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Portrait of Friedrich Nietzsche.
ActuAnalyses

Nietzsche, fervent opposant à l’émancipation de la femme

by Sahel Tribune 10 août 2023
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Longtemps, les philosophes ont ignoré les différences sexuelles, ne les considérant pas comme un objet d’études. Alors, lorsqu’il fait appel à la distinction entre le masculin et le féminin, Nietzsche inaugure une façon de réfléchir sur les relations humaines qui pourrait être considérée, dans une certaine mesure, comme sexuée.

Il est vrai qu’à son époque certains penseurs ont pris la défense du mouvement de l’émancipation féminine. C’est le cas de John Stuart Mill, qui a écrit des textes en faveur de l’indépendance des femmes bien connus de Nietzsche. Mais à la différence de Mill, Nietzsche mène un combat contre le mouvement de l’émancipation féminine, qui s’avérera sans merci.

Ses écrits contiennent pléthore de remarques au sujet des femmes : certaines relèvent du cliché, d’autres d’une analyse complexe et raffinée de la condition humaine sous le prisme du genre ; il mentionne la condition féminine dans des digressions éparses comme dans des passages très argumentés. Ses réflexions sur ce thème n’ont pas une place marginale dans son œuvre ; elles ne sauraient se réduire à des préférences personnelles et moins encore à des égarements ponctuels. Bien au contraire, dans mon dernier livre Les ambivalences de Nietzsche. Types, images et figures féminines, je défends l’idée qu’elles s’inscrivent pleinement dans son entreprise philosophique.

À l’exception de ses premiers textes, les considérations de Nietzsche sur les femmes sont présentes un peu partout dans son œuvre. Elles se trouvent, par exemple, dans de nombreux aphorismes d’Humain, trop humain, dans une séquence de paragraphes du second livre du Gai savoir, dans plusieurs discours d’Ainsi parlait Zarathoustra, dans un groupe de paragraphes de Par-delà bien et mal et dans un certain nombre de passages du Crépuscule des idoles. Étant donné l’objet d’étude choisi ici, je porterai mon attention en particulier aux passages de Par-delà bien et mal, où Nietzsche s’en prend aux femmes qui aspirent à devenir indépendantes.

Un duel impossible

Dans le paragraphe 238 de ce livre, Nietzsche affirme qu’il y a « l’antagonisme le plus abyssal » entre hommes et femmes. « Se méprendre sur le problème fondamental de ‘l’homme et de la femme’, nier l’antagonisme le plus abyssal et la nécessité d’une tension irréductible, rêver peut-être de droits égaux, d’éducation égale, de privilèges et de devoirs égaux : voilà un signe typique de platitude intellectuelle ».

Ce faisant, il pourrait très bien laisser entendre que l’homme et la femme établissent une relation conflictuelle. Dans son optique, concevoir l’existence comme un duel loyal est une condition inhérente à ce qui est noble. Mais depuis ses premiers textes, Nietzsche affirme qu’il ne peut y avoir de lutte quand on méprise l’antagoniste et il n’y a pas de raison de lutter quand on le domine. D’où il s’ensuit que, pour le philosophe, la relation entre hommes et femmes ne serait pas conçue comme un affrontement entre deux positions qui s’excluent. Car la lutte doit toujours avoir lieu inter pares.

Comment comprendre alors « l’antagonisme le plus abyssal et la nécessité d’une tension irréductible » entre hommes et femmes ? Comment envisager le caractère agonistique d’une telle relation ?

« Considérer la femme comme une possession »

Au premier abord, on pourrait supposer que Nietzsche incite les femmes à provoquer les hommes en duel, car il souhaite qu’elles ne se comportent pas comme des hommes, mais qu’elles ne se laissent pas non plus subjuguer par eux. Néanmoins, en se prononçant sur la façon dont on doit envisager la femme, il affirme qu’un homme profond, bienveillant, rigoureux et dur « ne pourra jamais penser à la la femme que de manière orientale : il lui faut concevoir la femme comme une possession, comme un bien qu’il convient d’enfermer, comme quelque chose qui est prédestiné à servir et trouve là son accomplissement ». En somme, un tel homme concevra la femme comme prédestinée à la sujétion. Nietzsche n’hésite donc pas à se montrer contraire du mouvement d’émancipation de la femme déjà présent à son époque.

Il faut tout de même souligner que, dans ses écrits, le philosophe ne s’adresse pas aux femmes. C’est vers les hommes qu’il se tourne et, en particulier, vers les hommes qui, comme lui-même, réfléchissent sur les femmes, et il leur explique comment il faut les traiter. Le passage cité exige notre attention. En envisageant la femme à la « manière orientale », Nietzsche privilégie « la formidable raison de l’Asie » et s’éloigne de l’histoire de la philosophie européenne. Lorsqu’il s’adresse à ses pairs, il fait l’éloge de « la supériorité de l’instinct de l’Asie » et combat ainsi la philosophie occidentale qui a toujours pris pour modèle l’homme européen. Quand il s’agit de savoir comment traiter les femmes, Nietzsche s’en tient à encourager ses congénères à procéder de façon similaire à celle de l’homme asiatique.

Dans l’optique nietzschéenne, depuis la Révolution française, la société européenne considère comme moral de soumettre l’individu aux nécessités générales. Décadente, elle proclame que son bonheur consiste à devenir utile à tous, en supprimant son caractère singulier et en se convertissant tout simplement en un membre de la « masse grégaire ». Voilà pourquoi elle favorise l’apparition des mouvements comme celui de l’émancipation féminine – contre lequel le philosophe s’insurge.

Une émancipation « décadente »

Nietzsche pense que l’influence de la femme a diminué en Europe dans la mesure où ses droits se sont accrus. Pour lui, ce n’est pas un hasard si les femmes, qui veulent égaler les hommes, commettent une erreur de calcul. Cherchant à acquérir des droits, elles réduisent leur sphère d’influence. Car tandis que les droits ont à voir avec la société qui se forme après la Révolution française, l’influence concerne celle qui lui préexistait.

Nietzsche pense qu’à la différence des organisations sociales basées sur l’idée d’une hiérarchie, comme celles de l’Asie, de la Grèce ancienne ou de la France pendant l’ancien régime, la société européenne de son époque s’oriente de plus en plus rapidement vers l’uniformisation. Il dénonce alors la tendance égalitaire de l’Europe des temps modernes : « À aucune époque le sexe faible n’a été traité par les hommes avec autant d’égards qu’à notre époque – cela est un trait spécifique du penchant et du goût fondamental de la démocratie ».

Nietzsche estime qu’il se prononce en faveur des femmes en les avertissant que l’émancipation qu’elles souhaitent contribue à affaiblir leurs caractéristiques et leurs particularités. On pourrait argumenter qu’en effet, lorsqu’elles revendiquent l’égalité de droits depuis la Révolution française, les femmes pensent que la société industrielle ne procède à aucune discrimination sexuelle. Mais elles se trompent, quand elles imaginent, en se fiant à l’idée d’une universalité abstraite, que cette société considère tous les citoyens comme des travailleurs et des consommateurs de manière indifférenciée.

Les femmes constatent alors – comme l’ont démontré Geneviève Fraisse et Michelle Perrot – basée sur une stricte séparation entre la production de biens et la gestion du foyer, la société industrielle se maintient grâce aux activités qu’elle assigne aux femmes, dès les tâches ménagères, à commencer par la génération et le soin des enfants, jusqu’au soutien apporté aux hommes. Mais, convaincues que « liberté, égalité, fraternité » concerne tous les êtres humains, elles revendiquent alors l’égalité des droits. Et elles se trompent une fois de plus, lorsqu’elles supposent que la devise révolutionnaire s’applique à elles aussi. Les femmes perçoivent ainsi le divorce entre les discours et les pratiques : les principes révolutionnaires inscrits dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ne vont pas au-delà des frontières de la masculinité.

Dans la perspective nietzschéenne, enthousiasmées par la Révolution française, les femmes se sont affaiblies. D’où il s’ensuit qu’« il y a de la stupidité dans ce mouvement » de l’émancipation féminine. Les femmes qui souhaitent égaler les hommes, s’appliquent à lire et à écrire et renoncent ainsi à « une humilité fine et rusée ». Elles mettent en cause des images idéalisées et sapent la croyance masculine dans « l’éternel féminin ». Leur refus de se comporter « tel un animal domestique fort délicat, curieusement sauvage et souvent plaisant » dissuade les hommes de les traiter avec attention et de les prendre sous leur protection. Elles négligent ainsi les armes qui leur ont permis de remporter tant de victoires. Mais il faudrait souligner que ce sont précisément les armes qui, en général, sont imputées aux faibles. En faisant appel aux clichés associés au féminin, Nietzsche s’emploie à dénoncer ce qui, à ses yeux, est une stratégie de domination de la part des femmes. En insistant sur leur astuce et leur pouvoir de séduction et en les voyant excellentes dans l’art de manipuler, il se rend complice de la dépréciation dont elles sont l’objet depuis des siècles.

Les éléments réunis ici me permettent de conclure que, si Nietzsche critique les femmes parce qu’elles exigent l’égalité de droits, il n’est pas prêt à lutter contre ce qui les conduit à la revendiquer ni contre ce qui les empêche de l’obtenir. Bien au contraire, en prônant une image traditionnelle de la femme, il n’hésite pas à mener un combat sans merci contre le mouvement d’émancipation féminine.

Les ambivalences de Nietzsche.

Scarlett Marton, Philosophe, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
10 août 2023 0 comments
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Lancement des travaux de bitumage de la route Banankoro-Dioro
Actu

Route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila : les autorités de la transition enlèvent une épine du pied des Banikois 

by Bakary FOMBA 10 août 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Après plusieurs années de calvaire, les populations du Baniko peuvent en fin sourire. L’état de dégradation très avancé de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila (RN30) sera bientôt un très mauvais souvenir pour les Banikois.

Pour améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et promouvoir l’économie nationale, le Conseil des ministres a adopté le mercredi 9 aout 2023, le projet de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila. Une des profondes aspirations des populations banikoises depuis plusieurs années. « Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui Koualé-Kébila, y compris le contournement de Koualé ainsi que l’aménagement des voiries de Dioïla, en deux (02) lots », peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres du mercredi dernier.

Une route à fort impact économique

Au Mali, la route constitue un levier essentiel du développement économique, social et culturel. Malgré tout, plusieurs localités du pays restent confrontées au manque d’infrastructures routières dignes de ce nom.

Située au sud-ouest de Bamako, la capitale malienne, Dioïla est une ville d’avenir et hautement stratégique pour le Mali. La construction et le bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila constituent donc un facteur de développement local et par extension de développement national. Tout en reliant plusieurs régions du pays au port de San Pedro, en Côte d’Ivoire, la réalisation desdits travaux de construction et de bitumage contribuera, notamment à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens, à promouvoir l’économie nationale et aussi à assainir la ville de Dioïla. Il s’agit d’une route à fort impact économique.

La réalisation de ce projet se justifie essentiellement par l’état de dégradation considérable du tronçon à aménager et la nécessité d’améliorer la circulation et le cadre de vie des populations. Il s’agit aussi de contribuer au développement économique, social et culturel du pays.

La RN30 prend origine sur la RN6 (l’axe Bamako-Ségou), au niveau de la ville de Fana, puis traverse la RN7 (l’axe Bamako-Sikasso), et prend fin à la frontière avec la Côte d’Ivoire. Le tronçon Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila, dont la construction et le bitumage ont été annoncés par les autorités de la transition, commence à la sortie de la ville de Dioïla et traverse par la suite la RN7 au niveau de Koualé et prend fin au niveau de Kébila, située à l’intersection entre la RN30 et la route vers Zantiébougou (à 55 km de Bougouni).

Aménager des voiries urbaines de Dioïla

Tout en prévoyant un contournement de 2 km au niveau du village de Koualé, ce projet prévoit également l’aménagement et le bitumage des voiries urbaines de Dioïla en deux. Il s’agit notamment de la section Dioïla-Togo (6,15 km) et la section Togo-Dioïla (52 km).

La première section de la RN30, 41 km reliant les villes de Fana et de Dioïla, a été bitumée en 2013. Les travaux de bitumage de la section Zantiébougou-Kébila-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire (140 km) ont été lancés en mars 2017 et ont pris fin en 2020.

Bakary Fomba

10 août 2023 0 comments
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Le général Abdourahamane Tiani
ActuPolitique

Niger : la situation dans le pays après le putsch 

by Mohamed Camara 8 août 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Une semaine après le putsch au Niger, les nouvelles autorités du pays ont dénoncé les accords de coopération et arrangement dans le domaine de la défense et de la sécurité qui lie le pays et la France. Les organisations humanitaires mettent en garde contre une instabilité accrue qui pourrait être exacerbée par des sanctions sous-régionales. L’Amnesty International exige la fin des arrestations arbitraires par les nouvelles autorités du pays. 

Dans une note écrite, le 4 aout dernier, la diplomatie nigérienne a dénoncé les accords de coopération et arrangements de la défense et sécurité avec la France. 

Cinq accords dénoncés

Les cinq principaux accords de défense et de sécurité ont été signés entre les deux pays, de 1977 à 2020. Ils sont relatifs à la coopération militaire technique, au régime juridique, à l’intervention des militaires français au Niger pour la sécurité au Sahel, sur le statut des militaires français présents au Niger dans le cadre de l’intervention française pour la sécurité au Sahel. 

Ces accords concernent aussi l’arrangement technique au stationnement et aux activités du détachement interarmées français sur le territoire de la République du Niger, le statut déterminant des détachements non français dans le cadre de la Force Takuba.    

La mise en garde des organisations non gouvernementales

Dans une déclaration rendue publique le 5 aout dernier, les organisations non gouvernementales craignent l’exacerbation de la situation humanitaire des personnes les plus vulnérables au Niger suite aux sanctions imposées par la Cédéao. Notamment, les femmes et enfants seront les plus touchés. 

Selon ces ONG, le Niger est déjà fragilisé par de multiples crises. Elles avertissent qu’une insécurité accrue pourrait « fortement détériorer » les conditions de vie des plus vulnérables.

Elles insistent que l’immixtion des sanctions et du conflit avec « les vulnérabilités existantes » au Niger pourrait avoir des effets dévastateurs sur la vie de « 4,4 millions de personnes dans le pays qui ont déjà besoin d’aide humanitaire ». 

Les arrestations arbitraires au Niger 

Suite aux arrestations du président Mohamed Bazoum, de son ministre de l’intérieur Hama Amadou Souley ainsi que de plusieurs cadres du parti au pouvoir, PNDS, la directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest, a dénoncé des arrestations arbitraires et exigé la libération des personnalités citées. 

« Les nouvelles autorités nigériennes doivent de toute urgence protéger et respecter les droits humains. Personne ne devrait être arrêté et détenu sans que la décision ait une base légale », selon la directrice régionale adjointe d’Amnesty International d’Afrique de l’Ouest. 

Elle continue en précisant que la « nouvelle arrestation du ministre du Pétrole, Sani Mahamadou, du président du parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, Foumakoye Gado et de son chef de cabinet, Karsani Bachirou, le 31 juillet, montre la continuité des arrestations arbitraires. Ils doivent immédiatement être libérés ».   

Mohamed Camara      

8 août 2023 0 comments
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Macky Sall
ActuSécurité

Sénégal : le régime Macky Sall doit respecter les droits à la liberté d’expression et à l’information (Amnesty International)

by Mohamed Camara 8 août 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

La directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Habibatou Goloko, demande la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste sénégalais Papé Alé Niang. Elle dénonce également dans sa note écrite les nouvelles restrictions relatives à la liberté individuelle, à l’espace civique, aux arrestations et détentions arbitraires. 

Durant le week-end du 29 juillet 2023, le journaliste Papé Alé Niang alors en liberté provisoire, a été mis aux arrêts. Il a été placé en détention, selon Amnesty International, avant d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt pour appel à l’insurrection, actes ou manœuvres à compromettre la sécurité publique. 

Le Patron du site d’informations Dakar Matin, avait commenté le 28 juillet passé l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko dans une vidéo directe, devenue virales.  

À l’instar du Journaliste Papé Alé, plusieurs autres personnes du parti d’opposition Pastef ont été arrêtées du 1er au 2 aout du même chef d’inculpation, dont le maire de Parcelles assainies et celle de la Patte d’Oie. 

Libération immédiate et inconditionnelle

Dans la foulée, le 31 juillet, les autorités sénégalaises ont également dissout le parti d’opposition Pastef-les patriotes, et ont suspendu le réseau social TikTok via les données mobiles.

Pour Amnesty International, le journaliste Papé Alé a été arrêté et inculpé le 1er aout dernier, pour tout simplement avoir joué son rôle de journaliste en toute indépendance. Ainsi en « enquêtant sur des affaires politicojudiciaires dites sensibles ». 

Selon son avocat, le procureur n’a apporté aucune preuve pour justifier ces accusations. L’organisation internationale de la défense des droits humains, Amnesty, appelle à la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste Papé Alé Niang. 

Respecter les droits à la liberté d’expression et à l’information

Les médias ont rapporté la mort d’au moins trois personnes, le lundi 31 juillet dernier, suite aux manifestations qui ont éclaté dans les différentes villes sénégalaises. L’Amnesty exhorte les autorités d’enquêter sur ces morts et celles enregistrées lors des manifestations de 2021. 

Selon Amnesty International, les autorités devraient respecter les droits humains, cesser de détenir arbitrairement des journalistes et des membres de l’opposition, tout en respectant les droits à la liberté d’expression et à l’information en levant « immédiatement la suspension de l’internet via les données mobiles et du réseau social TikTok ».

Mohamed Camara 

8 août 2023 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré
ActuPolitique

[Tribune] Soutien aux nouvelles autorités du Niger : le Burkina Faso et le Mali lient l’acte à la parole 

by Sahel Tribune 7 août 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Par l’envoi d’une mission conjointe auprès des nouvelles autorités de la Transition au Niger, les présidents Assimi Goita et Ibrahim Traoré donnent une belle leçon de solidarité face à la tyrannie de la Cédéao. Une organisation qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. 

Cette importante mission est conduite par le ministre d’État malien, ministre de l’Administration territoriale, Porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maiga. Il était accompagné du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara.

Cette visite de soutien qui vient à point nommé fait suite au retentissant communiqué conjoint du Burkina Faso et du Mali, en date du 31 juillet 2023 dans lequel les intentions des présidents Goita et Traoré ont été suffisamment exposées pour être comprises à bon escient.

Une organisation de la cinquième colonne

Pour rappel, ledit communiqué précisait que toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali et qu’en conséquence, toute agression sur le Niger entrainerait la participation effective du Burkina Faso et du Mali aux opérations de légitime défense. C’est la raison pour laquelle les deux pays, à l’instar des prétentieux chefs d’état-major de la comique Cédéao, le Burkina Faso et le Mali sont également à pied d’œuvre pour apporter la réponse nécessaire à cette agression pure et simple en préparation.

Le Niger est tout d’abord aux Nigériens et nul ne saurait aimer ce pays plus que ses habitants. Pour être devenue une organisation de la cinquième colonne, opérant pour la défense de certains pays occidentaux aux velléités néocoloniales, la Cédéao est simplement devenue une déception pour les populations ouest-africaines. 

La Cédéao des Occidentaux

Quelle noble attitude de la part du Burkina Faso et du Mali pour avoir refusé d’appliquer les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines décidées par la Cédéao contre le peuple et les autorités nigériennes. 

Voilà une belle parade à la cynique stratégie que la Cédéao des Occidentaux voudrait employer pour affamer le Niger. Fort heureusement, le Burkina Faso et le Mali sont désormais résolus à partager avec le Niger, le dernier bol de riz dont ils disposeraient.  

Il est important pour l’opinion de savoir que la légitime défense du Niger est une responsabilité de tous les hommes épris de paix et de justice. Les Africains en 1er lieu.

Mettre les États au pilori 

Au-delà de la mobilisation des moyens militaires pour défendre le Niger, la défense civile serait d’un apport inestimable face à l’arbitraire. C’est pourquoi les forces vives des trois pays, le Burkina Faso, le Mali et le Niger doivent plus que jamais se tenir prêts et mobilisés, en vue de prêter main forte au peuple nigérien en ces heures sombres du panafricanisme. Plutôt que d’honorer les grands panafricanistes dont la plupart ont payé de leur vie, leur engagement pour l’émancipation de l’Afrique, la Cédéao jette un discrédit incommensurable sur leurs idéaux. Où était la Cédéao quand l’OTAN bombardait injustement la Libye ? Dix ans après, ce beau pays d’antan peine toujours à se relever. Est-ce la même chose que la Cédéao désire pour le Niger ? 

Un peu de respect pour les souffrances et la vie des populations civiles innocentes. Ironie de la situation, c’est au moment où les États en proie à l’insécurité dans le Sahel se relèvent progressivement que la Cédéao décide de les mettre au pilori. 

Laisser aux générations futures des actifs et non des passifs

À ce jour, aucune raison ne justifie une agression de la Cédéao contre le Niger. Les fameux ultimatums qu’elle ne cesse d’adresser aux États responsables devraient plutôt être adressés aux terroristes qui écument le Sahel au nez et à la barbe de certaines forces internationales inertes au mieux et complices au pire. La Cédéao doit impérativement cesser d’affamer nos peuples, à travers des sanctions qui font honte aux Africains.

Pour toutes ces raisons évidentes, les présidents Goita et Traoré doivent continuer ensemble NON, NON et NON. En combien d’années allons-nous gérer les conséquences d’une telle aventure : 20 ans, 30 ans… ?

La vision des présidents Assimi Goita et Ibrahim Traoré est bien claire. Il s’agit de laisser aux générations futures des actifs et non des passifs pour le rayonnement du Sahel et de toute l’Afrique.

B.F

7 août 2023 0 comments
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Délégation malienne pour le Niger
ActuPolitique

[ Tribune ] Coup d’État au Niger : la coalition contre l’intervention militaire de la Cédéao réaffirme sa solidarité

by Fousseni TOGOLA 7 août 2023
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Sur instruction du président de la transition, le colonel Assimi Goita, une forte délégation, conduite par le ministre d’État malien, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, s’est rendue à Niamey, capitale nigérienne, ce lundi 7 aout 2023. Cette délégation, parmi laquelle de proches collaborateurs du président malien de la transition, est porteur d’un message du Mali et du Burkina Faso au peuple nigérien. 

« Le Burkina Faso et le Mali envoient une délégation à Niamey, conduite par le ministre d’État malien, Ministre de l’Administration territoriale, Porte-parole du Gouvernement. Objectif : témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger », a expliqué la direction malienne de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa).

Des sanctions aggravant la souffrance des populations

Le déploiement de cette forte délégation, qui a lieu au lendemain de l’expiration de l’ultimatum des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) aux militaires au pouvoir au Niger, pour rétablir l’ordre constitutionnel, est une autre preuve de la solidarité agissante entre le Mali, le Burkina Faso et le peuple nigérien. 

Dans un communiqué conjoint du 31 juillet 2023, les autorités maliennes et burkinabè de transition avaient exprimé leur « solidarité fraternelle et celle des peuples burkinabè et malien au peuple frère du NIGER ».  A la même occasion, elles avaient dénoncé la « persistance de ces organisations régionales à prendre des sanctions aggravant la souffrance des populations et mettant en péril l’esprit de panafricanisme ». 

Le Mali et le Burkina Faso ont balayé en un coup de manche les sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines » de la Cédéao en annonçant leur refus de les appliquer. Car selon leurs précisions, à travers le coup d’État du 26 juillet 2023, le peuple nigérien a « décidé en toute responsabilité de prendre son destin en main et d’assumer devant l’histoire la plénitude de sa souveraineté ».  

La célérité et l’aventurisme 

À ce titre, la menace d’intervention militaire formulée par la Cédéao contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali, avaient précisé les deux pays avant de prévenir que cette intervention, si elle a lieu, entrainerait un retrait du Burkina Faso et du Mali de la Cédéao, ainsi que « l’adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger ». 

Les autorités maliennes et burkinabè de la transition n’ont pas manqué à dénoncer tout le « déséquilibre, la célérité et l’attitude aventurière de certains responsables politiques d’Afrique de l’ouest désireux d’utiliser la force armée pour rétablir un ordre constitutionnel dans un pays souverain ». Elles ont par la même occasion fustigé « l’inaction, l’indifférence et la complicité passive de ces organisations et de ces responsables politiques à aider les États et les peuples victimes de terrorisme depuis une décennie et abandonnés à leur sort ».

Par leur politique de rétablissement d’un ordre constitutionnel déjà corrompu, désuet et dénoncé par les peuples souverains d’Afrique, désireux de plus de souveraineté, les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao facilitent le rapprochement, voire la réalisation de la volonté panafricaniste, des États ouest-africains. 

Le Mali, devenu le modèle parfait dans ce domaine dans la sous-région, est aujourd’hui une école où les chefs d’État se rendent non seulement pour se confier, mais aussi et surtout prendre des leçons pour gérer au mieux leur transition. Du coup, la Cédéao s’éloignant de plus en plus de ses peuples, les militaires au pouvoir dans les différents pays se rapprochent davantage de ce peuple, qui se sentait abandonné. 

Renforcer la coopération sécuritaire

Ce rapprochement se voit à travers le déploiement de cette forte délégation par le Mali et le Burkina Faso au Niger, ce lundi 7 aout 2023. Une visite qui a lieu après celle du vice-président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie, le général de Corps d’Armée Mody Salifou, le 2 aout 2023. 

Au cours de sa rencontre avec le président de la transition, l’émissaire nigérien avait indiqué que sa visite s’inscrivait dans un contexte régional complexe, nécessitant un niveau important de « consultation politique pour la stabilité et la préservation des intérêts de nos populations ». Il s’agissait donc « d’explorer les voies et moyens pour renforcer notre [le Mali et le Niger] coopération sécuritaire, au moment où certains pays envisagent d’intervenir militairement dans notre pays [le Niger] ».

La lutte contre le terrorisme demeure la priorité numéro 1 des autorités maliennes et burkinabè de la transition. Mais le Niger, sous le régime du président déchu, Mohamed Bazoum, était devenu un obstacle. Avec la présence des forces françaises dans le pays, la sécurisation de la zone des trois frontières était devenue une aventure de combattants. 

Cette porosité de la frontière entre les trois États était une situation à l’avantage des forces « obscurantistes », qui pouvaient, presque, circuler librement. Les trois pays veulent maintenant, avec la nouvelle donne, renforcer leur coopération et mieux sécuriser leurs populations. 

F. Togola

7 août 2023 0 comments
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Ousmane Sonko
Politique

Sénégal : l’opposant Ousmane Sonko « admis aux urgences », (Pastef)

by Sahel Tribune 7 août 2023
written by Sahel Tribune 0 minutes read

Dans un communiqué, dimanche 6 aout 2023, le Pastef, parti d’Ousmane Sonko, affirme son admission aux urgences hospitalières.

Selon ce document, les partisans de Sonko indiquent que leur leadeur ne « souffrait d’aucune maladie connue et se portait bien avant son incarcération » à Sebikhotane, une prison située à 40 km de Dakar.

Ousmane Sonko est en détention « arbitraire » depuis le 31 juillet dernier, le leadeur du Pastef, par ailleurs maire de Ziguinchor, avait entamé une grève de faim depuis 8 jours.

La Rédaction

7 août 2023 0 comments
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