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Poutine et Assimi Goita
A la UnePolitique

Crise politique au Niger : Poutine invite à privilégier la voie du dialogue 

by Sahel Tribune 15 août 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

C’est le premier entretien téléphonique entre le président malien de la transition, le colonel Assimi Goita, et son homologue de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, depuis le sommet de Saint-Pétersbourg, les 27 et 28 juillet 2023. Une rencontre au cours de laquelle un certain nombre de questions relatives au développement des relations bilatérales amicales entre la Russie et le Mali ont été discutées.

J'ai eu un entretien téléphonique avec le Président Poutine. Nous avons évoqué la situation du Niger. Il a souligné l'importance d'un règlement pacifique de la situation pour un sahel plus stable. pic.twitter.com/po6U2meRw1

— Colonel Assimi GOITA (@GoitaAssimi) August 15, 2023

Selon une annonce du Kremlin, le président Poutine s’est entretenu par téléphone avec son homologue malien, ce mardi 15 aout 2023. Au menu des échanges : la situation politique au Niger. Les deux chefs d’État ont souligné l’importance de résoudre la crise politique, survenue dans ce pays sahélien à la suite du coup d’État du 26 juillet dernier, exclusivement par des moyens politiques et diplomatiques pacifiques.

La Rédaction

15 août 2023 0 comments
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Mme Sanogo Aminata Mallé, Médiateur de la République
A la UnePolitique

Mali : le nouveau rapport du Médiateur de la République s’articule autour de 4 parties, 3 problématiques et 4 recommandations

by Chiencoro 14 août 2023
written by Chiencoro 4 minutes read

Instituée en 1997, la présentation du rapport 2022 du Médiateur de la République est devenue une tradition ancrée dans la démocratie malienne. Ce lundi 14 aout 2023, le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé a honoré cette tradition. 

Le président malien de la transition a reçu, lundi 14 aout 2023, le rapport annuel du Médiateur de la République. « Ce rapport expose singulièrement le nombre, la nature, et la diversité des réclamations dont le Médiateur de la République a été saisi par les usagers des services publics de notre pays », a expliqué Mme Sanogo Aminata Mallé, lors de la présentation de son nouveau rapport. 

Les « vraies tares qui gangrènent notre administration »

Il ressort de cet exercice qu’au cours de l’année 2022, les services du Médiateur de la République ont accueilli, écouté et orienté 5 230 usagers, contre 3 567 en 2021. Ce qui montre une nette augmentation du nombre d’usagers. Toute chose qui traduit la soif de justice et d’équité des Maliens, à l’aveu du président de la transition qui estime aussi que ces nombreuses réclamations et interpellations font voir les « vraies tares qui gangrènent notre administration ». Les sollicitations ont surtout porté sur des indications par rapport à l’administration compétente et des démarches à suivre pour la prise en charge de certaines préoccupations.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022, les services du Médiateur de la République ont enregistré 268 dossiers de réclamation. Dans le cadre de l’Espace d’interpellation démocratique (E.I.D), 334 dossiers ont été réceptionnés à la date du 30 septembre 2022, a indiqué Mme le Médiateur. 

Ce rapport contient également les interpellations adressées au gouvernement dans le cadre de l’Espace d’interpellation démocratique qui se tient le 10 décembre de chaque année, en commémoration à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un espace qui imprime à « notre Peuple, une culture démocratique nationale et impulse de façon significative la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens », a expliqué le président Goita.

Outre cela, cet espace, institué en 2012, vise également à « informer les opinions publiques nationale et internationale sur l’état des Droits de l’Homme en République du Mali, de contribuer de manière active et pédagogique à la réalisation d’une culture démocratique nationale », a expliqué Mme Sanogo Aminata Mallé, lors du lancement de la 27e session de l’E.I.D, en juin dernier. 

Un rapport à quatre parties  

Le rapport 2022 s’articule autour de quatre parties essentielles : la gestion des réclamations et des demandes d’interpellations, les autres activités du Médiateur de la République, le rôle de la médiation internationale et le renforcement des capacités des collaborateurs du Médiateur. Enfin, les commentaires et les recommandations du Médiateur de la République. 

Selon les précisions de Madame le Médiateur de la République, ces « Commentaires sont émis en vue d’attirer l’attention des plus hautes autorités, sur certaines pratiques néfastes, qui occasionnent des dysfonctionnements dans nos services publics et mettent l’administration en conflit avec ses usagers ». 

En plus du recueil des réclamations et des interpellations, le Médiateur de la République joue un rôle d’appui-conseil auprès des autorités. Il formule non seulement des commentaires sur certains dysfonctionnements, mais aussi fait des propositions et des suggestions. 

Au cours de l’année écoulée, le Médiateur a formulé des commentaires sur trois problématiques majeures : l’inexécution des décisions de justice, la problématique du paiement des salaires et des cotisations sociales, la moralisation des procédures de passation et d’exécution des marchés publics. 

Améliorer la gouvernance dans le service public

Durant la période en revue, le Médiateur a émis 4 recommandations : la gestion de la carrière des agents des collectivités territoriales et la gouvernance locale, la bonne distribution de la justice et la bonne gouvernance, les difficultés liées à l’exécution des contrats et marchés publics, la protection sociale. « Les recommandations contenues dans ce rapport participent de la bonne gouvernance qui doit être instaurée dans toutes les sphères d’activités de notre pays », a rassuré Madame le médiateur. Une bonne gouvernance qui conditionne la refondation de l’État en cours au Mali. 

Le président de la transition a souligné l’importance de cette cérémonie pour la refondation de l’État. « Les analyses du présent Rapport révèlent les dysfonctionnements de notre Administration dans la gestion quotidienne et sonnent l’alerte, afin d’en corriger les insuffisances et les dérives », a expliqué le chef de l’État. 

Le président de la transition a toutefois rassuré que les observations et les recommandations pertinentes énoncées « dans le présent Rapport seront prises en charge, notamment dans le maillage de l’action gouvernementale et en donnant une grande importance au contrôle plus accru tant au niveau des structures que des personnes ». Selon ses précisions, les réformes politiques et institutionnelles envisagées dans la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023, permettront « d’améliorer la gouvernance dans le service public pour répondre au Mali Kura de nos vœux ».

Chiencoro Diarra 

14 août 2023 0 comments
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Mohamed Bazoum
ActuAnalysesPolitique

[Tribune] Niger : Mohamed Bazoum, souffre-douleur du fourvoiement de la Cédéao 

by Sahel Tribune 13 août 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les premières heures du coup d’État du 26 juillet 2023 ont été les seuls moments paisibles de la vie de l’ancien président du Niger. Ces derniers jours, la détérioration de sa condition de détention est largement évoquée. Mohamed Bazoum est victime du fourvoiement de la Cédéao qui s’est engagée dans un bras de fer intenable avec les militaires qui ont pris le pouvoir dans la sous-région.   

Depuis quelques jours, les conditions de détention du président déchu, Mohamed Bazoum, défraient la chronique. Cet ancien chef d’État du Niger n’aurait plus accès à l’électricité et le groupe électrogène de secours qui avait été mis à sa disposition aurait aussi été coupé. Du coup, l’oligarque, qui vivait au-dessus des réalités quotidiennes de sa population n’aurait plus de nourriture fraiche, mais seulement « des stocks de céréales et du riz. Il a aussi un stock d’eau minérale qu’il rationne, dans cette maison barricadée transformée en prison », souligne Rhissa Ag Boula, ministre et conseiller des présidents Mahamadou Issoufou et Mohamed Bazoum, rencontré à Paris, par Le Monde, le 11 aout dernier. Quelle honte pour ces dirigeants des pays pauvres d’Afrique ! 

Sanctions contre Bazoum et le peuple nigérien 

Une chose est de dénoncer les conditions de séquestration d’un ancien président et sa famille, une autre est de situer les responsabilités. Surtout lorsqu’il est clairement indiqué qu’aux premières heures de leur séjour, les otages bénéficiaient de toutes les grâces de leurs ravisseurs. Alors qu’est-ce qui a pu changer aussi rapidement au fil du temps ?

À moins que l’on veuille faire porter le chapeau aux militaires qui ont pris le pouvoir au Niger, sinon il est évident que ce durcissement des conditions de détention de Mohamed Bazoum et sa famille est intervenu, en réponse aux sanctions imposées le 30 juillet par la Cédéao pour tenter de faire plier de force les nouvelles autorités. 

Les chefs d’État de cette organisation ouest-africaine, dans leur fourvoiement, font donc resserrer l’étau autour de leur ancien homologue Mohamed Bazoum. Pourtant, depuis la crise politique au Mali et au Burkina Faso, il avait été clairement constaté que les sanctions qu’impose cette organisation ne touchent nullement les seuls auteurs du coup d’État. À travers la fermeture des frontières, ces sanctions plongent tout le pays et par ricochet les populations, dans des souffrances inouïes. 

Certes, l’on pourrait penser que l’objectif dans une telle situation est de faire révolter le peuple contre les militaires au pouvoir. Mais là, il s’agit d’une grande erreur d’appréciation. Car les contextes ont changé. La Cédéao, autrice des sanctions, a perdu toute sa crédibilité aux yeux des peuples africains. Elle est vue comme une organisation au service de certaines oligarchies occidentales. Des pays dont le départ est le rêve pressant du peuple d’Afrique de l’Ouest. 

Rationaliser les sanctions 

Ce sentiment antipolitique occidentale en Afrique est alors pour les nouveaux hommes forts de ces pays une heureuse occasion pour maintenir leur suprématie. C’est pourquoi si les chefs d’État de la Cédéao cherchent réellement à rendre service à leur complice du Niger, ils doivent sortir de leur attitude de guérilléros qui ne pourrait conduire à la longue qu’à envoyer de paisibles citoyens, mais aussi l’ancien président Bazoum à la boucherie. Car pour rien au monde, les auteurs du coup d’État ne libèreront ces otages dans ce contexte de bras de fer avec son lot de menace d’intervention militaire. 

La détérioration des conditions de vie ou de santé des présidents déchus fait voir tout le fossé entre ces hommes et leurs populations. Les citoyens supportent des délestages toute l’année, certains n’ont même pas accès à l’électricité, mais vivent bien parce que l’urgent pour la plupart d’entre eux demeure l’alimentation. Mais voir que dans de tels pays en développement, les chefs d’État ne peuvent pas supporter la chaleur pendant quelques jours, ne peuvent vivre que d’aliments frais, est plus que révoltant. 

Ces coups d’État devraient amener toute la classe politique à mieux réfléchir sur ces aspects. À la Cédéao de mieux rationaliser ses sanctions, qui frappent également les présidents déchus, mais aussi entravent la voie des négociations.  

Oumarou Fomba 

13 août 2023 0 comments
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Température
Climat et environnement

Pourquoi les températures pourraient battre des records au cours des prochains mois

by Sahel Tribune 12 août 2023
written by Sahel Tribune 11 minutes read

Comme dit l’adage bien connu des climatologues « Climate is what you expect, weather is what you get » (« Le climat c’est ce que l’on attend, le temps c’est ce que l’on obtient »).

Les phénomènes météorologiques locaux sont difficiles à prévoir car ils fluctuent rapidement sous l’influence de processus non linéaires et chaotiques, tandis que l’évolution du climat global sur le plus long terme repose sur des phénomènes physiques bien connus qui sont généralement prévisibles. Les prochains 12-18 mois devraient être assez exceptionnels en termes de températures, suite à un alignement de phénomènes locaux et globaux qui se combinent.

Visualisation simplifiée des variations météorologiques sur la tendance de fond climatique (Ole Christoffer Haga/NRK).

Avec mon équipe dont la spécialité est l’étude par satellites de l’évolution de l’atmosphère, j’analyse chaque jour des millions de données vues du ciel pour surveiller les températures sur terre comme sur la mer, partout autour du globe terrestre, et pour mesurer les concentrations des gaz présents dans l’atmosphère. Ces dernières semaines à partir des cartes satellites, nous avons aussi pu observer les records de chaleur qui ont été battus dans de nombreux pays, comme rapportés par les agences météorologiques et les médias.

Un marqueur important a fait les gros titres : il s’agit de l’augmentation de la température moyenne globale de 1,5 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Une valeur repère dans l’accord de Paris sur le climat, qui a été dépassée plusieurs jours cet été. Serait-il possible que cette valeur soit également dépassée quand il s’agira de calculer la moyenne annuelle des températures globales pour l’année 2023 ?

Forçages naturels et anthropiques

Pour comprendre l’évolution des températures, il faut tenir compte du fait que notre climat est complexe : il dépend des interactions entre les activités humaines, l’atmosphère, la surface terrestre et la végétation, la neige et la glace, et les océans. Le système climatique évolue sous l’influence de sa propre dynamique interne, mais dépend également de facteurs externes, qu’on appelle les « forçages radiatifs », et qui sont exprimés en watts par mètres carrés (W/m2).

Le terme forçage est utilisé pour indiquer que l’équilibre radiatif de la Terre est déstabilisé, et le terme radiatif est lui convoqué car ces facteurs modifient l’équilibre entre le rayonnement solaire entrant et le rayonnement infrarouge sortant de l’atmosphère. Cet équilibre radiatif contrôle la température à différentes altitudes. Un forçage positif implique une augmentation de la température à la surface de la Terre, et à l’inverse un forçage négatif implique une diminution.

Les quatre types de forçages radiatifs dont il faut tenir compte pour expliquer les variations du climat. Fourni par l’auteur

Les forçages externes sont à la fois causés par des phénomènes naturels tels que les éruptions volcaniques et les variations du rayonnement solaire, mais également par des modifications de la composition atmosphérique imputables à l’homme (les gaz à effet de serre et les particules liés aux activités humaines). Comprendre les changements climatiques observés depuis une trentaine d’années implique de pouvoir distinguer les modifications liées aux activités humaines de celles associées aux variations naturelles du climat. Les principaux forçages qui vont intervenir et s’additionner sont :

  • Le forçage lié aux variations de l’activité solaire, qui entraîne des changements du rayonnement solaire qui atteint la Terre. Lorsque le Soleil est plus actif (maximum solaire), il émet davantage de rayonnement. Ce forçage est faible (de + à -0,3 W/m2) mais dure assez longtemps. Son cycle principal est d’environ 11 ans. Il trouve son origine dans les changements du champ magnétique solaire qui se caractérisent par des variations dans le nombre de taches solaires et d’autres phénomènes solaires.
  • Le forçage lié aux éruptions volcaniques, qui peut être très intense et est en général négatif de -1 à -5 W/m2, mais de courte durée (un à deux ans). Les éruptions volcaniques peuvent avoir un impact significatif sur le climat en raison de l’injection de grandes quantités de cendres, de gaz et de particules dans l’atmosphère.
    Tous les volcans n’ont pas un impact sur le climat global, cela dépend de la taille et de la puissance de l’éruption, de l’altitude/de la latitude auxquelles les gaz et les cendres sont éjectés, ainsi que des conditions météorologiques locales. L’étude des éruptions volcaniques passées nous a appris que l’impact le plus significatif est associé à des éruptions proches de l’équateur qui injectent du SO2 haut dans l’atmosphère, par exemple le Mont Pinatubo (Philippines) en 1991. Ce gaz se transforme en gouttelettes d’acide sulfurique (H2SO4) qui constituent un écran pour la radiation solaire traversant l’atmosphère.
  • Le forçage lié à l’excès de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et les chlorofluorocarbures (CFC), qui sont transparents à la lumière solaire mais absorbent une partie du rayonnement thermique émis par la surface terrestre. Au fil du temps, les activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles, la déforestation et l’agriculture, ont entraîné une augmentation significative des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’accumulation de ces gaz à effet de serre, qui absorbent davantage de rayonnement thermique émis par la Terre et piègent plus de chaleur dans l’atmosphère, entraîne un forçage radiatif positif, estimé à +3 W/m2. Il s’agit donc du forçage le plus important car il n’est pas transitoire comme celui associé aux volcans.
  • Le forçage négatif lié aux aérosols d’origine anthropique et naturelle. Les aérosols sont de petites particules en suspension dans l’atmosphère qui absorbent, diffusent ou réfléchissent la lumière solaire. Elles proviennent des écosystèmes (embruns marins, sables, poussières, cendres volcaniques, aérosols biogéniques) et d’activités humaines comme la combustion de fiouls fossiles, le brûlage de la biomasse et les feux de forêt, l’élevage des animaux et l’usage d’engrais. Toutes ces particules font écran à l’insolation mais cette fois dans les basses couches de l’atmosphère. Même si les incertitudes sur le total du forçage radiatif lié à la présence d’aérosols restent élevées, les estimations actuelles indiquent un forçage radiatif total négatif de -0,5 W/m2. Sans la pollution par les aérosols, la Terre serait donc encore plus chaude qu’elle ne l’est déjà !

L’influence d’El Niño sur les températures

En plus des forçages radiatifs, il faut aussi tenir compte de la variabilité naturelle du système couplé océan-atmosphère, et en particulier du phénomène ENSO (El Niño Southern Oscillation), avec sa composante chaude El Niño et sa composante froide La Niña. Ces phénomènes sont les principaux facteurs de variation d’une année sur l’autre, dont il faut tenir compte quand on analyse la tendance à long terme au réchauffement de la surface de la mer.

Ces événements climatiques périodiques sont des phénomènes naturels, qui se caractérisent par des fluctuations de température entre l’océan et l’atmosphère dans l’océan pacifique équatorial. En général, les vents alizés soufflent d’est en ouest le long de l’équateur, poussant les eaux chaudes de la surface de l’océan Pacifique vers l’ouest, où elles s’accumulent près de l’Indonésie et de l’Australie. L’eau froide remonte alors du fond de l’océan dans l’est du Pacifique, en remplaçant l’eau chaude, ce qui entraîne des eaux relativement fraîches à la surface des côtes sud-américaines.

Lorsque le phénomène El Niño survient, les alizés faiblissent ou s’inversent, ce qui réduit leur force ou les fait souffler d’ouest en est, ce qui permet à l’eau chaude accumulée dans l’ouest du Pacifique de se déplacer vers l’est en suivant l’équateur. Le réchauffement de la surface de la mer dans l’est du Pacifique provoque alors une augmentation de plusieurs degrés de la température de l’eau, avec de vastes répercussions sur les conditions météorologiques et climatiques à l’échelle mondiale.

Ces phénomènes peuvent durer plusieurs mois ou plusieurs années, et leur intensité est variable. Ils perturbent la météo localement (plus de pluies à certains endroits, plus de sécheresses à d’autres) et influencent le climat global, en particulier lors d’évènements El Niño intenses.

Evolution des phénomènes El Niño (en rouge) et La Niña (en bleu), en mesurant les températures de surface de la mer sur une zone rectangle définie dans le Pacifique.
Evolution des phénomènes El Niño (en rouge) et La Niña (en bleu), en mesurant les températures de surface de la mer sur une zone rectangle définie dans le Pacifique. Author provided

Quelles températures pour les prochains mois ?

Reprenons un à un les différents éléments décrits ci-dessus, et regardons ce qu’il en est en ce moment :

  • L’activité solaire approche de son maximum, du coup l’effet de réchauffement causé par une augmentation du rayonnement solaire est plus prononcé. Ceci conduit à une légère augmentation des températures moyennes, estimée à +0,1 °C.
  • Au niveau de l’activité volcanique, il s’est passé un évènement complètement exceptionnel : le volcan sous-marin Hunga Tonga qui a violemment érupté en janvier 2022 a envoyé environ 150 millions de tonnes (soit l’équivalent de 60 000 piscines olympiques…) de vapeur d’eau directement dans la stratosphère, qui s’est depuis répartie tout autour de la terre. Les simulations numériques montrent que ceci contribuera à réchauffer légèrement la surface terrestre (l’eau étant un puissant gaz à effet de serre), bien qu’il soit encore difficile de dire de combien et sur quelle durée.
  • Les gaz à effet de serre ont continué à s’accumuler, c’est le forçage radiatif qui domine tous les autres et conduirait déjà à une augmentation moyenne de +1,5 °C s’il n’y avait pas les aérosols pour tempérer un peu (-0,3 °C).
  • Depuis quelques années le contenu total en aérosol a tendance à diminuer, principalement car les véhicules polluent moins (ce qui est une bonne nouvelle !), c’est particulièrement le cas en Chine, en Europe de l’Ouest et aux États-Unis. Cette année, on observe aussi un moindre transport du sable du Sahara sur l’océan, qui d’habitude fait écran à la radiation solaire, ce qui explique en partie les températures élevées mesurées dans l’atlantique nord au début de l’été.
  • Après trois années en régime La Niña un évènement El Niño est en train de s’installer. À ce stade on ne sait pas encore s’il sera intense (comme en 2015-2017) ou modéré, et combien de temps il durera, mais on prévoit que les températures océaniques devraient être plus élevées pendant les 12-18 prochains mois par rapport aux trois années précédentes.

Tous les paramètres réunis pour des records de chaleur

En conclusion, tous les paramètres sont réunis pour que nous battions des records de températures au cours des prochains 12-18 mois. Du coup, les 1,5 °C en moyenne globale, soit la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris sur le climat, pourrait être dépassés sans attendre 2030, avec les incidences sur les systèmes naturels et humains bien documentées dans le rapport spécial du GIEC 2019.

Une augmentation de 1,5 °C ne semble pas énorme, mais il faut se souvenir que 70 % de notre planète est couverte d’eau, qui a une inertie thermique supérieure à la terre et se réchauffe moins vite. De plus, le réchauffement est inégalement réparti et les hautes latitudes se réchauffent beaucoup plus vite que les tropiques, avec des pics de 4° attendus sur ces régions.

Est-on sûr que cela va se passer ? Non, mais la probabilité qu’on dépasse dès maintenant un seuil qu’on pensait atteindre entre 2025 et 2040 est importante. Comme les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas, il faudrait que des phénomènes naturels soient à l’œuvre au cours des prochains mois pour contrecarrer la tendance prévue.

Par exemple si le phénomène El Niño s’avère moins puissant qu’envisagé, ou si un autre volcan envoyait du SO2 massivement dans toute l’atmosphère, alors seulement dans ce cas de figure les records de températures pourraient ne pas être battus dès maintenant. À plus long terme, l’avenir nous dira quand les fluctuations naturelles domineront les contributions anthropiques pour expliquer les variations de température, selon l’efficacité des mesures prises dans le cadre des accords internationaux pour réguler le climat.

Cathy Clerbaux, Directrice de recherche au CNRS (LATMOS/IPSL), professeure invitée Université libre de Bruxelles, Sorbonne Université

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
12 août 2023 0 comments
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Ballan Diakité
A la UnePolitique

Ballan Diakité, Politologue-chercheur : La Cédéao « n’a pas actuellement les moyens nécessaires pour une intervention militaire au Niger »

by Bakary FOMBA 10 août 2023
written by Bakary FOMBA 12 minutes read

En plus d’une décennie de crise sécuritaire, les pays de la région ouest-africaine, notamment ceux du Sahel sont confrontés ces dernières années, à une série de coups d’États. Pour évoquer les sujets brulants de cette région, Sahel Kunafoni s’est entretenu avec Ballan Diakité. Il est Politologue-chercheur. Dans cet entretien exclusif, M. Diakité propose entre autres une recette afin de mettre fin à la crise de confiance entre la classe politique et la société civile africaine. Il s’agit d’un mécanisme permettant de stopper cette vague de coups d’État qui se propage comme un virus. Monsieur Diakité invite tout de même la Cédéao à opter pour l’option diplomatique par rapport à la situation actuelle du Niger. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien.

Sahel Kunafoni : depuis 2020, la région ouest-africaine est confrontée à une série de coups d’État, dont le dernier remonte au 26 juillet dernier, au Niger. S’agit-il d’un effet de mode ou des méfaits de la crise sécuritaire combinés à la mauvaise gouvernance ?

Ballan Diakité : je dirais que ce sont les deux, en même temps. Parce qu’on sait bien évidemment que depuis presque dix ans, le Sahel est confronté à une crise sécuritaire. Et quand on parle du Sahel, on touche principalement au Mali, au Burkina Faso, également au Niger, qui sont les trois pays frontaliers de Liptako gourma. En effet, je pense que les coups d’État relèvent bien évidemment de cette crise sécuritaire qui est là et que nos États ont du mal à gérer. Mais au-delà de cela, je dirais que c’est aussi devenu un effet de mode. Parce qu’on a vu que le cas malien a provoqué bien évidemment des effets domino dans la mesure où les pays voisins ont remarqué que la Cédéao est dans l’incapacité aujourd’hui, tel que cette organisation elle-même est organisée et fonctionne.

Aujourd’hui, la Cédéao n’a pas nécessairement tous les moyens d’empêcher à ce qu’un coup d’État survient dans un pays membre. Le cas malien a montré bien évidemment que la Cédéao dans ses mécanismes de riposte face à des coups d’État est très limitée. Je dirais que c’est à la fois un effet de mode et aussi bien évidemment les conséquences de cette crise sécuritaire liée au terrorisme que nos États ont du mal à gérer. Et le fait que c’est un effet de mode est lié à l’incapacité de la Cédéao de faire face aux défis démocratiques en Afrique de l’Ouest. Mais au-delà de cela, on peut aussi dire que ces coups d’État surviennent parce que le Sahel est devenu aujourd’hui un enjeu international compte tenu du nouvel ordre qui est en train de se mettre en place. Les États ouest-africains, en tout cas, les leadeurs ont compris que beaucoup de choses peuvent se passer en Afrique, notamment au Sahel, qui est devenu un enjeu géopolitique. Donc, tous ces mouvements font qu’il y a bien évidemment ces coups d’État, qui peuvent s’expliquer effectivement par cet enjeu géopolitique auquel fait face le Sahel actuellement.

Ces coups d’État ne sont-ils pas aussi une preuve de désuétude de ces classes politiques qui parlent plus que n’agissent ?

L’incapacité des leadeurs politiques à répondre favorablement aux demandes sociales ne doit pas être une excuse pour faire un coup d’État. Je pense que ces coups d’État sont beaucoup plus liés au contexte géopolitique et le contexte international actuel. Sinon je ne crois pas vraiment qu’ils soient liés au fait que les hommes politiques n’agissent pas. C’est vrai que nos attentes ne sont pas satisfaites à la hauteur de souhait quand on est citoyen. Mais cela ne veut pas dire que ceux qui sont au-devant des affaires ne travaillent pas du tout. Ce n’est pas du tout cela. Et même si c’était le cas, dans un régime démocratique, je pense qu’il y a des voies (élections, les pétitions, les référendums) qui peuvent être mises en œuvre afin de permettre aux citoyens de faire prévaloir leur sentiment en ce qui concerne la gestion des affaires publiques sans que l’on passe bien évidemment par des coups d’État. Donc à mon avis, les coups d’État ne peuvent pas se justifier par l’inaction des hommes politiques, surtout dans un régime démocratique.

Quel regard portez-vous sur le rapprochement actuel du Mali au Burkina Faso et au Niger, trois pays sahéliens profondément affectés par le terrorisme ?

C’est vrai que ces derniers temps, on voit bien évidemment que le Mali, le Burkina Faso et le Niger se rapprochent. Mais on a vu l’axe Bamako-Conakry-Ouaga se développer d’abord. Et il y avait un dynamisme réel pour permettre à ces trois pays de coopérer dans plusieurs domaines, notamment la sécurité et le développement économique. Aujourd’hui, avec le coup d’État au Niger, il y a effectivement un réel rapprochement qui s’explique d’abord par l’uniforme. Parce que n’oublions pas qu’au Mali, en Guinée, au Burkina Faso comme au Niger actuellement, ce sont des militaires qui sont au pouvoir. Donc ce rapprochement s’explique d’abord par l’uniforme que les autorités des quatre pays partagent en commun. Deuxième élément, c’est que ce rapprochement entre ces pays s’explique aussi par la volonté de l’ensemble de ces États de former un bloc commun face d’une part à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et aussi à toutes les puissances étrangères qui ne sont pas vraiment dans leur dynamique. À mon avis, c’est la volonté de constituer un bloc commun et résister ensemble face aux attaques qui peuvent venir de l’étranger tant diplomatique que militaire que ces pays-là sont en train de renforcer leurs liens.

Le dernier coup d’État au Niger a fait couler beaucoup d’encre au point que la Cédéao envisagerait une intervention militaire dans ce pays en vue de rétablir l’ordre constitutionnel. Quelle appréciation faites-vous de cette décision de la Cédéao ? En cas d’intervention militaire dans la région ouest-africaine, à quelles conséquences faut-il s’attendre ?

Je pense que la Cédéao est beaucoup plus dans la posture d’intimider les autorités actuelles du Niger, de sorte que le président déchu, Mohamed Bazoum puisse recouvrer la liberté et être relâché des mains de ceux qui font de lui un prisonnier actuellement. À mon avis, la Cédéao est beaucoup plus dans une logique d’intimidation qu’autre chose. Elle n’a pas actuellement les moyens nécessaires pour une intervention militaire au Niger. N’oublions pas que la même question avait été soulevée depuis le coup d’État au Mali. La Cédéao avait menacé d’activer ses forces en attente pour imposer l’ordre constitutionnel au Mali. Mais depuis lors, jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’avancée sur cette question au niveau de la Cédéao. L’effectivité de cette force n’a pas été réellement concrétisée dans les faits. 

Aujourd’hui, la Cédéao dépend d’ailleurs beaucoup plus de la contribution des États membres et également des financements qui peuvent venir des puissances étrangères, notamment de l’Union européenne et de la France. De ce fait, la Cédéao n’a pas une certaine autonomie ni financièrement ni militairement encore moins sur le plan de la logistique pour faire une intervention militaire actuellement au Niger.

Par ailleurs, ce serait aussi une très mauvaise chose de faire une intervention militaire au Niger dans la mesure où le Niger reste quand même un pays indépendant et souverain, même si la notion de souveraineté est à relativiser. De ce fait, la Cédéao peut prendre la décision de suspendre le Niger de toutes ses instances. Mais de là, faire une intervention militaire, ce serait une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Niger. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de prioriser la diplomatie et d’éviter de mettre de l’huile sur le feu. Parce qu’on sait bien évidemment qu’il y a beaucoup de mouvements dans le Sahel actuellement, la lutte contre le terrorisme, les menaces de faim et puis l’insécurité et les défis de démocratie. S’il faut à ces défis ajouter aussi une guerre régionale, je pense que ça va être très désastreux d’autant plus que le Mali et le Burkina Faso ont fait entendre que toute intervention militaire s’assimilerait à une déclaration de guerre. Cela veut dire que ces deux pays sont quand même prêts à mettre en œuvre tous les moyens pour apporter leur soutien aux autorités actuelles du Niger. Donc la Cédéao doit être beaucoup plus une organisation d’intégration, de communion entre les pays, mais pas un facteur de déstabilisation ou de destruction d’un pays.

À mon avis, une intervention militaire n’est pas une décision sage qu’il faudrait encourager. Il faut plutôt encourager la diplomatie et ensuite renforcer les mécanismes de prévention des crises de la Cédéao et renforcer cette Cédéao en termes de moyens et d’indépendance financière. Il faut aussi cultiver la culture de la démocratie et de l’alternance dans les différents pays de la Cédéao. Je pense que cela serait beaucoup plus profitable pour la Cédéao que de faire une intervention militaire à ce jour.

Comment faire aujourd’hui pour stopper cette vague de coup d’État qui se propage comme un virus ? Jusqu’où ce phénomène pourrait s’étendre ?

Quand il y a coup d’État dans un pays, cela veut dire déjà qu’il y a un problème, qui peut être un problème majeur comme mineur. Ces vagues de coup d’État nous interpellent sur le modèle de démocratie que nous avons en Afrique, qui est un modèle importé de l’extérieur. La démocratie électoraliste que nous avons importée de l’Europe a du mal même à fonctionner aujourd’hui en Europe. Donc quand on pense que la démocratie est uniquement la possibilité pour les citoyens de mettre un bulletin dans l’urne pour voter pour un candidat ou contre un candidat, on n’a rien compris dans la démocratie. La démocratie, c’est un travail de tous les jours. Il faudrait que les citoyens eux-mêmes se sentent concernés par la chose publique et que les dirigeants et/ou les élus se sentent dans l’obligation de redevabilité envers les citoyens. Ce sont ces choses-là qui manquent chez nous en Afrique. C’est un premier élément qui peut expliquer ces coups d’État. C’est-à-dire les défis de démocratie. 

Deuxième élément, c’est surtout la fragilité de nos institutions. Il y a autant de coups d’État parce que nos institutions sont très fragiles. Et puis seule l’Armée reste, en tout cas en Afrique francophone, la seule institution la mieux structurée de toutes les autres institutions de la République.Il faut donc renforcer les institutions, et quand on parle des institutions, ce n’est pas seulement le gouvernement, le parlement ou les mairies. Les institutions, c’est aussi les lois. Il faut prendre des bonnes lois, des lois qui vont dans le sens de l’intérêt supérieur de la Nation et non de l’intérêt de ceux qui gouvernement aujourd’hui, qui sont en réalité des gens qui sont de passage. Parce que les hommes passent, l’État demeure. Et face à cette réalité, il est important que les lois que l’on prenne dans nos pays soient le reflet d’un souci de préservation de l’intérêt supérieur de la Nation que toute autre chose. 

Troisièmement, il y a le fait que dans les pays, notamment francophones, il y a toujours ce mimétisme que nous avons de la France. On a imité tellement la France, tant dans notre façon de faire de la politique que dans notre façon de gouverner, qu’on s’est retrouvé finalement à imiter la cinquième République française.

Si les politiques doivent changer de discours aujourd’hui pour regagner la confiance des citoyens, quelle voie devraient-ils emprunter ?

C’est vrai qu’il y a une grande rupture aujourd’hui entre la classe politique et les citoyens. Cette rupture politique a finalement généré une crise de confiance entre les hommes politiques et la société civile. Je pense que pour résoudre ce problème de crise de confiance, il faudra à long terme miser sur l’éducation. Mais à court terme, il faut exiger des partis politiques de jouer pleinement leur rôle en termes d’éducation politique des citoyens. 

Les partis politiques ne peuvent pas éternellement bénéficier de la subvention de l’État, laquelle est généreuse par les impôts que les citoyens payent sans pour autant assumer leur rôle d’éducation politique des citoyens. Chaque parti politique qui ne fait pas de formation politique à l’endroit des citoyens ne doit pas bénéficier de subvention de l’État. C’est ce qu’il faut faire à court terme. Il faut aussi permettre à chaque candidat, que ce soit lors des élections présidentielles ou municipales, de présenter un programme de développement social et économique pour sa localité, de sorte que les citoyens puissent apprécier bien évidemment le contenu de leurs programmes.

Les programmes ne doivent pas être désormais dissimulés derrière de beaux discours. Il faut amener les hommes politiques à présenter des programmes de développement économique et social avant de se présenter ou lorsqu’ils se présentent comme candidats aux élections. Ceci va nous permettre de sortir de cette crise de confiance qui caractérise la relation entre les hommes politiques et les populations. Il faut également sensibiliser les citoyens sur leur rôle, leur devoir dans l’espace public et dans la vie politique de façon générale. Ces sensibilisations doivent se faire dans toutes les langues qui sont parlées et entendues dans nos différents pays. 

Je pense qu’avec la sensibilisation, l’éducation, la formation politique des partis politiques, l’obligation pour les partis politiques de présenter des programmes électoraux on pourra bien évidemment répondre efficacement à cette crise de confiance entre les hommes politiques et la société civile.

Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba

10 août 2023 1 comment
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Force militaire de la CEDEAO
A la UnePolitique

Niger : la Cedeao maintient son option militaire malgré des incertitudes

by Mohamed Camara 10 août 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

À l’issu de son deuxième sommet, au moins d’un mois, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ce 10 aout à Abuja, maintient une fois de plus l’option militaire pour le retour à l’ordre constitutionnel au Niger. Même si elle garde jusqu’à présent un œil vigilant sur la voie d’une résolution pacifique de cette crise nigérienne. 

Les chefs d’État de l’organisation ouest-africaine ont une fois de plus maintenu l’option d’une intervention militaire au Niger, ce 10 aout à Abuja. La Cedeao se dit prête à déployer « immédiatement » sa force d’attente au Niger contre les putschistes du CNSP, pour « restaurer l’ordre constitutionnel ». Elle met en garde tout État membre qui s’hasarderait à enfreindre cette décision commune. En outre, elle exhorte le soutien des Nations-Unies, et la validation de ces démarches par l’Union africaine.

Un œil vigilant sur une résolution pacifique 

 Le sommet extraordinaire de ce jour de la Cedeao a décidé de renforcer les sanctions contre les mutins. Tout en ordonnant aux chefs d’Etat-major d’activer immédiatement le déploiement des forces en attente. Mais Bola Tinubu, le président en exercice de l’organisation et le président de la Commission de la Cedeao insistent que l’organisation a toujours voulu gérer cette crise par l’option diplomatique. Les chefs d’Etat affirment également de garder un œil vigilant sur une « résolution pacifique » de cette crise si les conditions sont réunies. Alors que les premières tentatives de négociations avec le CNSP se sont conclues par un échec croissant, notamment, celles menées par la diplomatie américaine le week-end dernier.

À ce stade, aucune autre médiation n’a été annoncée dans les jours à venir à la fin du sommet.   

Cette ligne dure militaire de l’organisation, portée par son président en exercice, Bola Tinubu, qui est aussi le président fédéral du Nigeria, réitère la mobilisation de ses troupes nigérianes. Les troupes sénégalaises semblent aussi en position d’intervenir, selon les annonces à l’issue de cette réunion. 

À signaler qu’activer « immédiatement » les forces en attente de la Cedeao n’est pas synonyme d’une intervention immédiate. Selon les experts, l’organisation a besoin d’une validation de l’UA pour l’intervention de ses forces. Aussi, un aval du Conseil de Sécurité est nécessaire.   

Mohamed Camara

10 août 2023 0 comments
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Chefs d'Etat de la CEDEAO
A la UnePolitique

Coup d’État au Niger : la Cédéao active sa force d’intervention

by Sahel Tribune 10 août 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Ce jeudi 10 aout 2023, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a tenu à Abuja, au Nigéria, un sommet extraordinaire consacré à la réponse au putsch perpétré au Niger le 26 juillet 2023. Suite à ce sommet crucial, les chefs d’État de la Cédéao ont décidé d’activer et de déployer la « force en attente » de l’Organisation régionale en vue de la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger.

Tout en affirmant qu’elle garde sur la table toutes les options pour la « résolution pacifique » de cette crise, la Cédéao ne précise pas pour autant les pays concernés par cette mobilisation des forces armées. Il ne s’agit donc pas d’une opération militaire immédiate contre les putschistes ayant renversé le 26 juillet dernier, Mohammad Bazoum.

Il d’agit d’un second sommet de la Cédéao, consacré à la situation au Niger, depuis le coup d’État du 26 juillet dernier.

La Rédaction

10 août 2023 0 comments
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