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans une déclaration lue à la télévision nationale à Niamey, mercredi soir, au nom d’un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), des militaires ont déclaré avoir renversé le régime du président du Niger Mohamed Bazoum. Ibrahima Harane Diallo est chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute. Dans cette tribune, il nous livre sa lecture sur l’irruption des militaires dans le champ.

Définitivement l’évolution des contextes institutionnels en Afrique occidentale montre que les lois, fussent-elles, constitutionnelles ont montré leurs limites en matière de fixation de rôles et rapports politiques et institutionnels dans de nombreux États. En effet, on tend, de plus en plus, vers une banalisation de coups de force en Afrique qui s’illustre par une certaine facilité en matière d’interruption de l’ordre constitutionnel national de la part des militaires. Ce qui caractérise, paradoxalement, ces différents coups de force de la dernière décennie, c’est qu’ils sont orchestrés contre des régimes, démocratiquement, élus et dans bien nombre de cas à une majorité confortable voire absolue. 

Limites dans les mécanismes juridiques et politiques de contrôle de l’armée

Il est, pourtant, consigné dans, quasiment, toutes les constitutions de ces régimes démocratiques qui ont succédé à la vague de coups d’État contre les régimes autoritaires des années quatre-vingt-dix que les coups d’État constituent un crime imprescriptible contre les peuples. Redoutant ainsi un scénario de retour des militaires dans le jeu politique, les forces démocratiques africaines, d’alors, avaient pris le soin de prévenir toute velléité militaire de confusion des rôles et de rapports institutionnels et politiques. 

Cependant, trente ans après, les réalités du présent montrent que ces données juridiques en des dispositions constitutionnelles et pénales semblent atteindre leurs limites ne constituant plus un mécanisme dissuasif pertinent, comme prévu, à l’irruption des militaires dans le champ politique. A l’analyse des difficultés liées à l’opérationnalité des mécanismes juridiques du contrôle de l’armée par les élites politiques, un certain nombre d’hypothèses sont à explorer. Il s’agit, notamment, du pacte social entre gouvernants et gouvernés ; la culture politique et le contexte géopolitique et stratégique mondial. 

Creuser du côté de la culture politique et institutionnelle

C’est, justement, au regard de ces limites observées dans les mécanismes juridiques et politiques de contrôle de l’armée par les élites politiques que certains dirigeants des organismes régionaux en Afrique avaient tenté, en termes de piste, de théoriser et même d’expérimenter une intervention militaire en vue de la protection et du rétablissement de l’ordre constitutionnel dans des pays où cet ordre serait menacé ou interrompu. Cette option parait, toutefois, moins évidente sur le plan méthodologique et en matière d’efficacité souhaitée. Elle pourrait, en outre, être source d’expansion du désordre et même d’internationalisation de la crise interne. En définitive, les lois ne peuvent plus être des solutions viables et fiables fussent-elles constitutionnelles ou internationales. Il faudrait creuser du côté de la culture, de la culture politique et institutionnelle qui pourraient se traduire par une meilleure formation des militaires sur les valeurs républicaines et la sacralité de ces valeurs démocratiques basées sur le strict respect de rôles et rapports avec les autres organes politiques et orientées vers la défense de l’intégrité territoriale et la protection des hommes et des biens doublée d’une meilleure gouvernance politique et institutionnelle. 

Le célèbre politologue américain Francis Fukuyama avait affirmé, avec justesse, en 1992, « la fin de l’histoire et le dernier homme » dans le contexte du triomphe de la démocratie qui s’est illustré par la chute du mur de Berlin, l’éclatement de l’Union des républiques socialistes soviétiques et la consécration de la superpuissance américaine. Pourtant les réalités politiques et institutionnelles récentes décrivent que l’histoire ne semble pas prendre fin, en tout cas, en Afrique confrontée à des interférences militaires et stratégiques qui bouleversent son cours et le dernier homme encore à la croisée de chemins à la recherche de sa stabilité, de son originalité et de sa gloire. 

Ibrahima Harane Diallo, journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises au Sahel/Chercheur associé à Timbuktu Institute 

27 juillet 2023 0 comments
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Le ministre Sadio Camara
A la UneSécurité

Mali : sanctions américaines contre des responsables de l’armée, dont le ministre Sadio Camara 

by Sahel Tribune 25 juillet 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Un membre du gouvernement et des responsables de l’armée malienne ont été sanctionnés, lundi, par les États-Unis pour leur lien présumé avec le groupe paramilitaire privé « Wagner ». Les autorités maliennes n’ont pas encore réagi, conformément à leur principe de la réciprocité.  

Les États-Unis adoptent des sanctions contre un membre du gouvernement de transition et des responsables de l’armée malienne « pour avoir facilité le déploiement et l’expansion des activités de la société militaire privée “Wagner” (Wagner Group) au Mali », précise le département du Trésor américain dans un communiqué du 24 juillet. Ces sanctions visent notamment trois personnes : le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des anciens Combattants ; le colonel Alou Boi Diarra, chef d’état-major de l’armée de l’air ; et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. 

Selon les États-Unis, sur la base des preuves dont ils disposent, ces responsables maliens ont contribué aux « activités malveillantes du groupe Wagner au Mali ».

Le sous-secrétaire au Trésor pour le terrorisme et le renseignement financier Brian E. Nelson explique que « ces responsables ont rendu leur peuple vulnérable aux activités déstabilisatrices et aux violations des droits de l’homme du Groupe Wagner tout en ouvrant la voie à l’exploitation des ressources souveraines de leur pays au profit des opérations du Groupe Wagner en Ukraine ». 

Selon les précisions des États-Unis, « depuis l’arrivée du groupe Wagner au Mali en décembre 2021, le nombre de victimes civiles dans ce pays a augmenté de 278 %. Bon nombre de ces décès de civils ont été le résultat d’opérations menées par les forces armées maliennes aux côtés de membres du groupe Wagner ».

« Soutenir le peuple malien dans sa quête de paix »

Les États-Unis précisent que ces sanctions ne sont pas « dirigées contre le peuple du Mali » et qu’ils continuent de « soutenir le peuple malien dans sa quête de paix, de prospérité et de démocratie ». Cette sanction implique le gel des avoirs des trois personnes visées. « […] Tous les biens et intérêts des personnes désignées décrites ci-dessus qui se trouvent aux États-Unis ou en possession ou sous le contrôle de personnes américaines sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC », précise le communiqué du département du Trésor américain. 

Notons que les États-Unis ont sanctionné le groupe Wagner et de nombreuses entités et individus dans le monde entier pour leur soutien aux activités déstabilisatrices de ce groupe. 

Au moment où nous mettons sous presse, ni le gouvernement malien ni l’armée malienne n’avait réagi à cette sanction américaine. Toutefois, les autorités maliennes de la transition ont toujours nié la présence du groupe Wagner dans leur pays. Ils admettent plutôt la présence d’instructeurs russes.  

Oumarou 

25 juillet 2023 0 comments
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Des avions de combats
ActuSécurité

Lutte contre le terrorisme : le gouvernement malien réfute de nouvelles allégations d’exaction 

by Chiencoro 25 juillet 2023
written by Chiencoro 6 minutes read

L’Organisation internationale de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch a accusé, le 24 juillet 2023, les forces armées maliennes et des « combattants étrangers », d’avoir exécuté sommairement et d’avoir fait disparaitre de force plusieurs dizaines de civils dans la région centrale du Mali, depuis décembre 2022. Les autorités maliennes de la transition, tout en se disant surprises des allégations formulées dans ce rapport, réfutent ces allégations qui y sont formulées. Le groupe Sahel Kunafoni a consulté le rapport de l’ONG et le communiqué du gouvernement. 

À l’issue des enquêtes menées entre décembre 2022 et mars 2023, l’ONG internationale Human rights watch accable les forces armées maliennes « et des soldats étrangers qui leur sont associés » de violation des droits de l’homme. « Les forces armées maliennes et des combattants étrangers appartenant apparemment au groupe Wagner lié à la Russie ont exécuté sommairement et fait disparaitre de force plusieurs dizaines de civils dans la région centrale du Mali depuis décembre 2022 », a déclaré Human Rights Watch, le 24 juillet dernier. Ces militaires selon HRW auraient également « détruit et pillé des biens civils et auraient torturé des détenus dans un camp militaire ».

« Manque de connaissance de la situation »

« […] Le Gouvernement réfute énergiquement les allégations tendant à faire croire que les opérations de lutte contre le terrorisme donnent lieu à un ciblage ethnique et que ces opérations impacteraient, de manière indiscriminée, des populations civiles, particulièrement dans leur frange vulnérable », souligne le gouvernement dans son communiqué rendu public le 24 juillet 2023, tout en s’insurgeant particulièrement contre les graves accusations de « représailles contre les villageois » et de « punition collective » à leur encontre. Elle déplore également la « légèreté » avec laquelle de telles allégations sont faites.

Des allégations qui sont formulées en dépit du climat de bonne coopération instauré entre le gouvernement et la quasi-totalité des organisations de défense des droits de l’homme, des responsables de la justice ainsi que ceux des fama. Les autorités maliennes de la transition se disent surprises de constater qu’à ce niveau de coopération les enquêtes de Human rights watch continuent à « accabler les fama ».  

Selon le gouvernement malien, cette ONG internationale de défense des droits de l’homme passe « sous silence le contexte de guerre asymétrique que le Mali mène depuis plus d’une décennie, ainsi que les énormes efforts faits par le Gouvernement dans le cadre de la promotion et la protection des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire », déplore la partie malienne dans son communiqué.

En plus de cet aspect, le gouvernement reproche à l’ONG Human rights un « manque de connaissance de la situation sur le terrain ». Il précise que les groupes terroristes recrutent parmi toutes les ethnies et donc qu’il ne serait aucunement question d’un ciblage contre la communauté peul comme tente de le faire croire HRW. 

Aucune force étrangère n’assiste l’armée malienne 

Les autorités maliennes de la transition démontent également la méthodologie employée par les enquêteurs de cette ONG internationale. « Le Gouvernement dénonce la méthodologie suivie dans lesdites enquêtes consistant en un étalage d’allégations sur la base de témoignages non contradictoires, collectées pour l’essentiel lors d’entretiens téléphoniques, recoupées, notamment par des informations publiées dans la presse et qui ne s’appuient sur aucune preuve tangible », lit-on dans le communiqué du gouvernement. Une méthodologie qui met en cause la fiabilité des informations recueillies et la crédibilité du rapport qui en issu. 

Le gouvernement souligne d’ailleurs n’avoir eu, durant la période indiquée, connaissance d’aucun « cas de violations de droits de l’homme qui auraient été commises par les FAMa ». Toutefois, il rassure que suite à ces allégations de violations des droits de l’homme, le Procureur de la République en charge du Pôle judiciaire spécialisé, sur instruction du ministre de la Justice et des droits de l’Homme, « a ouvert une information judiciaire pour crime de guerre et crime contre l’humanité contre X, conformément à la règlementation en vigueur ». 

Le gouvernement malien rassure que les résultats de ces différentes enquêtes « seront portées à la connaissance de l’opinion nationale et internationale en temps opportun ». Il rappelle que tous les cas avérés de violations des droits de l’Homme sur le théâtre des opérations font systématiquement l’objet de poursuites.  

Selon les précisions des autorités maliennes, les forces armées maliennes « conduisent les opérations militaires de façon totalement autonome ». Elles ne se font assister par « aucune autre force, étrangère ou, comme l’allèguent les extraits du rapport, une “milice pro gouvernementale” lors des opérations sur le terrain.

Les autorités maliennes, toujours ouvertes au dialogue 

Tout en invitant l’ONG “Human Rights Watch” à inscrire son œuvre de veille et de monitoring de la situation des droits de l’homme dans une démarche impartiale, non biaisée, équilibrée et objective, le gouvernement malien de transition “observe en outre la persistance voire la recrudescence de ces allégations au moment où des avancées notables sont réalisées tant dans le domaine sécuritaire que dans le cadre du processus politique de la Transition”. Il exhorte les défenseurs des droits de l’homme, de s’interroger sur l’impact sur les populations civiles, sur le vivre ensemble et sur la cohésion nationale “d’accusations non fondées dont la seule évocation sape les efforts de stabilisation du territoire”.

Le 16 juin 2023, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) “sans délai”. Il a évoqué surtout une “crise de confiance” entre les autorités maliennes et les 15 000 membres de la force de maintien de la paix de l’ONU. Le 28 juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de “mettre fin au mandat de la MINUSMA”, mais de maintenir son personnel jusqu’au 31 décembre pour planifier et exécuter la cessation des opérations et le transfert des tâches, rappelle HRW. 

De l’avis de Yvan Guichaoua, un analyseur politique sur le Sahel, “En exigeant le retrait de la MINUSMA, les autorités maliennes se placent dans une relation de sécurité exclusive avec Wagner, dont la manière de mener la guerre menace les civils et dont la fiabilité est discutable comme l’ont démontré les récents évènements en Russie”, rapporte l’ONG Human Rights Watch.

Les autorités maliennes se disent toujours ouvertes à la poursuite du dialogue avec l’ensemble des partenaires qui “œuvrent de bonne foi pour la défense et la promotion des droits de l’Homme”.

Chiencoro Diarra 

25 juillet 2023 0 comments
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Le président de la transition face aux membres du Conseil de paix et de sécurité de l'UA
ActuPolitique

Transition politique : une mission d’évaluation de l’Union africaine en visite au Burkina Faso 

by Sahel Tribune 24 juillet 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Une délégation du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine séjourne à Ouagadougou, depuis le dimanche 23 juillet 2023. L’objectif de la mission est d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire du pays des « hommes intègres ». Ce lundi, la délégation a échangé avec le capitaine Ibrahim Traoré, président burkinabè de la transition. 

« Nous avons essayé d’expliquer les objectifs de notre mission, qu’il a bien compris. Durant nos échanges, il a bien voulu apporter sa contribution en nous expliquant un peu la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays et donc ses priorités », a déclaré le président du Conseil de Paix et de Sécurité, l’Ambassadeur, représentant permanent du Sénégal auprès de l’Union africaine, Mohamed Lamine Thiaw. Il se réjouit de la qualité des échanges qui doivent se poursuivre et s’étendre au chef du gouvernement, au Corps diplomatique et aux représentants de l’Union africaine. 

La délégation a d’ores et déjà rencontré des membres du gouvernement où tous les sujets qui sont au centre des préoccupations du peuple burkinabè ont été abordés, souligne la présidence.

Les membres du Conseil de paix et de sécurité « ont également effectué un déplacement au camp des personnes déplacées internes à Nagréongo dans la région du Plateau central où ils se sont entretenus avec les déplacés », a précisé la présidence burkinabè dans un communiqué. 

La cheffe de la diplomatie burkinabè, Olivia Rouamba, estime que la visite de cette forte délégation de l’Union africaine « augure de bonnes perspectives ». Le Burkina Faso a « été suspendu de toutes les instances de l’Union africaine, depuis le changement de l’ordre constitutionnel », a-t-elle rappelé tout en indiquant que plusieurs tractations ont eu lieu pour intégrer le pays. 

La rédaction 

24 juillet 2023 0 comments
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naufrage
ActuTaabolow ani Tabiaw

Sénégal : nouveau drame de migrants clandestins sur la côte dakaroise 

by Sahel Tribune 24 juillet 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une embarcation de migrants clandestins a chaviré au large de Dakar, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2023. Une quinzaine de personnes ont perdu la vie dans ce nouveau drame. Le deuxième à moins d’un mois. 

Au moins 16 personnes sont mortes, dans la nuit du dimanche au lundi, en tentant clandestinement de rejoindre l’Espagne. Leur pirogue a chaviré alors que l’équipage tentait de semer une patrouille de la Marine nationale qui l’avait repérée, précise l’Agence Anadolu, tout en soulignant que ce phénomène de la migration clandestine à bord de pirogues vers les Îles Canaries appelé « Barça ou Barsakh » (Barcelone ou la mort) a repris de l’ampleur ces derniers mois.

Dans une déclaration aux médias, Samba Kandji, maire-adjoint de la commune de Ouakam, a expliqué que “14 corps ont été repêchés et, après, deux autres corps ont été aussi sortis des eaux. On peut présumer pour l’heure qu’il y a 16 morts”.

Le commissaire Bakary Faye, chef de la division nationale de lutte contre la migration irrégulière, précise qu’à “1 heure du matin, on a eu le signalement d’un départ potentiel au niveau de Soumbédioune. Une opération de patrouille de la marine et de la gendarmerie a permis d’éviter le départ. Les capitaines à bord dans leur tentative de fuite ont tenté d’accoster à la plage de Ouakam et c’est sur ces entrefaites qu’il y a eu cet incident malheureux”. Il a assuré qu’une enquête menée par la gendarmerie est en cours. 

Au moins 951 migrants clandestins morts durant le premier semestre 

Le président sénégalais, Macky Sall a, sur son compte Twitter, déploré ce nouveau drame qui frappe son pays en indiquant surtout la mort d’une quinzaine de Sénégalais dans le naufrage d’une pirogue au large de Dakar.  

Pour rappel, le 13 juillet dernier, une autre embarcation de migrants clandestins avait chaviré à Saint Louis (Nord) et avait fait 14 morts. Selon le ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, “Quelque 270 candidats à l’émigration sont en détention dans un centre à Dakhla en attendant leur rapatriement au pays”, a rapporté l’Agence Anadolu. 

Au moins 951 candidats à la migration clandestine des côtes africaines vers les Îles Canaries ont péri en mer durant le premier semestre de 2023, selon les chiffres de l’ONG Caminando Fronteras. “Les mois de février et juin ont été les plus meurtriers, avec respectivement 237 et 332 personnes décédées”, a relevé l’ONG.

Oumarou 

24 juillet 2023 0 comments
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Sommet Russie-Afrique
A la UneAnalyses

2e Sommet Russie-Afrique : les axes stratégiques de la coopération russo-africaine 

by Chiencoro 24 juillet 2023
written by Chiencoro 5 minutes read

Des chefs d’État et de gouvernement, des entrepreneurs, des scientifiques et des personnalités publiques, se retrouvent à Saint-Pétersbourg, du 27 au 28 juillet prochain pour le deuxième Sommet Russie-Afrique et le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique. En prélude à cette rencontre intercontinentale, le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a partagé avec les médias sa vision du développement des relations russo-africaines. Une coopération axée sur la défense des intérêts mutuels, la souveraineté des États et leur développement. 

Les axes stratégiques de la coopération russo-africaine ont été définis lors du 1er sommet, qui a eu lieu à Sochi en octobre 2019. Ces axes sont entre autres : la Coopération politique ; l’Interaction dans le domaine de l’assurance de la sécurité ; la Coopération économique et commerciale, la Coopération judiciaire ; la Coopération scientifique, technique, humanitaire et informatique ; la coopération environnementale. Des axes qui sont prioritaires pour la Russie et les pays africains dans les décennies à venir du 21e siècle. 

Le respect de la souveraineté des États africains

« Les relations de partenariat entre notre pays et l’Afrique ont des racines solides et profondes et se sont toujours distinguées par la stabilité, la confiance et la bienveillance », a affirmé le président russe dans une tribune intitulée « La Russie et l’Afrique : unir nos efforts pour la paix, le progrès et un avenir prospère ». Publiée le 24 juillet, cette tribune rappelle les grandes initiatives de la Fédération de Russie en faveur des États africains, depuis leur lutte pour la libération du joug colonial. 

Selon les précisions de Vladimir Poutine, « Vers le milieu des années 1980, plus de 330 sites majeurs d’infrastructure et d’industrie ont été construits en Afrique avec la participation de nos spécialistes — centrales électriques, systèmes d’irrigation, entreprises industrielles et agricoles qui fonctionnent avec succès jusqu’à nos jours en apportant toujours une contribution importante au développement économique du continent ». Aussi, des dizaines de milliers de médecins, de spécialistes techniques, d’ingénieurs, d’officiers et d’enseignants africains ont été formés en Russie. 

La Fédération de Russie a toujours respecté le principe de « solution africaine aux problèmes africains » et été solidaire avec les Africains dans leur lutte pour l’autodétermination, la justice et la défense de leurs droits légitimes, explique le président Poutine. « Notre respect de la souveraineté des États africains, de leurs traditions et valeurs, de leur désir de définir eux-mêmes leur destin et de bâtir librement les relations avec leurs partenaires reste inchangé », a-t-il rassuré. 

Une place légitime dans le Conseil de sécurité 

Dans un nouvel ordre mondial multipolaire dont les contours se dessinent déjà, Vladimir Poutine reste persuadé que l’Afrique y aura une place de choix aux côtés de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Amérique latine. Il reste convaincu que ce continent se « libèrera définitivement de l’héritage difficile du colonialisme et en reniera les pratiques modernes ». Il rassure ses partenaires africains pour « l’octroi d’une place légitime aux pays africains au sein des structures qui définissent le destin du monde, y compris le Conseil de sécurité des Nations Unies et le G20, pour la réforme des institutions financières et commerciales globales qui correspond à leurs intérêts ». 

Entre la Russie et l’Afrique, sur le plan économique et commercial, les relations sont assez avancées. Avec les pays africains, le chiffre de commerce au cours de l’année 2022 a augmenté pour atteindre 18 milliards de dollars américains. Mais les capacités du partenariat commercial entre les deux pays sont plus grandes. « Les sociétés russes sont intéressées à intensifier leur travail sur le continent dans le secteur high-tech et l’exploration géologique, dans le secteur énergétique, y compris l’énergie nucléaire, dans l’industrie chimique, l’exploitation minière et l’ingénierie des transports, l’agriculture et la pêche », a-t-il expliqué.

Près de 35 000 étudiants africains en Russie 

Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire, la Russie est plus présente auprès des États africains. En 2022, elle a exporté en Afrique 11,5 millions de tonnes de céréales et presque 10 millions de tonnes pendant les six premiers mois de l’année en cours. Elle livre surtout du blé, de l’orge, du maïs et d’autres cultures à ces pays pour le développement social et économique et le maintien de la stabilité politique. « Malgré les sanctions, la Russie continuera à œuvrer énergiquement pour organiser les livraisons des céréales, des aliments, des engrais en Afrique, sans s’y limiter », a rassuré Vladimir Poutine.

Sur le plan éducatif, la fédération s’engage à continuer à former les cadres nationaux pour les États africains. « À présent, près de 35 000 étudiants du continent font leurs études dans notre pays, dont plus de 6 000 grâce aux bourses russes », a-t-il souligné tout en précisant que chaque année le nombre de bourses octroyées augmente.

En vue d’atteindre un niveau plus élevé dans la coopération humanitaire, dans le domaine de la culture, du sport, des médias, la Russie invite les jeunes africains en mars 2024, à Sotchi, au Festival mondial de la jeunesse. Un cadre qui réunira plus de 20 000 représentants de plus de 180 pays « pour un dialogue ouvert amical informel, libre de barrières idéologiques et politiques, des préjugés raciaux et religieux, réunissant la jeune génération autour des idées d’un monde durable et stable, de la prospérité et de la création », a expliqué le président de la Fédération de Russie.

Chiencoro Diarra  

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